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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 1 février 2021 4 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieEurope & international

MERCOSUR : LA FRANCE NÉGOCIE, MACRON A MENTI ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Ce projet d'accord, principalement, pour le résumer en deux mots, c'est troquer des voitures allemandes et un peu françaises, contre du bœuf et de l'éthanol et de la volaille du Brésil, du Paraguay et de l'Argentine. »
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    « Cet accord finalement va aussi favoriser les exportations françaises et européennes de produits phytosanitaires, de pesticides, interdits sur le sol européen mais qu'on va quand même vendre en Amérique du sud. »
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    « Emmanuel Macron devant la convention citoyenne pour le climat en juin dernier, il a dit textuellement : les négociations sur l'accord sur le Mercosur je les ai stoppées. »
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    « Y compris parce que la France a laissé entendre qu'elle était opposée à l'accord. »
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    « On voit que le ministre du commerce prend des initiatives qui tendent effectivement à faire bouger la position française et à laisser entendre qu'on peut s'accommoder de cet accord avec quelques modifications à la marge. »
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    « Sur le Mercosur, j'ai stoppé net les négociations et les derniers rapports qui m'ont été soumis me confortent dans cette décision. »
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    « Le coeur de l'accord, qui est un accord avec du droit dur, qui est le droit du commerce, et qui va générer plus d'importations, y compris de viandes venant d'Amérique du sud. »
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    « Malheureusement ce n'est pas le cas et, par ailleurs, nous sommes avec un exemple flagrant avec l'exemple du CETA, entre l'UE et le Canada, où il nous a déjà été fait cette proposition là d'adjoindre un document annexe et ça n'a pas modifié l'économie générale de l'accord. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ce projet d'accord, principalement, pour le résumer en deux mots, c'est troquer des voitures allemandes et un peu françaises, contre du bœuf et de l'éthanol et de la volaille du Brésil, du Paraguay et de l'Argentine. Est-ce que c'est vraiment ce dont on a besoin en période de pandémie alors que la mondialisation est mise à l'index, que les populations aspirent à des formes de relocalisations, de régulation et de désarmement de cette mondialisation que d'aller plus en avant dans cette mondialisation ? Cet accord finalement va aussi favoriser les exportations françaises et européennes de produits phytosanitaires, de pesticides, interdits sur le sol européen mais qu'on va quand même vendre en Amérique du sud.

Ils vont nous revenir dans nos assiettes via les produits qu'on va importer. Ceci n'est pas acceptable. Emmanuel Macron devant la convention citoyenne pour le climat en juin dernier, il a dit textuellement : les négociations sur l'accord sur le Mercosur je les ai stoppées.

Ce n'était pas vrai à l'époque puisque les négociations se poursuivaient, pour éventuellement ouvrir le processus de ratification à l'automne, au mois de novembre. Parce qu'il y avait une forte mobilisation de la société civile en Allemagne, dans plusieurs pays européen, y compris en France, ils n'ont pas été capables d'ouvrir ce processus de ratification. Y compris parce que la France a laissé entendre qu'elle était opposée à l'accord.

Et là finalement, parce qu'il y a des pressions de la Commission européenne, parce que les états du Mercosur, ou du moins, certains d'entre eux, veulent à tout prix cet accord, parce que des intérêts économiques allemands mais aussi français dont plusieurs déclarations ont dit qu'ils voulaient aller au bout de cet accord, on voit que le ministre du commerce prend des initiatives qui tendent effectivement à faire bouger la position française et à laisser entendre qu'on peut s'accommoder de cet accord avec quelques modifications à la marge et là clairement c'est devant l'opinion publique française qu'il faut que le gouvernement revienne et qu'il dise clairement quelle est sa position. On ne peut pas avoir un gouvernement qui dit non à Paris, Barbara Pompili l'a encore répété récemment qu'elle était contre l'accord du Mercosur, et qui en fait derrière porte-close dans des négociations, sont en train de faire avancer le processus de l'accord du Mercosur. Sur le Mercosur, j'ai stoppé net les négociations et les derniers rapports qui m'ont été soumis me confortent dans cette décision.

Le coeur de l'accord, qui est un accord avec du droit dur, qui est le droit du commerce, et qui va générer plus d'importations, y compris de viandes venant d'Amérique du sud, ou d'autres produits agricoles, et que à côté de cela on va faire une déclaration interprétative, dans lequel on va mettre des grands principes qui n'ont pas la même force exécutoire du point de vue du droit international et on laisse entendre que ceci va rééquilibrer le contenu de l'accord. Malheureusement ce n'est pas le cas et, par ailleurs, nous sommes avec un exemple flagrant avec l'exemple du CETA, entre l'UE et le Canada, où il nous a déjà été fait cette proposition là d'adjoindre un document annexe et ça n'a pas modifié l'économie générale de l'accord et donc pourquoi et dans la poursuite de quels intérêts la France accepte, plutôt que d'enterrer cet accord, qu'on le sauve à Bruxelles avec des documents annexes qui vont être ajoutés ? Quels sont les intérêts poursuivis ?

A qui ça va profiter ? Certainement pas au monde paysan. Certainement pas au monde agricole.

Certainement pas aux consommateurs. Certainement pas aux citoyens.