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InterviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 1 avril 2022 38 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéEnvironnement & énergieSolidarités & familleInstitutions & élections

Quelle prévention citoyenne en cas de risques majeurs ?

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 68 %Attaque 16 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:47OuverteRéponse directe

    Quelles sont les principales propositions de la Croix-Rouge pour améliorer la préparation aux risques majeurs ?

  • 6:03OuverteRéponse directe

    Les questions sur les risques militaires étaient-elles absentes du débat public avant la guerre en Ukraine ?

  • 8:23RelanceRéponse directe

    Comment réagiriez-vous à l'appel d'Olivier sur le manque d'information en cas d'accident nucléaire ?

  • 11:02OuverteRéponse directe

    Quelles sont les 12 propositions concrètes de votre mission sur la gestion des risques ?

  • 15:56OuverteRéponse directe

    Pourquoi les stages de secourisme coûtent-ils entre 60 et 100 euros ?

  • 19:04OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas former les élèves aux gestes de premiers secours à l'école ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:22AuditeurFait
    « Chacun d'entre nous sait qu'il est situé à environ 80-100 km en moyenne d'une centrale nucléaire »
  • 4:21InvitéChiffre
    « 80% des français considèrent qu'ils ne sont pas ou mal préparés aux crises et aux catastrophes »
  • 16:15InvitéChiffre
    « aujourd'hui en France, 20% seulement des français apprennent les gestes qui sauvent »
  • 29:20InvitéFait
    « des modèles qui ont été faits dans certaines communes en particulier des communes qui ont malheureusement été victimes déjà de catastrophes naturelles »
  • 29:36InvitéFait
    « il faut informer il faut simplifier »
  • 29:44InvitéFait
    « on ne jette surtout pas la pierre aux élus parce que c'est un boulot qui est fondamental »
  • 30:56InvitéFait
    « si on appelle une IEM une impulsion électromagnétique de toute façon vous pouvez avoir le téléphone que vous voulez même militarisé pas trop fort on n'aura plus de communication »
  • 31:55InvitéFait
    « ce qui s'est passé c'est simplement que tous les pylônes ont été arrachés »
  • 32:13InvitéFait
    « on a mis des alertes tsunamis avec des bouées qui étaient au large »
  • 33:01AuditeurFait
    « ils sont formés notamment déjà dans le primaire aux gestes qui sauvent »
  • 34:02InvitéFait
    « il y a deux parlementaires qui ont rendu un rapport très récemment dont l'un s'appelle Thomas Gassilou »
  • 34:15InvitéFait
    « la crise sanitaire qui s'achève a montré aussi qu'il faut bien sûr parler de la question du rôle des citoyens »
  • 35:46InvitéFait
    « la crise sanitaire a généré si vous voulez des effets sur la santé mentale de nos concitoyens sur la santé et sur le bien-être psychosocial »
  • 36:45InvitéFait
    « je ne suis pas habilité pour ça mais que c'est sur la bonne piste ces recommandations étaient plutôt bien reçues par l'ensemble des professionnels »
  • 37:02InvitéFait
    « la culture du risque elle n'a pas pour vocation d'éliminer les risques mais de nous apprendre à nous tous à vivre avec et puis à essayer de diminuer leur impact »

Temps de parole

  • Présentateur22 %
  • Invité19 %
  • Invité 217 %
  • Invité 315 %
  • Invité 413 %
  • Invité 54 %
  • Auditeur4 %
  • Auditeur 24 %
  • Auditeur 32 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

5 semaines déjà que la guerre en Ukraine a commencé, 5 semaines d'enfer pour les habitants du pays et d'une véritable inquiétude pour les états voisins, pour ceux qui sont un peu plus loin la fin de l'insouciance avec le retour d'une menace que l'on croyait disparue et beaucoup de questions sur ce qui pourrait se passer si le conflit venait à s'étendre on a vu il y a 3 semaines lors d'un téléphone sonne sur le risque nucléaire que nous ne sommes pas à l'abri d'une catastrophe, qu'elle soit civile ou militaire on a vu aussi qu'il y avait beaucoup à faire en matière de prévention des risques d'une manière générale d'ailleurs la crise sanitaire elle aussi nous avait déjà montré à quel point l'impréparation peut s'avérer problématique alors ce soir on va voir comment réagir au cas où sans paniquer mais pour savoir quoi faire, risque naturel, industriel, terroriste ou même militaire comment se préparer en amont si une catastrophe que personne ne souhaite devait se produire il n'est pas interdit de penser que certains pays sont sans doute un peu mieux préparés que le nôtre alors que notre culture du risque mériterait d'être un peu plus développée d'ailleurs plusieurs rapports et missions viennent de faire des propositions, on verra lesquelles avec nous pour parler de ces sujets ce soir plusieurs invités dans ce studio, Philippe Dacosta, bonsoir bonsoir vous êtes le président de la Croix-Rouge française qui vient de formuler une série de propositions pour se préparer au risque, on verra lesquelles Bénédicte Chéron, bonsoir bonsoir vous êtes historienne, maître de conférence à l'ICP, spécialiste de communication militaire et plus largement des relations entre l'armée et la société à distance nous avons aussi Bruno Maestraci, bonsoir bonsoir contrôleur général de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers, merci d'être avec nous ce soir et puis Fred Courant de l'émission C'est Pas Sorcier bonsoir Fred Courant

1:46
Invité

bonsoir

1:48
Présentateur

vous avez présidé une mission sur la transparence, l'information et la participation de tous à la gestion des risques majeurs technologiques ou naturels alors surtout n'hésitez pas à appeler nos invités si vous avez des questions et notamment si vous êtes réserviste ou secouriste n'hésitez pas à appeler le standard de France Inter

2:04
Invité

le téléphone sonne 01 45 24 7000

2:08
Présentateur

appeler le standard de France Inter, c'est ce qu'a fait Olivier qui est à Paris il est en ligne, bonsoir Olivier

2:12
Auditeur

bonsoir, je vous remercie de prendre mon appel je voulais projeter de votre émission pour poser quelques questions en fait chacun d'entre nous sait qu'il est situé à environ 80-100 km en moyenne d'une centrale nucléaire parce qu'on est dans le pays le plus nucléarisé du monde sur le civil et on voit aussi avec la guerre en Ukraine le potentiel de menaces si des centrales nucléaires civiles étaient militairement attaquées mais finalement j'ai l'impression en tout cas de ce que je vois autour de moi que peu de gens savent quoi faire en cas d'accident grave nucléaire parce que finalement il y a une faible diffusion de l'information sur le sujet c'est à dire que si par exemple les sirènes ou les radios annonçaient là dans les 5 minutes un accident grave nucléaire je pense qu'on se sentirait tous démunis en mode panique et j'ai cherché sur internet et je trouve qu'il est difficile d'accéder à ce type d'informations sur quoi faire en cas d'accident grave et en revanche j'ai trouvé sur le site de la SN un fascicule de la Codipra la Codipra c'est le comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle d'un accident nucléaire et donc dans ce fascicule ils expliquent quoi faire après l'accident nucléaire c'est à dire vraiment après c'est passé il y a eu la catastrophe et on relance la société et moi je vous assure que ça m'a laissé pantois ce fascicule parce qu'on y voit tout au long des images on dirait oui oui au pays du bonheur et moi quand je vois ça quand je vois le manque d'informations sur quoi faire quand la sirène elle sonne et quand je vois ce fascicule je vous assure que ça me fait assez froid dans le dos donc j'aimerais savoir finalement qu'est-ce qu'on fait en cas d'accident nucléaire

3:44
Présentateur

Merci Olivier pour cet appel à France Inter si vous me le permettez Olivier je voudrais qu'on élargisse un petit peu votre question parce qu'on a fait un téléphone sonne spécifique sur le risque nucléaire il y a trois semaines et ce soir on élargit le sujet donc on va évidemment vous répondre mais on va se dire qu'il n'y a pas que des accidents nucléaires il peut y avoir d'autres catastrophes et je pense que les réponses seraient peut-être analogues en tout cas nos invités vont y répondre peut-être Philippe D'Acosta le président de la Croix-Rouge française quand vous entendez ce que vous dit Olivier

4:18
Invité

J'envie au-delà de la question du risque nucléaire 80% des français considèrent qu'ils ne sont pas ou mal préparés aux crises et aux catastrophes et la question qui vient derrière c'est la question de l'anticipation c'est la question de la culture du risque et de la culture de la prévention c'est-à-dire que nous sommes dans un pays où la prévention, la culture du risque est insuffisamment portée au débat et je crois que la première des questions c'est comment construire une société mieux préparée et comment à Olivier comme à l'ensemble de nos concitoyens et de nos auditeurs donner la capacité d'avoir prise sur les événements et donc c'est la question de favoriser l'émergence d'une société plus engagée dans laquelle le citoyen est mis en responsabilité et lui-même a les clés des réponses qu'il doit apporter à des situations de crise risque nucléaire, risque de catastrophe naturelle il y a quelques principes de base sur lesquels on va avoir l'occasion de revenir au cours de l'émission qui vont permettre de faire face à un univers de crise or pour redonner une perspective nous avons assisté au cours des dernières années au cours des 20 dernières années sur l'effet des changements climatiques à une explosion de catastrophes naturelles qui ne va pas en réduction mais au contraire en amplification et toute la question au-delà de ce que nous avons vécu sur les questions de catastrophes naturelles c'est que la crise sanitaire que nous vivons actuellement comme ce qui se passe actuellement dans un conflit mondial amène aujourd'hui des questionnements qui n'étaient pas sur la table et qui n'étaient pas dans le débat public et là il y a un vrai enjeu de préparation des populations à prendre prise sur les événements

6:02
Présentateur

Bénédicte Chéron, vous qui vous occupez plus précisément des questions militaires ce sont des questions légitimes qu'il faut se poser ?

6:08
Invité

En fait ce sont des questions très légitimes et ce sont des questions qui étaient tout à fait dans le débat public dans les années encore 70 et 80 parce qu'il y avait encore une guerre froide et parce qu'il existait encore ce qu'on appelait la défense civile alors avec plein de trous dans la raquette c'est à dire qu'il y avait évidemment des défauts d'information que ce n'était pas parfait etc mais par la question de la défense civile en fait on abordait énormément de questions qui touchent précisément à la manière dont des populations doivent, peuvent réagir si survient ces imprévus brutales qu'on a tous englobés désormais dans le mot de crise parce qu'on ne sait plus très bien comment les différencier les uns des autres alors que peut-être justement il faudrait les différencier et c'est vrai qu'il y a eu après un vide en fait dans notre société parce que la guerre froide s'est arrêtée parce qu'on est passé dans un monde où on a eu un grand espoir aussi de construction d'une paix sur le modèle de la démocratie libérale on a un peu cru que le tragique s'était éloigné de nos frontières et ces questions sont sorties complètement du champ du débat public et elles reviennent effectivement par des biais qui sont très diverses et je pense que c'est important justement de bien serrier les problèmes parce qu'on se rend compte les britanniques sont beaucoup plus avancés que nous sur des travaux sur ce qu'on appelle la résilience c'est à dire comment une société absorbe des chocs tiens et puis repart sur d'autres bases ou sur des bases similaires et en fait ils ont montré que les populations en cas d'imprévu brutal en fait ne réagissent pas contrairement à ce qu'on pense par la panique les populations ont des réactions qui sont globalement assez rationnelles mais rationnelles au regard d'un niveau d'information et d'anticipation qui préexiste à ces crises et donc en fait effectivement s'il n'y a pas cette information alors dans un équilibre subtil à trouver entre une explication un pari d'intelligence collective et le fait de ne pas chercher à faire peur parce qu'on sait aussi que la politique est ce qu'elle est et que les politiques parfois ont intérêt à faire peur et en fait gouverner par la peur c'est pas non plus ce qui permet de préparer des populations donc il y a un équilibre subtil à trouver sur la question du nucléaire mais sur toutes les questions y compris donc sur ces questions de conflictualité armée qui étaient un petit peu sorties du champ de nos perceptions collectives

8:11
Présentateur

effectivement depuis plusieurs années Bruno Maestraci vous qui êtes contrôleur général de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers président du SDIS service d'incendie et de secours de Seine-et-Marne je voudrais que vous réagissiez à ce que nous disait Olivier tout à l'heure notre auditeur qui nous a appelé qui parlait du risque nucléaire qui disait la sirène se mettrait à sonner on ne saurait même pas ce qu'il faut faire on va en profiter d'ailleurs pour lui répondre à Olivier parce que vous vous avez dans pas très loin de chez vous de la Seine-et-Marne vous avez une centrale nucléaire nos gens sur Seine qui est dans l'aube ce sont des questions auxquelles vous êtes amené à répondre

8:48
Invité

alors non seulement répondre mais se préparer là on a eu une question question où on sent que votre auditeur bien éprue une certaine peur ou une angoisse face à que dois-je faire alors il faut qu'il continue à écouter France Inter parce que toujours écouter France Inter toujours écouter France Inter parce que c'est une crise on va servir de tous les moyens quand je dis on c'est le gouvernement français et je vais vous expliquer un petit peu très rapidement les différentes phases le premier point on va prendre s'il devait survenir quelque chose à la centrale à côté de la Seine-et-Marne c'est le préfet du département qui va prendre la direction des opérations de secours en fonction de ce qu'on va détecter puisque les seps à pompiers on a plus de 500 unités sur tout le territoire national qui sont dotés d'éléments de mesure qui sont donc très réactifs très rapides ça se déclenche aussi facilement qu'on déclenche un camion d'incendie ou une ambulance on va prendre des mesures on va étudier et évaluer les risques pour les populations le préfet du département comme vous le savez pourra agir pour qu'éventuellement les populations si c'est nécessaire en fonction de la fuite radioactive du produit radioactif de la contamination demander aux personnes qui sont dans la proximité de la centrale de Pring des pastilles d'Oriode si c'est plus important ça va être géré au niveau de l'état-major de zone qui prend plusieurs départements sous son essai et puis ensuite ça sera au niveau du centre opérationnel de gestion intermédiaire des crises mais en dehors de ça évidemment EDF va acquise salle de crise évidemment l'IRSN dont votre monsieur a parlé va être aussi avec une salle de crise et tous ces gens là ils vont échanger énormément d'informations l'étéo France va nous donner l'échelle des vents et on va faire des scénarios d'anticipation mais ce sont des exercices que nous faisons régulièrement et moi je trouve que c'est formidable qu'on ait des choses qui soient déjà accessibles en ligne et il vous a dit qu'il avait cherché quelque chose il avait trouvé quelque chose au niveau du site de l'IRSN c'est bien de cela dont on parle c'est que cette transparence de l'information en temps de crise il est important de jamais mentir de toujours dire ce qui se passe parce que sinon effectivement on ajoute de la peur à la peur et de la panique c'est totalement contre-productif tout ce qu'on a pu vivre on se rend compte que chaque fois qu'il y a un mensonge ça va être su à plus ou moins longue échéance et donc c'est pas une bonne stratégie de toute façon donc rassurons-le

10:57
Présentateur

voilà et puis de toute façon c'est important effectivement d'en parler comme nous le faisons ce soir Fred Courant vous avez présidé une mission qui avait été demandée par Barbara Pompili une mission sur la transparence l'information et la participation de tous à la gestion des risques majeurs technologiques ou naturels le rapport a été rendu en juillet dernier et si j'ai bien lu la principale conclusion c'est qu'il faut impliquer la population en amont il faut une meilleure information une sensibilisation au risque

11:24
Invité

c'est un petit peu le but oui c'est de faire en sorte aujourd'hui que chacun devienne mais c'est un peu ce qui a été dit aussi avant moi c'est que chacun devienne acteur de sa propre sécurité donc c'est dans ce sens là où on a essayé de travailler pour faire douze propositions qui soient extrêmement concrètes j'allais dire facile à mettre en oeuvre pas forcément facile mais pas trop compliqué quand même à mettre en oeuvre mais pour en revenir quand même à la question d'Olivier votre auditeur il y a une chose qui est intéressante c'est aussi l'implication de chaque citoyen par rapport au risque nucléaire il y a deux ans le territoire autour d'une centrale nucléaire le périmètre de risque est passé de 10 km à 20 km pour les personnes habitant entre ces 10 et 20 km on a bien entendu lancé des campagnes pour leur demander d'aller chercher ces fameux comprimés diodes qui sont indispensables à avoir sur soi en cas chez soi du moins en cas d'accident nucléaire figurez-vous qu'il y a une personne sur quatre qui est allée chercher ces comprimés diodes alors c'est pas la responsabilité des citoyens ça vient probablement d'un petit défaut quelque part d'information de fonctionnement etc et je pense quand même qu'il y a d'un côté des experts qui font extrêmement bien leur travail des professionnels qui font très bien leur travail et de l'autre côté des citoyens qui doivent écouter un petit peu ce qu'on leur dit mais qui ne savent pas toujours et qui ont raison j'allais dire entre guillemets d'avoir des doutes parfois parce que les...

il faudrait faire la connexion entre les deux quoi c'est ça ah bah il faut absolument faire la connexion entre les deux parce que quand vous entendez une sirène justement est-ce que vous savez si vous habitez à côté d'une usine classée Céveso s'il faut rester chez vous ou sortir est-ce qu'il faut aller très loin ou vous enfermer à l'inverse quand c'est un risque naturel qui arrive qu'est-ce qu'il faut faire on dit dans le cas des risques naturels des inondations en particulier d'éviter d'aller chercher les enfants à l'école non pas d'éviter d'ailleurs de ne pas aller chercher les enfants à l'école le réflexe naturel j'allais dire on peut mieux le comprendre des parents c'est de courir chercher leurs enfants à l'école donc il y a des problèmes de comportement de citoyens mais il faut se poser la question au fond c'est comment on apporte cette information est-ce qu'elle n'est pas trop troublée est-ce qu'elle n'est pas trop contradictoire par moment c'est effectivement c'est un petit peu ça qui se pose et il faut impliquer davantage les citoyens c'est sûr

14:03
Présentateur

voilà comment on informe les gens je rajoute cette remarque de Magic qui est réserviste au service de santé des armées il se dit étonné de ne pas être plus sollicité pour faire de la propagande de prévention on va essayer de répondre à tout ça vous avez tous beaucoup de choses à dire mais je voudrais qu'on repasse par le standard c'est Jean-Claude qui est dans le Rhône qui nous appelle bonsoir Jean-Claude

14:22
Auditeur

oui bonsoir bienvenue je voulais merci à vous et merci de prendre ma question je voulais poser une question je me suis renseigné il y a quelque temps sur le fait tout à fait lié à ça de faire un stage de secourisme et alors j'étais assez surpris de voir qu'on tombait sur des que ça avait un coût qui nous était facturé comme si c'était un loisir entre 60 et 100 euros et déjà que les gens ne font pas forcément spontanément la démarche je trouve que je trouve ça parfaitement aberrant dans la période et en rebondissant sur ce que vous avez dit je trouve que on voit quand même ce conflit ukrainien il faut qu'on en tire tous les enseignements et on voit qu'il y a une chose qui a reposé essentiellement sur la capacité d'initiative des populations alors il y a le secourisme il y a la défense citoyenne la défense territoriale qui a joué un grand rôle aussi et là aussi pour moi ça a veillé des souvenirs puisque à l'époque il existait un service militaire et on voit des jeunes ukrainiens de 18 ans mobilisés j'avais fait mon service dans un régiment de DOT défense opérationnelle du territoire c'était un peu la défense territoriale déjà à la mode française tout ça ça paraît tomber dans l'oubli mais peut-être que maintenant il faut qu'on réapprenne et dernière chose puisqu'on entendait les pompiers prévenir les gens on entend souvent évoquer les mobiles et il faut se rappeler qu'un des enseignements de la catastrophe d'AZF c'est quand ça pète quelque part il n'y a plus de mobiles parce que tout le monde téléphone donc il faut garder ses téléphones filaires des radios à pile voire à manivelle etc.

ça paraît déceux aujourd'hui dire ça mais j'espère qu'on n'en aura pas besoin voilà

15:51
Présentateur

merci Jean-Claude il y a plein de choses dans votre question on va commencer par le le secourisme il y a beaucoup de questions sur l'application France Inter aussi il y a notamment quelqu'un qui nous dit je voudrais prendre un cours de secourisme en utilisant mon budget formation CPF et c'est pas possible alors Philippe Dacosta vous qui êtes à la Croix-Rouge où il y a des stages de secourisme si je ne m'abuse absolument dites nous un peu ce que ça coûte et comment on procède

16:14
Invité

je crois que Jean-Claude l'a dit c'est un coût qui est le coût de l'organisateur qui est aux alentours de 60 euros il y a des dispositifs qui permettent des prises en charge de ces formations y compris par les collectivités territoriales y compris par notre propre institution qui déploie et qui promeut ces gestes qui sauvent mais je veux revenir sur le fait qu'aujourd'hui en France 20% seulement des français apprennent les gestes qui sauvent dans d'autres pays en Finlande ou ailleurs c'est près de 80% de la population et donc dans les propositions que vous évoquiez tout à l'heure de la Croix-Rouge française il y a vraiment ce changement de paradigme c'est à dire comment garantir un excès à la formation aux gestes qui sauvent et aux comportements qui sauvent les vies c'est à dire que traditionnellement on a parlé des gestes qui sauvent mais il y a aussi la question du comportement comment on change les comportements et c'est là où la question du coût est certes c'est un investissement et les solutions de financement existent et d'autre part ce qui est important c'est qu'il y a aussi tout un ensemble d'actions de promotion des gestes qui sauvent nous avons fait par exemple à Nîmes sur le centre de Nîmes une opération de promotion des gestes qui sauvent vis-à-vis de la population donc beaucoup d'initiatives permettent d'apprendre les gestes qui sauvent notamment la journée mondiale des premiers secours la Croix-Rouge française fait toute une promotion des gestes qui sauvent auprès de la population

17:28
Présentateur

alors il y avait bien d'autres choses dans la question de Jean-Claude mais je voudrais qu'on termine sur les gestes qui sauvent avec Bruno Maestraci parce que bien évidemment les pompiers s'occupent de ça aussi Bruno Maestraci il ne faut pas hésiter à aller les voir pour se former

17:40
Invité

il ne faut pas hésiter à aller les voir vous savez les pompiers ont aussi évolué comme tout organisme quand j'ai commencé de faire du secourisme vous avez raison monsieur c'était gratuit aujourd'hui pourquoi c'est plus gratuit et bien parce que tout simplement les techniques et les obligations les normes les décrets font que pour vous donner un enseignement de qualité il y a des obligations de recyclage et il y a des formations qui sont très longues pour devenir moniteur parce qu'on veut absolument enseigner les bons gestes et tout ça effectivement aujourd'hui c'est un coup c'était peut-être un peu moins je dirais performant avant mais ce n'est pas ça l'important l'important c'est de dire je suis un citoyen je vois un citoyen qui perd conscience qui a ses fonctions cardio-respiratoires qui s'arrêtent je vais le faire parce qu'aujourd'hui le problème de notre société aussi c'est qu'une fois qu'on a formé des secouristes on leur a expliqué tout ça et du coup certains disent ah mais si je suis face à quelque chose moi je n'ai pas trop l'habitude de pratiquer alors je ne sais pas si je vais remporter ce cours parce que je n'ai pas envie d'avoir des ennuis alors vous voyez ces hésitations on est dans le domaine de l'irrationnel parfois de la peur de l'angoisse donc il faut

18:51
Présentateur

quand on a suivi une formation quand même globalement on est beaucoup moins hésitant que quand on n'a pas suivi de formation monsieur Maestrachi et peut-être petite question que je rajoute oui petite question que je rajoute qui nous arrive sur l'application France Inter pourquoi pas former les élèves tout simplement au geste de premier secours pourquoi pas faire ça à l'école

19:11
Invité

alors c'est prévu dans le code de l'éducation le 1077 pour parler de la hausse du directeur a formé depuis 10 ans plus de 80 000 élèves on peut le faire pourquoi ?

parce qu'on a un 10 de catégorie de grande catégorie un gros 10 on va dire puisqu'il y a plus de 5000 hommes et femmes qui le composent et donc on a pu dédier une partie du personnel pour aller dans les écoles et ça se passe très bien et on est avec l'éducation nationale très heureux de ce partenariat sauf qu'il y a un transfert de charge quelque part bien sûr en fait ce sont les collectivités locales qui payent pour l'éducation nationale donc il faut peut-être qu'on décide moi je serais pour évidemment rendre obligatoire à tout conducteur cyclomoteur ou voiture

19:50
Présentateur

effectivement merci beaucoup Bruno Maestraci Bénédicte Chéron dans la question de Jean-Claude il y avait la question du service ben oui forcément c'était l'occasion de se former à un certain nombre de choses

20:04
Invité

alors oui mais il faut quand même rappeler que le but d'un service militaire c'est de former des gens qui se battent voilà c'est de former des combattants donc en fait la question de la formation des combattants elle répond à des objectifs militaires et à des besoins militaires et on peut envisager plusieurs scénarios mais on ne rétablit un service militaire que si on a des scénarios qui appellent effectivement la mobilisation d'une armée de masse qui se compte par plusieurs centaines de milliers de combattants et sinon effectivement c'est autre chose qu'un service militaire parce que la fonction du service militaire c'est bien de former des armées et on sait qu'on est dans des scénarios où on est aujourd'hui quand même malgré ce qu'on voit à l'est de l'Europe dans des situations où on ne peut pas demander à tout le monde de tout faire et on sait aussi que les sociétés résilientes sont des sociétés où chacun est capable de tenir son rôle là où il est efficace et compétent et ça c'est vraiment une question importante parce que tout le monde n'est pas compétent pour tout tout le monde n'est pas efficace pour tout et donc voilà il y a vraiment cette question là la seconde question c'est celle des réserves qui a été abordée et on voit que jamais depuis la suspension du service national qui incluait le service militaire en fait les réserves n'ont été développées avec l'ampleur qui avait été prévue au moment de cette suspension pourquoi ?

parce qu'en fait les réserves se développent bien dans des sociétés dans lesquelles la possibilité est donnée à des gens de se porter volontaire pour être réserviste il y a des implications sociales, économiques professionnelles qui sont multiples pour les gens qui veulent s'engager sur ce terrain là et donc là il y a vraiment une question aussi de volontarisme politique

21:42
Présentateur

on sait combien il y a de réservistes

21:43
Invité

il y a plusieurs catégories de réserves il y a ce qu'on appelle les réservistes opérationnels qui sont ces gens qui sont des gens comme vous et moi qui sont des civils et qui donnent une partie de leur temps pour se former et pour être engagés dans des opérations qu'on estime à un peu plus de 30 000 aujourd'hui entre 30 000 et 40 000 et puis il y a toute cette réserve de disponibilité qui est constituée par les anciens militaires et qui demeurent malgré tout opérationnels parce qu'ils ont un savoir-faire des compétences et donc qui sont tout à fait rappelables si jamais on avait besoin d'eux et qui eux sont beaucoup plus nombreux qui sont aux alentours de 90 000 personnes donc ces réserves sont quand même assez conséquentes après il faut effectivement donner les moyens aux personnes de pouvoir libérer du temps de pouvoir le faire dans de bonnes conditions et puis il faut réfléchir à l'emploi de ces réserves parce qu'on est dans des situations géopolitiques et géostratégiques où encore une fois tout le monde ne peut pas faire exactement la même chose il y a des types de combats qui appellent un très grand professionnalisme et puis il y a d'autres types d'emplois où on peut considérer effectivement que les compétences ne sont pas exactement les mêmes la dernière chose que je dirais parce que ça traverse un peu tout ce dont on parle tout à l'heure c'est qu'on voit bien que dans ce sujet il y a quand même une question de confiance et de qualité du lien social on se demandait pourquoi des gens vont faire ou ne pas faire vont oser ou ne pas oser poser des actions il y a une question de confiance et de qualité du lien social et une question de confiance dans la parole publique et la parole politique et je pense que c'est très important à aborder parce qu'au moment où survient une crise la question de savoir à qui les citoyens font confiance qui les citoyens écoutent est une question qui est absolument cruciale surtout dans des moments où il y a des guerres dans le champ informationnel aussi et en fait cette question de confiance elle nécessite toujours cet équilibre c'est-à-dire que construire une société résiliente capable d'absorber des chocs ça ne doit pas être une occasion de taire le débat sur les causes des crises et en fait si jamais au nom de cette résilience on fait taire le débat sur les causes des crises et bien la société contrairement à ce qu'on pense ne sera pas résiliente parce qu'elle sera dans la défiance

23:44
Présentateur

alors je crois que justement Véronique qui est au bout du fil va participer à ce débat parce que bonsoir Véronique vous êtes élue

23:52
Invité

alors je suis élue dans une petite commune de 130 habitants là en Creuse actuellement on nous a demandé de faire un document sur les risques majeurs pour que toute commune peut éventuellement avoir alors soit inondation soit tempête soit tout cataclysme et on nous demande d'être extrêmement précis en disant qui va être responsable en cas de tempête qui va être responsable en cas d'inondation quel numéro de téléphone pourront appeler en premier etc je trouve ce document extrêmement lourd à remplir et je me demande surtout s'il est vraiment utile en définitive parce que j'ai quand même en exemple la tempête de 99 où il y a eu quand même des très très gros dégâts toutes les routes coupées des arbres abattus partout plus d'électricité pour tout le monde et en fait je crois que l'instinct de survie de l'humain sa capacité à devenir à quitter son comment dire son égoïsme qu'on a tous et tout d'un coup à devenir sauveur et aideur ça devient instantané dans des situations un peu dramatiques les agriculteurs ont sorti leur remords qu'ont emmené tous les congélateurs à 20 kilomètres pour pas que les gens perdent leur nourriture ceux qui avaient des couvertures ont donné des couvertures pour ceux dont la maison s'était un peu abîmée enfin je pense qu'on a déjà enfin je veux croire

25:26
Présentateur

il y a de beaux réflexes mais il faut peut-être une organisation c'est ça aussi Véronique si je peux me permettre je vais vous presser un petit peu parce que pour qu'on puisse vous répondre sur cet aspect des choses Philippe Dacostas je rebondis sur un élément que vous avez souligné dans votre document dans lequel vous faites cette proposition pour se préparer face au risque vous soulignez à propos des lourdeurs qui peuvent exister dans notre pays que lors de la crise du Covid vos 9000 secouristes à la Croix-Rouge ont dû attendre 6 mois avant d'être autorisés à vacciner le grand public là on se dit qu'effectivement il y a peut-être un boulot à faire

26:03
Invité

mais oui en termes de mobilisation des forces disponibles c'est pour ça que dans les propositions que nous faisons il y a deux propositions sur lesquelles je voudrais assister tout particulièrement et ça rejoint ce que vient de dire Véronique ce pragmatisme ce bon sens qui caractérise le citoyen on l'a dit depuis le début de l'émission la responsabilité des citoyens est majeure mais ça commence déjà aussi par l'engagement c'est à dire la façon dans les parcours de nos jeunes dans les collèges dans les lycées on reconnait l'engagement des jeunes dans un parcours associatif ou dans le fait de porter attention à l'autre c'est des gestes qui sont des gestes comportementaux mais qui vont faire la différence et qui vont ensuite l'amener dans des situations de crise à se comporter différemment puis deuxième autre regard que nous portons c'est l'idée que la mise en place par exemple d'une journée d'exercice ou de préparation au risque sur l'ensemble du territoire national est une manière d'anticiper avant l'événement parce que ce que dit Véronique est très juste c'est à dire qu'en situation de crise il y a certes toute la préparation des plans de catastrophes qui sont préparés avec les bons noms les bons contacts mais c'est une vraie culture d'engagement de préparation qu'il faut avoir mis en oeuvre avant et lorsqu'on fait des exercices avec nos secouristes on crée les conditions d'être à ce moment là en capacité d'intervenir ce que font également les pompiers ou ce que fait l'ensemble des acteurs de la sécurité civile

27:27
Présentateur

être prêt à intervenir au cas où frais de courant c'est aussi ce que vous suggérez dans votre rapport sur la mission que vous avez présidée en tout cas mettre en place je lis ça un événement national annuel mobilisateur

27:41
Invité

oui ça c'est la première chose pour essayer de fédérer un petit peu au niveau du pays toutes les associations tous les organismes qui travaillent chacun de leur côté d'ailleurs mais peut-être pas assez ensemble pour pouvoir sensibiliser l'ensemble de la population mais moi il y a une question qui m'intéresse c'est l'intervention de Vérodique qui est élu de la Creuse et qui je comprends très très bien en tant qu'élu que ce soit compliqué de répondre à toutes les obligations réglementaires et Dieu sait si dans ce domaine il en existe des textes réglementaires en revanche nous ce qu'on a pu constater parce qu'on a auditionné une soixantaine de personnes dont beaucoup d'élus locaux il y a un texte ça s'appelle le DICRIM alors c'est un domaine il y a des acronymes dans tous les sens personne n'y comprend rien déjà mais ce texte il est quand même fondamental parce que c'est le texte qui permet aux maires ou aux élus de prévenir leur population qu'elles sont dans une zone à risque quelle qu'il soit en France métropolitaine en particulier c'est principalement les inondations or qu'est-ce qu'on a constaté c'est qu'il y avait des obligations réglementaires qui posaient sur les épaules des élus malheureusement les élus ou n'ont pas des équipes assez importantes pour pouvoir rédiger ces textes ou alors on part dans des rédactions de textes que vous retrouvez sur les sites des communes qui vont faire 40 pages dans un jargon absolument illisible alors qu'il y a des modèles qui ont été faits dans certaines communes en particulier des communes qui ont malheureusement été victimes déjà de catastrophes naturelles mais ces textes-là sont fondamentaux c'est le point de départ pour qu'une population se dise ah oui j'habite bien dans une zone à risque et en plus moi je peux avoir les pieds dans l'eau à tel moment si le niveau monte de telle ou telle façon donc il faut informer il faut simplifier voilà oui mais par contre en disant ça et surtout la mission on ne jette surtout pas la pierre aux élus parce que c'est un boulot qui est fondamental mais on a constaté qu'ils ont un rôle essentiel auprès des populations c'est eux qui ont la confiance des populations c'est eux qui sont en proximité et ils doivent faire ce travail donc on doit les aider donc on doit développer des kits pédagogiques pour les aider ils doivent être formés etc mais il y a un rôle fondamental là c'est le point de départ avec la formation des enfants en classe évidemment

30:11
Présentateur

merci beaucoup Fred Courant je ne voudrais pas qu'on oublie en cours de route la dernière question que nous avait posée Jean-Claude tout à l'heure à propos des applications et des téléphones des bons vieux téléphones filaires je pose cette question parce que Bruno Maestraci je vais vous la poser à vous parce que je crois savoir qu'on doit avoir prochainement une application qui va nous permettre d'être alerté en cas de danger parce qu'on se dit effectivement on peut imaginer que les portables ne fonctionnent plus mais globalement les portables devraient quand même servir aussi avant tout à ça non ?

30:41
Invité

les portables je vais répéter comme France Inter et comme les radios et tout le service public qu'ils soient radiophoniques ou en vidéo ce que je veux dire par là c'est que bien sûr on peut faire tous les scénarios de catastrophes qu'on veut on peut dire que s'il y a une bombe qui fait si on appelle une IEM une impulsion électromagnétique de toute façon vous pouvez avoir le téléphone que vous voulez même militarisé pas trop fort on n'aura plus de communication donc la question c'est qu'est-ce qu'on fait donc c'est là l'importance de se préparer moi je veux bien comprendre que c'est vrai c'est parfois difficile mais je peux conseiller à cet élu de la Creuse qu'elle se rapproche de la cellule de la préfecture ou des sapeurs-pompiers du 10-15 et ils trouveront à l'aider sans aucun problème maintenant il faut surtout adhérer et prendre en charge donc si vous voulez que les citoyens adhèrent il faut que les élus adhèrent aussi parce qu'en fait c'est trop tard une fois que la catastrophe est là donc par rapport au téléphone bien sûr les téléphones normalement fonctionnent maintenant si on regarde ce qui s'est passé il y a quelques mois en Allemagne où ils avaient bâti toute une résilience de réseaux de télécommunications il y a quelque chose qu'ils n'avaient quand même pas anticipé

31:47
Présentateur

à propos des grandes inondations c'est ça que vous voulez dire

31:49
Invité

pardon ?

31:51
Présentateur

vous dites l'Allemagne c'est les inondations qu'il y a eu c'est ça ?

31:53
Invité

oui absolument ce qui s'est passé c'est simplement que tous les pylônes ont été arrachés donc ils avaient un produit qui était résilient sauf que c'était une une hypothèse qui n'avait pas été je dirais envisagée et ça c'est pareil dans toutes les catastrophes quand j'étais en Indonésie on a mis des alertes tsunamis avec des bouées qui étaient au large bon les pêcheurs indonésiens ont préféré récupérer le cuivre des bouées qui ne fonctionnaient plus au bout de deux ans donc vous voyez bien que c'est une éducation de la population également mais ce n'est pas que il ne faut pas dire c'est la faute à Pierre à Paul, à Jacques, au François c'est qu'est-ce qu'on fait collectivement c'est comme ça qu'on gagnera uniquement

32:33
Présentateur

merci beaucoup je voudrais qu'on prenne allez on va prendre un dernier appel Anne-Sophie qui est à Lille bonsoir Anne-Sophie oui bonsoir bonsoir Anne-Sophie si vous pouviez poser votre question un peu rapidement parce que le mal retourne

32:46
Auditeur

moi c'était tout simplement un témoignage voilà moi je suis enseignante de français en collège et parallèlement je suis devenue formatrice au premier secours il y a trois ans j'ai suivi une formation et en fait c'était pour rebondir sur ce que vous disiez de vos invités on forme les élèves ils sont formés notamment déjà dans le primaire aux gestes qui sauvent et moi par exemple je forme tous les élèves de mon collège sortent en troisième avec leur brevet de citoyens secouristes j'en forme par groupe de dix donc il faut huit heures et eux savent ce que c'est que le signal national d'alerte ils savent quoi faire et ils savent faire les premiers gestes donc les gestes de premier secours en leur disant bien évidemment que ce ne sera pas forcément parfait et bien bravo mais ils en ont déjà une connaissance donc voilà pour dire que ça bouge mais qu'il faut des moyens dans l'éducation nationale il faut à la fois du matériel il faut du temps il faut des lieux

33:37
Présentateur

merci beaucoup Anne-Sophie et bravo pour tout ce que vous faites le retour on va faire un dernier tour de table sur ce qui devrait être les priorités Bénédicte Chéron c'est vous qui allez commencer parce que vous avez bien bien suivi notamment tout ce qui vient d'être dit dans un tout dernier rapport sur la résilience oui parce qu'en fait

33:57
Invité

c'est intéressant de regarder quand même que c'est un sujet dont se saisissent un certain nombre de personnes qui ne s'en saisissaient pas forcément avant donc il y a deux parlementaires qui ont rendu un rapport très récemment dont l'un s'appelle Thomas Gassilou l'autre me pardonnera d'oublier son nom sur la question de la résilience et puis il y a des travaux en cours aussi dans les services de l'Etat parce que la crise sanitaire qui s'achève a montré aussi qu'il faut bien sûr parler de la question du rôle des citoyens mais il faut aussi que l'Etat lui-même soit suffisamment solide pour être capable de tenir face à des crises et ça c'est vraiment fondamentalement le rôle de l'Etat de travailler sa propre solidité la propre solidité de ses administrations etc.

donc ça c'est un vrai sujet je pense que c'est très important de bien il y a un vrai rôle aussi de la parole politique parce qu'on sort aussi d'une période un peu longue où c'est vrai qu'on a tout appelé crise et on a tendance à tout mélanger ce qui est de l'ordre des risques ce qui est de l'ordre des menaces et c'est très important de rappeler que c'est pas la même chose de se situer en tant que société face à des risques qui sont un peu inertes politiquement une catastrophe naturelle c'est pas politique alors on peut poser la question du climat de manière politique mais on se trouve face à un objet qui n'est pas politique quand on se trouve face à une crise sanitaire et un virus ça n'est pas un objet politique en revanche le jour où on se trouve face à un ennemi qui a un projet politique on ne peut pas se situer en tant que société de la même manière et c'est vrai que ça fait quelques années qu'on nous a beaucoup dit dans des moments où on était face à des risques qu'on était en guerre et je pense que cette parole politique elle a un rôle à jouer aussi dans l'explication des contextes dans lesquels on se trouve

35:27
Présentateur

et en tout cas il faut répondre à la question des citoyens qui parfois seraient plein de bonne volonté pour agir Philippe Dacosta votre priorité des priorités

35:35
Invité

si vous deviez la résumer ce soir la priorité des priorités c'est faire émerger une société plus engagée sur la prise en main de ces risques et cela d'autant plus que la crise sanitaire a généré si vous voulez des effets sur la santé mentale de nos concitoyens sur la santé et sur le bien-être psychosocial et d'avoir un discours positif c'est à dire montrer que à travers un discours valorisant et également par des initiatives concrètes par des gestes du quotidien ça change tout parce qu'à ce moment-là les réponses existent elles sont à notre portée

36:08
Présentateur

Allez 15 secondes pour Fred Courant et 15 secondes pour Bruno Maestraci c'est vous qui commencez monsieur le contrôleur général de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers

36:18
Invité

Donc en conclusion

36:20
Présentateur

Oui en conclusion

36:21
Invité

l'initiative formidable il faut qu'elle continue ce n'est pas quelque chose qui doit être juste un vœu pieux c'est quelque chose qui nécessite un engagement de tout un chacun et je suis certain qu'on y arrivera

36:34
Présentateur

Merci beaucoup Fred Courant allez rapidement pour vous aussi la priorité des priorités

36:39
Invité

Allez je ne vais pas vous faire les 12 recommandations nous on a voulu qu'elles soient simples je crois savoir je ne suis pas habilité pour ça mais que c'est sur la bonne piste ces recommandations étaient plutôt bien reçues par l'ensemble des professionnels donc voilà j'espère que les choses vont bien évoluer l'essentiel pour conclure c'est quand même de dire que la culture du risque elle n'a pas pour vocation d'éliminer les risques mais de nous apprendre à nous tous à vivre avec et puis à essayer de diminuer leur impact tout simplement

37:13
Présentateur

pour que cette émission soit quand même utile et que vous partiez tous ce soir avec une info concrète je voudrais vous soumettre et je vais le soumettre à Bruno Maestraci ce mail de Myriam que faut-il emmener en cas de départ précipité suite à une catastrophe papier justificatif médicaments Elisabeth aussi qui est en Martinique elle dit bouteille d'eau qu'est-ce qu'il faut garder qu'est-ce qu'il faut emmener allez en 10 secondes

37:35
Invité

en 10 secondes premièrement il ne faut pas emmener il faut préparer préparer ça dépend du contexte ça dépend du risque auquel vous êtes exposé il y a un portail du ministère de l'environnement qui s'appelle Géoris où tout ça c'est expliqué à votre mairie on pourra aller on y va voir mais il faut absolument que dans ce petit sac qui est à côté de votre lit et bien il y ait un minimum de papier comme vous dites un minimum de couverture de survie c'est fini de pouvoir être némorragique

38:00
Présentateur

merci beaucoup je suis déjà en retard allez Patricia Martin en un mot la philosophe que vous recevez ce soir leur philo c'est juste après Fabienne Brugère et avec elle on fera un petit tour du monde du féminisme et bien c'est parfait merci à tout de suite