Alliance de la presse d’information générale (APIG)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux défis de la presse d'information générale dans l'espace numérique ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment évaluez-vous le rôle des plateformes et de leurs algorithmes dans la diffusion de l'information ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelles préconisations pour une régulation plus efficace de l'information en ligne ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La presse locale est-elle menacée de déserts informationnels en France ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Faut-il certifier l'information pour lutter contre la désinformation ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelles pistes de diversification pour la presse locale face à la baisse des recettes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Pierre PetillotChiffre
« Les éditeurs de l'Alliance, c'est 42 % des journalistes du pays selon les chiffres de la DGT qui sont font qui reposent sur des enquêtes très précises auxquelles il faut pas oublier d'ajouter les 30000 correspondants au C de presse. »
- 8:00Pierre PetillotChiffre
« Le secteur a perdu la moitié de ces recettes publicitaire en 20 ans. En part de marché, c'est une division par 4. »
- 16:00Pierre PetillotFait
« On a assigné Microsoft en octobre 2024 pour mettre fin pour interrompre la prescription. Nous sommes donc près de 2 ans plus tard, on en est au 3è incident au fond. »
- 22:00Pierre PetillotChiffre
« Google ça était sous la contrainte. Ce qui a fait qu'ils sont revenus autour de la table, c'est 500 millions d'euros d'amendes devant l'autorité de la concurrence. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bien ben nous reprenons nos travaux cet après-midi en accueillant monsieur Pierre Petillot, directeur général de l'Alliance de la presse d'information générale la pige dans le cadre de notre mission d'information sur ce que nous avons appelé les zones grises de l'information dans l'espace numérique. Merci monsieur le directeur général d'être de vous être rendu disponible. Vos réflexions sur l'avenir de la presse d'information générale contribuent régulièrement à nourrir le débat public.
Nous attendons donc avec intérêt votre éclairage sur les les travaux que nous mènons avec les deux corpporteurs Agnès Séverren et Sylvie Robert. Je rappelle brièvement l'objet de de cette mission. Nous nous interrons sur les conséquences de de la bascule des usages et de la valeur économique de l'information vers le numérique.
En effet, la distinction entre information, opinion, communication est parfois brouillé voir inexistante. Le débat démocratique né avec la presse se déroule désormais pour une part croissante sur des plateformes privées multinationales sur lesquelles notre capacité d'action est limitée. L'Union européenne a mis en place des outils sans doute insuffisamment mobilisés.
à ce jour, on aura l'occasion d'y revenir et et les évolutions technologiques tendent que les évolutions technologiques pardon rend tendent à rendre rapidement insuffisant. Ces plateformes fonctionnent selon des des algorithmes délivrant à chacun une information personnalisée selon une logique qui efface tout pluralisme et tente à à polariser les opinions. Dans ce contexte, la presse demeure un repère, un pôle de confiance mais ces difficultés économiques nous inquiètent.
Je sais que vous travaillez aussi beaucoup sur ces sujets-là. Donc nos précédentes auditions nous ont permis d'entendre les plateformes, les créateurs de contenu, les autorités de régulation ou de supervision ainsi que plusieurs universitaires et et chercheurs. Votre point de vue, celui des producteurs historiques d'information professionnelle est essentiel pour équilibrer ce tour d'horizon et et pour identifier les les voies d'action qui s'offrent à nous.
Nos échanges porteront sur plusieurs séries de questions. La situation économique de la la presse et les rapports de force avec les plateformes. Tout d'abord, la situation préoccupante de la presse locale et régionale nous inquiète particulièrement.
Le Sénat a adopté la semaine dernière la proposition de de loi visant à rendre la législation sur sur les droits voisins plus effectifs grâce une intervention de l'autorité de régulation de la communication de de l'ARCOM pour équilibrer les relations entre les acteurs. La PPL Balan dit Bananon du nom de du député qui en est l'auteur l'éruption de l'intelligence artificielle rend cette problématique des droits voisins plus aigu encore et on l'a vu à de nombreuses reprises dans ces auditions. Ensuite, votre appréciation du rôle des plateformes et de leur algorithme dont nous regrettons l'opacité nous intéresse tout particulièrement.
Enfin, quelle serait vos préconisation pour parvenir à une régulation plus efficace qui préserve l'un des fondements de notre vie démocratique ? Ça ça ne s'arrange pas du côté de de Sylvie. Le Sénat a confié notre à notre mission d'information des des pouvoirs de commission d'enquête.
C'est pourquoi je je vous suis amené à vous demander de prêter serment avant de vous donner la parole pour un propos liminaire et puis qu'on échange très librement Agè Sverine Syv Robert et moi-même vous poseront des questions bien sûr je dois vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre mission d'information doté des pouvoirs de commission d'enquête et passif des peines prévues aux articles 434- 13 14 et 15 du code pénal. Je vais vous inviter à prêter serment à dire toute la vérité, rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure monsieur je le jure. Beaucaras vous êtes amené à intervenir je le jure.
Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de notre mission d'information. Évidemment s'il y en a. Non non.
Et enfin je rappelle que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Je donne la parole pour le proposiminaire. Merci monsieur le président, merci de nous recevoir aujourd'hui.
Alors nous, c'est une mission sur les zones grises de l'information. Nous, c'est vrai qu'on représente la présation, c'est plutôt la zone blanche de l'information pour être clair. Ce qui veut pas dire qu'il y a pas des interactions entre les deux et qu'on ne regarde pas effectivement avec beaucoup d'attention ce qui est en train de se passer en terme d'usage, d'accès à et d'accès à l'information.
Donc quand quand je dis zone blanche, pourquoi ? D'abord parce que le métier d'hésiteur qu'on représente, c'est avant tout de financer et de protéger et de diffuser le journalisme professionnel. Pour mémoire, les éditeurs de l'Alliance, c'est 42 % des journalistes du pays selon les chiffres de la DGT qui sont font qui reposent sur des enquêtes très précises auxquelles il faut pas oublier d'ajouter les 30000 correspondants au C de presse.
Ce tissu de deux journalistes et de correspondants, il fournit une couverture locale de l'information qui est sans rival. Euh et quand je dis sans rival, ben euh très concrètement la production de l'information, c'est un mot que vous avez prononcé, monsieur le président et que je trouve très intéressant en matière d'info dans votre introduction, la production de l'information, elle repose essentiellement sur ces gens-là et ils alimentent alors non seulement la presse nationale euh mais aussi l'audiovisuel, les télés, les radios, le service public, la FP elle-même qui a un réseau local mais pas du tout aussi développé ou ou capillère que la presse. Et puis également évidemment aujourd'hui les créateurs de vidéos influenceurs que vous avez pu également auditionner dans le cadre de cette mission et également enfin les IA génératives aujourd'hui qui qui viennent également abruver leur leur production au aux travaux de nos journalistes.
C'est un peu la face immergée de l'iceberg de l'écosystème informationnel ce travail un peu gratuit finalement fourni par la presse aux autres médias mais il est absolument il est absolument indispensable et irremplaçable. Euh pour vous donner un exemple très concret, on on reviendra, on ira sans doute dans le détail euh euh ultérieurement, mais euh vous le savez, aux États-Unis, on a vu apparaître des véritables déserts de l'information, des comptés entiers, des zones équivalentes à des départements voir plus grands chez nous euh géographiquement euh sans couverture journalistique euh puisque bah là-bas, il y a malheureusement oui, une bonne au moins 30 % des postes qui ont tout simplement disparu. Et aujourd'hui, on voit des acteurs comme Open faire appel à des agences pour leur fournir une couverture journalistique de ces zones parce que bah tout simplement ils en ont besoin et il y a plus de presse pour répondre à ce à ce besoin.
Donc ça c'est un usage qui est effectivement très important cette couverture locale. Pourquoi on est aussi dans la la zone blanche ? D'abord ben parce que les le travail de journaliste, il s'exerce dans un cadre déontologique.
Ce sont des gens qui sont formés euh qui adhèrent à Charte Dominique, qui sont en général euh d'ailleurs euh très offensifs euh dans la défense de cette déontologie, si j'ose dire. euh qui travaille aussi dans un cadre juridique et social qui est celui du journalisme en France qui apporte des garanties d'indépendance et qui fait pas plaisir à tous les éditeurs hein pour être très clair avec vous, mais forcé de constater que euh le statut spécifique du journaliste en France, ben c'est quand même quelque chose qui protège leur travail au quotidien. Euh et puis et c'est le sujet est lié en terme de protection, un cadre responsable.
Ça c'est je pense que c'est vraiment le ce qui distingue particulièrement la presse et le journalisme d'information des autres modes on va dire de de diffusion de production de l'information. C'est la responsabilité. Ça, personne d'autre n'exerce une responsabilité pénale personnelle pour ce qu'il écrit et ce qu'il publie.
C'est très concret hein, ça veut dire que les patrons de presse sont condamnés à titre personnel par la 17e chambre. Alors ça les poursuit pas toute leur vie mais ils viennent se faire condamner à titre personnel. C'est le corolaire de la liberté de la presse.
C'est le principe même de la loi du 181. C'est quelque chose qu'on défend parce que c'est le sens en fait du métier de des éditeurs de presse. Et c'est quelque chose, je pense qui répond assez largement aux préoccupations qu'on peut avoir aujourd'hui face à la désinformation organisée ou non.
Et on va dire peut-être le brouillage parfois entre information et et opinion que vous évoquiez au début. Et ça c'est c'est vraiment voilà quelque chose qui est caractéristique nous du métier de de la presse d'information. Et puis un dernier point, c'est le pluralisme aussi.
La conviction des journalistes etiteurs, c'est que il y a des faits indépendant des opinions qui existent indépendamment de ce qu'on peut en penser. Mais il y a aussi plusieurs façons de raconter les faits et et il faut qu'on conserve ces plusieurs façons de raconter les faits. Nous, autour de la table à l'alliance, on a des titres qui vont de l'humanité au JDD et puis tout ce qui peut y avoir comme nuance entre les deux, elles sont évidemment très nombreuses.
Et on est assez fier de ça, de ce cette contribution au débat démocratique qui se fait par une information pluraliste. Donc ça c'est qui on est. [raclement de gorge] Vous vous avez évoqué dans déjà les difficultés de la presse et vous avez raison, elles sont en train de de s'accélérer.
Notre modèle économique se fragilise et singulièrement depuis 1 an un an et demi cette fragilisation est en train de de s'accélérer. Pour regarder ce qui est d'abord peut-être positif, on pense que la pétence du public pour une information de qualité, elle ne se dément pas. Oui.
Euh le public nage dans un océan de désinformation, de mésinformation et puis parfois il tombe sur une information de de qualité. Euh nous, on pense que les marques de presse sont quand même un repère dans cet univers-là et on le voit dans les audiences des titres. Euh c'est pas pour rien que les audiences des titres de presse progressent année après année, quand bien même il y a pas les revenus derrière.
On pense qu'effectivement quand on voit la marque West-France, le monde, le Figaro sur un article en ligne et ben on sait qu'on a affaire à des professionnels qui travaillent selon des des critères déontologiques. [raclement de gorge] Donc cette appétence du publique, elle est là. Le problème c'est qu'il y a probablement pas de conscience du coût de l'information.
Euh et là ça la balle est en partie dans notre camp, en partie sans doute dans celui des des pouvoirs publics. Euh il faut qu'on arrive collectivement à faire comprendre au public que l'information de qualité pluraliste, elle a un coût. Euh alors on a un sujet en France, c'est qu'on a un service public qui fait une information de qualité qui est gratuite, qui fait de la presse en ligne aussi.
Euh nous éditeurs privés, on arrive en face avec une offre similaire, pas la même mais similaire, mais payante. C'est sûr que c'est un petit peu difficile dans ces conditions de de convaincre les gens de de payer. Euh ce mythe de la gratuité de l'information, il est important qu'on qu'on revienne dessus vraiment et qu'on explique que des journalistes professionnels, le réseau que j'ai évoqué au départ, au début de cette intervention, il a un coût, il faut réussir à le financer et le problème aujourd'hui est là.
Et comment est-ce qu'on finance ça avec des garanties encore une fois économiques et sociales pour les journalistes suffisantes pour qu'ils exercent leur métier. Pourquoi ce cette production est menacée aujourd'hui ? D'abord, c'est la perte des recettes publicitaires.
Vous le savez et on l' on l'a déjà dit plusieurs fois la représentation nationale, le secteur a perdu la moitié de ces recettes publicitaire en 20 ans. En part de marché, c'est une division par 4. On se souvient pas très bien qu'au début des années 90, quand un annonceur investiss un budget publicitaire dans notre pays, ben il y avait à peu près 1 € sur 2 qui allait dans la presse.
Aujourd'hui, c'est à peine 1 € sur 10. Donc voilà, voilà où on en est. C'est clairement la cause principale de la crise économique du modèle.
Euh et cette situation malheureusement elle ne s'arrange pas. Euh jusqu'à l'année dernière, on avait au moins des recettes publicitaires digitales qui étaient en progression, qui était pas très importante en valeur absolue, mais qui au moins progressai depuis l'année dernière. Même ces recettes baissent en dépit de de l'augmentation des des audiences.
Donc on voit bien qu'il y a quelque chose de profondément vicié dans l'écosystème de la pub en ligne. Ce et les choses encore une fois ne sont pas en train de s'améliorer. La domination des plateformes sur ce marché publicitaire, elle est en train de se renforcer. on le voit dans leurs résultats, hein.
Euh MTA a triplé son résultat net l'année dernière. Euh bon ben voilà, il y a il y a des raisons derrière tout ça, c'est que ces gens continuent à utiliser des contenus euh de façon gratuite et à assurer euh leurs maines sur euh sur l'écosystème de la de la publicité. Alors évidemment, tout ça est un peu pessimiste, les éditeurs restent pas inactifs face à cette situation.
Euh d'abord, rappelons que euh le la numérisation, les de presse connaissent bien en fait, ce sont les premiers à avoir euh numérisé leur contenu, peut-être d'ailleurs un peu trop systématiquement euh au début, il y a il y a une vingtaine ou une trentaine d'années. Euh mais les offres de presse, encore une fois, ont été les premières offres de contenu numérisé et la première en fait offre légale de contenu qui est qui a pu avoir en ligne. Euh au-delà de ça, il y a eu évidemment l'ép enfin l'épisode, il y a eu le vote, l'adoption du droit voisin en 2019.
Euh, on s'est emparé très vite de cet outil pour aller négocier des accords, vous le savez. Alors, parfois au prix euh de contentieux et de condamnation très lourde devant l'autorité de la concurrence, ça a permis souvent de débloquer les choses et de signer des accords. Malheureusement, aujourd'hui, on est toujours au milieu du gay.
On n'est pas vraiment en train de progresser. On a perdu notre accord avec MTA l'année dernière. Nous sommes en contentieux avec eux devant l'autorité de la concurrence et on verra là aussi ce qu'il en ce qu'il en ressort.
En revanche avec Google, dans un cadre encore une fois posé par l'autorité de concurrence, il y a une relation assez partenariale, on doit dire qui s'est qui s'est installée et aujourd'hui Google rémunère les titres de l'alliance du plus petit au plus grand et on est assez content de ce qui a pu être renégocié après le premier accord euh l'année dernière. Euh et puis on on ne s'arrête pas là. On essaie évidemment en matière d'IA également d'aller chercher des revenus du partage de valeur et déjà de faire en sorte que les fournisseurs d'IA nous demandent l'autorisation d'utiliser publication de presse, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Et au-delà des outils juridiques qui existent déjà de la propulition de loi à Balanan par exemple que vous avez mentionné donc du renforcement du droit voisin qui va arriver et on en est on en est très heureux. Euh on réfléchit à d'autres outils, enfin c'est surtout ma voisine d'ailleurs qui réfléchit notamment de de valorisation des des marques de presse. Euh le sujet de la responsabilité que j'évoqué, on pense que c'est aussi un axe de développement économique.
Les IA non seulement ont besoin de contenu, ce qui est quand même une une nouveauté par rapport à la période précédente où bah les hébergeurs qui soient moteur de recherche, réseaux sociaux, agrégateurs, un peu moins les agrégateurs mais en tout cas les réseaux sociaux et moteurs de recherche pouvaient prétendre ne faire que mettre des publics en contact avec les contenus et eux-mêmes n'avoir aucune responsabilité, ça n'est plus le cas. Le contenu est une vraie matière première pour les IA. C'est un besoin, d'où leur acharnement d'ailleurs à contourner le le droit de la propriété intellectuelle.
Et nous, on a la naïveté de croire que assez rapidement pour que les chatbotes d'information mais de façon générale l'ensemble des services diagénératif soient compétitif, il va falloir pouvoir garantir un minimum la fiabilité de ce qui est produit. Ça n'est pas le cas aujourd'hui. Encore une fois, nous on s'engage sur ce qui est publié y compris en ligne.
C'est très concret he quand je dis qu'on s'engage, c'est-à-dire que un éditeur de presse, il va aller modérer le forum de son site internet au nom de la loi 1880 et il considère que sa responsabilité est engagée par les commentaires des lecteurs. Ça va pas du tout être le cas sur un autre forum. Euh je je referme la parenthèse.
Voilà, sur les IA, je pense qu'on a quelque chose à valoriser autour des marques de presse et de la responsabilité. On y travaille. Euh encore faut-il qu'on ait là aussi un un cadre juridique qui nous permette de négocier.
Comme vous savez, c'est pas complètement le cas. Euh voilà, il y a une proposition loi. Euh pour l'instant le on va dire le coût est manqué.
Nous, on désespère pas que ces ces sujets reviennent sur la table. En tout cas, on s'y emploie et et on pense que en l'occurrence matière une très très bonne proposition de loi. Euh voilà.
Qu'est-ce qu'on tu veux compléter peut-être sur euh des questions ? Je t'ai une bonne Oui, déjà beaucoup parlé donc je vais peut-être laisser la place à vos questions. Peut-être parce que vous avez lancé une perche sur les les réflexions sur lesquelles vous travaillez pour mieux valoriser la la notion de marque en fait de presse.
Qu'est-ce que vous sur quelle piste vous êtes ? Euh oui, donc on est en train de réfléchir, on a récemment on a on a assigné euh euh Brave, Brave en tant que moteur de recherche, moteur de recherche auxquels sont intégré des fonctionnalités IA, euh API et également euh revendeur de son search à des tiers dont euh Mistral et Perplex City pour leur entraînement. Donc c'est vraiment bref, c'est un petit moteur de recherche américain mais qui va de A à Z sur la chaîne de valeur de Lia.
Donc c'est très intéressant pour nous de pouvoir cranter les choses avec lui. On a fait une demande d'expertise pour avoir différentes informations sur la manière dont tu fonctionne sur tous les aspects. Donc c'est très très important.
Donc on on a on avance là-dessus et on se rend compte en fait que les LLM de plus en plus ce qui les intéresse effectivement c'est les contenus pour l'entraitement et pour avoir des contenus frais variés vérifiés. Ça c'est très important mais ce qui intéresse surtout c'est de garder l'utilisateur dans son dans leur écosystème. Surtout pas cliquer.
Et pour que l'utilisateur ne clique pas, il faut qu'il ait confiance dans ce qu'il lise. Et pour qu'il ait confiance dans ce qu'il lis, il faut que ça soit rattaché à des marques de presse notoir de préférence. C'est pour ça que le monde est a réussi l'exploit de signes avec plusieurs plusieurs LLM.
Mais ce qui intéresse outre les contenus, c'est la marque. Et il est vrai que jusqu'à très récemment, ce ne ça ne se posait pas la question quand quel quand quelqu'un lisait un contenu, il savait que c'était automatiquement rattaché à une marque et il pouvait euh soit considérer que c'était une une information vérifiée, soit aller voir d'autres sources pour se faire son propre avis. Les LLM, l'objet c'est vraiment de rester dans l'écosystème et de ne surtout pas aller rien vérifier.
Donc on a vraiment quelque chose à les éditeurs ont quelque chose à valoriser ici. Bref, c'est la première assignation. on fait des demandes à hauteur de plusieurs millions au titre du droit des marques.
Donc c'est vraiment quelque chose qu'on essaie de de valoriser et au conseil d'administration de l'alliance, on travaille pour essayer d'optimiser voilà le répertoire des marques des éditeurs et pour qu'ils puissent en faire un usage le plus périn possible et qu'ils puissent s'accrocher à leur marque pour essayer d'en tirer un gain économique parce que les LLM elles s'en servent se servent de leur marque et de leur favicon sans autorisation pour justement éviter tout clic au bénéfice d'éditeur de presse. Donc pour nous c'est très très important cet aspect là qui a un aspect, on va dire nouveau dans dans nos assignations. Bien merci en tout cas pour cette introduction.
Vous savez et vous connaissez notre attachement à la presse locale puisque en plus on représente au Sénat nombreux territoires de l'ex de l'hexagone et des territoires ultramarins. Vous avez parlé de déserts informationnels aux États-Unis. Euh on sait que la presse locale est aujourd'hui pour certains d'entre eux en difficulté économique.
Est-ce que dans vos projection, dans les différentes informations que vous avez, est-ce que vous pouvez nous dire que dans quelques territoires, il puisse y avoir demain des déserts informationnels en France ? Deuxième question, mais le corolaire de cette question, c'est que comment anticiper la baisse effectivement de la presse locale et de ses usages puisque l'étude de Reuters, même si je n'ai pas complètement regardé, il faut vraiment précisément la regarder, mais montre que plus de la majorité dans le monde aujourd'hui des personnes s'informment par les réseaux sociaux. Est-ce que euh donc le la presse locale doit, même si vous avez parlé de la confiance dans la marque, quand on lit Westfance, on se dit que on a confiance, mais est-ce que ça suffit pas ?
Est-ce qu'il faut certifier l'information ? Et enfin troisème question, je vois par exemple le télégramme chez moi se diversifie en terme de modèle économique. Est-ce que ce sont des pistes pour vous que la presse locale, notre PQR, même au-delà devrait entrevoir pour résister forcément à ce contexte ?
Je vous remercie. Merci. Je je vais commencer peut-être par la dernière si vous voulez bien sur la diversification.
Euh effectivement, [raclement de gorge] vous citizz le télégramme qui est un très bon exemple. Il y en a quelques autres au niveau national. Il y a le groupe le Figaro aussi qui s'est beaucoup diversifié.
Euh c'est une alors nous c'est une très bonne nouvelle d'avoir des groupes qui de presse qui vont bien. Ce qui est malheureux c'est qu'ils aillent bien pas grâce à leur activité de presse mais voilà grâce aux autres activités. Alors ça permet de financer encore une fois des rédactions et c'est c'est ça c'est super.
Euh mais c'est vrai qu'on préférait que l'activité de production de l'information en tant que telle se suffise elle-même et puisse générer des revenus. Voilà. Donc et malheureusement les groupes qui ne se sont pas autant diversifiés sont souvent en difficulté.
Euh pardon, je reprends l'ord de vos questions parce que les le désert informationnel, je pense que c'était important à vos yeux et ça allait évidemment au nôtre. Euh je je suis pas sûr que ça va apparaître brutalement comme ça pu être le cas aux États-Unis. Bon, il y a parfois des des ps entiers qui ont disparu assez rapidement.
Euh en revanche, on le voit malheureusement avec les plans sociaux qui commencent à se déployer notamment en presse locale, on risque d'avoir peu à peu une justement ce maillage territorial qui se rabouri euh qui est progressivement réduit et donc une apparition progressive de désert informationnelle. Oui, on le craint un petit peu. Si on n plus les moyens de financer encore une fois les postes de journalistes dans les territoires, c'est un risque important.
Oui. Et et que du coup les producteurs d'information professionnelles cèdent la place à des sources beaucoup moins fiables. Oui, ça c'est un risque au euh aux militants locaux, parfois aux illuminés locaux peut-être qui voilà.
Oui, ça c'est ça on peut on peut craindre cette situation. C'est évidemment ce contre quoi on essaie de de lutter. On a vu aussi le comme vous le l'étude Reuters qui effectivement pour la première fois montre que les réseaux sociaux deviennent majoritaires.
Alors après c'est là où il faut distinguer production et distribution de l'information. L'accès à l'information via les réseaux sociaux. Oui, souvent aussi sûrement l'accès à une information produite par du vrais journaliste et notamment par des journalistes locaux, je pense, via les réseaux sociaux.
Voilà, mais sans revenu à la clé, qui soit publicitaire ou d'abonnement. Et c'est c'est bien ça le problème encore une fois même sur MTA. Bah oui, on voit bien que les gens au moment où MTA nous expliquait que les publications de presse ne l'intéressaient plus et donc il voulait pas renouveler nos accords et que s'il renégociait, ce serait très très fortement à la baisse, nous on a vu plutôt une hausse du trafic sur nos sites d'application venu de MTA alors même qu'il était en train de réduire la place de l'information dans ces algorithmes.
Donc ça ça montre bien qu'il y a un intérêt du public pour ces contenusl pour des contenus de presse fiables. Donc encore une fois c'est voilà c'est une raison de d'espérer sur la certification. Alors nous on est assez circonspect parce qu'en fait elle existe un peu déjà la certification pour nous c'est la reconnaissance par la commission paritaire. la commission paritaire, il y a tous les éditeurs autour de la table, toutes les familles de presse au-delà de la nôtre de celle qu'on représente qui sont souvent en concurrence très vive, qui peuvent être en lutte même parfois de façon assez agressive et qui pour autant se retrouvent autour de cette table là et se mettent d'accord pour dire ce qui est une publication de presse professionnelle de ce qui ne l'est pas et donc qui a droit d'accéder au régime économique de la presse au TV réduit aux aides et cetera.
Nous, on pense que ça marche plutôt bien. On a réussi à faire le tri euh, on va dire entre le le bon grain et livret. Parfois, c'était difficile mais on a évacué des sites de la CPPAP, France Soir pour ne pas le nommer, Rivarol.
Alors, des pour des raisons différentes des informations, condamnation pénale, incitation à la haine et cetera. On fait ça à la marge parce qu'on ne veut pas juger du contenu effectivement à CPP, on juge du traitement journalistique de comment la publication a été produite. Et ça, je pense que c'est très important et qu'il faut rester sur cette ligne de crête.
Nous, on tient encore une fois beaucoup au régime de responsabilité de la loi du 1881. Et ça, ça veut dire que les deux seuls juges de ce que un titre ou un journaliste peuvent écrire, c'est le lecteur et le juge judiciaire. Et pour nous, entre les deux, il y a pas vraiment de place pour des acteurs tiers à la légitimité souvent un peu discutable.
Donc, on pense vraiment qu'il faut rester là-dessus. La loi 18, elle a passé toutes les innovations technologiques sans perdre de sa pertinence. On voit pas du tout pourquoi ce serait pas le cas encore aujourd'hui avec les plateformes, les réseaux sociaux et et demain les I génératives.
Alors peut-être en revanche qu'il y a un un un défaut collectif, hein, c'est notre responsabilité collective éditeur de communication autour de ce que fait la la CPPAP. Peut-être qu'il faut penser à plus d'outils de communication, euh à un logo, euh des sites plus accessibles pour grand public, une plus grande promotion euh faite autour des travaux de la commission paritaire pour dire ben voilà ce qui est un titre euh qui emploie des journalistes, qui a un traitement journalistique de l'information euh et qui de façon générale est un organe d'information professionnelle auquel vous pouvez faire confiance. Euh donc là, on a sans doute un travail à faire autour de ça.
Oui. Merci. Alors, j'avais une question sur la fragilisation du secteur de la presse et on a évidemment parlé des nouveaux acteurs de l'information qui désormais privilégie les vidéos courtes.
On a reçu Hugo Desécrypt qui nous expliquait qu'en fait certes les vidéos courtes étaient parfois sommaires mais c'était la première porte vers l'apprentissage pour les jeunes puisque les jeunes s'informent essentiellement sur les réseaux sociaux. Et donc ma question était la suivante : est-ce qu'il y a une véritable désaffection en fait pour les formats écrits ? Est-ce que la presse y était préparée ?
Et par ailleurs, quels sont les dispositifs juridique qui vous paraissent à même de protéger la valeur de vos contenus face donc à tous ces nouveaux usages, les réseaux sociaux et donc l'IA. La question sur la loi du 29 juillet 1880 a été posée par Sylvie. Et donc j'ai une dernière question concernant la lutte en fait contre la désinformation.
Est-ce que vous pensez qu'il faut aller plus loin que le référé fake news qui est prévu par la loi 2018 1202 du 22 décembre 2018 sur la lutte contre la manipulation de l'information en période préloctorale et pour nous c'est un sujet absolument euh crucial. Merci. Euh je vais répondre à vos premières questions et puis euh Léa pourra prendre la suite euh sur [raclement de gorge] la sur la désinfection pour les formats écrits et les vidéos.
Alors, on le voit pas encore dans les audiences ou dans le nombre d'abonnements qu'on vend. On vend aujourd'hui plus d'abonnements qu'il y a 10 ans numérique plus papier. Donc ça c'est le paradoxe.
On les vend beaucoup moins cher malheureusement mais voilà. N le voit pas non plus dans les audiences. En revanche, oui, c'est difficile de pas de pas percevoir qu'il y a une une montée du format vidéo notamment parmi les jeunes.
Et nos éditeurs d'ailleurs se sont pas trompés he ils sont devenus de très gros producteurs de vidéos. Euh vous regardez le Parisien voilà, ils se sont adaptés très clairement. Ça veut pas dire encore une fois qu'il y a les revenus derrière.
Pour l'instant, il y a surtout les coûts. Euh je vois que les acteurs audiovisuels d'ailleurs se font aussi reconnaître comme service de presse en ligne. Donc on est vraiment finalement au moment de la convergence des médias he de ce de ce point de vue.
Euh donc voilà, est-ce que il faut acter la mort de l'écrit ? Je suis pas sûr non plus. Euh et ça pose voilà comme vous disiez, ça pose des questions aussi en en matière de dispositif juridique puisqueaujourd'hui une publication de presse, elle est majoritairement écrite et c'est un sujet qui fait débat.
Euh est-ce qu'il faut désespérer de l'écrit ? On voit beaucoup de professeurs au lycée université aujourd'hui se plaindre qu'il n'arrivent même plus à faire lire un texte et encore moins un livre à leurs élèves. Moi, je suis pas sûr qu'il faille prendre prendre acte de ça.
Est-ce que il faut considérer que la situation est irréversible ? Je suis pas certain. On a eu aussi des exemples récents littéraires de succès parmi la jeunesse assez massif.
Alors vous me direz Harry Potter ça commence à remonter un peu mais bon quand même c'est voilà on on sait parfois raconter d'histoire au aux jeunes qui leur permettent de reprendre un de reprendre la lecture. Donc est-ce que les vidéos vont ramener le jeune public vers la lecture ? Je suis pas certain.
Euh voilà, sur le caractère majoritairement écrit, moi je les éditeurs sont parfois partagés. Euh on a aussi envie d'aller chercher des droits chez des acteurs comme TikTok dont le le contenu est essentiellement vidéo et pas est pas littéraire. Euh pour autant, moi je pense que le côté littéraire d'une publication de presse, il faut peut-être pas l'abandonner à ce stade quand même.
C'est c'est un élément assez structurant quand même de notre de notre système. Si on sape l'offre écrite, oui, il y aura plus vraiment de raison pour les gens de lire de l'info. Ça voilà.
Donc j'aurais tendance quand même à conserver ce critère là. Pardon, juste bien évidemment les conserver mais c'est vrai qu'on peut se demander puisque vous parliez en fait comment dire d'une fragilisation du secteur de la presse, est-ce que l'augmentation du nombre de vidéos fait que par Ricochet la presse écrite justement en pâtie et pas seulement sur les recettes publicitaires ? C'était ça en fait.
Je je suis pas sûr en terme en terme d'usage tellement c'est c'est comme d'autres publics et d'autres on continue à en vendre. Voilà, même si audience comme abonnement, on sent qu'on arrive à une forme de plafond là. Mais mais pour l'instant ça continue à augmenter.
Tu tu veux répondre sur les fake news peut-être ? Oui, bien sûr. Euh effectivement, on enfin je pense en tout cas que le référé prélectoral sur 3 mois avant donc l'élection est une très bonne chose pour lutter contre les fake news.
De manière générale euh en droit de la propriété intellectuelle et de manière générale je pense en France malheureusement les délais de procédure sont extrêmement longs. On fait face à des acteurs notamment quand on parle de droits voisin et on va et le dans l'IA, il y a de la mobilisation du droit voisin droit des marques qui ont des moyens illimité. Donc quand on poursuit en justice Microsoft ou LinkedIn qui ne payent pas un centime de droits voisin depuis 2019, eux ils nous rient au nez en nous disant "Mais de toute façon, allez-y, on va vous acculer de frais de justice, de vous acculer d'incident.
Si ça ne suffit pas, on ira en question préjudicien devant la CJUE." Donc effectivement, avoir des recours plus simples que forcément aller au fond pour obtenir une indemnisation, c'est essentiel pour la presse aujourd'hui. Pour vous donner un exemple, on a assigné Microsoft en octobre 2024 pour mettre fin pour interrompre la prescription.
Nous sommes donc près de 2 ans plus tard, on en est au 3è incident au fond euh incident pardon, on a toujours pas touché le fond. Et euh et donc là, si jamais le juge heureusement comprend les manigances derrière tout ça, essaie d'accélérer la procédure, mais là maintenant, il nous menace d'aller en question préjudicielle euh devant la CJUE. Donc euh chaque incident veut dire des frais de justice en plus.
Le d'ici qu'on arrive au fond, je pense qu'on aura un jugement en 2028 si je suis optimiste. C'est pour ça que la PPEL Balanant dont vous parlez, monsieur le président, est essentielle pour nous parce que elle sera d'application immédiate une fois qu'elle aura été validée en CMP et on pourra saisir l'ARCOM pour accélér accélérer ces procédures judiciaires qui sont infinies et qui nous coûtent énormément d'argent. là où pour les plateformes, c'est dérisoire malgré les énormes cabinets d'avocats qu'ils embauchent pour leur défense.
Donc je pense que l'enjeu démocratique et donc le droit de la presse et les éiteurs de presse méritent des procédures au moins aussi rapides que le droit du sport et les et le et les procédures au fond qui ont pu mettre être mis en place pour défendre les droits audiovisuels sportifises dans un temps record en France. Et je pense que la presse mérite qu'on la considère autant. Je pense pas que ça vous rassurera mais dans le domaine du sport, ils sont non aussi pas satisfaits des procédures existantes puisqu'on est en train de les les réformer.
Mais alors imagine imaginez notre insatisfaction vis-à-vis de la procédure des procédures. Monsieur le président, moi j'avais une question par rapport aux annonceurs publicitaires. Vous nous avez dit là dans votre propos préliminaire que depuis un an, un an et demi, les recettes publicitaires sur le numérique de de vos titres n'augmentaient plus. il y a plus la progression alors même que le la bascule continue de se faire vers vers le numérique de la part des des publicités.
Est-ce qu'il faut aller jusqu'à responsabiliser les les administ les annonceurs eux-mêmes sur l'enjeu de de du coût de l'information, de la nécessité de de financer l'information ? Est-ce que vous savez qu'il y a un certain nombre de pistes dans cette direction ? Est-ce qu'elles vous paraissent intéressante ?
Oui. Euh le le fléchage des recettes publicitaires vers vers des producteurs de contenu et sing régulièrement des producteurs de contenu d'information, ça nous semble une piste intéressante. En tout cas, on voit pas très bien comment renverser la vapeur sans ça aujourd'hui.
Et on pense même alors il faut peut-être distinguer sur ce point les certains annonceurs de leurs représentants. Parfois on pense même que certains annonceurs n'y seraient pas forcément hostile. Aujourd'hui, la situation où on est, c'est quand même qu'on a un écosystème qui est très fortement dirigé vers le programmatique aussi pour une question de génération et de processus notamment au niveau des agences de communication.
À une époque, on avait des agences avec des médias planeurs professionnels qui construisaient des des plans de d'investissement en diversifiant finalement les les budgets des annonceurs sur les différents médias. Aujourd'hui, on a malheureusement un métier qui est devenu beaucoup poussé des boutons en programmatique qui ne dirige pas en général vers la presse. On a même eu l'écho alors à vérifier mais que dans les outils programmatiques de Google assez récemment la la presse avait été décochée par défaut pour les agences et que si s'il ne recochait pas le la case presse, bah du coup on était on était évacué des des plans de communication.
Donc voilà, on avait un [raclement de gorge] système dans l'univers physique avec d'ailleurs une loi qui qui est là pour l'encadrer la loi Sapin qui garantissait une forme de transparence dans les pratiques. On interdisait les rétrocommissions, enfin on interdit toujours heureusement les rétrocommissions, ce genre de choses. On n pas du tout l'équivalent dans l'univers numérique alors même qu'il est 10 fois plus concentré que les investissements vont en plus plutôt en Irlande et sont pas vraiment facturés en France.
Euh et donc on pense que ça c'est c'est au détriment des plus des médias traditionnels en général et des plus petits que nous sommes en particulier. Donc il y a un vrai problème de ce point de vue. Euh nous ce qu'on veut c'est convaincre les annonceurs aussi de ramener des budgets chez nous en le en essayant de les convaincre que ben le contexte presse, il est très favorable à leur publicité.
En général, il a fait l'objet d'un choix. C'est pas un internaute qui scroll sans fin sur un réseau social. on ouvre son application de presse ou son journal papier parce qu'on l'a choisi, parce qu'on l'a acheté, parce qu'on s'est abonné.
Donc on a un client un un lecteur qui est en confiance et donc ça ça a une valeur pour nous pour euh pour les annonceurs. On voit qu'en plus les garanties qui ont pu être données dans l'univers numérique autour de ce qu'on appelle la la brand safety de pas retrouver quand vous êtes play Air France par exemple de pas retrouver votre publicité à côté d'un article qui annonce un accident d'avion ou ce genre de chos en fait les promesses des plateformes ont pas été vraiment tenues en la matière on continue à avoir des très grandes marques affichées auprès de contenu alors je vais pas rentrer dans le détail mais voilà pornographique illégaux terrorist tout ce qu'on veut et et donc il y a une promesse de ce point de vue qui à notre à notre sens a pas été complètement tenu par les plateformes. À nous d'essayer de ramener les annonceurs euh vers la presse.
S'il faut une obligation, pourquoi pas une obligation ? Ça nous semble pas absurde. Alors, modérer, proportionner à la taille du marché.
Obligation de fléchage. De fléchage, ouais, absolument. Il y a des échanges, on sait entre l'exécutif et certains éditeurs sur le sujet.
Il y aura peut-être un dispositif annoncé dans les jours aux semaines qui viennent. On on verra. On on pense qu'à ce stade, oui, c'est c'est une bonne façon de ramener immédiatement du financement vers la presse au moment où on voit même de grands groupes historiquement stable faire des pertes considérables et dont on ne voit pas très bien comment on va les couvrir à ce stade.
Euh peut-être d'ailleurs alors pardon, mais vous aviez une question mon euh Oui, on il y a il y a un point qu'on a' pas abordé aussi qui est qui est l'exposition de de la presse et de l'information euh en ligne. On sait qu'aujourd'hui dans le domaine audiovisuel, il y a des euh des réflexions autour de le d'une de la directive SMA et de de la façon de d'obliger notamment les les plateformes de partage de vidéos à mettre certains contenus en avant. Euh il nous semblerait pas absurde qu'il y ait la même réflexion en matière de presse.
Alors, pas forcément pour les plateformes vidéos, peut-être plus largement pour les réseaux sociaux, les moteurs de recherche, voir les les moteurs euh euh d'AI. En revanche, là aussi, contraste assez frappant entre l'univers euh papier et numérique. Euh dans l'univers papier, vous avez une loi bichée qui s'assure que euh le dernier kiosk de France soit obligé d'afficher l'ensemble de la presse IPG.
On a un univers de la distribution de l'info en numérique qui est ultra concentré et il y a il y a absolument aucune obligation de ce point de vue. Donc c'est pas forcément évident à mettre en œuvre techniquement mais il nous semble qu'une réflexion là-dessus ça aurait du sens et peut-être à la faveur des encore une fois des travaux autour de la directive SMA. Euh on sait que le ministère de la culture se penche sur la question, on va essayer d'alimenter leurs travaux mais voilà, il faut il faut y réfléchir aussi à la façon de mettre en avant et si je dire de faire surnager l'information de qualité dans le grand chaos informationnel en ligne.
Est-ce que ça doit passer par intégrer un certain nombre de titres de presse dans la notion de SIG ? Oui, c'est ça l'idée par exemple. Ouais. euh sur les acteurs du numérique alors sans dresser la liste des bons et des moins bons élèves, mais comme vous en avez cité quelques-uns en disant que Google par exemple payait les droits voisins que MTA ne le faisait pas et cetera alors sans encore une fois sans faire la liste mais qu'est-ce qui fait que certains payent et d'autres ne payent pas ?
Bah, on a signé en clair deux accords avec deux acteurs majeurs que sont met à Google. Google ça était sous la contrainte. Ce qui a fait qu'ils sont revenus autour de la table, c'est 500 millions d'euros d'amendes devant l'autorité de la concurrence et il y a pas eu d'autres sujets.
Dans le cas de MTA, c'est plus de l'opportunisme, c'est-à-dire qu'on on les a abordé en 2021 à une époque où ils avaient envie de montrer pas de blanche sur le sujet de l'information et puis depuis, comme vous savez, il y a eu un un changement de positionnement absolument radical de ce point de vue aussi à la faveur d'évolution politique aux États-Unis évidemment euh qui a fait qu'ils ne veulent tout simplement plus payer. Et pour les autres grands acteurs qu'on a pu citer, euh c'est une attitude constante. Là, on peut pas leur reprocher leur manque de constance depuis le début. euh ils se dérobent à la négociation, ils gagnent du temps et où ils font des offres ridicules et c'est une constante.
C'est ces acteurs en fait de façon général n'ont toujours pas acté qu'il fallait désormais un partage de valeur avec l'information. Ils ne veulent pas appliquer la directive et la loi sur le droit voisin tout simplement. Je crois qu'on on peut pas le résumer autrement.
Voilà. D'où la loi baladant. Exactement.
Exactement. Vous avez d'autres questions ? Attendez, si moi j'en avais une mais je l'ai oublié.
Bon, j'en avais une à l'instant mais elle m'échappe. Oui. Ce que ce que vous nous avez dit là sur sur la loi sapin est assez intéressant.
C'est vrai que ça nous avait été déjà dit le fait que ça crée une vraie asymétrie en fait de de concurrence. La question, elle est toujours un peu la même quand il y a comme une réglementation qui existe chez l'un et pas chez l'autre. Est-ce qu'il faut assouplir la réglementation lorsqu'elle existe ou est-ce qu'elle faut il faut la transp transposer pardon chez chez là où elle n'existe pas ?
Nous, on est plutôt les petits dans ce débat donc on va vous dire qu'il faut plutôt transposer là où elle n'existe pas. Évidemment, passer du de l'échelon national à l'échelon européen voire global est très compliqué en la matière. Euh vous l'évoquiez au début, il y a eu des progrès quand même en terme de droits européen.
On attend que ça se concrétise, que pour être clair que le DSA et le DMA trouve des application concrètes qui influent sur les comportements des plateformes. On n'y est pas encore. Bon donc on est on est patient et il faut aussi euh évidemment compte tenu ce que disait aussi sur l'aspect procédurier de ces plateformes, la Commission européenne essaie d'être très très solide dans tout ce qu'elle fait sur ces sujets et elle a bien raison.
Mais c'est vrai qu'on on ne on a rééquilibré que très récemment et très partiellement les choses après 20 ans de de régulation du numérique qui est en fait une dérégulation depuis la directive e-commerce. Ça n'a été que ça en Europe. Si je sais ma dernière question me revient ce sur les phénomènes de manipulation de l'information notamment en période préélectorale, on a évidemment une certaine craintte sur ce qui peut se passer l'année prochaine dans un contexte électoral qui sera chargé.
Est-ce que vous avez la même crainte et et comment vous vous y préparez ? Alors euh oui en partie euh on d'autant plus et tu pouvoir aussi en dire moi si tu veux qu'on voit émerger beaucoup de faux sites créé par de faux sites d'information créé par de l'IA. On s'attend à ce que ça s'accélère et ça se à ce que ça se multiplie à l'approche des présidentielles.
Donc nous nos déjà nos nos rédactions, ils sont très formées attentives pour dénoncer ce genre de publication. On travaille beaucoup avec Viginum aussi sur tout ce qui est opération de désinformation cette fois-ci organisée et notamment depuis le l'étranger. Donc on a un un groupe de travail régulier entre Viginum et les les Redac là-dessus pour pour pas se faire piéger aussi.
C'est aussi ça le sujet. Mais effectivement là aujourd'hui l'outil bref que tu sais tout à l'heure, il y a des choses très simples d'utilisation aujourd'hui qui vous permettent de créer un faux site de presse de toute pièce grâce à Lia en quelques clics. Et c'est vrai que on est très vigilant à l'alliance.
Nos éditeurs aussi nous remontent tous les sites contrefaisants par copie identique ou par similarité aussi de leur titres. Des titres parasites qui viennent capter leur audience alors qu'ils sont fait uniquement paria. Donc on est très attentif à tout ça.
On travaille avec la SPPAP notamment pour mettre en place des critères pour les repérer à l'entrée et leur refuser l'agrément parce qu'ils sont en train de se démultiplier pour avoir l'agrément et accéder notamment à certaines parties des aides à la presse. Donc nous c'est vraiment une priorité une priorité absolue. Mais on en revient à la question que vous avez posé sur faut-il est-il opportun d'étendre le référé préélectoral de FN News à toutes ?
Oui, parce qu'en fait si jamais on repère des sites, quand bien même on a une volonté à l'Alliance de d'essayer de de d'y mettre fin assez rapidement, ça prend du temps. Ça prend beaucoup d'argent et du temps. Donc là, on va on va on va faire une nouvelle assignation sur pour pour un énorme site, mais j'en dirai pas plus ici parce qu'on veut pouvoir justement l'arrêter pour essayer d'emprunter aussi le chemin dans l'attente de procédure judiciaire plus effective, le chemin de la procédure pour site miroir de l'ARCOM.
Ça serait une première pour nous de pouvoir l'usiter mais voilà on est tellement démuni qu'on a besoin d'essayer d'explorer toutes les pistes et toutes les actions potentielles pour mettre à mal tous ces sites contrefaisant qu'il soient fait avec Li ou qu'il soient périn depuis plusieurs années. Donc voilà c'est vraiment c'est vraiment une de nos volontés. La la procédure du site miroir de l'arrcom, c'est celle qui est utilisée notamment pour le piratage pour l'audiovisuel et on va essayer de de pouvoir la mettre en de pouvoir l'utiliser pour les pour la presse.
Là, vous pouvez l'utiliser en l'état des textes. On va essayer. On a fait plusieurs réunions avec l'ARCOM pour essayer d'avoir exactement quel élément il faut fournir lors de la procédure.
On pourra pas le faire pour tous les sites, on pourra le faire pour quelques-uns, pour des sites de contrefaçon. Voilà. D'accord.
Ça nous ça nous intéresse votre analyse là-dessus si Oui, on pourra J'ai peur d'en dire trop ici pour qu'on puisse pas aller au bout de l'action mais euh avers plaisir, on pourra en parler sur l'analyse de fond mais en tout cas on a fait plusieurs échanges avec l'ARCOM pour essayer vraiment de cadrer nous nos constats en amont euh pour une procédure en 3362 donc des référencement et pour pouvoir après après usiter cette procédure devant l'ARCOM de manière la plus efficiente possible pour les sites de presse que ça ça n'avait jamais été fait jusqu'alors. Je sais que en audiovisuel c'est toutes les tous les mois, il y a il y a une avalanche de sites miroir qui arrivent devant et ça marche bien. Là, on est en train de on va on va essayer pour pour la presse et ça serait une bonne nouvelle si ça marchait parce que les procédures judiciaires au fond prennent énormément de temps, énormément d'argent.
La procédure en des référencements va à l'avantage d'aller plus vite mais elle n'a pas l'avantage à dat en tout cas de protéger contre contre la résurrection des des sites. C'est c'est très compliqué. Sachant que les sites miroir, c'est vous qui les identifiez.
Exactement. Vous êtes en mesure de de le faire. On va on va on va faire en sorte que Oui.
D'accord. Nous et les édit et avec l'in de nos éditeurs évidemment bien sûr indépendamment du travail fait avec Viginum parce que nous notre interrogation sur la les manipulations de l'information c'est que quand elles viennent de l'extérieur effectivement il y a il y a un organisme qui existe viginum. quand c'est des manipulations qui ne sont pas identifiées comme venant de l'extérieur, il il y a plus rien.
Enfin, officiellement, il y a plus rien. En tout cas, c'est c'est vraiment en tout cas euh l'action qu'on va faire, c'est vraiment des sites qui sont euh qui font des contrefaçons à très grande échelle de nos éditeurs. Donc euh pour ces sites-l, on aura forcément un moyen de voir si ils arrêtent définitivement, s'ils reviennent sous une autre forme.
Donc ça après pour les plus petits sites, ça sera plus compliqué. Euh mais sur les gros gros sites, je pense que la procédure pour les de l'ARCOM pourra être mise en œuvre par l'Alliance et pour et par ses éditeurs vu que ce sera forcément un AEN droit qui devra saisir l'ARCOM. au vu des procédures actuelles, euh les une alliance un organisation professionnelle comme un autre ne peut pas saisir, donc ça pourrait être une une ouverture potentiel de permettre aux édit au aux à l'Alliance ou SPM ou à FNPS, n'importe saisir elle-même l'ARCOM sans un titulaire de droit parce que là on pourra pas y aller nous mais en tout cas on fera toute l'analyse, on accompagnera les éditeurs dans dans la saisine la saisine de l'ARCOM.
Oui. Et et ces sites me voir de de contrefaçon en fait, est-ce que c'est des outils privilégiés de de manipulation de l'information ? Est-ce que qu'est-ce qu'il cherche derrière ces sites miroir ?
C'est c'est vraiment il y a l'opportunisme économique aussi hein. Là, c'est vrai que nous on raisonne plus largement sur tout ce qui est contrefaçon sur sur les opérations de désinformation. C'est vrai qu'au-delà de ce que [raclement de gorge] peuvent trouver des journalistes en investigant ou de ce que nous signale Viginum, oui, on sera on sera pas capable d'avoir une vision exhaustive de la situation hein.
Ça c'est c'est sûr. En revanche, voilà. Nous, on se ce qu'on repère, c'est les faux sites, quel que soit leur objet que ça poursuit un objet économique ou un objet plus politique de désinformation et on va les chercher sur la base de la contrefaçon comme disait la.
C'est ça, c'est ça l'idée. D'accord. On a on a une idée.
J'imagine que c'est pas quantifiable le nombre de fauxites. Est-ce que comment est-ce que vous les repérez ? Alors parce que on les voit sur Facebook, c'est assez impressionnant.
D'ailleurs, on a l'impression que sont des vrais, hein. Alors, il il y a beaucoup aussi de remonté. Parfois euh on a eu des cas dans des groupes de PQR où euh les fausses prenaient le nom, utilisaient le nom d'un des d'un de leurs journalistes pour orienter vers des sites téléphone rose ou choses comme ça.
Donc, il y a des remontées des utilisateurs, des remontées des des éditeurs eux-mêmes parce qu'ils ont des ils sont très vigilants sur la question. Nous pour la souscom euh CPPAP, il a ma collaboratrice qui utilise l'extension Nextlink euh qui fait une alerte Fait et après on peut regarder différents critères notamment euh la proportion euh de journalistes ou dans l'équipe éditoriale versus les contenus mis en le nombre de contenu mis en ligne. Parfois, il y a des choses hallucinantes comme une seule personne et il va poster 300 articles par jour.
Enfin, il y a des il y a des disproportions qui voilà et donc c'est ce genre d'indice et ce genre de grille de lecture qu'on est en train de mettre en place avec la CPPAP aussi. Mais euh quantifier le nombre de fauxes I euh ça objectivement on sait que ça pul et que c'est impressionnant et que ça ça ne fait que croître. Mais on n'arrive pas à prendre la l'ampleur, je pense et personne ne peut prendre l'ampleur du phénomène à part à part dire que c'est euh énormément de nouveaux sites qui émergent chaque jour et leur seul et leur seule volonté c'est un référencement Google hein.
Qu'on soit qu'on soit bien clair, c'est leur motivation principale, c'est d'être d'avoir de référencement Google et donc revenus publicitair attachés et cetera, voir les droits voisins pour les mieux renseignés d'entre eux. Merci beaucoup. Merci à vous.
Agnès Evren