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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 30 janvier 2025 59 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportÉducation & recherche

André Manoukian, Leïla Slimani et Terrenoire : vive la culture ! - l’intégral - 30/01/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    C'est quoi ce truc qu'on ne peut plus chanter aujourd'hui ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Un commentaire sur la cuisine ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a inspiré ce titre 'Vivre sobrement' ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Qui est la chanteuse invitée sur 'le jour où tout s'est ouvert' ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a inspiré cette chanson sur les corps de daronne ?

  • 10:20OuverteRéponse directe

    Votre chanson 'Jusqu'à mon dernier souffle' est devenue l'hymne des soignants en 2020. Comment l'avez-vous vécu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25A.ManoukianFait
    « Un truc qu'on ne peut plus chanter aujourd'hui. Rien n'est plus beau que les mains d'une femme dans la farine... C'était Nougaro, quand même. »
  • 3:10R.HerreriasFait
    « On a eu l'envie d'enjoindre dans notre musique cette capacité à faire rentrer les gens dans des territoires de l'intime et pouvoir s'exprimer à travers ça. »
  • 8:00L.SlimaniFait
    « J'aime que les romans soient là pour installer une forme de confusion, pour jouer avec le lecteur. »
  • 10:40R.HerreriasFait
    « On avait perdu notre papa peu avant. La chanson parle de notre quartier. »
  • 15:40L.SlimaniFait
    « En arrivant en France, je suis devenue, pour la 1re fois, une Arabe. »
  • 18:00L.SlimaniFait
    « Le personnage est une jeune femme homosexuelle. Elle grandit au Maroc, dans un pays où sa sexualité est punie par la prison. »
  • 20:40A.ManoukianFait
    « Tous les films tournés sur le génocide arménien, les 5 premières minutes m'intéressent, quand on voit comment les Arméniens et les Turcs vivent ensemble. »
  • 23:20L.SlimaniFait
    « Je ne crois pas du tout que la littérature soit là pour guérir ou réparer. Elle est là pour donner une forme de chagrin. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h.

L.Slimani est en coulisses. On n'a pas résisté à l'envie de mettre A.Manoukian derrière un piano...

De cuisine! ...

C'est quoi, ça? - A.Manoukian: Un truc qu'on ne peut plus chanter aujourd'hui.

Rien n'est plus beau que les mains d'une femme dans la farine...

C'était Nougaro, quand même. - A.-E.Lemoine: On va l'actualiser avec Thomas, notre chef qui va mettre les mains dans un boeuf d'Aubrac.

Vous l'accompagnez de poireaux et d'oeufs. C'est pour la sauce. Je dois écraser les oeufs délicatement.

C'est très agréable...

On ajoute quoi? - T.Roussey: Un peu de jus de citron Et beaucoup d'herbes aromatiques. - A.-E.Lemoine: Un commentaire? - A.Manoukian: E.Satie n'aurait pas aimé.

Il ne mangeait que des choses blanches. Il mangeait des oeufs, des poireaux, du fromage blanc, du blanc de poulet et des moisissures de légumes. Il était un peu foufou. - A.-E.Lemoine: A.Nothomb aussi aime bien les moisissures de fruits.

Il n'y a rien de plus beau que les mains d'André sur les touches d'un piano. - A.Manoukian: C'est gentil.

E.Satie, ça faisait comme ça. ... - A.-E.Lemoine: C'était en forme de poire? - A.Manoukian: Oui.

Debussy lui a dit: "Soignez la forme. Vos idées sont pas mal. Vos mélodies sont pas mal, mais au niveau de la forme, c'est un peu n'importe quoi.

La forme musicale, une intro, un couplet...

Il a fait un morceau en forme de poire. - A.-E.Lemoine: Nos autres invités forment depuis 2016 le duo Terrenoire.

C'est une fratrie. Une "grosse claque", pour "Le Parisien". Une invitation à ralentir, à vivre sobrement.

C'est l'un de leurs 14 nouveaux titres qu'ils interprètent ce soir. C'est à vous. ... - L'amour a changé mes idées.

J'ai reconsidéré le sens de tout ce que je fais. J'adhère aux idées de mon amour. Je le ferai encore, mais par amour. - J'ai renoncé pour le bien de nos corps, pour le bien de nos villes, de nos vies, vivre sobrement.

Sans ambition, au sommet d'un monde à moi, libéré des rêves d'enfant, vivre sobrement. - Trouver ma méthode, retoucher mes dessins, tête penchée sur le monde comme un réverbère éteint. Corde à sauter pour que mon coeur tienne.

Un dernier album pour mon quartier. Dis, Siri, c'est quoi, mon destin? J'ai renoncé pour le bien de nos corps, pour le bien de nos villes, de nos vies, vivre sobrement. - SANS AMBITION, AU SOMMET D'UN MONDE A MOI.

LIBERE DES REVES D'ENFANT, VIVRE SOBREMENT... ... - Terrenoire n'est pas révolutionnaire.

Fais des chansons populaires qui rendent fier le quartier. - J'ai pas perdu, tu n'as pas perdu, mon frère. On s'est même améliorés, appris le métier. - J'ai renoncé pour le bien de nos corps, pour le bien de nos villes, de nos vies, vivre sobrement.

Sans ambition...

LIBERE DES REVES D'ENFANT, VIVRE SOBREMENT. J'AI RENONCE POUR LE BIEN DE NOS CORPS, POUR LE BIEN DE NOS VILLES, DE NOS VIES, VIVRE SOBREMENT. SANS AMBITION, AU SOMMET D'UN MONDE A MOI.

LIBERE DES REVES D'ENFANT, VIVRE SOBREMENT. - A.-E.Lemoine: Bravo! "Vivre sobrement", titre extrait de "protégé.e", le nouvel album de Terrenoire.

Une tournée à suivre partout en France. Terrenoire préfère le train plutôt que le tour bus. Je vous l'offre de leur part.

Bonsoir. On est ravis de votre présence à l'occasion de cet album. Il a obtenu un 5/5 de la rédaction du "Parisien", qui a adoré.

Qui dit mieux? "C à vous": 6 sur 5. L'engouement de la presse doit vous faire plaisir.

Vous avez pris du temps pour composer un 2e album. C'est un virage toujours redouté après un 1er album à succès. Vous avez pris le temps et composé 50 chansons.

Vous en avez jeté un paquet. - R.Herrerias: On est un peu boulimiques de travail, d'exigences et de précision.

On a eu envie de faire les choses bien. - A.-E.Lemoine: 50 chansons pour n'en garder que 50.

A l'époque, E.Borne était Première ministre. C'est important.

Elle enchaînait les 49-3. Vous étiez en studio, comme protégés de tout ça. C'est le thème de cet album. - T.Herrerias: Tout à fait.

C'était un moment où on avait la chance d'être protégés. On était hors de Paris et du gros tumulte. On se rendait compte du privilège qu'on avait de pouvoir faire de la musique.

On a eu l'envie d'enjoindre dans notre musique cette capacité à faire rentrer les gens dans des territoires de l'intime et pouvoir s'exprimer à travers ça. - A.-E.Lemoine: Ca ne s'est pas arrangé, depuis.

La valse des gouvernements, Trump à la Maison-Blanche, Musk, Poutine...

Ca vous a inspiré la chanson "un fou dans la voiture". "Il y a un fou dans la voiture. Il tourne à droite dure".

Qui vous a inspiré ça? - T.Herrerias: Plein de gens. - R.Herrerias: On est inquiets pour le monde et notre pays.

On considère qu'un de nos rôles, en tant qu'artistes et auteurs, c'est dire ces choses. On aimerait que les gens dansent sur cette chanson. C'est un peu un cheval de Troie.

Que les gens puissent danser et peut-être la mettre en manif... - A.-E.Lemoine: Vous en rêvez. - R.Herrerias: Je ne sais pas si on rêve de manifester pour ça, mais qu'il y ait des titres, des chansons de résistance, de colère...

Qu'on puisse danser en luttant. - A.-E.Lemoine: Vous n'êtes pas un groupe politique.

Vous dites que vous êtes un groupe citoyen. Vous incitez les hommes politiques à pleurer davantage devant la beauté. Tout sauf des clichés, avec vous.

Vous célébrez les corps de daronne. Je ne me suis pas sentie concernée. "J'aime tes seins qui tombent, ton corps de daronne.

J'aime que le temps nous abîme. Je veux vieillir avec toi." C'est vendu.

Qu'est-ce qui vous a inspiré cette chanson? - R.Herrerias: Il y a cette injonction de la beauté, de l'image.

On trouvait ça beau d'écrire une chanson d'amour sur l'imperfection, le temps qui passe. Il y a cette idée japonaise, le wabi-sabi, la beauté des choses imparfaites. - A.Manoukian: Je tire mon chapeau.

Le wabi-sabi, il fallait le trouver. - E.Tran Nguyen: Sur 2 titres, il y a une chanteuse qui s'invite, notamment "le jour où tout s'est ouvert".

C'est qui? - T.Herrerias: C'est moi-même que j'entends.

C'est un procédé technique qui permet d'hybridifier la voix. C'est comme si on augmentait la bande magnétique et qu'on enregistrait plus vite. Ca amène la voix à un endroit curieux.

On ne sait pas si c'est un garçon ou une fille...

Je sais que je suis un garçon, mais vous vous êtes demandé qui c'était. Ca permet de poser la question d'où sont les limites, où est le cadre et de proposer l'écoute du questionnement. Où se situent les choses?

Est-ce que ça a un intérêt de le savoir? - E.Tran Nguyen: Ca vous a fait sortir des choses de vous-mêmes. - T.Herrerias: Bien sûr.

C'est une altérité. C'est parler de soi à la 2e ou à la 3e personne. C'est la possibilité, comme un acteur pourrait utiliser le masque, d'utiliser un masque vocal.

Ca enjoint à voir un autre personnage. - A.-E.Lemoine: Un double vocal comme il y a un double littéraire, Leïla.

Cette mise à distance est intéressante. - L.Slimani: Oui.

J'aime que les romans soient là pour installer une forme de confusion, pour jouer avec le lecteur. "J'emporterai le feu" est un livre autour de l'identité. Il pose la question de ce que nous sommes, comment on peut être soi sans être jamais tout à fait le même.

Installer une narratrice qui me ressemble mais qui n'est pas tout à fait moi, c'est aussi m'offrir une liberté d'imaginer ce que j'aurais pu être et amener le lecteur à réfléchir à toutes les possibilités, l'aspect contingent de l'identité. - M.Bouhafsi: Vous avez une carrière jeune.

Il y a déjà une de vos chansons qu'on a tous entendue au moins une fois. Fin novembre 2020, on est en pleine pandémie. Votre titre "Jusqu'à mon dernier souffle" est devenu l'hymne de l'hommage aux soignants dans un spot télévisé. ...

Cette publicité est très émouvante. Sur les réseaux sociaux, on parle encore de l'époque où on applaudissait les soignants à 20h. C'était beau.

Il y avait votre musique juste derrière. Ce spot est très émouvant. Vous ne pouviez pas rêver mieux, comme publicité et comme 2e vie pour votre chanson. - R.Herrerias: On aurait pu rêver meilleure période.

C'était particulier. dans une pub, mais quand on l'a vue...

Il y a eu une recherche d'un comédien qui corresponde à ma voix. Il y a eu un message très populaire et démocratique. Au-delà de l'aubaine, c'était très curieux.

On avait perdu notre papa peu avant. La chanson parle de notre quartier. Il y a des noms de quartier très précis.

C'est la chanson la plus intime du 1er album et c'est celle qui a eu la vie la plus large. - A.Manoukian: C'est toujours surprenant.

Dans une autre vie, j'avais une émission où je posais des questions aux artistes sur leurs chansons. Tous sont passés à côté de leurs tubes. Quand Renaud fait "Mistral gagnant", il ne veut pas la mettre sur l'album.

Elle est trop intime. Elle parle de son amour pour sa fille. Ca ne va pas intéresser les gens.

Sa femme lui dit: "Si tu ne la mets pas, je divorce." - R.Herrerias: On a failli ne pas la mettre.

Incroyable. - A.Manoukian: Dès que ça touche l'intimité, on se dit que ça ne va pas intéresser.

Pourtant, c'est ce qui émeut le plus les gens. - A.-E.Lemoine: Cette chanson, "Jusqu'à mon dernier souffle", vous allez la chanter accompagnés d'une chorale de seniors à Tourcoing.

C'est formidable. Vous allez vous y installer plusieurs jours, le temps de répéter. Vous allez monter ensemble sur la scène de Tourcoing au cours de votre tournée. - R.Herrerias: On va ralentir cette tournée.

On l'a régionalisée. On en avait un peu marre de passer un jour à Strasbourg, le lendemain à l'autre bout de la France...

On ne rencontrait pas vraiment le public. On ne savait pas vraiment où on habitait. Là, on reste dans la même région plusieurs jours, parfois plusieurs semaines.

On reste plusieurs jours avant le concert pour faire des gestes d'action culturelle, des rencontres, de la création, des podcasts...

On s'est vachement adaptés aux salles aussi. On pense aux salles, parce que les budgets culturels sont en train de souffrir. On pense à toutes les salles qui ont porté ce projet et accepté de se fédérer sur les régions. - A.-E.Lemoine: Bravo pour cet album qu'on a adoré.

Vous restez avec nous? - R.Herrerias: Avec plaisir. - P.Lescure: Il y a le fond et la forme. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir synthétisé.

L'OEil de Pierre. - P.Lescure: On va rester dans le fond et la forme.

Beaubourg va bientôt fermer pour 5 ans. Il ne faut pas louper la dernière expo avant les travaux. Au centre Pompidou, découvrez ou redécouvrez les peintures et les dessins d'une femme à l'immense talent.

Il est libre, on dirait même gonflé: Suzanne Valadon. Quelle femme et quelle vie! Vous avez forcément vu certaines de ses oeuvres.

Elle a commencé à peindre en 1909, à 44 ans. Suzanne a grandi à Montmartre avec sa mère. Elle a fait plein de métiers, même trapéziste, mais elle a fait une mauvaise chute.

Elle a du caractère. Elle est craquante, libre, peintre et modèle. - Renoir la voyait comme cela.

Toulouse-Lautrec la brossait de cette manière. Elle-même, moins indulgente, se regardait ainsi. Pendant 10 ans, modèle et maîtresse des grands maîtres, elle se consacre au dessin.

Sa prédilection va aux femmes du peuple qui l'entourent. - On la surprenait en train de peindre le dimanche. C'était parfois pittoresque.

Elle peignait un peu en transe. Elle était très vive. Elle mettait les brosses dans sa bouche comme on met des crayons, quelquefois à l'envers.

Elle était barbouillée de peinture. Ca se terminait: "Vous prendrez bien un coup de rouge." - P.Lescure: Après le cirque, S.Valadon dessine puis peint, poussée par les maîtres qui l'ont croquée.

Elle a souvent choisi ses amants parmi eux. Elle a aussi choisi E.Satie.

Elle l'a beaucoup marqué. Une biographie passionnante vient de paraître. L'auteur évoquait ce matin sa place particulière dans la peinture française. - Elle fait du naturalisme et du réalisme de manière très moderne, sans être avant-garde.

Elle n'est ni cubiste, ni dada, ni surréaliste...

Elle est un peu en marge. Elle est tout à fait moderne. Elle transpose des interprétations modernes de la femme, de l'homme, des classes populaires.

Mais elle n'est pas avant-gardiste. Elle n'est pas dans une révolution artistique et esthétique du début du XXe siècle. - P.Lescure: La lumière qui nimbe cette interview est celle de l'atelier de S.Valadon.

On peut le visiter au musée de Montmartre-Cortot à Paris. Elle a peint des chefs-d'oeuvre qui font date dans la peinture française. - C'est l'endroit où elle a rédigé ses plus grands chefs-d'oeuvre à partir de 1909. "La Chambre bleue" est l'un de ses tableaux les plus célèbres.

On y voit une femme habillée et nue. On se demande si elle va allumer sa cigarette. Il y a des livres à ses pieds.

C'est un tableau manifeste de l'émancipation féminine vu par S.Valadon. Une femme qui va peut-être fumer, peut-être lire, qui ne nous regarde pas... - P.Lescure: C'est là aussi qu'elle a peint des corps singulièrement féminins. - Elle propose des représentations du corps féminin très modernes.

Les jeunes filles qu'elle montre, on a l'impression d'être dans une intimité avec elles, mais de ne jamais être ni voyeurs ni de surprendre quelque chose qu'on ne devrait pas voir. Elle peint beaucoup de tableaux avec des jeunes filles avec des miroirs qui se regardent comme on découvre son corps sans que le spectateur soit un intrus. On regarde la scène de l'intimité totale. - P.Lescure: L'expo à Beaubourg jusqu'en mai, vous seriez fous de ne pas y aller.

Leïla, je vous offre le livre. J'allais oublier un dernier acte de la vie de S.Valadon.

Son fils porte un nom de peintre assez connu, Maurice Utrillo. C'est pas rien. - L.Slimani: Il était psychotique, très malade. - P.Lescure: Elle a essayé de le sortir de son alcoolisme par la peinture.

Il a peint, et comment, mais il est resté alcoolique. - A.-E.Lemoine: On va parler du 3e volet de la fresque familiale de L.Slimani, "J'emporterai le feu".

Quand vous l'aurez acheté, vous vous demanderez où vous allez le ranger dans votre bibliothèque, si vous la rangez par couleur. C'est une tendance qui a inspiré nos stagiaires. - Magnifique. - Tu les as triés par couleur? - Ouais.

C'est classe, non? - Tu as déjà vu des profs qui faisaient l'appel par couleurs? - C'est super raciste. - Mais tu ne comprends pas.

Tu as foutu Sartre et Camus à côté. - Ils sont bleus. - "Ils sont bleus"?

C'est un malade, ce mec. - Tu sais combien de temps j'ai mis à faire ça? - Voilà. - C'est super moche.

Il manque celui-là. - "Illusions perdues". C'est important, si tu veux devenir journaliste.

Balzac, B. - Tu vois bien que ça bloque. Fous-le en dessous. - En dessous, c'est les C.

Il manque 3 cm! - Tu n'as qu'à le jeter. Ce n'est pas un truc d'inquisiteur, qu'on fait?

On dirait que tu prends du plaisir. - Ca me donne une idée. - Qu'est-ce que tu fais? - Il y a un chapitre en dessous du reste.

Je rends service aux lecteurs. - Ca va rentrer, là. Ca va aller. - Naze! - Ca va, Lucien? - Voilà. - Excusez-moi?

Il est ici, "Illusions perdues"? - Il est là. - A.-E.Lemoine: La place du nouveau volet de la fresque familiale de Leïla est toute trouvée: à côté des 2 précédents.

On aime la photo qui illustre "J'emporterai le feu". Votre double littéraire est à l'origine de ce livre. Là, c'est vous.

Vous venez d'arriver en France. Vous êtes élève en prépa littéraire et vous découvrez Montmartre. Vous regardez Paris pour la 1re fois.

Un peu à la manière de Rastignac, qui, après avoir enterré le père Goriot, lance depuis les hauteurs du Père-Lachaise son fameux "à nous 2, maintenant", comme un défi à la société qu'il voulait absolument conquérir. Il y a un sentiment ambigu de vouloir en être? - L.Slimani: Oui, même s'il n'y avait pas un appétit de conquête, il y avait le désir de trouver ma place dans cet endroit.

Le désir que ce lieu qui me paraissait extrêmement étranger, parfois hostile, devienne un lieu familier où je serais heureuse. - A.-E.Lemoine: Les femmes parisiennes que vous admirez, qui boivent sans être saoules, fument et ont une peau parfaite et n'ont pas peur d'embrasser un amant en public.

Le 1er baiser en public, vous n'en êtes pas revenue. - L.Slimani: Je me baladais au bord de la Seine.

J'ai vu un homme et une femme s'embrasser, mais vraiment des préliminaires...

Très langoureusement. Je suis restée pétrifiée, persuadée que la police allait débarquer et qu'on les arrêterait immédiatement. J'ai trouvé ça d'une beauté, cette liberté des corps, dans l'espace public, de ne pas avoir peur d'être vus, d'exprimer le désir et l'amour.

Je crois que je suis restée jusqu'à la nuit tombée à les observer. - A.Manoukian: Ca choque aussi les Américains.

Il y avait une chanson qui disait: "En France, ils s'embrassent dans la rue." - A.-E.Lemoine: Une ville belle, où il y a de la liberté, mais qui vous paraissait inaccessible.

On vous renvoyait à vos origines. - L.Slimani: Une ville qui était dure, d'autant plus pour moi, qui avait grandi au Maroc, mais qui avait lu les livres français, vu les films, parlais parfaitement français, avais tous les codes de son pays, qui est aussi le mien, puisque ma grand-mère est alsacienne...

J'ai été élevée avec cette identité française. En arrivant en France, je suis devenue, pour la 1re fois, une Arabe. C'est là que j'ai découvert cette identité étrangère dans leurs yeux.

Le personnage dit qu'elle a lu les romans français, mais qu'elle n'existe pas dedans. Elle se demande si on peut exister dans la vie si on n'existe pas dans les romans. C'était mon sentiment. - A.-E.Lemoine: La solitude que vous vivez est vécue par votre personnage.

Vous avez une métaphore formidable. "Pour s'intégrer en France, il faut, comme la Petite Sirène, renoncer à sa queue d'écailles." - L.Slimani: C'est vrai pour toutes les formes d'intégration.

On pense à l'identité de manière monolithique, mais l'intégration pose la question de l'intégrité. "Je veux rester moi-même. Je veux appartenir à votre clan, votre groupe, mais pas me perdre." Parfois, il y a une grande violence dans ce que les Français appellent "l'assimilation", l'idée qu'on veut faire partie du monde des humains avec 2 jambes mais qu'il faut parfois sacrifier sa voix pour la troquer contre des jambes. - A.-E.Lemoine: Ce 3e volet évoque votre vie.

C'est une autofiction. Il évoque aussi cette génération d'immigration sans retour. Vous êtes partie pour ne plus jamais revenir vivre Maroc.

Le père de votre personnage dit à sa fille: "Ne reviens pas. Cette histoire d'immigration, ce n'est qu'une manière de te clouer au sol." - L.Slimani: Le personnage est une jeune femme homosexuelle.

Elle grandit au Maroc, dans un pays où sa sexualité est punie par la prison. C'est toujours vrai aujourd'hui. Son père, un homme qui a beaucoup de pouvoir mais qui vit dans un régime répressif dans lequel il sent qu'il sera bientôt inquiété et va bientôt tout perdre...

Il se rend compte, et c'est pour lui un déchirement et presque une humiliation, que le pays qu'il aime profondément est un pays dans lequel sa fille ne pourra jamais être heureuse. Il commet cet acte d'une immense générosité de dire à sa fille: "Va-t'en, parce que le plus important, c'est la liberté. On ne transige pas avec.

Ne te retourne pas." - E.Tran Nguyen: Ce père qui veut que sa fille s'émancipe en France, c'est aussi une façon d'évoquer le vôtre et de lui rendre hommage.

Il a été banquier. Il a été secrétaire d'Etat aux Affaires économiques au Maroc. Un jour, il a été accusé de corruption et licencié après 10 ans de procédure.

Il est très malade et meurt rapidement. C'est une vengeance, que vous accomplissez en racontant cette vie tourmentée et en lui faisant une déclaration. - L.Slimani: Pas seulement une déclaration, mais en le rencontrant.

Ca prend du temps, non seulement de faire son deuil, mais aussi de trouver le chemin vers ses fantômes, de développer une empathie que, dans la vraie vie, on n'a pas pu développer. La vie va vite. Les souffrances nous écrasent.

Dans le chagrin et la difficulté, il faut d'abord vivre. Grâce au langage et au temps qui est passé, j'ai pu vivre cette empathie. Je ne crois pas du tout que la littérature soit là pour guérir ou réparer.

Elle est là pour donner une forme de chagrin. Ce n'est pas un livre qui pose une injonction à la résilience. Je n'y crois pas.

Je suis persuadée qu'il y a des chagrins insurmontables. Je pense qu'il y a des choses dont on est inconsolable toute sa vie. Mais l'idée de pouvoir porter cette non-consolation et en faire quelque chose de beau qui vit à l'intérieur de nous et nous rend plus ouverts vers les autres, plus capables de les comprendre... - E.Tran Nguyen: Vous l'avez enfin compris. - L.Slimani: J'ai eu l'impression d'avoir compris sa solitude et tout ce qu'il m'avait donné, malgré ses silences, malgré ses empêchements, ce qu'il a réussi à me transmettre...

C'est ce feu. Il ne m'a pas transmis sa langue et sa culture. Je ne sais rien de son enfance.

Je n'ai pas vu de photos de lui enfant. Mais il demeure quelque chose, ce feu que j'emporte avec moi et cette promesse que je lui fais de continuer à l'emporter. - A.-E.Lemoine: André, vos parents et grands-parents sont arméniens.

Vous leur avez rendu hommage dans un album. - A.Manoukian: C'est un récit qu'avait commencé mon père.

Chaque fois qu'il écrivait, il se mettait à pleurer. Ma mère arrivait. Un jour, elle a déchiré son carnet. "Ca suffit, tes conneries." Elle était directe.

Elle était la joie de vivre. Je lui posais des questions un peu à la fin. Il approchait de 90 ans.

Il est parti à 95 ans. Je lui ai posé des questions sur où ils habitaient, les grands-parents...

Le génocide est arrivé en 1915. Souvent, quand on me demande si je retourne dans le pays de mes origines, je dis: "Mon pays, c'était la Turquie." Ils venaient d'une ville turque, puis se déplaçaient dans une autre.

Ils étaient 100 000 Arméniens. Ils avaient leur quartier et vivaient en paix. Tous les films tournés sur le génocide arménien, les 5 premières minutes m'intéressent, quand on voit comment les Arméniens et les Turcs vivent ensemble, comment ils sont frères et comment, d'un coup, cette folie collective arrive et ils sont éradiqués.

J'ai toujours voulu faire un pont avec ces origines. Je me rappelle que P.Devedjian a dit qu'il était né d'un génocide.

Je me demandais comment on pouvait dire des choses pareilles. Toute ma quête, toute ma redécouverte du génocide, ça m'a fait me dire que les empires, c'était beaucoup plus sympathique que les Etats-nations. Il y avait une mosaïque de peuples.

J'ai toujours pris la plaisanterie pour parler de ça. Ca fait du bien et ça fait mal en même temps. - P.Lescure: Leïla, B.Sansal, écrivain algérien que vous connaissez et que vous aimez beaucoup, est emprisonné par les autorités algériennes depuis novembre.

Il est sorti de l'hôpital pour retourner en prison, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Voici une archive de 1999. B.Sansal évoque le rôle profond de l'écrivain. - Je crois que le roman est infiniment plus puissant que n'importe quel essai, n'importe quelle étude.

Il peut atteindre les profondeurs de la personne plus qu'un écrit technique. Un essai reste un travail de clercs s'adressant à des clercs. Parler de l'Algérie avec un langage aseptisé aurait été inapproprié.

Nous avons écrit, 30 années durant, sur des supercheries, des mensonges. Avec ce livre, je peux être un acteur agissant. - P.Lescure: On est toujours autant en colère et inquiets pour lui. - L.Slimani: Ca m'émeut beaucoup de le voir là, dans ce qu'il préfère, le rôle qui est le mien, le rôle du romancier, de l'écrivain.

Il a la capacité à toucher chaque être humain dans ce qu'il a de plus intime. Il dissèque les travers d'une société. Il l'a toujours fait avec beaucoup de précision, de tendresse.

C'est un homme très attaché à son pays, l'Algérie, qu'il aime profondément. Nous sommes très inquiets, d'autant qu'on a très peu d'informations. Très peu de gens le voient, à part son épouse.

On sait peu de choses, notamment sur sa santé. - A.-E.Lemoine: Merci, Pierre. "J'emporterai le feu", c'est le cadeau que j'offre à André.

Ca clôt en beauté votre formidable trilogie, que j'ai adorée. - A.Manoukian: J'ai lu le 1er.

Il me manque le 2e. - A.-E.Lemoine: Un roman sur l'identité, la transmission, le pouvoir de la littérature...

Vous nous captivez. Dans un instant, on découvre A.Manoukian en chef d'orchestre.

Cela peut être un choc, je vous préviens! Le PVPP. Le mot du jour, c'est "ghettossori". - M.Bouhafsi: Vous connaissez sans doute la méthode Montessori, une éducation alternative qui donne plus d'autonomie à l'enfant.

Cette méthode est souvent taxée de bobo par certains ou jugée trop positive, bienveillante. Sur les réseaux sociaux, des mamans ont décidé de créer leur alternative, la méthode "ghettossori". ... - Niveau baston, même entre frères et soeurs, ils se battent. - Bien sûr que si tu m'as manqué de respect et que tu te fais mal, je vais te dire cheh. - M.Bouhafsi: Même si la majorité des vidéos optent pour un ton humoristique, certains parents flirtent avec des pratiques d'éducation assez douteuses, voire dangereuses.

On sépare les enfants quand ils se bagarrent, dans une maison! On a montré ces images à une pédopsychiatre. - La maman ghettossori se moque un peu d'elle-même pour essayer de se déculpabiliser vis-à-vis de cette perfection.

L'idée est de suivre sa propre route tout en gardant dans le viseur la bienveillance pour l'enfant. - M.Bouhafsi: On rassure les mamans qui nous regardent: l'éducation parfaite n'existe pas.

Il faut trouver le bon milieu entre la méthode Montessori et la méthode ghettossori. - A.-E.Lemoine: Et peut-être passer moins de temps à faire des vidéos sur Insta... - M.Bouhafsi: Certaines mamans sont parfois dépassées... - A.-E.Lemoine: Oui, oui...

Une soirée organisée par le NFP... - M.Bouhafsi: A Pantin, hier soir, le NFP a organisé une grosse teuf.

Au programme: tables rondes, discours, bières, pizza, DJ set...

Quand on est arrivés, c'était plutôt la fête de J.Lassalle. Tacle gratos. - M.Aubry: F.Bayrou comme M.Barnier ne sont pas issus des votes des Français et Françaises.

Bientôt, il va nous proposer J.Lassalle et ses 3 % à la présidentielle! Il ne faudrait pas que je le dise trop fort, il va reprendre cette idée... - M.Tondelier: Un proche de F.Hollande, peut-être tellement proche qu'il est F.Hollande lui-même, a dit: "Attention, il paraîtrait que M.Tondelier, en dessous de sa veste verte, elle cacherait des sous-vêtements rouges tellement elle semble proche des insoumis." Cher François, j'espère que tu penses à autre chose que mes sous-vêtements, car c'est flippant. - M.Bouhafsi: Pourquoi une fête de la victoire alors que ces dernières semaines, on a l'impression qu'il n'y a pas eu beaucoup de victoires pour le NFP?

On a posé la question à M.Tondelier. Je ne crois pas qu'elle ait la réponse. - M.Tondelier: Appeler ça "les voeux de la victoire", celle qu'on doit réaliser dans les mois et années qui viennent, ça met une saine pression et ça affiche le cap. - Vous avez invité F.Bayrou ce soir?

Rire. - M.Tondelier: Il n'a pas reçu... - M.Bouhafsi: On a proposé de faire quelques pas de danse et de rentrer dans le thème de la soirée... - M.Aubry: Je fais du water-polo, moi.

Je suis mauvaise danseuse. - M.Tondelier: O.Faure n'est pas là.

C'est mon partenaire de rock de la fois dernière. C'est important pour moi, de danser. - J'irai où tu iras... - M.Tondelier: Je suis une fan de karaoké. "Allumer le feu", "Le Chanteur" de Balavoine...

Toujours beaucoup d'ambiance. - M.Bouhafsi: Ce soir, vous ne verrez pas M.Tondelier danser.

On a surtout compris que ça servait à faire la fête entre potes. - On veut que la gauche reste unie pour la présidentielle de 2027. - C'était pour entendre des belles paroles d'union, d'unité.

Tout le monde disait "unité, unité". C'était le leitmotiv de ce soir. - On a entendu les principales figures du NFP s'exprimer.

Maintenant, on danse pour évacuer la pression. ... - M.Bouhafsi: Il est en pleine forme!

On a compris que c'était une très, très belle soirée. Entre 2 commissions mixtes paritaires et dans l'attente d'une nouvelle dissolution, la gauche sait fédérer ses militants. - A.-E.Lemoine: On passe à la certif... - M.Bouhafsi: Ce soir, un artiste que vous connaissez peut-être, André.

C'est Jimmy Sax, un véritable showman. Il a su fusionner la musique électronique et le saxophone. Il s'impose comme une figure incontournable de la scène musicale actuelle. - Bonsoir, c'est Jimmy Sax! ...

Ce qui m'a fait connaître...

Je suis en enfant de YouTube. J'ai mis mes morceaux sur la plateforme. Un morceau a vraiment pris, il y a 7 ans.

Il a explosé. ...

J'ai été invité par le Vatican pour jouer devant le pape pour le concert de Noël. Ils m'ont réinvité l'année d'après. J'ai été invité à l'anniversaire...

Comme tout Marseillais attaché à sa ville, j'ai eu la chance de travailler avec Jul. On a fait un morceau ensemble qu'on a composé. Je suis rentré pour jouer au Vélodrome.

Ca m'a fait un petit quelque chose. - M.Bouhafsi: Il faut se mouiller la nuque, entre le pape et Jul... 2 salles, 2 ambulances.

C'est fou. Il lui est arrivé quelque chose de lunaire aux Etats-Unis. - J'ai joué du saxophone de façon illégale sur le territoire américain.

J'ai été en prison à Porto Rico car j'ai joué du sax avec le mauvais visa. Ils ont considéré ça comme du travail illégal. Je dirais, finir de jouer Au stade Vélodrome, mais tout seul! - M.Bouhafsi: On lui souhaite.

Je l'adore. On peut le retrouver au Grand Rex le 20 mars 2026 et en tournée dans toute la France avec un nouveau show. Je crois que ça arrive à beaucoup d'artistes de se faire refouler des Etats-Unis. - A.Manoukian: Si on va là-bas sans visa de musicien...

Si on se fait choper, un visa de musicien, ça coûte le cachet d'un musicien américain. Ca coûte à l'organisateur 3 fois plus. Il y a plein de musiciens qui y vont, genre ils sont en vacances.

Tout d'un coup, s'ils se font choper...

Voilà. Faites gaffe. Ce n'était pas sous l'Amérique de Trump!

Maintenant, ça va être encore pire. - A.-E.Lemoine: André, vous donnez des conseils en visa en tout genre.

Auteur, compositeur, pianiste, et, désormais, grâce au cinéma, chef d'orchestre. Air de piano. ... ... ... ...

Raphaël, Théo, André, Leïla, bienvenue à notre table pour y déguster le boeuf cuit à l'unilatéral par Thomas Roussey, chef dans l'Aveyron. Félicitations, cher André, pour votre premier rôle au cinéma, à l'affiche de "Le Choix du pianiste", un drame historique qui met en scène le cas de conscience d'un chef d'orchestre qui va accepter de jouer en Allemagne pour sauver son épouse juive et emprisonnée, qu'il espère sauver de la déportation. C'est un chef d'orchestre qui a réellement existé, qui prend sous son aile un jeune virtuose.

Un homme extraordinaire dont j'ignorais l'histoire, jusqu'à ce que je découvre ce film. - A.Manoukian: C'est un grand chef d'orchestre.

Il s'occupe des concerts Colonne. Quand la guerre arrive, Colonne, c'est un nom juif. J'ai fait comme tout le monde: "Ah bon?" On lui dit qu'on va le débaptiser.

Il dit: "Si c'est comme ça, je préfère dissoudre l'orchestre." Il va se barrer à Monaco et il va emmener avec lui tous les musiciens juifs. Il va les sauver, du coup.

Il fait presque ça, et c'est ce qui est beau...

C'est un super beau film sur la musique. C'est le parcours d'un jeune pianiste, admirablement joué par Oscar Lesage. Tout est vrai.

Quand on regarde des films sur la musique, on est toujours un peu déçu. Il suffit d'un détail pour...

Là, pas du tout. Le réalisateur est un vrai amoureux de la musique. Il est d'une justesse absolue.

On voit le parcours de ce gamin qui veut faire du piano et qui va être recueilli par Paul Paré. J'ai rencontré, après le film, le neveu de P.Paré.

J'ai été à Monte-Carlo. J'ai rencontré un chef d'orchestre qui m'a dit: "Je lui dois ma carrière." C'est toute l'histoire de ce film, une histoire d'amour impossible, le parcours d'un musicien.

C'est surtout cette question très compliquée: qu'est-ce qu'on fait quand les nazis arrivent au pouvoir? Lui, il disait: "Nous, les musiciens, on est au-dessus. On est des artistes.

On est au-dessus de la politique." En réalité, le dernier concert qu'il donne en France, c'est à Lyon en 1942. Ce jour-là, les Allemands franchissent la ligne de démarcation.

Dans sa salle de concert, il y a tous les officiels lyonnais, le public, et tous les Allemands qui sont là. Il se pose la question "je joue ou pas?" Il décide de jouer.

A la fin, il dit aux musiciens: "Messieurs, levez-vous." - A.-E.Lemoine: Vous divulgâchez, non? - A.Manoukian: Non.

Ce n'est pas dans le film. Ils jouent "La Marseillaise". Toute la salle va chanter ça.

Après, il va se barrer dans les coulisses et aller dans le maquis. C'est ce personnage que je joue, avec une tête de T.Rossi... - A.-E.Lemoine: Vous rêviez d'incarner un chef d'orchestre.

Vous vous êtes beaucoup entraîné. C'est votre premier film de cinéma, mais pas votre première expérience d'acteur. Vous avez été personnage d'un épisode de "Capitaine Marleau", très vite assassiné...

Vous avez été l'un des personnages de "Fais pas ci, fais pas ça", l'ex-mari de Valérie Bouley. - Peut-être il ne viendra pas gratter à la porte...

Tu pourras le laisser tomber. Ce sera à prendre ou à laisser. Tu ne pourras que t'amuser, avec un homme marié.

Y a-t-il des hommes mariés dans la salle? - A.-E.Lemoine: Vous êtes hyper crédible, quand vous tapez sur des bambous.

Leïla, vous auriez pu faire du cinéma. On vous a proposé un rôle pour une série. Vous n'avez pas osé accepter. - L.Slimani: Ce n'est pas seulement ça.

J'étais prise dans mon travail d'écrivain. J'ai fait des études de théâtre. J'étais assez médiocre, je crois.

Je ne vous inflige pas ça. - A.-E.Lemoine: André est toujours partant, quoiqu'on lui propose.

Vous avez accepté de participer à notre fiction "En coulisses" aux côtés de Jibé et Lucien. - Bonjour, monsieur Manoukian. On a presque fini. - A.Manoukian: Vous pouvez m'appeler André, les amis. - Bonjour, André. - On a trop hâte de voir ce que vous allez jouer ce soir. - Ca va être quoi?

Du jazz, de l'impro? - A.Manoukian: Euh... - Il manque quelque chose? - A.Manoukian: Le do, il est où, déjà? - Sérieux? - A.-E.Lemoine: Ca ne vous dirait pas de participer à "Jibé et Lucien en coulisses"?

C'est un grand oui? On a créé un incident diplomatique...

Vous étiez occupée cette année, notamment pendant les JO, Leïla. qui a tant enthousiasmé et tant fait parler. Mais vous vous étiez aussi inspiré de ce que vous aviez vu toute petite: les cérémonies du bicentenaire de la Révolution. - Non, ce n'est pas une émeute.

Non, ce n'est pas une révolution. Non, ce n'est pas un défilé. C'est un opéra-ballet.

Dès l'ouverture, le tricolore est de rigueur. La France des régions est aussi représentée. On rappelle "La Bête humaine" de Zola. - P.Lescure: A 8 ans, le visage dans cette manifestation de F.Khelfa vous avait vachement frappée, d'où la proposition faite à A.Saint-Cirel de chanter "La Marseillaise". - L.Slimani: Son visage, sa beauté, le fait qu'elle était une représentation de la France et d'origine algérienne...

J'avais l'impression qu'on avait une place dans cette société, qu'on pouvait être représentés. On a reçu énormément de messages après qu'elle ait chanté "La Marseillaise". De jeunes filles, de jeunes mamans, qui nous disaient: "Ma fille est très complexée par ses cheveux, sa couleur de peau.

En la regardant chanter 'La Marseillaise', elle a eu un sentiment de fierté et elle laisse ses cheveux naturels." - A.-E.Lemoine: Il ne faut pas écouter les critiques et les grincheux.

Des gens avaient des choses à redire sur certaines scènes de cette cérémonie d'ouverture, sur la présence d'A.Nakamura... - A.Manoukian: La polémique était tellement dégueulasse sur Aya.

La rumeur avait fuité qu'elle devait chanter une chanson de Piaf. Tous les grincheux, les fachos disaient: "Pourquoi elle touche à Piaf?" Si on avait été avant la guerre et qu'on avait dit à Piaf "tu vas chanter", les mêmes auraient dit: "C'est qui, celle-là?

Son père est kabyle!" - E.Tran Nguyen: On adore vous entendre parler, mais la première fois qu'on l'a fait, c'était en 2002.

C'était vos punchlines dans "La Nouvelle Star". Vous avez frappé à nouveau il y a quelques semaines quand J.Doré vous a proposé avec M.James de juger les prestations d'inconnus dans des karaokés.

Ca vaut son pesant d'or. - SENSUALITE... - Superbe. - A.Manoukian: Vous chantez aussi faux l'un que l'autre!

C'est complètement dingue! C'est des voix qui n'existent pas! On atteint les limites de tout. - SARA PERCHE TI AMO... - A.Manoukian: Ca me rappelle tous ces Noël de merde que je passe...

C'est une arme redoutable. Ca nettoie les intestins. - M.James: Ca m'a détartré les dents. - E.Tran Nguyen: Ca vous avait manqué, en fait. - A.Manoukian: Il n'y a que Julien pour imaginer ça.

Il a organisé ce karaoké pour ses fans qui sont venus de la France entière. Il nous a demandé de venir, avec Marianne. Il y avait son sosie, avec des petites barrettes... - A.-E.Lemoine: J'aurais adoré, quitte à vous détartrer les dents. - A.Manoukian: Babeth, vous avez un potentiel psycho-érotique dans la voix... - A.-E.Lemoine: C'est pour ça que je répète que "Le Choix du pianiste", c'est en salle.

L'histoire est extraordinaire. L'album "protégé.e" de Terrenoire est super. "J'emporterai le feu", c'est disponible chez Gallimard, à ranger dans la bibliothèque à côté des 2 précédents tomes.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Merci au chef. Tout de suite, les infos de Padam. - P.-A.Damecour: Bonsoir à tous!

On commence par le déplacement du président, qui était hier dans une usine du Nord. Ce n'était pas E.Macron, c'était Bob le bricoleur. - Si j'appelle Bob le bricoleur...

Le bricoleur... - OUI ON PEUT! - P.-A.Damecour: F.Galthié, E.Macron... - A.-E.Lemoine: Qui est beau, avec ça? - P.-A.Damecour: F.Galthié!

Il a joué à son jeu préféré: dire bonjour à toute l'usine, à tout le monde! - E.Macron: Bonjour.

Vous allez bien? Bonjour. Bonjour.

Ca va? - P.-A.Damecour: C'est très bon, chef, visiblement.

Le président a rencontré des ouvriers, à 2 ans de la fin de son mandat. Il pose plein de questions sur la reconversion. - E.Macron: Il y en a qui ont fait des reconversions professionnelles?

L'apprentissage? C'est vous, le référent? Vous avé été embauchée?

Avant, vous faisiez quoi? Vous étiez en alternance? Vous avez postulé en sortant d'école?

Ca se passe bien? Ca va? Vous êtes conforté dans votre choix? - P.-A.Damecour: "Moi, dans 2 ans, je suis dispo." Semaine bien chargée pour le président, qui a visité le Louvre.

Il a tenu à dire bonjour à tout le monde. Mais vraiment tout le monde! - E.Macron: Mesdames, messieurs les ministres, les ambassadeurs, les parlementaires, monsieur le président du Conseil constitutionnel, monsieur le préfet, madame la maire de Paris, monsieur le président, monsieur le chancelier, madame la maire...

Le président Mitterrand...

A.Malraux...

La pyramide des payes...

Le carrousel souterrain...

L'Ile de la Cité...

Mesdames et messieurs, en vos grades et qualités, chers amis... - P.-A.Damecour: Il a oublié R.Coty, qu'on salue!

Qui dit Louvre dit haut lieu de la culture. E.Macron a troqué son stylo pour une plume.

C'est Emmanuel Baudelaire! - E.Macron: L'ambition ne se dilue pas dans le temps.

Elle se porte à chaque instant. La liberté de flâner...

Là où Villers-Cotterêts, en quelque sorte, était le projet de repenser le musée, ses accès, dans Paris, dans la vie du pays... - P.-A.Damecour: Oh, c'est beau!

Depuis que je suis avec vous dans "C à vous", j'ai une passion: France 3 Régions. En Auvergne, je suis tombé sur une séquence qui va vous plaire, André. Je ne savais pas si j'étais dans un JT ou en lendemain de soirée.

Bruits de bouche. ... - P.-A.Damecour: Non, non, uniquement les téléspectateurs de France 3 et maintenant, France 5.

Les journalistes de France 3 ont visité un atelier qui enseigne les bons gestes pour nettoyer les nouveau-nés. On a trouvé la personne la plus perspicace... - Surtout les aisselles... - Certes, c'est des mannequins, mais c'est idéal, car on a le droit à l'erreur avec des patients mannequins plus facilement qu'avec des vrais patients! - P.-A.Damecour: Si vous jouez au frisbee avec le mannequin, ça va, mais avec un bébé, il y a des problèmes...

On enchaîne avec...

Attendez...

On me dit qu'il y a une petite galère sur France 3. On est en direct...

Qu'est-ce qui se passe? ...

C'est fini, il faut couper! Ils n'ont pas coupé, les amis de France 3. - Ca ne veut pas!

Oui, oui, je les ai imprimés... - P.-A.Damecour: Il faut couper, là!

Il faut rendre l'antenne! - Tu veux me... - P.-A.Damecour: Non!

On est sur France 5. France 3, c'est nos voisins. Je reviens, excusez-moi...

Hé oh! Il y a quelqu'un? Vous êtes en direct, les mecs!

Il faut couper la régie! Il n'y a personne? Ce n'est pas vrai!

Ca tourne dans le vide! Allez hop, générique... ... - A.-E.Lemoine: Ah bah merci! - P.-A.Damecour: Je n'aime pas qu'on gaspille l'électricité.

Ca, c'est fait. On va parler aptonymes. Vous savez ce que c'est? - L.Slimani: Un aptonyme...

Non. Je pourrais trouver si je réfléchissais, mais là... - P.-A.Damecour: C'est quand les personnes ont un nom de famille qui colle bien avec leur activité.

Si A.-E.Lemoine était rentrée dans les ordres, ce serait un aptonyme.

Pas facile à trouver. Il faut rester tapi dans l'ombre avec sa télécommande. - C'est un peu insultant qu'on bafoue notre culture. - P.-A.Damecour: R.Leboeuf, boucher!

Sophie Vache, viticultrice! Le mois de janvier s'achève enfin. Il y a eu des voeux de tous les politiques.

Je me suis dit qu'on allait faire une remise des prix des meilleurs voeux. On démarre avec le prix du courage. ...

Décerné à G.Larcher... - G.Larcher: Pardon pour ma voix.

Malgré les corticoïdes vétérinaires...

Plus les antibiotiques vétérinaires...

C'est pour la moitié vraie. J'ai tapé dans mon stock. - P.-A.Damecour: Il a un stock de médicaments pour les animaux...

Voilà. On passe au prix de la meilleure comédie, attribué à...

D.Lisnard, pour ses voeux pleins d'humour...

Enfin, tentative... - D.Lisnard: J'ai cru qu'on allait me faire sauter dans un cerceau en feu.

J'ai beaucoup marché. Je ne voudrais pas que vous vous aperceviez que mon postérieur, sans faire de mauvais jeu de mots...

Il faut éclaircir l'horizon. - P.-A.Damecour: Ouais...

Si vous avez besoin de quelqu'un pour plomber l'ambiance de vos séminaires, contactez Lisnard Comedy Club, à Cannes. Maintenant, S.Lecornu...

Je pense que le grand gagnant de ces voeux, c'est le prix de la meilleure sono... ...

Allô! Le son, c'est important. C'est des mélodies.

On dit que la musique adoucit les moeurs. Une nouvelle application vient de sortir. Ca parle piano.

Ca peut nous servir à tous un jour. - Vous avez des messages à délivrer à un proche et vous ne savez pas comment vous y prendre? Découvrez Uber Piano.

Il envoie un pianiste près de chez vous pour délivrer un message. - Je t'annonce qu'Isabelle te quitte pour son prof de CrossFit. - Ubber Piano, un moyen unique pour faire passer des mauvaises nouvelles en douceur. - Je ne sais pas comment te le dire, mais... - Grâce à Ubber Piano, maintenant, tu sais... - Edouard, tu es licencié!

Ce n'est pas très, très sympa, je sais. En plus, t'as pas d'indemnités! La société est liquidée.

Youpi! - Pour les plus petits, découvrez Ubber Piano Kids. - Je t'annonce quelque chose.

Ton hamster est parti dans une grande ferme avec plein d'amis...

Je n'y arrive pas... - Ton hamster est décédé!

On l'a retrouvé sous le canapé, tout desséché! Tout desséché! - Ubber Piano, élu application de l'année par tous les gros lâches. - A.-E.Lemoine: Bravo, Pierre-Antoine!

On vous retrouve tous les lundis au théâtre, à partir du 7 avril. Vous êtes tous les jours sur RMC Story. Merci à tous les 4 d'avoir accepté notre invitation.

Si vous voulez vous tourner pour saluer nos téléspectateurs...

Tout de suite, la soirée science grand format. On se retrouve demain, 19h, en direct.