Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 19 novembre 2025 4 minActualité / polémiqueNumériqueÉducation & rechercheSolidarités & famille

Réseaux sociaux : quand Emmanuel Macron brûle ce qu'il a adoré

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Vincent Trémolet de VillersFait
    « Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron arrive comme les carabiniers, c'est-à-dire très en retard et qu'il s'alarme aujourd'hui des conséquences d'un phénomène dont il avait fait la matrice de son projet. »
  • 2:00Vincent Trémolet de VillersFait
    « En 2019, Michel Démurger publiait la fabrique du crétin digital dans lequel il détaillait l'effet des écrans sur les capacités cognitives, la mémoire, la concentration, la réflexion, la contemplation. »
  • 3:00Vincent Trémolet de VillersFait
    « Le danger, c'est moins l'influence de TikTok sur une élection en Moldavie que la destruction d'une jeunesse sous l'offensive digitale de la leader et de la bêtise. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

L'It politique sur europe avec le Figaro. Bonjour Vincent Trémolet de Viller. Bonjour Dimitri.

Bonjour Anissa. Bonjour à tous. Vincent.

Cet après-midi Emmanuel Macron se rend à Aras face aux lecteurs du journal La Voix du Nord pour évoquer avec eux les réseaux sociaux et le risque qu'ils font peser sur la démocratie. Alors selon vous, le président a raison. C'est un vrai sujet de société.

Ah c'est même un enjeu de civilisation. Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron arrive comme les carabiniers, c'est-à-dire très en retard et qu'il s'alarme aujourd'hui des conséquences d'un phénomène dont il avait fait la matrice de son projet. Souvenez-vous Dimitri, la start-up nation, son slogan de 2017 faisait de la silicon vallée des gafames le modèle absolu.

La grande marche qui a précédé l'élection de 2017 s'est faite sur le principe de l'algorithme et d'une agrégation de mots et d'émotions qui permettaient de dire aux électeurs ce qu'ils voulaient entendre. On pourrait aussi rappeler le mimétisme avec Obama, premier candidat Google, l'invitation à l'Élysée des youtubeurs McFly et Carlito, la story envoyée à un tiktokeur qui avait reçu une contravention pour avoir payé le péage avec son téléphone ou encore les photos présidentielles tout en muscle devant un sac de frappe sur son poste Instagram. Les réseaux sociaux ont été un amplificateur pendant sa campagne et ses deux mandats et ils deviennent à l'entendre un monstre hostile parce que sa rivale de second tour Marine Le Pen ne cesse de progresser.

Mais l'effondrement du macronisme et la progression du RN doivent tout à l'immigration, l'insécurité, la dette et la préficience fiscale et rien à Elon Musk et Marc Zuckerberg. Une fois que l'on a dit ça Dimitri, il ne faut quand même pas détourner les yeux devant les effets ravageurs d'un système d'images, d'émotion et de compulsion qui peuvent devenir des outils de déshumanisation. déshumanisation, vous y allez fort quand même.

Bah comment appeler autrement cette mise en jachère du cerveau au profit de l'épiderme ? Cette solitude collective qui consiste à ne plus se regarder l'un l'autre mais à regarder chacun son smartphone ? Comment qualifier cette passion du voyurisme et de l'exhibition que le pouvoir de l'écran développe sur les esprits les plus faibles ?

En 2019, Michel Démurger publiait la fabrique du crétin digital dans lequel il détaillait l'effet des écrans sur les capacités cognitives, la mémoire, la concentration, la réflexion, la contemplation. Tous les éléments indispensables à la vie de l'esprit sont aspirés par le geste réflexe qui consiste à faire défiler des images plus ou moins insignifiante ou vulgaire quand elles ne sont pas obsèes ou avilissantes. Alors, ces réseaux ne peuvent être utiles que si on accompagne leur usage d'une discipline d'acier.

Le problème c'est que tout le marché de l'attention qui est au cœur du business de ces plateformes a pour objet de torpiller cette discipline. Le danger, c'est moins l'influence de TikTok sur une élection en Moldavie que la destruction d'une jeunesse sous l'offensive digitale de la leader et de la bêtise. Mais Vincent, ces réseau existe, vous les utilisez.

Cette édito finira sur X ou sur Instagram et J per malheureusement d'ailleurs beaucoup trop de temps, mais comme toutes les innovations, elles s'installent et il faut donc les apprivoiser et les dominer. En ce qui concerne l'information, rappelons que les fake news sont vieilles comme la propagande et que le mensonge médiatique se porte bien, même sans Twitter. R-ce qu'il faudrait une responsabilité éditoriale pour ces plateformes comme il en existe pour les journaux, pour les radios et les télévisions.

Mais ces entreprises puissantes comme des États et soutenu par des États tout-puissants, c'est-à-dire l'Amérique et la Chine ne craignent malheureusement plus la France. Ce qu'on pourrait faire en revanche dès aujourd'hui, c'est restaurer le bouclier indestructible qu'offre l'instruction, l'éducation et la transmission. Un musicien préférera toujours gratter sa guitare que son téléphone portable.

Un bricoleur sait qu'aucune application n'a jamais planté un clou. un philosophe riraoné de l'influenceur pour dominer l'algorithme et ne pas être sa proie, ce qu'il faut c'est une culture, une école mais pas une école de la déconstruction, une école de la transmission avec des maîtres et sans écran. L'édito politique sur europein.