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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 28 septembre 2023 35 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleLogementÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Rentrée étudiante : bourses, logement... Les annonces de Sylvie Retailleau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Que va changer concrètement le plan pour les étudiants en difficulté ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    127 euros de plus par mois, est-ce suffisant pour vivre ?

  • 7:30OuverteÉludée

    Pourquoi ne pas instaurer un revenu étudiant universel ?

  • 30:00OuverteRéponse partielle

    91% des étudiants juifs victimes d'actes antisémites, comment réagissez-vous ?

  • 35:00RelanceRéponse partielle

    L'islamo-gauchisme était-il un objet politique réel ?

  • 45:00OuverteRéponse partielle

    Macron a évoqué des formations non diplômantes, quelles sont-elles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Sylvie RetailleauChiffre
    « une première étape de la réforme des bourses cette première étape elle consiste finalement à permettre à tous les étudiants d'avoir des bourses mieux rémunérées de bourse donc 37 euros d'augmentation pour tous les étudiants pour chaque échelon d'étudiant ça représente en gros entre 6% et 34% d'augmentation »
  • 4:00Sylvie RetailleauChiffre
    « en gros les étudiants là vont bénéficier entre 66 euros par mois jusqu'à 126 euros de plus de 127 euros de plus par mois »
  • 5:30Sylvie RetailleauChiffre
    « 500 millions d'euros de plus que le gouvernement met sur la table »
  • 7:00Sylvie RetailleauFait
    « notre modèle social en particulier pour les étudiants et on va l'améliorer c'est aussi le repas c'est à dire les CROUS qui permettent à tous les étudiants un repas à 3,30 € »
  • 8:30Sylvie RetailleauFait
    « nous l'avons pérennisé à cette rentrée donc c'est à dire que l'on a donné la compensation de façon pérenne dans les CROUS c'est quand même important à le dire »
  • 12:00Sylvie RetailleauFait
    « il y a le CROUS que ce CROUS et bien nous avons aussi le gelé les loyers du CROUS comme nous avons gelé les tarifications pour tous les étudiants »
  • 17:00Sylvie RetailleauFait
    « nous avons lancé depuis plusieurs mois une mission de terrain qui identifie avec les acteurs locaux puisque là je dirais on travaille avec les acteurs locaux pour augmenter après ça c'est un travail que l'on fait vous savez construire des logements prend un peu de temps »
  • 22:00Sylvie RetailleauPromesse
    « on a passé des consignes je vois demain les recteurs nous allons en rediscuter pour avoir ce plan d'urgence et le ministère est prêt évidemment à apporter sa contribution »
  • 25:00Sylvie RetailleauChiffre
    « on a subventionné les associations de 100 millions d'euros pour pouvoir aussi apporter des réponses »
  • 28:00Sylvie RetailleauChiffre
    « la France dans les diplômes nationaux de licence de Master de doctorat je vous rappelle les prix c'est autour de 200 euros un peu moins en licence un peu plus en master »
  • 29:00Sylvie RetailleauChiffre
    « le coût d'une formation en France c'est entre 10000 15000 18000 euros »
  • 42:00Sylvie RetailleauFait
    « on a les outils pour agir puisque on a des référents dans toutes les établissements on a des références sur le contre le racisme l'antisémitisme et la discrimination »
  • 54:00Sylvie RetailleauPromesse
    « on a planifié la rénovation pour finir les 12000 logements CROUS d'ici 2027 »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

6h30 9h les matins de France Culture guillaume Erner comment se nourrir comment se loger comment poursuivre ses études en Master les quelques 3 millions d'étudiants qui ont fait leur rentrée universitaire au bien des raisons de s'inquiéter et on ne parle pas des examens alors comment améliorer les conditions de vie des étudiants bonjour Sylvie Retailleau bonjour vous êtes ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche à 7h25 il eut le reportage de la rédaction signée à Kim Kasmi qui était donc aujourd'hui à Strasbourg et qui rendait compte des conditions de vie extrêmement difficiles des étudiants pour se loger pour se nourrir vous avez annoncé un plan concrètement ce plan pour ces étudiants qui sont dans des conditions difficiles que va-t-il changer alors déjà merci de me donner l'occasion de le présenter parce que c'est vraiment effectivement par rapport à l'étudiant et aider et améliorer et il va changer ce plan à un fil conducteur plus d'étudiants et des mieux les étudiants donc qu'est-ce qu'il va changer c'est une première étape de la réforme des bourses cette première étape elle consiste finalement à permettre à tous les étudiants d'avoir des bourses mieux rémunérées de bourse donc 37 euros d'augmentation pour tous les étudiants pour chaque échelon d'étudiant ça représente en gros entre 6% et 34% d'augmentation ça c'est pour tous mais ça veut dire qu'il y aura aussi parce qu'on a changé le barème 35000 nouvelles études nouveaux étudiants boursiers en plus et il y aura aussi 140 000 étudiants qui vont changer d'échelon c'est à dire qu'il bénéficieront d'un montant de bourse plus élevé donc en gros les étudiants là vont bénéficier entre 66 euros par mois jusqu'à 126 euros de plus de 127 euros de plus par mois donc mieux rémunérer les bourses et plus d'étudiants ça semble être une somme madame la ministre est très faible pour vivre 127 euros par mois c'est enfin déjà 37 euros pour le premier échelon c'est 34 % d'augmentation non je veux bien qu'en terme d'augmentation ça soit une somme mais en termes de valeur absolue c'est quelque chose qui paraît extrêmement modeste s'il s'agit de se nourrir on a entendu les difficultés de ces étudiants le prix du paquet de pâtes trois ou quatre euros je vous fais pas de dessin je pense qu'il faut pas minimiser l'augmentation de ses bourses ça fait 10 ans qu'il n'y a pas eu cette augmentation c'est 500 millions d'euros de plus que le gouvernement met sur la table encore une fois la somme globale peut paraître importante mais par étudiant alors par étudiant il y a cette augmentation qui n'est pas négligeable et en plus qu'il faut voir c'est qu'en France les aide ce ne sont pas les bourses ou autre chose on a un paquet d'aide c'est-à-dire que notre modèle social en particulier pour les étudiants et on va l'améliorer c'est aussi le repas c'est à dire les CROUS qui permettent à tous les étudiants un repas à 3,30 €30 avec une bourse à 34 euros ça fait 10 repas par mois pour les boursiers c'est en euros et non seulement pour les boursiers et je voudrais insister là-dessus c'est ce gouvernement qui a mis le repas à 1 euro pendant la crise covid nous l'avons pérennisé à cette rentrée donc c'est à dire que l'on a donné la compensation de façon pérenne dans les CROUS c'est quand même important à le dire et surtout ce n'est pas que pour les étudiants boursiers c'est automatique pour les étudiants boursiers mais tous les étudiants précaires peuvent bénéficier de ce repas à Euro et ceci de façon très simple il suffit de se loguer sur le site du CROUS ça j'insiste on a fluidifié les process pour avoir accès à ce repas puis il y a le logement alors justement les difficultés de logement là aussi on voit des situations tout à fait étonnantes des étudiants obligés de camper alors ce logement on voit qu'aujourd'hui effectivement c'est peut-être le point de la rentrée qui est mis en exergue par rapport au logement peut-être plusieurs fois point tout d'abord le logement c'est une crise pas que pour les étudiants les étudiants subissent peut-être particulièrement parce que ils ont cette accès au logement par rapport au coût du logement qui est souvent leur premier coup de dépenses mais en fait c'est une crise générale au niveau du logement pour les étudiants je voudrais d'abord rappeler qu'il y a le CROUS que ce CROUS et bien nous avons aussi le gelé les loyers du CROUS comme nous avons gelé les tarifications pour tous les étudiants mais c'est un problème de disponibilité il n'y a pas assez de logements étudiant donc ce CROUS permet et nous les rénovants parce qu'il y a les conditions aussi donc il y a un grand plan de rénovation et nous travaillons avec le ministre du Logement puisque comme je vous le disais on le sait c'est un problème plus vaste a augmenté le nombre de logements en particulier pour les étudiants parce que le poids des problèmes c'est pas tant un problème de financement c'est un problème de foncier donc nous avons lancé depuis plusieurs mois une mission de terrain qui identifie avec les acteurs locaux puisque là je dirais on travaille avec les acteurs locaux pour augmenter après ça c'est un travail que l'on fait vous savez construire des logements prend un peu de temps donc c'est vrai que pour cette rentrée nous avons en parallèle pour les étudiants un plan d'urgence que l'on mène avec les recteurs avec les présidents d'université pour ne pas laisser les étudiants dans la rue quitte à payer des chambres d'hôtel etc aux étudiants de combien de chambres d'hôtels combien comme je vous le disais c'est un une gestion dans l'enseignement supérieur à la recherche c'est une gestion en local c'est-à-dire que les présidents prévoient à priori un nombre national non mais les chambres de comme vous le dites d'hôtel c'est vraiment le plan d'urgence c'est-à-dire nous étions il y a quelques semaines avec le président d'Angers qui enfin justement regarder les les étudiants en difficulté donc que nous ne faisons pas de prévisions du plan d'urgence mais nous nous activons à accompagner nos étudiants dans l'urgence alors madame la ministre est-ce que vous pourriez par exemple vous engagez à ce qu'il n'y ait aucun étudiant qui soit aujourd'hui à la rue obligé de camper alors mais bien sûr l'idée c'est on a passé des consignes je vois demain les recteurs nous allons en rediscuter pour avoir ce plan d'urgence et le ministère est prêt évidemment à apporter sa contribution on l'a dit et l'idée c'est que tous les étudiants et en particulier en passant par leur université parce que l'université et le point où les étudiants peuvent se aller demander l'aide et pour pouvoir effectivement avoir mais ce sont des logements d'urgence en attente pour pouvoir les aider à avoir ces logements donc oui le message comme le message pour les repas c'est aller au CROUS pour bénéficier du repas en euros là c'est manifestez-vous pour il n'est pas question de laisser un étudiant à la rue dehors sans pouvoir lui apporter une aide même d'urgence pourquoi au vu de la difficulté de ces aides de la complexité des mécanismes pourquoi ne pas aller vers un revenu étudiant c'est une idée qui est dans l'air si viro taillot madame la ministre pourquoi ne pas l'établir tout de suite votre nom resterait ainsi parmi des ministres qui ont apporté une vraie réponse aux besoins des étudiants alors d'abord je pense que ce qui me motive c'est le bien des étudiants et ça ça fait 35 ans par rapport à ma carrière de vous dirigiez l'université auparavant la motivation elle est d'abord pour le bien des étudiants c'est clair et justement pour ce bien des étudiants d'abord je voudrais dire que ces problèmes de précarité de bourse on en discute lors de concertation depuis un an qu'on a lancé le 7 octobre dernier avec les organismes les organisations représentatives étudiants et dans les territoires avec tous les acteurs et revenus étudiant madame ce point de revenu étudiant en fait vous avez deux choses soit vous cherchez l'autonomie soit vous cherchez à combattre la précarité moi aujourd'hui et vous avez commencé par ça parce que c'est une vraie urgence ma priorité c'est le combat de la précarité des étudiants c'est déjà pas la même chose et je ne vois pas en quoi je vais vous expliquer je ne vois pas en quoi donner un revenu universel à tous les étudiants c'est à dire même à ceux qui n'en n'ont pas vraiment besoin qui ont des moyens ça aiderait ceux qui en ont le plus besoin moi ma ligne c'est des plus ceux qui en ont le plus besoin et en plus les étudiants se sont des adultes on est là pour considérer par exemple que le fait d'étudier est un investissement pour la nation et que donc la nation accompagne ses études investissements puisque la France dans les diplômes nationaux de licence de Master de doctorat je vous rappelle les prix c'est autour de 200 euros un peu moins en licence un peu plus en master le coût d'une formation en France c'est entre 10000 15000 18000 euros donc quand vous parlez pour l'université est plus de 15000 pour les classes préparatoires non non vous confondez la dépense au coût réel c'est à dire que là vous confondez peut-être du coup non certains chiffres qui sont donnés ce qu'on investit au niveau de ce que coûte vous savez les universités des ressources propres et le coût complet d'une formation je vous confirme que c'est plus proche des 10000 euros même en licence vous ne trouverez pas un des étudiants qui ont déjà les moyens d'étudier finalement alors deux choses parce que je n'avais pas fini ce que je vous disais c'est que pour moi il n'apporte pas obligatoirement la solution magique à la précarité de ceux qui en ont besoin première chose et deuxième chose je pense qu'on est en encore une fois à l'université donc avec des adultes on forme des gens pour s'insérer mais en forme des citoyens et ses citoyens qui vont vivre en France et bien je pense qu'il faut aussi leur apprendre ce qui est notre modèle social qui est basé sur la solidarité donc il y a une philosophie à mener c'est pour ça que je remets le modèle des boucles mais on leur a répondu avec comme je disais 500 millions d'euros c'est pas c'est pas rien 500 millions d'euros sur l'arrière à l'échelle de l'État mais c'est parfois trop peu à l'échelle individuelle non mais c'est pour ça qu'on accompagne avec encore une fois divers solutions c'est pour ça qu'on travaille aussi avec les associations on a subventionné les associations de 100 millions d'euros pour pouvoir aussi apporter des réponses mais la première réponse doit être en amont la première réponse doit être dans le portefeuille de l'étudiant et pas effectivement dans les queues des banques alimentaires mais pour aider les étudiants et la précarité effectivement nous agissons sur tous les volets sur tous les domaines et je pense que ce travail que nous avons commencé il y a un an sur lequel cette première étape des bourses et je répète qui n'est pas rien historiquement qui est depuis 10 ans vous avez entendu voilà universel il n'y en aura pas le revenu universel de toute façon on remet les bourses et complètement à plat le modèle des bourses on y travaille pour la rentrée 2025 dans le cadre aussi de la solidarité avec le ministère de la Solidarité quand encore une fois je pense que c'est important on a aussi les APL pour les étudiants dans le logement les étudiants peuvent émerger les appels la garantie visale donc c'est droit c'est ce modèle global c'est pour ça ça permettrait de faire un revenu universel alors vous faites un tout petit calcul le revenu universel 1000 euros par étudiant 2 millions 400 et j'enlève les apprentis donc 2 millions 400000 étudiants sur 10 mois 24 milliards le budget de mon ministère total 25 milliards le budget de toute la vie étudiants 3 milliards donc vous voyez même consommant malheureusement on est loin des coûts mais je pense que le premier point est d'abord la philosophie effectivement de ce que nous voulons faire essayer des plus ceux qui en ont le plus besoin madame la ministre de l'enseignement supérieur Sylvie retaillons se retrouve dans une vingtaine de minutes on évoquera les formations la manière dont vous imaginez aujourd'hui le rôle d'une université d'un enseignement supérieur 6h30 9h les matins de France Culture guillaume Erner les études sont-elles toujours les plus belles années de la vie inflation crise du logement sélection en master les quelques 3 millions d'étudiants qui ont fait leur rentrée cette année ont-ils de quoi se réjouir on en parle avec elle la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Sylvie retaillot nous accueillons en duplex Philippe Auger bonjour vous êtes président de l'université de Montpellier avant d'évoquer des histoires donc de nourriture de logement de bourse étudiante de revenir à nouveau sur la question de la précarité des étudiants un sondage madame la ministre qui est à qui est à la une du Parisien et un sondage qui inquiète dit Le Parisien selon l'enquête que publie donc celui-ci 91% des étudiants juifs disent avoir été victimes d'un acte antisémite et craignent désormais c'est la une du Parisien que je lis partage la gauche radicale que l'extrême droite une réaction à ce que dit le Parisien c'est ce sentiment en fait d'être ciblé etc c'est juste intolérable sur ces points là tout ce qui est racisme antisémitisme je dirais plus de largement discrimination puisque c'est juste tolérance zéro qui doit être à l'université en chiffres est-ce que ça vous étonne une réaction je pense que vous savez on a effectivement dans notre monde on va dire d'enseignement supérieur la règle c'est aussi une certaine objectivité enfin de pouvoir objectiver les problématiques de toute façon ce point pour qu'il soit tolérance zéro pour qu'on puisse le mettre il faut des outils il faut des points à mettre en oeuvre on va vous demander pour garder non ce que je demande en fait c'est d'agir d'abord et on a les outils pour agir puisque on a des référents dans toutes les établissements on a des références sur le contre le racisme l'antisémitisme et la discrimination le ministère anime ce réseau de référents donc c'est structuré on a aussi un observatoire national des discriminations de dans l'enseignement supérieur donc effectivement il y a des travaux je pense que là cette enquête ou en tout cas cet article va avoir l'intérêt comme tout un sondage exactement alors bon effectivement on peut je pense que comme toutes les informations de réinsister sur donner de la visibilité à ce réseau son rôle de le faire connaître de justement peut-être imaginer alors soit en s'appuyant en cohérence avec l'Observatoire qui est indépendant mais on travaille avec on utilise ces résultats soit sur les référents de pouvoir réfléchir à une enquête justement pour avoir un petit peu plus d'informations d'objectivation mais les actions menées contre ce fléau parce que c'est un fléau existe et doit être renforcé et ça nous permettra effectivement de remettre un coup d'accélérateur avec les référents sur ces actions de façon très forte le Parisien donc je dis bien le Parisien insiste sur la montée des haineux d'extrême gauche c'est ce qui l'évoque et ça renvoie à ce qu'avait fait l'une de vos prédécesseurs Frédéric Vidal lorsqu'elle avait entamé une campagne on n'avait pas très bien compris le sens sur l'islamo gauchiste le monde nous a appris ensuite que tout cela avait accouché de rien et que pensez-vous de ce thème madame la ministre alors vous savez comme vous l'avez dit aujourd'hui nous c'est finalement regarder un petit peu il faut regarder ça dans la globalité et la globalité montre que en fait il y a rien ne prouve d'une pression systémique effectivement sur ces problématiques là quand il y a quelque part de ce qui nous remonte de ce qui remonte aux établissements de ce qui remonte aux établissements de ce qui remonte au ministère lorsqu'il y a des cas isolés des problématiques comme là on doit les traiter c'est quelque chose que l'on fait c'est quelque chose qui existe ou alors c'est un objet politique non identifié non existants ce n'est pas un objet politique pour moi clairement parce que ce n'est pas quelque chose d'identifier de façon systémique mais ceci ça doit être traité sans naïveté sans complaisance quand ça se positionne et comme tous les points qui remontent mais de façon globale et ce que j'appelle systémique c'est-à-dire pour en faire effectivement un objet politique il faut que ce soit quelque chose qui qui est une réalité forte et globale ce n'est pas le cas aujourd'hui dans ce qui remonte vous a entendu Jean-Louis madame la ministre vous affichez aujourd'hui une position exactement inverse à celle qui était la position effectivement de Madame Vidal au ministère il y a quelques années celle de Jean-Michel Blanquer qui pour fondait aussi ce qu'il appelait l'islamo gauchisme qui gangrenait l'université etc qu'est-ce qui s'est passé est-ce une erreur politique qui a été commise je rappelle que le monde de la recherche c'était insurgé à l'époque contre ce terme alors je pense que si je repositionne ce qui a été demandé par la ministre en tout cas Frédéric Vidal c'était effectivement un travail sur l'islamo-gauchisme pour voir si justement voilà mais ce que vous disiez je mets le si devant et c'est quand même très important donc ce n'était pas des affirmations par rapport à des enquêtes ou des dossiers ou disque remontés puisque elle souhaitait lancer une enquête c'était effectivement quelque chose qui demandait à être étudié et comme vous l'avez dit nous avons pas aujourd'hui quelque chose qui montre cela à une échelle ce que j'appelle systémique globale encore une fois en traitant les problèmes quand il se quand il se présente de façon sans complaisance mais il n'y a pas aujourd'hui effectivement d'enquête qui est remontée Philippe Auger vous qui êtes président de l'université de Montpellier avant de parler des questions de budget des questions donc de précarité étudiante importante est-ce que pour vous des étudiants juifs ont peur d'aller à la fac à Montpellier à ce jour je ne pense pas honnêtement mais nous avons donc des liens et des relations régulières donc avec les associations avec également le Christ et se représentants en région donc ils nous font remonter s'il y a des difficultés mais là depuis plusieurs mois j'ai pas été confronté donc à de telle demande autre question cette fois-ci sur les thèmes que nous abordions avec madame la ministre Philippe Auger la précarité étudiante à Montpellier en termes de nourriture en termes de logements comment les choses se présentent-elles comment observer vous les mesures qui ont été présentées par Sylvie Retailleau il y a quelques minutes alors bon je salue d'abord notre ministre aussi un exemple de diversité mais je dois bien sûr s'élever les annonces qui ont été faites et la façon de neige les choses ont été traitées par elle par également Frédéric Vidal précédemment à savoir la question donc du repas euro la question de l'augmentation des bourses mais de manière générale nous avons voulu avec un petit groupe de présidents des présidents nous sommes une quinzaine signée une tribu de pour lancer le débat pour lancer le débat parce que je pense qu'il faut qu'il y ait positionnement beaucoup plus globale aujourd'hui sur ce que la nation souhaite apporter à sa jeunesse et comment elle voit sa jeunesse je m'explique en deux mots sans être trop long à savoir qu'aujourd'hui beaucoup voilà nous sommes au moment crucial nous présente université sur le terrain nous sommes confrontés à une difficulté que fait-on au-delà des mesures dont il faut pas on vous entend on vous entend et on voit effectivement ce qui aujourd'hui reste à faire dans ce domaine mais je vais vous poser une question très concrète est-ce que des étudiants aujourd'hui à Montpellier ont faim est-ce qu'ils ont aujourd'hui est-ce que certains de vos étudiants sont sans domicile fixe n'ont pas de solution de logement oui alors des solutions de logement ça en début d'année il y en a il y en a régulièrement donc là ça s'estompe le CROUS donc le travail je pense que les questions de logement de manière générale le logement c'est réglé la nourriture alors la nourriture oui effectivement il y a des distributions alimentaires soit dans l'université par les associations soit à l'extérieur la question donc du repas 1 euro est un premier élément mon écran fondé manifestement à des étudiants qu'ils ont encore plus en dessous madame la ministre une réaction d'accord je voudrais saluer Philippe Auger bonjour Philippe et je pense que effectivement toute réaction tout le départ et on le sait et bon et en particulier quand il s'agit des étudiants de leurs conditions de travail de leurs conditions de vie et en ça je salue la participation peut-être en trois points le premier c'est que ce débat effectivement il est important et on l'a lancé l'année dernière le 7 octobre de façon plus ciblée donc peut-être l'idée plus de l'ouvrir mais de façon ciblée sur la réforme la remise à plat des bourses qui a donné lieu à ce que j'ai dit tout à l'heure cette première nous en avait parlé voilà mais comme on parlait de lancer le débat je préfère y revenir en disant il y a eu et préciser quand même nous éditeurs aussi que ce débat était lancé sur les territoires parce que c'est important d'être plus près de ceux qui le vivent donc avec les présidents d'université avec les acteurs territoriaux pourraient revenir sur le logement parce que ce sont des acteurs importants et avec les étudiants sur le logement madame la ministre parce que peut-être vous vous êtes là depuis peu de temps donc on ne peut pas vous rendre responsable juste rapidement parce que c'est important le deuxième c'est ce que dit monsieur le Président de l'Université de Montpellier c'est-à-dire que effectivement il faut élargir la philosophie quand Philippe Auger parle d'étudiants qui travaillent etc et bien c'est une philosophie qui est plus large que les problèmes des bourses c'est comment on aborde les études en France ce qu'il faut savoir c'est que la France et bien à quand vous regardez les études de l'OCDE c'est toujours intéressant de séparé et bien on a la population d'étudiants en moyenne d'âge la plus jeune en Europe et c'est pas de six mois c'est des quarts de trois ans ça veut dire quelque chose ça veut dire aussi que l'organisation de nos études l'accès à des moments de nos études la façon dont on les fait linéairement dont on va travailler que l'on revient dont l'aménage qu'on reconnaît l'engagement doit être pensé et c'est pour ça que je pense que ce débat et je vois sur mon troisième point c'est le débat qu'on souhaite ouvrir sur plus que les conditions de vie étudiantes les conditions de formation parce que ça va avec et comme je le disais on ne peut pas résoudre un point sans regarder finalement le système dans sa globalité d'entrer à l'éducation à l'enseignement de suivi de linéarité d'accès au travail etc et c'est ce débat que l'on souhaite comme je l'ai dit lors de ma conférence de presse lancé de façon plus globale en parallèle de ce travail qui doit être mené de remise à plat des portes et le troisième point que je veux je voudrais donner ce troisième point c'est aussi l'idée de l'accès tout à l'heure on va revient aux problèmes du revenu universel comme je le disais ce revenu universel où on pourrait faire un modèle on l'a on a regardé non alors là de dire 24 milliards que c'est un problème de philosophie et ensuite parce que ça m'avait demandé vous aviez un budget de 25 milliards alors ça va me permettre de revenir pour bien insister parce qu'effectivement la pédagogie et l'art de la répétition et donc sur ce point-là pédagogie autrement voilà c'est intéressant de le voir avec Philippe c'est à dire ce que je vous disais c'est d'abord un problème de philosophie de modèle sur ce point des bourses de modèles de regarder la de le combat de la précarité par abord quelque part finalement apporter un revenu universel même à des enfants de cadre sup en quoi ça va résoudre le problème de la précarité très pragmatique Emmanuel Macron en 2022 avait promis 60 000 logements étudiants il y en a eu environ allez bon vous allez 30 000 moitié moins comment faire pour combler l'écart entre la promesse et la réalisation et aujourd'hui comment expliquer le fait que seulement la moitié de ses logements et vu le jour alors l'explication on la connaît tous hein elle est simple de deux pire de deux points premièrement les retards comme dans beaucoup de bâtiments avec la covid etc il y a eu beaucoup de retard donc il y a eu du retard mais le point crucial c'est le manque de foncier c'est pour ça que par Patrice vergrid le ministre du Logement il travaille de façon plus globale ça aussi tout à l'heure on en a parlé pour identifier et nous le faisons aussi à travers les CROUS les points de foncier et que le travail qui est fait sur les territoires avec les acteurs et effectivement fondamental pour apporter une cette solution et atteindre l'objectif des choix mi-logement malheureusement donc cet objectif n'a pas pu être atteint qu'est-ce qu'on peut se fixer aujourd'hui comme objectif en terme de logements étudiants alors deux choses c'est quand le garde par rapport à essayer on a enfin identifié évaluer je dirais le manque de logement à peu près à ce terme-là 40 50 000 logements par rapport à une base de données de remplissage de nos résidences CROUS donc on garde à peu près cet objectif on fait ce travail avec le ministre du Logement qui est en charge du logement donc il y a cette vision et la deuxième chose c'est qu'on a lancé là le plan de rénovation pour finir les rénovations des CROUS on a à peu près rénové l'ensemble du parc il en reste à peu près 7%, 12000 logements CROUS et là on a planifié la rénovation pour finir les 12000 logements CROUS d'ici 2027 donc 4000 sont en cours et les 28 sont planifiés l'argent est là et la planification est faite avec les CROUS autre question et cette fois-ci plus effectivement sur philosophie des études Emmanuel Macron dans une interview il y a quelques jours au youtubeurs Hugo travers a dit il faut avoir le courage de revoir nos formations à l'université de se demander sont-elles diplômantes sont-elles qualifiantes de quoi était-il question dans ses propos du chef de l'État qu'est-ce qui pour vous doit aujourd'hui être remise en cause revue dans les formations universitaires madame la ministre et je pense que ça rejoint un petit peu ce que j'ai dit tout à l'heure et ce que c'est à dire travailler sur cette vision on voit que les taux d'insertion par exemple de novasters sont bons on n'a pas à rougir par rapport au taux d'insertion après il faut regarder comment ou sur quelle spécialité par rapport effectivement à la spécialité du Master ce travail les besoins aussi les attentes des étudiants rejoindre ces deux-là je vais vous dire le un des problématiques aussi c'est le travail en amont sur l'orientation parce que piloter je dirais aménager une offre de formation c'est aussi répondre à des attentes des étudiants et donc ça se travaille par rapport à l'attractivité de certaines disciplines certains métiers donc orientation formation et insertion c'est vraiment ce critique quel serait les formations qui seraient sur la sellette parce que finalement c'est cela quand on dit une formation est-ce qu'elle est diplômante est-ce qu'elle est qualifiante c'est qu'on considère qu'elle ne sert à rien je pense que c'est comme tout vous savez moi j'ai une méthode c'est d'objectiver les choses c'est voilà donc je suis très concrète et pragmatique mais pour être au plus juste il y a deux choses dans ce que vous dites c'est de donner finalement des objectiver c'est à dire regarder à la fois les taux de réussite et les taux d'insertion des formations qui donnent finalement une indication par rapport à la qualification de ces formations mais c'est aussi regarder quels sont les métiers en tension et plutôt ouvrir les formations supplémentaires là où il y en a besoin et encore une fois un travail en amont pour faire que les étudiants aussi les choisissent et donc faire ce travail d'attractivité d'orientation des étudiants par rapport à ces formations dont on a besoin on connaît les métiers en tension on travaille avec aussi le monde socio-économique pour les identifier Jean-Marie ce que vous dites me rappelle ce que le gouvernement disait il y a quelques années sur l'apprentissage madame la ministre c'est-à-dire adapter les formations aux besoins du monde économique est-ce que vous voulez faire la même chose plus largement dans le monde de l'université alors je pense que d'abord l'apprentissage est dans le monde de l'université si vous regardez largement tout à fait si vous regardez donc le monde de l'université c'est vraiment emparé de cet outil d'apprentissage qui est un outil pédagogique qui est un outil aussi d'accès social pour les étudiants aux formations donc c'est un outil à tous les niveaux de formation qui a été vraiment emparé après il ne s'agit pas que d'une adaptation je pense qu'il faut voir l'université pour moi c'est un lieu et ça n'est pas contradictoire qui forme les étudiants pour s'insérer et donc on doit regarder on fait partie on est un acteur de ce monde économique l'université n'est pas à côté il est avec et en même temps on a une mission de service public et de former des citoyens éclairés c'est de ne pas opposer connaissance et compétences de ne pas opposer citoyen éclairés et monde professionnel et insertion professionnelle l'université elle en a ce devoir et cette responsabilité et moi je crois beaucoup à ces deux volets qui ne sont loin d'être contradictoires et qui font partie de nos missions d'université d'école de services qu'on pourrait rajouter une troisième mission alors peut-être que c'est ce que vous appelez citoyen comme rôle madame la minis Sylvie Retailleau c'est peut-être le fait d'avoir aussi un rôle de savoir pur par exemple dans le domaine des humanités et bien une formation n'est pas nécessairement une formation qui va déboucher sur un emploi directement ça sera peut-être une formation qui va déboucher sur un emploi indirect alors je l'ai dit savoir et compétences donc et d'avoir cette base de connaissance oui il faut le faire mais quand on est dans des on a affaire à des jeunes à des jeunes dans dans le cadre de formation initiale je pense que de savoir aussi derrière vous parliez de précarité etc lui donner un emploi c'est tout aussi important de faire une tête bien je dirais faite dans une tête bien pleine et je pense qu'on a cette responsabilité et que les deux peuvent être possible qu'est-ce que vous en pensez Philippot j'ai vous qui êtes président de l'université de Montpellier parce que bon finalement le débat c'est toujours de voir s'il n'y a pas des filières qui sont des parents pauvres à l'intérieur de l'université qui en soit un monde déjà un peu paupérisé je pense par exemple aux sciences humaines auxquelles ici beaucoup nous sommes attachés tout à fait mais c'est tout à fait logique d'être rattaché aux sciences humaines et sociales puisque je suis au même des sciences sociales oui je voudrais revenir sur deux ou quand même deux ou trois éléments je pense pas qu'il y ait alors déjà l'annonce qui a été qui a été faite sur Hitler et à même été mal perçu auprès des présidents d'université sur les fêtes que le fait que nous aurions mais nous aurions nous aurions pas fermé des formations que nous diplômons pas il faudrait quand même remettre quelques vérités notamment une c'est que on vient nous voir régulièrement chaque année 16 juin début juillet pour prendre des étudiants en plus dans nos universités donc ça montre bien que on a aussi besoin de nous lorsque en urgence ça manque de place pour tel ou telle université ça c'était une incise après je vais revenir sur l'apprentissage je partage tout à fait des propos de la ministre le roi de la façon passée le président de l'université l'apprentissage qui se voit de promotion sociale effectivement une voix également d'insertion professionnelle et puis pour l'établissement secondaire une de développement de ressources et donc là je vois sur l'université de Montpellier sur près de 50 000 étudiants incluant les doctorat on a 3500 apprentis donc l'apprentissage dans l'enseignement supérieur à tous les niveaux y compris aussi pour les cursus d'ingénieur c'est une voix d'excellence une voie aussi de promotion sociale un mot apparemment on a du mal à vous retrouver et l'émission touche à son terme Sylvie retaillaux un mot de conclusion est-ce que ça signifie que ces formations vont être revues bref votre chantier pour l'année à venir alors le chantier c'est d'avoir effectivement et on l'a annoncé cette réflexion pour les étudiants avec effectivement leur orientation leur formation leur assertion sur ces trois piliers et avec vraiment une conception globale sur ces deux jambes de l'université que je vous exprimais tout à l'heure je voudrais quand même donner un exemple par rapport au savoir dont vous parliez aujourd'hui tout à l'heure on a eu un très beau reportage sur tout ce qui était écologie apprentissage de l'environnement et il a été dit si on ne sait pas on ne changera pas et ça je m'y inscrit complètement et nous avons annoncé je porte vraiment le fait que tous les étudiants de premier cycle auront à partir de 2025 de façon obligatoire une formation à l'écologie à la transition écologique à la formation et ça quelle que soit la discipline parce que ça fait partie de ces bases donc ça rejoint et ça illustre c'est aussi porter ses valeurs c'est aussi former ses citoyens et je pense que c'est à illustre bien les orientations et les directions que l'on veut donner pour la formation future merci beaucoup madame la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Sylvie retaillot merci Philippe Auger vous étiez en duplex avec nous et vous êtes président de l'université de Montpellier dans quelques secondes le 8 45 le point sur l'actualité