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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 19 décembre 2025 89 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

L'intégrale du vendredi 19 décembre

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 40 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    L'Union Européenne va débloquer un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Faute d'accord sur l'utilisation des avoirs russes gelés, s'endetter pour l'Ukraine est-ce la bonne option ?

  • 3:03OuverteRéponse directe

    La signature de l'accord de libre-échange avec le Mercosur n'aura pas lieu cette semaine. Est-ce que ça va vraiment changer les choses ?

  • 7:05OuverteRéponse directe

    Quelle entrée choisissez-vous pour parler de cette crise agricole ?

  • 7:26OuverteRéponse directe

    Pour vous, c'est bien géré, au niveau sanitaire, par le gouvernement ?

  • 8:51OuverteRéponse directe

    Est-ce que le report de la signature de l'accord Mercosur est une première victoire ?

  • 10:37RelanceRéponse directe

    Ce prêt de 90 milliards d'euros qui a été décidé, est-ce que c'est la bonne option ? Car il y avait quand même l'option d'utiliser les avoirs russes gelés.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:05Invité politiqueFait
    « Une décision pour soutenir l'effort de guerre de Kiev et dont s'est réjoui Volodymyr Zelensky ce matin. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « Donald Trump demande à accélérer les négociations pour obtenir la paix en Ukraine. »
  • 3:11Invité politiqueFait
    « Ursula von der Leyen a finalement annoncé le report de cette signature au mois de janvier. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Cet accord avec le Mercosur fait partie des raisons de la colère des agriculteurs. »
  • 4:22InvitéFait
    « Le texte n'est pas acceptable. »
  • 4:36InvitéFait
    « Les agriculteurs eux aussi ont salué l'annonce d'Ursula von der Leyen. »
  • 5:41Invité politiqueFait
    « Son domicile a été perquisitionné, mais aussi sa mairie du 7e arrondissement de Paris. »
  • 7:24Invité politiqueFait
    « L'abattage est la seule solution. »
  • 9:31Invité politiqueFait
    « On ne signera pas cet accord dans l'État actuel. »
  • 10:58Invité politiqueChiffre
    « Il y a une première option, c'est les 185 milliards d'euros qui sont dans les caisses d'Euroclear. »
  • 11:14Invité politiqueFait
    « La Commission avait imaginé un système de prêts. C'est-à-dire, nous, on emprunte ces sommes et on les reprête à l'Ukraine. »
  • 13:37Invité politiqueFait
    « Dans une commission mixte paritaire qu'on peut aussi abréger CMP, c'est plus court, 28 parlementaires se réunissent dans une salle à huis clos pour tenter de trouver un accord sur un texte. »
  • 14:02Invité politiqueFait
    « Ils vont partir de la dernière copie votée. Ce sera donc celle du Sénat, adoptée lundi. »
  • 14:42Invité politiqueChiffre
    « Sur les 14 titulaires de cette commission mixte paritaire, 8 appartiennent à l'ancien socle commun. »
  • 19:39Invité politiqueChiffre
    « Deux milliards d'euros. »
  • 20:09Invité politiqueChiffre
    « Le Sénat a supprimé la hausse d'impôts exceptionnels sur les sociétés, sur les grandes entreprises qui font des bénéfices. C'est 4 milliards d'euros en moins dans les caisses de l'État. »
  • 21:56InvitéChiffre
    « C'est également 13 équivalents en plein pour ramasser les dépôts sauvages sur les bords de route. »
  • 26:11InvitéChiffre
    « La France comptait 68,6 millions d'habitants, soit à peu près 160 000 de plus qu'un an auparavant. »
  • 26:20InvitéFait
    « L'augmentation de la population n'a jamais été aussi faible depuis la seconde guerre mondiale. »
  • 26:27InvitéFait
    « Le solde naturel de la France métropolitaine est au plus bas depuis 80 ans. »
  • 26:41InvitéFait
    « Cette faible hausse ne tient qu'à un seul moteur, c'est le flux migratoire. »
  • 31:06Invité politiqueFait
    « On a toujours soutenu toutes les aides à l'Ukraine qui ont été votées au Parlement ces dernières années. »
  • 31:15Invité politiqueFait
    « On avait émis des doutes quant à certaines contreparties qui avaient été demandées à l'Ukraine en échange de prêts dans le passé. »
  • 32:13Invité politiqueFait
    « C'est tentant et ça a bloqué ? »
  • 32:36Invité politiqueChiffre
    « Notamment pour baisser le seuil à 10 millions d'euros ce qui permettra d'ajouter 20 000 oligarques russes dans le scope. »
  • 35:05PrésentateurFait
    « l'Union Européenne ne peut plus être à la remorque des Etats-Unis de Donald Trump »
  • 35:13PrésentateurFait
    « l'Union Européenne est en train de disparaître de l'histoire »
  • 36:08PrésentateurPromesse
    « je suis favorable à ce qu'il y ait une force de maintien de paix sous l'égide des Nations Unies »
  • 37:34PrésentateurFait
    « c'est une énorme opération d'enfumage »
  • 38:10PrésentateurFait
    « je suis la seule française qui participe aux négociations au Parlement européen sur cet accord de libre-échange avec le Mercosur »
  • 38:20PrésentateurChiffre
    « il faudra une variation des prix de 8% et une variation des volumes de 8% »
  • 38:41PrésentateurFait
    « vous les avez votées ces mesures de protection de l'agriculture mardi au Parlement européen »
  • 38:53PrésentateurFait
    « voter ces clauses de sauvegarde ça revenait à donner quitus derrière pour cet accord de libre-échange »
  • 40:09PrésentateurFait
    « il est écrit noir sur blanc qu'il y aura une baisse des contrôles »
  • 40:30PrésentateurChiffre
    « vous avez 34 inspecteurs pour 20 000 camions par jour »
  • 43:00PrésentateurFait
    « nous n'avons pas les doses de vaccins »
  • 43:08PrésentateurFait
    « sur un troupeau de 87 vaches il y a une seule vache qui était malade, on a abattu tout le troupeau »
  • 43:34PrésentateurFait
    « ces vaccins sont produits en Afrique du Sud »
  • 45:18PrésentateurChiffre
    « une cotisation supplémentaire sur les mutuelles d'un milliard d'euros »
  • 45:23PrésentateurFait
    « une baisse des remboursements pour les affections de longue durée notamment pour les diabétiques »
  • 45:45PrésentateurFait
    « une véritable taxe Zuckman sur les milliardaires »
  • 45:47PrésentateurFait
    « un rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune »
  • 46:18PrésentateurChiffre
    « une loi spéciale ça a aussi un coût pour le pays, on parle de 10 milliards d'euros »
  • 46:45PrésentateurFait
    « le gel des retraites »
  • 48:23PrésentateurFait
    « Laurent Wauquiez voulait dégommer la France insoumise, je crois qu'il s'est fait largement dégommer »
  • 49:43PrésentateurFait
    « par antisémitisme pur le rassemblement national et l'extrême droite peut avoir des liens avec des islamistes »
  • 50:17PrésentateurFait
    « ils sont les héritiers des Waffen SS »
  • 59:09PrésentateurFait
    « on brasse de la bière depuis plus de neuf siècles en Flandre »
  • 59:31PrésentateurChiffre
    « on a plus de 200 brasseries dans la région des Hauts-de-France aujourd'hui »
  • 1:01:49PrésentateurChiffre
    « 400 000 doses ont été livrées hier à Toulouse pour les éleveurs du Sud-Ouest »
  • 1:03:53PrésentateurChiffre
    « entre 2017 et 2023 la région a connu une augmentation de 0,6% en moyenne chaque année »
  • 1:04:05PrésentateurChiffre
    « 3 449 370 habitants en Bretagne en 2023 »
  • 1:03:50Invité politiqueFait
    « l'INSEE a publié hier les chiffres les plus actualisés du recensement »
  • 1:04:01Invité politiqueChiffre
    « entre 2017 et 2023 la région a connu une augmentation de 0,6% en moyenne chaque année »
  • 1:04:09Invité politiqueChiffre
    « 3 449 370 habitants en Bretagne en 2023 »
  • 1:05:17InvitéFait
    « Le projet d'accord commercial avec le Mercosur a été repoussé de trois semaines au Parlement européen »
  • 1:05:50InvitéFait
    « il a également demandé à ce que le texte change de nature afin de prendre en compte les avancées réclamées par la filière agricole française »
  • 1:06:01InvitéFait
    « nous n'y sommes pas et le texte n'est pas acceptable »
  • 1:06:17InvitéChiffre
    « Hier plus de 7000 d'entre eux avaient fait le déplacement à Bruxelles pour exprimer leur colère »
  • 1:08:55Invité politiqueFait
    « ils n'arrivent pas en fait à vivre correctement de leur travail »
  • 1:09:18Invité politiqueChiffre
    « à la fin de leur mois ils ont bon an mal an entre 800 et 1000 euros »
  • 1:10:08InvitéFait
    « il y a une vingtaine d'années on était largement excédentaire en termes de souveraineté alimentaire et d'excédent commercial »
  • 1:10:29InvitéFait
    « il avait lancé les états généraux de l'alimentation »
  • 1:10:34InvitéFait
    « les états généraux de l'alimentation c'était augmenter le revenu agricole »
  • 1:11:26InvitéChiffre
    « la taille moyenne d'une exploitation agricole en France c'est 69 hectares »

Temps de parole

  • Présentateur49 %
  • Présentateur 227 %
  • Alexandre Aubry11 %
  • Invité7 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour cette dernière émission. Avant les fêtes de fin d'année, comme chaque jour, nous sommes ensemble pour faire le tour de l'information politique et de l'actualité dans vos régions. Tout de suite, le sommaire de cette émission. L'Union Européenne va débloquer un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Faute d'accord sur l'utilisation des avoirs russes gelés, s'endetter pour l'Ukraine est-ce la bonne option ?

opposera la question à Manon Aubry, eurodéputée de la France Insoumise et coprésidente du groupe La Gauche au Parlement européen. Et durant ce sommet européen à Bruxelles, la Commission Européenne a annoncé le report au mois de janvier de la signature de l'accord de libre-échange avec le Mercosur, un accord qui cristallise la colère des agriculteurs tout comme la question des abattages de troupeaux contre la dermatose nodulaire. On en parlera dans une heure avec mes invités. Et puis c'est une journée cruciale aujourd'hui pour l'adoption du budget au Parlement.

Députés et sénateurs doivent se mettre d'accord sur une version commune du projet de loi de finances mais la négociation s'annonce difficile. Alors, quelles concessions ? La droite peut-elle faire à la gauche et inversement ? On interrogera dans un instant Louis Vaugel, sénateur les indépendants de Seine-et-Marne et membre du parti Horizon d'Edouard Philippe. Et puis à l'approche des fêtes, nous vous ferons découvrir un spectacle, la nouvelle création du metteur en scène québécois Robert Lepage, un mélange de cirque et de catch, vous verrez ça, c'est très sympa. Allez, on est ensemble pendant une heure et demie, bonjour chez vous.

Et on commence cette émission avec les repères de l'actualité. Bonjour Stéphane Duguay.

1:55
Alexandre Aubry

Bonjour Alexandre, bonjour à tous.

1:57
Présentateur

Alors, à la une de ce vendredi 19 décembre, la guerre en Ukraine, je le disais en titre, l'Union Européenne va débloquer un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine.

2:05
Alexandre Aubry

Oui, une décision pour soutenir l'effort de guerre de Kiev et dont s'est réjoui Volodymyr Zelensky ce matin. Ce prêt renforce véritablement notre résilience, dit le président ukrainien. Dans le même temps, Donald Trump demande à accélérer les négociations pour obtenir la paix en Ukraine. Le président américain, qui a renoué le contact direct avec Vladimir Poutine, un dialogue avec le président russe que devraient aussi reprendre les Européens. C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron, hier à Bruxelles. On l'écoute.

2:34
Invité

Je pense qu'il va redevenir utile de parler à Vladimir Poutine, oui. De toute façon, je constate qu'il y a des gens qui parlent à Vladimir Poutine. Donc, je pense que nous, Européens et Ukrainiens, on a intérêt à trouver le cadre pour réengager cette discussion en bonne et due forme. Sinon, on discute entre nous avec des négociateurs qui vont seuls discuter avec les Russes. Ce n'est pas optimal.

3:03
Présentateur

La signature de l'accord de libre-échange avec le Mercosur n'aura pas lieu cette semaine.

3:06
Alexandre Aubry

Oui, ça devait être demain au Brésil. Mais la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a finalement annoncé le report de cette signature au mois de janvier. Une manière de répondre aux demandes d'Emmanuel Macron et de Giorgia Meloni, la chef du gouvernement italien. puisque cet accord avec le Mercosur fait partie des raisons de la colère des agriculteurs qui ont encore manifesté hier en France, mais aussi à Bruxelles, devant le Parlement européen, Clément Guillaumeau.

3:33
Invité

C'est une annonce à laquelle les agriculteurs ne s'attendaient pas. Le projet d'accord commercial avec le Mercosur a été repoussé de trois semaines au Parlement européen.

3:42
Présentateur

Nous avions besoin d'un léger report. Comme l'a déjà dit mon ami Antonio Costa, après 26 ans de négociations, un délai de trois semaines me paraît acceptable. C'est incroyable que nous soyons sur le point de conclure cet accord commercial si important.

4:04
Invité

Emmanuel Macron n'a pas tardé à réagir à cette annonce. S'il s'est félicité du report de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur, il a également demandé à ce que le texte change de nature afin de prendre en compte les avancées réclamées par la filière agricole française. Et nous devons continuer le travail qui a été engagé depuis des mois. Je l'ai dit ce matin en arrivant, nous n'y sommes pas et le texte n'est pas acceptable. Et c'est ce qui a permis d'obtenir ce report. Maintenant nous allons continuer de travailler. Les agriculteurs eux aussi ont salué l'annonce d'Ursula von der Leyen. Ils se félicitent que leur mobilisation est payée.

Hier, plus de 7000 d'entre eux avaient fait le déplacement à Bruxelles pour exprimer leur colère. Il faut se réveiller vite parce que sinon la culture française et même la culture européenne, elle va mourir et comme on dit, il n'y a pas d'avenir sans paysan. On forme les paysages, on forme tout. Et demain, s'il n'y a plus d'agriculture, il faudra se nourrir, on ne sait pas comment. On est en réelle détresse déjà, donc on ne peut pas accepter ces trahisons de l'Union européenne

5:05
Présentateur

qui continuent et qui perdurent. Ce n'est plus acceptable.

5:08
Invité

Pas sûr que le nouveau délai accordé à l'accord suffise à calmer la colère. La FNSEA a déjà appelé les agriculteurs à rester mobilisés dans les prochaines semaines.

5:18
Présentateur

Et face à cette colère des agriculteurs, le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit aujourd'hui les syndicats agricoles.

5:23
Alexandre Aubry

Oui, une rencontre séparément ce matin des quatre principales organisations agricoles. Les jeunes agriculteurs, la FNSEA, la Coordination Rurale et la Confédération Paysanne. Des rencontres pour faire un point sur le Mercosur, mais aussi sur la stratégie vaccinale des troupeaux contre la dermatose nodulaire.

5:41
Présentateur

La justice perquisitionne le domicile de Rachida Dati, la ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris.

5:46
Alexandre Aubry

Oui, coup dur pour Rachida Dati, moins de trois mois avant les élections municipales. Son domicile a été perquisitionné, mais aussi sa mairie du 7e arrondissement de Paris. Dans le cadre d'une enquête pour corruption, la ministre de la Culture est soupçonnée d'avoir perçu 299 000 euros d'honoraires de GDF Suez quand elle était députée européenne, sans en déclarer la provenance au Parlement européen. Elle est aussi renvoyée dans un autre dossier devant le tribunal pour corruption et trafic d'influence, celui de l'affaire Renault-Nissan.

6:16
Présentateur

Merci beaucoup Stéphane pour ces repères d'actualité. On se retrouve dans un instant pour parler du budget. On commence donc cette émission avec Louis Augel. Bonjour. Bonjour. Vous êtes sénateur de Seine-et-Marne, membre du groupe Les Indépendants, Républiques et Territoires au Sénat. Vous êtes vice-président de la Commission des Affaires européennes du Sénat et membre du parti Horizon. On le rappelle, c'est le parti d'Edouard Philippe.

Alors, comme chaque jour, on va commencer cette émission avec trois unes de la presse régionale, trois unes qu'on a décidé de sélectionner et de consacrer à la crise agricole actuelle, notamment la une de la Voie du Nord, la colère du monde agricole, la une du Courrier Picard, les syndicats qui font bloc contre l'accord de libre-échange avec le Mercosur, et puis la dépêche du midi qui s'interroge sur les blocages routiers des agriculteurs. Vont-ils perturber les vacances de Noël ? Quelle entrée vous choisissez, Louis Vogel, pour parler de cette crise agricole ? Écoutez, ce qui est la dermatose nodulaire, on en a déjà beaucoup parlé.

C'est en cours de règlements, de solutions, puisque le Premier ministre, la ministre de l'Agriculture, ont bien précisé toutes les mesures qui ont été prises. L'abattage est la seule solution. Pour vous, c'est bien géré, au niveau sanitaire, par le gouvernement ? Les solutions techniques sont les seules possibles. Il faut abattre les bêtes malades, et il ne faut surtout pas que ça se dissémine pour que ça devienne plus grave. Abattre les bêtes malades et les troupeaux dans lesquels sont les bêtes. Il faut les vacciner. Une question qui est pendante, c'est quel va être le statut des bêtes vaccinées en ce qui concerne le commerce qu'on fait avec les autres États.

Peut-être, vous savez, le monde agricole est en difficulté depuis très longtemps. Donc, il faut avoir beaucoup de... On a parlé de compassion. Il faut communiquer énormément. Il faut absolument s'occuper de nos agriculteurs, parce qu'ils sont déjà en difficulté, indépendamment de cette crise. Et le secteur agricole, vous voyez, il y a plein de choses qui nous pendonnaient. Il y a l'accord sur le Mercosur. Il y a la PAC, où on se demande dans quelle mesure elle va être reconduite comme elle l'était. La politique agricole commune. La politique agricole commune. Et maintenant, il y a ces animaux malades. Ça fait beaucoup pour un seul homme, je veux dire. Et puis, il y a le non-renouvellement.

Personne ne veut plus être agriculteur. C'est trop compliqué. Il faut changer structurellement les choses. Il faut permettre à des agriculteurs de plus facilement d'accéder à des exploitations. Il faut mettre en place un système bancaire adéquat. Enfin, vous voyez... Beaucoup de problématiques pour les agriculteurs. C'est énorme. Une question sur cet accord de libre-échange avec le Mercosur qui cristallise en ce moment la colère de nos exploitants agricoles. La Commission européenne annonce un report de trois semaines de la signature de l'accord. Emmanuel Macron avait demandé ce report. Mais finalement, on a l'impression que... Est-ce que ça va vraiment changer les choses ?

C'est reculer pour mieux signer ? C'est une première victoire. Parce qu'il devait être signé là. Oui. Cette semaine. Donc, vous voyez, le fait que ce soit reporté, c'est... Et au début, on était seul. L'Italie vient de nous rejoindre. Il y a d'autres États membres qui sont en train de se poser des questions. La France a eu exactement la bonne stratégie. C'est une première victoire. Et on a eu la bonne stratégie. Parce que, vous savez, le Sénat aussi votait une résolution comme l'Assemblée pour saisir la Cour de justice. On veut ou voulait gagner du temps pour que d'autres États membres nous rejoignent. Pour qu'on ne soit pas seul à dire non au Mercosur.

Le Premier ministre a été très clair cette semaine. On ne signera pas cet accord dans l'État actuel. On a des demandes très précises. Ce n'est pas du blabla. Il y a la clause de sauvegarde, de façon générale, pour que si notre agriculteur est en difficulté, on puisse intervenir tout de suite. Ensuite, il y a les clauses miroirs. Elles ne sont pas une solution suffisante parce qu'on peut passer par d'autres pays pour finalement importer des produits en Europe. Et il y a les contrôles sanitaires. Et ces trois conditions qui sont très claires. Et le Premier ministre a dit que tant que ce n'est pas réglé, on ne signera pas l'accord. En attendant, la Cour de justice va être saisie.

Donc vous voyez, ce qu'on est en train de faire, c'est dans la bonne direction. La France dit non, mais la signature est reportée seulement de trois semaines. Et il y a quand même une majorité d'États membres de l'Union européenne, l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, le Danemark, qui sont favorables à cet accord. Qui est en train de... Au début, on était seuls. L'Italie vient de nous rejoindre. Il y a deux autres États membres qui commencent à se poser des questions. Donc on a un petit délai. C'est ça, la stratégie. On a un petit délai pour réagir. Il ne faut pas signer cet accord en l'État. C'est ce qu'a dit le Premier ministre.

Et je suis tout à fait derrière lui sur ces questions. Alors, parlons de l'Ukraine. Louis Vaugel, je rappelle que vous êtes vice-président de la Commission des Affaires Européennes au Sénat. Ce prêt de 90 milliards d'euros qui a été décidé, en tout cas annoncé par l'Union européenne hier. Est-ce que c'est la bonne option ? Car il y avait quand même l'option d'utiliser les avoirs russes gelés, notamment en Belgique. Est-ce qu'il faut que les Français s'endettent une nouvelle fois pour aider l'Ukraine, vu nos finances ? Vous avez tout à fait raison. Il y a une première option, c'est les 185 milliards d'euros qui sont dans les caisses d'Euroclear. On n'a pas le droit de les confisquer.

En Belgique ? En Belgique. On n'a pas le droit de les confisquer. Ce serait contraire au Nord international. On a le droit de les geler. Et on avait pensé, imaginez, la Commission avait imaginé un système de prêts. C'est-à-dire, nous, on emprunte ces sommes et on les reprête à l'Ukraine. A mon avis, c'était une excellente solution, très habile. Et l'Ukraine nous rembourse une fois que la Russie aurait procédé aux réparations conformément aux droits internationaux, aux réparations à la suite de la guerre. Ça m'avait l'air d'un schéma idéal. Mais les Belges… On eut peur. On eut peur. Donc, c'est un second baisse qu'on est en train de faire. On emprunte l'argent et on prête l'argent.

Et ça suffira pour l'Ukraine, ça suffira pour deux ans d'efforts de guerre. Donc, c'est, à mon sens, moins bien que la première solution. Ça aurait été beaucoup plus tranquille. Mais c'est la seule solution possible vu l'absence d'accords entre les États membres. L'Europe a un problème aussi. Tout à l'heure, on parlait des problèmes de l'agriculture. L'Europe a du mal à se mettre d'accord sur quelque chose parce qu'il y a trop de voix dissonantes aujourd'hui en Europe. Et l'Europe a du mal à peser dans les négociations de paix sur la guerre en Ukraine.

On vient d'entendre Emmanuel Macron cette nuit qui estime qu'il faut que les Européens reparlent à Vladimir Poutine alors que la Russie continue de bombarder les Ukrainiens. Il a raison ? Bien sûr qu'il a raison. C'est géopolitique. La Russie existe. Vous voyez, vous vous rappelez la phrase du général ? L'Europe, ça va jusqu'à l'Oural. Si on était à la hauteur de la situation, bien sûr qu'il n'y aurait jamais eu de guerre entre l'Ukraine et la Russie. Parce que la Russie, elle a sa place en Europe, finalement. On est très loin de ça. On est en train de s'éloigner d'une réalité géopolitique. L'Europe ne peut pas vivre sans la Russie. Les matières premières, les ressources sont en Russie.

Nous avons besoin de ces matières premières. Les Russes ont besoin de nos produits finis, notre industrie. Normalement, on a tout pour s'entendre. On n'a pas les mêmes valeurs démocratiques que Vladimir Poutine. Il y a eu l'accès en Poutine qui est arrivé, qui s'est éloigné. Vous savez, Poutine, au départ, était plus coopératif. Il y a eu un grand changement qui s'est éloigné de l'Europe. Donc, le président de la République a tout à fait raison de dire qu'il faudra bien parler un jour avec Poutine. Il faut attendre maintenant que la guerre soit terminée. Et il faudra bien remettre les choses en ordre. Il y aura des réparations vers l'Ukraine. C'est le droit international.

Et il y aura des nouvelles discussions avec la Russie parce que c'est une réalité géopolitique qu'on ne peut pas ignorer. Allez, on va parler du budget, puisque c'est une journée cruciale aujourd'hui au Parlement pour l'adoption du projet de loi de finances. On en parle avec vous, Stéphane. Éclairez-nous sur le fonctionnement de cette commission mixte paritaire qui va débuter ce vendredi.

13:35
Alexandre Aubry

Bon, Alexandre, c'est assez simple. Dans une commission mixte paritaire qu'on peut aussi abréger CMP, c'est plus court, 28 parlementaires se réunissent dans une salle à huis clos pour tenter de trouver un accord sur un texte. Il y a 7 députés et 7 sénateurs titulaires, le même nombre de suppléants. Les débats se déroulent donc sans caméra, sans que personne d'autre ne puisse assister au débat.

13:57
Présentateur

Alors, sur quelle copie du budget de l'État les parlementaires vont essayer de se mettre d'accord ?

14:02
Alexandre Aubry

Alors, ils vont partir de la dernière copie votée. Ce sera donc celle du Sénat, adoptée lundi. Et rappelons aussi que les députés avaient, eux, rejeté le texte. Elle arrive donc avec une copie blanche, en quelque sorte. Mais il faut imaginer que ces discussions sont préparées, il n'y a pas d'improvisation. Vous avez ceux qui sont en charge du budget au Sénat et à l'Assemblée nationale, qu'on appelle les rapporteurs généraux du budget, qui échangent, qui regardent sur quoi il pourrait y avoir un accord. Parce que les parlementaires votent, une fois qu'ils sont arrivés au bout de tous les articles du texte.

Et le but, c'est qu'une majorité de parlementaires, donc au moins 8, votent pour une version qui sera le fruit du compromis.

14:37
Présentateur

Et quels sont les rapports de force politiques dans cette commission mixte paritaire ?

14:40
Alexandre Aubry

Alors justement, c'est intéressant à regarder. Sur les 14 titulaires de cette commission mixte paritaire, 8 appartiennent à l'ancien socle commun. Donc une majorité de parlementaires de la droite et du centre. Vous avez, si on rentre un peu dans le détail, 3 sénateurs Les Républicains, 1 sénateur Horizon, 1 sénateur centriste, 1 député Les Républicains, 1 député Horizon, 1 député Renaissance. Voilà, donc on le voit, il y a une majorité potentielle pour trouver un accord, un compromis en CMP. Les socialistes sont aussi 3 et pourraient s'abstenir selon les mesures qui figureront dans le texte de compromis.

15:13
Présentateur

Alors ça, c'est s'il y a une CMP conclusive, c'est-à-dire un accord final.

15:17
Alexandre Aubry

Voilà, et ça, ce n'est pas certain, on va vous le demander, Louis Vogel, dans un instant, ce que vous en pensez. Mais d'abord, prenons le scénario optimiste d'une commission mixte paritaire conclusive. Dans ce cas-là, l'étape d'après, c'est de faire valider le texte de compromis à l'Assemblée et au Sénat. Ce serait en début de semaine prochaine, le 23 décembre. En cas de refus d'une des deux chambres, il faudrait repartir en nouvelle lecture. La route serait donc encore longue pour avoir un budget de l'État dans les temps. Deuxième scénario, plutôt pessimiste ou réaliste, vous nous direz, monsieur le sénateur. La CMP est non conclusive, donc il n'y a pas de texte de compromis.

Dans ces cas-là, la navette parlementaire reprend. Le projet de loi de finances repartira à l'Assemblée avant de retourner au Sénat. Mais dans ces cas-là, le délai fixé au 31 décembre pour adopter le budget de l'année prochaine sera largement dépassé. En tout cas, cette CMP, elle ne s'annonce pas des plus simples. Écoutez, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, c'était mercredi au Sénat.

16:13
Présentateur

Au fond, je vois bien que on est à quelques enclabures de la commission mixte paritaire et que les choses vont être difficiles. Elles sont difficiles parce que déjà, évidemment, les positions entre l'Assemblée et le Sénat sont assez éloignées. Mais la commission mixte paritaire est l'outil, sans le gouvernement, qui permet par définition de rapprocher, de faire converger les choses. Moi, je suis un défenseur du bicamérisme et de nombreuses fois dans notre histoire, des positions qui pouvaient apparaître très éloignées avant la CMP ont réussi à converger en son sein.

Néanmoins, la situation est un peu plus compliquée parce qu'évidemment, les positions sont très difficilement identifiables et parfois très difficiles de les faire converger entre les différents groupes politiques. Au sein de cet hémicycle, c'est plus classique, plus clair peut-être, au sein de l'hémicycle

17:01
Alexandre Aubry

de l'Assemblée nationale, la clarté n'est pas évidente. – Louis Vogel, question simple, est-ce que c'est possible qu'il y ait un accord en CMP aujourd'hui ?

17:10
Présentateur

– Comme l'a dit le Premier ministre, ce n'est pas impossible. Moi, je souhaite une CMP conclusive. La situation de notre pays, si on prend à la base, avant que cette CMP se réunisse, elle est quand même catastrophique. On a le déficit, le premier déficit de la zone euro. Il faut absolument réduire les dépenses sans augmenter trop la fiscalité parce qu'on a déjà beaucoup d'impositions. Donc, c'est vrai que c'est la quadrature du cerf. La CMP, c'est l'occasion pour le Parlement de régler le problème. Donc, une CMP conclusive, c'est vraiment l'idéal. C'est ce qu'attendent les Français. Il faut que… Vous voyez, le Premier ministre l'a dit, c'est le Parlement qui fait le budget aujourd'hui.

D'ailleurs, on part, vous l'avez dit très justement tout à l'heure, il y a le texte du gouvernement et il y a le texte du Sénat qui a été voté. On n'a pas encore fait assez. Vous voyez, on est à 5,3% de PIB. Et pour en ce qui concerne le déficit, il faut le réduire à 5.

18:01
Alexandre Aubry

Ce que demande le gouvernement. Mais comment on y arrive ?

18:04
Présentateur

Alors, comment on y arrive ? C'est compliqué, donc. Alors, comment on y arrive ? Pour réduire les dépenses, pour vraiment les réduire, il faut passer à des réformes structurelles. Ce n'est pas le cadre. Ce n'est pas idéal. Une discussion budgétaire, vous ne pouvez pas réformer. Vous voyez, par exemple, il y a eu une proposition d'amendement pendant la discussion budgétaire d'augmentation des droits d'inscription à l'université pour amener des sous dans les universités sans que l'État subventionne. D'un autre côté, on ne peut pas faire ça sans réformer les bourses. Donc, vous voyez, on ne peut pas faire des réformes de structure comme ça à la bavite. Donc, il va falloir...

Qu'est-ce que c'est les dépenses ? Je reste dans mes dépenses qui sont sanctuarisées. C'est la défense nationale. On ne peut pas dire... Vous avez vu ce qui se passe en Ukraine. Il ne faut pas y toucher ça. Il faut les faire. Ensuite, il faut trouver des ressources puisqu'on ne peut pas faire de grosses réformes de structure dans ce contexte. Alors, les ressources, elles sont nécessairement fiscales. Il ne faut pas que cette fiscalité soit trop lourde pour la production parce que c'est comme ça qu'on va s'en sortir. Il faut que notre instrument de production ne soit pas trop pas sujeté à des impôts.

Et puis, il ne faut pas non plus que ça touche trop les Français parce que le taux d'imposition est déjà très lourd. Il y a la fameuse phrase d'Édouard Philippe qui est tout à fait applicable depuis le début. Il faut remettre de l'ordre dans la rue. Il faut remettre de l'ordre dans nos comptes. Donc, qu'est-ce que c'est les impôts sur lesquels on pourrait jouer ? Moi, je ne suis pas dans la CMP. Je ne dis pas du tout que c'est ce qui va se passer. Mais ici, au Sénat, on a eu des idées. On a fait des choses intéressantes. D'une part, on a laissé de l'argent dans les collectivités. On a réduit la contribution des collectivités parce que... Deux milliards d'euros. Voilà.

parce que les collectivités sont en première ligne pour travailler les PME, TPE des territoires. Donc, ça permet de relancer la machine économique. Il y a eu des suggestions ici. La taxe GAFAM. La taxe GAFAM. Sur les géants du numérique. Voilà. Ça ne touche pas les Français eux-mêmes. Il faut avoir le courage de le faire. Mais voilà une direction. La contribution Barnier sur les hauts revenus qui est en place, la poursuivre. Ça a été proposé au Sénat. Ça, les deux chambres sont d'accord. Mais par exemple, le Sénat a supprimé la hausse d'impôts exceptionnels sur les sociétés, sur les grandes entreprises qui font des bénéfices. C'est 4 milliards d'euros en moins dans les caisses de l'État.

Est-ce que ce n'est pas ce point-là sur lequel la droite sénatoriale doit lâcher pour trouver un compromis ? Il y a une troisième chose que le Sénat a proposée. C'est Christine Lavarde qui l'a proposée. C'est finalement l'impôt sur la fortune immobilière. Qui est un... En veillant bien... C'est très habile cette proposition. Et ça vient... C'est typiquement travailler au Sénat en veillant bien à ce que ce soit le capital improductif qui soit touché et pas le capital productif. Le moins... Je ne suis pas la CMP donc ça ne va peut-être pas se passer comme ça. Mais le moins on touchera au capital productif, le mieux ce sera pour le pays parce que nous avons besoin de nos entreprises.

Il faut qu'elles restent compétitives. Il y a un marché international. On n'est pas maître du jeu. Nous avons besoin de nos entreprises pour relancer la machine et c'est ça qui est en difficulté aujourd'hui. Donc on a compris ce qui était acceptable pour vous sur le point de vue de la fiscalité dans cette négociation budgétaire. Merci beaucoup Stéphane pour toutes ces explications sur la CMP. Ces trois lettres que les Français connaissent de mieux en mieux. Louis Vaugel on va aller maintenant dans votre département dans la commune d'Avron. On va retrouver Béatrice Rucheton qui est la vice-présidente du département de Seine-et-Marne en charge de l'environnement. Bonjour Madame Rucheton.

Bonjour. Merci beaucoup de votre invitation. Bonjour à Louis Vaugel. Avec plaisir. Un salé-marné. Bonjour. Avec plaisir. Alors vous êtes avec nous aujourd'hui dans cette émission pour parler de la mise en place de la photo-verbalisation des dépôts sauvages. Tout à fait. Je vous remercie parce qu'effectivement le délai de dépenses qui coûte à notre contribuable. C'est également 13 équivalents en plein pour ramasser les dépôts sauvages sur les bords de route. Et c'est également Alors petit problème technique.

Adopté en assemblée départementale sous l'involution de notre président Jean-François Paritchi qui souhaite que la lutte contre les dépôts sauvages soit vraiment fasse partie d'une politique très volontariste. Donc nous allons mettre en place la photo-verbalisation. Nous avons sur une zone thèse c'est une grande première parce qu'au niveau d'un département je pense qu'il n'y a pas eu d'autres tentatives. Donc nous avons fait un relevé des différents sites et c'est donc sur 41 communes de Saint-Émarre sur l'entièreté de notre Sénéma où nous allons tester cette photo-verbalisation.

Béatrice Ruchetot est-ce que vous aviez une question en tout cas un échange avec le sénateur Louis Vogel sur ce fléau des dépôts sauvages dans les communes ?

Alors nous n'en avons pas eu directement mais je pense que ça fait l'unanimité dès qu'on parle des dépôts sauvages nous avons fait le tour de ces 41 communes nous travaillons deux concerts bien entendu avec aussi bien les communes nous avons également avec les procureurs les trois procureurs de Saint-Émarre on met en place également des possibilités de peine alternative et là grâce justement au pouvoir de police des maires c'est pour ça qu'il est très important nous départements de Saint-Émarre nous n'avons pas ce pouvoir de police mais les maires ont ce pouvoir de police et avec la possibilité d'avoir des amendes particulièrement importantes c'est l'Agec qui nous a permis de prendre sur le fait ces incivis On va écouter Louis Augel pour réagir à la mise en place de ce dispositif de photoverbalisation des dépôts sauvages ces dépôts d'ordures sauvages c'est vraiment un fléau qui pourrit la vie des maires de nos communes on en parle souvent C'est un des aspects des incivilités qui sont ce qui pèse sur les français aujourd'hui il y a les vols et il y a ça ça détruit le paysage les dépôts sauvages c'est ce qu'il y a de pire moi quand j'étais maire de Melun j'avais créé une brigade spécialisée de la police municipale d'une brigade verte qui s'occupait justement de ces questions-là spécifiquement et alors ce qu'il faut dire c'est que la réaction a été facilitée parce qu'il y a un changement réglementaire c'est une contravention d'un cinquième classe autrefois on ne pouvait pas procéder de la photo-verbalisation par les agents municipaux aujourd'hui on peut le faire donc ces assises qui ont eu lieu à Melun organisées par le département tombent vraiment à pic c'est un grand changement et je pense que ça aura beaucoup d'effet sur le territoire moi par exemple dans mon agglomération 75% des communes c'est des communes rurales et les maires et les maires étaient aux prises avec cette chose-là et ils ne pouvaient rien faire donc je pense que ça va tout à fait dans la bonne direction le département de Seine-et-Marne a pris des choses en main et c'est une des demandes des françaises et des français aujourd'hui et on se souvient que le maire de la commune de Signe dans le Var était décédé Jean-Mathieu Michel en 2019 alors qu'il voulait intervenir contre un homme qui réalisait un dépôt d'ordre sauvage

25:27
Locuteur non identifié

exactement

25:27
Présentateur

merci beaucoup Béatrice Rucheton pour votre intervention en direct d'Avon en Seine-et-Marne je rappelle que vous êtes vice-présidente de ce département de Seine-et-Marne direction l'Auvergne Louis Vaugelle désormais on va retrouver en voyage dans cette émission on va retrouver nos partenaires de la presse régionale et notamment du journal La Montagne avec Franck Charvet qui est responsable de la rédaction de La Montagne dans les départements du Puy-de-Dôme bonjour Franck Charvet

25:54
Invité

bonjour Alexandre

25:57
Présentateur

bonjour alors dans les éditions du journal La Montagne aujourd'hui vous présentez les chiffres de l'INSEE sur l'évolution de la population et vous faites un constat

26:07
Invité

effectivement on dit sur ces chiffres alors je rappelle qu'au 1er janvier 2025 la France comptait 68,6 millions d'habitants soit à peu près 160 000 de plus qu'un an auparavant donc le premier constat c'est que l'augmentation de la population n'a jamais été aussi faible depuis la seconde guerre mondiale le deuxième c'est que le solde naturel de la France métropolitaine est au plus bas depuis 80 ans nous comptons désormais plus de décès que de morts et enfin le troisième c'est que cette faible hausse ne tient qu'à un seul moteur c'est le flux migratoire donc j'avais une question monsieur le sénateur peut-on dire que le projet d'Emmanuel Macron de réarmement démographique est un échec mais aujourd'hui qu'est-ce qu'on peut faire pour booster la natalité en France

26:55
Présentateur

allez-y monsieur Roger on va pas dire aux françaises et aux français faites plus d'enfants il faut faciliter la vie des parents et des enfants en ce moment c'est le taux il y a 1,6 enfants par femme si on tombe à 1,4 et vous avez tout à fait raison de dire qu'on est vraiment en zone de danger on n'aura pas assez de personnes pour finalement avoir des enfants en plus donc on va finir par être complètement en déclin l'Assemblée nationale a lancé une mission d'information dont le rapporteur est Jérémy Patry-Lettus qui est un député horizon donc on est en train de prendre les choses en main je vais vous dire ce qu'il faut faire moi je l'ai vécu sur le terrain les français ils ont envie d'avoir plus que 2 enfants 75% des français ont envie d'avoir plus que 2 enfants pourquoi ne le font-ils pas pourquoi n'y vont-ils pas parce que c'est difficile sur le terrain qu'est-ce qu'on constate on n'avait pas par exemple à Melun on n'avait pas assez de places de crèche c'est tout simple si on veut avoir des enfants il faut avoir des endroits où mettre les enfants quand les parents travaillent aujourd'hui on ne va pas dire aux parents ne travaillez pas occupez-vous des enfants donc j'avais un programme de construction de crèche pour essayer de rattraper le déficit c'est des mesures très très concrètes qui vont permettre d'aider les familles à avoir les enfants qu'elles souhaitent avoir le problème ce n'est pas une intention des familles c'est qu'il faut que nous l'État les collectivités on soit à la hauteur pour donner aux parents les moyens de s'occuper de leurs enfants et donc de les avoir et d'avoir envie d'en faire voilà ma réponse il y a aussi une mesure très concrète qui va être mise en place à partir du 1er janvier 2026 c'est le gouvernement qui l'a annoncé c'est le congé de naissance c'est un congé supplémentaire après le congé maternité le congé paternité et qui sera mieux rémunéré que l'actuel congé parental c'est suffisant ce congé de naissance ?

ce n'est pas suffisant parce que c'est beaucoup plus structurel que ça les parents vous voyez mon exemple de structure s'il suffisait de donner des congés il faut aller plus loin que ça il faut par exemple prévoir des places de crèche c'est beaucoup plus lourd à faire on a des déficits les logements il faut mettre des logements à disposition les parents ont besoin de ces logements on est en déficit de logements on est en déficit de places de crèche et un longtemps on a parlé de la différence entre l'Allemagne et la France l'Allemagne ne s'était pas préoccupée des crèches il y a eu une chute totale de naissance en Allemagne bien avant que ça nous frappe nous nous on était en avance de ce point de vue là je pense qu'il faut poursuivre dans ce sens il faut avoir une véritable politique structurelle qui permette aux parents d'avoir les enfants qu'ils souhaitent avoir Merci beaucoup Franck Charvet pour votre intervention je rappelle que vous êtes responsable de la rédaction de la montagne dans le Puy-de-Dôme et d'ailleurs on va regarder la une de la montagne aujourd'hui sur ces chiffres du recensement INSEE avec ce titre qui perd gagne des habitants et cette information le Puy-de-Dôme gagne 10 000 habitants sur ces six dernières années donc il y a quand même des bonnes nouvelles Oui à Melun on est passé de 41 000 habitants maintenant à 5 000 de plus et 10 000 de plus dans 10 ans Tout n'est pas désespéré sur cette question démographique Exactement Merci beaucoup Louis Vogel d'avoir été le sénateur du jour pour cette dernière émission Bonjour chez vous de l'année Merci beaucoup Stéphane Duguay on vous retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse des territoires

30:17
Alexandre Aubry

Oui on parlera notamment de la colère

30:18
Présentateur

à la une de beaucoup de quotidiens régionaux ce matin Allez place à l'entretien c'est Manon Aubry qui nous rejoint Et c'est l'heure de l'entretien aujourd'hui je reçois Manon Aubry hors députée de la France Insoumise et coprésidente du groupe La Gauche au Parlement européen Bonjour Manon Aubry Bonjour Beaucoup de sujets européens à traiter Aujourd'hui on va commencer par la guerre en Ukraine avec l'annonce par les instances européennes d'un prêt de 90 milliards d'euros pour aider l'Ukraine dans sa guerre face à l'agression russe sur les deux prochaines années Est-ce que la France Insoumise soutient cette nouvelle aide à l'Ukraine ?

Vous savez on a toujours soutenu toutes les aides à l'Ukraine qui ont été votées au Parlement ces dernières années On avait émis des doutes quant à certaines contreparties qui avaient été demandées à l'Ukraine en échange de prêts dans le passé notamment de réformes économiques libérales je pense que vu la situation de l'Ukraine en pleine guerre c'est un petit peu difficile de leur demander un certain nombre de réformes économiques pour le reste aider l'Ukraine c'est nécessaire, indispensable mais ce ne sera pas suffisant pour mettre un terme à cette guerre et j'alerte sur le fait que l'Union Européenne est en train de disparaître de l'histoire puisqu'on voit que toutes les initiatives diplomatiques jusqu'à présent pour tenter de trouver une issue à cette guerre et un accord de paix toutes ces tentatives ont été menées par les Etats-Unis de Donald Trump et tout le monde a compris qu'on ne pouvait pas attendre de Donald Trump qu'il fasse la paix et en tout cas pas dans des conditions acceptables pour l'Union Européenne On va parler de ces négociations de paix mais d'abord une question sur ce financement de l'Ukraine est-ce que la meilleure option ce n'était pas l'utilisation de l'argent russe qui est gelé notamment en Belgique ?

C'est tentant et ça a bloqué ?

C'est tentant et je ne vais pas défendre ici l'argent des oligarques russes par ailleurs je suis en faveur d'étendre le seuil à travers lequel les oligarques russes les avoirs sont saisis notamment pour baisser le seuil à 10 millions d'euros ce qui permettra d'ajouter 20 000 oligarques russes dans le scope comme on dirait en mauvais anglais pour le reste sur le gel c'est une chose sur l'utilisation des avoirs ça pose un certain nombre de difficultés en droit international le Canada avait déjà essayé de saisir les avoirs vous exposer à des répliques de la part de la Russie et de Vladimir Poutine qui ferait entrer en guerre directe en confrontation directe l'Union Européenne avec la Russie d'ailleurs Emmanuel Macron y était opposé pour toutes ces raisons à l'utilisation directe des avoirs russes les Belges y étaient opposés là on parlait d'un prêt qui ensuite serait remboursé au final par la Russie vous avez plusieurs manières d'utiliser ces avoirs russes vous avez l'utilisation des intérêts des avoirs qui sont placés les avoirs ils sont placés à la banque et donc ils génèrent des intérêts chaque année et ça c'est déjà utilisé nous l'avons soutenu à la France Insoumise en aide directe à l'Ukraine vous avez l'étape d'après c'est l'utilisation directe des avoirs ce qui revient davantage qu'à une confiscation permanente et donc là qui est contraire au droit international et qui inquiétait singulièrement les Belges puisque c'est eux qui s'exposaient à une réplique directe de la part des Russes puisque ces avoirs sont saisis en Belgique et là forcément ça pose un certain nombre de difficultés même si c'est tentant sur le fond qu'ils le rendent impossible en pratique sur ces négociations de paix Emmanuel Macron a dit cette nuit qu'il fallait que les Européens reparlent à Vladimir Poutine il a raison ?

oui il a raison alors que Vladimir Poutine continue de bombarder l'Ukraine mais vous savez dans une guerre vous faites rarement la paix avec vos amis et donc évidemment Vladimir Poutine n'est pas l'ami ni de l'Union Européenne ni de la France pour autant si vous voulez qu'il y ait un accord de paix qui soit à négocier il faut remettre les différents protagonistes autour de la table évidemment c'est pas à nous de décider à la place des Ukrainiens quelles sont les conditions acceptables pour faire la paix par contre il revient à l'Union Européenne zone voisine de l'Ukraine de faciliter ces accords de paix et le fait est que c'est uniquement Vladimir Poutine et de l'autre côté Donald Trump qui l'ont fait jusqu'à présent et évidemment Donald Trump on a bien compris tout ce qui l'intéresse c'est l'accès aux minéraux en Ukraine et absolument pas la sécurité des Européens raison pour laquelle l'Union Européenne doit prendre des initiatives diplomatiques chose qu'elle s'est refusée à faire jusqu'à présent à la fois Vladimir Poutine et Donald Trump on a l'impression qu'il mette de côté volontairement les Européens de l'exécution et c'est tout le problème et vous avez raison et c'est tout le problème et c'est pour ça que l'Union Européenne ne peut plus être à la remorque des Etats-Unis de Donald Trump et moi j'ai quand même le sentiment que l'Union Européenne est en train de disparaître de l'histoire parce que que ce soit sur l'accord de paix qui n'a pas été respecté à Gaza que ce soit sur la perspective d'un accord de paix en Ukraine que ce soit en matière commerciale c'est Donald Trump qui est en train de dicter sa loi aux Etats-Unis à l'Union Européenne et donc moi en tant que Française et en tant qu'Européenne je ne peux pas accepter que ce soit Donald Trump qui décide à notre place L'un des enjeux de cette négociation de paix ce sont les garanties de sécurité à l'avenir pour l'Ukraine est-ce que l'une des garanties fiables ce serait l'entrée rapide de l'Ukraine dans l'Union Européenne ?

Je pense que la meilleure garantie de paix et de sécurité durable pour l'Ukraine c'est l'implication des Nations Unies c'est historiquement le cadre légitime pour intervenir en matière de droit international et moi je l'ai toujours dit je suis favorable à ce qu'il y ait une force de maintien de paix sous l'égide des Nations Unies à laquelle peut contribuer la France peuvent contribuer les Etats européens mais je pense que ce sera la meilleure façon de garantir dans la durée Vous croyez vraiment à l'efficacité des Nations Unies pour régler des conflits dans le monde aujourd'hui ?

Je pense que ça reste le cadre qui est le plus légitime est-ce qu'il est parfait la réponse est non mais est-ce que vous avez un autre cadre légitime en matière de droit international aujourd'hui ? Je ne crois pas Et sur l'adhésion de l'Ukraine à l'Union Européenne est-ce qu'il faut la réaliser très vite ? Sur l'adhésion de l'Ukraine à l'Union Européenne je l'ai dit comme sur tous les autres Etats qui sont candidats on n'y est pas hostile sur le principe d'avoir de nouveaux Etats qui adhèrent mais pas dans les conditions actuelles donc en l'Etat c'est non Pourquoi ?

Parce que ça reviendra à créer une concurrence déloyale on parle beaucoup de colère agricole en ce moment l'Ukraine produit par exemple de la volaille du poulet 4 fois moins cher qu'en France et en Europe donc évidemment ça créera de la concurrence déloyale illégitime pour nos producteurs et nos agriculteurs européens donc on ne peut pas accepter une adhésion de l'Ukraine dans ces conditions qui reviendraient à mettre en danger notre agriculture européenne Justement on va parler de la colère agricole et notamment contre l'accord de libre-échange avec le Mercosur la commission européenne qui a annoncé hier un report de 3 semaines au mois de janvier de la signature de cet accord de libre-échange c'était ce que demandait le président français Emmanuel Macron c'est une victoire pour la France ?

C'est une énorme opération d'enfumage et je vous le dis parce que je suis profondément en colère et que je crois qu'on ne peut pas tomber dans ce piège grossier qui est en train d'être tendu je sais que c'est bientôt Noël et on a tous envie de croire aux belles fables et aux beaux contes de Noël sauf que en décembre comme en janvier cet accord il ne va pas bouger d'une seule virgule je peux vous le dire parce que je suis la seule française qui participe aux négociations au Parlement européen sur cet accord de libre-échange avec le Mercosur et tout est déjà finalisé le contenu de l'accord mais aussi le contenu des clauses de sauvegarde pour aller dans le détail de ces clauses de sauvegarde il faudra une variation des prix de 8% et une variation des volumes de 8% à la seule initiative de la Commission européenne prouver une causalité avec l'accord de libre-échange avec le Mercosur bref je vous le dis d'emblée elles n'ont aucune chance d'être activées et quand bien même elles seraient activées elles ne prévoient pas une suspension des importations en provenance du Brésil et d'Argentine du coup vous les avez votées ces mesures de protection de l'agriculture mardi au Parlement européen ces mesures de sauvegarde moi j'ai voté contre et d'ailleurs j'ai été le seul groupe à voter contre parce que nous ne sommes précisément pas dupes de cette opération d'enfumage voter ces clauses de sauvegarde ça revenait à donner quitus derrière pour cet accord de libre-échange et je préside aussi au Parlement européen le seul groupe qui n'a jamais donné aucune voix à aucun accord de libre-échange et en janvier ce sera exactement la même chose mais je veux vous dire s'ils reculent s'ils font semblant de reculer c'est bien parce qu'ils sont fébriles qu'ils ont peur de cette mobilisation agricole et donc si nous avons arraché le report nous pouvons arracher si la mobilisation agricole continue l'annulation pure et simple de cet accord il n'y a pas d'autre solution que cette annulation pure et simple mais si on trouve des mesures réelles de protection pour les agriculteurs cet accord de libre-échange il peut être bénéfique à notre économie aux exportations à l'industrie notamment dans la guerre commerciale qu'on connaît actuellement entre les Etats-Unis et la Chine non parce que cet accord de libre-échange c'est l'importation de centaines de milliers de tonnes de bœuf de volaille de soja de maïs qui de fait poseront une concurrence déloyale avec l'agriculture européenne sans compter le danger sanitaire que cela représente vous avez un tiers des pesticides qui sont autorisés au Brésil et qui sont interdits dans l'Union Européenne et l'objectif même de cet accord de libre-échange c'est écrit noir sur blanc je veux bien envoyer une paire de lunettes à Emmanuel Macron s'il n'a pas bien lu l'accord parce qu'il est écrit noir sur blanc qu'il y aura une baisse des contrôles c'est l'objectif même d'un accord de libre-échange de reposer sur le système de contrôle du Brésil et d'Argentine et j'ai visité le port de Santos qui est le plus grand port d'Amérique latine qui se situe au Brésil vous avez 34 inspecteurs pour 20 000 camions par jour qui pensent sérieusement qu'on ne va pas faire venir des denrées agricoles qui vont nous empoisonner il y a la question des contrôles qui est aussi très importante dans ce débat vous espérez aussi que la Cour de justice de l'Union Européenne s'empare du dossier ça pourrait retarder de plusieurs années cet accord c'est possible ?

c'est une des prochaines étapes nous avons déposé au Parlement Européen j'ai initié une coalition de 145 députés issus de 5 groupes politiques différents donc vous voyez que la bataille elle est très large au Parlement Européen une résolution demandant l'avis de la Cour de justice de l'Union Européenne cette résolution sera votée au mois de janvier si elle est adoptée il y a de bonnes chances qu'elle soit adoptée alors ce sera ce qu'on appelle suspensif ça suspendra l'application et la procédure d'adoption de cet accord et la Cour de justice devra rendre son avis sur la compatibilité de cet accord avec le Mercosur avec un certain nombre de principes européens et notamment le principe de précaution et pourra juger cet accord illégal la Cour devra statuer aussi sur le contournement des parlements nationaux je suis ici sur Public Sénat comment se fait-il que pour la première fois cet accord de libre-échange sera adopté sans la validation du Sénat et de l'Assemblée nationale comme c'est normalement la règle et je termine par dire que à l'Assemblée nationale il y a eu un vote pas plus d'un mois à l'unanimité contre cet accord de libre-échange à l'initiative de la France insulise donc la moindre des choses c'est que ce vote soit respecté Parlons de cette colère agricole notamment en France qui est cristallisée également par l'épidémie de dermatose nodulaire et la stratégie sanitaire actuelle avec beaucoup de blocages beaucoup d'actions des agriculteurs et ce vendredi matin on apprend que des agriculteurs sont mobilisés devant la maison d'Emmanuel Macron et de Brigitte Macron au Touquet est-ce que vous soutenez ce type d'action contre le domicile du chef de l'État ?

Écoutez je ne crois pas qu'il y ait de violence au domicile du chef de l'État ce que je comprends d'abord ce que je comprends d'abord et avant tout c'est une colère immense immense de l'impréparation totale je veux dire dès le mois de juillet ma collègue Mathilde Panot présidente de groupe à l'Assemblée Nationale a envoyé un courrier au ministère de l'Agriculture certes ça change beaucoup de ministres de l'Agriculture en ce moment pour prévenir de cette maladie des impacts de la nécessité de se préparer et notamment d'avoir les doses de vaccins nécessaires parce que c'est ça l'enjeu la raison pour laquelle aujourd'hui on est incapable de faire face à cette maladie c'est parce que nous n'avons pas les doses de vaccins et ils procèdent à un abattage systématique non discriminé d'où sur un troupeau de 87 vaches il y a une seule vache qui était malade on a abattu tout le troupeau de manière indiscriminée alors que l'agence de santé européenne et vétérinaire ils sont très clairs ils disent que si on a un abattage ciblé et des vaccins nous n'avons pas besoin de procéder à l'abattage systématique comme c'est le cas en France donc oui la politique qui a été menée en plus de la perte de souveraineté sur la production des vaccins puisque je le rappelle ces vaccins sont produits en Afrique du Sud aujourd'hui nous payons cette impréparation et donc la colère des agriculteurs est tout à fait légitime donc Emmanuel Macron a une responsabilité dans la situation et que des agriculteurs soient devant son domicile au tout cas c'est justifié bien sûr qu'Emmanuel Macron a une responsabilité je veux dire il est président de la République et la colère des agriculteurs elle n'est pas nouvelle la dermatose nodulaire vient s'ajouter à la goutte d'eau de l'accord de libre-échange avec le Mercosur qui vient s'ajouter à l'abandon des agriculteurs ces 20 dernières années à qui on a rajouté une concurrence déloyale qui vient des quatre coins du monde entier et sur l'accord de libre-échange avec le Mercosur comme sur la gestion de la dermatose vous pouvez faire un enrombage glacé d'un gâteau si à l'intérieur il n'est pas comestible et il vous empoisonne le résultat sera absolument le même donc personne n'est dupe à la fois sur la gestion de la politique commerciale et sur la gestion de la politique sanitaire et donc oui le président de la République a une responsabilité là-dedans Un mot sur le budget Emmanuel Aubry car c'est aujourd'hui une journée cruciale pour l'éventuelle adoption du budget au Parlement en France avec une commission mixte paritaire négociation entre 7 députés et 7 sénateurs pour trouver une version commune de ce projet de loi de finances est-ce que l'intérêt du pays aujourd'hui c'est d'avoir un budget un accord en tout cas sur ce budget avec des mesures de compromis entre la gauche et le bloc central pour donner un budget à la fin au pays L'intérêt du pays commande qu'on ne mette pas les françaises et les français à contribution de manière injuste avec un gel du barème de l'impôt sur le revenu avec une cotisation supplémentaire sur les mutuelles d'un milliard d'euros avec une baisse des remboursements pour les affections de longue durée notamment pour les diabétiques je peux vous faire une liste assez longue des horreurs dans le budget comme c'était le cas dans le budget de la sécurité sociale et donc nous nous restons profondément opposés à un budget qui est injuste qui refuse d'aller chercher l'argent là où il est du côté des plus riches avec une véritable taxe Zuckman sur les milliardaires avec un rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune et malheureusement le gouvernement minoritaire dans le pays minoritaire à l'Assemblée nationale a fait un choix tout autre celui de faire des petites taxes du quotidien vous savez une taxe sur les timbres fiscaux une taxe sur les vapoteuses plutôt que de mettre à contribution celles et ceux qui ont plus dans ce pays donc en toute logique je ne vois pas comment ce budget ne sera pas rejeté il y aura en toute vraisemblance une loi spéciale la semaine prochaine une loi spéciale ça a aussi un coût pour le pays on parle de 10 milliards d'euros ça reforte le débat qui permettra au budget au final c'est le contribuable qui paye mais vous voulez non le contribuable va payer si ce budget est adopté parce que la vérité c'est que ce budget prévoit des dizaines de milliards d'économies sur le dos des françaises et des français qui nous regardent ce sont toutes ces petites taxes au quotidien je veux dire les auto-entrepreneurs j'indiquais les vapoteuses le gel d'impôt sur le revenu le gel des retraites tout est mis à contribution faute de pouvoir mettre à contribution les plus riches et les grandes entreprises dans notre pays donc c'est ce budget qui est profondément injuste et si le gouvernement veut conclure ce budget nous avons fait des propositions et d'ailleurs l'an dernier lors de l'exercice budgétaire en première lecture nous avions voté en faveur du budget parce qu'il avait été transformé d'une manière beaucoup plus redistributrice le gouvernement c'est ce qu'il lui reste à faire s'il veut que ce budget soit adopté nous avons fait des propositions malheureusement il le refuse il s'entête parce qu'il ne veut pas mettre à contribution manifestement ses amis les plus riches on reste à l'Assemblée nationale Manon Aubry puisque cette semaine une commission d'enquête parlementaire voulue notamment par Laurent Wauquiez sur les liens entre les partis politiques et les réseaux islamistes et bien la conclusion de cette commission d'enquête parlementaire c'est que la France insoumise cultive des proximités avec des individus propageant l'idéologie islamiste est-ce que vous niez toute proximité avec ce type d'individus ?

c'est dommage de faire une commission d'enquête et de ne pas écouter ceux qui viennent témoigner à cette commission d'enquête il y avait notamment dans le cadre de cette commission d'enquête je vous invite à aller regarder le préfet de la préfecture de police et des services de renseignement parisien qui disait que l'ultra gauche était totalement absente lors des émeutes et des violences urbaines on ne la voit pas non plus quand il est question d'islamisme radical en revanche une certaine frange de l'ultra droite négationniste se rapproche par antisémisme pur de certains islamistes vous voyez cette commission d'enquête elle a fait largement pchit Laurent Wauquiez voulait dégommer la France insoumise je crois qu'il s'est fait largement dégommer Jean-Luc Mélenchon a eu l'occasion de s'exprimer longuement d'ailleurs je note qu'il voulait convoquer Jean-Luc Mélenchon il est venu je crois une heure et demie d'audition il ne le tient pas du tout compte il ne le cite pas d'ailleurs des extraits de son audition par contre lui abondamment cité bon tout ça est ridicule je crois que cette commission d'enquête a démontré dès le début qu'elle n'était absolument pas crédible et le résultat n'est pas surprenant et au-delà de la France insoumise est-ce qu'aujourd'hui dans notre pays il y a selon vous un danger d'antrisme islamiste ?

alors en réalité si on veut voir les liens entre certaines mouvances politiques et l'islamisme radical on peut penser à l'implication du rassemblement national dans certains attentats terroristes par exemple celui qui a armé à Mehdi Koulibaly le terroriste de l'hyper-cachère on se souvient tous de cet attentat là celui qui l'a armé était membre du service d'ordre du rassemblement national je peux vous prendre cet exemple parmi d'autres exemples il y a des liens comme l'indiquait d'ailleurs le directeur des renseignements de la préfecture de police qui a indiqué précisément que par antisémitisme pur le rassemblement national et l'extrême droite peut avoir des liens avec des islamistes ça a été attesté par un certain nombre d'attentats terroristes malheureusement et si la commission d'enquête était intense ou un peu sérieuse elle aurait tiré toutes les conclusions des éléments qui ont été avancés dans cette même commission d'enquête donc selon vous c'est le rassemblement national qui est lié à l'antisémitisme et donc à l'islamisme alors à l'antisémitisme l'histoire du rassemblement national parle par lui-même ils sont les héritiers des Waffen SS dont je ne vais pas dresser le portrait ici et qui s'est construit sur un antisémitisme qui parle du rassemblement national aujourd'hui le rassemblement national a une histoire et puis je peux vous parler du rassemblement national d'aujourd'hui je vous rappelle que parmi leurs candidats aux élections législatives il y avait une candidate qui portait une casquette avec des enseignes des enseignes des Waffen SS et on parle de 2024 je ne vous parle pas de 1960 donc oui le rassemblement national se construit aujourd'hui encore sur un antisémitisme qui peut les amener à rejoindre par certains égards la mouvance de l'islamisme radical oui on finit par les élections municipales avec là encore une information cette semaine l'union de la gauche apparaît entre les socialistes les écologistes et les communistes dès le premier tour du coup on se pose la question à quoi sert une candidature de la France insoumise et de Sofia Chikero à Paris si ce n'est pour affaiblir cette liste d'union de la gauche scoop à votre antenne des adjoints au maire se mettent d'accord entre eux pour mener une campagne commune vous l'avez bien compris qu'il n'y a pas là de grosses surprises ils gouvernaient déjà la ville ensemble ils proposent de gouverner ensemble la ville à l'avenir bon ils ont évidemment absolument le droit de le faire mais pour le reste je pense qu'il est légitime d'avoir une candidature insoumise pour porter un certain nombre de propositions radicales dans le débat d'avoir des cantines bio et gratuites d'avoir une priorité donnée aux familles monoparentales dans l'accès aux services de la ville d'avoir des services de santé municipaux parce qu'on a tous expérimenté y compris à Paris la difficulté pour avoir rendez-vous chez certains spécialistes je pense que ces propositions méritent d'exister dans le débat et qu'elles méritent d'être proposées par la candidature de Sophia Chikiru pour mettre comme l'une des priorités principales notamment aussi la question du logement bref le débat pour les élections municipales va vivre et je pense que c'est important qu'il puisse y avoir une candidature insoumise et ce d'autant plus qu'ils ont indiqué très clairement qu'au premier comme au second tour ils ne souhaitaient pas d'alliance avec la France insoumise mais finalement dans la stratégie globale de la France insoumise au municipal est-ce que le but ce n'est pas tout simplement de diviser la gauche et d'affaiblir les socialistes qui dirigent certaines villes nous l'avons dit très clairement si nous arrivons en tête aux élections municipales au premier tour dans toutes les villes où nous arrivons en tête il y en aura un certain nombre nous proposerons une fusion de second tour et une alliance de second tour pour l'emporter notamment contre la droite et l'extrême droite avec des socialistes si nous arrivons en tête bien sûr que nous le ferons et j'observe que le parti socialiste n'a pas la même clarté donc j'en tire la conclusion simple et évidente ceux aujourd'hui qui proposent l'unité la plus large pour les élections municipales et si vous voulez l'avoir la garantie au second tour d'alliance de la gauche vous avez intérêt à porter la candidature insoumise au premier tour puisque ce sera la meilleure garantie d'avoir une union au second tour et surtout d'avoir des propositions radicales qui changent la vie des gens parce qu'au-delà de la politique et des alliances politiques la question c'est pourquoi faire c'est la fin de cet entretien merci beaucoup merci à vous Manon Aubry d'avoir été notre invité politique aujourd'hui tiens d'ailleurs tenez d'ailleurs on reste à Paris on va parler de culture avec un reportage pour vous faire découvrir un spectacle à l'approche des fêtes de fin d'année à la dernière création du metteur en scène québécois Robert Lepage un mélange impressionnant de cirque et de catch un spectacle qui est à retrouver pour la première fois en France jusqu'au 31 décembre sous le grand chapiteau de la Villette à Paris notre journaliste Gaëlle Fonseca a pu assister à la première une entrée fracassante de deux lutteurs et la cloche de ring retentit on pourrait croire à un match de catch classique gare aux habitués le cirque entre aussi voire surtout en scène dans cette disposition théâtrale à l'italienne les catcheurs l'arbitre les commentateurs ou même l'homme de ménage ils combattent tous autant qu'ils sont contorsionnistes funambules ou jongleurs alors en sortie de salle les surprises sont nombreux il n'y avait pas plein de choses diversifiées donc c'était super cool et du coup on ne s'ennuyait pas parce que ça changeait tout le temps

54:42
Alexandre Aubry

j'ai beaucoup aimé bien aimé la variété et mention spéciale au diabolo et au fil souple qui était assez fabuleux

54:49
Présentateur

on a déjà rencontré des spectacles de Robert Lepage c'est un univers complètement différent mais c'est très drôle il a bien aimé s'amuser après ça s'amuser mais aussi beaucoup travailler sur cette mise en scène québécoise millimétrée cette oeuvre transforme des matchs d'habituellement 20 minutes en dessinettes de 6 où les artistes basculent d'un personnage à l'autre et forcent les acrobates à ne pas retomber sur leurs pattes

55:12
Locuteur non identifié

même si les choses ont l'air improvisées ou ils ont l'air de se battre évidemment tout ça c'est placé pour que personne ne se fasse mal on arrive à trouver des excuses des façons de faire d'introduire le cirque comme moi le diabolo est une arme qui me permet de tricher

55:26
Présentateur

outre la vingtaine de personnages stéréotypés la retransmission sur écran géant et les effets spéciaux pour endiabler le public le spectacle commence avant même de monter en tribune au moment de la participation du public où vraiment ils étaient avec nous ils voulaient un vainqueur ils voulaient vraiment qu'on se batte ils étaient hyper contents aussitôt qu'il y avait une chute ils étaient très demandants puis c'était vraiment excitant pour nous

55:48
Locuteur non identifié

la lutte ça marche vraiment avec le public donc le public peut contrairement au théâtre habituel il peut se lever debout il peut crier il peut chahuter il peut applaudir pour son préféré

55:57
Présentateur

en espérant que votre préféré ne soit pas celui qui sera KO voilà pour ce reportage de Gaël Fonseca on continue à suivre l'actualité dans nos régions et on va aller dans le nord de la France direction la ville de Bayeul et on va être précisément avec Valentin Belval maire de la commune d'Asbrouc et président de la communauté d'agglomération cœur de Flandre bonjour Valentin Belval bonjour merci de me recevoir on vient vous voir pour parler du projet de cité de la bière qui est lancé notamment par votre communauté d'agglomération cœur de Flandre en quoi ça consiste ?

alors pour être tout à fait précis l'initiative à l'origine elle a été lancée par le conseil régional des Hauts-de-France et le territoire à l'époque avait répondu à une consultation pour accueillir cette future cité pour ceux qui ont déjà visité la cité du vin à Bordeaux ou la cité de la gastronomie à Dijon et bien c'est le même type d'équipement qu'on souhaite reproduire avec la création donc d'une future cité

57:02
Alexandre Aubry

dédiée à l'histoire de la filière Brassicol sur notre territoire en Flandre qui a toujours été une terre d'accueil de cette filière agricole

57:11
Présentateur

extrêmement puissante et extrêmement implantée sur le territoire avec cette idée d'une véritable immersion dans ce savoir-faire Brassicol oui c'est ça en fait on a sélectionné l'équipe de maîtrise d'oeuvre de ce projet il y a quelques jours et donc on invitera les futurs visiteurs de cette cité de la bière à pénétrer à l'intérieur d'une cité muséale de plus de 3000 mètres carrés qui sera entièrement dédiée à l'immersion à l'intérieur de la fabrication de la bière de l'histoire de la filière Brassicol et puis évidemment une visite qui se terminera avec une dégustation ça coule de source en tout cas vraiment un vrai temple dédié à l'histoire de cette filière et à la beauté aussi de ce savoir-faire Alors c'est aussi on peut raconter l'histoire c'est la reconversion d'un site industriel dans ce territoire du nord Oui c'était une attente très forte de la région d'implanter cette future cité de la bière sur un site industriel historique en cœur de ville et on avait ce site qui rassemblait l'ensemble de ses qualités et qui répondait à ses critères c'était une ancienne

58:19
Alexandre Aubry

usine textile au plein cœur de la ville de Bayeul qui est située entre Lille et Dunkerque

58:24
Présentateur

juste à côté d'Asbrouc Bayeul qui est une ville typique de la Flandre avec ses briques rouges cette huile rouge et cette cité sera située à quelques mètres du beffroi de la ville de Bayeul classée au patrimoine mondial de l'UNESCO donc l'architecte qui a été choisi a proposé vraiment un projet qui respecte le patrimoine flamand et donc pour tous les visiteurs qui viendront de France entière et bien on aura aussi une immersion dans ce qu'est le patrimoine flamand l'architecture flamande c'est vraiment ça qu'on a souhaité mettre au cœur de ce projet et puis pour conclure sur ce projet de cité de la bière comment se porte aujourd'hui la filière brassicole dans le nord et puis dans ce territoire de la Flandre alors la Flandre a une histoire particulière avec la filière brassicole puisqu'on brasse de la bière depuis plus de neuf siècles en Flandre c'est une filière qui a connu une grave crise dans les années 90 et qui a été menacée clairement de disparaître quelques grandes brasseries avaient survécu à l'époque et puis le seul endroit de la région des Hauts-de-France où on continuait à cultiver du houblon c'était en Flandre intérieur depuis la filière se porte mieux et un peu

59:30
Alexandre Aubry

comme partout en France on a vu renaître des brasseries des nouveaux projets qui ont été portés par de jeunes porteurs de projets et donc on a plus de 200 brasseries dans la région des Hauts-de-France aujourd'hui avec une fédération des brasseurs qui est extrêmement dynamique et tout ça est extrêmement bien porté

59:45
Présentateur

par la région des Hauts-de-France et par le département du Nord et donc cette cité

59:50
Alexandre Aubry

arrive à point nommé pour cette filière qui est en plein redéveloppement en pleine croissance et ce sera aussi le but de ce projet ce sera d'accompagner les nouveaux porteurs de projets qui voudront se lancer ce sera aussi un laboratoire pour tous ces jeunes qui veulent aujourd'hui créer autour de cette filière

1:00:08
Présentateur

extrêmement innovante et dynamique qui est la filière brasserie Merci beaucoup Valentin Belleval président de la communauté d'agglomération de Coeur de Flandre merci de nous avoir présenté ce projet de la cité de la bière la bière de la Flandre qui est bien sûr à consommer avec modération c'était toujours bon de le rappeler merci à vous Allez on continue avec la revue de presse des territoires qui a été concoctée ce matin par Stéphane Duguay et Stéphane on commence cette revue de presse bien sûr avec la crise agricole qui occupe la une de beaucoup de journaux de la presse régionale

1:00:36
Alexandre Aubry

Oui Alex parce que la colère des agriculteurs elle ne faiblit pas elle s'étend même jusqu'à Bruxelles contre le traité de libre-échange avec le Mercosur vous voyez cette une du courrier Picard les syndicats font bloc contre le Mercosur mais vous voyez surtout celle de la presse de la Manche nos agriculteurs sont sur tous les fronts et celle de la dépêche des tracteurs sur la route des vacances ces agriculteurs ce sont Luc Chardine ou Étienne Cousin tous les deux producteurs de lait dans la Manche aussi responsables des jeunes agriculteurs dans le département ils sont allés à Bruxelles rejoindre les 11 000 manifestants et les 1500 tracteurs qui étaient devant le Parlement européen c'était impressionnant raconte-t-il dans la presse de la Manche la mobilisation d'hier leur donne un peu de répit la signature du Mercosur n'aura finalement pas lieu demain au Brésil à l'air portée au mois de janvier le temps de tenter de rassurer la France et l'Italie qui demandent des garanties supplémentaires sur les normes de production des pays d'Amérique du Sud ou encore des garanties de prix ce n'est pas une grande annonce pour l'instant rien n'est suffisant balai Sébastien Delafosse un responsable de syndicats agricoles dans la presse de la Manche ce matin et en France les blocages se poursuivent oui et les agriculteurs continuent de protester contre la gestion de la dermatose nodulaire aussi même si la vaccination progresse 400 000 doses ont été livrées hier à Toulouse pour les éleveurs du Sud-Ouest nous raconte la dépêche ce matin la dépêche nuit-midi qui met à sa une les blocages des agriculteurs qui auront peut-être des conséquences pour Noël autoroute bloquée mais aussi des routes secondaires comme le barrage au rond-point dèche sur la route des stations de ski ce qui suscite la colère du président du département à lire dans la dépêche ce matin et pas dans le courrier Picard comme vous le voyez

1:02:13
Présentateur

la lutte contre le trafic de drogue on en parle dans la Provence et dans Corse Matin

1:02:17
Alexandre Aubry

oui Corse Matin qui s'inspire de Victor Hugo pour sa une à l'heure où blanchit la campagne pour nous parler du trafic de drogue qui se développe dans les villages de Lille il ne faut pas se cacher derrière notre petit doigt les dealers nous les avons autour de nous témoigne le maire de Belgodère Lionel Mortigny dans les colonnes du quotidien la cocaïne circule en Corse comme le racontent de nombreux maires donc mais on continue à se taire c'est dommageable ajoute Ange Santini le maire de Calvi alors témoigner c'est une manière de commencer à rompre ce silence comme à Marseille où le conseil municipal a voté hier une aide exceptionnelle à l'association Conscience celle de Médic et Sassi engagée pour aider les familles de victimes du trafic de drogue et dont le frère a été tué le 13 novembre une aide votée en présence de Médic et Sassi lui-même au conseil municipal qui a déclaré que Marseille a été debout et va continuer à être debout dans cette guerre

1:03:09
Présentateur

direction Bordeaux et l'heure est à l'union aux élections municipales entre deux anciens ministres

1:03:15
Alexandre Aubry

oui alliance entre le député Renaissance Thomas Cazenave et la sénatrice du parti radical Nathalie Delattre annoncée dans Sud-Ouest ce matin dans une interview tous les deux voulaient prendre la mairie aux écologistes et bien ils tenteront de le faire rassembler une union qui a tardé à se concrétiser mais l'union trop tard c'est trop tard l'union trop tôt ça aurait peut-être été mal préparé voilà ce que dit Nathalie Delattre ce matin dans Sud-Ouest qui fera donc campagne pour la liste menée par Thomas Cazenave aux élections de mars prochain

1:03:41
Présentateur

et on finit par des informations qu'il sera toujours bon de ressortir durant les repas de Noël ah oui cette question

1:03:46
Alexandre Aubry

qui perd qui gagne des habitants l'INSEE a publié hier les chiffres les plus actualisés du recensement chez vous Alex les bretons sont toujours plus voilà ce que nous dit le télégramme ce matin entre 2017 et 2023 la région a connu une augmentation de 0,6% en moyenne chaque année vous voyez en haut 3 449 370 habitants en Bretagne en 2023 plus forte augmentation pour l'île et vilaine avec beaucoup plus d'habitants à Rennes et la plus forte diminution en revanche c'est pour la petite ville de Dieno dans le Finistère je l'ai fait avec la Bretagne Alex mais bonjour ça vaut aussi pour toutes les régions quelques exemples avec d'autres une de Paris-Normandie le Havre Paris-Normandie qui perd des habitants qui en gagne ou celle de l'indépendant vous avez aussi les chiffres qui concernent ceux du puits de Dôme avec la une de la montagne de quoi ouvrir de beaux débats et de faire des devinettes pourquoi pas à vos repas de Noël

1:04:39
Présentateur

Merci beaucoup Stéphane pour cette revue de presse des territoires on va parler dans un instant de la crise agricole du malaise de nos agriculteurs mais on finira aussi par une note positive pour parler de gastronomie et de fierté des Français face à nos bons produits locaux qui seront sur les tables de Noël alors on commence par la crise agricole et par l'accord de libre-échange avec le Mercosur qui cristallise la colère des agriculteurs et qui a été reporté sa signature a été reportée de trois semaines au mois de janvier c'était une annonce hier de la Commission européenne

1:05:09
Invité

C'est une annonce à laquelle les agriculteurs ne s'attendaient pas Le projet d'accord commercial avec le Mercosur a été repoussé de trois semaines au Parlement européen

1:05:20
Présentateur

Nous avions besoin d'un léger report Comme l'a déjà dit mon ami Antonio Costa après 26 ans de négociations un délai de trois semaines me paraît acceptable C'est incroyable que nous soyons sur le point de conclure cet accord commercial si important Emmanuel Macron

1:05:42
Invité

n'a pas tardé à réagir à cette annonce S'il s'est félicité du report de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur il a également demandé à ce que le texte change de nature afin de prendre en compte les avancées réclamées par la filière agricole française Et nous devons continuer le travail qui a été engagé depuis des mois Je l'ai dit ce matin en arrivant nous n'y sommes pas et le texte n'est pas acceptable et c'est ce qui a permis d'obtenir ce report Maintenant nous allons continuer de travailler Les agriculteurs eux aussi ont salué l'annonce d'Ursula von der Leyen Ils se félicitent que leur mobilisation est payée Hier plus de 7000 d'entre eux avaient fait le déplacement à Bruxelles pour exprimer leur colère Il faut se réveiller vite parce que sinon la culture française et même la culture européenne elle va mourir et comme on dit il n'y a pas d'avenir sans paysan On forme les paysages on forme tout et demain s'il n'y a plus d'agriculture il faudra se nourrir on ne sait pas comment On est en réelle détresse déjà

1:06:38
Présentateur

donc on ne peut pas accepter ces trahisons de l'Union européenne qui continuent et qui perdurent et ce n'est plus acceptable

1:06:46
Invité

Pas sûr que le nouveau délai accordé à l'accord suffise à calmer la colère La FNSEA a déjà appelé les agriculteurs à rester mobilisés dans les prochaines semaines

1:06:54
Présentateur

Voilà pour ces explications de Clément Guillauneau sur cet accord du Mercosur qui cristallise la colère des agriculteurs On va parler de cette crise agricole avec mes invités Olivia Détroya Bonjour Bonjour Vous êtes journaliste au Figaro vous êtes spécialiste des questions d'agriculture J'accueille également sur ce plateau Pablo Piovivien Bonjour Bonjour Vous êtes rédacteur en chef de la revue Regards et on a le plaisir d'accueillir Alain Crugère Bonjour Bonjour Vous êtes journaliste vous avez été le producteur et l'animateur de l'émission gastronomique On ne parle pas la bouche pleine sur France Culture avec un angle culturel sur la gastronomie c'était une émission qui a marqué les années 2010 notamment et vous publiez un livre du même nom aux éditions Albain Michel une encyclopédie culturelle de la gourmandise qui reprend votre travail et vos entretiens radiophoniques dans cette émission On ne parle pas la bouche pleine on parlera de gastronomie à la fin de nos échanges mais d'abord le sujet d'actualité c'est bien sûr la crise agricole avec Pablo Piovivien cette quand même information de vendredi matin et les tracteurs des agriculteurs qui vont jusqu'au domicile d'Emmanuel Macron et de Brigitte Macron au tout cas pour mettre la pression sur le président

1:08:06
Alexandre Aubry

Bien sûr parce que la colère est forte la colère gronde et celle des agriculteurs en vérité ne s'est pas arrêtée depuis maintenant au moins une dizaine d'années

1:08:14
Présentateur

à chaque fois ils ont des demandes en fait qui sont très précises là ils se mobilisent en partie contre le Mercosur mais il y a toute une foultitude en fait de paramètres qui font qu'aujourd'hui les agriculteurs sont dans la rue c'est un secteur en fait qui est en crise en fait il faut bien comprendre et en crise pas une crise superficielle où il faudrait juste regarder le caractère aigu de cette crise c'est une crise structurelle aujourd'hui moi j'ai par exemple dans ma famille des éleveurs des éleveurs de vaches donc qui sont particulièrement touchés par la question de la dermatose bovine et bien ces éleveurs ils n'arrivent pas en fait à vivre correctement de leur travail quand bien même ils le font bien et c'est à dire qu'ils doivent travailler non mais juste comme ça je pose les bases au départ ils doivent travailler 7 jours sur 7 ils se lèvent tous les matins à 4h du mat' pour aller traire leurs vaches et ils ne peuvent pas prendre de vacances parce qu'ils n'ont pas les moyens d'embaucher quelqu'un pour aller traire les vaches ce qui est obligatoire tous les jours ils ne peuvent pas embaucher quelqu'un pendant qu'ils partent en vacances et à la fin de leur mois ils ont bon an mal an entre 800 et 1000 euros donc ce n'est pas vivable ce n'est pas acceptable que dans un pays comme la France on ait des éleveurs qui soient aussi sous-payés et qui aient des conditions de travail aussi catastrophiques alors après la question c'est est-ce qu'on a envie quel modèle on a envie d'avoir en France et cette question-là je trouve qu'on ne la pose pas assez c'est-à-dire est-ce qu'on a envie d'un modèle agro-industriel ou est-ce qu'on a envie d'un modèle de petite exploitation et si on a envie d'un modèle de petite exploitation comment est-ce qu'on quelle structure on crée pour que ce modèle puisse exister mais est-ce qu'Emmanuel Macron est le responsable de ces difficultés des agriculteurs depuis des années

1:09:55
Invité

on dirait toujours en tant que chef de l'exécutif d'une situation qui dure depuis des années vous regardez en fait le déclin de l'agriculture qui était très bien évoqué il date d'il y a au moins 20 ans c'est-à-dire qu'il y a une vingtaine d'années on était largement excédentaire en termes de souveraineté alimentaire et d'excédent commercial cette année on va être pour la première fois probablement déficitaire d'un point de vue d'un point de vue agricole là où effectivement Emmanuel Macron est un peu responsable c'est qu'il lui a suscité énormément d'espoir au début de son premier mandat c'était en 2017 il avait lancé les états généraux de l'alimentation souvenez-vous qui étaient à la base des lois EGALIM avec une promesse on va augmenter votre revenu les états généraux de l'alimentation c'était augmenter le revenu agricole je trouve que

1:10:41
Présentateur

et la fameuse loi EGALIM pour essayer

1:10:43
Invité

les lois EGALIM c'est vrai qu'il y en a eu plusieurs essais voire quatre

1:10:46
Présentateur

pour avoir un revenu digne pour les agriculteurs

1:10:47
Invité

exactement il y a eu quand même des avancées dans certaines filières la situation que vous dépeignez sur l'élevage est un peu plus contrastée selon les filières on a eu les céréaliers qui ont eu des très bonnes années ces dernières années sur l'élevage laitier les prix ont plutôt eu tendance à augmenter donc effectivement on a une situation un peu plus contrastée et un choix de modèle à faire pas forcément entre l'agro-industrie ou des petites exploitations je pense que la force de l'agriculture en France c'est d'avoir un modèle qui est encore diversifié c'est-à-dire qu'on a l'image d'une agriculture française qui utilise des pesticides à tout va qui est avec des immenses exploitations c'est pas du tout le cas la taille moyenne d'une exploitation agricole en France c'est 69 hectares c'est la plus petite c'est la plus petite taille moyenne d'exploitation en Europe et évidemment dans le monde ce qu'on veut éviter c'est d'arriver à des extrêmes qu'on peut avoir notamment dans les pays sud-américains ou même aux Etats-Unis avec des giga-fermes qui pour le coup n'est ni le modèle que les français veulent ni celui que veulent les agriculteurs

1:11:47
Présentateur

Alain Creugère il y a une forme de paradoxe car les français sont fiers de leur agriculture de leurs produits locaux mais on s'habitue à avoir des agriculteurs malheureux depuis des années non on s'habitue pas parce que l'un des plus beaux mots de la langue française c'est paysan avec tout ce qui va avec tout ce que ça raconte c'est notre pays c'est ce qui dessine le paysage c'est une richesse culturelle c'est pas un hasard si l'agriculture et la culture sont aussi proches et je crois qu'il faudrait considérer vraiment l'agriculture sous sa forme je dirais la plus la plus noble et pas la plus agro-industrielle il faudrait il faudrait la considérer comme on considère la culture et la défendre comme on défend la culture on a le grand privilège en France de défendre sa culture qui est une de nos richesses d'ailleurs qui produit et des talents et aussi de la richesse et bien il faut considérer que d'abord si on mange pas on meurt on le sait bien donc si on n'a plus d'agriculteurs si on n'a plus de paysans dans ce pays de cocagne absolument merveilleux qu'est la France il faut il faut faire ce qu'il y a à faire et il faut absolument aider ces gens qui ont une vie une des plus dures qui soient je veux dire c'est les derniers vrais ouvriers et ce rapport à la terre est un est un des rapports les plus nobles qui soient et s'il explique que ces difficultés agricoles sont aussi sensibles en France aujourd'hui notamment dans le débat dans le débat européen Pablo Vien sur le Mercosur exactement alors vous avez deux pays qui sont un peu en tête de proue pour s'opposer au Mercosur c'est l'Italie et la France qui aujourd'hui ont décidé à priori Emmanuel Macron a réussi à obtenir le report d'un mois pour pouvoir un peu souffler pour pouvoir éventuellement renégocier quelques lignes de ce traité de libre-échange avec entre l'Union Européenne et quatre pays d'Amérique latine je rebondis en fait sur ce qui vient d'être dit le problème en fait de ce traité de Mercosur comme de beaucoup de traités d'ailleurs de libre-échange c'est qu'il considère les biens en fait qui sont produits et notamment les biens agricoles comme de simples biens il n'y a pas d'exception agriculturelle française comme il y a une exception culturelle parce que vous avez fait la comparaison avec la culture l'exception culturelle française ça veut dire sortir en fait du marché les objets culturels les œuvres d'art l'idée qu'on puisse éventuellement faire la même chose avec les biens agriculturels est une idée qui a germé dans la tête de certains penseurs en fait du secteur qui est un peu complexe puisque il y a énormément il y a une variété en fait de production qui est très importante il y a une nécessité en fait dans l'économie c'est-à-dire que l'agriculture en France mais comme dans beaucoup de pays structure notre économie c'est-à-dire que comme ça a été dit tout à l'heure on mange tous les jours et on en a besoin et la question de la souveraineté alimentaire est une question qui est très importante et donc l'idée que l'on puisse aller se mettre sous le boisseau on va dire d'autres pays qui sont à l'autre bout du monde dont on va dépendre en fait parce qu'on va faire rentrer je prends un exemple le soja on va avoir besoin on a besoin de soja dans notre économie au sens large dans notre alimentation et dans genre plein de choses transformées on va on va acheter le soja dans les pays avec qui on signe le Mercosur mais le problème c'est que le jour où on va dépendre de ces pays-là mais le jour où on décide le jour où ces pays décident de dire bon bah non finalement on ne veut plus vous vendre de soja ou on augmente énormément les prix

1:15:42
Alexandre Aubry

on n'aura pas la souveraineté de dire en fait si on en a besoin en fait on en a besoin pour énormément de choses en France et ça cette idée-là de perdre notre souveraineté par des accords de libre-échange est une idée qui en ce moment

1:15:55
Présentateur

n'a pas tellement le vent en poupe Olivier Détroya ce report de trois semaines de la signature de l'accord de libre-échange qui avait été demandé par Emmanuel Macron est-ce que c'est une victoire pour la France ou est-ce que c'est reculer pour mieux sauter ? Alors c'est

1:16:07
Invité

victoire d'une bataille on va dire pour les agriculteurs mais c'est pas du tout ils n'ont pas du tout gagné la guerre en fait je pense qu'Emmanuel Macron a réussi à se donner un petit peu de temps il avait bien conscience que dans le contexte éruptif de la dermatose aller conclure un accord comme le Mercosur c'était l'assurance d'avoir la FNSEA sur les routes et que la colère agricole qui est pour l'instant en contenu dans le sud-ouest se propage à toute la France pendant les périodes de Noël c'était vraiment l'exécutif surveillait ça comme le lait sur le feu la question c'est qu'est-ce qui va se passer pendant ces trois semaines très honnêtement ça ne changera pas grand chose en fait l'essentiel du Mercosur a été déjà négocié et acté depuis le mois de septembre depuis que la commission a validé l'accord donc on ne peut plus renégocier fondamentalement ce qu'il y a dans cet accord

1:16:50
Présentateur

On ne peut pas améliorer les clauses de sauvegarde On peut mettre des mesures

1:16:53
Invité

on peut essayer d'en négocier de façon périphérique à l'accord mais d'un point de vue juridique sans être trop technique c'est assez faible et c'est pour ça que les agriculteurs ont bien compris que le voter maintenant ou renégocier quelques garde-fous dont le caractère opérationnel est assez discutable il n'y a pas vraiment de changement fondamental et donc pour eux le Mercosur c'est non je n'ai pas souvenir qu'il y ait des accords de cette ampleur qui étaient abandonnés après 25 ans de discussions il finira probablement par être signé au mois de janvier ou au mois de février je pense qu'Emmanuel Macron ce matin a laissé entendre qu'il n'était pas opposé à sa signature définitive donc fondamentalement la bataille du Mercosur elle est perdue aujourd'hui pour les agriculteurs la question c'est de voir d'essayer que ce moment-là soit l'occasion de se rendre compte effectivement de ce sujet la concurrence déloyale qui est du libre-échange c'est assez normal la souveraineté alimentaire ce n'est pas l'autarcie alimentaire c'est la capacité de nourrir sa population la France exporte aussi des produits agricoles on exporte donc c'est une formidable puissance

1:17:59
Présentateur

on ne peut pas être autosuffisant

1:18:05
Invité

surtout les français aiment le cacao le café c'est des choses qu'on ne peut pas produire chez nous donc la capacité de nourrir sa population c'est ça la souveraineté alimentaire ce n'est pas l'autarcie donc je pense que ces traités de libre-échange ils sont importants ils ouvrent des marchés pour nos filières agricoles qui en ont besoin en revanche cette question-là symbolique de nous mettre en concurrence avec des productions qui sont moins disantes d'un point de vue environnemental moins disantes d'un point de vue du bien-être animal c'est fondamental dans la colère qu'on connaît aujourd'hui et c'est la même chose sur la dermatose nodulaire

1:18:41
Présentateur

c'est un symbole fort ce débat autour du Mercossoir Alain Crugère de cette agriculture qui pourrait être victime du business de la mondialisation et du libre-échange c'est-à-dire qu'il y a aussi de l'agriculture c'est des gros et des petits ce qui est sûr c'est que ce qu'il faut défendre aujourd'hui de façon vraiment conséquente c'est ceux qui ont une exigence de qualité ceux qui travaillent sur le bio ceux qui font de l'agroforesterie ceux qui ont un rapport avec la nature qui considèrent qu'ils en font partie qu'il faut la protéger il faut privilégier aussi l'intelligence de la main et c'est vrai depuis l'agriculture jusqu'à la cuisine c'est la même chaîne et cette chaîne alimentaire il faut la il faut la préserver la conserver l'entretenir depuis depuis la source jusqu'à la table d'ailleurs il y a le chef trois étoiles Jacques Marcon dont l'établissement familial est situé en Haute-Loire qui a décidé de manifester pour la première fois mardi aux côtés des agriculteurs contre la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire et les abattages massifs de troupeaux également contre le Mercosur ça montre ce lien entre gastronomie et agriculture c'est à dire que de toute façon on voit bien que tout est lié alors je ne vais pas rentrer sur le terrain médical parce que je ne suis pas compétent mais ce qui est certain c'est que il y a la nécessité de défendre un modèle qualitatif ultra qualitatif qui a effectivement chez les Italiens chez les Français et qu'il faut pouvoir le faire on ne peut pas mettre à la même échelle un céréalier de la Beauce qui a des centaines et des centaines d'hectares et un vigneron ou un éleveur qui a une échelle totalement différente donc il faut défendre la qualité française et il faut la défendre par tous les moyens et c'est vraiment le président du Sénat est lui-même très concerné par cette question-là Oui à la fois et puis il est aussi vétérinaire de profession président du Sénat et donc concerné par cette crise de la dermatose nodulaire dans laquelle les vétérinaires sont très impliqués pour essayer d'accélérer la vaccination en tout cas justement pour en parler on va écouter la porte-parole du gouvernement ce vendredi matin qui estimait que la situation était sous contrôle et qu'il n'y avait plus de foyer infectieux

1:21:13
Auditeur

aujourd'hui il n'y a plus de foyer de dermatose à ma connaissance ce que je peux vous dire en revanche c'est que la stratégie vaccinale qui touche les huit départements au-dessus de l'Espagne donc en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie avance et on a signé la mobilisation générale on a 100% des Pyrénées-Orientales pour vous donner cet exemple qui a été vacciné 60% de l'Aude qui a été vacciné et 30% de la Riège

1:21:40
Présentateur

Pablo le gouvernement est sur le pont sur tous les fronts pour essayer de résoudre cette crise sanitaire qui touche l'agriculture oui il est sur tous les ponts elle est bien gérée cette crise par Sébastien Leconi la question ils ont fait un choix et ils ont fait ce choix d'une vaccination partielle et de l'abattage de tout le troupeau s'il y avait un cas de dermatose peut-être que oui

1:22:04
Invité

c'est pas le gouvernement tout seul je pense qu'il y avait les vétérinaires les syndicats

1:22:09
Présentateur

et la FNSEA était partie prenante aussi en fait de cette décision de stratégie de stratégie nationale il y a des agriculteurs notamment via des syndicats qui n'étaient pas d'accord avec le choix de cette stratégie et qui ont exprimé ce désaccord

1:22:26
Alexandre Aubry

assez naturellement après savoir qui a raison est-ce que c'est la coordination rurale et la confédération paysanne qui ont dit

1:22:35
Présentateur

qui disaient en fait à partir des premiers cas de dermatose qui disaient nous on veut la vaccination pour 100% des bêtes ce qui entre parenthèses a un certain coût il y a 18 millions de vaches donc bon ça fait beaucoup de vaccins

1:22:50
Alexandre Aubry

c'est évident mais c'est ce qu'ils demandaient ce n'est pas ce qu'ils ont obtenu voilà il y a un débat savoir s'ils ont raison ou pas c'est un peu compliqué en tout cas ils font ce qu'ils peuvent enfin je suis certain que à la fois Annie Gennevar Maude Bréjon tout le monde de la FNSEA de la coordination rurale et de la confédération paysanne tout le monde essaye de faire son maximum pour qu'il y ait un minimum

1:23:10
Présentateur

de bêtes qui meurent pour que les paysans et les agriculteurs soient le moins impactés possible par cette crise dramatique d'ailleurs Sébastien Lecornu le Premier ministre reçoit ce vendredi les syndicats ce matin voilà ce vendredi matin il reçoit les syndicats agricoles avec d'ailleurs une union assez originale entre la confédération paysanne plutôt à gauche coordination rurale plutôt soutenue par le rassemblement national contre cette stratégie sanitaire

1:23:34
Invité

oui c'est un attelage assez étonnant d'un point de vue syndical mais on voit aussi que

1:23:40
Présentateur

c'est un attelage populiste qui va à l'encontre des décisions scientifiques qui sont prises

1:23:45
Invité

oui dans le sens où effectivement il y a un collectif sanitaire qui est assez unanime sur le fait que la stratégie qui a été adoptée et qui a été adoptée dans d'autres pays aussi fonctionne plutôt bien d'ailleurs ce qui est assez amusant entre guillemets c'est que les premiers cas de DNC sont apparus cet été en Savoie et ça a été on n'a pas eu de remous particulier on entendait ça et là des éleveurs exprimer la difficulté d'abattre leurs troupeaux mais c'est une région qui en termes d'élevage il y a beaucoup d'élevage ils sont très solidaires les choses ont été bien expliquées ça s'est plutôt bien passé et la maladie a été contenue là c'est vrai qu'on est arrivé elle est arrivée malheureusement dans une région qui d'un point de vue syndical est beaucoup plus remuante qui cumule beaucoup de difficultés en termes de agricole il y a de la sécheresse ils sont très exposés au changement climatique et à la crise de la viticulture donc ça explique pourquoi ça s'est enflammé tout d'un coup c'est vrai que je pense qu'il y a un jeu syndical aussi assez fort entre d'un côté la FNSEA et de l'autre côté la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale on savait que cette semaine serait très agitée d'un point de vue social notamment avec le Mercosur et probablement que les deux autres syndicats ont voulu occuper un peu le terrain notamment avec la DNC en amont du Mercosur donc je pense que ça explique aussi cette configuration syndicale un peu particulière

1:25:04
Présentateur

Alain Crugère pour conclure ? Non moi ce qui me frappe quand même c'est cette détresse des paysans le fait de

1:25:14
Invité

là c'est pas fin

1:25:14
Présentateur

non mais oui c'est tellement c'est à dire la relation que les éleveurs dans les petits élevages ont avec leurs bêtes c'est une relation familiale intime voir disparaître son troupeau c'est une déchirure terrible mais en même temps c'était eux qui donnaient les meilleurs laits qui faisaient les meilleurs fromages il y a tout ce lien alors c'est vrai que quand ça s'est passé en Savoie cet été ça s'est entre guillemets pas trop mal passé que de nouvelles bêtes reviennent aujourd'hui dans les étables mais moi je pense qu'il faut être quand même conscient de cette douleur de cette déchirure quel que soit le conflit politique qui est extrêmement fort

1:26:06
Invité

on a eu exactement la même stratégie sanitaire lors de la grippe aviaire qui touche les volailles pour le coup on abattait aussi totalement tous les élevages qui étaient touchés et c'est vrai que là on voit la spécificité du rapport dans l'élevage bovin c'est-à-dire qu'autant des volailles on s'en fout je ne sais pas si on s'en fout mais en tout cas on peut en faire revenir voilà un mois plus tard on peut remplir son élevage c'est vrai que sur l'élevage bovin c'est sous les troupeaux qu'on a parfois depuis 15 ans 20 ans donc il y a cet attachement particulier à l'animal

1:26:38
Présentateur

Merci à tous les trois pour ces échanges autour de nos agriculteurs en détresse on va finir par une note positive et toujours sur les animaux avec cette histoire du jour qui nous emmène en Seine-et-Marne près de Coulomiers l'histoire de Maurice un sanglier qui était menacé d'euthanasie et qui a finalement été sauvé grâce à la mobilisation de l'influenceur Jerem Starr et de Stéphane Lamarre Stéphane Lamarre un jour tombe sur ce sanglier sur le bord de la route et le retrouve au même endroit le lendemain et le surlendemain il comprend que c'est un sanglier qui a été domestiqué et il souhaite alors le récupérer pour éviter qu'il ne périsse dans la forêt mais la loi interdit la détention d'animaux sauvages domestiques alors après une bataille juridique médiatique et grâce à l'influenceur Jerem Starr et bien Maurice le sanglier a été accueilli dans la propriété de plusieurs hectares d'un vétérinaire qui avait les autorisations pour l'accueillir et aujourd'hui et bien Maurice le sanglier coule des jours heureux auprès d'une laie donc voilà comme le président américain a gracié une dinde à Noël et bien Coulomier a gracié un sanglier pour les fêtes voilà pour cette histoire mais il y en a beaucoup trop des sangliers il y en a beaucoup trop ils font des dégâts ils font beaucoup de dégâts et on ferait mieux de faire mieux gérer la population merci à tous les trois d'avoir participé à cette dernière émission de l'année Olivia Détroya pour le Figaro Pablo Pied-Ovivien pour la revue Regards et puis Alain Kruger avec votre livre que je présente une nouvelle fois on ne parle pas la bouche pleine oui c'est un très beau cadeau

1:28:05
Alexandre Aubry

c'est un excellent cadeau

1:28:07
Présentateur

la gastronomie vue par le prisme culturel merci à tous les trois c'était la dernière émission Bonjour Chez Vous de l'année toutes les équipes de Public Sénat vous souhaitent de très belles fêtes de fin d'année et on se retrouve en janvier en début d'année 2026 très bonne suite des programmes sur Public Sénat

1:28:24
Invité

Public Sénat en partenariat avec la presse régionale

1:28:32
Présentateur

vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat sur la plateforme

1:28:52
Locuteur

sur la plateforme sur la plateforme ALLEN