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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 11 avril 2024 57 min

Marion Maréchal invitée de Demain l'Europe jeudi 11 avril 2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Demain l'Europe et bienvenue dans demain l'Europe, l'émission spéciale de France info consacrée aux élections européennes. Bonjour Mario Marichel Le Pen. Bonjour.

Vous êtes avec nous jusqu'à 9h30. D'abord avec Jérôme Chapui, nous allons vous interroger sur les questions d'actualité et puis deux de nos conseurs européennes prendront le relais. Bonjour Anak Kovalska, correspondante de la télévision publique polonaise.

Elle vous interrogera sur la guerre en Ukraine et l'attitude à adopté face à Vladimir Poutine. Et bonjour à vous Anna Navaro Pedro. Bonjour.

Correspondante de la presse portugaise à Paris. Elle vous parlera notamment d'écologie et puis Benjamin Sportouche nous rejoindra à la fin de l'émission pour vous faire préciser certains points. Mais d'abord Marion Marin Richel Le Pen, les Français vous connaissent bien ne serait-ce que par votre nom ou votre famille mais Audre Tison va quand même dresser votre parcours politique.

Marion Maréchal, vous avez 34 ans. La politique c'est un héritage un première apparition sur une affiche de campagne de votre grand-père Jean-Marie Le Pen. À l'âge de 2 ans, vous êtes la nièce de Marine Le Pen. sans surprise, vous adhérez très jeune au Front National.

Vos études de droit, vous les interromprez après le master 1 car vous êtes élu à l'Assemblée à 22 ans, alors plus jeune député de la 5e République. Isolé dans l'hémicycle au côté de deux autres élus d'extrême droite, vous donnez de la voix notamment contre le mariage pour tous. Ça a aussi forgé son identité politique conservatrice estime l'un de vos proches.

En 2015, vous manquez de peu de ravir le conseil régional de Provençal Côte d'Azur. On vous voit ensuite faire la campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017. Avant de vous mettre en retrait de la vie politique, euh vous décidez de ne plus utiliser le patronyme Le Pen et vous fondez votre école LICEP que vous désignez comme un sciencepo de droite.

Votre retour en politique s'était il y a 2 ans pour soutenir Éric Zemour à la présidentielle. Il vous confie la tête de liste aux européennes pour Reconquête. Euh votre ligne la sauvegarde de notre civilisation.

C'est une campagne monothématique d'après vos opposants. Elle parle islamisation matin, midi et soir, tacle un cadre des républicains tandis qu'une écologiste vous qualifie de creuse. Crédité de 5 à 7 % des intentions de vote, vous flirtez avec le seuil minimal pour obtenir des eurodéputés.

Plusieurs cadres de votre partie vous conseille de muscler votre discours, de taper un petit peu plus sur le RN, votre ancienne famille politique que vous refusez de critiquer frontalement. Alors Marie Marjale Le Pen, vous ne lâchez pas vos coups contre le Rassemblement national, vous ne voulez pas insulter l'avenir ? Non, je dis ce que j'ai à dire quand j'ai des choses à dire sur le fond.

C'estàd que moi, je suis pas dans les règlements de compte personnel. Je considère aujourd'hui que dans ces élections, mes adversaires principaux, c'est d'abord la gauche, la vraie gauche et la fausse droite incarné par les LR qui aujourd'hui siège dans la majorité d'Ursela Vlon, pardon, avec les macronistes et avec les socialistes. Et donc je quand j'ai des divergences avec le Rassemblement national, je ne m'en cache pas.

Quand on n'est pas d'accord et qu'on s'oppose sur des choses, je dis les choses clairement. Mais j'essaie de concentrer, on va dire, mon énergie face à ceux qui aujourd'hui sont dans la majorité au Parlement européen et mènent la politique européenne que je veux combattre. Parce que mon objectif dans cette élection, c'est de construire une nouvelle majorité à droite et pour construire aussi cette majorité demain, il faudra probablement travailler avec le Rassemblement national et d'autres groupes, d'autres nationalités.

Donc je veux pas, je veux qu'on soit intelligent. J'ai toujours cru en l'Union des droites, je la défendais déjà quand j'étais au Rassemblement national, je veux pouvoir continuer à la défendre demain. Ce qui ne veut pas dire évidemment que Reconquête a pas des singularités à défendre.

Et alors cet autre point qui était souligné par le portrait que vous faisait de vous audtison. Elle parle d'islamisation matin, midi et soir. Elle est monothématique.

C'est ce que disent vos concurrents des républicains. Pour le dire clairement, est-ce que vous êtes pas à côté des préoccupations des Français ? Alors, je vais vous le dire.

Je pense que vous ces personnes qui critiquent ont peut-être pas regardé les derniers débats que j'ai fait où on a parlé de tous les sujets européens, de l'énergie à l'écologie en passant des faits par l'immigration. Voilà. Mais en revanche, je vais vous dire, j'assume, j'assume aujourd'hui que l'un des moteurs de mon engagement dans ces élections européennes, c'est pour moi le défi vital et existentiel qui est le défi civilisationnel et identitaire.

C'est-à-dire que aujourd'hui, il y a plus de migrants qui rentrent sur le sol français que d'enfants qui naissent en Europe. Je pense que je n'ai pas à vous convaincre de du chaos migratoire à l'œuvre. Euh et donc de ce point de vue, je considère qu'aujourd'hui oui, l'enjeu vital qui doit conduire euh une seule question euh de l'électeur le 9 juin prochain, c'est de savoir est-ce qu'ils veulent que la France reste la France et l'Europe reste l'Europe ?

Parce que derrière l'immigration, c'est évidemment un changement de culture, de mœurs, de mode de vie, un changement religieux qui est à l'œuvre et beaucoup de conséquences sécuritaires. Donc oui, je je considère que c'est l'enjeu majeur. Maintenant, vous me dites que je suis à côté de on va dire de Non, c'est une question qui est posée en fait par vos par vos concurrents.

Mais je je ne crois pas en d'ailleurs quand on regarde tous les sondages sur les centres d'intérêt des Français ou les moteurs de vote, l'immigration, la sécurité, le terrorisme islamiste sont toujours parmi les premières préoccupations. Ce qui ne veut pas dire évidemment que le sujet du pouvoir d'achat n'est pas évidemment central et légitimement très important. Entrons dans le détail sur l'immigration justement.

Contrôle renforcé des arrivées de migrants dans l'UE, des centres d'accueil au plus près des frontières pour envoyer plus rapidement ceux n'ayant pas droit droit à l'asile dans l'Union européenne. Un mécanisme de solidarité aussi obligatoire entre les 27. Voilà ce qui résume le pacte Asie l'immigration voté hier à Bruxelles.

Est-ce qu'il y a au moins des parties de ce texte qui trouve grâce à vos yeux ? Alors, notre eurodéputé Nicolas Bay et notre groupe CR ont voté euh contre l'essentiel de ce texte et en particulier justement contre la répartition forcée des migrants euh sous peine d'amende imposée au pays qui refuseraient euh de recevoir euh ces migrants parce que nous considérons que c'est une manière de créer euh un appel d'air supplémentaire. En gros, on parle de personnes qui sont éligibles à l'asile.

On va en reparler juste après. Mais justement, moi je considère que l'Union européenne ferait mieux de réformer ce droit d'asile qui selon moi aujourd'hui est beaucoup trop large dans son interprétation et sa lecture et son application. Mais nous avons voté en revanche tout ce qui va dans le sens d'un durcissement euh évidemment du contrôle et notamment ces fameuses mesures de filtrage euh qui permettent d'avoir une une comment dire euh une préétude si je peux dire du dossier soit à l'extérieur des frontières, soit ce qu'on appelle dans des zones de fiction juridique euh qui permettent de d'expulser plus facilement des personnes qui ne seraient pas éligibles à ce droit d'asile.

Et ça ça fait justement débat avec Jordan Bardella qui vous accuse d'avoir voté pour cette disposition là alors que lui il l'a pas fait. lui en fait, il dit "Vous jouez le jeu de la majorité en place." Écoutez, je suis très surprise par les déclarations de Jordan Bardella.

Ce que j'ai ce que j'ai entendu hier est un mensonge. Il dit que nous avons voté ce pacte as l'immigration. C'est faux.

Il nous reproche d'avoir voté cette mesure alors même que son propre groupe et ses propres élus ont voté cette mesure en commission. Ils ont finalement renoncé à la voter en plinière. Alors, c'est exactement le même texte, c'est très surprenant.

Et ces arguments qui sont ceux soi-disant d'un empêchement de refoulement des migrants est factuellement et formellement faux. Donc je ne sais pas du tout quel est le la petite manœuvre politique derrière ça. C'est très très curieux honnêtement.

Donc il y a du bon dans ce texte euh sur la répartition des réfugiés euh éligible à l'asile qui vous pose problème. C'est pas bien la solidarité entre les pays. Non mais vous dites il y a du bon dans ce texte.

Évidemment que sur les 10 textes proposés, il y a euh un ou deux textes qui vont dans le bon sens mais qui sont très très insuffisants face à ce que nous vivons aujourd'hui. C'estàd que aujourd'hui l'Union européenne devrait aller beaucoup plus loin. Euh moi je défends l'idée qu'il devrait y avoir aujourd'hui un blocus naval européen que voulait Georgia Méloni et qu'on bloqué le gouvernement allemand et le gouvernement français sur le modèle de l'opération Sofia par le passé.

Je considère aujourd'hui qu'il faut réformer Schengen. Ça veut dire que la libre circulation devrait être réservée aux Européens et non plus aux non-Européens comme c'est le cas aujourd'hui. Il faudrait financer des centres de rétention et des hotspots à l'extérieur des frontières européennes.

Il faudrait multiplier les accords. Ça commence grâce à George Méloni d'ailleurs une fois de plus à être mis en place. Et si on réforme quand même juste si on réforme Schengen, ça veut dire quoi ?

C'est le retour des frontières nationales. On fait des contrôles partout à toutes les frontières nationales. C'està-dire que aujourd'hui quand vous êtes extraeuropéen et que vous rentrez dans l'espace Schengen en Europe, vous ne pouvez plus circuler librement sans visa d'un pays à l'autre comme c'est le cas aujourd'hui.

Quand vous êtes en revanche de nationalité européenne, là vous pouvez continuer de circuler librement. Il y a la route, il y a les aéroports, il y a les bateaux. Mais tout à fait mais il faut qu'il puisse y avoir un contrôle entre européen et nonuropéen comme c'est d'ailleurs souvent le cas à l'aéroport et que vous pouvez le constater avec des facilitations évidemment de passage pour les Européens mais en tout cas ils ne peuvent pas que vous puissiez pense juste aux travailleurs transfrontaliers qui vont qui doivent se dire mais la galère que ça va être en fait je vais devoir faire 3h année 3h retour pour aller travailler j'entends j'entends bien ce que vous dites mais déjà sachez qu'il y a quand même aujourd'hui des modalités sur le plan technologique qui permettent de faciliter les passages et de rendre ça beaucoup plus fluide que ça l'était par le passé et deuxièmement permettez-moi de vous dire qu'aujourd'hui il y a un impératif en terme de sécurité, j'y reviens.

C'estàd que aujourd'hui vous n'êtes pas sans savoir d'ailleurs que la dernière actualité c'est que l'État islamique menace les la coupe d'Europe de football, que le DGSI à quelques jours de ça annonçait qu'il y avait potentiellement des djihadistes qui pouvaient se glisser de nouveau parmi les clandestins. Nous vivons sur une menace comment dire permanente. Donc aujourd'hui il a libre circration justement Marion Marichel Le Pen il il a pas vocation justement à traiter les dossiers je finis làdus la libre circulation aujourd'hui qui est imposée est un danger pour la sécurité des Français et nous sommes de fait devenus victimes de choix politiques d'autres pays.

Je pense notamment à l'Espagne qui récemment avec le centre droit allié à la gauche ont régularisé près de 500000 clandestins sur leur sol. À partir du moment où ces personnes sont régularisées sur le sol espagnol, elles sont libres de pouvoir circuler partout et de venir s'installer demain en France. Et bien, je pense que ce modèle n'est plus viable, n'est plus soutenable.

Maintenant, je vous le dis, je pense que là où l'Union européenne une fois plus passe à côté de l'essentiel, c'est que la vraie euh comment dire solution pour moi, c'est le modèle australien, c'est le modèle du now c'est-à-dire la politique de est une situation géographique particulière. Non, mais ça, pardon moi, j'entends ça tout le temps. Vous connaissez, j'imagine, le D3 de Torres.

Vous savez que ce des trit de Torise, il y a des îlos australiens qui s'y trouvent face à la côte où se trouve la 4e population mondiale. Excusez-moi. Entre ces î côte, il y a une distance qui est il y a une distance qui est moins importante qu'entre Cann et la Corse.

Donc c'est totalement faux sur le plan géographique. En revanche, ce qui a fonctionné, c'est le fait qu'ils aient mis des centres de rétention sur la côte Papoisie, Nouvelle-Guinée. C'est le fait qu'ils aient mis en place l'interdiction formelle d'une régularisation possible si vous rentrez clandestinement sur le territoire français.

C'est le fait qu'ils aient mis en place des campagnes de dissuasion dans les départs les pays d'origine pour éviter justement que les personnes puissent espérer bénéficier d'un marion marichel le Pen il y a des discussions avec les pays d'origine. C'est ce qui est fait dans le cadre du pactie les migration c'est pas ce qui se passe en Europe excusez-moi aujourd'hui même en France en tout cas c'est une des dispositions qui a été obligatoire préalable. Excusez-moi mais quand vous arrivez aujourd'hui pas de campagne de dissuasion dans les pays d'origine, il y a pas de centre de rétention aujourd'hui.

Je vous parle de la campagne du NO et excusez-moi mais aujourd'hui quand vous arrivez en France même clandestinement vous avez des chances de pouvoir être régularisé et même davantage aujourd'hui qu'hier puisque le gouvernement a fait voter un texte il y a quelques semaines de cela qui consiste à faciliter encore la régularisation des clandestins sur le sol français donc non tout indique que d'un côté on dem Italie votre partenaire Georgia Melony a fit passer à 12 123000 le nombre de permis de travail pour les étrangers dans les secteurs en tension Oui. Et vous savez quelle est la grande différence entre l'immigration de travail en Italie et l'immigration de travail en France ? C'est que en Italie quand vous venez, vous travaillez et vous repartez.

Et surtout la différence c'est que un dans ces conditions d'accueil, il y a l'impératif fait au aux chefs d'entreprise de prouver qu'ils ont d'abord cherché à employer en italien et qu'à défaut d'avoir réussi à employer un italien, il pouvaient fait cette demande temporaire d'immigration, de travail. Et surtout la grande différence, pardonnez-moi, mais c'est qu'en Italie, il y a pas le droit du sol. Euh il y a pas toute, on va dire la politique sociale euh incitative qu'il y a aujourd'hui en France qui fait que l'Italie, que vous le vouliez ou non, est d'abord un pays de transit plutôt qu'une destination finale, contrairement à la France.

Et donc moi, je je ça veut pas dire que je souhaite aujourd'hui augmenter l'immigration de travail en France. Pas du tout. Mais au regard des conditions italiennes, je pense que comparaison n'est pas raison.

Marian Maréchal, notre conseur Anna Kovalska, journaliste à la télévision polonaise, va vous interroger dans une minute. Il est 8h45, on laisse passer le fil Mathilde Romagnan. Pour répondre à l'économie de guerre, Emmanuel Macron est attendu aujourd'hui à Berger d'ordogne sur le site de l'usine de poudre pour Abu Ereno.

Le chef de l'État appelle les industriels français à produire plus et plus vite pour soutenir l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie. La piste terroriste est écartée après la mort d'un homme à Bordeaux hier soir tué à l'arme blanche en pleine rue. Un autre homme a été blessé.

L'agresseur a été abattu par la police. Les prix du carburant repartent à la hausse et se rapprochent de nouveau de la barre symbolique des 2 € par litre. L'association 40 millions d'automobilistes lance une pétition pour flafonner le prix du litre à 1,50 €.

Le premier astronaute non-américain à atterrir sur la Lune sera japonais. Joe Biden l'a annoncé cette nuit. Ce sera dans le cadre d'une mission du programme américain Artémis prévu pour 2026.

Son but, établir [musique] une présence humaine durable sur la Lune plus de 50 ans après la fin du programme Apollo. France info, demain l'Europe, Jérôme Chapui, Salia Braakia. Demain, l'Europe continue avec Marion Marchal Le Pen, tête de liste reconquête aux élections européennes et je donne tout de suite la parole à Anna Kovalska, journaliste à la télévision publique polonaise.

Elle a elle aussi des questions à vous poser. Mariam Maréchal, vous avez dit il y a quelques jours, je ne suis pas pour qu'il y a d'envoi d'armes à l'Ukraine. Pourquoi ?

Et bien écoutez, pour une raison simple, c'est qu'aujourd'hui, je considère que moi je soutiens évidemment l'Ukraine dans sa défense, dans la défense de sa souveraineté et il me paraît légitime que la France puisse apporter un soutien matériel, logistique financier. En revanche, je considère que ce n'est pas parce que euh la France aujourd'hui est au côté de la résistance ukrainienne qu'elle doit faire la guerre à sa place. Et je considère qu'aujourd'hui envoyer des armes pour l'Ukraine, c'est dépesser notre appareil de défense.

Or, notre appareil de défense aujourd'hui est en très mauvaise situation. Euh tous les rapports parlementaires démontrent que nous aurions en cas de guerre de haute intensité 3 jours de munition devant nous. Nous serions à peine capables de tenir un front euh de 100 euh 100 km.

Nous avons euh 200 chars euh en France alors qu'il y en a une dizaine qui sont détruits chaque jour en Ukraine et c'est autant de budget qui est pris, ça n'est jamais d'ailleurs dit aux Français sur le le budget de la défense qui a été aujourd'hui votée. Donc c'est vrai que je considère que c'est irresponsable en l'état actuel de notre situation. Mais justement, les usines d'armes en France tournent à plein régime aujourd'hui Emmanuel Macron à Bergerac dans une usine qui va fabriquer de la poutre pour des ob mais malheureusement de manière bien insuffisante parce que pendant des années, le gouvernement a fait le choix de ne pas mettre des commandes d'état à la hauteur de nos besoins et de nos ambitions.

Vous savez que nous sommes aujourd'hui le seul membre du conseil permanent de sécurité de l'ONU à ne pas avoir de de production de munition sur le sol français alors même que nous aurions eu l'opportunité de pouvoir relocaliser à un moment donné cette cette production. Donc nous nous réveillons très tardivement, très laborieusement face aux circonstances. Mais aujourd'hui à l'heure actuelle, si la France devait être amenée à protéger ses frontières et à protéger l'intégrité de son territoire dans une guerre de haute intensité, elle ne serait pas en capacité de le faire.

Donc une fois de plus, je ne souhaite pas démembrer et dépesser ce qui est aujourd'hui malheureusement un appareil de défense en très mauvais état avant que celui-ci ne soit reconstitué de manière correcte. Il y a des pays qui sont dans bien plus de mauvaise situation et pourtant ils veulent envoyer les armes en Ukraine. La groupe dans lequel vous siégé au Parlement européen, les conservataires sont largement favorables.

Même Georgia Meloni a signé un accord sécuritaire avec Kief dernièrement. Vous êtes pas un peu isolé ? Non, mais je je je comprends bien.

Il y a d'ailleurs des différences de point de vue euh sur ce sujet avec un certain nombre de pays. Ce qui en revanche fait l'unanimité et fait consensus, c'est le refus de l'envoi des troupes en Ukraine qui a été euh proposé ou en tout cas suggéré par Emmanuel Macron. Je trouve d'ailleurs qu'il a fait une grosse faute politique à ce moment-là puisqu'il a euh révélé le fait que aucun membre de l'entemp n'envisager cette hypothèse.

Donc il a d'une certaine manière affaibli le l'Ukraine et renforcé la position de Vladimir Poutine. Marion Marichel Le Pen, si tout le monde décide de faire comme vous, c'est-à-dire onvoie pas d'armes aux Ukrainiens, les Ukrainiens perdent la guerre. Mais une fois de plus madame, moi je considère aujourd'hui qu'il n'est pas dans le rôle de la France de faire la guerre à la place de l'Ukraine et que envoyer aujourd'hui des armes, c'est participer à une forme avec extrêmement dangereuse.

Mais je vous dis aujourd'hui, moi je ne suis pas du tout contre, bien au contraire aider l'Ukraine à résister, mais je considère qu'il y a aujourd'hui des limites à poser dans le cas des C'est pour ça que je ne souhaite pas typiquement qu'il y ait d'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN. Les Américains ne le souhaitent pas non plus, hein, d'ailleurs parce que c'est évidemment euh déclencher automatiquement la 3e guerre mondiale. Je pense que tout le monde l'aura bien euh compris.

Je ne sais pas non plus que l'Ukraine soit intégrée au sein de l'Union européenne, pas plus d'ailleurs que d'autres pays. Moi, je suis contre toute for aspects militaires et sur les sur la question militaire, est-ce que la défaite de l'Ukraine servirait ou desservirait les intérêts français ? Ah non, mais moi je souhaite bien sûr que l'Ukraine puisse recouvrir son territoire et défendre son question, est-ce que c'est dans l'intérêt de la France que l'Ukraine l'emporte ?

Bah, c'est évidemment dans l'intérêt de la France en ce sens qu'aujourd'hui l'Ukraine est un allié de la France. Mais vous savez, c'est une question il y a un résult-dessus parce qu'en fait aujourd'hui, il y a une tentative de vouloir caricaturer les positions. Ça veut dire qu'on est enfermé par le président de la République lui-même dans le casre de cette élection entre deux camps imposés.

Ça veut dire qu'il y aurait d'un côté les solidaires, les gentils qui sont en fait les les bélicistes qui sont bien d'ailleurs souvent les mêmes qui ont déconstruit notre appareil de défense qui n'est pas la moindre des ironies. et de l'autre les lâches, les collabos, les soumis. Moi je vous le dis, il y a une position nuancée selon moi qui s'impose qui fait qu'aujourd'hui bah on a un équilibre à trouver entre comment on soutient en effet la résistance ukrainienne dans la mesure de nos capacités et sans une fois de plus attaquer et désarmer notre appareil de défense euh sans participer avec une gagne mais sans participer non plus à une escalade sans mettre en danger pour le coup la situation et l'intégrité du territoire français ce que contribuerait évidemment à faire une escalade vers un conflit nucléaire Donc on peut imaginer un scénario les dirigeants européennes.

On parle ouvertement que si l'Ukraine tombe, Vladimir Poutine va pas s'en arrêter, il va attaquer le pays bal, la Pologne et ça veut dire concrètement que la France sera en guerre. Pour le coup, c'est vrai que soyons soyons humbles sur ces sujets parce que toutes les spéculations ont été faites et beaucoup se sont trompés. Quand même si on est quand même objectivement factuel et raisonnable, si demain euh le comment dire Poutine avance et attaque d'autres pays notamment de l'OTAN, aujourd'hui les forces de l'OTAN sont deux à trois fois plus nombreuses que les forces militaires russes.

Donc oui, on peut tout imaginer mais objectivement ça paraît quand même relativement peu probable. Voilà, relativement peu probable. Pardon ?

Mais de semaines avant la guerre en Ukraine, Eric Zemour disait que c'était impossible. Puine l'Ukraine n'est pas n'est pas dans l'OTAN. Et donc de ce fait là, ça n'est pas la même activation puisque dans aujourd'hui le traité atlantique de de l'OTAN, il y a une clause de solidarité automatique automatique en cas d'agression d'un des pays de l'OTAN.

Donc l'OTAN a du bon. Mais moi j'ai absolument pas dit qu'il fallait sortir de de l'OTAN. Bien.

Est-ce qu'il faut négocier avec Vladimir Poutin ce qui dit le président de votre parti Éric Zemour ? Ah bah de toute façon, il y aura à un moment donné un temps pour la diplomatie, j'imagine. Le problème c'est qu'il y aura un temps pour la diplomatie au moment où on arrivera, j'imagine, au bout de d'un d'une confrontation militaire.

Je ne sais pas quand, je ne sais pas comment. Mais de toute façon, la guerre trouve toujours une issue diplomatique. Maintenant, l'idée, c'est de faire en sorte que si jamais à un moment donné cette issue diplomatique s'ouvre, l'Ukraine puisse négocier dans les meilleures conditions possibles pour pouvoir obtenir le plus de choses possibles.

Voilà, c'est ça l'enjeu. Il est hors de de hors de question pardon de négocier maintenant. Oui, de toute façon, c'est pas à nous de le décider, excusez-moi, mais enfin aujourd'hui, les deux bell gérants qui sont l'un face à vous êtes d'accord qui dit non, on négocie pas.

C'est pas moi qui veut dire à Vladimir Zelinski euh Vladimir Poutine et Vladimir Zinski, tout va bien, il est beaucoup trop tôt. Euh au président ukrainien, faisons simple, quand et comment il doit négocier ? Enfin, je veux dire là pour le coup, ce sera à lui que selon sa volonté et selon la manière dont ça s'impose et selon le souhait évidemment du peuple ukrainien.

Donc c'est pas juste les mots les les mots de certaines de vos partenaires au Parlement européennes comme quoi vous étiez partenaire de Vladimir Poutine, les amis de Vladimir Poutine ça ça fait partie des des spéculations et des leviers de diabolisation objectivement totalement caricaturaux. Euh tous les d'ailleurs ce qu'on me reproche, on m'a même reproché de faire partie lorsque j'étais député du groupe d'amitié franco-ruses qui était dirigé à l'époque par une par une femme de gauche he une socialiste. C'était au même moment où Emmanuel Macron lui-même travaillait un rapprochement avec la Russie.

Je pense que bon bah voilà, le déclenchement de cette guerre a aussi rebattu beaucoup de cartes, a aussi changé beaucoup de choses, mais je crois depuis le départ avoir été très clair sur ce sujet. Euh, parlant peut-être de l'entrée de l'Ukraine à l'Union européenne, vous vous opposez. Pourquoi ?

Qu'est-ce que vous craignez exactement ? Bah pour une raison simple, c'est que entrer dans l'Union européenne signifie automatiquement entrer dans le marché commun européen. Et au regard aujourd'hui de la situation économique ukrainienne, c'est évidemment une aggravation de la concurrence des loyales, notamment en matière agricole. euh qui serait mise à l'œuvre puisqueaujourd'hui le l'Ukraine, sachez-le, c'est un quart, enfin vous le savez certainement d'ailleurs, c'est un quart des terres agricoles européennes.

C'est des exploitations qui sont grande comme le Jura, c'est euh par exemple des élevages de volaill qui ont jusque 1 million de têtes avec un salaire euh moyen autour de 350 €. Donc mais les règles changeront si l'Ukraine ça n'est pas vrai parce que regardez aujourd'hui même à 27 avec des pays que nous avons intégré à différents moments, nous avons aujourd'hui déjà des distorsions de concurrence très fortes euh entre les pays. Nous avons déjà beaucoup de défis à relever à 27 en commun.

Enfin on le on le sait bien à la fois sur le plan géopolitique, économique, culturel, identitaire, social. Je suis pas sûr qu'aujourd'hui il soit raisonnable d'élargir encore davantage. Mais une fois de plus, ça vaut pour l'Ukraine comme ça vaudrait pour d'autres pays.

Et aujourd'hui, huit candidats à la préadhésion. Euh moi je suis contre l'intégration euh de ces de ces candidats et en particulier évidemment de la Turquie qui de sur croix n'est même pas un pays européen. Et pour les réfugiés ukrainiens, vous avez dit à plusieurs reprises bah aujourd'hui que vous êtes contre le pacte sur la sur la migration et asile et pour les réfugiés ukrainiens, vous les enverrez aussi chez eux ?

Non. Alors déjà, le pacte immigration asile, il a vocation avant tout à répondre à un afflux d'immigration venu essentiellement d'Afrique. Parce qu'en fait aujourd'hui le pacte immigration, il est d'abord une réponse au phénomène de lamp pedusa et des Canaries.

Donc d'arrivée, on va dire chaotique à travers des pass des trafics de passeurs de migrants qui arrivent sur ce sur cela. Alors sur la question des réfugiés ukrainiens, moi je nai tout de suite dit qu'il évidemment il était souhaitable de pouvoir accueillir ses réfugiés ukrainiens puisque là pour le coup il y a une solidarité mécanique qui doit se mettre en place alors que ce sont des populations européennes sur le sol européen dans un pays et on sait et on sait non mais d'accord mais à un moment donné vous savez moi je considère que lorsque on parle beaucoup de la nécessité de la France ou de l'impératif fait à la France d'accueillir toute la misère du monde queles que soient les situation vous savez qu'aujourd'hui il y a à peu près la moitié de la population mondiale qui vit avec moins de 5 dollars par jour, ça fait près de 3 milliards et demi de personnes et il y a un quart de la population qui vit dans des zones de conflit, ça fait un peu plus d'un milliard voire 2 milliards de ce que je veux dire c'est que aujourd'hui autant il est totalement déraisonnable de vouloir imposer à la France à l'Europe d'accueillir potentiellement ces milliards de personnes puis qu'évidemment elle n'en a pas la capacité la question c'est pourquoi vous dites oui on accueille les réfugiés et non on va pas accueillir les réfugiés du souhérence c'estàd que je considère qu'aujourd'hui en Afrique quand il y La nécessité d'accueillir des réfugiés, ça devrait être d'abord au pays d'Africain d'accueillir ses réfugiés. Lorsqu'il y a des des comment dire des des réfugiés afghans, il y a pas de logique à ce qu'il fassent des milliers plusieurs milliers de kilomètres pour être accueillis en France plutôt que dans un certain nombre de pays.

Voilà. Et c'est la géographie la Libe qui a aussi pourquoi les libens les réfugiés libens les réfugiés syriens je vais vous dire pourquoi parce que tout ça est a une cohérence parce que aujourd'hui accueillir des populations de migrants réfugiés ou non d'ailleurs a une conséquence sur la société et plus les personnes arrivent de pays avec un écart culturel très fort plus l'intégration se fait de manière difficile parce que la langue culture sont blancs, ils sont catholiques, excusez-moi de vous dire que intégrer des populations ukrainiennes aujourd'hui en France, oui, pose moins de difficulté que d'intégrer un certain nombre de populations extraeuropéennes, de confessions musulmanes avec une différence culturelle très importante. Oui, je veux dire, c'est une absolue évidence, ce qui veut pas dire tous les deux fuit la guerre, ce qui ne veut pas dire évidemment qu'une personne aujourd'hui extraeuropéenne de confession musulmane peut pas réussir à s'intégrer.

On en a tous des exemples autour de nous, mais le nombre le nombre fait que aujourd'hui ce défi de l'intégration et de l'assimilation est de plus en plus compliqué. Et vous le voyez bien aujourd'hui en France qui a un choc de civilisation déjà à l'œuvre sur notre territoire. Excusez-moi.

Vousz vous avez vu les actualités ces derniers jours. On a un homme qui vient d'attaquer au couteau deux autres personnes parce que il respectait pas la chariée alimentaire et qui buvait de la bière au moment du Ramadan. On a une jeune fille qui vient de se faire lych parce que elle-même aussi a pas respecté euh le Ramadan.

Une autre qui s'est fait lych parce qu'elle a pas porté le voile. Donc oui, aujourd'hui, excusez-moi, pour moi c'est une manifestation du choc de civilisation et l'immigration incontrôlée venue principalement en effet d'Afrique aggrave cette situation. La toute dernière question, très rapidement pardon de vous interrompre IVG en Pologne il était restreint.

Résultat les femmes en mer aujourd'hui parce que elles ont pas accès au soin. Vous avez dit dans le passé vouloir dérembourser IVG en France. Est-ce que c'est toujours votre avis ?

Non, je n'ai pas dit que je voulais dérembourser. J'ai interrogé le fait qu'il y ait euh comment dire un remboursement sans limite de de de nombre des IVG en France. Maintenant, moi je suis pas du tout pour remettre en cause le droit à l'IVG et l'accès à l'IVG.

Je me suis opposé en revanche à la mise dans la constitution de de l'IVG déjà parce que selon moi ça n'a pas lieu d'être dans la constitution c'est une une aberration une aberration mais parler de la jur vous avez dit que certaines jeunes utilisaient l'avortement comme moyen de contraception vous c'était le sujet d'actualité moi je vous le dis je considère aujourd'hui qu'on a rompuimale de l'IVG qui était celui d'une exception qui voulait bah comment dire rassembler deux impérati on construit une exception avec un encadrement pour ne pas non plus en faire un acte banal. Je trouvais que c'était un juste équilibre et je trouve que cet équilibre a été rompu au moment où on a mis l'IVG dans la constitution. Voilà.

Marian Maréchal, on va laisser passer les informations. On va vous retrouver juste après avec notre conœur portugaise Anna Pedro Navaron. On parlera notamment d'écologie dans euh demain l'Europe. [musique] Bonjour à tous et bienvenue sur France Info.

On fait un point sur l'actualité en ce jeudi 11 avril. Le choc à Bordeaux après une violente attaque à l'arme [musique] blanche. Elle a fait au moins un mort et un blessé grave hier soir dans un quartier très fréquenté des quê de la Garonne. [musique] La saillant il a été abattu par la police.

Je vous laisse écouter quelques témoins de cette attaque. Dans les Pyrénées Atlantiques, c'est un maire qui a été bousculé [musique] en plein conseil municipal. Près d'une centaine d'opposants à un projet ont perturbé la réunion.

Ils ont fait éruption muni de bâtons, de balai et de cloches. L'élu a fini projeter au sol, exfiltré par les [musique] gendarmes qui a été évacué à l'hôpital. Un mot de politique.

Après 9 ans de discussion et [musique] plusieurs tentatives de réforme, les députés européens ont fini par adopter hier soir le pacte migratoire prévoit un durcissement des contrôles mais également un système de solidarité entre les États-membres. [musique] Je vous laisse écouter Marion Maréchal invité de demain l'Europe. Elle a réagi sur notre antenne.

Aujourd'hui, l'Union européenne devrait aller beaucoup plus loin. Euh moi, je défends l'idée qu'il devrait y avoir aujourd'hui un blocus naval européen que voulait Georgia Méloni et qu'on bloqué le gouvernement allemand et le gouvernement français sur le modèle de l'opération Sofia par le passé. Je considère aujourd'hui qu'il faut réformer Schengen.

Ça veut dire que la libre circulation devrait être réservée aux Européens et non plus aux non-Européens comme c'est le cas aujourd'hui. Il faudrait financer des centres de rétention et des hotspots à l'extérieur des frontières européennes. Il faudrait multiplier les accords.

Ça commence grâce à George Méloni d'ailleurs une fois de plus à être mis en place. C'est-à-dire que aujourd'hui quand vous êtes extraeuropéen et que vous rentrez dans l'espace Schengen en Europe, vous ne pouvez plus circuler librement sans visa d'un pays à l'autre comme c'est le cas aujourd'hui. À l'international sur le front de la guerre, l'Ukraine a été une nouvelle fois touchée par une attaque russe dans la nuit.

Une attaque massive. On parle de 40 missiles et 40 drones. Ils ont visé des infrastructures énergétiques à travers le pays.

Des infrastructures essentielles. C'est ce que vient d'annoncer Vladimir Zelenski. Justement à l'international, toujours, la Russie est frappée par de terribles inondations tout comme le Kazakhstan voisin.

Plus de 100000 personnes ont été évacué. Un bilan sans précédent depuis des décennies et le pic de cru n'est pas encore atteint. Et on termine ce journal avec la défaite du PSG.

Le club a été battu sur sa C'est la fin de cette édition. tout de suite retrouver demain l'Europe. Ah.

Demain l'Europe toujours avec Marion Maréchal Le Pen, tête de liste reconquête aux européennes. Notre consœur Anana Navaro Pedro correspondante de la presse portugaise veut vous parler d'écologie. Oui, bonjour Marion Marchal.

Bonjour. La Suisse a été condamnée cette semaine par la Cour européenne des droits de l'homme pour son inaction face au changement climatique et c'est la première fois qu'un tribunal se prononce sur le changement climatique. Vous en dites quoi ?

Qu'est-ce que ça vous inspire ? Bon, j'en dis pas du bien parce que moi j'ai toujours du mal de toute façon quand euh la souveraineté des nations est mise à mal par euh un droit supranational surtout sur ces matière assez fluctuantees et souvent très idéologisée parce qu'aujourd'hui le problème c'est que l'approche euh de l'écologie sur le plan international et en particulier au niveau de la Commission européenne est une approche qui n'est pas la mienne. C'est-à-dire selon moi, on va peut-être le développer, une écologie de la de la punition voire même de la pénitence qui n'est pas la solution.

Là par contre c'est des Suissaises qui ont fait un procè je leur pay j'entends bien je sais comment ça marche et je sais que c'est souvent des citoyens qui active ça au niveau supraational problème si vous voulez c'est que qu'est-ce qu'on met derrière cette inaction c'est-à-dire que pendant des années tous ceux qui ont défendu le nucléaire par exemple auraient été considérés comme des anti-écologistes et aujourd'hui tout le monde s'est réveillé pour dire que les défenseurs du nucléaire finalement avaient peut-être raison au regard de la situation donc c'est très fructuant voyez très idéologique comme sujet Mais donc vous considérez que les droits de l'homme et n'ont rien à faire et climat de l'homme et rien sur un autre sujet qui ça doit pas aller devant une cour comme la cour de Strasbourg. Je ne fais pas de parallèle aujourd'hui en ce que ce que vous appelez liberté ou les droits fondamentaux de l'homme et la question écologique une fois de plus qui est une approche parce que qu'est-ce qu'on met derrière cette inaction ? C'est ça le sujet.

Qu'est-ce qu'on met derrière cette inaction ? Si aujourd'hui l'action c'est le pacte écologique ou le pacte vert qu'on voit la commission d'en parler mais vu les ravages du du changement climatique inondation à répétition et monstrueuse extrême tempête incendie impossible quasiment parfois à éteindre même en Suède dans le grand nord Portugal France connaissent ces problèmes. Le littoral qui s'effondre en Portugal en France aussi même dans les dans les domtomes.

à ces ravages là, est-ce qu'on peut encore aujourd'hui s'afficher climatoceptique dans le débat public comme Zour votre président ? Je ne suis pas du tout climatceptique. Je n'ai jamais nié jamais entendu d'ailleurs Eric dire qu'il niit le réchauffement climatique ou alors vous me l'apprenez très honnêtement.

En tout cas, je reconnaî réchauffement climatique mais elle dit par contre que l'écologie politique ça commence à bien faire puis bon que on s'adapte des choses différentes mais qu'on va s'adapter précis. Alors, il n'a jamais dit qu'il n'y ait le réchauffement climatique et je ne pas non plus le réchauffement climatique. Maintenant, la question il est climatque selon c'est petit détail mais les origines et les et les causes.

Maintenant, comment on répond à cela ? Parce que la question c'est comment on répond à cela et quelle est la marge de manœuvre aussi de la France et de l'Europe ? parce que aujourd'hui la France c'est 1 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

L'Europation puisque l'Europe c'est pas parce que l'Europe si vous voulez se met sur le dos tout le poids de la pénitence aujourd'hui de la situation climatique qu'elle pourra elle toute seule de toute façon régler le problème. Moi ce que je conteste c'est la l'approche aujourd'hui écologique qui est portée par les verres et qui est porté d'ailleurs par la majorité au Parlement européen. Je vous dis le pacte vert en est symptomatique.

C'està dire que on a au prétexte de la lutte contre le réchauffement climatique tout un ensemble de textes qui ont vocation à organiser la décroissance agricole, qui ont vocation à sacrifier une partie de notre industrie sur lequelle nous avions beaucoup d'avance pour interdire par exemple les voitures thermiques d'ici 2035 au bénéfice de l'industrie chinoise des voitures électriques. On va y revenir. On a une législation qui va sortir 7 millions de logements du marché locatif au nom de la performance énergétique.

On a une directive et des contraintes diversément d'erreurs aussi et énormément de choses bien faites et quelques erreurs aussi. Effectivement, seriez-vous au Parlement européen prête à à collaborer avec la gauche, l'extrême gauche des socio-démocrates, la démocratie chrétienne pour avoir un élément de mesure qui pourrait effectivement éviter les drames à venir et présent avec les réchauffement quelques erreurs. C'est pour moi une une comment dire une faillite totale de la grille de lecture.

C'estàd qu'aujourd'hui d'où vient la moitié des de l'émission des gaz à effet de serre des importations ? Donc en fait, c'est pas parce que vous, comment dire, contraignez une société avec de la norme, de la contrainte et de la fiscalité qui est l'archétype de l'écologie punitive et donc que vous organisez la décroissance et la désindustrialisation, que vous allez régler le problème des importations parce que justement justement si vous produisez moins sur le sol européen, ça veut donc dire que vous importez plus. Donc vous augmentez les émissions de gaz à effet de serre.

D'autant plus si vous passez votre temps à voter des traités de libre échange qu'on le fait aujourd'hui la commission. Non, je dis pas qu'on n'importe, je dis qu'on se donne les moyens de produire et une fois de plus, c'est pas en organisant la décroissance agricole et en faisant venir des agneaux conservés dans l'azote de Nouvelle-Zélande nourris avec de l'herbe qui est traité à un insect interdit en Europe pour faire 22000 km et arriver dans les assiettes des Français qu'on va régler qu'on produit en France. Hors les questions agricoles parce que par exemple mais sur il y a sur plein d'autres objets ou nécessités que en France on est obligé d'importer.

D'accord. Mais il y a aussi beaucoup de choses qu'on pourrait produire en France et qu'on ne produit plus. Voilà. et qu'on s'interdit de produire.

Donc moi je vous le dis, je considère qu'aujourd'hui la réponse écologique c'est d'abord le nucléaire combattu pendant des années par les écologistes justement qui pour le coup a un véritable effet zéro carbone. C'est le soutien au fluviales et aux ferroviaires. Je vois par exemple qu'on a un projet en France qui s'appelle le Lyon Turin qui est combattu une fois de plus par la gauche alors qu'il permettrait de sortir 1 million de camions de nos routes et d'éviter l'équivalent de la population de la pollution pardon de la ville de Nice.

En fait j'ai une curiosité là. Euh, considérez-vous euh que h euh le changement climatique et très rapidement là, juste pour vous situer bien, c'est une question centrale, c'est une question importante ou c'est une question subsidiaire ? Rapidement, à part, pour moi la question centrale c'est celle du grand remplacement de l'islamisation.

Je vous le dis là. Pour moi, en écologie, je suis en train de dire, non, pas du tout. Je suis en train de vous dire, je pas dis pas que c'est pas une question importante.

Vous me dites quelle est la question prioritaire. Je vous dis la question prioritaire, c'est que mon pays puisse rester mon pays et que je puisse rester française en France et que mes filles puissent rester français en francienne. Et ça ça se joue à 10 15 ans.

Donc croyez-moi, ça n'est pas moins important. Fondamentalement euh Fondamentalement euh vous pensez quoi de l'écologie ? Est-ce que est-ce que est-ce que c'est un passemp pour Bobo comme disait Jean-Marie Le Pen ?

Non, moi ce que je peux vous dire en tout cas c'est que je m'inscris totalement en faux avec la vision aujourd'hui qui pour moi relève du fanatisme des vers. C'està-dire qu'aujourd'hui ce sont des gens qui considèrent que l'homme est un parasite, que l'homme est le problème. Moi, je considère que l'homme mais c'est excusez-moi, mais c'est c'est le présupposé c'est le présupposé de l'intégralité aujourd'hui des écologies qui qui sont le comment dire le le qui qui qui inspirent finalement toute la politique écologique dans notre pays.

Je veux dire, on a des gens qui aujourd'hui d'une certaine manière se félicitent de la baisse de la natalité parce que vous comprenez un enfant c'est un bilan carbone quand même. Donc c'est quand même un problème. Donc oui, c'est des gens qui n'aiment pas l'homme.

Moi je considère qu'aujourd'hui on ne fait pas assez le pari de la science. Je considère que c'est le génie de l'homme qui est la solution face justement à ses problèmes écologiques. Je vous donne des exemples.

Aujourd'hui, face aux produits phytosanitaires. On est en train de développer des systèmes d'IA avec des lasers qui sont extrêmement prometteurs. On est en train de développer à l'imoge des molécules euh phytosensibles pour comme alternative au glyphosate.

On a des lionyonnais qui sont en train de révolutionner euh les techniques de stockage de carbone. C'est là où on attend l'Union européenne. Pourquoi on en parle jamais ?

Pourquoi on les soutient pas eux ? Pourquoi on les finance pas ? Mais non, on en parle.

Personne s'intéresse. Mais seriez-vous prête à porter ces projets ensemble avec par exemple la gauche européenne ? Excusez-moi l'écologie non mais la gauche européenne l'écologie de la gauche européenne aujourd'hu que tout le monde rencontre un point donné parce que les drames sont là gauche européenne aujourd'hui ce sont les gens dont les amis vont jeter de la soupe sur la Jocon dans les musées.

C'est ça aujourd'hui l'écologie. Excusez-moi. Excusez-moi.

C'est ça. C'est les gens qui vont à Sainte euh soutenir les manifestations violentes extrémistes, des extrémistes contre nos agriculteurs. Il y a des généralisations dans ce que vous Excuse-moi madame Toussin qui est la représent représentante des écologistes aujourd'hui qui est tête de liste des verres pour les élections européennes, elle était à Sainte Soline avec les manifestants qui ont fait en sorte qu'il y a aujourd'hui 47 forces de l'or de force de l'ordre qui sont allé à l'al derrière la question de notre concert.

Il y a il y a une question de principe importante pour quelqu'un qui envisage de de siéger au Parlement européen. C'est un lieu de compromis historiquement. C'est un lieu de compromis et donc il y a des il y a des nécessités de faire des compromis.

Et donc la question est celle-ci : est-ce que vous vous inscrivez avec dans une logique de compromis sur une question dont vous nous avez dit qu'elle était très importante, le réchauffement climatique ? Monsieur, pas allez-y. Logique de compromis aujourd'hui.

Pourquoi il y a eu un compromis au Parlement européen depuis des décennies qui nous a d'ailleurs amené dans le mur ? C'est parce que il y a selon moi une coalition quand même tout de même baroque qui nous gouverne depuis des décennies. C'estàdire la coalition la venderle avec, je le rappelle, les socialistes, les macronistes, le centre droit du groupe DLR et ponctuellement allié aux écologistes.

Moi, je ne veux plus de ce compromis là. Je veux qu'on change la majorité au Parlement européen et c'est pas juste un fantasme ou un souhait on va dire irréalisable puisque tous les sondages aujourd'hui démontrent que nous pouvons faire basculer la majorité à droite au parlement. Il y a les sondages Marion Marchal Le Pen et puis il y a ce qui se passe concrètement avec le réchauffement climatique.

Mais excusez-moi mais c'est quand même intéressant parce que justement avec cette nouvelle coalition des droites à laquelle j'aspire et dont notre groupe le CR et le pivot demain sera le pivot demain, on va changer cette vision pour porter la vision dont je vous parlais à l'instant qui une fois de plus n'est pas la vision de l'approvisement et de la décroissance. Mario Maréchal, le réchauffement climatique est aussi la cause de migration, de nombreuses migrations et de conflits dans le monde. Euh l'ONU euh prévoit 250 millions de déplacés climatiques en 2050.

Euh ne faut-il pas s'attaquer plutôt aux causes de ces migrations qu'au victime ? C'est-à-dire plutôt essayer de trouver des solutions pour empêcher des des drames dont on vient de parler relioche au réchauffement plutôt que de trouver des des des moyens de empêcher ces gens de se déplacer ou d'arriver dans la frontière. Oui, madame, j'entends bien encore faut-il faire les bons choix.

Je vous donne un exemple. Depuis des années, nous investissons de manière massive plusieurs centaines de milliards au détriment d'ailleurs des investissements dans le nucléaire dans les énergies renouvelables et au lien solaire. Le problème, c'est que ces énergies sont des énergies intermitables dont le la production d'électricité est non stockable et non le Portugal et en pointe là-dessus.

Je vous assure qu'on donne pas des bougies au aux étrangers qui viennent chez nous en vacances pour les coupures. Excusez-moi madame, déjà tout le monde n'a pas les mêmes conditions climatiques en Europe. Il y a un modèle allemand qui est qui est un modèle allemand intéressant. l'Allemagne ayant voulu tendre vers ce 100 % d'énergie renouvelable et du coup qu'est-ce qu'elle a fait ?

Elle a aujourd'hui le tiers de sa production d'électricité qui est produit par la centrale à charbon parce que ce qu'il faut comprendre c'est que en fait chaque fois que vous avez une éolienne, vous avez une centrale à charbon ou à gaz pas très loin pour produire de l'électricité parce que ces énergies renouvelables ne peuvent pas suffire à être indépendant sur le plan énergétique. Non mais c'est un exemple madame, c'est-à-dire que vous me dites qu'est-ce qu'on fait ? Mais commençons déjà par faire les bons choix.

Ça veut dire que si on fait des choix dogmatiques, idéologiques, caricaturaux en se disant "Ah le renouvelable, le solaire, l'éolien, c'est propre, c'est beau, c'est pas grave." D'ailleurs si c'est produit en Chine et c'est si c'est dépendant, ça nous rend notre industrie dépendante de l'Asie et que la conséquence derrière c'est qu'en fait on se rend compte qu'on est obligé de renfir des centrale à charbon ou des centrales à gaz qui sont extrêmement polluantes. Bah excusez-moi mais on règle pas le problème.

On ne règle pas le problème. Oui, on a le nucléaire, pardonnez-moi. Mais aujourd'hui, on dit qu'on veut défendre le nucléaire.

Très bien. Nous, ça fait des années et même depuis toujours que je défends le nucléaire contre justement les écologistes. Mais le problème c'est que les macronistes avec les socialistes, avec le groupe LR du PPE ont voté une directive au Parlement européen qui impose d'ici euh 2050 35% pardon que 45 % de la production d'électricité soit faite par des énergies renouvelables.

Donc en fait il vote une c'est pour ça monte en puissance mais le nucléaire est considéré comme énergie verte maintenant. Donc aujourd'hui la production pardon la production en France venant du nucléaire c'est 70 %. Donc en fait, si on respecte cette directivéne, ça va en totale contradiction avec tout ce qui nous est annoncé par le gouvernement sur le plan du nucléaire.

Par sur l'immigration climatique parce que c'était quand même choisis. Oui, mais madame demain une matière du Portugal disparaît sur la mer. On prévu, il aura des déplacements de de Portugais en Europe, on les accepte ou pas ?

On accepte aussi les souanis, on accepte aussi les gens. Faisons les bons choix. C'est ce que je vous dis une fois plus si vous voulez.

Non mais si vous voulez régler climatique, mais le réchauffement climatique, il va avoir lieu là-bas et de toute manière, vous allez rien pouvoir y échanger. Donc qu'est-ce qu'on fait ? on les accueille pourquoi on fait tout ça mais vous savez que c'est déjà et que les experts disent c'est trop tard dans pay au moins accordons-nous sur le fait que l'Europe n'est pas seule à devoir porter ce fardeau et commençons par faire une fois de plus les bons choix maintenant je vous le dis madame très simplement alors vous parlez des portugais les Portugais font partie de de l'Union européenne et de l'espace Schengen donc il est pas question de pas être solidaire avec les Portugais maintenant je vous le dis non mais moi je vous le dis non mais madame on aura probablement un désaccord très fort là-dessus je vous le dis oui la France aujourd'hui n'est plus en capacité d'accueillir tous les réfugiés du monde.

Elle a déjà fait beaucoup et même beaucoup trop au prix de sa sécurité, au prix d'une menace djihadiste permanente, au prix d'un appauvrissement aujourd'hui, au prix d'une explosion des dépenses sociales, auprès d'un changement de civilisation et de population. Donc oui, excusez-moi de vous dire qu'aujourd'hui nous je ne souhaite pas que nous accueillions des réfugiés sur Merci Marion Maréchal. Vous êtes encore avec nous pour un quart d'heure.

On va laisser passer le fil. Il est 9h16. Mathilde Romagnan.

Il n'est pas dans le rôle de la France de faire la guerre à la place de l'Ukraine, déclaration de Marion Maréchal. Ce matin, la tête de liste reconquête aux européennes s'oppose aussi à l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN et dans l'Union européenne. Elle est l'invité de demain l'Europe sur France info dans le cadre de l'économie de guerre voulue par Emmanuel Macron justement pour soutenir l'Ukraine, le chef de l'État est aujourd'hui en déplacement à Berger Grandeordogne.

Il se rend sur le site de l'usine de poudre pour Robut Orco qui relance sa production en France. Un mort et un blessé grave à Alarme Blanche. Hier soir à Bordeaux, l'agresseur a été abattu par la police.

La piste terroriste a été écartée selon une source proche de l'enquête. Défit du PSG hier soir 3-2 face au FC Barcelone en quart de finale allée de la Ligue des Champions de football ce qui complique les chances de qualification des Parisiens. Ce soir Marseille affronte le Benfica à Lisbonne en quart de finale aller de l'Europa League.

Et en Europa en Ligue Europa conférence Lille affronte Aston Villa ce soir. France info demain l'Europe Jérôme Chapui. Salia Braak.

Et encore plusieurs questions d'actualité à vous poser. Marian Maréchal avant que Benjamin Sportouche ne nous rejoigne pour les dernières minutes de cette émission. Le proche Orient Joe Biden, le président américain qualifie d'erreur la stratégie d'Israël à Gaza.

Êtes-vous d'accord avec lui ? Alors déjà, moi je sur Gaza, je m'étonne parce que il y a beaucoup d'actualité sur le sujet et légitimement mais on oublie quand même de revenir à l'origine de cette crise. Et moi, je n'entends plus jamais parler des otages.

Voilà, les otages n'existent plus. Or, rappelons quand même que cette opération d'Israël a d'abord vocation à libérer les otages et à répondre à une attaque de civils qui visait spécifiquement des civils absolument spectaculaires et j'en suis d'autant plus surprise qu'il y a encore aujourd'hui trois otages français dont on ne parle jamais qui sont encore emprisonnés par le président de la République lui-même a signé une tribune en disant je veux en cesser le feu et le retour des otages Oui. D'accord.

Sauf que aujourd'hui il y a un groupe qui a l'occasion de pouvoir faire cesser le feu tout de suite immédiatement. C'est pas l'Union européenne, c'est pas l'ONU, c'est le Hamas. Voilà.

Si le Hamas libérait les otages, dans la seconde, il y aurait un cesser le feu. Or, j'ai l'impression qu'on inverse toujours. Dire qu'on a un pays qui aujourd'hui se défend, qui a pour objectif de détruire le Hamas et de libérer ses otages.

Donc, on va voilà s'attaquer à ce pays et à aucun moment on ne parle de ceux qui sont responsables et qui aur moyens de faire plus complexe que que ce que vous semblez dire, c'est voilà, c'est la question de la fin et des moyens. Il y a l'objectif, la libération des otages et puis il y a les moyens mis en œuvre et notamment les les les dégâts et ce bilan humain terrible. Mais je ne vous dit pas le contraire.

Le problème c'est que pourquoi aussi on a un bilan humain terrible ? C'est parce que le Has se sert de la population comme bouclier. C'est ça aussi la réalité, c'est qu'ils utilisent les pertes civiles, ils espèrent des pertes civiles justement pour pouvoir bah faire valoir leur récit.

Et donc moi je la bombard Gaza, c'est pas tombé dans le piège du Hamas. Non, mais excusez-moi, mais à un moment donné, vous avez un pays qui est menacé dans son existence même par un groupe qui est quand même classé terroriste en Europe, ne l'oublions pas. Euh, et on lui demande de ne pas se défendre.

Bah moi, je suis désolé de vous dire que je trouve légitime qu'il puisse se défendre. Maintenant, évidemment, comme chacun d'entre nous, j'imagine, autour de cette table, je souhaite que le droit international puisse être respecté. Je souhaite évidemment que les victimes civiles puissent être le moins nombreuses possible.

Enfin, je veux dire, ça me paraît la chose la plus évidente, la plus évidente qui soit. Maintenant, je vous le dis, je ne crois pas du tout, contrairement à ce que j'entends toute la journée de la part de la gauche qui est une intention génocidaire. Écoutons quand même le mot génocidaire d'Israël.

Je ne crois pas que le but d'Israël dans cette histoire soit d'éradiquer le peuple palestinien. J'en ai quand même le fait que ils ont quand même organisé ou souhaitent organiser un plan d'évacuation de RAFA en terme d'opération. Donc il y a manifestement des initiatives aussi la cour internationale de justice qui risque génocidaire et qui demande à Israël de pour essayer de limiter les pertes civiles.

Il y a eu des initiatives pour essayer de limiter les pertes civiles. S'il y avait une intention génocidaire, il y aurait pas eu, me semble-t-il, toutes ces intentions qui auraient été mises en place. Mais sauf que vous l'avez évoqué, Israël se refuse toujours à respecter la résolution votée à l'ONU pour un cesser le feu immédiat.

Il semblerait même que Benjamin Netaniaou ait fixé une date pour une offensive à Rafa. Si elle avait vraiment lieu cette offensive, est-ce que ce serait la ligne rouge ? Mais c'est pas moi qui vais fixer une ligne rouge à un pays, excusez-moi, qui aujourd'hui est dans un comment dire un défi existentiel, je veux dire qui est face à un groupe pas du tout sur la même ligne que les Américains, qu'Emmanuel Macron, que l'Union européenne en ça m'arrive assez souvent, vous savez de manière décomplexée, mais en l'occurrence, je considère que le Hamas d'ailleurs est aussi une menace pour la France.

On oublie de le dire, hein, mais je rappelle que au lendemain du 7 octobre, lorsque le l'un des fondateurs du Hamas depuis le Qatar d'ailleurs faire un appel au djihad, et bien la conséquence c'est la mort de Dominique Bernard. Voilà. Donc moi, j'aimerais bien à un moment donné, j'entends les appels au CC le feu de l'Union européenne et tout.

Peut-être qu'il serait bien que déjà l'Union européenne arrête de verser enfin en tout cas la Commission des millions d'euros à l'université Chef Yassine Eamas qui a été fondé justement par le fondateur du Hamas. Peut-être qu'il serait bien d'arrêter d'arrêter de financer une association qui s'appelle Islamic Relief dont les services de renseignement allemand ont révélé qu'elle finançait également le Hamas. Je veux dire, depuis des années, l'Union européenne portée par la gauche d'ailleurs, parce que c'est quand même ça, euh euh soutient de manière directe ou indirecte le financement de ces organismes financement de la guerre.

La conséquence, c'est qu'aujourd'hui, il y a eu des attaques de civil, il y a eu des viols, il y a eu des meurtres et qu'il y a un pays aujourd'hui qui se défend. Bah voilà, peut-être réfléchir avant. On rappelle juste Mari Marich Le Pen que le Hamas n'est pas toute la pollution, la population civile palestinienne.

L'Espagne, l'Irlande aussi sont sur le point de reconnaître l'état de Palestine. Est-ce que la France doit faire la même chose ? Bah le problème c'est que aujourd'hui il faut voir dans quelles conditions.

Euh moi j'ai toujours défendu sur le principe le fait qu'il puisse y avoir deux états euh parce que ça me semblait être la solution la plus raisonnable pour arriver à une cohabitation euh pacifique. Le souci aujourd'hui c'est que euh créer un état palestinien euh pardonnez-moi, mais c'est créer un semi-État islamique. Aujourd'hui, vu la puissance de frappe et le soutien de la population au Hamas, on ne peut pas se permettre de créer un état palestinien tant que le Hamas n'a pas été éradiqué.

Ou alors dans ce cas-là euh c'est mettre volontairement en danger euh en effet l'ensemble de la zone euh géographique. Vous dites que tous les Palestiniens qui aura le pouvoir qui aura le pouvoir qui a gagné les élections qui a gagné les élections qui a gagné les élections à Gaza ? Les dernières élections c'est le Hamas.

Voilà, donc c'est ce groupe terroriste. Donc moi, je veux bien que vous créez un état palestinien, mais si c'est pour créer un un état terroriste, excusez-moi de vous dire que c'est pas dans l'intérêt d'Israël, mais c'est pas non plus dans l'intérêt de la France, vu que a priori ces gens qui font partie des frères musulmans veulent non seulement éradiquer Israël, mais aussi s'en prendre à l'ensemble des mécréants euh euh du monde et d'Europe. Marion Maréchal, on a quelques questions de politique française et qui ont trait notamment à votre relation avec le Rassemblement national dont vous venez d'une certaine manière.

Jordan Bardella a dit cette semaine qu'il n'aurait peut-être pas rejoint le Front National de Jean-Marie Le Pen. C'est le signe de quoi selon vous ? Je peux pas commenter les phrases de Jordan Bardella.

Non mais est-ce que c'est le signe que le parti a changé ? C'est à eux qu'il faut demander à moi. Vous vous assumez tout l'héritage de Jean-Marie Le Pen ?

Je me suis déjà exprimé 500 fois sur cette question. Je veux bien y revenir mais moi j'ai rejoint le Front National quand j'étais adolescente et je n'ai aucun regret puisque je considère qu'à l'époque c'était le seul parti qui était lanceur d'alerte sur tout ce que nous vivions aujourd'hui et que Jean-Marie Le Pen a été de ce point de vue-là un précurseur sur la question de l'islamisation, sur la question de l'immigration de masse, sur la question du basculement. Voilà maintenant j'ai eu des désaccords avec lui à plusieurs reprises et je les ai exprimé publiquement sans détour y compris lorsqu'il était encore en politique et qu'il avait encore la capacité de répondre.

Donc je crois que là-dessus il y a jamais eu d'ambiguité. Marion Marchal Le Pen, Benjamin Sportouche nous a rejoint. Il a été euh très attentif à à notre entretien.

Il a des questions précises à vous demander. Oui, bonjour à vous Marion Maréchal Le Pen. Vous avez dû une petite précision tout d'abord que il y avait plus de migrants qui entraient en France que d'enfants nés en Europe.

En Europe que d'enfants nés en Europe. Il y a plus d'entrées légales et illégales aujourd'hui en Europe que d'enfants qui naissent en Europe. D'accord.

Ce que vous avez dit en France. Donc c'est bien. Voilà.

Donc on est d'accord. 330000 entrées sur le sol français en 2022 contre 3,9 millions de naissances dans l'Union européenne. La correction est faite sur le pactil et migration.

Vous êtes donc contre ce pacte globalement voté hier, le ministre de l'intérieur italien de Jordan Meloni qui est votre allié, même modèle Jordi de Meloni, l'a qualifié dans un communiqué, je le cite, de meilleurs compromis possible qui garantira des frontières extérieures plus sûres et des expulsions plus rapides. Ce que je comprends pas, c'est que c'est le gouvernement Méloni qui dit faux dans cette affaire. Non, pas du tout.

On est raccord d'ailleurs avec le gouvernement là-dessus. C'està dire qu'ils ont voté tout ce qui était nocif dans ce texte, c'est-à-dire la répartition forcée des migrants et l'amende pour les pays qui refuseraient cet accueil et ils ont voté de manière favorable à ce qui permettom possible. Meilleur c'est pas le meilleur compromis possible parce que pour moi c'est très loin, on va dire de ce que devrait faire l'Union européenne pour protéger nos frontières.

On en a parlé très longuement tout à l'heure, mais dans ce texte, il y a quelques mesures techniques qui vont dans le bon sens et il y a des choses qui vont dans le très mauvais sens, notamment la répartition des migrants. Et quand on regarde le vote aujourd'hell d'Italia, ils sont alignés là-dessus. Et en tout cas, j'imagine que quand il dit qu'il veut un meilleur compromis, c'est parce que en tant que gouvernement, ils ont ils ont essayé de vrai parce que la réalité, c'est qu'au début, ce texte était très très encore plus insatisfaisant, voir totalement toxique et qu'ils ont essayé d'obtenir un certain nombre de choses.

Quand on est au pouvoir, on fait des compromis. Voilà Marion Maréchal le Frexite c'est un mot tabou ou pas pour vous ? Non c'est pas un mot tabou.

C'est pas un Non non c'est pas un mot tabou. Euh moi j'ai pas de j'ai pas on va dire de blocage moral avec cette idée d'Xit. Donc vous pourriez demander à ce qu'on sorte de on a pas très bien compris.

En fait c'est vrai que Eric Zemour est allé voir Nigel Farage à Londres. Il a salué son initiative du du Brexit. Donc en fait ça fait partie de votre programme.

Non non pas du tout. Aujourd'hui on propose pas du tout Frexit. Moi ce que je dis très simplement, c'est qu'aujourd'hui, je considère qu'il y aurait plus de handicap que d'avantage à sortir de l'Union européenne et je considère que ce n'est pas au moment où on a l'opportunité historique de faire basculer la majorité au Parlement européen, donc de changer de politique, qu'on doit sortir de l'Union européenne.

Maintenant, moi je le dis très calmement, si d'ici je sais pas quelques années, on se rend compte que bah finalement la majorité n'a pas changé, que l'Union européenne est définitivement irréformable, que finalement il y a plus de désavantag qu'à sortir et que ce serait moins douloureux de sortir que de rester, bah oui, je l' pas plus de désavantag qu'on a qu' a plus d'immigration aujourd'hui au Royaume-Uni depuis juste précision donc à l'heure où vous parle, je ne défends pas Et vous avez totalement raison madame pour une raison simple, c'est que le gouvernement conservateur n'a rien fait de cette liberté et n'a pris aucune des mesures qu'ils auraient dû prendre en retrouvant cette liberté. Mais moi je suis totalement d'accord pour dire que pour dire que aujourd'hui c'est pas un mot tabou, on entendu, c'est c'est quand même pas un mot tabou, c'est pas dans mon programme aujourd'hui, mais c'est pas un mot tabouant pour l'instant sur l'Ukraine, Marion Maréchal, vous ne voulez pas sortir de l'OTAN ? Non, mais Zemour dit lui vouloir sortir du commandement intégré.

Bah oui, mais alors vous aussi, vous aussi. D'accord. Mais donc on sort pas.

Ah oui, mais c'est quand même l'instance principale et décisionnelle. Non, c'est pas tout à fait la même chose. C'est parti, excusez-moi, parce que en fait là l'idée c'est aussi un acte qui a valeur symbolique, c'est-à-dire l'objectif, ça n'est pas de sortir évidemment de l'alliance.

Donc l'idée c'est bien sûr de rester solidaire et de toujours travailler à cette interoparabilité sur le plan industriel de défense avec nos alliés bien évidemment, mais il s'agit de ne pas enfermer l'intégralité du dispositif de défense de l'Union européenne dans l'OTAN. Je crois que c'est quand même la vocation et le souhait de la France depuis très longtemps d'ailleurs, quels que soient les gouvernements de dire "Ne remettons pas l'intégralité de notre sécurité à l'Alliance atlantique." Et donc cette sortie du commandement intégré est une manière de dire que nous ne remettons pas intégralement de sécurité à cela.

Non, je dis pas que c'est forcément le moment opportun en l'occurrence en l'occurrence nous sommes actuellement avec la guerre sur le continent. Donc il faut choisir le moment opportun que ne soit pas parce que l'objectif c'est pas que ce soit mal interprété par nos alliés. Si c'est vécu ou perçu comme une désertion ou un rejet de la France, c'est pas l'objectif.

Enfin, dès 2022, il le souhaitait Éric Zemo pendant la campagne présidentielle sur la Russie. Euh Marion Maréchal, euh comment vous qualifiez Vladimir Poutine ? Est-ce que c'est un dictateur pour vous ?

Ah bah oui, en tout cas, il est à la tête d'un régime autoritaire. Ça c'est indéniable puisque puisque l'occurrence pas une démocratie autoritaire. Non, mais non, c'est pas une démocratie autoritaire.

Non mais ce qu'il a voulu dire par là, c'est très simple, c'est qu'aujourd'hui il y a des élections qui sont organisées en Russie mais comme c'est un régime autoritaire, ce sont des élections viciées. Voilà, c'est tout ce qu'il a voulu dire. Non, il a dit qu'il voulait un Poutine français.

Non, mais d'accord. Mais est-ce que vous pourriez remettre aussi les phrases dans leur contexte au moment où elles ont eu lieu, c'est-à-dire bien avant la guerre, au moment où il y avait un rapprochement entre la Russie, la Russie et l'Union européenne, où il y avait des démarches de la Russie justement pour se rapprocher de l'Occident. Enfin bon, je veux dire, soyons si on veut être juste et exact, remettons les choses dans leur contexte quand même.

Eric Zemour qui a semblé dire d'ailleurs que alors que ce Patromine patronine de Le Pen puisquon on vous appelle à Marion Maréchal ou Marion Maréchal le Pen aujourd'hui vous faites partie jamais dérangé non parce que comme vous aviez enlevé ce patrouine on s'est interrogé à un moment donné de la famille vous êtes toujours de la famille le Pen et alors justement a priori oui tout à fait vous entendez bien avec votre compte mais justement Éric Zemour dit qu' que ce patrouille nous empêche d'exprimer vos désaccords clairs sur leur assemblée national que vous n'avez pas la même liberté que lui parce qu' eux ne leur doit rien non Mais écoutez, déjà sur ce patronyme, reprenons les choses parce que je veux pas que ce soit perçu comme une honte de ma part. C'est juste que quand j'ai fait de la politique à 22 ans, c'était mon nom d'usage sur ma carte d'identité. Donc j'ai pris ce patronyme qui avait une forte valeur symbolique politiquement, indéiablement.

Et quand j'ai quitté la politique en 2017 pendant 5 ans, j'ai repris mon nom civil qui était mon nom Marian Marich. Voilà donc et j'allais pas rechanger après. Je trouvais ça compliqué pour les gens.

Donc voilà, j'ai fait simple, on va dire. Et si Zemour est candidat en 2027, vous le soutiendrez quoi qu'il arrive. Mais bien sûr, mais là pour l'instant quand Éric Zemour est est le candidat naturel d'ailleurs de notre camp.

Marion Maréchal Le Pen, merci d'avoir été euh euh notre invité dans demain à l'Europe. Non non mais on voilà, on la précision a été donnée donc voilà, ça vous fait plaisir. Voilà, tête de liste reconquête aux européennes invité demain l'Europe.

Merci Benjamin Sportouche, Anna Kovalska, Anna Navaro Pedro et Audrétison pour cette émission spéciale prochain numéro de demain l'Europe. Salut, ce sera Léon des Fontaines, la tête de liste communiste aux européennes. D'ici là sur France info, l'information continue.

Marion Maréchal invitée de Demain l'Europe jeudi 11 avril 2024 — Marion Maréchal · Pourquijevote