Le prix des carburants va-t-il baisser ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Le prix des carburants va-t-il baisser alors que le litre de gazole et d'essence flirtent avec les deux euros ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Le gouvernement avait dépensé 8 milliards d'euros l'an dernier pour des aides. Pourquoi ce changement de doctrine à la rentrée ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Les aides étaient universelles l'an dernier, ciblent-elles aujourd'hui les ménages les plus modestes ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Les petites stations indépendantes sont-elles menacées par les nouvelles mesures ?
- 8:01OuverteRéponse directe
La hausse des prix favorise-t-elle la décarbonation des mobilités ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Patrice GeoffrontFait
« Total avait accepté de plafonner le prix dans ses pompes à 1 euro 99 »
- 8:01Patrice GeoffrontChiffre
« on importe 99 % de notre pétrole et nos carburants »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour Guillaume bonjour à tous bonjour Patrice geoffront bonjour En ce matin une question le prix des carburants va-t-il baisser alors que le litre de gazole est d'essence flirt avec les deux euros le gouvernement fait pression sur les distributeurs qui s'engagent disons à reculons Patrice geoffront vous êtes économiste vous êtes directeur du centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières à l'Université Paris Dauphine on le sait le sujet est explosif socialement deux euros le litre c'est une barrière psychologique oui ça fera plaisirs on va on va parler naturellement des mesures du gouvernement qui essaient de conduire la grande distribution à baisser ses prix mais fondamentalement il faut regarder que derrière tout ça on a une augmentation du prix du baril très forte à peu près 20 dollars si on compare avec ce qui était les chiffres à la fin juin on est ce matin 95 dollars donc il faut déjà avoir l'esprit que le contexte est un contexte vous l'avez dit explosif précisément parce que nous en France on importe 99% de notre pétrole et nos carburants qu'on a absolument pas la main sur les prix et que les prix à l'heure actuelle ils font l'objet de discussion d'une d'une coordination sur le long terme entre la Russie et l'Arabie Saoudite donc on n'a pas la main et on est conduit à prendre des mesures un peu dans l'urgence un peu étrange mais j'imagine qu'on va en parler tout à fait Patrice de front l'an dernier les deux euros leads ce signal psychologique important ont été allègrement franchis en mars le litre de gazole était à 2 euros 2 centimes en moyenne au mois de juin il atteignait 2 euros 10 le gouvernement avait alors décidé de toute une série d'aides comment expliquer vous quand cette rentrée il refuse de dépenser un centime comment comprenez-vous ce changement de doctrine le bilan a été fait de ce qu'il en a coûté à la collectivité de des mesures de l'an dernier à peu près 8 milliards d'euros sur des ristournes qui ont pu atteindre 30 centimes le litre à certains moments et l'État avait déjà demandé par ailleurs à total de faire un effort et total avait accepté de plafonner le prix dans ses pompes à 1 euro 99 mais ces mesures ne sont pas soutenables pour toute une série de raisons des raisons qui relèvent naturellement de l'état des finances publiques et puis qui relève également du signal qui est envoyé à un moment où l'impératif est de se décarboner et donc me semble-t-il il est préférable et j'espère que l'État sera plus précis sur ce point d'utiliser les finances publiques pour des subventions notamment à la décarbonation à l'accélération en particulier du déploiement véhicule électrique ou toute une série dispositif le covoiturage notamment de telle manière à réduire notre dépendance pétrolière parce que on n'est pas l'abri de se retrouver à une situation ou dans quelques mois le prix du baril serait à 150 dollars ou c'est les circonstances qu'on pourrait avoir à rencontrer également à l'avenir et donc gardons à l'esprit que le seul antidote sur le long terme c'est c'est la décarbonation du point de vue des aides apportées par gouvernement il y avait quand même une petite évolution dans dans la pratique on était passé date d'universel à des aides plus ponctuelles au ménage les moins favorisés ou que les plus qui avait le plus besoin de leur voiture ça il n'en est plus question aujourd'hui alors s'il y a toujours des soutiens mais de fait les dispositifs sont globalement moins coûteux on devrait à la fin de l'année en faire le bilan mais très probablement le coût pour la collectivité aurait été divisé par 4 à peu près par rapport à ce qui était peut-être par 5 par rapport à ce qui avait été engagé l'an dernier donc je rappelle lui 8 milliards [Musique] la volonté notamment de ne pas déstabiliser par des rabais excessifs la concurrence et notamment de ne pas nuire aux indépendants dans ce domaine qui ont parle souvent à la fois totale évidemment qui est le premier réseau on parle de la grande distribution qui représente à peu près 50 % des points de distribution de carburant mais il y a à peu près 2500 petites stations souvent milieu rural ou en milieu périurbain et qui ont très peu de marge de manœuvre et donc ce verrou s'apprête à sauter face sous réserve d'une modification de la loi et cela à partir du 1er décembre donc ça soulève évidemment toute une série de questions sur les conditions de mise en oeuvre et sur la fragilisation de ces petites stations je crois savoir qui hier des discussions eu lieu à Bercy de telle manière à mettre en oeuvre des mécanismes de compensation mais on voit bien qu'on est en train d'imaginer la une une usine à gaz et puis par ailleurs si on regarde précisément les marges de manœuvre donc disposer la grande distribution on a quand même quelques doutes sur ce point on est dans des dans la grande distribution il y a qui sont assez réduites et donc il y a de bonnes raisons d'imaginer que les efforts qui seront fait à n'ont pas douter à la pompe ce paieront ailleurs dans les rayons il n'y a pas de raison notamment il me semble que c'est une un ordre de grandeur café valoir Olivier Véran qu'on est des ristournes de 50 centimes par litre il me semble que ça ne fait pas de sens ou si ça devait être le cas ce serait très ponctuel et comme un gouvernement fait pour conduire les distributeurs à cette vente à perte au-delà du verrou légal qui saute après le jeu de la concurrence peut jouer je doute pas qu'il y aura des opérations l'essence ayant de tout temps était un produit d'appel donc ça va être un facteur d'attractivité et assez probablement il y aura des opérations assez visibles sans doute pas me semble-t-il jusqu'à une réduction de de 25% c'est-à-dire de 50 centimes d'euros mais en tout cas économiquement je ne vois pas comment cet effort ne se retrouverait pas par ailleurs en rayon donc on a là quand même beaucoup de vigilance à voir dans ce domaine la baisse la hausse pardon des prix à laquelle on assiste être à la fois géopolitique et durable mais d'un point de vue écologique on pourrait espérer que des carburants chers favoriseraient la décarbonation des mobilités ça semble pas vraiment le cas on a l'impression que on se dit qu'il faut attendre le retour complètement hypothétique à la normale que c'est juste une mauvaise passe à passer et qu'est-ce qu'il faudrait faire dans un objectif de décarbonation ce serait quoi finalement pas tant gérer la hausse que stabiliser les prix et qu'est-ce que serait le bon niveau des prix alors le bon niveau de les prix je le connais pas mais en tout cas ce dont nous avons besoin c'est d'un peu de visibilité de ce point de vue on peut tout à fait imaginer c'est compliqué à mettre en homme mais on peut imaginer que la fiscalité qui aujourd'hui a plutôt tendance à renforcer les chocs la fiscalité elle est composée de différents éléments mais notamment de la TVA et la TVA c'est un pourcentage on connaît tous et toutes le mécanisme et donc ça renforce l'effet d'une de variation du prix du baril et donc on pourrait tout à fait réfléchir ça avait été mis en oeuvre il y a une vingtaine d'années sous Lionel Jospin a une fiscalité qui au contraire amortisse les chocs lorsque le prix du baril est bas et bien la fiscalité peut augmenter et inversement lorsque le marché se retourne parce que nous avons besoin encore une fois de d'échapper à ces chocs il y a pas si longtemps finalement notamment durant la crise covid on a eu des prix qui était un euro 20 et on a pu imaginer que même si la situation était exceptionnelle on avait devant nous une période de prix des carburants bas et il faut se sortir de tous celles d'esprit et fait un bon litre de de carburant c'est pas un litre à 1,20 € plutôt que 2,20 c'est un litre qu'on n'aura pas à consommer encore une fois gardons à l'esprit on importe tout notre pétrole on n'a pas la main et donc décarbonons nous une taxe flottante pour être une solution merci beaucoup Patrice geoffronte ses explications je rappelle que vous êtes économiste directeur du centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières à l'Université Paris Dauphine merci Marguerite cat
Élisabeth Borne