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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 5 novembre 2025 7 min

Île d'Oléron : «un acte terroriste ? Seul l'enquête pourra le révéler» affirme François-Noël Buffet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europin soir 19h 21h Pierre de Ville avec autour de la table [musique] de confrères Louis auxaltres du Figaro. Bonsoir Adrien Matou de Marianne bonsoir Adrien. Nous sommes en ligne avec l'ancien ministre auprès du ministre de l'intérieur qui demain sera à nouveau sénateur.

Bonsoir François Noël Buffet. Bonsoir et merci d'être en duplexe avec nous sur Arpin. Je le disais beaucoup de zones d'ombre encore dans cet acte terrible sur l'île d'oléron.

Le parquet national antiterroriste n'est pour l'instant pas saisi. On sait que l'individu a créé Allah Akbar au moment de son interpellation. Mais tout de même malgré cela, malgré le fait qu'on on a du mal à mettre ça entre guillemets dans une case de savoir comment qualifier cet acte, qu'est-ce que vous dites vous François Noël Buffet ? qu'on est malheureusement en France pas armé contre ces actes terribles.

Je dis d'abord que on a évidemment sur cet acte dramatique une pensée pour les victimes. C'est bien normal et c'est bien la première pensée qu'on doit avoir. La deuxième chose saluer les forces de l'ordre qui de façon extrêmement efficace ont réussi à neutraliser cet individu lequel il faut le rappeler ne s'est pas laissé faire. il ne s'est pas rendu à la police, il a tenté de mettre le feu à son véhicule.

Il a organisonné donc des actes de résistance. Il a été maîtrisé sur la nature des faits eux-mêmes et leur qualification telle qu'elle pourrait être rendue par les magistrats. Est-ce un événement de nature terroriste ou pas ?

Il n'y a que l'enquête qui va permettre de le révéler. Alors, la question que j'ai entendu au cours de l'après-midi était de savoir s'il fallait redéfinir les conditions d'un acte terroriste rentrer dans le détail d'une certaine forme de critères. Moi, je pense mais spontanément à une réflexion de prudence de manière à laisser à l'enquête et aux enquêteurs et au magistrats et singulièrement les procureurs de la République le soin de pouvoir qualifier en fonction des éléments qui sont établis bien évidemment et qui sont clairement établis.

C'est la raison pour laquelle il ne faut pas faire de déclarations péremptoires dès ce soir. Attendons les éléments de l'enquête. Et j'imagine bien que le procureur de la République, si jamais il s'est avéré que cet acte est un acte certes individuel mais de caractère terroriste, à ce moment-là, évidemment le parquet national sera sera saisi.

Mais soyons soyons Je remarque que vous répondez pas à ma question François Noël Buffet. Est-ce qu'on est armé contre ce genre d'acte aujourd'hui encore une fois difficilement qualifiable ? Non mais on est armé, on est armé sur le plan pénal pour les poursuites mais on est en probablement en difficulté mais ce serait pour n'importe quelle infraction.

Si quelqu'un demain se réveille et décide de tuer, évidemment que c'est très compliqué de pouvoir l'empêcher de le faire. Donc on est face à des comportements probablement individuels, je parle au conditionnel où cette personne dont il reste à connaître les motivations a décidé de passer à l'acte. C'est très difficile et pour les policiers d'abord de pouvoir anticiper des comportements individuels de cette nature.

Louis auxalter du Figaro a une question pour vous. François nebffet euh l'individu mise en cause était inconnu des services de renseignement et des services antiterroristes. En revanche, il était connu des services de police et de justice.

Il avait euh il était connu pour plusieurs plusieurs délits de droits commun. Euh est-ce que donc on le connaissait, c'estàd que les services l'avait déjà l'avait déjà vu passer. Est-ce que ça veut dire que la lutte contre la récidive en France, elle est vouée à l'échec, que quand on a cartographié des individus tel que ce profil là qui peut devenir encore plus dangereux qu'avant, et bien il n'y a aucun moyen de de le mettre hors d'état de nuire alors qu'il était il était de France à Noël [rires] buffet.

Je je Ça c'est la bonne question. Euh c'est la question fondamentale que l'on doit résoudre à partir du moment indépendamment des affaires de terrorisme où nous avons euh connaissance d'état de récidive de condamnations anciennes euh de suivis qui ne sont peut-être pas suffisamment euh euh faits ou en tous les cas qui mériteraient d'être renforcé. Nous avons un devoir impérieux de réfléchir à la manière d'optimiser ses contrôles et de vérifier le comportement de ces personnes.

Ça nécessite en conséquence quelle action ? Parce que pour être assez concret, il faut dire les choses. Ça nécessite des moyens supplémentaires donnés au service de police ou au service de justice pour pouvoir s'assurer et puis directement au service de justice pour pouvoir s'assurer que les condamnations qui ont été prononcées, l'exécution de la peine soit parfaitement assurée, assumé, contrôlé.

Donc on tombe sur le sujet principal qui nous importe, de mon point de vue d'une façon générale, c'est l'efficacité de la peine et son efficience. Ça nécessite donc une réorganisation interne, un renforcement interne de nos services pour pouvoir suivre des individus de cette nature-là. On ne pourra pas pour dissuader en fait pour dissuader les individus.

Adrien Matou, une question pour non seulement les dissuader, je suis désolé, pas seulement les dissuader, mais contrôler leur comportement, savoir exactement ce qu'ils font, s'ils respectent la règle de justice et évidemment en capacité de pouvoir prévenir éventuellement un nouveau un nouveau passage à l'acte. Je crois qu'on dit la même chose, François Noël Buffet. Mais très bien.

Adrien Matou. Oui. Bonsoir monsieur Buffet.

L'autre élément qui est très choquant sur cette affaire, c'est sa localisation parce que l'île de Lon, c'est quand même un endroit qui n'est pas du tout associé traditionnellement à ce genre de fait. Est-ce que de votre expérience, vous diriez qu'aujourd'hui il y a aucune aucun endroit du territoire qui est épargné par de tels de tels événements ? Malheureusement, nous avons pu constater euh pendant qu'on nous étions au ministère de l'intérieur, d'autres l'ont fait le le front demain, euh aucun territoire de la République n'est épargné aujourd'hui.

Aucun territoire de la République n'est épargné aujourd'hui par un certain al parfois avec des natures de délinquence qui sont différentes. Ça c'est possible bien sûr, mais aucun territoire n'est épargné. Et la difficulté majeure qui va nous que nous devons le défi majeur qui doit être relevé, c'est notamment le défi de l'état psychologique d'un certain nombre de personnes qui pour une raison ou pour une autre du fait d'un réseau, du fait d'une influence x ou y sont en capacité de pouvoir passer à l'acte.

Dire- veut dire que tous les citoyens doivent être attentifs d'après les dépêches qu'on a. Il y a euh voilà, si je lis la dépêche à FP, d'après des échos officieux, il avait l'intention de passer à l'acte dès la journée d'hier. C'est son manque de courage qui l'a empêché de passer à l'acte et cetera, disent disent certaines personnes sur l'île aujourd'hui.

Ça veut dire que sans fliquer les gens, sans rentrer dans une société de de police politique, est-ce que ça veut dire quand même qu'il faut être vigilant ? Pas question de police politique, mais c'est pas le sujet, mais il est question effectivement d'avoir de la prudence, de la vigilance. Malheureusement, il faut le regretter.

Malheureusement, hein, et on on est bien obligé de de tenir compte de cela. Mais les forces de police et les forces de sécurité sont attentifs, mais ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas mettre en place avec la justice des systèmes de renforcer nos systèmes de contrôle et de suivi notamment. Euh ça me paraît essentiel.