Discours de Jean Castex au Sénat sur les mesures sanitaires - commentaire en direct du 01/04/2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 56 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 49 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:12OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous pensé des annonces du Président sur le plan de reconfinement ?
- 3:04OuverteÉludée
Est-ce qu'il aurait dû faire un mea culpa sur la gestion de la crise sanitaire ?
- 10:59RelanceRéponse partielle
Ce reconfinement est-il liberticide selon vous ?
- 12:29RelanceRéponse partielle
La démocratie n'est-elle pas inversée avec des décisions prises avant le débat ?
- 21:53RelanceRéponse directe
La fermeture des écoles est-elle un échec de la stratégie sanitaire ?
- 28:02OuverteRéponse directe
La campagne vaccinale est-elle réussie ou trop lente ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:18InvitéChiffre
« En deux semaines, le nombre de cas a augmenté de 55% pour s'élever aujourd'hui à environ 38 000 cas par jour. »
- 15:55InvitéFait
« Le couvre-feu sera maintenu à 19 heures. »
- 16:56InvitéFait
« Nous sommes en effet un gouvernement pragmatique et une certaine souplesse est toujours nécessaire. »
- 20:02InvitéChiffre
« Les écoles sont restées fermées moins de dix semaines en France depuis le début de la pandémie contre 24 en Allemagne, 26 au Royaume-Uni et 32 en Italie. »
- 26:39InvitéChiffre
« Plus de 50 000 médecins et 20 000 officines de pharmacie se sont engagés dans la vaccination. »
- 26:47InvitéChiffre
« En un mois, ils ont administré près de 1 700 000 doses aux patients éligibles. »
- 32:12InvitéFait
« Les retraités, les étudiants en santé, les 26 000 professionnels inscrits à la réserve sanitaire civile mais également la réserve militaire. »
- 32:36InvitéChiffre
« L'activation de l'ensemble de ces leviers doit nous permettre d'armer jusqu'à 10 200 lits de réanimation. »
- 39:17InvitéPromesse
« Nous allons devenir le premier continent au monde en termes de production de vaccins. »
- 39:21InvitéFait
« c'est le président qui l'affirme »
- 39:32InvitéFait
« la fermeture des écoles est sans doute la plus forte annonce »
- 39:59InvitéFait
« pourquoi faisons-nous l'impasse sur les autotests en France ? »
- 40:03InvitéFait
« pourquoi avons-nous été moins réactifs que nos voisins européens pour nous en équiper ? »
- 40:15PrésentateurFait
« l'Union Européenne a annoncé la mise en place d'un passeport certifiant à la vaccination à partir du 15 juin »
- 43:20InvitéFait
« est-ce que vous croyez franchement que le conseil de défense est un exemple de transparence ? »
- 43:52InvitéFait
« on va même jusqu'à créer des machins »
- 44:08InvitéFait
« le président a décidé de parler directement à l'opinion »
- 44:38InvitéFait
« il y a une constitution, il y a des institutions »
- 50:39InvitéChiffre
« bientôt plus de 100 000 des nôtres ne seront plus à nos côtés »
- 52:58InvitéFait
« le résultat de cela c'est un nouveau confinement et le tri des patients »
- 53:35InvitéFait
« la politique de santé ne fait pas partie du domaine réservé du président de la république »
- 55:39InvitéChiffre
« 8 millions de personnes ont reçu une dose »
- 1:14:20InvitéChiffre
« nous sommes en matière de vaccination au 51ème rang »
- 1:14:33InvitéChiffre
« nous allons arriver à 100 000 morts »
- 1:22:49InvitéChiffre
« l'Allemagne est aujourd'hui quasiment au même nombre de décès quotidiens que nous »
- 1:29:01InvitéChiffre
« bientôt 100 000 morts en France »
- 1:45:04InvitéChiffre
« les français à 60% ne voulaient pas se faire vacciner début janvier »
- 1:59:47InvitéChiffre
« ce variant anglais était 64% plus mortel »
- 2:05:06IntervenantChiffre
« 92% des résidents en EHPAD sont protégés »
- 2:06:50IntervenantFait
« Les tests antigéniques en population générale ont été introduits il y a à peu près un mois à raison d'une livraison de 40 000 tests remboursés. »
- 2:09:53IntervenantChiffre
« Nous prenons entre 50 et 100 patients de plus en réanimation par jour. »
- 2:35:08InvitéChiffre
« on est au-delà du cinquantième rang »
- 2:44:39InvitéChiffre
« ils ont eu moins de 20 000 morts nous on va être à 100 000 morts »
- 2:45:03InvitéChiffre
« il cite le chiffre de 10 000 »
- 2:45:52InvitéFait
« on a négocié les prix avec le Pfizer on a négocié les prix pour en payer moins cher »
- 2:46:49InvitéFait
« sur les tests salivaires dans les écoles qui n'ont pas lieu »
- 2:47:50PrésentateurChiffre
« on était juste à 300 morts en Corée du Sud »
- 2:48:46IntervenantFait
« les israéliens sont allés ils ont payé plus cher »
- 2:49:30IntervenantFait
« dans certains quartiers et arrondissements de Paris il y a des vaccins mais il n'y a plus de personnes assez de personnes pour se vacciner »
- 2:50:28InvitéFait
« C'est une pratique personnelle du pouvoir concentrée dans les mains du seul président de la République »
Temps de parole
- Invité45 %
- Présentateur33 %
- Invité 26 %
- Invité 35 %
- Intervenant5 %
- Intervenant 23 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Salut à tous, ravi de vous retrouver sur la page Facebook de Public Sénat pour votre émission, le débat est à vous, l'émission 100% réseaux sociaux de Public Sénat, où on commente l'un des temps forts de l'actualité de la semaine au Sénat. Et le temps fort cette semaine, c'est le débat qui va avoir lieu dans quelques minutes au Sénat, avec un débat des sénateurs, juste après le discours de Jean Castex, le Premier ministre, sur les mesures sanitaires qui ont été annoncées hier soir par le Président de la République, Emmanuel Macron, avec un plan de reconfinement national.
Jean Castex, le Premier ministre, va donc détailler l'application de ce plan de reconfinement, qui est notamment marqué par la fermeture des écoles, et puis par l'extension des mesures de freinage qui étaient en vigueur dans 19 départements à tout le territoire national.
discours de Jean Castex, et puis après, un débat où chaque groupe politique du Sénat va pouvoir s'exprimer sur ce qu'il pense du plan de reconfinement présenté par le gouvernement, et à la suite de ce débat, il y aura un vote, un vote selon l'article 50.1 de la Constitution, une sorte de vote de confiance envers la stratégie sanitaire du gouvernement, et je peux vous dire que les trois quarts des sénateurs sont vent debout contre la méthode du gouvernement avec ce débat qui intervient après les annonces du Président de la République, ça veut dire que plusieurs groupes politiques vont boycotter le vote au terme de ce débat, il y aura le groupe Les Républicains, le groupe socialiste, communiste, écologiste, les radicaux également vont boycotter ce vote car ils estiment que ce n'est pas très démocratique de venir débattre juste pour valider des annonces qui ont déjà été décidées par le Président de la République et qui seront, eh bien, dans tous les cas, appliquées.
Donc voilà un boycott du vote de ce débat cet après-midi au Sénat, comme plusieurs groupes politiques à l'Assemblée nationale, les groupes d'opposition ont boycotté le vote du débat qui a eu lieu ce matin.
Alors, tout d'abord, dites-moi un peu ce que vous avez pensé de ces annonces du Président de la République hier soir, ce plan de reconfinement avec des mesures de freinage, voilà, maintenant on n'a plus le droit de quitter la zone de 10 km autour de notre domicile, plus de déplacements inter-région à partir de lundi prochain, donc le week-end de Pâques qui est préservé pour, eh bien, la majorité des départements, et puis la fermeture des écoles avec la semaine prochaine du distanciel, et puis des vacances scolaires qui vont être unifiées, toutes les zones vont être unifiées pendant deux semaines et donc une rentrée le 26 avril prochain, sauf pour les collèges et les lycées qui resteront en distanciel jusqu'au 3 mai.
Donc, voilà, qu'est-ce que vous avez pensé de cette allocution du Président de la République hier soir sur la crise sanitaire ? Est-ce qu'il aurait dû, eh bien, faire un mea culpa car la situation sanitaire s'aggrave et il n'a pas, fin janvier, il n'est pas décidé de reconfiner comme lui conseillaient les membres du Conseil scientifique.
Donc, n'hésitez pas à nous donner votre avis, de toute façon, c'est une émission interactive, vous commencez à connaître un peu le principe, c'est-à-dire que, voilà, vous posez vos questions, vous réagissez aux arguments qui vont être donnés par les sénateurs, et puis je suis là pour répondre à toutes vos questions, notamment sur la procédure parlementaire, sur le contexte politique, forcément, de cette situation sanitaire. Et on va donc suivre dans quelques minutes, eh bien, le discours du Premier ministre Jean Castex sur ce plan de reconfinement national.
Et là, en attendant, on va écouter ce qu'on diffuse sur l'émission sur Public Sénat, sur notre antenne, sur la chaîne 13 de la TNT, c'est-à-dire, voilà, une émission juste avant le débat. Et là, on écoute Philippe Bas, sénateur Les Républicains et membre de la Commission des lois.
Devant les députés, Jean Castex a vivement critiqué tout à l'heure ceux parmi les oppositions qui cherchent à tirer, je cite, les avantages politiques d'un drame national. Est-ce que vous vous sentez visé ? Retour à l'envoyeur. Quand on est sincère dans le travail avec le Parlement, on vient avec un projet...
Donc voilà, c'est une après-midi spéciale sur Public Sénat avec un multiplex parlementaire autour de ce discours de Jean Castex et de ce débat au Sénat. Vous pouvez le suivre sur Facebook et donc je serai là pour le commenter, pour répondre à vos questions. Et donc vous pouvez intervenir et participer d'une certaine manière à ce débat sur ce reconfinement et sur cette troisième vague. Et puis le débat également à suivre sur la chaîne 13 de la TNT, également sur notre site internet publicsénat.fr. Et puis il y aura un live tweet sur Twitter avec les meilleurs extraits de ces échanges entre le Premier ministre Jean Castex et les sénateurs.
Ce que les gens pensent, c'est quand même pas très compliqué. Et oui, je dirais qu'il y a une crise, mais pas seulement aujourd'hui. Une crise provoquée par un mode de gouvernement de ces dernières années qui est beaucoup trop solitaire et qui est une crise...
Et puis pendant toute cette émission, nous allons vous proposer un sondage pour prendre le pouls un peu de ce que vous pensez de ce plan de reconfinement. Voilà, en vous demandant est-ce que vous êtes favorable à ce plan de reconfinement national qui a été annoncé hier. Un reconfinement un peu allégé, car il concerne notamment la fermeture des écoles. On peut quand même se déplacer dans un rayon de 10 km. Donc c'est une sorte de confinement allégé qui a été conçu par Emmanuel Macron. Est-ce que ça va assez loin selon vous pour freiner cette troisième vague ? Et puis est-ce que c'est la bonne solution ? Un président de la République qui a défendu cette manière de faire désormais.
Selon lui, on a gagné des heures de liberté ces deux derniers mois. Donc dites-nous ce que vous en pensez. On accueille tous ceux qui arrivent sur le live. Bonjour à Laure. Bonjour à Patricia. Bienvenue.
Merci beaucoup, Philippa. Il faut une loi. On a entendu votre message. Je vais vous laisser rejoindre l'hémicycle, puisque le Premier ministre va prendre la parole d'un instant à l'autre. Direction l'hémicycle, on va pouvoir suivre l'intégralité de cette séance avec cette annonce. C'est six groupes politiques qui ont annoncé qu'ils ne prendraient pas part au vote, qui va suivre cette déclaration de Jean Castex. Le président du Sénat, Gérard Larcher, est en train de s'installer. Direction l'hémicycle, place au direct.
Et c'est parti pour cet après-midi un peu exceptionnel ici au Sénat, autour du plan de reconfinement annoncé par le président de la République hier soir, avec le président du Sénat, Gérard Larcher, qui va lancer cette séance. Et en tout cas, vous êtes pas mal pour l'instant sur le fil de commentaires à dénoncer des mesures liberticides et un reconfinement qui porte atteinte à nos libertés. Et ça montre bien que cette prise de conscience des libertés, dont Emmanuel Macron en parle, justement, avec ce reconfinement allégé, voilà, cette question des libertés, elle est très importante. Et d'ailleurs, le Sénat et la Chambre du Parlement, qui, eh bien, est censée garantir ces libertés.
En tout cas, il est très attaché.
La parole sera donnée à un orateur de chaque groupe, en fonction des temps que nous avons arrêtés hier, à l'issue de notre séance de questions au gouvernement. Enfin, nous procéderons au vote, par scrutin public, en application de l'article 39 de notre règlement sur cette déclaration. Je vais maintenant donner la parole à M. le Premier ministre Jean Castex. M. le Premier ministre.
On accueille Yann sur le fil de commentaires. Yann, qui est un déshabitué, de la page Facebook de Public Sénat. Alors, apparemment, tu n'as pas suivi le discours de Macron. Justement, ça va te faire une petite séance de rattrapage. Et Jean Castex, le Premier ministre, va apporter toutes les précisions à ce plan de reconfinement.
La République s'est exprimée hier pour présenter à la nation les nouvelles mesures de lutte contre l'épidémie de Covid qu'il convient désormais de mettre en place. Une fois encore, vous le savez, la France doit affronter les assauts de cette crise sanitaire. Une crise sanitaire qui dure depuis très longtemps, une crise sanitaire qui mute et qui évolue dans des conditions inquiétantes. Alors, une fois encore, nous devons faire face. Nous devons prendre en toute connaissance de cause les décisions que cette situation impose.
La gravité de cette troisième vague, d'une certaine façon de cette nouvelle épidémie, l'impact de ces décisions sur nos concitoyens qui font face courageusement et depuis des mois à cette pandémie mondiale, tout cela exigeait que les représentants de la nation puissent en débattre et s'exprimer par un vote solennel dans le cadre fixé par l'article 50-1 de la Constitution. Je suis venu vous dire cet après-midi que ces mesures nouvelles nous apparaissent maintenant indispensables pour protéger la vie et la santé de beaucoup de nos concitoyens, particulièrement les plus fragiles.
Elles sont indispensables pour permettre à notre pays de franchir ce que nous espérons toutes et tous être une dernière étape dans la perspective du déploiement massif de la vaccination et donc d'un retour à une vie normale. La troisième vague déferle et frappe un effet durement. L'épidémie s'emballe depuis la mi-mars. En deux semaines, le nombre de cas a augmenté de 55% pour s'élever aujourd'hui à environ 38 000 cas par jour. L'épidémie progresse vite et elle progresse partout. Cette forte accélération, chacun le sait, le résultat de la progression du variant apparu en fin d'année dernière en Grande-Bretagne. Nous savons qu'il était plus contagieux.
De récents travaux scientifiques prouvent qu'il est aussi plus dangereux. Comme je le constate à chacune des militaires.
Oui, il y a ce contexte sanitaire du variant. Alors, pour répondre à Patricia, Patricia qui estime que ce reconfinement est liberticide, que ces nouvelles mesures sont une atteinte à nos libertés, même aux droits de l'homme. C'est ce que dit Patricia. Mais vu le variant, vu la propagation du virus, si on ne faisait rien, si on laissait les gens se retrouver normalement, c'est-à-dire la vie d'avant, est-ce qu'on n'aurait pas justement une catastrophe sanitaire d'autant plus grave ? Est-ce qu'on n'est pas obligé de rogner un peu sur nos libertés pour faire face au virus ?
Cette virulence accrue de l'épidémie est particulièrement préoccupante car elle survient à un moment où notre système de santé...
Bonjour à Xavier, qui est un des habitués de cette émission. Le débat est à vous. Oui, c'est une forme de divertissement.
...de la Covid hospitalisée en réanimation. C'est certes moins que le pic de la première vague, mais celui de la deuxième vague est désormais dépassé. Face à ce nouveau virus, nous avons rapidement réagi en prenant ces derniers mois et ces dernières semaines plusieurs mesures fortes. Maintien depuis fin octobre de la fermeture de nombreuses activités et établissements recevant du public. Couvre-feu national depuis la mi-décembre. Mesures renforcées dans près de 20 départements couvrant près d'un tiers de la population et ce depuis le 20 mars dernier.
Xavier qui demande, est-ce que normalement la démocratie, c'est pas l'inverse, c'est-à-dire qu'on débat et après le président prend la décision ? C'est exactement ce que disent les sénateurs et les députés d'opposition. Et c'est pour ça qu'ils vont boycotter le vote au terme de ce débat car ils estiment que c'est un simulacre de démocratie et qu'ils auraient dû être consultés lors d'un débat et bien avant les annonces du président de la République et que là ce débat et ce vote à la suite de ce débat, ça revient finalement à juste valider des mesures qui ont été décidées et qui de toute façon s'appliqueront.
Donc vous allez assister à la fin de ce débat à une sorte de petit happening normalement des différents groupes politiques qui vont boycotter ce vote. Vous verrez, ça va être intéressant.
C'était la bonne car l'épidémie frappait alors nos territoires de manière très hétérogène. Il n'y avait pas de raison d'appliquer un durcissement des mesures dans les territoires où le virus circulait très peu. Mais aujourd'hui, le variant britannique poursuit son accélération dans de telles conditions que nous devons nous aussi accélérer, c'est-à-dire prendre des mesures renforcées de façon à briser la spirale épidémique enclenchée depuis quelques semaines. Et il accélère malheureusement sur l'ensemble du territoire métropolitain.
Depuis une dizaine de jours, sur les 96 départements, 92 connaissent une accélération de la circulation virale avec des rythmes parfois spectaculaires, supérieurs à 20% sur une semaine dans la moitié des départements et de plus de 40% d'augmentation dans une vingtaine d'entre eux. C'est par exemple le cas du département des Pyrénées-Orientales où le taux d'incidence a progressé de 73% en 7 jours. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé, sous l'autorité du président de la République, d'étendre à l'ensemble du territoire métropolitain les mesures qui s'appliquaient déjà dans les 19 départements les plus touchés par l'épidémie.
Ces nouvelles mesures entreront en vigueur samedi soir à 19h pour être pleinement applicables le dimanche 4 avril et ce jusqu'au 3 mai, soit pour une durée de 4 semaines. Face à la situation actuelle, en effet, il nous faut agir fortement à l'échelle nationale, selon les mêmes règles et les mêmes calendriers pour tous. En prenant une mesure nationale, nous souhaitons aussi préserver l'offre hospitalière des régions moins durement touchées qui pourraient fournir des capacités de repli pour les régions davantage en tension.
Il nous faut cependant faire une exception pour les territoires et départements d'outre-mer dont la situation sanitaire n'est évidemment pas comparable à celle de la métropole, ni même du reste d'un territoire à l'autre, compte tenu de leur éloignement géographique. Ils continueront donc à observer des règles spécifiques et adaptées aux évolutions épidémiques propres à chacun d'entre eux. Comme l'a indiqué hier le Président de la République, les règles qui s'appliqueront à compter de samedi soir au territoire national seront identiques à celles qui ont été mises en place depuis le 20 mars dernier dans les 19 départements soumis à des mesures renforcées.
Le couvre-feu sera maintenu à 19 heures. Les conditions d'ouverture ou de fermeture de commerce obéiront aux mêmes critères et conditions. Le télétravail sera systématisé 4 jours par semaine minimum pour tous les emplois publics et privés où cela est possible. Les motifs de sortie et de déplacement seront encadrés selon les mêmes termes. Il restera possible de se déplacer, de se promener, de faire du sport, sans limitation de durée dans un rayon de 10 km autour de chez soi. En revanche, les rassemblements ou regroupements de plus de 6 personnes resteront interdits. Enfin, une attestation précisant le motif du déplacement sera exigé au-delà des 10 km.
Et après la fin du prochain week-end prolongé de Pâques, les déplacements interrégionaux seront restreints à quelques motifs impérieux. Ces motifs incluront évidemment les déplacements professionnels, mais aussi ceux liés à un motif familial, comme par exemple accompagner ou aller chercher un enfant chez un parent, un grand-parent ou un proche. Nous sommes en effet un gouvernement pragmatique et une certaine souplesse est toujours nécessaire pour permettre aux règles d'être mieux appropriées. J'observe du reste que l'immense majorité de nos concitoyens respecte spontanément les règles en vigueur, faisant preuve en cela d'un sens des responsabilités et d'un civisme qui les honore.
Mais je constate aussi avec vous qu'une minorité d'entre eux s'y refuse. Et je veux condamner devant vous sans réserve l'inconscience et l'irresponsabilité de certains qui se croient sans doute invincibles ou peut-être même immortels, alors même que les ravages de la maladie nous démontrent chaque jour que personne n'est à l'abri du virus. Ces gestes inconséquents, qu'il s'agisse des rassemblements festifs, du non-respect, du couvre-feu ou du refus du port du masque, doivent être prévenus et sanctionnés. C'est la raison pour laquelle j'ai demandé au ministre de l'Intérieur d'accroître le nombre de policiers et de gendarmes affectés à cette tâche.
Nous veillerons notamment à ce que l'interdiction des rassemblements de plus de 6 personnes sur la voie publique soit strictement respectée. La consommation d'alcool dans l'espace public sera interdite. Sur arrêté préfectoral et en lien étroit avec les maires, l'accès à certains sites propices à des rassemblements en extérieur, comme les quais Berge-Place, pourra être interdit en fonction des circonstances locales. Il sera enfin demandé, à nouveau au parquet, de poursuivre systématiquement les auteurs de récidives portant sur l'organisation d'événements clandestins susceptibles de mettre en danger la vie d'autrui.
Oui, on a forcément en tête ces images il y a quelques jours des quais de Saône à Lyon avec des centaines de jeunes qui s'étaient rassemblés pour faire la fête sur les quais de Saône. Donc forcément, ça avait créé une petite polémique. Et donc, le Premier ministre, Jean Castex, qui annonce que des rassemblements pourraient être séparés, notamment sur des quais ou dans des jardins publics. parfois à raison,
mais qui se montrent respectueux des règles, c'est-à-dire finalement respectueux des autres. Autre décision forte que la situation nous contraint de prendre, fermer les établissements clandestins.
Oui, Véronique, il dit, donc, ça veut dire qu'on laisse partir les gens tout le week-end de Pâques. Et effectivement, les annonces d'Emmanuel Macron vont dans ce sens, c'est-à-dire que les départements interrégionaux ne sont interdits qu'à partir de lundi parce que le week-end de Pâques, c'est un week-end, selon le gouvernement, bien de rassemblement familial, également un week-end religieux. Donc, c'est, voilà, cette mesure, elle vise à préserver ce week-end qui est important pour certaines familles.
Rappelons en effet que les écoles sont restées fermées moins de dix semaines en France depuis le début de la pandémie contre 24 en Allemagne, 26 au Royaume-Uni et 32 en Italie. Je crois que nous pouvons en être fiers, fiers d'avoir maintenu cette exigence républicaine. C'est la raison pour laquelle nous avons toujours considéré que si nous devions, et je ne m'en suis jamais caché devant vous, utiliser ce levier, alors il nous faudrait le faire à un ultime recours et dans des conditions qui en réduisent au maximum l'impact. Nous y sommes. Les écoles, les collèges et les lycées ne sont pas épargnés par l'épidémie et notamment par ce variant anglais.
Depuis deux semaines, le taux d'incidence augmente plus vite chez les enfants et les adolescents que dans la population générale. Ce qui a pour conséquence, dans le strict respect de nos propres normes sanitaires, de provoquer des fermetures de classes et d'écoles de plus en plus nombreuses. Nous devions donc reprendre l'initiative en décidant que les établissements scolaires seront fermés pendant trois semaines, en optimisant, comme cela avait été suggéré par beaucoup, la période des vacances de printemps, de façon à ce que les conséquences sur les enfants soient les moins pénalisantes possibles.
Concrètement, vous l'avez entendu, la semaine prochaine, où il n'y aura que quatre jours d'école, en raison du lundi de Pâques, tous les établissements scolaires assureront leur enseignement à distance. Au cours des deux semaines suivantes, du 12 au 25 avril, tous les élèves de toutes les zones académiques seront en vacances dites de printemps, ce qui implique une modification du calendrier des vacances de Pâques. Je mesure tout à fait l'impact de ces décisions. Dites-nous ce que vous pensez
de cette fermeture des écoles avec ces vacances scolaires allongées et une semaine de distanciel et donc la nécessité pour les parents de faire garder leur enfant ou alors de se mettre en chômage partiel. Qu'est-ce que vous en pensez ? Parce que depuis le début, depuis le 11 mai dernier, le gouvernement avait dit l'exception de la France, c'est qu'on va garder les écoles ouvertes. On en est fiers. Et on défend ce dispositif. Et donc, est-ce que cette fermeture des écoles, ça signifie un échec du gouvernement dans sa stratégie sanitaire ? Qu'en pensez-vous ?
Les salariés qui seront conduits à garder leur enfant à domicile, faute d'autres solutions, bénéficieront du dispositif d'activité partielle qui s'appliquait déjà lors du premier confinement. Il leur suffira de se signaler auprès de leur employeur qui mettra en œuvre la procédure de déclaration auprès des services compétents de l'État. Pour les élèves de l'enseignement supérieur,
les écoles, elles arrivent un peu au dernier moment. Donc, ça pose des problèmes de préparation.
...partiellement en distanciel seront maintenus sans remettre en cause la possibilité donnée récemment aux étudiants de pouvoir revenir une journée par semaine en présentiel dans des conditions strictes. Je consulterai demain l'ensemble des associations d'élus locaux afin d'évoquer avec elles les modalités concrètes de mise en œuvre de l'ensemble de ces mesures, s'agissant notamment de la continuité des services publics et en particulier de l'accueil des enfants, des personnels prioritaires.
Bien évidemment, les dispositifs de soutien et d'accompagnement économique et social dont le Sénat a bien voulu souvent reconnaître l'intensité tout en préconisant des améliorations seront prolongés autant de temps que nécessaire. D'ores et déjà, certaines mesures ont été complétées, notamment en faveur des commerces fermés depuis février dans les grands centres commerciaux ou de ceux qui ont accumulé des stocks importants du fait des périodes de fermeture. Je pense également aux entreprises de plus grande taille affectées par de longs mois de crise. C'est le sens de l'aide exceptionnelle pour la prise en charge des coûts fixes qui a été mis en place depuis hier, 31 mars.
Ces mesures que je vous présente cet après-midi sont difficiles, mais elles sont indispensables. Surtout, elles sont éclairées par la perspective de la campagne de vaccination qui progresse et s'amplifie tous les jours et qui nous donne une vraie raison de penser que nous avançons vers la sortie, vers la voie d'une sortie de crise. millions de nos concitoyens sont désormais vaccinés. On entend un peu le brouhaha
dans l'hémicycle du Sénat avec des sénateurs, quels que soient les groupes politiques, qui sont un peu échaudés contre le gouvernement et contre ces mesures qui vont finalement leur être imposées et ce vote qui arrive après ces mesures décidées par le président de la République.
Nous serons donc au rendez-vous des objectifs que j'avais énoncés devant vous, mesdames et messieurs
les sénateurs.
Le 17 décembre dernier, lors du débat organisé dans ce même hémicycle sur la stratégie vaccinale, j'avais alors annoncé la vaccination de 15 millions de personnes d'ici la fin du premier semestre. Nous y serons très largement. largement. La mobilisation est totale pour que nous puissions vacciner sans relâche et le rythme, vous le voyez, au chiffre au quotidien, ne cesse de s'accélérer. Depuis déjà trois semaines, ce rythme quotidien est plus élevé que celui de nos voisins allemands, italiens ou espagnols. Surtout, nous sommes clairement les mieux positionnés pour la vaccination des personnes, pour la vaccination des personnes
qui ne sont plus vulnérables.
Eh oui. Je veux saluer toutes les personnes impliquées dans les centres de vaccination, mises en place par les mairies, les établissements hospitaliers ou encore les professionnels de ville. Nous en comptons plus de 1700 aujourd'hui et d'autres encore doivent ouvrir dans les prochaines semaines. Je salue également la mobilisation des professionnels de ville. Plus de 50 000 médecins et 20 000 officines de pharmacie se sont engagés dans la vaccination. En un mois, ils ont administré près de 1 700 000 doses aux patients éligibles. À compter de la semaine prochaine, 25 000 premiers infirmiers vont se lancer à leur tour dans la vaccination.
Toujours la semaine prochaine, près de 1 400 000 doses supplémentaires seront utilisables sur le terrain, suivi de 3 millions de doses supplémentaires en avril et 3,6 millions en mai. Ce mois d'avril, vous le savez, qui verra l'arrivée d'un nouveau vaccin, celui de Johnson & Johnson.
Vous avez qui nous dit des millions de vaccins faits au Royaume-Uni en un week-end. Combien ici ? Eh bien, en France, les chiffres, ce sont à peu près 3 millions de personnes vaccinées avec les deux doses et 8 millions de personnes qui ont reçu une seule dose pour le moment. Donc c'est vrai qu'on est un peu à la traîne au niveau européen par rapport au Royaume-Uni, par rapport à l'Israël, par rapport aux Etats-Unis. La lenteur de la campagne vaccinale dans les pays de l'Union européenne a même fait l'objet de critiques de la part de l'Organisation mondiale de la santé qui a dénoncé la lenteur de la campagne vaccinale européenne qui l'a même qualifiée d'inacceptable.
Donc vous, qu'est-ce que vous pensez de la campagne vaccinale qui est menée par le gouvernement ? Est-ce que cette lenteur est due à la mauvaise organisation du gouvernement ou aux labos pharmaceutiques qui produisent les vaccins qui sont les responsables ? Ou alors est-ce que cette campagne est plutôt réussie comme a l'air de le dire le Premier ministre Jean Castex ? Mesdames et Messieurs les sénateurs
sur les conditions d'organisation des élections régionales et départementales prévues les 13 et 20 juin prochains. Ces élections ont déjà été reportées une première fois en raison du Covid. Comme je l'ai déjà indiqué et comme je le redis cet après-midi devant la Haute Assemblée, seules des raisons sanitaires impérieuses de nature à compromettre l'organisation de la campagne ou du scrutin pourraient justifier un nouveau report. En application de la loi du 22 février dernier, le Conseil scientifique a rendu sur ce sujet un avis lundi. J'observe avec vous que cet avis particulièrement balancé, que cet avis ne préconise pas pas explicitement un report des élections.
C'est donc clairement le scénario de leur maintien que nous privilégions à ce stade. J'ajoute que les décisions que nous débattons cet après-midi, y compris celles relatives à l'accélération de la vaccination, devraient avoir pour effet d'améliorer la situation sanitaire à l'échéance du mois de juin. Cependant, le Conseil scientifique formule des recommandations précises quant aux conditions de l'organisation et de la tenue de ces élections, tandis que les mesures nouvelles qui entreront en vigueur ce week-end et pour quatre semaines pourraient avoir un effet sur le déroulement de la campagne.
Nous avons donc le devoir collectif de nous assurer que l'ensemble de ces conditions édictées par le Conseil scientifique pourront être effectivement satisfaites et que leur mise en œuvre très concrète ne viendra pas altérer l'expression libre et sécurisée du vote de nos concitoyens. A cet effet, je vais engager sans délai une consultation des partis politiques représentés au Parlement parce qu'ils concourent à l'expression du suffrage et des associations d'élus locaux, notamment les maires, chargés de l'organisation matérielle des opérations de vote. Un débat fondé sur l'article 50-1 de la Constitution sera ensuite organisé au Parlement sur l'ensemble de ces éléments. Tel est le sens, M.
le Président, du rapport que je vous remettrai tout à l'heure et dont nous nous sommes entretenus conformément à la loi du 22 février dernier. Mesdames et messieurs les sénateurs...
Et cette question des élections régionales et départementales prévues au mois de juin prochain est très importante pour le Sénat car le Sénat représente les collectivités locales, donc les territoires et beaucoup de groupes politiques au Sénat sont contre un report des élections en septembre prochain tout comme les présidents de régions actuelles qui ont récemment publié une tribune pour demander que ces élections se déroulent bien en juin prochain. Donc vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Parce que ça va être quand même compliqué de faire une campagne pour des élections importantes.
La région et le département ce sont des collectivités qui ont quand même certains pouvoirs et pour faire campagne il faut pouvoir aller voir les gens. Donc une campagne uniquement numérique est-ce que ça n'exclurait pas une partie des électeurs et puis voilà est-ce que ce ne serait pas mieux de les faire en septembre car la vaccination sera plus avancée. Donc voilà, dites-nous ce que vous en pensez.
Les retraités, les étudiants en santé, les 26 000 professionnels inscrits à la réserve sanitaire civile mais également la réserve militaire. En organisant la collaboration entre le public et le privé qui n'a jamais été aussi fluide. Je le dis devant vous. En organisant des évacuations sanitaires depuis les régions les plus touchées. L'activation de l'ensemble de ces leviers doit nous permettre d'armer jusqu'à 10 200 lits de réanimation et d'accueillir tous les malades qui en auront besoin. Face à cette crise sans précédent et à la part d'incertitudes que comporte cette épidémie, mon gouvernement agit avec cohérence et pragmatisme.
Gérer une crise sanitaire s'est conjugué mesdames et messieurs les sénateurs plusieurs critères dans le seul intérêt du bien commun. Il y a évidemment d'abord et en premier lieu les critères épidémiologiques et sanitaires et donc les avis des scientifiques et des médecins. Il me faut le dire et le répéter ici devant le Sénat et la nation toute entière il n'y a pas d'opposition entre le pouvoir politique et le pouvoir médical. Nous tenons le plus grand compte des avis des analyses des modèles et des prévisions des experts conseils scientifiques et médicaux.
Et on rappelle que le conseil scientifique avait préconisé un reconfinement national à la fin janvier qui n'a donc pas été suivi par Emmanuel Macron.
Le devoir d'intégrer dans nos prises de décisions d'autres considérations qui relèvent de la dimension sociale scolaire psychologique économique de notre pays et de notre société secrétaires se modélisent sûrement moins bien et leur impact est sûrement moins immédiat mais leurs effets sont un an après le début de la pandémie beaucoup mieux connus. C'est dans la combinaison difficile très difficile de l'ensemble de ces critères que doit être recherché l'équilibre des décisions qu'il nous appartient de prendre. Et c'est aussi cet équilibre qui conditionne la temporalité de ces décisions.
Mais en fin de compte et le moment dans lequel nous nous trouvons l'illustre parfaitement la mère des priorités, le premier des critères qui finira toujours par s'imposer, c'est la protection sanitaire de nos concitoyens. Comme toujours, c'est dans l'unité et dans le recours aux valeurs de solidarité et de responsabilité que nous trouverons les ressources pour faire face à ce choc grave, inédit et complexe. C'est la caractéristique profonde de cette crise. Elle fait appel au sens des responsabilités de tous et de chacun. C'est cette responsabilité que je viens partager avec vous cet après-midi. Je vous remercie.
Et voilà, donc Jean Cassec, le Premier ministre qui a détaillé, précisé les nouvelles mesures sanitaires qui ont été annoncées hier soir par le président de la République, à savoir une sorte de reconfinement allégé avec la fermeture des écoles mais en même temps l'allongement, enfin, la réorganisation des vacances scolaires, des interdictions de déplacement entre les régions et puis ces mesures, voilà, et puis un calendrier de vaccination aussi qui a été précisé par le Premier ministre avec plusieurs étapes pour arriver selon les objectifs du gouvernement à une vaccination de tous les Français à la fin de l'été.
On va maintenant écouter le président du groupe centriste au Sénat, Hervé Marseille. ... et de nouveau
saisie au titre
de l'article 50-1 de la Constitution pour débattre des nouvelles mesures sanitaires annoncées hier soir par M. le Président de la République. Ces mesures, M. le Premier ministre, que vous relayez cet après-midi pourraient être très largement commentées. Je ne vais pas me lancer dans cet exercice.
C'est une mesure qui est indispensable en même temps. Le gouvernement, finalement, brandit le Conseil scientifique quand ça l'arrange et que, voilà, parfois Emmanuel Macron, enfin, pour reprendre les termes de Xavier, envoie bouler les scientifiques et c'est vrai que concernant les élections, le gouvernement avait dit dans un premier temps on va appliquer strictement l'avis du rapport du Conseil scientifique qui a été publié le week-end dernier sur le report des élections régionales et départementales.
Donc, voilà, cette application stricte, c'est vrai que ça faisait un peu sourire car Emmanuel Macron avait pris une certaine distance vis-à-vis des recommandations des scientifiques et notamment sur ce reconfinement national préconisé fin janvier et donc certains disaient qu'il y avait aussi des intentions politiques derrière ce report des élections et donc cette application stricte d'une éventuelle préconisation du Conseil scientifique de reporter ces élections.
Alors, du coup, ce n'est pas le cas, le Conseil scientifique n'a pas tranché sur ce point mais en tout cas, les oppositions politiques veulent absolument que ces élections aient lieu en juin tout d'abord parce qu'en Europe, il y a une dizaine d'élections qui se sont tenues dans plusieurs pays donc c'est possible et puis elle suspectait aussi le gouvernement de vouloir les reporter car ces élections ne seraient sur le papier pas très favorables à la République En Marche. On écoute le président du groupe centriste Hervé Marseille sur ce plan de reconfinement.
Le président a bien fait a bien fait état que tout le potentiel de la réserve sanitaire serait mobilisé mais cela permettra-t-il de rendre effectif l'utilisation de ces nouveaux lits ?
S'agissant de la stratégie vaccinale jusqu'ici outre les seniors seuls les soignants étaient prioritaires pour se faire vacciner mais l'ouverture de cette priorité à de nouvelles catégories les enseignants les policiers les pompiers est une bonne chose mais risque de brouiller la lisibilité de la stratégie et surtout de donner lieu à des demandes reconventionnelles par exemple pourquoi les enseignants et pourquoi pas les ADSEM dans les communes qui sont pourtant eux aussi au contact des enfants au quotidien de même pourquoi pas les chauffeurs de bus ou les caissières de supermarché dont on a tant parlé il y a quelques mois n'y a-t-il pas là un risque de revendication tout azimut et d'incompréhension de la part d'un certain nombre de professions exposées
oui les enseignants par exemple demandent demandent d'être vaccinés en priorité car ils sont exposés dans leur travail au quotidien dans les écoles où le virus circule plus facilement alors Emmanuel Macron hier soir a évoqué une vaccination en priorité des enseignants mais sans donner de date donc ça ne va pas être tout de suite ce ne sera pas la semaine prochaine voilà les enseignants attendent plus de précision sur ce point
nous allons devenir le premier continent au monde en termes de production de vaccins c'est le président qui l'affirme tout le monde s'en réjouit comment cela va-t-il se passer où seront les usines de production comment ceci va être organisé parmi les annonces d'hier la fermeture des écoles est sans doute la plus forte annonce vous avez annoncé des consultations avec les associations d'élus c'est une bonne chose car beaucoup s'inquiètent sur le domaine périscolaire en particulier fermer les écoles suppose que les familles s'organisent mais aussi les écoles elles-mêmes et les collectivités le chef de l'état pourtant n'a pas parlé des autotests alors qu'ils sont très utilisés en Grande-Bretagne et en Allemagne pourquoi faisons-nous l'impasse sur les autotests en France pourquoi avons-nous été moins réactifs que nos voisins européens pour nous en équiper autre grand absent du débat le pass sanitaire c'est pourtant un sujet majeur tant au niveau communautaire qu'au niveau national
oui alors que l'Union Européenne a annoncé la mise en place d'un passeport certifiant à la vaccination à partir du 15 juin
enfin on peut se demander s'il n'aurait pas été possible de conserver au moins un peu de différenciation locale s'il n'aurait pas été envisageable de jouer la carte de la déconcentration et de plus inciter les praticiens hospitaliers à innover donc la différenciation locale
ça voudrait dire que les élus locaux décident un peu des mesures sanitaires voilà ils ont plus d'autonomie et par exemple le maire de Cannes David Lysnard alors maire Les Républicains il y a aussi un peu de politique là-dedans mais en tout cas il a décidé d'ouvrir la vaccination dans sa ville au plus de 50 ans sans signe de comorbidité car il le dit avec les vaccinodromes qu'il a mis en place et bien les publics les plus âgés ont déjà été vaccinés donc il l'ouvre au plus de 50 ans alors ça a été critiqué un peu par le gouvernement mais en tout cas voilà il a pris de la liberté pour faire sa propre politique vaccinale
car une fois de plus nous débattons de mesures qui ont déjà été prises notre groupe ne prendra pas part à un vote qui semble relever davantage de l'exercice de style platonique et cosmétique nous avons compris que notre principal outil de travail nous parlementaires était le poste de télévision au-delà de cette ironie
il a souvent des bons mots Hervé Marseille
nous avons un problème institutionnel monsieur le premier ministre c'est cela dont nous voulons vous parler aujourd'hui les mesures sanitaires vont dans le bon sens mais on prend des mesures qui touchent aux libertés publiques vous avez dit ce matin l'action que nous menons se fait naturellement dans un cadre constitutionnel mais ce sont surtout des mesures administratives réglementaires c'est vrai mais quand on touche à la liberté d'aller y venir quand on touche à la liberté du commerce quand on empêche les gens d'aller y venir d'une région à l'autre d'un département à l'autre c'est sûrement très nécessaire d'ailleurs beaucoup de ces mesures nous les approuvons mais simplement il s'agit de liberté publique ça va au-delà du réglementaire ça va au-delà de l'administration et il n'est pas anormal que le Parlement puisse apprécier la proportionnalité des mesures qui ont été faites
voilà ça rejoint ce que vous disiez sur ces atteintes aux libertés forcément ces mesures sanitaires et bien sont restrictives du point de vue des libertés pour les français et donc les sénateurs voilà ce qu'ils disent c'est que le gouvernement aurait dû être consulté avant de les prendre
ni pour le président de la république ni pour votre gouvernement que les parlementaires puissent émettre a priori une opinion ou formuler des recommandations n'est pas normal à nos yeux qu'un homme seul fût-il le président et quelle que soit sa qualité puisse décider seul en s'appuyant sur un conseil de défense et prendre des décisions que nous sommes amenés à constater semaine après semaine vous avez parlé ce matin j'ai écouté la réponse que monsieur le ministre Véran a fait à l'Assemblée nationale et la voix de monsieur le Premier ministre vous avez dit la démocratie c'est la transparence est-ce que vous croyez franchement que le conseil de défense est un exemple de transparence
ça a pas l'air
de faire rire Jean Castex et on le rappelle le conseil de défense qui est réuni quasiment tous les mercredis matin pour décider de nouvelles mesures sanitaires dans le plus grand secret puisque nous ne connaissons pas le compte rendu des échanges au sein de ce conseil de défense
on va même jusqu'à créer des machins je pense que le général de Gaulle les aura appelés comme ça avec un certain nombre de citoyens tirés au sort pour savoir ce qu'ils pensent de la difficulté vaccinale aujourd'hui d'ailleurs on ne les entend plus le président a décidé de parler directement à l'opinion je pense que c'est un exercice très dangereux et on en a déjà fait la terrible épreuve avec l'épisode des gilets jaunes ça paraît déjà très loin mais c'est finalement très récent et quand on joue avec l'opinion il faut s'attendre à ce qu'un jour ça puisse finir par le Capitole ou par chez nous sur les Champs-Elysées avec des milliers de CRS qui sont obligés de protéger nos institutions il y a une constitution il y a des institutions et le sujet dont je veux essentiellement vous parler aujourd'hui monsieur le premier ministre c'est cette alerte nous ne pouvons pas être relégués aujourd'hui à attendre des sujets
alors pour ceux qui nous rejoignent on est en train de suivre le débat au Sénat qui fait suite au discours du premier ministre Jean Castex qui a précisé les nouvelles mesures sanitaires annoncées par le président de la République hier soir donc les différents groupes politiques du Sénat vont venir s'exprimer et ils sont plutôt très mécontents déjà sur la forme de ce débat car on leur demande de donner leur avis et bien après finalement la décision des mesures par le président de la République beaucoup même vont boycotter le vote qui est prévu au terme de ce débat et donc chaque groupe politique va aussi donner son avis sur la stratégie sanitaire du gouvernement face à ce virus depuis un an et on vous demande on vous fait un petit sondage tout au long de cette émission pour savoir si vous vous êtes favorable à ce plan de reconfinement national qui a été annoncé par Emmanuel Macron et pour l'instant vous êtes à 66% défavorable à ce plan de reconfinement 16% favorable et 18% sans opinion donc n'hésitez pas à continuer à voter à participer à ce sondage pour avoir un peu une idée de ce que vous pensez de toutes ces mesures sanitaires en tout cas ce qui ressort pour l'instant dans le fil de commentaires c'est que vous êtes contre cette atteinte aux libertés que représentent ces mesures sanitaires et ça rejoint un peu ce que dit Hervé Marseille ce sont des mesures quand même graves qui ont été prises et donc il faut au moins que les parlementaires soient consultés avant de les prendre c'est comme ça que doit fonctionner la démocratie selon les sénateurs et puis n'hésitez pas à partager ce débat sur Facebook pour le faire vivre au plus grand nombre on est ensemble encore pendant quelques heures donc à suivre ces échanges très politiques entre les sénateurs et le gouvernement on a déjà eu
l'occasion ici d'en parler notamment au moment des questions au gouvernement le plan de relance nous inquiète parce qu'il y aura aussi un après et nous devons préparer les choses et nous sommes inquiets de ce qui se passe en Allemagne avec la cour constitutionnelle de Karlsruhe il y a 750 milliards en jeu nous sommes inquiets du problème des frontières nous sommes inquiets évidemment du problème des vaccins et c'est en Europe que tout cela se passe
alors oui Florence c'est pas un sondage de l'IFOP avec plusieurs milliers de personnes mais il commence à grossir n'hésitez pas à participer et puis on verra combien de personnes ont voté à la fin
on sait que tout ça est très compliqué et que c'est un énorme travail alors on vous fait confiance monsieur le premier ministre mais de grâce qu'il y ait une autre pratique institutionnelle je vous remercie merci monsieur le président
et donc les sénateurs centristes il l'annonce à Hervé Marseille ils ne participeront pas au vote au terme de ce débat et quasiment la majorité du Sénat va boycotter ce vote car il y a déjà les groupes les républicains qui l'ont annoncé donc les centristes également les sénateurs radicaux le groupe RDSE et puis toute la gauche de l'hémicycle du Sénat qui va boycotter ce vote à la fois les socialistes les écologistes et les communistes donc si je regarde bien et bien en fait il va rester que le groupe La République En Marche pour voter peut-être le groupe Les Indépendants on va maintenant écouter le patron des sénateurs socialistes Patrick Cannaire et puis pour ceux qui regardent l'émission Le Débat est à vous régulièrement chaque jeudi sur la page Facebook de Public Sénat là vous voyez que et bien on a l'habillage de l'antenne de Public Sénat donc un habillage qui est réalisé par mes collègues donc ça permet d'avoir toutes les précisions sur le contexte de ce débat également d'avoir une petite fiche d'information sur les sénateurs qui parlent donc voilà c'est très très bien fait et ça enrichit du coup l'expérience de ce débat parlementaire et puis si vous avez d'autres questions n'hésitez pas à me les poser je suis là pour y répondre
la situation a changé ou plutôt elle n'a pas changé vous n'avez pas tiré les enseignements des précédentes séquences la gestion de l'épidémie s'est dégradée
la concentration du pouvoir s'est renforcée oui Véronique précise un boycott du vote comme les députés ce matin effectivement tous les groupes politiques d'opposition de l'assemblée ont boycotté ce vote ce qui fait même dire à certains sénateurs qu'on est dans une crise institutionnelle c'est à dire une espèce de front dans du parlement de la majorité du parlement face au gouvernement sur la manière de diriger cette crise sanitaire avec des parlementaires qui trouvent que Emmanuel Macron est trop solitaire trop jupitérien dans sa manière de gérer la lutte contre ce virus
cela fait des mois que vous prenez les chambres parlementaires pour un paillasson au service de la doxa éliséenne et bien voilà les mots se lancer le parlement vote oui il vote quand il a discuté un texte un texte qu'il a travaillé un texte qu'il a amendé là on ne discute de rien on n'amende rien on acclame ou on conspue c'est toujours le même schéma le bunker du conseil de défense suffit la parole du président suffit le premier ministre répète et le parlement enregistre vous me pardonnerez donc monsieur le premier ministre que mon intervention se base sur l'intervention du président de la république plutôt que sur la vôtre le président de la république hier soir a tenu à justifier son action pour éviter tout mais à coup le pas si certaines erreurs ont été confessées du bout des lèvres aucun mot n'a été prononcé pour les morts de la pandémie ou si peu pour combler ce manque je tiens à avoir une pensée pour nos compatriotes qui ont été touchés par ce virus avec parfois des conséquences sur le long terme pour ceux qui ont perdu des proches pour ceux qui se battent actuellement contre cette maladie bientôt plus de 100 000 des nôtres ne seront plus à nos côtés probablement davantage si l'on compte les effets des nombreuses déprogrammations dans nos hôpitaux
oui car pour le moment on est à 95 000 morts à peu près de la Covid-19 en France
il doit assumer seul
il dit avoir gagné du temps de liberté pour les français mais de quelle liberté parlons-nous depuis la fin janvier chaque semaine les français sont en alerte devant les rumeurs d'une intervention présidentielle chaque semaine ou presque de nouveaux territoires sont touchés par des restrictions l'exécutif s'est félicité de longs mois et déraisonnablement de ne pas avoir écouté les scientifiques qui préconisaient des mesures de freinage plus fortes dès fin janvier en raison de l'apparition des variants et pourtant la flambée annoncée a bien eu lieu nous sommes en plein dedans
on accueille Farfadet sur ce live Facebook Farfadet qui dit qu'Emmanuel Macron a d'abord été pianiste émérite puis philosophe et maintenant épidémiologiste c'est vraiment un super héros c'est vrai qu'il y a eu récemment un article du Monde sur notre président épidémiologiste qui apparemment lit tous les rapports scientifiques et parfois mieux informé en tout cas plus rapidement que certains membres du conseil scientifique et puis on a eu une petite phrase aussi de Jean-Michel Blanquer qui est sorti dans la presse comme quoi eh bien le président de la république avait une telle intelligence que l'épidémiologie était à sa portée donc voilà c'est un peu le portrait qui est en train d'être dessiné d'Emmanuel Macron en ce moment en tout cas par ses proches
inévitables ces projections plaidaient clairement pour de nouvelles mesures vous-même et aussi votre ministre de la santé sembliez convaincu de cela j'ai mes notes j'ai vos expressions et celles de monsieur Véran à l'époque nous les soutenions d'ailleurs car nous les savions nécessaires les français étaient prêts pour ces nouveaux sacrifices mais non mais non l'épidémiologiste en chef celui pour qui ah bah justement ça rejoint ce que disait Farfadet intelligence hors du commun en a décidé autrement le pari du trou de souris du président de la république est perdu qu'il le dise qu'il l'assume qu'il s'excuse car cela aurait pu être écarté lui qui voulait éviter une dictature sanitaire a provoqué une débâcle le résultat de cela c'est un nouveau confinement et le tri des patients voilà deux termes que l'on n'entend pas dans la bouche des membres de l'exécutif et encore aujourd'hui confinement est tri mais ce n'est pas parce que l'on nomme pas les choses qu'elles n'existent pas quand on restreint la liberté de circulation quand on ferme les écoles quand on ferme les commerces on confine quand on déprogramme massivement des opérations on tri cette politique résulte du choix fait par un homme dans une démarche de concentration à l'excès de ses prérogatives constitutionnelles je le rappelle ici au plateau la politique de santé ne fait pas partie du domaine réservé du président de la république et si monsieur le premier ministre le gouvernement et vous l'avez dit ce matin peut restreindre les libertés par décret c'est parce que le parlement lui a délégué cette possibilité par ordonnance nous connaissons la complexité d'une telle crise nous ne nions pas les difficultés de gestion qu'elle entraîne et nous sommes toujours prêts à agir à vos côtés mais il faut nous en donner la possibilité dès cet automne nous avons interrogé sur l'organisation de la stratégie vaccinale notre seul espoir pour sortir de cette crise sanitaire nous appelions le gouvernement à mettre en place rapidement un plan clair net et précis de vaccination ce n'est pas de la polémique mais un rappel de la prise en compte de l'urgence absolue par l'exécutif vous étiez rassurant vous affirmant que vous étiez dans l'action alors que quelques semaines plus tard vous n'avez été que dans la réaction c'est le dos au mur que vous réagissez comme d'habitude comme aujourd'hui
oui il y avait eu un débat au Sénat au mois de décembre sur la vaccination qui allait être mis en place à partir de la fin décembre du début du mois de janvier c'est vrai que le gouvernement avait été très rassurant pour les sénateurs en précisant bien le calendrier et en fait il y a eu des retards un peu à l'allumage au début du mois de janvier donc ça a valu beaucoup de critiques au gouvernement sur cette vaccination qui peine à être mise en place et puis à l'époque le gouvernement avait dit pas question de faire des grands centres de vaccination des vaccinodromes ont privilégié une vaccination de proximité et finalement au vu de la lente vaccination en Europe et notamment dans le pays et bien les membres du gouvernement ont décidé de mettre en place des vaccinodromes et donc on va rapidement bientôt par exemple pouvoir se faire vacciner au stade de France on peut déjà se faire vacciner au stade vélodrome et puis par exemple au zénith de Toulon donc voilà le gouvernement a changé un peu de pied sur sa stratégie vaccinale
fin mars nous y sommes
et 8 millions de personnes ont reçu une dose soit la moitié de ce que vous aviez annoncé les retards de livraison n'expliquent pas tout quid de la désorganisation quid des volte-face par exemple sur les vaccinodromes ah bah j'en parle ce soir le président de la république a annoncé de nouvelles arrivées de vaccins de la production aussi de vaccins en France tant mieux mais donnez nous les chiffres montrez les nous expliquez nous comment vous allez réaliser cela c'est comme cela qu'on associe le parlement à les français hier soir le président de la république a annoncé un plan de sortie de crise il aurait pu parler de déconfinement comme au printemps dernier sur ce sujet je ferai les mêmes requêtes donnez nous les chiffres montrez les nous expliquez nous comment vous croire quand le président de la république ou le porte-parole du gouvernement dans un savant mélange de madame Irma et de Pinocchio a annoncé un retour à la vie normale mi-avril et que nous discutons aujourd'hui d'un confinement auquel vous êtes maintenant acculé pour ne pas avoir su l'anticiper hier soir le président de la république a annoncé de nouveaux lits de réanimation mes chers collègues comment monter à 10 000 alors qu'il y a moins d'un an vous en promettiez beaucoup plus et que vous n'avez pas pu tenir vos promesses
12 000
comment vous faire confier
promesses d'Olivier Véran le ministre de la santé
et que le Ségur de la santé a changé si peu de choses les mesures que vous prenez aujourd'hui sont nécessaires
sur la question des lits de réanimation ça préoccupe beaucoup les soignants car pour arriver à ces 10 000 lits de réanimation qui ont été promis hier soir par le président de la république et bien il faut créer des lits de réanimation un peu éphémères en déshabillant des blocs opératoires et donc ça entraîne nécessairement une déprogrammation de certaines opérations chirurgicales et d'ailleurs cette déprogrammation elle est à l'oeuvre dans beaucoup d'hôpitaux avec des taux qui dépassent la moitié des opérations prévues déprogrammées donc finalement cette stratégie qui va aller vers une hausse du nombre de réanimations jouer sur la capacité complète du pays en lits de réanimation ça préoccupe beaucoup les soignants d'autant qu'il y a beaucoup d'études qui montre que plus les lits de réanimation sont occupés plus les hôpitaux sont saturés et plus il y a un risque de mortalité car forcément le personnel est moins disponible pour s'occuper des soignants donc ça pose question cette stratégie
nous avons demandé de prévenir le risque d'accroître la situation de précarité de pauvreté le RSA pour les moins de 25 ans rejeté le débat sur les statuts des travailleurs plateforme rejeté pour éviter d'accroître encore la précarité nous Xavier qui dit ce ne sont pas
des lipérennes mais des ajustements ponctuels effectivement car pour avoir des lipérennes de réanimation il faut des médecins réanimateurs des infirmiers formés et ça ça prend du temps ça prend plus d'une année pour les infirmiers ça prend des années pour des médecins réanimateurs donc forcément on n'a pas la solution aujourd'hui à ce manque de capacité en réanimation pour préserver
l'activité locale de proximité
en demandant un traitement différencié une meilleure concertation avec les élus locaux pour pallier le manque de confiance des commerçants dans les aides de l'Etat rien n'a changé l'économie de proximité doit être mieux identifiée comme une priorité de la relance rien n'a été retenu par votre gouvernement pour ne pas confiner la démocratie monsieur le premier ministre vous l'avez évoqué à la fin de votre discours nous avons également proposé à de multiples reprises des mesures qui permettent la tenue des scrutins départementaux et régionaux dans nos meilleures conditions mesures recommandées d'ailleurs dans le rapport du conseil scientifique vous n'avez pas voulu les reprendre je le regrette monsieur le premier ministre en conclusion vous avez voulu freiner ça n'a fait qu'accélérer vous avez voulu freiner pour ne pas enfermer et vous devez maintenant enfermer pour freiner alors que le train de la Covid-19 est à pleine vitesse 40 à 50 000 cas par jour votre gestion de la crise est un jour sans fin pour la France les français ne sont pas résilients monsieur le premier ministre ils sont aujourd'hui résignés les français attendent d'autres choses l'annonce de la lumière au bout du tunnel tellement invoquée nous interroge sur la crédibilité de votre stratégie et peut-être encore plus sur celle de votre stratège vous avez accepté que nous vivions avec le virus alors que nous aurions dû nous donner comme objectif de l'éradiquer au plus vite face à cette parodie politique face à cette mascarade de démocratie face à ce simulacre de concertation nous avons décidé de ne pas les faire les faire valoir de votre exécutif ne disposant pas du pouvoir de censure au Sénat le groupe socialiste écologiste et républicain ne participera pas au vote suite à cette déclaration 50-1 de la constitution et voilà encore un bricot du vote
qui est annoncé par les socialistes alors Patrick Cannaire parlait du pouvoir de censure qui n'est pas utilisé dans ce débat car là c'est un débat selon l'article 50 points de la constitution donc qui n'engage pas la responsabilité du gouvernement et voilà ce n'est pas par exemple un discours de politique générale à l'assemblée où là et bien finalement c'est un vote de confiance qui est demandé par l'assemblée nationale et il peut y avoir une censure de la part des députés mais donc ce n'est pas le cas dans ce débat que ce soit à l'assemblée ou au Sénat en tout cas le Sénat n'a pas de pouvoir de censure dans tous les cas dans notre constitution mais donc pour les sénateurs on est bien dans un simulacre démocratique et ce qui explique ces boycotts on écoute le sénateur des Bouches-du-Rhône donc du groupe non inscrit au Sénat mais qui est membre du rassemblement national Stéphane Ravier nous avons également
entendu dire hier soir
que l'irresponsabilité de quelques-uns ne devait pas miner les efforts de tous les français seraient-ils encore montrés du doigt ou le président parlerait-il tout simplement de votre gouvernement face à l'offensive du variant anglais toutes ces nouvelles mesures liberticides sont les conséquences directes du waterloo de la vaccination qui marquent la déroute de votre gouvernement car à l'image de Grouchy alors que nous attendons votre intervention salvatrice vous êtes désespérément aux fraises monsieur le premier ministre mais à Waterloo les chefs étaient en première ligne vous, vous êtes en retrait en retard et chaque jour la bataille de la vie est perdue pour des dizaines pour des centaines de nos compatriotes vous n'avez qu'un horizon à offrir à notre peuple promettre des lendemains qui enferment vos annonces condamnent les étudiants et les plus jeunes à la détresse les ouvriers à rester exposés les indépendants les commerces de proximité dont il est scientifiquement reconnu qui ne constitue nullement un lieu de contamination à fermer définitivement pour la mère ou le père qui va pouvoir télétravailler
on parlait des capacités de réanimation et Céline qui nous dit qu'il existe des infirmières formées qui ont quitté l'hôpital ces dix dernières années et qui auraient pu être mobilisées remises à niveau rapidement sachant que la durée de carrière d'une infirmière hospitalière est courte alors en tout cas sur les personnels mobilisés pour venir en soutien dans les hôpitaux je crois que la liste des personnels est déjà assez élargie avec notamment le personnel retraité la réserve sanitaire également du personnel des armées qui sont mobilisés et puis également des internes bien sûr des étudiants en médecine voilà toutes ces personnes viennent en aine au personnel soignant hospitalier actuellement qui même si on ne l'applaudit plus tous les soirs comme au premier confinement et bien ce personnel est très très mobilisé très très sollicité dans cette crise le professeur Raoult
a été banni
en même temps que son traitement dont nombre d'élus marseillais et personnalités de haut rang ont pu bénéficier tout cela est-il le résultat de votre incompétence ou d'une véritable stratégie
car on en vient à quoi Stéphane Ravier qui remet le professeur Raoult dans le débat donc Stéphane Ravier sénateur marseillais et donc défenseur de Didier Raoult de l'hôpital
de la recherche de l'industrie de la souveraineté gage de la liberté de décision en ces temps dans le fermement tout azimut la vérité nous rend libre et la vérité veut que le retour la résurrection j'ose dire de nos libertés n'est annoncé ni pour dimanche ni pour lundi ni pour les semaines à venir je ne serai donc conscienté quant à moi cet enfer économique social et autoritaire dans lequel vous souhaitez enfermer le pays un mois de plus
et donc Stéphane Ravier qui évoquait le retour de nos libertés il faut quand même rappeler qu'Emmanuel Macron hier soir a dressé un calendrier justement d'une forme de retour à la vie normale avec à partir du 15 mai une réouverture de certains lieux de culture notamment des musées ça ce serait peut-être possible et puis également une ouverture des terrasses des cafés restaurants à partir du 15 mai et puis à partir de cette date une ouverture progressive des autres lieux de culture et de restauration on va maintenant écouter le président du groupe les républicains au sénat Bruno Rotaillot qui est également un candidat potentiel de la droite à la présidentielle en tout cas il aimerait bien une primaire donc voilà dans tout ce contexte politique on va l'écouter
à parler une fois de plus le parlement est pris en otage et une fois de plus pour la troisième fois la France est reconfinie monsieur le premier ministre dans quelques instants vous allez nous demander de voter mais c'est un vote pour rien parce que c'est un vote sur rien vous allez nous demander de voter sur des annonces qui ont déjà été faites vous allez nous demander de voter sur des mesures à prendre qui ont déjà été prises oui Hervé Marseille a raison nous avons l'électricité la télévision et nous avons effectivement regardé ces annonces hier à la télévision mais à quoi bon voter si tout est décidé et il y a un paradoxe parce que c'est trop facile de vouloir nous faire voter quand tout est décidé et lorsqu'on aurait aimé avoir des votes nous le refuser souvenez-vous c'était au moment du débat pour une reconduction de l'état d'urgence et le parlement proposait ici le Sénat un vote lorsqu'il fallait proroger d'un mois le confinement c'était normal c'était un contrôle démocratique et vous nous aviez refusé ce vote monsieur le premier ministre votre ministre de la santé nous l'avait refusé pour notre bien puisqu'il nous avait dit à l'époque c'est pour empêcher l'embolie des chambres merci pour sa sollicitude mais c'est là que le vote aurait pu être utile en réalité je pense que quand je parlais de prise d'otage du parlement vous souhaitez que le parlement cet après-midi le Sénat soit une sorte de faire-valoir et bien le Sénat mes chers collègues n'est pas le faire-valoir de l'exécutif ou du président de la république et vous n'êtes pas et vous n'êtes pas et nous ne sommes pas des greffiers appliqués du verdict de Jupiter c'est une évidence la cinquième république ça n'est pas le président parle à la télé et le jour d'après le parlement s'exécute dans l'hémicycle ça n'est pas ça la cinquième république je voudrais je voudrais avec de nombreux collègues et y compris présidents de groupe partager ce que nous avons sur le coeur vous disposez avec et donc sur le retour à la vie normale
et sur par exemple la réouverture des restaurants c'est vrai qu'il y a la question de ce passeport sanitaire est-ce que justement il ne faudrait pas le mettre en place pour pouvoir ouvrir plus rapidement nos cafés nos restaurants nos lieux de culture nos salles de spectacle ça pourrait aussi aider certains secteurs en tout cas ce n'est pas l'avis de Patricia qui dit que ce passeport sanitaire est discriminatoire anti-constitutionnel et que du coup la solution c'est qu'on ne va plus aller dans ces bars et ces restaurants si jamais le passeport sanitaire est obligatoire non c'est plus long
il faut nous l'avons démontré ici 436 jours pour une ordonnance et il faut 235 jours pour la loi la loi est plus rapide quelle est la différence ça n'est pas la vitesse
Xavier c'est vrai c'est vrai qu'il rappelle qu'à la fin de l'année Emmanuel Macron avait dressé un horizon de retour à la nuit normale à partir du 20 janvier et on a bien vu que ce calendrier n'a pas du tout été tenu donc c'est aussi risqué pour le président de fixer des dates comme ça de réouverture de certains lieux et en plus ça peut avoir un effet très déceptif pour les français
je pense qu'on ne peut pas se réjouir même pour vous même pour l'exécutif je vous mets en garde parce que la démocratie c'est aussi des contre-pouvoirs et je pense que c'est une illusion dangereuse que le président de la république conforte les français dans cette croyance naïve d'un homme seul capable de tout capable de tout prendre en charge parce que lorsqu'il y a défaillance dans la prise en charge et que parallèlement les mécanismes démocratiques parlementaires ne sont plus au rendez-vous qu'est-ce qui se passe ?
la nature est la horreur du vide dans ce face-à-face dans cette ubérisation de la politique dans la suppression de tous les intermédiaires y compris pour le parlement qu'est-ce qui se passe la nature horreur du vide ? il y a d'autres mécanismes qui se mettent en place la démocratie c'est rendre des comptes et aux heures les plus graves notamment première guerre mondiale relisez votre histoire cette démocratie n'a pas été un obstacle à la gestion d'une crise énorme elle était une ressource quels sont ces mécanismes qui se mettent en place ?
ce sont les réseaux sociaux où chacun peut pour un temps vouloir devenir un procureur un fou qui est un ville vous le savez bien mais quand on veut le face-à-face au peuple on risque cela un précédent intervenant le disait il y a quelques minutes et quel est l'autre mécanisme qui se met en place puisque la responsabilité démocratique devant le parlement est insuffisante c'est que les ministres sont appelés à la barre et je le désapprouve cette judiciarisation comme j'ai désapprouvé des réquisitions à 6h du matin d'un ministre de la santé qui a autre chose à faire évidemment je vous renvoie la sollicitude dont nous avions rendu sur l'embolime cher ministre de la santé
oui oui on rappelle qu'il y a plusieurs procédures judiciaires qui sont lancées contre des membres du gouvernement également contre d'anciens membres du gouvernement contre Edouard Philippe l'ancien premier ministre et bien devant la cour de justice de la république qui juge les ministres et oui des actions judiciaires qui ont été lancées dans cette crise sanitaire par notamment des associations de malades
toujours plus de bureaucratisation voilà ce que je veux vous dire et c'est important que vous l'entendiez alors vous avez eu nous vous avons confié d'ailleurs des pouvoirs très étendus mais qu'en avez-vous fait pour quel résultat je voudrais prendre deux exemples dont d'autres collègues ont déjà parlé les lits de réanimation c'est important puisque c'est ce qui vous permet de piloter en tout cas les mesures de freinage et ça de ce point de vue là on le comprend et puis la vaccination qu'avez-vous fait de ces pouvoirs étendus énormes pour ce qui concerne les lits de réanimation j'ai écouté comme tant d'autres le président de la république j'ai entendu comme le 28 octobre au dernier avant le second le deuxième même des reconfinements le chiffre de 10 000 lits c'était le même chiffre hier donc il y a un problème ou la promesse ou la promesse du 28 octobre était-il tromperie ou alors si elle n'était pas une tromperie c'est simplement que l'engagement ne s'est pas réalisé parce qu'on est toujours à ces 10 000 lits et ces 10 000 lits on ne les a pas puisque vous savez très bien que cela découle de déprogrammation la déprogrammation c'est la perte de chance pour ceux qui devaient être opérés qui ne le seront pas je discutais avec plusieurs chefs de services de grands hôpitaux parisiens ces derniers jours et bien ils me disaient tous qu'il faut pratiquement le personnel de deux blocs opératoires pour créer un lit de réanimation c'est énorme certains disent même que lorsque vous soignez un patient pour une quinzaine de jours Covid c'est sans doute 150 à peu près personnes patients qui devaient être opérés et qui devront avoir leurs opérations repoussées ce sont des pertes de chance pourquoi est-ce qu'on n'a rien fait pourquoi j'avais entendu le président de la République dire parler du chiffre de 7000 personnels soignants infirmiers infirmières et aussi médecins qui auraient été soignés mais où sont-ils où est la réserve sanitaire sur le terrain je vous assure pour ce que l'on connaît pour nos départements pour nos régions la réserve sanitaire on ne la voit pas pourquoi en parler et ça fait un an qu'on en parle qu'avons-nous fait de ces pouvoirs qu'avez-vous fait de ces pouvoirs énormes qui vous ont été confiés et sur la vaccination je vous ai entendu moi aussi au mois de décembre parler d'un chiffre mi-avril c'était 14 millions je crois et désormais pour la mi-mars et désormais c'est 10 millions pour la mi-avril mais parce que mais monsieur le ministre premier ministre il y a une valse des chiffres il y a une valse du calendrier qu'il n'y a pas un français qui s'y retrouve je vous assure je vous assure tellement il y a eu de changements de pied et vous allez dire très bien c'est l'Europe j'ai entendu j'ai entendu un haut responsable allemand d'ailleurs il y a 15 jours me répondre oui mais mieux vaut vacciner lentement mais vacciner dans un cadre européen ça c'est l'idéologie et ça ça n'est pas entendable par nos compatriotes c'est vous qui êtes en charge de la protection des français de la nation française aucun commissaire européen ne fera pour le peuple français ce qu'un élu du peuple peut faire pour protéger les français ça me paraît une évidence évidemment donc ce pouvoir qu'on vous a confié vous l'avez exercé mais pour peu de résultats j'entendais la fameuse phrase quand je me regarde et quand je me compare non quand on se compare mes chers amis on se désole plutôt nous sommes en matière de vaccination au 51ème rang ça veut dire qu'on fait moins bien que le Chili que le Maroc que la Serbie que la Hongrie que tant d'autres pays l'Allemagne est à un peu plus de 75 000 morts avec 82 millions d'habitants nous nous allons arriver à 100 000 morts et chacun d'entre nous a une pensée pour ceux qui ne sont plus là pour leur famille qui souffre toujours mais c'est ça les résultats c'est à cela qu'on doit juger une politique même si je sais que les circonstances sont difficiles évidemment et je le dis ici aujourd'hui je le répète à cette tribute et Bruno Rotaillot
qui a évoqué la responsabilité du gouvernement français dans la vaccination pour vacciner le peuple français par rapport à l'Union Européenne il y a eu un petit discours un peu souverainiste de la part de Bruno Rotaillot parce que pour le moment c'est l'Union Européenne qui gère cette campagne vaccinale en tout cas l'approvisionnement en doses et donc qui négocie directement avec les laboratoires pharmaceutiques qui produisent ces vaccins et ce qui explique la lenteur de la vaccination dans tous les pays de l'Union Européenne car par exemple sur les calendriers de livraison des vaccins AstraZeneca en Union Européenne il y a de gros gros retards et même un bras de fer qui est engagé entre la Commission Européenne qui gère ces contrats et donc les laboratoires et donc notamment AstraZeneca et en tout cas Emmanuel Macron a voulu rassurer hier soir en disant que la capacité de production de l'Europe allait vraiment augmenter et que l'Union Européenne serait le continent qui produit le plus de vaccins mais c'est vrai que pour l'instant on est complètement à la traîne par rapport aux Etats-Unis ou par rapport au Royaume-Uni
et puis il y a une autre stratégie gagnante c'est la vaccination deux pays qui avaient loupé la première marche dans la gestion de l'épidémie c'est le Royaume-Uni c'est les Etats-Unis et d'autres c'est la vaccination rapide mais massive et nous n'avons eu ni l'une ni l'autre des deux stratégies nous avons eu certes à Paris la bureaucratie ajoutée à la technocratie bruxelloise et voilà le trou de souris d'Emmanuel Macron s'est transformé pour beaucoup de français en souricière mes chers amis voilà et je pense qu'aujourd'hui ce que veulent les français c'est qu'on puisse leur donner des preuves de l'efficacité et qu'on reconstitue l'antidote qui est la confiance la confiance vous la reconstituerez à trois conditions la première c'est l'efficacité j'en parlais il y a quelques instants s'il faut commander des vaccins en dehors de la procédure européenne pour répondre à Yann
qui dit qu'il y a des liens qui disparaissent sur le chat alors il n'y a pas du tout de censure c'est juste quand il y a des messages avec des insultes on les supprime enfin c'est juste de la modération mais sinon voilà c'est quand même c'est un complètement un espace de libre expression et donc n'hésitez pas à donner vos arguments ce que vous pensez de ce qui se dit en ce moment au Sénat pour ceux qui rejoignent ce fil de commentaires je le rappelle vous êtes en train de suivre le débat au Sénat qui fait suite au discours de Jean Castex sur les mesures sanitaires annoncées par Emmanuel Macron et ce plan de reconfinement national donc chaque groupe politique du Sénat donne son avis sur ces mesures annoncées par le Président et à la fin il y aura un vote un vote qui va être qui va être d'ailleurs boycotté par beaucoup de sénateurs et donc voilà c'est un débat interactif une émission interactive et donc n'hésitez pas à donner votre avis à poser des questions répondre également aux questions qu'on vous pose et puis au sondage qu'on vous pose actuellement pour savoir si vous êtes favorable à ce plan de reconfinement national et puis n'hésitez pas à liker et à partager ce débat en live sur Facebook pour le faire profiter au plus grand nombre
même quand il est doté de la plus belle intelligence qu'il est doté d'une pensée complexe même lui seul ne peut rien seul c'est absolument une évidence donc je crois que les institutions représentatives de notre démocratie doivent être respectées ne faites pas du Sénat ou de l'Assemblée nationale un théâtre d'ombre ce lieu ce lieu d'une fausse concertation ce lieu d'un simulacre de décision nous allons comme d'autres ne pas participer au vote ce geste politique ce n'est pas un mouvement de mauvaise humeur ce n'est pas un caprice c'est simplement un message la démocratie représentative mes chers amis c'est l'assurance pour tous les français quels qu'ils soient quels que soient leurs sentiments politiques c'est l'assurance que le sort de tous ne repose pas dans les mains d'un seul voilà ce qu'est la démocratie voilà pourquoi la démocratie a été inventée alors oui il nous faut reconstruire ensemble monsieur le premier ministre et nous sommes disponibles la confiance mais la confiance par la preuve par l'efficacité et j'ose espérer que cette nuit sans fin aura une aube une aube nouvelle et comme l'a dit le président de la république que cette aube ce sera une aube d'un joli mois de mai vous n'en avez pas parlé je l'ai entendu en parler j'espère que vous croyez à cette promesse présidentielle d'ailleurs si vous croyez à ce que en mai les choses aillent mieux en mai c'est à dire que les bars les restants rouvrent pourquoi nous ne voterions-nous pas s'il n'y avait plus d'élections ce serait donc l'échec de la promesse du président de la république d'hier soir en tout cas nous voulons une nouvelle espérance et je pense que c'est en abandonnant les vieux démons mais c'est surtout en écoutant le parlement et c'est surtout en redonnant confiance aux français que vous y parviendrez merci
merci merci monsieur le président
je vais maintenant donner la parole au président Claude Maluré pour le groupe les indépendants république et territoire
et le président Maluré a huit minutes vous avez la parole monsieur le président
monsieur le président mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues depuis l'annonce inespérée de vaccins découverts en quelques mois seulement par des chercheurs que nous ne remercierons jamais assez la course est lancée entre l'acquisition de l'immunité collective qui nous sauvera de la pandémie et la dissémination des nouveaux variants du virus qui signeraient notre défaite cette équation à deux inconnus est une ordalie pour le gouvernement comme pour les français parce qu'elle se complique de deux paramètres qui en font l'effroyable complexité le premier est le retentissement immédiat de toutes mesures sanitaires sur l'économie du pays qui dans le cas extrême d'un confinement total s'écroule aussitôt nous l'avons vécu le deuxième est le désastre psychique causé par une crise interminable pour tous nos concitoyens dont beaucoup sont désormais au bord de l'effondrement ou tout au moins de l'épuisement jamais la situation n'a été aussi tendue et c'est pourquoi même si nous entrevoyons la lumière au bout du tunnel nous sentons tous que les semaines qui viennent seront cruciales c'est sans doute la raison pour laquelle la décision du président de la république de ne pas reconfiner en janvier dernier mais de prendre des mesures graduelles s'exemptant pour la première fois des injonctions scientifiques a été très majoritairement approuvée par les français malgré ceux qui ont souligné les risques les insuffisances ou l'aspect d'un pari hasardeux je le dis clairement je fais partie avec beaucoup d'autres ici de ceux qui ont approuvé cette stratégie et je ne peux donc aujourd'hui critiquer le président de la république en demandant s'il n'aurait pas dû prendre il y a deux mois les décisions qu'il prend ce jour voire des décisions plus radicales encore ce serait oublier aussi que depuis des mois les enfants sont allés à l'école que les entreprises ont tourné et que la plupart des français ont pu mener une vie presque normale c'est oublié aussi que du fait des nouveaux variants la certitude d'une efficacité absolue d'un confinement n'était pas évidente contrairement aux premiers avec des mesures plus radicales que les nôtres depuis deux mois l'Allemagne est aujourd'hui quasiment au même nombre de décès quotidiens que nous l'Italie presque au double le même dilemme se pose aujourd'hui avec une intensité décuplée par des courbes qui remontent par des critiques qui fustent à nouveau et enfin et peut-être surtout par les pressions pour des mesures radicales d'une partie du corps médical peut-être déçus qu'on ne suive plus ces prescriptions à la lettre loin de moi de nier les difficultés extrêmes et qui s'aggraveront dans les jours qui viennent des services de soins intensifs loin de moi l'idée de vouloir minimiser le dévouement inlassable des soignants dont beaucoup sont eux aussi au bord de l'épuisement mais il faut rendre à César ce qui est à César et aux politiques ses prérogatives et la première est la responsabilité de juger des moyens de tenir dans l'adversité et d'en juger en prenant en compte les préoccupations les possibilités les capacités de résistance ou les cauchemars de tous les français en ayant à l'esprit le choix en ayant à l'esprit que le choix est rarement entre une bonne et une mauvaise solution mais entre une mauvaise solution et une pire encore ce choix est d'autant plus difficile que les médecins eux-mêmes sont partagés il suffit de regarder les plateaux de télévision de jour comme de nuit pour s'en convaincre ces derniers jours 41 médecins de la PHP
expliquaient dans une tribune au monde je crois alors du coup Yann pour revenir sur le lien que tu as publié donc c'est un lien qui dit que et bien dans quelques mois 30% des vaccinés allaient mourir en tout cas enfin moi j'ai vu aucune information dans la presse sur sur voilà ce sujet donc il n'y a pas vraiment de preuve quand même que voilà 30% des vaccinés allaient mourir ce serait ce serait vraiment inquiétant en tout cas
la société française de pédiatrie lui répondait le lendemain il faut tout faire pour éviter de fermer les écoles c'est dans ce contexte que le président de la république a dû prendre une décision que j'imagine déchirant camper sur des mesures dont il apparaît désormais qu'elles ne suffisent plus à réduire l'épidémie c'était la certitude de perdre la course de vitesse contre le virus reconfiné totalement c'était une capitulation c'était aussi le risque d'une révolte d'une partie de nos concitoyens
et nous le voyons sur la vaccination pour revenir sur ton lien Yann voilà ce sont des vaccins qui sont validés par des agences de sécurité sanitaire avec plusieurs plein de scientifiques qui étudient de nombreuses données et de nombreux essais cliniques sur ces vaccins et à la moindre inquiétude et ça a été le cas avec le vaccin AstraZeneca il y a quelques semaines il y a eu une suspension de ce vaccin pour des fameux cas de thrombose pour quelques dizaines de cas sur plusieurs millions de personnes vaccinées donc finalement ce vaccin AstraZeneca il a été relancé et réutilisé mais on peut dire quand même qu'il y a une pharmacovigilance qui est très précise et très active sur ces vaccins donc à mon avis on ne peut pas dire que 30% des vaccinés vont mourir dans quelques mois
alors on dit
vous qui voudrez entendre Asselineau alors malheureusement Asselineau François Asselineau pour l'instant n'est pas encore sénateur donc là vous écoutez le président Claude Maluret donc président du groupe Les Indépendants au Sénat donc Les Indépendants ce sont une dizaine de sénateurs de droite mais qui sont plutôt constructifs avec le gouvernement
Le président dans son discours d'hier semble avoir pris la mesure de cet enjeu crucial L'accélération est impérative nous devons nous donner les moyens d'y parvenir Le gouvernement n'a désormais d'autre choix que de réussir Le succès de la vaccination est aujourd'hui entre les mains de l'exécutif désormais tenu à une obligation de résultat Il sait qu'il peut compter sur l'ensemble des élus locaux qui ne cessent de faire la preuve de leur dévouement et de leur efficacité Plusieurs groupes de notre assemblée ont annoncé leur intention de ne pas participer au vote qui conclura ce débat Je comprends leur agacement et pour certains leur irritation La cinquième république n'est pas tendre pour le parlement et ce n'est pas la première fois que nous nous plaignons de la façon
dont nous sommes traités par l'exécutif Pour répondre à Patricia effectivement il y a des pays qui ont stoppé la vaccination avec l'AstraZeneca pour ces cas de thrombose je crois notamment en Scandinavie Après voilà c'est un débat sur la pharmacovigilance et puis sur ce rapport bénéfice-risque est-ce que au motif de quelques dizaines de personnes sur plusieurs millions donc quelques dizaines de personnes qui provoquent qui ont des thromboses est-ce qu'il faut arrêter ce vaccin c'est un débat car même s'il n'y avait pas eu ce vaccin peut-être que sur un même nombre de personnes plusieurs millions il y aurait eu une dizaine de cas de thrombose donc ça pose question après est-ce que la presse ment parce que Patricia dit la presse ment je ne pense pas qu'on puisse dire que tous les journalistes la presse ment c'est justement de faire un travail de vérification et de précision de l'information
dans quelques mois
grâce au vaccin grâce à notre respect des règles grâce à notre solidarité 2021 sera l'année où nous surmonterons à notre tour l'épreuve qui nous est assignée je vous remercie merci monsieur le président je donne la parole maintenant au président Guillaume Gontard pour le groupe écologiste
mais après voilà la presse n'a pas non plus la science infuse notamment en matière sanitaire c'est sûr
monsieur le président vous avez la parole
merci monsieur le président monsieur le premier ministre un an de pandémie et bientôt 100 000 morts en France près de 3 millions dans le monde un an de pandémie
et 4,6 millions de malades un an de pandémie et un personnel soignant à bout de souffle un an de pandémie et des inégalités sociales qui explosent un an de pandémie et plus de 10 millions de pauvres dans notre pays un an de pandémie et une entreprise sur 3 mener cette faillite malgré les aides gouvernementales
un an de pandémie et de détresse psychologique un an de pandémie et une jeunesse aux abois un an de pandémie et une vie sociale et culturelle sous cloche un an de pandémie et des perspectives toujours aussi incertaines le bilan sanitaire social et économique du Covid-19 est dramatique et ses conséquences se feront ressentir pendant des années ce bilan n'est pas celui du gouvernement vous avez agi le plus souvent du mieux que vous pouviez et il est prétentieux et malvenu d'expliquer que nous aurions fait beaucoup mieux mais il n'est pas non plus possible de vous exonérer de votre responsabilité ni surtout de celle du président de la République Monsieur le Premier ministre je relisais mon propos lors du débat organisé dans de pareilles circonstances le 29 octobre dernier et cette lecture m'a désespéré rien n'a changé depuis un an rien n'a changé depuis cinq mois Jupiter l'épidémiologiste Jupiter le roi traumaturge Jupiter le maître des horloges décide de tout tout seul et vous venez ensuite faire le service après-vente devant nous la pertinence de l'exercice interroge du coup puisque nous sommes là vous ne m'en voudrez pas de reprendre quelques propos de mon intervention du 29 octobre ils sont et je le déplore toujours voire davantage d'une vibrante actualité vous n'avez pas su construire l'union nationale indispensable à la période rien n'a changé le président continue vainement de l'invoquer comme on crie dans le vent il aurait été opportun et intelligent d'associer la représentation nationale aux décisions permettant de faire face à la situation sanitaire économique et sociale
pour répondre à Netsab non non tes questions ne dérangent pas du tout donc tu demandais pourquoi on mettait autant de moyens dans la répression policière et pas assez dans le corps médical oui la question des moyens de l'hôpital est pertinente donc je rappelle que le gouvernement a fait le Ségur de la santé plusieurs milliards d'euros pour notamment améliorer les conditions de travail des soignants il y a également des dizaines de milliards d'euros d'investissement dans l'hôpital donc voilà est-ce que selon vous est-ce que selon vous c'est suffisant ou est-ce qu'il faut encore un nouveau plan pour augmenter les moyens de l'hôpital sachant que le sujet en ce moment c'est la capacité de lits de réanimation du pays Emmanuel Lacombe qui a donc annoncé une capacité augmentée à 10 000 lits de réanimation avec des lits qui ne sont pas pérennes mais ce sont des lits éphémères qui sont fabriqués à partir de blocs opératoires donc ça a forcément une conséquence sur la déprogrammation de certaines opérations chirurgicales en tout cas et bien maintenant on écoute le président du groupe écologiste au Sénat qui va bricoter le vote au terme de ce débat Guillaume Gontard des polémiques médiocres
au lieu de garder leur temps et leur énergie il y en a besoin à la résolution de la crise alors la gouvernance demeure solitaire et erratique ce manque total de visibilité affaiblit chaque jour davantage l'acceptabilité des mesures qui sont prises et leur efficacité c'est un cercle vicieux qui nous dessert tous et toutes collectivement en un an vous n'avez jamais été capable de donner de la visibilité aux françaises et aux français certes la situation est instable et difficilement prévisible mais d'autres pays ont fait beaucoup mieux je pense notamment à l'Afrique du Sud pays pourtant très durement touché par le virus qui a pris le temps d'élaborer un mode de gouvernance intérêts
c'est vrai que notamment aux Etats-Unis il y a eu une mise en doute des essais cliniques à l'AstraZeneca donc oui c'est vrai dans certains pays on met en doute ce vaccin
il y a eu un certain nombre de mesures de distanciation et de restriction de la liberté de mouvement et d'activité le changement de niveau est activé par le gouvernement sur la base de critères objectifs circulation du virus nombre de décès niveau d'occupation des hôpitaux Monsieur le Premier ministre qu'est-ce qui empêche le gouvernement de mettre en place un tel dispositif qui permettrait de donner de la visibilité aux françaises et aux français aux élus locaux et aux entreprises
donc le débat c'est notamment sur et bien la bonne méthode en matière d'essais cliniques je crois que les Etats-Unis justement remettaient en cause le protocole dans l'essai clinique AstraZeneca ce qui n'est pas le cas en tout cas de l'agence européenne du médicament qui a donc validé cet AstraZeneca
même si les doses d'AstraZeneca
n'arrivent pas assez vite sur notre territoire
que vous entendiez mon message que je vais néanmoins vous formuler quelques demandes pour accompagner les mesures que vous présentez cet après-midi on va écouter
Guillaume Gontard parce que si on se met à faire un débat sur la presse et sur la précision des informations qui sont publiées par les journalistes on n'en a pas fini on va essayer de se reconcentrer un peu sur ce débat autour du plan de reconfinement annoncé par Emmanuel Macron
Il faut aussi renforcer les moyens matériels et humains le président promettait jusqu'à 12 000 lits de réanimation en octobre nous en sommes selon ses dires à 7 000 à Lyon à Bordeaux les hôpitaux militaires ferment alors qu'ils auraient pu accueillir des malades Monsieur le ministre entendez enfin la lassitude et l'exaspération des soignants sans qui le bilan de la pandémie serait catastrophique comment cette crise n'a pas encore débouché sur un plan de l'hôpital public d'autre part il est plus que temps de prendre des mesures d'urgence sociale dignes de ce nom nous avons déjà des moindres retards 10 millions de pauvres des étudiants qui vont à la soupe populaire votre dogmatisme néolibéral Juste pour répondre à Yann
qui fait référence aux accusations contre l'armée française d'avoir tué des civils dans une opération au Mali là sur ce qu'a fait la presse sur ce sujet la presse a relayé le rapport de l'organisation des Nations Unies qui estime que la France est responsable de la mort de 19 civils dans cette opération militaire au Mali donc que l'armée française est responsable de la mort de civils donc ça cette information par exemple elle a été publiée par la presse française et on n'a pas cherché à la cacher après c'est vrai que du coup vu que le Covid prend toute l'actualité on n'en parle pas peut-être assez parce que c'est une grosse information mais en tout cas le rapport des Nations Unies a été relayé soulagé
que l'évidence est finie par s'imposer le retard de la vaccination explique en partie cette situation et les personnes scolaires doivent devenir un public priorité d'ailleurs on en avait
parlé dans cette émission de cette opération qui posait question je ne sais pas si tu te souviens Yann parce qu'on avait fait une émission spéciale sur le débat autour de l'opération Barkhane et il avait été question de ces accusations de bavure dans une opération donc au Mali
car pour notre école il faut des moyens considérables pour dédoubler les classes recruter et revaloriser les enseignants pour financer cet effort national sans précédent les hauts revenus doivent être mis à contribution enfermés dans votre idéologie vous vous y refusez depuis le printemps dernier pourtant c'est indispensable d'un point de vue financier comme d'un point de vue moral pour garantir l'unité du pays
ah bah tiens je vous pose la question est-ce que vous êtes d'accord avec le sénateur écologiste Guillaume Gontard est-ce qu'il faut mettre à contribution les hauts revenus de ce pays pour relancer le pays dans la crise et notamment résoudre cette crise sociale les géants de la vente en ligne
et les grandes surfaces Monsieur le Premier ministre les écologistes ont cessé d'être constructifs durant cette crise qui nous engage tous et tous nous continuerons à l'être quand vous voudrez bien nous consulter en amont ce n'est pas le cas aujourd'hui et je le regrette et vous comprendrez que nous ne prenions pas part non plus à cette mascarade démocratique merci merci Monsieur le Président la parole est maintenant au Président François Patria pour le rassemblement des démocrates progressistes et indépendants il a 8 minutes Monsieur le Président vous avez la parole merci Monsieur le Président Monsieur le Premier ministre Mesdames Messieurs les ministres mes chers collègues au-delà de les talents d'orateurs que vous avez développés ceux qui m'ont précédé quand j'entends la dureté de certains propos la V mange de certaines attaques les sarcasmes faciles les procès sans appel au-delà de tout ça et que j'intéresse certains d'entre vous ils me répondent c'est le jeu est-ce que vous croyez mes chers collègues que le moment que nous vivons est un moment de jeu ça fait un an que l'inquiétude du Covid-19 frappe l'ensemble des pays du monde bouleversant les échanges en deuillant les familles transformant nos vies chacun d'entre nous a vécu dans sa ville dans son entourage dans son intimité le doute l'éloignement la solitude et parfois le décès un an pour mieux comprendre ce virus nouveau c'est désormais le cas un an pour s'armer face à lui pour lutter chacun mois par mois contre l'évolution de la maladie avec en futur la vaccination en première ligne et un an nous devons tous prendre en conscience des décisions cruciales avec pour objectif d'agir en responsabilité et pour nous tous de tenir ensemble la question qui nous est posée aujourd'hui après l'Assemblée nationale est d'apporter ou non notre adhésion aux mesures prises par le chef de l'Etat et par le gouvernement j'entends parler de fausses concertations de mise en œuvre écoutez je peux vous dire ici j'ai participé à tous les comités de liaison sur le Premier ministre je suis témoin pour le dire je n'ai jamais entendu de la part du président ici de propositions au-delà de ce que vous avez jamais je n'ai entendu de propositions jamais jamais
donc les comités de liaison ce sont les réunions quasiment mensuelles entre le Premier ministre et les groupes politiques du Sénat pour faire un point sur la crise sanitaire
je pense que ces consultations ont eu lieu et que les décisions prises par le gouvernement hier monsieur Jomier je vous le dis ont été prises après de nombreuses consultations hier encore hier encore monsieur Jomier vous parlez d'un homme seul au pouvoir vous tombez dans une irresponsabilité qui vous déshonore un peu il y aura eu bien oui il y aura eu il y aura eu bien des anathèmes bien des mises en meur bien des caricatures il y a eu beaucoup de yaka faucon il est facile il est facile sur un plateau de dire fermons les écoles et de dire de même jour au jour ce serait inhumain de confiner les français mais derrière ces mots il existe une multitude de réalités il existe des parents débordés des enfants seuls face à leurs difficultés d'autres entourés par des tuteurs en laissant ouverte monsieur le ministre de l'éducation en laissant ouverte les écoles pendant 42 semaines le choix a été fait de palier à ces égalités et ce ça nous exclut aujourd'hui du drame éducatif que l'UNESCO souligne aujourd'hui plutôt que de critiquer la France tous les jours vous feriez mieux parfois d'en saluer les bienfaits aujourd'hui
et donc le patron des sénateurs La République En Marche qui est un peu en train de régler ses comptes avec les autres groupes politiques du Sénat qui veulent boycotter le vote après ce débat donc François Patria qui défend là le gouvernement et qui a notamment attaqué le sénateur Jomi un sénateur socialiste et médecin qui hier après-midi a posé une question au gouvernement dénonçant et bien des mesures qui forçaient au tri entre les malades à l'hôpital c'est-à-dire cette obligation de faire des priorités entre les malades une question qui a été adressée au Premier ministre
J'entends ici qu'il y aurait d'un côté ici ou là ceux qui critiquent ceux qui savent ceux qui prédisent ceux qui écoutent et qui ne décident jamais et de l'autre ceux qui ignorent ceux qui sont arrogants ceux qui ne consultent pas ceux qui n'entendent pas et qui décident et dont les décisions sont toujours contestées tant ce jeu-là ne fait pas avancer aujourd'hui notre pays et avancer la lutte contre le virus je pense que nous pouvons sortir de ce jeu parce que l'expérience de cette année de drame épidémiologique nous a apporté un certain nombre d'enseignements quels sont-ils ?
d'abord parce que l'évolution de l'épidémie a toujours été une suite de surprises d'aléas de mauvaises surprises d'événements venant contredire ce qui était la veille encore perçu comme une vérité chaque mesure nouvelle est un choix un choix difficile mais un choix nécessaire je pense que les décisions si nous le regardons rétrospectivement ont montré leurs effets j'entends monsieur le premier ministre par exemple la décision du chef de l'état il y a un an en avril 2020 de rouvrir la vie au mois de mai elle avait été contestée y compris sur ses bancs comme étant prématurée et dangereuse elle s'est révélée efficace juste et adaptée elle a été saluée à l'époque comme un modèle de déconfinement que vous avez conduit monsieur le premier ministre on a reproché ensuite au mois d'octobre d'avoir pris une décision de confiner sans concertation alors que nous étions je vous rappelle à 50 000 contaminations par jour à cette époque et pendant tout le mois de novembre j'ai entendu sur les bancs de cet hémicycle aux questions d'actualité une fois un mercredi un jeudi après-midi un mercredi après-midi cette question d'actualité demandant de rouvrir les commerces de rouvrir les librairies de rouvrir les discothèques de rouvrir les salles de gîme tout à chaque fois alors que alors j'ai entendu cela alors que dans le même temps nous peignons à descendre des 50 000 et que nous sommes malgré tout arrivés à 20 000 et dans le même temps vous demandiez des mesures de liberté et vous disiez que le gouvernement était liberticide j'ai entendu depuis trois mois tellement d'avis contraires ceux qui disaient qu'il fallait continuer préventivement c'est pourtant une méthode sur Etaillot qui n'a pas qui n'a pas réussi dans tous les pays où il a été évoqué le confinement préventif ça n'existe pas ça existe quand le virus est là ça n'a pas empêché l'Allemagne d'avoir une forte contamination de confiner préventivement n'est pas forcément la bonne solution il y a ceux qui auraient voulu au contraire laisser la France sans coercition sans obstacle avec une irresponsabilité que nous retrouvons parfois dans certains comportements ce qui s'est passé le week-end dernier dans telle ou telle ville que je ne citerai pas aujourd'hui y compris ce que je vois au quotidien dans les métropoles m'incite à dire toujours que la responsabilité est présente certains s'adonnent à des comparaisons hasardeuses avec d'autres pays les bonnes mesures étant apparemment souvent prises ailleurs cette fascination pour l'étranger aujourd'hui me souprendra tous les jours probablement oublie-t-il de mentionner le nombre de morts américains troisième cause de mortalité en 2020 dans le pays le taux de chômage atteint 14% en avril oublie-t-il également de préciser que le déconfinement au Royaume-Uni est réussi alors qu'il se résume à la possibilité de se retrouver dans un parc à six personnes non le gouvernement ne prend pas des demi-mesures il prend des mesures appropriées graduées tentant à faire face à cette explosion virale aujourd'hui qui permettra de passer le pic dans quelques jours puis dans quelques semaines de revenir avec la vaccination à une vie presque normale cette vaccination certains n'en voulaient pas au rassemblement national bien entendu j'ai entendu madame le pen dire que ne se ferait jamais vacciné que monsieur mélenchon dirait que non plus ne se ferait jamais vacciné à la France Insoumise aussi déclarant sur le plateau je l'ai réentendu je l'ai réentendu hier soir avec tel sénateur ici présent dans l'hémicycle qui recommandait tous les français d'être soignés à la chloroquine et qui disait début janvier qu'on n'allait pas le prendre pour un cobaye il l'a mis dans un tweet il se reconnaîtra je rappelle les français je rappelle les français que les français à 60% ne voulaient pas se faire vacciner début janvier pourtant le gouvernement a tenu il avait anticipé il avait dans le cadre européen choisi de produire d'acheter des vaccins et heureusement que ce cadre a été respecté européen sinon je ne sais dans quelle guerre d'achat des vaccins nous serions aujourd'hui le rythme des vaccinations que certains ont contesté a été tenu vous avez douté vous avez douté du million vous avez douté du million de vaccins en janvier nous l'avons dépassé douté des 4 millions de personnes vaccinées en février nous l'avons dépassé douté des 10 millions au mois d'avril et nous les dépasserons douté des 30 millions fin juin et nous les aurons et vous doutez encore que les français puissent être vaccinés l'été c'est votre responsabilité je ne vous conseille pas au moment de prendre une décision aujourd'hui on peut merci à vous au moment de prendre une décision aujourd'hui on peut toujours contester toutes les mesures et si j'entends bien ce que disait ce matin un leader de l'opposition sur la vaccination
je ne vais pas du tout défendre François Patria mais c'est vrai qu'on critique beaucoup la lenteur de la vaccination mais finalement est-ce que le gouvernement n'a pas tenu le calendrier qu'il annonçait pour le moment donc est-ce que c'est vraiment tant un échec que ça cette vaccination en France
que la vaccination fasse ses effets et c'est la raison pour laquelle nous apporterons notre soutien aux décisions qui sont prises j'ai beaucoup entendu parler de Jupiter aujourd'hui et bien et bien donc je conclue et bien en ce jour particulier et en vous entendant refuser de voter c'est à Ponce Pilate que je pense ils ne feront pas partie de ce fil là voilà merci
et donc le règlement de compte à Ok Corral de François Patria le patron des sénateurs La République En Marche
la parole est au président Jean-Claude Roquet
et donc François Patria qui s'est énervé du fait que et bien la majorité des groupes politiques au Sénat vont boycotter le vote qui est prévu après ce débat sur ce plan de reconfinement François Patria qui a fait un peu qui a fait le job défendre le gouvernement défendre sa stratégie sanitaire et critiquer les oppositions qui voilà vont boycotter ce vote et le groupe des sénateurs radicaux qui n'est pas en général l'un des groupes d'opposition les plus les plus fervents contre le gouvernement et bien les sénateurs radicaux vont également boycotter ce vote on écoute leur président Jean-Claude Roquet qui sont devenus
des certitudes
d'abord celle d'un président de la République qui décide comme si la 5ème République avait atteint son plafond de verre en ces instants dramatiques celui enfin de l'exécutif qui parle de choix collectifs que nous avons fait je vous demande quel choix collectif a-t-il été fait le confinement le déconfinement le reconfinement le confinement limité la fermeture des commerces le couvre-feu à 18h puis à 20h le rayon de 20 puis 10 km celui du conseil de défense je crains monsieur le Premier ministre que nous n'ayons pas la même définition de ce qu'est un choix collectif dans une démocratie parlementaire une république moderne comme l'a réclamé Pierre Vendez France en son temps aurait nécessité que le débat parlementaire ait lieu avant la locution du président de la République et que l'ensemble du corps législatif soit associé étroitement à l'ensemble des décisions prises depuis maintenant un an car depuis un an c'est hélas le même schéma qui se reproduit sans qu'une leçon n'ait été retenue je constate que le président de la République a demandé aux soignants un effort pour augmenter nos capacités de réanimation alors qu'il nécessite avant tout de plus de main d'oeuvre et de moyens le président s'est voulu rassurant mais le constat et tout autre l'épidémie a bondi la vaccination s'est effective et encore trôlante et nous payons tous le pari d'avoir privilégié temporairement une économie au dépend d'un rebond fulgurant de la contamination je le dis cette ambiguïté il n'y a aucune intention pour notre part de soulever des polémiques inutiles mais nous avons l'impression et le regret que l'ensemble des mesures prononcées hier auraient pu et auraient dû être prises en amont et que nous aurons perdu un temps précieux sur ces mesures je crois que nous pouvons tous partager l'objectif initial qui était de maintenir les écoles ouvertes maintenir ce lien entre l'école de la république et ses enfants était nécessaire car on connaît les conséquences de l'astrage qui auraient un éloignement prolongé de l'école pour les élèves notamment pour ceux des plus défavorisés d'entre eux mais si le virus ne circule pas plus à l'école qu'ailleurs il ne circule pas moins non plus aussi la fermeture annoncée était devenue inévitable face à cela la simpanence d'un calendrier de réouverture était insuffisante oui vous avez annoncé le droit au change partiel pour l'ensemble des français qui ne pouvaient pas qui ne pouvaient pas télétravailler et ils sont nombreux notamment dans les territoires ruraux mais pensez-vous qu'ils soient aisés de télétravailler avec les enfants à la maison il faut aller plus loin en proposant des alternatives de garde en prenant plus largement en compte les 8 millions de familles monoparentales de notre pays il faut enfin se servir de ces 3 semaines de fermeture pour vacciner prioritairement les professeurs et les encadrants ce qui permettra de concilier une réouverture ouverte des classes et la protection sanitaire que nous devons à nos équipes éducatives
et donc sur la fermeture des écoles je rappelle le calendrier donc à partir de la semaine prochaine la semaine prochaine c'est une semaine en distanciel pour les écoles les collèges les lycées également les crèches et puis voilà à partir du 12 avril du 12 au 25 avril ce sont deux semaines de vacances pour toute la France il n'y a plus de zone de vacances scolaires et donc le 26 avril il y aura une rentrée en présentiel pour les écoles les crèches mais en distanciel pour les collèges et les lycées qui reviendront seulement le 3 mai en présentiel dans les établissements avec certaines jauges de présence et puis du côté des universités on reste sur une journée en présentiel par semaine donc voilà qu'est-ce que vous pensez de cette fermeture des écoles le gouvernement était arc-bouté sur des écoles ouvertes depuis septembre il était même fier d'avoir gardé les écoles ouvertes est-ce que cette fermeture c'est un échec tout simplement de sa stratégie et finalement les écoles pâtiraient de cette stratégie sanitaire voilà qu'est-ce que vous en pensez
concernant l'extension des mesures sanitaires à l'ensemble des territoires métropolitains et la règle des 10 kilomètres et de 30 kilomètres je crains que son application soit difficile matériellement d'abord dans les zones rurales où le nombre de commerce de séances publiques ou même de santé ne se situe pas dans ce cercle émettront automatiquement le nombre de nos concitoyens hors la loi ensuite comment vérifier l'adresse lorsque celle-ci n'est pas la même que celle du papier d'identité et lorsque l'adresse est la bonne comment être sûr que le cercle des 10 kilomètres est bien respecté les agents de police et les gendarmes ne sont pas dotés de décamètres vous le savez ce rayon des 10 kilomètres sera aussi difficilement respectable dans les zones urbaines où l'on peut davantage penser que les services essentiels sont en proximité le besoin de s'aérer n'en est pas moins que plus grand d'autant que tout le monde n'a pas la chance d'avoir une résidence secondaire ou un pied-à-terre à la mer à la montagne ou à la campagne enfin si on a pris une chance de ce virus c'est bien qu'il est imprévisible aussi parler de reouverture diverse mimée si bien entendu nous le souhaitons et l'appelons de nos voeux nous paraît prématuré monsieur le premier ministre nous sommes un an après la mise en place de politiques diverses pour tester tracer isoler que nous avons voté ou non d'ailleurs dans cet hémicycle autant d'éléments pour lesquels nous ne disposons pas d'évaluation et qui nous permettent de douter de leur efficacité nous sommes un an et donc Jean-Claude Roquet
qui a évoqué ce rayon de 10 km puisque à partir de lundi donc ça ne concerne pas le week-end prochain le week-end de Pâques et bien dans tous les départements les déplacements seront limités à ce rayon de 10 km et alors je le dis ça peut poser des problèmes en zone rurale car tous les services sont parfois à plus de 10 km et puis également en zone urbaine on a un besoin de s'aérer et il faut parfois justement pour s'aérer et aller un peu voir du vert et bien il faut aller au-delà de 10 km donc selon vous est-ce que ce rayon de 10 km est le bon pour réaliser ce qu'Emmanuel Macron appelle en tout cas enfin ce confinement aéré cette troisième voie qui ne ressemble pas au deuxième confinement c'est-à-dire qu'on a des déplacements limités mais on peut quand même sortir pour prendre l'air est-ce que voilà 10 km c'est le bon rayon selon vous
dont vous connaissez l'attachement à nos institutions et à la volonté de placer l'intérêt du pays au-delà de toute querelle partisane l'unité aura été démise ainsi qu'une image d'une nation rassemblée face aux défis auxquels nous sommes confrontés et là monsieur le premier ministre l'unité nationale ne se décrète pas elle se construit aussi vous comprendrez que notre groupe pas en unanimité mais dans sa très grande majorité ne prendra pas part au vote merci monsieur le président
et donc pour ceux qui nous rejoignent sur cette émission le débat est à vous et on suit en ce moment le débat au Sénat sur le plan de reconfinement du gouvernement après un discours de Jean Castex qui a précisé les mesures et donc maintenant les groupes politiques viennent donner leur avis sur ces mesures sanitaires et beaucoup de groupes politiques sont vent debout en tout cas sur la forme de ce débat où en gros on leur dit vous venez débattre deux mesures qui ont déjà été décidées et qui de toute façon seront appliquées voilà une formule trop jupitérienne selon les sénateurs et donc il y aura un boycott du vote à la suite de ce débat un boycott notamment des sénateurs communistes et on va écouter leur présidente Eliane Assassi qui est également sénatrice de Seine-Saint-Denis un département qui est fortement touché par l'épidémie vous lutté contre la pandémie
décidée seule accompagnée par le seul conseil de défense le parlement est donc définitivement perçu comme une chambre d'enregistrement écartée progressivement depuis le début de la crise et aujourd'hui définitivement mise sur la touche nous sommes donc convoqués aujourd'hui pour vous écouter nous expliquer les décisions présidentielles au cas où nous n'aurions pas bien compris et de surcroît vous nous demandez de voter sur des propositions qui d'une part n'ont absolument pas été débattues préalablement et d'autre part dont nous ignorons les motivations en clair nous ne savons pas pourquoi Emmanuel Macron a décidé certaines mesures qu'il rejetait quelques jours plus tôt et pourquoi il en a écarté d'autres dès le début de la crise ici même le 19 mars 2020 nous avons alerté sur le risque de dérive autoritaire que comportait l'état d'urgence sanitaire depuis des mois nous demandons de renoncer à cet état d'exception qui met le couvercle sur la démocratie rappelez-vous mes chers collègues
et donc n'hésitez pas à nous dire si vous êtes favorable favorable ou non à ce plan de reconfinement national on a un petit sondage qui s'affiche parfois sur l'écran donc voilà n'hésitez pas à participer en tout cas pour l'instant à 66% vous êtes défavorable à ce plan de reconfinement décidé par Emmanuel Macron et à 15% vous l'approuvez en tout cas Isabelle qui nous dit qu'elle elle est favorable mais qu'il n'est peut-être pas assez strict en tout cas elle n'en a pas une idée précise mais en tout cas il aurait dû être fait 15 jours avant selon Isabelle et même plutôt selon certains car je le rappelle le conseil scientifique avait préconisé un reconfinement national en janvier mais Emmanuel Macron en a décidé autrement et donc maintenant on arrive à une forme de reconfinement avec la fermeture des écoles pour le mois d'avril
la volonté jupitérienne d'écarter le parlement de sa route alors que la révision constitutionnelle préparée par le chef de l'état n'a pu être imposée ici ni au pays cette dérive autocratique que beaucoup ont souligné dénoncé dès les premières heures du quinquennat prend une dimension inquiétante aujourd'hui le président de la république écartant tout de son chemin parlement conseil des ministres puisque le conseil de défense détourné de son objet initial fixé par l'article 15 de la constitution relatif au rôle de chef des armées du président le supplé et même le conseil scientifique puisque Emmanuel Macron si l'on en croit les éloges de monsieur Blanquer détient la connaissance voire la science inverse en matière épidémiologique l'exercice solitaire du pouvoir n'est jamais une bonne chose pour la démocratie et en temps de crise cela peut générer des drames la reprise en main par le parlement par le collectif par la démocratie devient une nécessité absolue monsieur Macron nous a donc présenté hier soir ses choix nouveau changement de pied avec la fermeture bref pour l'instant des établissements scolaires et abandon de la stratégie territoriale on aura d'ailleurs noté cette étonnante initiative au nom de la respiration d'autoriser la circulation dans tout le pays jusqu'au 5 avril pour permettre sans doute aux propriétaires de résidences secondaires en particulier de passer trois semaines ou le mois à venir au vert ces évolutions manifestes pour l'école ou dans les jours qui précédaient les ministres monsieur Véran et monsieur Blanquer expliquaient que la situation était maîtrisée a eu lieu au nom de la nouvelle donne du variant anglais monsieur le premier ministre nous savions vous saviez le 29 janvier lorsque a été prise la décision de ne pas reconfiner et de préférer des mesures de freinage qui ont échoué vous saviez donc que le variant anglais pouvait avoir des effets dévastateurs dans notre pays le 19 janvier l'INSERM 19 janvier l'INSERM a mis en ligne une modélisation estimant que le variant anglais je cite deviendrait dominant entre fin février et mi-mars l'INSERM avait également annoncé le niveau d'hospitalisation qui va intervenir dans les jours à venir nous avons noté le scepticisme au sein même du gouvernement concernant les annonces de Boris Johnson le 22 janvier sur un variant potentiellement plus mortel le 10 mars une étude incontestée affirmait je cite que ce variant anglais était 64% plus mortel monsieur Macron savait vous saviez et pourtant vous avez attendu d'être dos au mur celui de la saturation des services de réanimation pour agir et l'avenir nous dira si ces décisions sont suffisantes nous ne détenons pas la vérité monsieur le premier ministre pas plus que vous sur cette épidémie les rebondissements dramatiques invitent me semble-t-il à l'humilité mais il y a une vérité que monsieur Macron a dissimulée hier en demandant même plus d'efforts aux soignants c'est cette saturation et les tris déjà engagés puisque ne jouons pas sur les mots déprogrammer des opérations c'est bien trier des malades les mettre en danger et vous savez très bien qu'aujourd'hui la question va se poser très vite du tri des malades de la Covid monsieur Macron a annoncé par un retour de la pensée magique que 10 000 lits de réanimation allaient être ouverts rapidement sans plus de précision de délai monsieur le Premier ministre je vous ai interrogé ici même il y a 15 jours sur la promesse non tenue depuis un an d'ouverture de ces lits de réanimation pour vous les lits ne peuvent se commander chez Ikea ou être créés sur un claquement de doigts vous ne pouviez pas monsieur Macron l'a fait qu'en pensez-vous le président cherche-t-il à faire oublier qu'avec vous il poursuit contrairement à ces lits depuis un an la fermeture des lits ce qui a été annoncé hier c'est l'absence totale d'anticipation comme l'a noté la cour des comptes en matière de réanimation excusez-moi monsieur le Premier ministre mais votre gouvernement est resté les deux pieds dans le même sabon en la matière engoncés dans le dogme libéral d'économie de la dépense publique et les conséquences sont aujourd'hui dramatiques le quoi qu'il en coûte n'a pas été appliqué pour l'hôpital monsieur le Premier ministre l'espoir c'est le vaccin mais là aussi vous avez failli mais pas seulement vous le système tout entier cette fameuse loi du marché que dénonçait Emmanuel Macron dans son discours du 12 mars 2020 le retard mortifère pris en matière de vaccination puisque son origine dans le vidéo tout à l'heure tout à l'heure on parlait
de ce rayon 10 km de ce confinement aéré c'est à dire que nos déplacements sont limités mais dans ce rayon de 10 km Catherine qui nous dit que en zone rurale ce rayon de 10 km ce sera un cauchemar par exemple pour aller arroser certaines plantations
en tout cas on a entendu Elena Sassi qui disait
depuis le mois de janvier on avait les informations de cette troisième vague avec ce variant anglais qui allait vraiment exploser au printemps et donc on avait des préconisations scientifiques pour reconfiner dès le mois de janvier et éviter cette troisième vague mais Emmanuel Macron en a décidé autrement parce qu'il y a d'autres critères il y a des critères socio-économiques psychologiques qui entrent en ligne de compte mais selon vous compte tenu de tous ces critères est-ce qu'il fallait reconfiner plus tôt fin janvier pour éviter la situation sanitaire dans laquelle nous sommes donc donnez-nous notre avis car ce n'est pas une décision facile et ce n'est pas si évident
Monsieur le Premier ministre ce débat je l'ai dit d'entrée ne respecte pas le Parlement nous devrions débattre des mesures à prendre elles sont déjà prises c'est la confiance que vous devriez aujourd'hui demander au Parlement et croyez-moi nous ne vous l'aurions pas accordée tant la gestion de cette épidémie est contraire aux intérêts de notre pays et de notre peuple mais aujourd'hui avec la quasi-totalité des groupes politiques du Parlement nous avons décidé en toute responsabilité de ne pas participer au vote sur votre déclaration car cette consultation n'est pas respectueuse de la Constitution et qui plus est elle est marquée Monsieur le Premier ministre d'une certaine hypocrisie
et donc un boycott annoncé des sénateurs communistes et donc cela c'est la fin du débat des sénateurs
et il va maintenant
il va maintenant avoir la réplique
la réplique
du ministre de la Santé Olivier Héran Monsieur le Premier ministre
Monsieur le ministre de la Solidarité et de la Santé
et là ça va être un moment intéressant un moment politique le gouvernement va répondre à toutes les critiques qui ont été faites par les groupes parlementaires ici au Sénat notamment à droite et puis du côté de la gauche de l'hémicycle on va l'écouter
c'est votre choix de ne pas voter par définition ça reste constitutionnel comme l'est d'ailleurs Madame la Sénatrice Madame la Présidente Assensi le fait de provoquer un débat avec vote comme celui qui nous réunisse sans quoi si ce n'était pas constitutionnel nous ne serions pas là nous serions vous et nous ailleurs occupés à d'autres affaires sur le fond des questions parce qu'il y en a quand même eu quelques-unes il y a eu des questions d'abord sur la priorisation de la vaccination et notamment sur la priorisation de la vaccination à destination des enseignants je crois que c'est essentiellement le président Marseille qui nous a interpellé avec des questions sur le fond il est prévu vous le savez d'abord de prioriser les publics les plus fragiles par tranche d'âge ce que nous avons fait depuis le début 92% des résidents en EHPAD sont protégés la vaccination a ensuite progressé chez les plus de 75 ans les plus de 70 ans
il peut s'énerver Olivier Véran il est un peu nerveux on va protéger suffisamment
les publics les plus vulnérables
celles et ceux qui vont en réanimation qui décèdent des formes graves du Covid ceux qui ont un vacciné dont on voit aujourd'hui qu'ils entraînent nous permet d'avoir une baisse de la mortalité par rapport à l'intensité de l'épidémie et c'est heureux et ensuite nous allons pouvoir vacciner des publics prioritaires alors vous posez une question très légitime qu'est-ce qui est un public prioritaire et qui ne l'est pas le président de la république a souhaité que les enseignants eu égard au fait que les classes sont restées ouvertes vous le savez beaucoup plus longtemps que dans les pays qui nous entourent puissent être vaccinées rapidement il a également évoqué les forces de l'ordre qui peuvent être amenées à faire des interventions y compris physiques auprès de personnes qui sont potentiellement contagieuses sans pouvoir forcément garantir des distances et Jean-Michel Blanquer qui ne manque pas depuis des semaines de se mobiliser à raison pour pouvoir vacciner les enseignants a proposé également une idée que je trouve très bonne qui est de commencer par vacciner les enseignants qui sont au contact des enfants en situation de handicap je crois qu'ici tout le monde pourra reconnaître que c'est une proposition aussi juste que pragmatique et je souhaite que nous puissions effectivement accorder cela très rapidement le deuxième type de questions qui ont été posées c'était sur les autotests alors d'abord quand vous comparez la France et l'Allemagne sur les tests c'est votre droit comparez-la complètement s'il vous plaît parce que si la France fait 3 millions de tests par semaine donc juste sur la vaccination
des enseignants en priorité compte tenu un peu du manque de doses dans le pays et puis des personnes à risque par exemple de plus de 60 ans qui n'ont pas encore été vaccinées est-ce qu'il faut vacciner les enseignants en priorité qu'est-ce que vous en pensez
c'est la possibilité les tests antigéniques en population générale ont été introduits il y a à peu près un mois à raison d'une livraison de 40 000 tests remboursés le reste faisant appel à du reste à charge pour les populations de sorte qu'en réalité l'Allemagne disposera désormais de tests PCR et d'autotests là où nous disposons de tests PCR et de tests antigéniques depuis des mois et des mois et vous le savez et nous allons introduire et c'est une bonne nouvelle des autotests n'étant pas les autotests parce qu'il y a des autotests qui sont de bonne qualité qui n'ont pas encore de marque HCE mais que nous allons autoriser en fast track pour qu'ils puissent être rendus disponibles pour les français le plus vite possible et des autotests de mauvaise qualité dont la sensibilité est telle que si vous jetez une pièce en l'air vous avez plus de chances de tomber sur un bon résultat ceux-là si nous les mettions à disposition des français je pense mesdames et messieurs les sénateurs que vous ne manqueriez pas de nous en faire reproche d'ici à quelques semaines considérant que nous aurions joué avec la santé des français en fait le leitmotiv depuis le début c'est qu'il faut aller vite et vous avez raison il faut aller fort il faut refuser tous les blocages tous les obstacles quand ils sont inutiles mais il ne faut pas faire n'importe quoi et par un endroit mesdames et messieurs les sénateurs il y a eu des propositions qui ont émané du Sénat qui étaient des bonnes propositions et parfois il y a eu des propositions qui s'apparentaient à des formes de saines pressions et qui ne se sont pas avérées gagnantes monsieur le président Retailleau je ne vous ferai pas l'injure de vous rappeler les débats que nous avons eus sur des médicaments dont on sait aujourd'hui qu'ils ne fonctionnent pas et dont j'étais rendu coupable de ne pas vouloir le prescrire comme des bonbons à tous les français je citerai les paroles du président ça ne m'arrive pas souvent Bolsonaro au Brésil qui après l'avoir distribué en sachet plastique à des dizaines de milliers de personnes a dit bon ok ça ne marche pas mais au moins ça n'a sans doute tué personne je n'ai pas à rougir monsieur le député d'avoir tenu tête par endroit à des discours futiles monsieur le député monsieur le sénateur
monsieur le sénateur
même si ces discours étaient parfois assez virulents et par moment pas dans votre bouche bien sûr mais dans la bouche d'autres collègues qui pouvaient confiner à la démagogie sur les lits de réanimation c'est pareil et vous avez au fond très bien compris monsieur Retailleau parce que nous en avons parlé ensemble et nous en avons parlé ensemble il y a plusieurs mois de cela vous savez monsieur Retailleau comment fonctionne la montée de lits de réanimation vous savez qu'on mobilise les équipes vous l'avez dit vous-même qu'on transfère d'une unité de soins pour aller leur permettre de soigner des gens dans des unités de réanimation éphémères ou durables il y a des unités durables qui ont été créées
sur la vaccination des enseignants donc certains d'entre vous sont pour une vaccination en priorité pour les enseignants et Virginie rajoute également pour le personnel de la petite enfance qui est également au contact d'enfants où il y a une circulation du virus assez rapide et donc selon Virginie ce personnel de la petite enfance fait partie des grands oubliés de la vaccination
ils vont bouger tout le monde et ils traversent le pays quand il le faut pour venir aider les collègues mais ça nécessite aussi de la déprogrammation et nous pouvons monter à 10 400 lits il y a un an nous pouvons le faire nous pouvons le faire mais au prix d'une déprogrammation intense la différence entre il y a un an et cette année c'est qu'il y a un an moi j'avais demandé un plan blanc dans tous les hôpitaux en exigeant la déprogrammation de tous les actes dans toute la France pour que nous soyons prêts parce que nous ne savions pas à quelle vitesse montrait la vague aujourd'hui nous savons à quelle vitesse monte la vague nous prenons entre 50 et 100 patients de plus en réanimation par jour ça veut dire que chaque jour nous déployons 50 à 100 lits de réanimation en plus et si je demandais aux établissements publics et privés de déprogrammer tous les soins pour monter d'un seul coup à 10 000 lits et qu'on ait donc 3 000 lits de réanimation qui attendraient des patients qui ne seraient pas encore là vous ne manqueriez pas de me dire est-ce que vous n'avez pas perdu la boule tous ces patients que vous n'avez pas opéré pendant des semaines vous auriez très bien pu les opérer et procéder au dernier moment à la montée de l'hydréa faites confiance aux soignants faites confiance à nos soignants c'est eux qui sont en permanence au contact des malades c'est eux qui savent quand ça devient chaud et qu'ils ont besoin d'ouvrir des nouveaux lits ou des nouvelles unités c'est eux qui sont accompagnés au quotidien jour et nuit dans les plans de déprogrammation pour monter nos capacités d'accueil il y a une question qui a été posée sur le pass sanitaire vous dire qu'on est dans un pays qui est une passion de l'égalité
juste sur le fait de confiance à nos soignants que disait Olivier Véran on peut quand même rappeler que depuis plusieurs semaines et bien beaucoup de soignants notamment sur le plateau télé demandent un reconfinement national des mesures fortes des mesures sanitaires strictes et que c'est vrai le gouvernement ne les a pas écoutés tout de suite
il n'y a pas de titre personnel qu'on puisse dire à un français que s'il est vacciné il peut aller manger au restaurant que s'il n'est pas vacciné il ne puisse pas y aller nous verrons peut-être que j'aurai tort vous voyez c'est pas un pari c'est une opinion que je vous livre mais qui n'a pas de conséquences à l'heure au laquelle je vous parle les travaux sont conduits préparatoires sur le plan juridique sanitaire scientifique logistique qui nous permettront d'avoir de toute façon ce débat crucial pour l'avenir de notre pays donc Olivier Véran
qui vous rejoint un peu car sur le fil de commentaires vous étiez beaucoup à être contre ce passeport vaccinal et donc Olivier Véran qui lui doute d'un passeport vaccinal par exemple pour aller au resto mais après on verra ce qui sera décidé en tout cas l'Union Européenne va le mettre en place pour le mois de juin
aujourd'hui on serait en train de se parler du confinement parce que confiner le 29 janvier il n'aurait pas empêché le variant de monter il n'a empêché le variant de monter ni en Allemagne ni en Italie ni dans les autres pays qui ont confiné pendant des semaines et des mois aujourd'hui ce que nous pouvons constater c'est que oui nous avons gagné du temps du temps de liberté certes sous contrainte avec un couvre-feu mais du temps de liberté quand même les commerces et les écoles sont restés ouverts en France beaucoup plus longtemps qu'à l'étranger vous avez posé M.
Retailleau au Président Retailleau la question du risque juridique et vous avez posé la question de savoir si le risque juridique qui pouvait peser sur nos épaules était à même de nous freiner dans des décisions mais pour vos réponses je me permettrais une métaphore et l'appel à un film que j'aime beaucoup parce que c'est un film qui m'effraie en même temps que je le trouve esthétique qui est un vieux film qui s'appelle Bienvenue à Gattaca vous avez deux frères qui traversent qui font une course de nage dans la mer de nuit il y en a qui a un handicap
je n'ai pas la référence je ne sais pas si vous l'avez
en situation de handicap qui va le plus loin et son grand frère le regarde et lui dit mais comment fais-tu pour aller aussi loin et son petit frère lui répond je n'ai jamais économisé mes forces pour le retour quand on gère une crise sanitaire comme ça comme nous le faisons depuis 13 mois M. le sénateur nous n'économisons pas nos forces et notre énergie nous allons là où nous pensons qu'il est bon que nous allions parce que c'est l'enjeu de protéger les français je vous remercie
merci la parole est maintenant à M. le Premier ministre Jean Castex
donc là on a eu une réponse plus technique sur les questions sanitaires qui étaient posées par les sénateurs et là on va avoir une réponse beaucoup plus politique avec le Premier ministre qui va répondre et bien au groupe qui vont boycotter ce vote
par rapport à ce que j'ai entendu c'est que si avec beaucoup de ministres de mon gouvernement je suis ici devant vous cet après-midi c'est précisément parce que je respecte beaucoup le Parlement et le Sénat nous en administrons d'ailleurs tout au long des sessions la preuve ne pas respecter le Parlement et le Sénat ce serait le privé des droits et des prérogatives qu'il tient de notre constitution des institutions de la cinquième république libres à certains ils ne s'en privent pas de critiquer cette constitution de critiquer ces institutions c'est leur droit mais on ne peut quand même pas reprocher au gouvernement de la république d'appliquer la constitution de la république tout ce qui en application de l'article 34 de la constitution dans la gestion de cette crise sanitaire relève du Parlement est soumis au Parlement et aujourd'hui comme je l'ai dit ce matin à l'Assemblée nationale je suis venu vous présenter et vous demander effectivement de vous prononcer parce que la démocratie c'est la clarté c'est la responsabilité de vous prononcer sur des prérogatives du pouvoir exécutif je ne suis pas certain de vous avoir que le général de Gaulle pour lequel je vous un immense respect n'aurait pas trouvé iconoclaste qu'un gouvernement vint demander au Parlement l'approbation de dispositions relevantes de son autorité c'est pourtant ce que nous faisons de la même façon je le dis
et Jean Castex qui invoque le général de Gaulle devant les sénateurs les républicains donc devant la droite gaulliste et donc Jean Castex qui justifie cette décision de mesures sanitaires par le gouvernement il dit ce n'est pas au Parlement décidé mais le Parlement va donner son avis
toutes les économies épidémiologiques n'ont été autant mises en ligne bien entendu à la disposition cela va sans dire de la représentation nationale mais de l'ensemble de nos concitoyens et vous avez sans doute observé avec moi qu'ils ne se privent pas de s'en saisir pour commenter critiquer c'est leur droit élémentaire en démocratie l'action des pouvoirs publics et du gouvernement à chaque fois que le Parlement nous pose des questions nous répondons à chaque fois que le Parlement dans le cadre des pouvoirs légitimes de contrôle qui sont les siens à chaque fois donc qu'il nous interroge nous répondons et telle est d'ailleurs l'instruction que je donne quotidiennement au ministre c'est le sens ben oui il y a cette procédure c'est pas moi qui l'ai inventée c'est pas vous enfin je sais qui l'a inventée et nous l'appliquons parce que justement dans le cadre d'une gestion de crise qui suppose toujours des prérogatives spécifiques pour le pouvoir exécutif en France comme ailleurs en France comme ailleurs mais le moment est grave ce n'est pas la première fois que je le fais vous l'avez rappelé je l'ai fait au moment du deuxième confinement je l'ai fait pour venir vous présenter la stratégie vaccinale enfin je n'ai pas pu venir moi-même j'étais qu'à contact mais j'étais évidemment représenté je le fais aujourd'hui il y a des moments graves justement où en considération de la représentation nationale
je viens expliquer Alors Sylvie qui demande pourquoi les sénateurs vont boycotter ce vote et pourquoi ils ne votent pas non car en fait sur les mesures sanitaires qui ont été annoncées par le président de la République et bien les sénateurs disent bon peut-être qu'elles ont été prises un peu tard mais on n'a pas le choix et voilà on doit les prendre sur la fermeture des écoles il n'y a pas beaucoup de désaccords en fait sur le fond mais c'est sur la forme que ça pose problème car les sénateurs auraient aimé être consultés avant les décisions prises par le président de la République et là ils ont l'impression juste d'enregistrer de valider des décisions qui vont être appliquées donc pour eux ce n'est pas vraiment démocratique et donc c'est pour ça que sur la forme ils vont boycotter et ne pas prendre part au vote après ce débat
et de responsabilité qui ne vous auraient pas je n'en espérais pas moins rendu co-responsable de l'action des pouvoirs publics cette action je veux vous le dire elle est très difficile vous le savez d'ailleurs je note je note sur le fond cette fois-ci on s'est placé derrière les grands principes mais sur le fond je note finalement beaucoup d'interventions mesurées de votre part mesdames et messieurs les sénateurs reconnaissant que la situation n'est pas simple admettant nous avons maintenant beaucoup de recul les uns et les autres que ce qui se passe à l'étranger vient aussi peut-être tempérer les commentaires catégoriques ou expéditifs nous avons effectivement je voulais expliquer une épidémie qui s'accélère une épidémie qui est plus dangereuse une épidémie qui va ici comme ailleurs plus vite que la vaccination et qui nous oblige à prendre des mesures complémentaires sur lesquelles je suis venu ici vous rendre des comptes mais soyons clairs je le dis à tous les intervenants peut-être au président Cannaire qui me dit j'ai bien noté je vous écoute toujours comme à vous tous le résultat de tout cela c'est à dire de l'action du président de la république et de son gouvernement c'est un nouveau confinement avez-vous dit de façon désolée cher président mais dans le même temps finalement en nous reprochant de l'avoir fait plus tôt mais comprennent qu'il pourra comprennent qu'il pourra parce que je le dis quand j'interroge les uns et les autres j'entends souvent monsieur le premier ministre il faut prendre des mesures plus difficiles vous l'avez eu dit cher président oui mais après comme l'a dit monsieur Tailloux tout est dans l'art d'exécution et alors là qu'on dit mais c'est quoi un confinement fermer les commerces à monsieur le premier ministre surtout pas fermer les écoles c'est le dernier rempart vous seriez même peut-être inspiré de rouvrir des établissements publics culturels des universités des pistes de ski j'ai même entendu des discothèques vous voyez toutes et tous ici ce à quoi je fais allusion je vous respecte trop pour l'ignorer
oui c'est vrai que beaucoup de sénateurs lors du deuxième confinement étaient opposés à la fermeture de certains commerces jugés non essentiels également à la fermeture des pistes de ski pendant les vacances d'hiver notamment les sénateurs de montagne qui sont eh bien vent debout contre cette fermeture des remontées mécaniques
pas que sur des critères sanitaires pas que sur des critères sanitaires et vous le savez bien et l'exemple donné par le président Maluré parmi d'autres est extrêmement illustratif certains médecins vous expliquent qu'il faut fermer les écoles quand leurs collègues pédiatres non moins médecins me semble-t-il nous recommandent l'inverse donc rien qui ne nous permette d'être catégorique tout qui nous invite à être mesuré à être progressif à être proportionné et face à la gravité de la situation nous devons donc prendre des mesures plus graves c'est ce que nous faisons nous en mesurons croyez le bien vous les avez souligné les impacts considérables pour nos concitoyens et en particulier sur la vaccination
et notamment sur les priorités de vaccination juste pour rappeler le calendrier de vaccination qui a été annoncé par Emmanuel Macron hier soir et bien à partir de la mi-avril elle sera ouverte aux plus de 60 ans à partir de la mi-mai elle sera ouverte aux plus de 50 ans donc sans signe de comorbidité et à partir de la mi-juin elle sera ouverte aux personnes majeures donc aux personnes de plus de 18 ans pour une vaccination c'est l'objectif de tous les français à la fin de l'été en tout cas sur les priorités de vaccination Isabelle nous dit puisque les enfants sont confinés pendant 4 semaines peut-être plutôt que de vacciner les enseignants il faudrait vacciner les forces de l'ordre les commerces c'est-à-dire ceux qui travaillent et donc sont au contact du public alors sur la vaccination des enseignants ce qui est en train de se dire de se penser c'est que justement pendant ces vacances on pourrait profiter de vacciner les enseignants comme ça quand ils arrivent à la rentrée et bien ils sont immunisés et même s'ils sont exposés aux enfants ils ne prendront pas de risque mais pour l'instant et bien Emmanuel Macron n'a pas annoncé de date précise pour cette vaccination en priorité des enseignants qui aura bien lieu qu'on pourrait trouver
des doses n'importe où Monsieur le Président Rotaillot l'Allemagne avait vous dit l'ambassadeur je connais bien le sujet il est venu vous dire on peut commander des doses unilatéralement l'a-t-il fait l'Allemagne a-t-elle fait vous savez bien que non pourquoi parce que parallèlement parce que parallèlement l'Europe l'Europe c'était je crois des doses Pfizer je parle sous le contrôle des ministres compétents en a commandé beaucoup plus cet exemple est très illustratif ne dites pas non c'est la vérité c'est la vérité et vous savez bien que si chaque état si chaque état comme quelques rares l'ont fait commandait tous de leur côté le résultat on le connait il ne ferait pas produire une seule dose de plus les prix monteraient mais bien sûr mais bien sûr donc laisser à croire laisser à croire c'est votre responsabilité à nos concitoyens qu'on pourrait oui les faits sont là qu'on pourrait trouver plus de doses plus de doses qu'il y en a ça n'est pas raisonnable ça n'est pas responsable notre devoir en revanche c'est de vacciner autant que possible dès que toutes les doses sont là le devoir de l'Europe c'est de faire respecter les contrats qu'ont souscrit les industriels et les laboratoires ça oui et croyez bien que nous nous y employons avec la dernière énergie mesdames et messieurs
et sur les contrats par exemple le contrat avec AstraZeneca il y a des énormes retards qui ont été annoncés par AstraZeneca c'est à dire même moins de la moitié des vaccins prévus vont être livrés à l'Union Européenne donc ça pose un gros souci des lits de réanimation
en un an ça n'est pas possible on vous l'a mais vous ne faites pas semblant de ne pas avoir compris on reconvertit des forces au service de la réanimation mais on ne fait pas madame Assassi on ne forme pas un anesthésiste réanimateur en un an non plus qu'une infirmière anesthésiste et vous le savez et monsieur je l'ai dit monsieur Caner tout ça vient de loin tout ça vient de loin je le dis au président Caner qui nous dit vous fermez encore des lits je suis obligé de rappeler devant le Sénat ce que j'ai dit ce matin à l'Assemblée Nationale les moyens à l'hôpital ça a un nom ça s'appelle l'ondame hospitalier je voudrais vous redonner monsieur Caner les chiffres de l'ondame hospitalier exécutés en 2012 2,6% en 2013 2,1% en 2014 1,7% en 2016 1,5% voilà à la fin de l'année 2009 plus 8,9% et dans le PLFSS 2021 plus 10,2%
et donc l'ondame hospitalier c'est l'objectif national de dépense de l'assurance maladie donc c'est notamment l'augmentation des moyens de la sécurité sociale et donc de l'hôpital nous le savons
toutes et tous nous le savons toutes et tous le gouvernement dit on a augmenté ses moyens je peux vous donner tous les chiffres mais ne laissons pas à croire que ces difficultés viennent d'aujourd'hui
ah oui Marie-François cacophonie oui il y a un peu d'ambiance là en ce moment au Sénat
que les anesthésistes réanimateurs on va pouvoir en recruter et en former dans des durées aussi courtes ce n'est pas vrai en revanche comme vous l'a très bien expliqué répété le ministre nous faisons tout pour les renforcer pour reconvertir pour redéployer pour faire appel à des réserves pour qu'ils puissent faire face comme ils le font si admirablement depuis maintenant 14 mois je vous remercie et voilà
pour cette réponse du Premier ministre au Sénateur et au Sénateur qui vont boycotter le vote après ce débat
conformément à l'article 39 alinéa 6 de notre règlement il va donc être procédé à un scrutin public ordinaire dans les conditions prévues par l'article 56 du règlement je rappelle que il n'y a pas d'explication de vote et je vais maintenant ouvrir le scrutin le scrutin est ouvert
et voilà donc le scrutin public est ouvert ça veut dire que les sénateurs vont voter sur leur petite tablette électronique et que vous pourrez connaître le vote de chaque sénateur par exemple du sénateur de votre département sur cette stratégie sanitaire de reconfinement et là on est sur l'antenne de Public Sénat donc on voit mon collègue Quentin Calmet qui commente justement ce vote ce scrutin public alors que plusieurs groupes parlementaires ont annoncé qu'ils allaient boycotter ce vote car ils estiment que c'est un simulacre de démocratie qu'ils auraient dû être consultés avant l'annonce des décisions du président de la république et donc c'est pour ça qu'ils ne prendront pas part au vote sur la forme car ils estiment et bien que voilà ce n'est pas démocratique même si sur le fond ils sont quand même plutôt d'accord avec ces mesures sanitaires qui sont selon eux et bien inévitables compte tenu de la situation sanitaire en tout cas donc on vous a posé la question un peu comme un peu comme les sénateurs est-ce que vous vous êtes favorable à ce plan de reconfinement national qui a été annoncé par Emmanuel Macron et donc précisé cet après-midi par Jean Castex et bien vous êtes contre à 68% c'est à dire que si vous étiez sénateur vous voteriez contre à 68% contre ce plan de reconfinement et vous êtes pour à 14% et donc sans opinion à 18% alors n'hésitez pas à continuer à voter et à partager ce débat sur Facebook pour et bien en faire profiter le plus grand nombre alors que les sénateurs continuent à voter en tout cas pour ceux qui vont voter et il n'en aura pas beaucoup puisque quasiment les trois quarts du Sénat ne vont pas prendre part au vote notre futur en un mot qu'il ne nous paraît
pas possible en plein milieu de la pire crise sanitaire depuis des années de ne pas prendre nos responsabilités les français ont le droit de connaître l'opinion de leurs élus lorsque l'essentiel est en jeu c'est la raison pour laquelle nous participerons à ce scrutin voilà je vous le rappelle vous le vivez en direct en ce moment le Sénat est en train de voter sur et bien bon désolé
pour le petit problème d'habillage c'est à dire que voilà on a essayé aujourd'hui de faire un live sur notre antenne qui a qui a un habillage avec des informations en plus d'habitude on fait notre live sur l'image brute l'image nue du site du Sénat et donc là vu que c'est l'antenne et qu'on a mon collègue Quentin Calmet qui est également en double fenêtre on a cette petite superposition j'espère que ça vous gêne pas en tout cas le scrutin public continue
et vous le voyez il y a un huissier tout devant qui vient de signaler que le scrutin était terminé il y a donc une machine de vote à l'intérieur de l'hémicycle qui va maintenant comptabiliser tous les votes numériques des sénateurs en séance et également ceux qui ont dit à l'avance leur vote puisqu'il y a la possibilité de voter pour un autre sénateur pour le groupe et donc on va avoir comme ça une cartographie de l'ensemble du vote de tous les sénateurs même ceux qui ne sont pas présents en séance et donc avec un scrutin qui va être donné maintenant par Gérard Larcher on tourne dans l'hémicycle pour écouter le résultat de ce scrutin compte tenu de l'ensemble des délégations de vote accordées par les sénateurs au groupe politique et notifiées à la présidence le nombre de votants s'est élevé à 45 le nombre de suffrages exprimés à 41 pour l'adoption 39 contre 2 le Sénat a adopté voilà
et voilà le Sénat a adopté ce plan de reconfinement national qui est défendu par le gouvernement mais c'est une adoption en trompe l'oeil car il y a eu seulement voilà 45 votants en fait ce sont les sénateurs La République En Marche notamment qui ont voté et puis sinon la majorité des sénateurs n'ont pas pris part au vote que ce soit les sénateurs socialistes les sénateurs les républicains les sénateurs centristes également les communistes les écologistes ne sont pas abstenus ils n'ont pas pris part au vote donc voilà car ils estiment que ce débat n'était pas démocratique et qu'il fallait le faire avant les décisions d'Emmanuel Macron donc j'espère qu'en tout cas vous avez trouvé cette émission intéressante que vous avez pu donner vos arguments sur la situation sanitaire vous les avez donné notamment sur les vaccins sur les écoles également sur ce reconfinement vous étiez beaucoup à dire que c'est encore une nouvelle atteinte aux libertés avec ces mesures sanitaires et même avec ce reconfinement aéré où on peut se déplacer dans une zone de 10 km c'est vrai que c'est encore des mesures restrictives de liberté et donc on va encore en parler et bien dans les prochaines semaines puisqu'on parle beaucoup justement du respect des libertés ici au Sénat et c'est pour ça que les sénateurs voulaient être consultés avant l'annonce de cette décision donc voilà c'est la fin de cette émission le débat est à vous j'espère que ça vous a plu que vous l'avez trouvé assez interactive et puis on se donne rendez-vous bientôt pour commenter de nouveaux débats et peut-être jeudi prochain on va se faire un débat sur la loi séparatisme qui est en ce moment au Sénat avec des débats très intenses notamment sur le port du voile sur la laïcité voilà donc n'hésitez pas justement à suivre et bien notre couverture de ce débat sur la loi séparatisme que notamment nous couvrons sur le site internet de Public Sénat avec des articles très intéressants sur les amendements qui ont été votés et en tout cas et bien on en reparle la semaine prochaine et puis si vous voulez continuer à suivre justement l'actualité autour de ce débat alors attendez on va rester on va rester un peu en live parce que là on a un pning de tous les présidents de groupes politiques qui ont boycotté ce vote et du coup on va les écouter on va les écouter car ils veulent manifester leur mécontentement face à ce débat qu'ils ont jugé non démocratique et c'est très rare de voir à la fois les socialistes les républicains les communistes réunis pour contester ce que fait le gouvernement regardez
nous retrouvions président de groupes parlementaires au Sénat de droite de gauche et du centre mais rassemblés tout simplement parce qu'on n'a pas voulu céder au piège que concitait ce vote puisque le gouvernement voulait que nous votions sur rien sur des mesures qu'il aurait été demandé à nous et au Sénat de prendre alors qu'elles étaient déjà prises alors à quoi bon voter si déjà tout était décidé nous pensons que le Sénat comme le Parlement comme l'Assemblée nationale c'est pas une chambre d'enregistrement ça n'est pas un lieu d'une fausse concertation ou d'un simulacre de décision et nous avons voulu le dire solennellement au chef du gouvernement d'autant plus que ce gouvernement a des pouvoirs extrêmement étendus mais qui sont concentrés dans une seule main celui d'Emmanuel Macron qui décide de tout voilà et malheureusement si encore il décidait de tout avec une efficacité on pourrait le comprendre mais aujourd'hui quand on compare la situation française à ce qui se passe au niveau international il y a de quoi se désoler en matière de vaccination on est au-delà du cinquantième rang et beaucoup d'autres pays bien sûr le Chili mais aussi le Maroc mais aussi la Hongrie la Serbie et bien d'autres sont devant nous vaccinent beaucoup plus massivement voilà donc on a exprimé un désaccord un désaccord sur la méthode un désaccord sur le fond en réalité il y a seulement deux stratégies gagnantes contre le virus c'est ce qu'ont fait les Asiatiques la stratégie zéro Covid en traçant en dépistant bien sûr et puis en isolant et puis l'autre stratégie c'est la stratégie par exemple britannique aussi américaine israélienne qui est de vacciner rapidement et massivement et les français vont s'apercevoir ces jours-ci que les peuples anglais sont en train de réouvrir alors que nous la France va à nouveau se reconfiner j'espère que ce sera le dernier confinement c'est ce que nous avons appelé de nos voeux
pour ce qui nous concerne nous constatons que finalement on a entendu
le patron du groupe les républicains Bruno Rotaillot maintenant on va entendre le patron du groupe socialiste Patrick Cannaire avec cette image qui est quasiment inédite les présidents des principaux groupes politiques parlementaires qui font une espèce de conférence de presse commune pour critiquer le gouvernement et ce débat après les décisions d'Emmanuel Macron on écoute Patrick Cannaire
aboutit finalement à une forme d'instrumentalisation du parlement par l'exécutif et ce n'est pas comme ça qu'on conçoit les relations entre le parlement et l'exécutif dans la cinquième république donc nous le regrettons mais sur le fond nous voulions dire aussi que nous pouvions aller beaucoup plus loin et beaucoup plus fort en termes de solutions le président de la république doit entendre qu'il ne peut pas seul décider pour tout le monde dans le bunker du conseil de défense ce n'est plus possible nous voulons contribuer participer aux solutions qui intéressent l'ensemble du peuple français aujourd'hui cette forme d'autosatisfaction permanente de captation du pouvoir par un seul homme est contraire au bon fonctionnement de notre démocratie et met en péril potentiellement notre république en favorisant les populismes donc c'est un message que nous envoyons aujourd'hui c'est une adresse que nous envoyons au président de la république il faut qu'il le sache qu'il doit pouvoir compter et normalement compter dans des conditions de confiance avec le parlement c'est pour ça que nous n'avons pas voulu voter dans cette logique d'instrumentalisation mascarade le mot a été utilisé plusieurs fois mais aussi finalement illusion du bon fonctionnement de nos institutions c'est cela le message que nous avons adressé au président de la république moi si je peux me permettre je voudrais rajouter
la présidente du groupe communiste au sénat Eliane Assassi
ce matin à l'assemblée nationale et cet après-midi au sénat des groupes politiques aboutissent à la même décision de ne pas participer à un vote c'est très rare hormis bien évidemment pour les groupes qui soutiennent la majorité gouvernementale et le président de la république cela a été dit à plusieurs reprises les raisons pour lesquelles nous avons fait ce choix chacun au sein de nos groupes et collectivement à l'issue de débats au sein de notre groupe puisque la question démocratique est importante aussi bien à l'intérieur de nos groupes que nos exigences à l'égard du gouvernement alors bien évidemment cela n'effacera pas des différences que nous pouvons avoir sur un certain nombre de sujets mais ce qui était au coeur de nos interventions outre la préoccupation qui est la nôtre sur la situation sanitaire dans le pays c'est ce déni de démocratie qui s'installe insidieusement aujourd'hui dans notre pays depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron et ça nous ne pouvons pas l'accepter nous avons alerté à plusieurs reprises et cette pantomine puisque moi je considère que c'est une pantomine n'est pas acceptable dans une république dans notre pays même si j'ai à redire sur ce qu'est aujourd'hui la cinquième république et je crois que c'est ça au delà de nos différences qui nous unit aujourd'hui nous n'avons pas d'illusion je le répète sur ce qui peut nous les divergences que nous pouvons avoir sur la stratégie vaccinale sur la situation dans les hôpitaux moi par exemple nous demandons la levée des brevets en ce qui concerne les vaccins je ne suis pas sûre que tout le monde partage cette idée mais voilà nous savons nous rassembler quand nous voyons que la démocratie est attaquée je crois que c'est tout le sens de nos expressions de cet après-midi ici au Sénat je vais être rapide puisque l'essentiel a déjà été dit je crois que
le président du groupe centriste qui forme la majorité du Sénat avec les républicains collectivement
et en le marquant par un vote qui constitue une alerte démocratique c'est le sens j'allais dire de façon transversale de la façon dont nous avons pris acte des décisions aujourd'hui on ne peut pas continuer comme ça on ne peut pas continuer comme ça il y a des institutions et l'action d'un seul homme fut-il le président de la république ne peut pas constituer l'alpha et l'oméga de la politique française il faut faire vivre les institutions les institutions elles prévoient que c'est le gouvernement qui doit gouverner qui est responsable devant le parlement et en l'occurrence aujourd'hui la déclaration c'est celle d'un gouvernement qui ne fait que répliquer en écho ce qu'a décidé hier le président on ne peut pas nous convoquer en quelques heures pour nous dire voilà les décisions et maintenant vous en pensez quoi et donc c'est sur ce point là que nous avons attiré l'attention et nous avons voulu le marquer de façon assez solennelle parce que c'est une dérive imaginons demain qu'il y ait une cohabitation nous en avons déjà vécu imaginons demain que l'état soit aux mains d'un certain nombre de personnalités que nous ne souhaitons pas voir arriver au pouvoir mais qui avec des pouvoirs aussi importants aussi importants pourrait prendre toutes sortes de mesures dans ce pays considérons aujourd'hui que la totalité des pouvoirs est entre les mains du président et du gouvernement alors il est normal que le parlement soit associé il est normal dans un pays démocratique que le parlement contrôle il est normal dans un pays démocratique que le parlement soit amené à s'exprimer par son vote sur la proportionnalité des mesures qui sont prises parce que ça n'est pas rien d'empêcher les gens de bouger de voyager de travailler de pouvoir ouvrir leur commerce ça s'appelle la liberté les libertés publiques et donc le parlement il est là pour les préserver et le sénat en particulier
Et le dernier groupe le groupe écologiste groupe écologiste du sénat qui a donc boycotté également ce vote sur ce plan de reconfinement national et on écoute Esther Benbassa pour le représenter
Notre vote quasiment tous ensemble cette décision de ne pas participer au vote est une sorte de témoignage de la gravité du moment et de notre colère puisque nous avons été instrumentalisés nous ne sommes pas des marionnettes nous sommes les représentants du peuple le parlement doit être respecté le président prend une décision et nous on vient ici on se réunit pour acquiescer je trouve que ce n'est pas la voie la plus démocratique même si la cinquième république est verticale et là on a eu encore une fois un exemple de cette verticalité nous les écologistes nous sommes des démocrates nous voulons une république démocratique la sixième république où les décisions ne seront pas prises d'en haut mais ce sera une démocratie qui demande
si nous sommes encore en démocratie en tout cas on est dans la constitution de la cinquième république constitution démocratique et ce débat était organisé selon l'article 50.1 de la constitution c'est à dire qu'il est organisé par le gouvernement ce débat et puis après il y a un vote une sorte de vote de confiance sur le contenu du discours du premier ministre qui n'engage pas la responsabilité du gouvernement donc on est voilà on est dans le cadre des institutions écrites par le général de Gaulle de la cinquième république et là on entend l'écologiste César Benbassa qui elle prône une sixième république peut-être plus parlementaire plus démocratique peut-être
ce n'est pas des paroles qu'il faut mais des actes il faut vacciner vacciner vacciner et nous voyons très bien que la maladie ne fait que croître et que nous sommes là devant des paroles qui sont dites en haut nous les avons entendues hier soir c'est cette sacralisation de la parole du président de la république nous avons en ces moments d'état d'urgence besoin d'une vraie démocratie et d'une vraie concertation
mais qu'est-ce que vous demandez maintenant concrètement pour les prochaines étapes que demandez-vous pour les plus aimer qu'il se passe aujourd'hui
Patrick Caner disait il y a quelques instants qu'il doute du stratège et de la stratégie il y a deux stratégies gagnantes dans le monde la première stratégie qui a été suivie par les grandes démocraties asiatiques c'est zéro Covid on teste on trace avec efficacité et on isole ils ont eu moins de 20 000 morts nous on va être à 100 000 morts et l'autre stratégie c'est la vaccination massive je citais tout à l'heure les bricaniques on n'a ni l'une ni l'autre ce que nous souhaitons nous c'est qu'on ait plus de lits plus de lits de réanimation puisque quand le président de la république vient annoncer aux français le 28 octobre avec du deuxième reconfinement qu'il y aurait plus de lits il cite le chiffre de 10 000 hier soir il a à nouveau cité le chiffre de 10 000 ça veut dire qu'entre les deux rien n'a été fait on va gagner des lits mais qu'on n'a pas on va les gagner par déprogrammation en amenuisant les chances d'un certain nombre de nos compatriotes dont les opérations seront repoussées qu'est-ce qu'on attend pour la réserve sanitaire et la vaccination si on doit commander comme certains pays ailleurs qu'en Europe il faut commander parce que ce qui compte ce n'est pas de commander de vacciner lentement dans un cadre européen ce qui compte c'est de vacciner en France le plus vite possible et massivement c'est ce qui nous permettra de sortir de cette longue nuit du virus Monsieur Castex a eu un terrible aveu tout à l'heure à la fin de son intervention il a dit mais finalement on a négocié les prix avec le Pfizer on a négocié les prix pour en payer moins cher donc on a dû économiser peut-être quelques millions voire quelques dizaines de millions d'euros alors que le confinement et le reconfinement coûtent des milliards d'euros cherchez l'erreur
et en ce qui concerne le processus décisionnel à l'avenir que t'aideriez-vous ?
si vous voulez votre question elle est relativement intéressante si je peux me permettre très intéressante parce que parce que ce qui m'étonne c'est que cela fait des mois malheureusement maintenant que nous avons des rencontres avec le Premier ministre que nous lui faisons un certain nombre de propositions que nous à partir d'une situation que nous connaissons dans nos départements moi qui suis une élue communiste de la Seine-Saint-Denis et Dieu sait que la Seine-Saint-Denis souffre j'ai alerté par exemple la dernière fois de notre réunion sur les vaccins sur les tests salivaires dans les écoles qui n'ont pas lieu donc on fait un certain nombre de propositions concrètes force est de constater que vous ne les connaissez pas parce que force est de constater que le gouvernement ne veut pas entendre il a une stratégie qui est confiée qui plus est à des cabinets privés je le dis en passant il a une stratégie qui n'est pas conforme à ce qui se passe réellement sur le terrain dans nos départements donc voilà c'est pour ça que votre question est intéressante c'est parce que nous sommes force de propositions nous n'arrêtons pas avec des divergences avec des différences nous n'arrêtons pas depuis des mois de faire des propositions aucune aucune des reprises aujourd'hui par le gouvernement
sur l'exemple asiatique que prenait Bruno Rotaillot alors l'exemple chinois je ne sais pas en tout cas l'exemple coréen il y avait eu des auditions au Sénat sur l'exemple coréen où il y a une densité de population beaucoup plus forte qu'en France et beaucoup moins de morts mais vraiment beaucoup moins de morts quelques milliers de morts en tout cas même il y a quelques mois on était en septembre dernier on était juste à 300 morts en Corée du Sud et c'est vrai qu'il y a un isolement et un traçage beaucoup plus strict alors ça pose également la question des libertés mais par exemple sur l'isolement il y avait l'ambassadeur de France en Corée du Sud qui expliquait que quand une personne allait se faire tester elle venait avec son sac à dos et si jamais elle était positive elle était isolée de force dans un hôtel donc c'est une stratégie qui a montré son efficacité mais est-ce qu'on est prêt à l'appliquer en France ça c'est pas sûr on demande plus de moyens
pour l'hôpital et on nous a jamais entendus on va pas former des gens en six mois ni ouvrir des lits en quelques mois il aurait fallu faire ça dans la durée là nous nous trouvons devant un fait accompli avec une logistique qui n'a pas marché et puis on a négocié moi je dirais qu'on a mal négocié parce que comme le dit mon collègue les israéliens sont allés ils ont payé plus cher et les retombées économiques ont été moindres puisque tout est ouvert et les habitants du pays sont quasiment immunisés dans leur ensemble on aurait pu faire ça en France ce retard de l'Europe maintenant ça met en question aussi un peu l'organisation un peu beaucoup l'organisation de l'Europe concernant les questions de santé tous ces pays n'ont pas eu assez de vaccins et maintenant ils commencent à acheter séparément de l'Union Européenne des vaccins il y a des raisons à cela notre logistique ne marche pas nous sommes un pays trop bureaucratique il y a eu beaucoup de retard maintenant il n'y a pas assez de vaccins et dans certains quartiers et arrondissements de Paris il y a des vaccins mais il n'y a plus de personnes assez de personnes pour se vacciner parce que Doctolib ne marche pas il n'y a pas de place sur Doctolib donc nous avons nous avertissons depuis longtemps aussi sur l'école on a dit qu'il fallait aussi vacciner les enseignants et là on voit que les écoles ont été terminées et donc on a une petite
séquence bonus ici au Sénat après tout le débat qu'on a suivi dans l'hémicycle du Sénat sur ces mesures sanitaires qui ont été annoncées par Emmanuel Macron et bien là vous le voyez les présidents de groupes politiques différents du Sénat la droite, le centre, la gauche se réunissent font une conférence de presse car ils ont boycotté le vote après ce débat ils estiment que les conditions ne sont pas démocratiques pour parler des mesures sanitaires et là on a par exemple Bruno Rotaillot qui répond
aux journalistes C'est une pratique personnelle du pouvoir concentrée dans les mains du seul président de la République c'est une hyper centralisation c'est une hyper personnalisation et cette pratique du pouvoir nous fait perdre des chances parce qu'on perd en agilité on perd en souplesse et ce pouvoir dans les mains d'un seul même s'il est très intelligent il ne peut pas tout savoir il ne peut pas tout faire et nous on se bat pour la démocratie parlementaire pas pour nous mais pour les français parce que si la démocratie un jour a été inventée la démocratie parlementaire c'est tout simplement pour que le sort de tous ne repose pas dans les mains d'un seul c'est trop grave voilà la Macronie c'est une pyramide qui repose sur sa pointe
absolument
voilà ce qui est embêtant vous d'abord merci à vous
et on finira sur cette belle image de Patrick Cannaire la Macronie est une pyramide qui repose sur sa pointe ben voilà pour cette conférence de presse des groupes parlementaires du Sénat qui ont boycotté le vote après ce débat autour de la stratégie sanitaire et du plan de reconfinement qui a été décidé et annoncé hier soir par Emmanuel Macron une émission qui arrive à son terme en tout cas sur la page Facebook de Public Sénat c'est la fin de l'émission le débat est à vous j'espère que ça vous a plu là ça y est c'est bien fini mais en tout cas si vous voulez continuer à suivre tout le débat qu'il y a autour de ce reconfinement n'hésitez pas à aller sur la télé sur la TNT et sur la chaîne 13 pour suivre notre émission sur Public Sénat on va vraiment analyser point par point tout ce qui s'est dit cet après-midi et tout ce qui a été décidé par Emmanuel Macron et puis moi je vous donne rendez-vous jeudi prochain et normalement on devrait parler de la loi séparatisme le projet de loi qui doit lutter contre l'islamisme radical qui est en débat actuellement au Sénat sur deux semaines et il y a des débats très intéressants sur la laïcité sur le port des signes religieux on va également parler de la haine sur internet donc voilà je vous souhaite une bonne soirée j'espère que votre émission le débat est à vous vous a plu et puis je vous donne rendez-vous jeudi prochain sur la page Facebook de Public Sénat salut
Sous-titres par Jérémy