Rapport sur les Frères Musulmans en conseil de défense : le "en-même temps" d’Emmanuel Macron
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00journalisteFait
« On a quand même 73 pages très détaillées avec le nom des associations, le nom des écoles, le nombre de de fidèles, l'entrisme chiffré, combien de personnes dans telle école, dans telle et là le président de la République dit "Oui, enfin en attendant on va refaire un conseil de défense parce que les propositions soit sont pas assez ciselées dans ce cas-là, il faut des nouvelles propositions d'action, soit il y a un problème pardon pardon de politique politicienne et on a un président qui est bah en même temps qui est Renaissance et puis un ministre de l'intérieur qui arrive avec son rapport qui lui est républicain et en l'occurrence c'est le nouveau patron des républicains." »
- 3:00journalisteFait
« Ce rapport, il dormait à l'Élysée visiblement depuis l'été, c'est-à-dire que mois dernier, c'est-à-dire qu'il a été commandé au mois d'avril et il a été remis au mois d'août et le président de la République n'en a rien fait. »
- 5:00journalisteFait
« Il a manifestement envie il a manifestement envie d'agir. Là, on peut pas lui on peut pas lui soupçonner un manque de sincérité sur cette question. »
- 7:00Marine Le PenFait
« On peut lutter contre les idéologies islamistes partout où elles se cachent dans toutes les associations culturelles. Il faut nommer les choses. C'est une idéologie totalitaire. »
- 8:00Marine Le PenFait
« Il faut aller chercher, dénoncer, débusquer, couper les financements, euh interdire les publications. »
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Ça c'était le sujet Bernard Ranu. Je voudrais qu'on parle évidemment du rapport sur les frères musulmans, mais pas pas tant du rapport lui-même qui dont on connaît, ça fait quelques jours que Repin vous dévoile la la teneur de ce rapport qui a été rendu public hier en conseil de défense avec tout le gouvernement et notamment le enfin pas tout le gouvernement d'ailleurs parce que tous les ministres n'étaient pas présents mais en tout cas il y avait le premier ministre. Et euh ce dont je voulais parler, c'était la façon dont ça a été euh euh je vais dire pris par euh le dans dans dans l'armée, on dit bien pris, mais là ça a pas été forcément bien pris par le président de la République qui vous l'avez vu, euh donne un nouveau lapse de temps, convoque un nouveau conseil de défense dans quelques temps.
Euh Bruno Rotaillot arrive, j'allais dire tout fier avec son rapport, les services ont fait leur travail. On a quand même 73 pages très détaillées avec le nom des associations, le nom des écoles, le nombre de de fidèles, l'entrisme chiffré, combien de personnes dans telle école, dans telle et là le président de la République dit "Oui, enfin en attendant on va refaire un conseil de défense parce que les propositions soit sont pas assez ciselées dans ce cas-là, il faut des nouvelles propositions d'action, soit il y a un problème pardon pardon de politique politicienne et on a un président qui est bah en même temps qui est Renaissance et puis un ministre de l'intérieur qui arrive avec son rapport qui lui est républicain et en l'occurrence c'est le nouveau patron des républicains. Alors où est le problème ?
Est-ce que effectivement c'est parce que il y a pas assez de plan d'action ou est-ce que c'est parce qu'il y a cette sission entre et là on en revient au moment où on a envie de faire ce qui s'est passé ce qui s'est passé c'est ce qui s'est passé c'est que Bruno Rataillot depuis un ou de mois à chaque fois qu'il fait une interview il dit il dit qu'il a reçu ce qu'il a reçu ce ce rapport qu'il a l'intention de le de le déclassifier et de le rendre publicon donc ça il le dit depuis 2 mois donc c'est une surprise pour personne. Ce rapport, il dormait à l'Élysée visiblement depuis l'été, c'est-à-dire que mois dernier, c'est-à-dire qu'il a été commandé au mois d'avril et il a été remis au mois d'août et le président de la République n'en a rien fait. À partir du moment où Bruno Recantillo a dit "Bah moi ce rapport je l'ai lu et j'ai envie de le déclassifier pour le rendre public, là le président de la République s'est dit "Ah, je suis en train de me faire doubler." Et donc il a organisé son conseil de défense.
Bon, mais et qu'est-ce qu'il a fait finalement hier ou avant-hier ? qu'il a fait une crise d'autorité parce qu'il a bien vu que Bruno Rotaillot finalement bah le doublait. Ne me dites pas c'est pas ça, c'est une crise d'autorité.
C'est une crise d'autorité. Et et et et là vraiment si vous voulez bah Bruno Retaillot est dans son rôle et c'est vrai que si le rapport n'avait pas fuité dans dans Figaro, bon bah peut-être que on en aurait moins parlé. En tout cas là, Retaillot force euh euh Emmanuel Macron à agir et à prendre des décisions.
Non, mais revenons une seconde sur la sur la chronologie parce qu'il y a quelque chose que je ne comprends pas. On demande un rapport en avril. Oui, il est sur le bureau du président en août.
Si Bruno Retaillot depuis 2 mois ne dit pas "Je vais rendre public ce rapport et le déclassifier", qu'est-ce qui se passe ? On a aucun rapport à l'heure où nous parlons. Je suis d'accord.
Oui, bien sûr. Donc il y a un vrai problème il y a un vrai problème du président de la République sur la politique intérieure. Qu'aurait-il fait de ce rapport si Bruno Retaillot n'avait pas été là ?
C'est quand même dramatique cette affaire. Alors écoutons Marine Le Pen qui a réagi justement à ce rapport sur les frères musulmans. Le fondamentalisme islamiste, il s'insue partout, nous l'avons dit, à l'école, dans le sport, mais il rentre aussi dans la chambre de nos enfants par l'intermédiaire des réseaux sociaux, par l'intermédiaire de TikTok.
On peut lutter contre les idéologies islamistes partout où elles se cachent dans toutes les associations culturelles. Il faut nommer les choses. C'est une idéologie totalitaire.
Il faut aller chercher, dénoncer, débusquer, couper les financements, euh interdire les publications. C'est drôle parce que Gabriel Atalan, moi quand j'ai proposé l'interdiction du voile dans l'espace public, il m'a agie d'injure et aujourd'hui il veut le faire. Tous ces gens font partie du problème.
Ils nous font perdre un temps fou et ils disent la même chose que nous pour nous empêcher de le faire. Et Bruno Retaillot, sérieusement, en fait partie. Marine Le Pen ce matin sur France 2.
Est-ce que Bruno Rotaillot, comme le dit Marine Le Pen, fait partie euh de de tous ces gens qui s'empêtent dans des contresens ou au contraire, il a envie d'agir et il est là en l'occurrence empêché par un président de la République qui fait de la rétention. Non, deux choses. Il a manifestement il a manifestement envie il a manifestement envie d'agir.
Là, on peut pas lui on peut pas lui soupçonner un manque de sincérité sur cette question. Quant à la réaction de Marine Le Pen sur monsieur Retaillot, elle se comprend aussi. Monsieur Retaillot est en train là de lui grignoter du terrain, de venir sur son terrain.
Euh, ça fait de de monsieur Rotaillot un et ennemi. Et madame Le Pen a bien compris que il allait se passer des choses. Si elle ne réagissait pas, il faut pas le laisser gagner encore plus de terrain.
Je sais pas si vous avez remarqué mais ça ne vous aura pas échappé cher Pierre Devinot. Il bouffe l'espace là en ce moment, on ne parle que de lui. Alors à la fois l'occasion de ce rapport mais sur bien d'autres sujets aussi.
Il vient de dépasser Édouard Philippe en tant que personnalité préférée des Français. Il est il est devant la côte de popularité. Il est à 51 % de bonnes opinions contentre 48 pour Édouard Philippe.
Sondage Odoxa Bone consulting. De toute façon, les jupistes, ça marche mal dans notre pays hein. C'est pas les jupistes à la présidentielle, ça a jamais très bien fonctionné.
M.
Emmanuel Macron