Une député LFI brandit une culotte. "Ceci n'est pas un consentement" - 23/10/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Défensif 60 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Locuteur 2Fait
« Ceci n'est pas un consentement. Porter de jolis dessous, ne rien porter du tout. Porter une alliance, ce n'est pas consentir. »
- 0:25Locuteur 2Fait
« Accepter un dîner, accepter un verre, accepter une promotion, ce n'est pas consentir. »
- 0:40Locuteur 2Fait
« Dormir, ne pas bouger, ne rien dire, ce n'est pas consentir. »
- 0:55Locuteur 2Fait
« Et même parfois dire oui, ce n'est pas nécessairement consentir. »
- 1:10Locuteur 2Chiffre
« Les 94000 femmes victimes de viol ou tentative de viol par an »
- 1:25Locuteur 2Chiffre
« Les 94 % de plaintes classées sans suite »
- 1:40Locuteur 2Chiffre
« Les 1 % de plaintes seulement aboutissant à une condamnation »
- 3:00Locuteur 2Promesse
« Avec la notion de consentement libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable »
- 3:30Locuteur 2Promesse
« Nous pousserons les policiers et magistrats à porter l'attention non pas sur la victime mais sur les circonstances »
- 4:30Locuteur 2Fait
« la France déjà condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ceci n'est pas un consentement. Porter de jolis dessous, ne rien porter du tout. Porter une alliance, ce n'est pas consentir.
Accepter un dîner, accepter un verre, accepter une promotion, ce n'est pas consentir. Dormir, ne pas bouger, ne rien dire, ce n'est pas consentir. Et même parfois dire oui, ce n'est pas nécessairement consentir.
Alors oui, c'est vertigeux, mais ce qui devrait nous donner à nous le vertige, ce sont les trois femmes qui auront été agressées sexuellement. France le temps de ce discours. Les 94000 femmes victimes de viol ou tentative de viol par an, les 94 % de plaintes classées sans suite, les 1 % de plaintes seulement aboutissant à une condamnation.
Comme législateur, que faisons-nous contre cela ? Nous pouvons modifier la loi. C'est ce que nous allons enfin faire.
Avec la notion de consentement libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable, nous permettrons de mieux traiter tous ces cas trop souvent exclus des critères de violence, contrainte, menaces et surprises. Nous empêcherons les agresseurs de présumer le consentement en leur demandant comment ils s'en sont assurés. Nous pousserons les policiers et magistrats à porter l'attention non pas sur la victime mais sur les circonstances, rapport de force, vulnérabilité, empêchant de dire non et donc empêchant de consentir.
Mais cette loi ne fera pas tout et elle ne servira certainement pas d'amnistie. Cette loi n'effacera pas la honte de la France déjà condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme qu'elle soit et qu'elle soit encore l'objet de plusieurs plaintes pour des procédures judiciaires ne respectant pas les droits des victimes. No.
Sarah Legrain