Femmes et sciences : conférence de presse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 25:00OuverteRéponse partielle
Préconisations contre les inégalités salariales pour les femmes ingénieures ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les femmes n'accèdent pas aux métiers très rémunérateurs en informatique ?
- 27:00RelanceRéponse directe
Alignement avec les quotas de 20% en prépa scientifique d'Élisabeth Borne ?
- 28:00RelanceRéponse directe
Précisions sur les séquences non-mixtes proposées ?
- 29:00OuverteRéponse directe
Traduction législative des recommandations (formation enseignants, plans VSS) ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Modèle du concours réservé aux femmes de l'ENS pour d'autres écoles ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nous allons donc pouvoir démarrer. Merci à tous qui être présents en physique et pour les autres qui nous regardaient en viso. Donc à l'occasion de la fête de la science qui a lieu cette année entre le 3 et le 13 octobre, nous vous présentons aujourd'hui le fruit d'un travail mené par notre délégation pendant plus de 6 mois sur la place des femmes dans les sciences.
Notre rapport s'intitule XX = XY, féminiser les sciences, dynamiser la société. Pour commencer, il faut rappeler que l'enjeu n'est pas celui de l'accès des filles et des femmes aux sciences de façon générale, mais bien aux mathématiques, aux sciences physiques, à l'informatique et aux sciences de l'ingénieur. Les filières dites steam.
Les femmes sont en effet nombreuses dans les sciences médicales et les sciences du vivant et de la terre ou la biologie par exemple, mais ne représente qu'un tiers des chercheurs scientifiques et un/art des ingénieurs en France. En tant qu'ingénieur en travaux publics, c'est un sujet qui me tenait particulièrement à cœur. Féminiser les sciences, ce n'est pas seulement un enjeu de justice et d'égalité, c'est aussi un enjeu d'innovation et de compétitivité pour notre recherche et nos entreprises.
En un mot, de souveraineté nationale. Nous avons entendu plus d'une centaine de personnes lors d'audition et tableau ronde au Sénat. des femmes chercheuses ou ingénieures inspirantes, des chercheurs en sociologie, économie, psychologie ou sciences cognitives, des directeurs de grandes écoles, des professeurs du primaire, du secondaire, du supérieur, des étudiantes et des alumnies, des acteurs associatifs ou encore des représentants de l'État et des collectivités territoriales.
Nous avons également effectué plusieurs visites de terrain sur le campus de Paris-Saclet, à l'institut Curry, au lycée Louillegrand ou encore dans la Meuse. Nous nous sommes également rendus au Portugal à Lisbonne pour nous inspirer de leurs actions en matière de diffusion de la culture scientifique auprès du grand public et notamment du jeune public. Notre rapport se découpe en quatre grands temps.
L'école primaire, l'enseignement secondaire et les choix d'orientation. l'enseignement supérieur et enfin les carrières professionnelles. Je vais maintenant laisser la parole à nos quatre rapporteurs.
Donc nous aurons Joseline Antoine puis Marie Doashlimane, Marie-Pierre Monier et enfin Lord Arcos qui interviendront donc au fur et à mesure de ces parties. Merci. Merci madame la présidente.
Merci d'abord de nous avoir permis de faire ce travail transpartisant et collaboratif, un travail important et je salue d'ailleurs mes quatre collègues rapporteurs euh pour tous les échanges que nous avons pu avoir et vous présenter aujourd'hui ce rapport. Une des principales conclusions de notre rapport, c'est qu'en matière de féminisation des sciences, tout commence dès la petite enfance à l'école primaire. En effet, l'école primaire est une étape clé dans la construction des écarts de performance entre filles et garçons en mathématiques.
Alors que les filles et les garçons ont des résultats similaires à l'entrée en CP. Dès 4 mois de CP, nous disons bien 4 mois de CP et d'enseignement formel des mathématiques, une nette avance des garçon apparaît qui ne fait que s'accroître tout au long des années du primaire. Ainsi, il cadruple jusqu'au CE1 en faveur des garçons.
Ce phénomène est global. Il se retrouve quel que soit le contexte social, familial, territorial et quel que soit l'environnement scolaire. Cependant, et c'était quelque chose qui n'était pas obligatoirement très intuitif pour nous, les écarts sont encore plus précoce et marqué chez les enfants issus des familles très favorisées.
Sans doute parce qu'elles encouragent davantage la compétitivité académique de leurs fils. Certes, les écarts filles garçons en mathématique se retrouvent dans tous les pays de l'Union européenne et de l'OCDE, mais nous sommes le pays où les écartres sont les plus marqués. Les plus marqués.
Comment expliquer ces écarts ? Il provient de rappeler, s'il en est besoin, qu'il n'existe aucune différence à la naissance entre le cerveau des petites filles et celui des petits garçons qui ont tous un sens du nombre parfaitement identique. Les différences qui apparaissent vers l'âge de 6 ans sont uniquement la conséquence des stéréotypes de biais et de genre auxquels les enfants sont confrontés dans leur environnement dès leur plus jeune âge et qu'ils intériorisent.
Ces stéréotypes sont présents à la maison dans les interactions avec leurs parents qui encouragent davantage la motricité, l'autonomie et la compétitivité des garçons à l'école où les garçons interviennent davantage en particulier sur les questions de réflexion là où les filles interrogées sont interrogées sur des questions de mémorisation. En outre les enseignants et enseignantes qui il faut le rappeler au trut le rappeler au tr qui sont il faut le rappeler au tracard des femmes ayant suivi un un cursus littéraire peuvent transmettre leur anxiété ou en tout cas leur moindre appétence des mathématiques à leur élèves filles. Un effet mimétique qu'on ne retrouve pas avec les élèves garçons.
Ces stéréotypes sont aussi présents dans tout l'environnement socioculturel des enfants. les dessins animés, les magazines et cetera et cetera. À 6 ans, les enfants associent déjà le talent intellectuel et mathématique à la figure masculine.
Face à ces constats, nous sommes donc convaincu de la priorité d'agir dès le plus jeune âge. Le premier levier à activé étant celui de la formation des enseignants et enseignantes et plus particulièrement sur deux volets. D'une part, la formation scientifique et la formation à la pédagogie des mathématiques des professeurs qui doivent être renforcés.
D'autre part, la sensibilisation au biais de genre à la pédagogie égalitaire qui doivent être intégrés au concours en privilégiant notamment les la formation entre pair. Plus globalement, la culture de l'égalité doit davantage se diffuser au sein des établissements scolaires et notamment des contenus pédagogiques. Nous formulons également plusieurs recommandations afin de développer la culture scientifique pour toutes et tous et ce dans tous les territoires.
La médiation, les stages, les sorties scolaires et les médias à caractère scientifique sont des vecteurs qu'il faut davantage mobiliser, notamment à destination des filles. Je vais maintenant laisser la parole à Marie Marie pardon à Schliman pour le deuxème temps fort du rapport le collège le lycée et l'orientation vers les études supérieures. Je vous remercie.
Merci Joseline. Bonjour à toutes et à tous. Après le temps de l'école primaire vient le temps du collège et du lycée et des premiers choix d'orientation. une étape charnière car si les bons choix d'option ne sont pas faits à 14 15 ans, il est ensuite compliqué de rejoindre un parcours professionnel à forte dimension scientifique et mathématique.
Ces choix sont encore extrêmement genrés aujourd'hui et l'on peut douter de leur caractère entièrement libre et éclairé au vu des inégalités, des pressions et des stéréotypes auxquels les jeunes filles font face encore aujourd'hui. Si l'écart de niveau entre filles et garçons en mathématiques tente à se réduire au cours du collège, on note en revanche de réelles différences dans leur rapport à cette discipline. En effet, 59 % des garçons déclarent aimer cette discipline et 54 % confiants dans leur capacité à accéder à maîtriser la discipline mathématique contre respectivement 42 % et 40 % des filles.
Au lycée, les filles font très nettement moins que les garçons le choix de filières et de spécialités scientifiques. Certes, elles sont plus nombreuses que les garçons à accéder à une seconde générale et technologique. Mais en terminale général, seul un/ers des filles choisissent une combinaison de deux spécialités scientifiques contre la moitié de garçons et seul 10 % des filles choisissent l'option maths expert contre un/art des garçons.
Par la suite, seul 17 % des des bâchelières poursuivant des études supérieures optent pour des filières steam contre 44 % des garçons. Second constat, il faut aujourd'hui délaisser la rhtorique autour du manque de confiance en soi et de l'autocensure des filles qui fait peser sur elles la responsabilité de leur faible choix d'une orientation scientifique. Et nous préconisons plutôt que de changer les filles, il faudrait sans doute plutôt d'une part changer les mathématiques et les sciences, changer la façon dont elles sont perçues et enseignées, mettre en valeur davantage leur utilité sociale afin d'encourager l'envie de science chez toutes et tous.
D'autre part, nous recommandons d'agir davantage sur l'attitude des garçons et de promouvoir une réelle culture de l'égalité avec une tolérance zéro évidemment envers les comportements sexistes. Nous avons constaté par ailleurs un déficit global d'information sur les études et les carrières scientifiques ainsi que sur les choix sur les liens pardon entre les choix et les orientations futures, les choix de spécialité évidemment. Afin de lutter contre ce déficit d'information, nous appelons à développer des campagnes de communication sur le portail ONICEP et sur Parcours Sup, mais aussi à soutenir les clubs, les stages, les programmes d'immersion professionnelle à l'instard de ce qui se fait que nous avons découvert au Portugal avec cette institution nationale qui est néanmoins bien maillée sur le territoire du Portugal, Sianciaviva qui permet permet de diffuser une culture scientifique intéressante et accessible à tous, aux jeunes, aux filles, mais aussi aux familles.
Enfin, il est important de rénover les modèles d'inspiration des jeunes filles puisque Marie Curry, par exemple ne saurait être le seul modèle féminin. C'est un modèle imposant, écrasant et il est évident que toutes les jeunes filles ont du mal à se représenter en futur Maricury. Du reste, on ne demande pas aux garçons de se représenter en Albert Einstein avant de s'orienter vers une vers des études ou des carrières scientifiques.
Donc pourquoi faire peser sur les filles un poids aussi important qui pourrait les les distinguer, les éloigner des carrières scientifiques de la sorte ? Il faut donc présenter aux jeunes filles des rôles modèles qui sont certes inspirants, mais nous recommandons des rôles modèles surtout accessible, proches en âge qui ont briamment réussi par leur travail sans être forcément des génies. Enfin, qui peut le plus peu le moins, si elles sont des génies, on prend quand même, n'est-ce pas la présidente ?
Et il y en a exactement. Nous appelons également de nos vœux la mise en place d'un véritable service public de l'orientation qui soit sensibilisé aux enjeux d'égalité femme homme et qui associe les familles principales prescriptes des choix d'orientation de leurs enfants et qui donc doivent-elles aussi sensibiliser aux enjeux d'égalité eu égard au positionnement et au conseils qui prodiguent à leurs enfants. Enfin, il est impératif d'agir davantage sur les représentations et les attitudes des garçons qui véhiculent bien souvent dans les classes, ça peut arriver, des propos sexistes qui alimentent la petite musique selon laquelle les filles ne seront ne seraient pas bonnes en mathématiques et dans les matières scientifiques et donc pas légitime à poursuivre des carrières scientifiques.
Cela implique de donner enfin de véritables moyens au référents égalité filles garçons tant au niveau académique qu'au sein des établissement scolair. Je laisse maintenant la parole à Marie-Pierre Monier pour évoquer le 3è temps de notre rapport, l'enseignement supérieur. Je vous remercie.
Merci Marie. Bonjour à toutes et tous. Moi je tiens à remercier la présidente qui a fait le choix avec la délégation de cette mission.
Ça me touche très particulièrement parce que j'avais une vie avant d'être sénatrice et j'ai été professeur de mathématiques pendant 35 ans. Et c'est vous dire combien cette mission a beaucoup représenté pour moi et vous l'avez compris, vous avez peut-être pas encore vu le rapport mais c'est un travail de fond comme c'est faire le Sénat qui a été fait puisqu'il a 200 pages et de nombreuses auditions et déplacements. Donc une fois franchis les barrières de l'orientation au collège et au lycée, les jeunes femmes se trouvent confrontées à de nouveaux obstacles. aujourd'hui minoritaires dans les filières scientifiques de l'enseignement supérieur, elles y affrontent souvent un sexisme ordinaire et parfois des violence sexistes et sexuelles.
Les classes préparatoires, les grandes écoles et les universités constituent un maillon décisif pour donner aux femmes toutes leurs place dans les sciences. Si l'enseignement supérieur concentre les inégalités héritées du secondaire, il en introduit également de nouvelles. En France, le pourcentage global de femmes diplômées dans le domaine d'estime est très inférieur à celui des hommes diplômés puisqu'il est de 13 % d'étudiantes universitaires diplômées contre 40 % d'étudiants diplômés.
Les femmes demeurent sous-représentées dans les filières scientifiques les plus sélectives au sein des meilleures écoles d'ingénieur françaises alors même qu'elles intègrent les classes prépa scientifiques avec en moyenne de meilleurs résultats scolaires que les hommes. D'une part, les CPGE scientifiques recrutent dans un vivier au 2/3 masculins et même à 70 % masculin si l'on ajoute l'option mathématique experte. D'autre part, on constate de la part des filles une véritable stratégie d'évitement des filières à fortes composantes mathématique.
La plupart des classes prépa scientifiques affichent un taux de féminisation supérieur à 25 %. Mais dans les nouvelles classes préparatoires mathématiques informatiques, l'absence quasi totale de filles est flagrante. Enfin, la proportion de filles admises dans les écoles scientifiques les plus prestigieuses, grande école d'ingénieur ou est encore plus faible puisqu'elle ne représente plus que 20 % des étudiants admis au concours les plus sélectifs.
Au total, dans les quelques 200 écoles d'ingénieurs recensées en France, seul 30 % des des 200000 élèves qui suivent un cursus d'ingénieur sont des femmes. Taux était de 27 % il y a 20 ans. Même au sein des écoles d'ingénieurs qui ont mis en place des politiques de féminisation de leurs effectifs comme par exemple le STP central Supé ou encore l'X.
La progression de la proportion d'étudiantes reste lente et insuffisante. Dans les écoles normales supérieures, autres filières d'excellence en France, le taux de femmes admises dans les filières scientifiques est également très faible à l'instar de l'ENS Hul où l'on compte moins de 20 % de filles dans la section sciences en 2023 et 0 % dans la filière MAT informatique ou de l'ENES de Paris Saclé. où l'on compte seulement 11,5 % de femmes parmi les inscrits en mathématiques.
Enfin, au sein des disciplines scientifiques universitaires, si les femmes sont majoritaires en sciences de la vie en médecine en 2023, 66 % des étudiants dans les deux cas, elles sont minoritaires en sciences fondamentales, 33 % des étudiants. Les raisons de cette faible présence de femmes au sein des études scientifiques les plus sélectives sont multiples. Elles ne s'y sentent pas attendu ou pas les bienvenus, pas à leur place.
Là, je reprends les mots de d'Élisabeth Borne. Elle redoute la très faible mixité de l'environnement et l'éventuelle toxicité d'un milieu très majoritairement masculin et compétitif. Elle souffre de la persistance d'un climat de violence sexiste et sexuelle dont la réalité n'est pas encore suffisamment prise en compte par tous les responsables académiques malgré une prise de conscience institutionnelle du phénomène.
Garantir un environnement favorable et protecteur est essentiel pour que les talents féminins ne se perdent pas à ce moment décisif de la formation professionnelle, alimentant ainsi un phénomène bien connu du tuyau percé. C'est pourquoi nous proposons d'expérimenter de nouvelles solutions pour assurer une véritable mixité des carrière scientifique. L'instauration de quota en classe préparatoire et à l'entrée des filières scientifiques les plus sélectives et les moins féminisées. la mise en œuvre de dispositifs favorable aux filles, bourses spécifiques, augmentation de place en internat regroupement de filles dans les classes les plus sélectives et compétitives.
L'expérimentation de séquences non mixte ponctuelle dans les parcours académiques scientifiques. une réforme de l'organisation des processus de sélection à l'entrée des grandes écoles, préparation au concours et épreuves de concours et la facilitation des passerelles et l'hybridation des parcours académiques. Toutes ces mesures ne donneront aucun résultat si la politique de luttre contre le sexisme et contre les violences sexiste et sexuelle dans l'enseignement supérieur scientifique n'est pas appliqué de façon homogène et volontaire par l'ensemble des responsables académiques.
Je laisse désormais la parole à Lord Arcos pour une présentation de notre 4e séquence, le déroulé des carrières des femmes scientifiques. Merci beaucoup. Donc la conséquence logique de cette faible féminisation des filières académiques scientifiques est donc une sous-représentation féminine dans les carrières que ce soit dans le domaine de l'ingénierie, de la recherche, de l'informatique ou du numérique.
Les femmes représentent aujourd'hui moins d'un/3 des chercheurs scientifiques et un/art des ingénieurs en France. Ce chiffre stagne ces dernières années. Elles sont encore moins nombreuses à occuper des postes à responsabilité au sein des laboratoires de recherche ou des département RD des entreprises.
Dans un contexte de forte tension en compétence dans de forte tension en compétence dans les secteurs liés à la transition numérique, à la transition écologique, à l'intelligence artificielle ou encore à la santé. Un vivier scientifique élargi et vital où la mixité et gage d'innovation, de performance et de qualité tant dans les laboratoire que dans les entreprises. Aujourd'hui, il est indispensable de former au moins 20000 ingénieurs et 60000 technicien techniciennes ou techniciens de plus chaque année pour permettre à la France de rester compétitive dans ces domaines.
En outre, environ une femme sur deux après avoir opté pour une carrière scientifique quitterait ce champ professionnel au cours des 10 années suivant l'obtention de son diplôme. C'est le phénomène effectivement bien connu du tuyau percé que Marie-Pierre Bonier évoquait. Celui-ci creuse les inégalités salariales entre femmes et hommes, femmes et hommes, pardon, notamment dans le domaine de la recherche scientifique.
On constate ces inégalités dès la procédure de recrutement des chercheurs. Le déroulé de la carrière ensuite est également pénalisant pour les femmes. Le modèle professionnel du bon chercheur scientifique, implicitement masculin, entièrement consacré à son activité professionnelle, peut être dissuasif pour les femmes pour qu'il la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie familiale aggrave le manque d'attractivité de la recherche scientifique.
Ce manque d'attractivité est également accentué par les prévalences de toute la palette des violences sexistes et sexuelles dans ce domaine. que ce soit le sexisme ordinaire, encore profondément ancré dans le monde scientifique ou toutes les violences sexistes et sexuelles dont les femmes peuvent être victimes. Ces violences sont particulièrement présentes au moment de l'entrée dans la vie professionnelle.
Il est donc essentiel d'agir en amont. Afin d'accélérer la féminisation des secteurs professionnels scientifiques, nous formulons donc plusieurs recommandations dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche des quotas de genre pour le recrutement et les promotions les promotions des femmes, des formations au biais de genre, des juris de recrutement et des comités de sélection, la mise en œuvre de programmes d'accompagnement et de mentorat des femmes vers des postes à responsabilité pour une plus grande mixité au sein des ré scientifiques dans l'entreprise notamment au sein des métiers de l'ingénierie. Nous recommandons de sensibiliser les chefs d'entreprise et les directions des ressources humaines aux enjeux de la diversité des recrutements comme facteur d'innovation et de performance économique.
La délégation est également favorable à une réflexion plus poussée concernant l'égonditionnalité des aides publiques à la recherche. Pour maintenir les femmes dans les carrières scientifiques, nous recommandons des mesures de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. une réforme du congé paternité du congé parental pour une plus grande égalité dans le déroulé de carrière des pères et des mères pour les jeunes parents un allègement des charges administratives et pédagogiqu des chercheuses au retour des congés maternités des décharges enseignement et un soutien spécifique aux jeunes parents chercheurs ou encore une valorisation du travail collectif et en équipe.
Enfin, le renforcement de la lutte contre le sexisme ordinaire et les violences sexistes et sexuelles dans les secteurs scientifiques doit contribuer au maintien des femmes dans ce secteur à la et à l'affémisation de leur recrutement. Je vous remercie. Répondre à vos questions.
C'est à vous. Voilà ce rapport très complet sur l'ensemble de la vie d'une future scientifique. Est-ce que vous avez des questions ?
Euh donc bonjour Clément Rocher, journaliste à l'étudiant. Euh, je voulais savoir si vous aviez aussi des préconisations pour lutter contre les inégalités salariales, notamment pour les femmes ingénieures. Je je vais commencer à répondre mais en fait oui, c'est c'est de fait de toute façon lutter contre les inégalités salariales ou que ce soit, ça c'est de toute façon quelque chose de de d'important.
Euh en fait, je crois pas qu'il y ait forcément en début de carrière de vraies inégalités salariales. ces inégalités, elles vont se creuser au fur et à mesure à cause de tous ces freins dont on vous a parlé et entre autres la maternité qui est vraiment un coup de frein à la carrière d'un certain nombre de femmes notamment postorant et notamment voilà au niveau des doctorantes, au niveau des chercheuses où on voit que c'est souvent 3 ans après le premier enfant qu'elle quitte finalement ce milieu qui n'est pas du tout adapté au fait de pouvoir avoir des enfants et qui ralentit énormément les femmes qui ont des enfants. Donc c'est effectivement un sujet qui nous préoccupe.
Mais peut-être qu'il y a d'autres d'autres Moi j'avais envie de détourner la question. Je peux parce que je me disais au fond il manque 20000 ingénieurs en France à l'heure actuellement. On a eu du gros salaire de la part des des grandes écoles sur ce sujet et les femmes n'y vont pas.
Donc c'est pas forcément l'égalité salariale, mais elle se ferme des des métiers qui sont très rémunérateurs qui parlent d'informatique, qui sont dans parmi les techniques nouvelles et ça je trouve que c'est une perte pour elle et pour la société. Elle choisit souvent des professions où elles trouvent un peu plus enfin cherche bien l'intérêt qu'elles vont retrouver dans ce qu'elles vont faire. En tant que prof de math, l'égalité était était la même mais elles y sont pas non plus.
Elles s'enlèvent de ces matières là. Je reviendrai. Mais c'est surtout ça.
C'est pourquoi nous les femmes, alors que nous avons un cerveau, ça a été dit comme les hommes, que nous avons des qualités pour y arriver, nous nous fermons ces portes là. Je trouve ça absolument plus autonomie financière en plus. Oui.
Et oui, ça va leur permettre oui d'avoir une plus grande autorité autonomie financière. Il y a une question en visioconférence de Marie-Christine Corbier pour les échos. Allez-y.
Oui, bonjour. Est-ce que vous m'entendez tout d'abord ? Oui.
Oui. Super. Marie-Christine Corbier des Échos.
Donc, je voulais revenir euh sur ce que vous avez évoqué euh à savoir le fait d'expérimenter de nouvelles solutions. Euh vous avez parlé de quota dans les classes prépa. Or, Ellisabeth Borne avait dit qu'elle voulait atteindre au moins 20 % de filles dans chaque classe prépa scientifique en 2026 et 30 % en 2030.
Donc sur ce point-là, est-ce que vous êtes aligné avec la proposition qui a déjà été faite ou est-ce que vous préconisez d'aller au-delà ? Ça c'est ma première question et il me semble avoir entendu mais euh voilà, j'ai je pas c'était pas très net, le fait de votre proposition de séquence non mixte. Est-ce que vous pourriez préciser les choses ?
Merci beaucoup. Euh alors Lord Darcos hein, je réponds déjà la première premier volet, on est totalement aligné sur la proposition d'Élisabeth Borne. D'ailleurs, en fait, on avait commencé nos auditions euh avec déjà ce sujet-là et et cette recommandation et pour rien vous cacher, on avait reçu euh les le l'administration centrale de l'éducation nationale qui nous laissait entendre que ça pourrait être une piste avant qu'Elisabeth Borne l'annonce. on était en plein dans notre séquence d'audition au premier semestre de de cette année.
Donc on est bien évidemment tout à fait d'accord. On ne peut pas enfin je veux dire aller au-delà de 30 déjà 30 ça serait 30 % ça serait déjà formidable. Mais euh voyez on a dernièrement on a fini par une audition à lui le grand avec Dominique Verrien et on a vu beaucoup de ces jeunes jeunes filles en classe prépa.
Il va falloir aussi convaincre les femmes parce qu'elles sont quand même un peu réticentes pour certaines à aller vers ce système de quota en se disant moi je veux pouvoir être prise dans toutes ces grandes écoles pour mes compétences intellectuelles et scientifiques et non pas parce que je suis femme. Et nous dans notre esprit, c'est de dire à compétence totalement égale entre un garçon et une fille, c'est de pousser les filles à aller plus loin parce qu'on sait que certaines vont s'arrêter même au milieu du gay entre la première et la deuxème année de de classe préparatoire. Et du coup, on s'était permis de prendre notre exemple des quotas dans le monde politique en disant d'une certaine manière, pensez aussi que vous agissez et que vous travaillez pour les générations suivantes.
La première génération sera toujours soupçonnée d'avoir été prise parce qu'on est un quota. Ça a été le cas pour la la politique. Mais en fait après ça rentre dans les mœurs et et vous travaillez pour les régénérations suivantes qui vont bien faire comprendre qu'elles sont aussi compétentes que les hommes, mais simplement on leur laisse toute leur place. avec les classes.
Voilà. Et vas-y sur les classes. Jeis juste rajouter un propos à ce qui a été excellemment dit par l'or.
Euh ce cet objectif nous semble ambitieux mais réaliste mais ambitieux. Déjà ce qu'il faut avoir en tête c'est que cette progression car il s'agit d'une progression nécessite de faire des efforts en amont sur tous les stades de la scolarité de la jeune fille depuis le primaire, le collège, le lycée. Pourquoi ? parce que nous avons besoin de reconstituer ce vivier de jeunes filles intéressées et qui cultivent, qui acquièent le goût des mathématiques et des disciplines scientifiques.
Et pour cela, il faut les aider à davantage choisir les les spécialités, les options scientifiques à la fois en seconde, en première et en terminale pour pouvoir acquérir les fondamentaux de cette culture scientifique et technique qui est nécessaire pour leur permettre de postuler à ces grandes écoles particulièrement élitistes et d'excellence. Donc ça veut dire il faut quelques années et il faut donc préparer ces jeunes filles en les aidant à travers cette orientation qui est capitale. Donc ça va pas être de la magie comme pour souvent les sujets sociétaux.
Il faut prendre le temps et agir surtout à tous les niveaux d'intervention. Merci. Alors d'abord nomexité.
D'abord il faut savoir que sur les écoles les avant avant 86 c'était pas mixte. Vous aviez d'un côté les filles, d'un côté les garçons et donc 50 % de filles présentes à le NS. Puis on a rendu ces écoles mixtes et du coup notre place s'est s'est effondrée.
Moi je vais vous citer quelques exemples parce que on a repris ça aussi parce qu'on a rencontré des gens qui nous expliquaient qui le mettaient déjà en place. par exemple, alors je sais plus la quelle école c'était mais c'était des espaces temporaires ponctuels par à des moments charnière de des études scientifiques et il y avait par exemple des stages thématiques d'approfondissement au cours de de leurs années d'études parce qu'il faut savoir que il y a pas mal d'abandons de filles dans les premiers mois aussi avant les vacances de Toussin. Donc c'est aussi comment arriver à les garder.
Il y a des coûts de boost, des stages de boost qui existent pendant les vacances de Toussin offert offert aux filles et il faut le faire, il faut arriver à les fidéliser une fois qu'elles ont franchi cette étape qui est en fait la plus dure, c'est réussir le concours et rentrer dans l'école. Il faut il faut continuer. Lyon par exemple l'S de Lyon a proposé euh des stages aussi euh pour arriver à les rassembler et Polytechnique envisage de rassembler les jeunes femmes.
Alors elle elle veut aller plus loin, je sais pas si jusque là mais de faire une prépa étoile, vous savez la prépa étoile c'est la plus et de de faire une classe que de filles. de classe étoile que de filles parce que elles ont elles ont du mal parfois à se retrouver. Elles savent elles savent elles ont intérioriser que ça va être dur d'être avec une majorité de de garçons et de s'imposer et d'arriver à s'imposer et de d'éviter toutes les les comportements sexistes.
Elles le savent, elles l'ont intégré. Donc parfois elles n'y vont pas tout simplement parce que ça va être peut-être trop dur pour elles. Elles ont pas envie de d'être dans des conditions qui soient désagréable pour elle.
Et par contre, je reprends sur ce que ce qu'elles ont dit, il faut vraiment arriver à beaucoup communiquer là-dessus et en parler largement comme l'UR, elle le dit souvent, nous on est un pur produit. Moi, je suis un pur produit de la parité et s'il y avait pas eu ça, je n'y serai pas parce qu'on a quand même beaucoup le syndrome de l'imposture, nous les femmes qui fait qu'on ne s'ouvre pas beaucoup de portes. Et donc, il faut aussi travailler pour expliquer que les cotas, c'est un premier temps comme elles ont dit pour nous permettre à fond d'intégrer ça à tout le monde et autant les garçons que les filles.
On l'a beaucoup dit dans le rapport aussi, il faut travailler aussi sur comment globalement hommes et femme on perçoit notre place parce que c'est ça aussi qui fera bouger les choses. Je intervenir sur Je voudrais intervenir sur le quota et les 30 %. En fait, c'est pas tant les élèves parce que les élèves seront toujours libres de choisir.
C'est vraiment inciter les professeurs donc dès le départ effectivement à faire en sorte que à la fin on ait des filles qui aient envie d'aller faire des sciences et d'y aller. Et le 30 % ça n'est pas un hasard, c'est à partir de 30 % que on se sent en mixité. En dessous 30 % on se sent en totale minorité et du coup on a du mal à y aller.
C'est pas un problème de compétence. C'est ce qu'on disait. Le professeur de mathématiques de mathpl de de prépa de du parc nous disait que au niveau de parcours supélectionnait, il sélectionnait les meilleurs profils.
Dedans, il y avait 40 % de filles. Donc on les a. Sauf que à sa rentrée, il en avait plus que 20 % parce que les elles étaient parties ailleurs parce qu'elles devaient considérer pour certaines que médecine ça pouvait faire être mieux et je vais pas dire le contraire, nous avons besoin de médecin mais que peut-être ce n'était pas un endroit pour elle.
Et c'est vrai que le proviseur de Louill Grand nous disait aussi que il avait des filles qui étaient pourtant et on les a rencontrer. Donc des personnalités, des vraies personnalités au sein d'une classe où elles sont en minorité, c'est plus compliqué à gérer. qu'il faut d'où aussi cette idée d'avoir au moins 30 % de filles et d'avoir ces endroits euh du coup quand on arrive pas à avoir ces 30 % où du coup et filles et garçons vont pouvoir s'exprimer à égalité, avoir ces endroits de non mixité où les filles vont pouvoir parler parce qu'on se rend compte que dans une foule de scientifiques ou de pas scientifiques, si la première personne qui pose une question est un homme, tant que tous les hommes n'auront pas posé leurs questions, les femmes ne parleront pas.
Si j'ai la première personne est la première personne qui prend la parole est une femme, alors la parole se distribuera entre les hommes et les femmes de façon égalitaire. Donc c'est pour ça qu'il faut faire avec la façon dont notre société se construit et aider les filles à prendre leur place et former tout le monde à le laur laisser. J'ai une question.
Mais vous évoquez alors vous avez évoqué le NS et et polytechnique. Est-ce que sur la non mixité vous souhaitez quelque chose de beaucoup plus large ? C'est-à-dire que ça se généralise et qu'il y ait des classes non mixtes dans toutes les classes prépa scientifiques.
C'était pas des classes non mixtes, c'est des temps de non mixité. Des classes non mixes, ça sera très compliqué. sauf Polytechnique qui souhaitait peut-être en effet encourager une classe étoile spécifiquement féminine.
Mais euh honnêtement, il faut aussi, comme l'a dit Dominique à l'instant, que les garçons savent travailler avec les filles et reconnaissent leurs compétences. Donc euh revenir à une non mixité totale, ça serait euh à mon avis pas judicier monsieur de toute façon pour notre société, mais d'avoir ces temps sur un projet par exemple, comme le disait Dominique, un projet où on puisse peut-être avoir euh vraiment une majorité de filles ou même peut-être que des filles, que ça soit non mixte pour qu'elles puissent euh être sûr de pouvoir prendre leur place dans la préparation et la présentation de de ce projet. Donc euh euh c'est une préconisation ou une recommandation qu'on fait à l'ensemble des écoles hein pour qu'elles s'en emparent.
Mais euh bien évidemment après euh ça n'est qu'une recommandation. Et j'avais une question de Manon l'amoureux pour news tank éducation et recherche si vous souhaitez intervenir. Bonjour.
Est-ce que vous m'entendez ? Oui oui, je voulais vous demander si certaines recommandations de ce rapport comme vous le le disz, ce sont des recommandations pourraient se traduire par des propositions et à quel niveau notamment législatif ? je pense tout ce qui concerne la formation des des enseignants et à ce qui concerne aussi la proposition de rendre obligatoire un plan de lutte contre les VSS dans les établissements d'enseignement supérieur.
Alors en fait sur la formation tout ne dépend pas de la loi. Ça c'est le gros enfin c'est un inconvénient mais parfois un gros avantage et surtout en ce moment ça peut être un gros avantage. Donc tout ne dépend pas de la loi. il peut y avoir du réglementaire et en l'occurrence au niveau de l'éducation c'est beaucoup du réglementaire.
Donc sur la formation par exemple la formation des enseignantes c'est quelque chose et je crois d'ailleurs que pour le coup Ellisabeth Borne estigné aligné avec nos propositions sur le fait que nous avons besoin de former les professeurs des écoles aux sciences puisque euh tout Joselhine Antoine le disait tout commence au cours préparatoire dans les quatre premiers mois du cours préparatoire et entre autres parce que effectivement nous avons des professeurs des écoles femmes littéraires qui n'aimaient pas spécifiquement les sciences et qui semble-t-il transmettent plus facilement ce dégoût des sciences. Alors, sans aller se dégoût, mais cette prévention vis-à-vis des sciences le transmettement aux filles que aux garçons. Donc voilà, donc tout n'est pas réglementaire et sur la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, c'est alors pour le coup un mantra de la délégation euh au droits des femmes et à l'égalité entre les hommes et les femmes.
Partout, nous devons lutter. Mais le principe avance puisque j'étais lundi soir à une remise du prix ETP au féminin. Donc c'est des filles qui ont fait l'école spéciale des travaux publics et à qui on remet un prix parce que elles ont un parcours justement enthousiasm que elles seront nos futurs rôle model demain.
Donc effectivement, ce ne sera pas Marie Curry, mais des femmes qui ont réussi, réussi dans les travaux, réussi dans leur vie, dans leurs ambitions et donc c'est des beaux modèles. Et j'avais deux responsables d'entreprise qui sont intervenus et notamment l'un d'eux qui a dit qui a insisté sur le fait qu'il fallait sécuriser le lieu du travail et veiller à lutter contre les violences sexuelles et sexistes. était le patron d'une grosse entreprise de bâtiments et de travaux publics et donc je suis ravie parce que quand j'ai entendu ça, je me suis dit que ça y est, c'est infusit.
Donc il faut effectivement que ça infuse. Il faut que ça infuse dans l'enseignement supérieur. Je pense que là il y a encore beaucoup d'omerta mais aujourd'hui les moyens sont là pour le faire.
Il faut avoir la volonté des enseignants, des dirigeants et des écoles et des entreprises de lutter. Et donc voilà, je suis pas sûre qu'il faille enfin il va y avoir une loi cadre. Normalement, il devait y avoir une loi cadre qui arrive pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes.
Évidemment dans le monde scolaire, dans le monde étudiant ou dans le monde du travail. Mais je pense que on n pas besoin d'une loi pour se dire que c'est juste absurde et qu'il faut arrêter que les femmes sont les bienvenues, on en a besoin dans le monde du travail et donc il faut évidemment leur faire des conditions sans violence pour pour qu'elles puissent s'épanouir. Je peux compléter bien sûr sur les Vars parce que c'est un sujet qu'on porte quand on parle de violence sexiste et sexuelle.
Tout ça se construit très tôt, c'est-à-dire que on s'est beaucoup bagarré de façon très transpartisane au Sénat pour que les heures d'éducation à la vie sexuelle affective, elles aient lieu. Là, pour le coup, le programme a été défini, ça devrait démarrer et c'est là aussi où la relation fille garçon prend sa place et le respect des uns et des autres également. Donc ça c'est c'est un moyen enfin c'était pas directement dans la loi.
Tu as raison, c'était de l'ordre réglementaire mais on a nous on alerte même si c'est pas directement la loi qu'on va modifier. Et puis pour parler un peu éducation, il y a une réforme de la formation des enseignants qui est en cours dans laquelle normalement il y aura en particulier pour les professeurs des écoles parce que c'est vrai qu'à l'heure actuelle il pouvait venir d'horizons divers enfin de formations différentes en licence. Il y aura un recentrage quand même sur les sciences.
Nous, je crois qu'on a mis un passage où on voulait que justement automatiquement les sciences soient travaillées dans le pour que le concours fin enfin oui, c'est ça. Au niveau du concours final, on soit sûr que ils aient tous bien une certaine qualification parce qu'après je reconnais pour connaître bien ma matière et mathématique que c'est assez abstrait, difficile tout ça et que donc il faut il faut qu'on accompagne les enseignants qui ont dans le premier degré parfois enfin dans le premier degré à les enseigner. Après second degré, on est spécialisé vraiment et on avait une qualification autre.
Voilà. Merci. Peut-être un élément de complément aussi.
Je voulais vous demander si vous pouviez nous donner des précisions sur la proposition dégâts conditionnalité publique à la recherche type crédit recherche ou test chiffre. Euh comment ça peut se traduire cette proposition ? Est-ce que vous pouvez donner des précisions ?
Merci. C'est un Oui, c'est c'est pas c'est pas évident, mais d'autres d'autres l'ont fait. Je prends même par exemple le secteur du cinéma en fait hein où des subventions sont données euh en fonction aussi de la la le juste équilibre entre des productions faites par des femmes, enfin des risations par des femmes ou par des hommes.
Donc après c'est compliqué mais l'ANR par exemple, l'Agence nationale de la recherche pourrait en effet demander à savoir s'il y a parité ou en tout cas des femmes dans telle ou telle équipe, dans tel ou tel projet pour pouvoir peut-être permettre des subventions. Voilà, ça serait ça serait une possibilité. C'est quelque chose qu'on qu'on on a sorti comme ça parce queon y croit et que on sait très bien que malheureusement c'est souvent la carotte financière hein qui pousse les gens à changer.
Euh je pense que c'est très important comme on le voit dans les entreprises. Le RSE a pris une place extrêmement importante et donc avec également du coup des les droits des femmes. On voit par exemple sur l'application Comisimermal Comisimerman donc dans les entreprises privées.
Donc je ne vois pas pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas conditionner aussi des aides du cire ou du cfre en fait en fonction de cette présence des femmes dans les dans les équipes. Si on peut avoir en plus des chefs d'équipe femme, c'est encore mieux mais je pense que c'est très important. Donc c'était c'est en tout cas une recommandation qui nous tient à cœur.
Juste un petit point de précision à ce sujet parce que je m'étais permise de lancer cette idée à l'occasion d'une de nos premières auditions. Je crois que c'était l'Académie des sciences, je suis pas sûre. L'idée c'était en fait de voir ce qui se passe notamment en terme de marché public où il y a certains critères qui sont parfois distingués comme étant des critères positifs qui ont un impact.
Euh je pense notamment à tout ce qui concerne les la production euh les circuits courts par exemple pour les marchés publics en terme d'alimentation pour la restauration scolaire. Mais cela opère pour d'autres sujets. Et à partir du moment où on considère que la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes et euh l'accès des femmes à des études et carrières scientifiques est une priorité euh dans un objectif global euh d'équilibre de la société, pas seulement d'accomplissement des femmes.
On pourrait prendre en compte ce cet argument. D'autant que dans nos échanges et dans les auditions que nous avons mené, nous avons aussi souvent entendu le fait que dans une entreprise où il y avait euh une mixité, il y avait un autre état d'esprit, il y avait une autre atmosphère. Et dans la matière scientifique, nous savons aussi que le fait que la recherche en matière scientifique euh porte sur des sujets qui concernent aussi les femmes, c'est-à-dire un peu plus de la moitié de l'humanité, ce n'est pas une mauvaise chose euh dans dans dans l'idée de pouvoir euh régler certaines problématiques des pathologies et cetera et cetera.
Donc c'est vraiment en fait le terme éthique est un peu fort. Je je je concède mais l'idée c'est de considérer que ce ce cette préoccupation est une préoccupation à impact pour la société, pour l'économie euh en général, pour la santé aussi et pour la compétitivité des entreprises parce qu'il y a aussi un impact économique à ce que des entreprises soient bien managées, bien gérées avec un bon climat social. Et donc à partir de là, il pourrait y avoir cette égonditionnalité pour que les choix soient faits en amont en prenant en compte cette cet objectif.
Et je crois qu'il y a une seconde question de news tank Alice Maachi si vous souhaitez prendre la parole. Oui, bonjour. Merci.
J'avais une question concernant le con le PF qui a mis en place un concours réservé aux femmes. Est-ce qu'il pourrait servir de modèle pour d'autres écoles afin de limiter les effets des concours compétitifs comme ça a été mis en évidence dans une étude de l'Institut des politiques publiques ? Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y.
Oui, je disais que de montant, c'était il y a 35 ans, euh un peu plus même au moment des concours, euh le PF ce n'était que pour les femmes. C'était une école spécifiquement d'où école polytechnique féminine, quoi. C'est pas pour rien.
Et ensuite, ils se sont ouverts. Alors, peut-être aussi ont découvert la joie de et et le les avantages de la parité, mais je pense que s'ils reviennent un peu à leur source, c'est probablement aussi pour ça. Et avec ce cet exemple que donnait Marie-Pierre Monier, c'est que avant quand on avait Sèvre et Hulm, Hulme où il y avait des hommes et Sèvre où il y avait des femmes, on avait en France de grandes mathématiciennes.
Aujourd'hui, nous n'en avons plus parce que depuis qu'on a rendu le concours mixte, les filles ne vont pas sur le concours mixte alors qu'elles allaient à Sèvre et qu'elles étaient reconnues internationalement, ce qui prouvait que elles avaient les compétences. Aucun doute qu'elles avaient les compétences. Aujourd'hui, on a perdu ses femmes et c'est dommage.
Donc peut-être qu'effectivement, c'est une bonne chose. Je vais continuer à dériver parce que je me disait que aussi ce qu'il faut, c'est qu'elle veuille aller là-bas. Donc il faut des places d'internat parce que souvent il y en a pas et les internats sont souvent pour les gens qui viennent de province.
Je pense au rural. Moi je suis rural. On a proposé aussi que peut-être les deux premières années puissent se faire après le bac en rural parce que quand vous avez 20 ans, vous avez pris de années, enfin c'est une étape.
Peut-être que vous serez plus enclin après à oser partir. Il y a des bourses aussi donc il y avait centrale supé ils ont donné des bourses ciblées pour les femmes ici du milieu défavorisé. C'est 8000 € par an pendant 3 ans.
Et puis il y a aussi le NS Lyon encore. Alors là c'est normalement depuis cette rentrée. C'est des bourses dans un secteur où tout à l'heure on vous a dit qu'il y avait très peu de de femmes.
C'est MAT et info qui sont admises sur des critères de la pertinence de leur projet individuel et là c'est 12000 € par an pendant 4 ans. Tout ça peut faire aussi en plus de la mixité ou de des côt ça peut faire que ça favorise la place des filles. Il y a également une question de Delphine Shieldz. pour le journal des sociétés.
Allez-y. Bonjour, vous m'entendez ? Oui.
Oui, bonjour. Oui. Euh j' voulais revenir sur les questions des quotas euh et des modalités de leur mise en œuvre.
J'aimerais savoir si vous les envisagez comme juridiquement contraignant. Vas-y. Oui.
Oui. Bien sûr. Ça sert à rien de mettre des quotas si c'est pas pour être respecté quoi.
Ouais. Voilà. Vous savez, alors je vais changer de sujet là aussi, mais quand on on voit en ce moment les mères des petites communes qui vous disent que c'est compliqué pour aller chercher des femmes, on suppose que ça va être compliqué à mettre en place, mais on est la moitié d'homme, la moitié de femmes.
Donc c'est c'est aussi arriver à mettre toute une politique en place qui fait qui nous permet de d'avoir notre place. C'est ça aussi qu'il y a derrière. C'est parce que souvent on se fait des barrières.
Nous, mais on nous fait des barrières dans la société. Donc c'est ça, ça sera difficile et sûrement qu'il faudra peut-être un texte de loi qui les impose comme madame Borne a commencé à le faire. Voilà, il faudra des ministres qui nous soutiennent là-dedans.
Mais oui, il faut que ça soit une obligation parce que sinon on n'y est pas. C'est tout. Merci.
Oui, vous avez Bonjour Noéi Bar pour The Meta Newws. Euh vous avez parlé du modèle traditionnel du bon chercheur qui euh demande enfin qui attend des femmes les mêmes exigences que les hommes. Dans la recherche, il y a aussi une grande exigence de publication et cetera.
Est-ce que il faut du coup revoir tout le modèle d'évaluation de la recherche de Alors peut-être pas d'évaluation mais en tout cas euh peut-être mettre en place un peu d'éthique. Euh je vais vous raconter juste une anecdote qu'on a vécu en direct. Euh ça n'est pas euh rare que des jeunes femmes, jeunes chercheuses se fasse piquer leurs travaux par leur directeur de la thèse en disant que comme ils sont plus connus, ça sera mieux pour la publication sur Natcher ou autre.
Ça c'est ça n'est pas possible. Voilà. Et on l'a vécu en direct.
Une jeune femme qui nous l'a dit. Et en plus, on a repéré, on a compris de qui elle parlait. Et c'est terrible parce que du coup, je pense que ça ça a toujours existé.
Et euh quand on a reçu des grandes chercheuses, des grandes scientifiques chez moi sur le plateau de sa clé, elles-mêmes entre elles ont échangé sur le fait que sur le moment ça leur a pas paru être totalement anormal parce qu'il y avait en fait cette ce côté paternaliste en fait hein de de certains de certains certaines directions de recherche. Et en fait, elle comprenait simplement maintenant en 2025 à quel point c'était pas normal et euh et qu'aujourd'hui, ben elle prenait conscience qu'elles avaient vécu en fait une violence sexiste d'une certaine manière. Donc oui, je pense qu'il va falloir changer ce mode de de fonctionnement et c'est aussi pour ça qu'on veut pouvoir faire de la formation des comité de recrutement mais des comités d'éthique euh pour que en fait tout le monde puisse autant hommes comme les femmes puissent comprendre l'importance de donner sa chance à tout le monde. que c'est pas parce qu'on part en congé maternité qu'on a le droit de se faire piquer ses travaux et qu'on revienne et qu'on est malheureusement la mauvaise surprise de voir qu'en fait s'ils ont été repris, que vous neez pas au bas de au bas de l'article.
Et là, je voudrais insister sur le courage que doivent avoir ceux qui dirigent pour soutenir celles qui se font voler leurs travaux contre ceux quand bien même sont-ils des pontes et très connues qui volent. Voilà, parce que il y a aussi beaucoup de lâchet et ce qui fait que les femmes se sentent en plus d'avoir été volé se sentent méprisé, floué et donc elles s'en vont. Et bien merci beaucoup.
Bien voilà, il me reste juste à vous remercier et puis à vous souhaiter une très bonne lecture, une photo avec tout le monde. Je vois ça mais il y a pas de problème. Allez, allez, venez.
No.
Jocelyne Antoine