Point presse du Président Emmanuel Macron depuis Lourdes.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Le budget présenté par le Premier ministre est-il adéquat ?
- 2:00OuverteÉludée
À titre personnel, les deux jours fériés en moins vous conviennent-ils ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que la stratégie du Premier ministre permettra de surmonter une éventuelle censure ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Emmanuel MacronChiffre
« On a retrouvé les chiffres d'avant le COVID. On est aujourd'hui entre 3,2 et 3,5 millions de pèlerins et de visiteurs par an. »
- 3:00Emmanuel MacronFait
« Notre pays doit aller de l'avant. Ce que j'attends de toutes les forces politiques, c'est qu'elles proposent d'autres idées. »
- 4:00Emmanuel MacronChiffre
« Nous sommes un des pays qui a le plus de dépenses publiques en Europe, le pays qui taxent le plus de l'OCDE. »
- 5:00Emmanuel MacronFait
« Il faut être lucide sur la situation qui est celle du pays et elle impose une action courageuse. »
- 7:00Emmanuel MacronFait
« Quand on regarde de manière lucide notre pays et qu'on le compare aux autres, on produit moins, donc on doit réussir à produire davantage. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le Président, le Premier ministre a proposé un plan hier aux Français. Est-ce que le budget qu'il a présenté est adéquat ? Est-ce que c'est ce qu'il fallait ?
D'abord, je suis heureux d'être ici à Lourdes, avec Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, pour, quatre ans après, jour pour jour, voir tout ce qui a été fait, les avancées. Il y a quatre ans, vous savez, on avait des craintes énormes, quand, je m'en souviens, le COVID était là, durait. Cette ville, qui est la deuxième ville hôtelière de notre pays, pour qui, évidemment, les pèlerinages et le tourisme sont absolument clés, menaçait de s'effondrer, avec énormément de commerces, d'hôtelleries qui étaient en train de fermer.
On a mis en place un plan d'urgence, qui a été porté, qui a bâti une vingtaine d'actions. La très large majorité, trois quarts d'entre elles, sont largement engagées. On continue le travail et je viens ici regarder ce qui a été fait.
On a retrouvé les chiffres d'avant le COVID. On est aujourd'hui entre 3,2 et 3,5 millions de pèlerins et de visiteurs par an. Je veux saluer l'engagement sans faille des services de l'État, des préfets successifs, de Monsieur le Préfet, et remercier vraiment Monsieur le Maire, parce que la Ville a porté ces projets.
Vous avez un maire qui s'est battu, qui n'a jamais baissé les bras, je peux en témoigner, et qui, au moment où la ville était en grande difficulté, a décidé de lui construire un avenir. C'est ça, ce plan. Et saluer à nos côtés le département et la région qui ont été là.
Le conseiller départemental est là, le Conseil régional est à nos côtés aussi. Donc, c'est l'équipe de France qui s'est unie derrière cette ville et derrière un maire pour porter tout cela aux côtés de ces commerçants, de ces hôteliers. Pour ce qui est des annonces qui ont été faites, le Premier ministre a annoncé hier une stratégie de réforme, de transformation du pays qui répond aussi aux besoins qui sont ceux de la France et qui part d'un constat qui est solide, factuel et lucide.
Il y a maintenant tout un travail qui va se poursuivre et qu'il va mener avec ses ministres, comme se doit, d'ailleurs, pour un exercice budgétaire. Il y aura ensuite un travail avec les parlementaires. Chaque chose en son temps.
Mais, le Premier ministre, hier, a présenté une stratégie qui est solide, qui est claire et qui repose sur des fondamentaux qui sont les bons pour le pays. À titre personnel, les deux jours fériés en moins, ça vous convient ? Je ne parle jamais à titre personnel, je parle comme Président de la République.
Et évidemment, ça a été un gros travail qu'on a conduit avec le Premier ministre et les ministres, et je pense que c'est une stratégie solide, en tout cas, à mes yeux, la stratégie dont le pays a besoin. Elle consiste à continuer d'accroître la production. Donc, tout ce qui permet d'aller vers une réforme supplémentaire de l'assurance chômage, de travailler davantage, va dans le bon sens, parce que c'est ce dont notre pays a besoin d'avoir plus de monde au travail.
Deuxièmement, c'est de continuer d'accompagner la juste rémunération du travail et que les classes moyennes puissent bien vivre de leur travail. Troisièmement, c'est de responsabiliser par des réformes, ce qui est proposé sur l'assurance maladie et autres, et puis d'avoir un plan solide de simplification, de plus grande efficacité de la dépense publique. [INAUDIBLE] La visite est lourde, s'il vous plaît.
Le Premier ministre a été clair et détaillé. C'est un très gros travail des derniers mois avec les ministres. Maintenant, tout cela va se décliner, et je pense qu'il faut qu'on se dise que notre pays doit aller de l'avant.
Ce que j'attends de toutes les forces politiques, c'est qu'elles proposent d'autres idées. Nous sommes un des pays qui a le plus de dépenses publiques en Europe, le pays qui taxent le plus de l'OCDE. Donc, si d'autres ont des idées plus intelligentes pour accroître l'activité et pour baisser les économies, le Premier ministre les recevra.
Voilà. Est-ce que vous pensez que, pour surmonter une censure, [INAUDIBLE] Le Premier ministre a eu raison d'avoir une stratégie claire et de donner le cap pour l'exercice budgétaire. Surtout, au-delà de ça, les transformations, parce que le pays a besoin de continuer à se réformer, comme on l'a fait ces dernières années.
Et, on peut investir quand on réforme. Donc il faut être lucide sur la situation qui est celle du pays et elle impose une action courageuse. Elle n'est pas, si je puis dire, une situation qui est la situation catastrophique que d'autres décrivent.
On a l'impression, quand on écoute parfois le débat public, qu'il faudrait ou l'immobilisme ; "continuons, tout va bien" ; ou le catastrophisme. Non, il y a la lucidité. Nous sommes face à des difficultés de dépenses publiques.
Il y a une solidité du modèle français, de ses services publics, de son action, de ce qu'on a su faire dans la crise sociale des gilets jaunes, pendant le COVID, au moment de l'inflation. Mais, tout ça suppose de continuer les réformes, parce que quand on regarde de manière lucide notre pays et qu'on le compare aux autres, on produit moins, donc on doit réussir à produire davantage. Beaucoup de réformes en ce sens, sur le chômage.
On doit rendre la dépense publique plus efficace, simplifier, accélérer, supprimer les doublons et on doit responsabiliser davantage. Donc, le cap est donné. Maintenant, il faut y aller.
Emmanuel Macron