« Ce sera un budget difficile, un budget compliqué. On ne peut pas laisser notre pays dériver. »
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On peut pas continuer avec cet endettement. 3400 milliards de dettes »
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« L'assurance maladie était déficitaire de l'ordre de 14 milliards en 2024. Elle va l'être, j'allais dire de plus d'une vingtaine de milliards cette année. »
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« ça permet de faire une économie de l'ordre de 10 milliards. »
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« Il faut absolument alléger le poids de l'État. »
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« On peut accepter éventuellement de discuter d'un certain nombre de rectifications fiscales qui vont dans le sens de la justice fiscale. »
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« Il va falloir faire beaucoup d'efforts, mais c'est indispensable. On ne peut pas laisser notre pays dériver. »
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J'y allais pour discuter du budget. J'en sais pas beaucoup plus. Il faudra, et c'est normal attendre les déclarations du Premier ministre le 15 juillet. euh des déclarations qui concernent le budget qui devraient annoncer des mesures, j'allais dire fortes, importantes puisque la situation l'exige.
À l'évidence, notre budget a besoin d'être redressé. On peut pas continuer avec cet endettement. 3400 milliards de dettes, euh la nécessité d'investir pour la défense européenne, de régler les problèmes de retraite qui qui sont toujours pas définitivement réglés.
Donc à l'évidence, il y a besoin de faire des efforts. Euh c'est pas évident quand j'entends ce que disent les uns et les autres en particulier à l'Assemblée nationale, pour ce qui est du Sénat, nous nous avons pris une ligne responsable qui consiste à proposer des économies. Il faut bien sûr que le train de vie de l'État baisse, la dépense publique doit baisser.
Euh voilà, des années que le Sénat le le réclame. Mon groupe euh évidemment participe à cette démarche et euh pour que la dépense publique baisse, bah déjà il faut euh monsieur de la Palice dirait baisser euh les budgets d'un certain nombre de ministères. Alors, il faut il faudra certainement toucher à tous les secteurs, sauf à la défense évidemment et puis dans la moindre mesure à la à la sécurité ou à la justice.
Donc, il va falloir faire des efforts importants qui vont concerner les autres secteurs ministériels. Il va falloir, j'allais dire plafonner euh également la masse salariale du secteur public, c'est-à-dire ne pas remplacer un certain nombre de fonctionnaires qui partent à la retrae. il faut absolument alléger le poids de l'État.
Donc vous avez insisté là-dessus ce matin, enfin vous avez mis des propositions au po j'imagine. Enfin dans dans ces propositions c'est surtout réduire le train de vie de l'État au PC. Voilà.
Et et au Sénat, nous nous avons une mesure qui est partagée par la plupart des groupes de la majorité sénatoriale qui consiste à proposer ce qu'on appelle une année blanche, un gel, c'està-dire ne pas revaloriser voilà euh cette année de de façon à faire une économie. Alors l'inflation du merc n'est pas très élevée et évidemment l'économie réalisée est moins importante que il y a 2 ou 3 ans si on avait fait la même démarche. Mais je crois que déjà ne pas augmenter les budgets, ne pas revaloriser, ça permet de faire une économie de l'ordre de 10 milliards.
Bon, il faut lutter contre la fraude évidemment avec Nathalie Goulet dans mon groupe, nous nous y employons depuis déjà bien des années, mais il faut que l'État s'y mette vraiment notamment dans le secteur social. On voit bien que il y a beaucoup de fraudes car on voit bien que c'est un un budget qui enfle d'année en année. La l'assurance maladie était déficitaire de l'ordre de 14 milliards en 2024.
Elle va l'être, j'allais dire de plus d'une vingtaine de milliards cette année. On peut pas continuer comme ça. Il faut prendre le taureau par les cornes et il faut mettre un terme à cette dérive qui va coûter très cher à la France. songer qu'aujourd'hui à l'heure où nous parlons, nous sommes maintenant dépassés par l'Italie.
Le spread avec l'Italie évidemment nous est défavorable. Je crois que c'est une alerte sérieuse. Et sur donc sur la fiscalité, vous par exemple, quelles seraient les nouvelles recettes que vous espéreriez éventuellement ?
Nous nous sommes opposés comme beaucoup de groupes ici au Sénat à des prélèvements nouveaux. Nous sommes champions du prélèvement et des impôts en Europe. Là aussi, on peut pas continuer comme ça.
On peut accepter éventuellement de discuter d'un certain nombre de rectifications fiscales qui vont dans le sens de la justice fiscale. Euh donc par principe, c'est pas de prélèvement nouveau. Je pense qu'il faut réfléchir à quelque chose qui peut toucher les grandes fortunes parce que il faut des signaux également puisque on demande des efforts à tout le monde et donc je pense qu'il sera important aussi de réfléchir à quelque chose qui affecte ceux qui qui sont les plus fortunés sur une une éventuelle TVA sociale vous quel est votre positionnement aujourd'hui vous y étiez peut-être personnellement favorable nous euh au gros UC nous étions favorables à la à un renchérissement de la TVA.
Visiblement, c'est quelque chose qui qui n'est pas accepté. Bon, j'en prends acte, ça faisait partie des ressources possibles. Ça a été considéré comme un prélèvant supplémentaire.
On a dit qu'on affectait ceux qui étaient les les plus précarisés. J'entends bon, il va falloir trouver d'autres solutions, mais malgré tout, je garde ça dans un coin de ma tête parce que un jour ou l'autre, il faudra quand même faire cet effort-là. Vous parliez donc de l'année blanche à laquelle vous êtes favorable.
Euh on entend quand même quelques voix dissonnantes au sein de LR. Euh comment comment ça se passe avec LR justement ? Vous êtes aligné, vous êtes aujourd'hui sur Écoutez moi je discute avec Mathieu d'Arnaud qui est mon homologue ici au Sénat.
Je discute avec le président l'archer, le rapporteur général, monsieur Husson et madame Douan pour le PFSS. Donc je veux pas m'imisser dans les débats internes des formations politiques. Euh il y a des débats internes dans toutes les formations politique, que ce soit dans l'opposition comme dans la majorité.
C'est normal, on parle du budget. Ça va être un budget difficile, un budget compliqué. Il va falloir faire beaucoup d'efforts, mais c'est indispensable.
On ne peut pas laisser notre pays dériver. Euh quant à ceux qui seraient tentés euh de hurler avec les loups et de vouloir à tout prix euh s'opposer à toutes sortes de mesures, je leur dis que notre pays n'a pas les moyens d'ajouter la crise à la crise quand on voit ce qui se passe en Ukraine au Moyen-Orient, quand on voit euh les problèmes économiques que monsieur Trump veut imposer à l'Europe, je dis attention, est-ce que on peut raisonnablement discuter et créer une crise alors même que nous avons besoin de faire des efforts et de nous mettre à niveau. En tout cas ici, enfin vous vous êtes aligné avec Gérard March.
En tout cas, la majorité sénatoriale est alignée sur la question de l'année blanche. On n'est pas aligné, on discute les uns avec les autres, on trouve des compromis et on les défend. Et euh je dois dire que ça se passe comme chaque année de façon positive, que ce soit avec mes collègues du groupe PLR, mais aussi avec François Patria et Claude Maluré euh qui partagent nos convictions et avec lesquels on travaille en en confiance.
Donc c'est un bloc majoritaire important au Sénat qui va défendre les mêmes préoccupations. Et deux dernières petites questions. Alors simplement pour résumer cette cette réunion de Ber mais quel a été votre sentiment ?
Comment vous trouvez le gouvernement à ce stade ? En tout cas, il y a une volonté sans doute de quand même de prendre les devants, de consulter, de vouloir donner des esquisses, on va dire, de de ce qui va se passer à l'automne. Ils vous ont fait quelle impression ?
J'ai rencontré plusieurs fois le le ministre de l'économie, monsieur Lombard. J'ai rencontré plusieurs fois madame de Montchalin. Aujourd'hui, on les a vu ensemble.
Euh le gouvernement est à l'écoute et euh je remercie euh euh l'équipe de Bercy de nous écouter, de nous consulter, d'échanger sur les mesures pour évaluer jusqu'où euh le gouvernement peut aller, pour prendre en considération nos demandes et nous expliquer pourquoi ça va dans le bon sens ou pourquoi le cas échéant c'est plus compliqué à réaliser. En tous les cas, on a avec monsieur Lombard et madame de Montchalin un dialogue qu'on va qualifier de constructif et de positif. L'essentiel évidemment, c'est le chef du gouvernement, François Baou qui l'exprimera le 15. on verra la nature des mesures qui seront certainement importantes et fortes euh qu'il va proposer.
Et puis bah écoutez, le long chemin vers la discussion du budget commencera parce que ça n'est qu'à partir du mois d'octobre évidemment qu'on on va rentrer dans le vif du sujet et j'espère qu'on trouvoir des solutions. M. [Musique]
Hervé Marseille