Budget : Michel Barnier osera-t-il la rigueur ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse partielle
Michel Barnier osera-t-il la rigueur quand on sait que pour les Français la priorité c'est le pouvoir d'achat ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Les Français sont-ils prêts à entendre la vérité ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Quelle est la position précise de Michel Barnier sur la réforme des retraites ?
- 7:00RelanceRéponse directe
Le RN pourrait-il faire adopter son abrogation des retraites via la niche parlementaire ?
- 8:30FerméeRéponse directe
Le gouvernement pourrait-il utiliser le 49.3 pour la réforme des retraites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00JournalisteChiffre
« la France apparaît désormais comme un mauvais élève le déficit public de la France 5,6 % du PIB contre 5,5 en 2023 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
puisqu'on parle finance Michel Barnier a promis de dire la réalité la vérité sur la réalité des comptes publics osera-t-il assumer un tournant de la rigueur nous allons rentrer dans le fond des dossiers retraite budget dette et Michel Barnier donne déjà le ton qu'est-ce qu'on attend d'un Premier ministre je le dit avec humilité mais je pense qu'on attend de lui qu'il dise la vérité même si cette vérité est difficile la vérité d'abord sur la dette financière et sur la dette écologique qui pèse aujourd'hui lourdement déjà sur les épaules de nos enfants il faudra dire la vérité et je dirai la vérité dans ce débat Magalie bartes nous a rejoint bonjour notre spécialiste des questions internationales qui est là parce que évidemment la France et Michel Barnier est sous le regard de Bruxelles il y a la pression évidemment des Européens on va en parler dans un instant mais d'abord Damien florau est-ce que Michel Barnier osera la rigueur quand on sait que pour les Français la priorité c'est le pouvoir d'achat et non le respect des déficits oui alors déjà c'est intéressant de s'intéresser au mot euh vous me posez la question est-ce qu'il osera la rigueur ça fait bien longtemps qu'un premier ministre n'a pas promis la rigueur euh je crois que ça doit dater de 1983 enfin euh et ce fameux tournant me mais la France peut supporter la vérité c'était le titre d'un livre d'un ancien Premier ministre en 2006 François Fillon voilà et on se souvient du de du rapport de de François Fillon à l'orthodoxie budgétaire je suis à la tête d'un état quasi faahite ou presque en faillite euh des mots qui n'avaiit pas plus à l'Élysée c'est vrai que là on on sent qu'il y a un peu et bien la même tonalité alors ce sera intéressant de de voir quand on va pouvoir interroger peut-être dès ce soir sur TF1 le le Premier ministre sur cette nécessaire rigueur si la France veut répondre à ses obligations on est répondre déjà plus beaucoup mais tenter au moins d'être dans une trajectoire dans une perspective et parce que ça va être des des questions très concrète quit de la réforme de l'assurance chômage cuit de la réforme des retraites qui sont des réformes qui permettent et bien d'assaainir un peu les les finances publiques mais comment voilà relancer ensuite le sujet du pouvoir d'achat quand on sait que les Français en font une priorité là pour l'instant on n pas le début du commencement d'une histoire mais oui donc donc ce sera intéressant de et bien d'écouter le le Premier ministre on verra aussi sans doute qu'il nomme abery bon courage à à celui lu qui prendra la charge de Bruno Le Maire Jérémy c'estban est-ce que les Français sont prêts à entendre la vérité ben c'est tout à fait appréciable de vouloir la vérité ça fait 50 ans 60 ans qu'on a des responsables français Pierre mandz France parlait de l'éthique de vérité des mot repris par Michel rard par Manuel Vals maintenant le problème c'est que Michel Barnier n'a pas forcément de majorité pour la rigueur puisqueil y a un/ers de l'Assemblée national qui est à gauche et qui considère que au contraire il faut donner plus pour les services publics pour les médecins pour les an et cetera donc ça va être assez compliqué parce que et on peut même rajouter un bloc du rassemblement national qui souhaite revenir sur la réforme des retrait qui souhait effectivement avoir des mesures en faveur des catégories populaires et cetera et cetera donc le programme économique du rassemblement national c'est pas le programme de Michel Barnier c'est pas le programme de la droite donc effectivement il y a 3 tiers il y a 2 tiers qui sont pas forcément d'accord avec passer en mode rigueur bien sûr oui ça va être un des dossiers très explosifs hein parce que ça peut lui coûter son poste si les oppositions arrive à à à se rassembler pour faire barrage à son orentation budgétaire oui oui il aura une pression de la rue dès demain déjà avec des appels à manifester alors contre la nomination de de Michel Barnier mais aussi sans doute contre cette politique qui est en train de de se de se dessiner donc une pression de la rue c'est certain même si demain toutes les organisations de la gauche n'appelle pas à manifester que les syndicats pour l'instant restent en marge euh même si euh sans doute que l'automne s'annonce chaud socialement et puis en plus cette pression des parlementaires Jérémy l'a dit avec ces blocs qui vont sans doute prendre en éto contraindre sur ces questions de de de finances publiques Michel Barnier et sans doute diminuer sa capacité euh de de réforme même si dans la cour de Matignon pour l'instant le verbe est O on va voir si il est capable et bien de d'aller aussi loin qu'il le dit alors on peut peut-être se dire que si on veut réformer mieux vaut le faire dès son arrivée c'est ce que ce dit également son homologue britannique kir starmer le travailliste qui vient d'arriver à son poste et qui lui aussi donne la couleur annonce la couleur lorsqu'il y a une pourriture profonde au cœur d'une structure on ne peut pas se contenter de la cacher il faut tout remettre à plat s'attaquer à la racine même si c'est difficile et que cela prend du temps mais je vais être honnête avec vous il y a un budget à venir en octobre il va être douloureux nous n'avons pas d'autre choix étant donné la situation dans laquelle nous nous trouvons c'est une tactique de nouveau venu Magalie de dire que on promet la vérité dès qu'on arrive ça a été on retrouve presque les mots de David Cameron en 2010 quand lui est arrivé au pouvoir mais lui employait vraiment le mot de de de rigueur or là aussi euh le nouveau Premier ministre travailliste n'emploie pas ce mot mais on est sur le lexique quand même de la douleur hein c'est un peu du sang et des larmes version euh version churchilienne on a envie de envie de dire et c'est vrai que il dit on va avoir mal ça va être très dur surtout que manifestement il y a eu un audit des des finances publiques britanniques il y a un trou de 22 milliards qu'il n'avait de livres qu'il n'avait pas anticipé et que là aussi d'ici la fin du mois d'octobre et ben il faut avoir bouclé un un un budget et c'est vrai qu'on on sent que les les travaillistes sont en train de s'arracher les cheveux essayent de trouver euh des des des moyens de faire des économies et en plus ils se sont liés les mains dans la campagne en disant il y aura pas d'augmentation de la TVA il y aura pas d'augmentation de l'impôt sur le revenu on veut pas faire payer les les petites classes moyennes donc on va et ça c'est ce que dit starmer on va faire payer ceux qui ont les épaules les plus larges donc ceux qui sont les plus riches c'est un travailliste évidemment et donc on sent que il y a la la City est un peu dans le viseur mais mais il a du mal à trouver des marches de manœuvre ça va être très très compliqué le seul avantage c'est que lui il a une majorité absolue au Parlement britannique al et l'avantage c'est que Michel Bernier n'a pris aucun engagement sur la TVA et peut-être que ce sera également très douloureux pour nous car Michel Barnier entend bien maîtriser les déficits à l'heure où la France n'a pas de leçon à donner au britanniques 22 milliards de livres c'est énorme mais la France apparaît désormais comme un mauvais élève le déficit public de la France 5,6 % du PIB contre 5,5 en 2023 si on regarde la courbe donc sur plusieurs années on voit bien que la France est en train de creuser son déficit regardez hein la courbe n'est pas bonne et écoutez sur LCI l'alerte donné par Pierre moscovissi qui est le premier président de la Cour des comptes et ancien commissaire européen à la fiscalité le chiffre intéressant c'est certes le 5 6 de cette année et c'est trop mais c'est surtout le 6 2 de l'an prochain il faut voir que nous sommes en train d'une part de diverger avec tous nos partenaires zone euro qui ont réduit déjà leur déficit et d'autre part d'accumuler une dette publique parce que dans la note en question qui est publique c'est pour ça que la vérité on la connaît on passe de quelques 110 % de ratio de dette publique sur pive à 124 % Magalie ça ne passera pas auprès de Bruxelles alors on est déjà nous Français sous le coup d'une procédure pourf excessif avec d'autres six autres pays européens et d'ici la la fin du du mois de de septembre on est censé rendre une copie à Bruxelles justement pour tenir compte de de de C de cette mise en garde avec des recommandations ensuite de de la commission qui doivent suivre pour nous donner voilà une une enfin nous conseiller une une feuille de route et on voit bien que vu le retard qui a été pris pour mettre en place ce budget en France bon tout les le timing sera pas sera pas respecté moi ce qu'on me disait à Bruxelles quand même hier c'est qu'on était évidemment assez effaré de l'évolution des des comptes publ euh mais qu'en même temps Michel Barnier a là-bas quand même beaucoup d'atout enfin beaucoup de soutien il connaît évidemment énormément de monde puisqu'il y a fait une grande partie de euh de de sa carrière mais mais c'est vrai qu'on est vraiment sous très haute surveillance on n'est pas les seuls parce que les Italiens euh les les Belges sont aussi euh vraiment dans dans dans une dans dans dans ce processus là et puis il va y avoir des dissensions il va y avoir une bataille évidemment entre les état qui dépens trop nous et les états plus frugau les Allemands par exemple qui vont ne vont pas se priver de nous faire la leçon à à Bruxelles on dit toujours à la la la France en fait elle a toujours de de grandes idées elle veut nous toujours faire dépenser plus les Européens mais en réalité elle regarde pas assez dans ses propres comptes et c'est vrai que ce dérapage des comptes publ fait que la voix de la France elle est moins entendue à Bruxelles parce que on est on est un peu dans la position d'une honneur de leçon sauf que en réalité quand on regarde l'état de nos comptes publics et ben les les Français ne sont pas à la hauteur de de de leurs prétentions voilà un un reproche que l'on nous fait très souvent du côté des Européens et Damien florau Michel Barnier ne veut pas que la France devienne le le boulet de de l'Europe c'est un marqueur de droite ça aussi oui c'est certain c'est certain que pour l'image de la France le le le classement de de de notre pays euh il y a voilà une euh un rang à respecter Michel Barnier euh effectivement euh va chercher à défendre ce rang euh Michel Barnier par son expérience euh euh dans les instances européenne euh voilà le le sais bien ce que ce que vous avez dit magalé est tout à fait tout à fait juste euh il y a cette pression euh de de de nos voisins euh il y a C cette pression des instances européennes il se sait euh en observation là aussi on parlait tout à l'heure de de la pression de la rue de la pression de de du du Parlement euh et bien la pression de de de de l'Europe de la commission est est énorme et euh il va sans doute forcer Michel Barnier à être voilà en permanence sous cette sous cette vigilance sous observation alors parmi les dossiers explosifs on a parlé de du budget et de la dette il y a celui de la réforme des retraites et le consensus va sembler très compliqué à trouver l'UR pouger bonjour Vous nous avez rejoint sait-on quelle est la position précise de Michel Barnier sur ce dossier on la connaît car souvenez-vous il fut candidat à la primaire organisée par les républicain en vue de la présidentielle 2022 à cette occasion il prenait le passage à la retraite à 65 ans tout comme Emmanuel Macron pendant la campagne la réforme de 2023 elle prévoit le relèvement progressif à l'âge de 64 ans sur ce point majeur le nouveau Premier ministre semble donc aligné avec le président il ne l'est pas en revanche avec le nouveau front populaire qui au mois de juillet dernier a déposé à l'Assemblée une proposition de loi d'abrogation de la réforme pour l'instant en suspend Michel Barnier n'est pas non plus aligné avec le RN qui a lui aussi mis à son programme l'abrogation et qui a un plan pour l'obtenir la niche parlementaire la niche parlementaire un jour par mois à l'Assemblée un groupe d'opposition décide de l'ordre du jour et peut- y inscrire des propositions de loi le RN a obtenu la première niche le 31 octobre prochain et a prévenu qu'il inscrirait l'abrogation l'abrogation à son ordre du jour pourrait-elle alors être votée Laura pour qu'elle soit votée il faudrait déjà que le nouveau front populaire qui compte 193 députés la vote aussi or la position historique de ses composantes et de neœux jamais votter les textes du RN y compris les motions de censure est-elle toujours d'actualité écoutons Luce Castet sur le sujet elle était ce matin chez nos confrères de RTL le nouveau front populaire a déjà déposer une proposition de loi qui demande l'abrogation de la réforme des retraites et demande son inscription à à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale donc le nouveau front populaire souhaite être à l'initiative de cette proposition et de cette discussion donc vous ne voterez pas la proposition de loi du RN je vous dis que le nouveau frond populaire souhaite mettre ce sujet lui à l'ordre du jour et que je trouve qu'il y a eu énormément d'ambigué de la part du rassemblement national sur ce sujet et donc je ne m'attends pas à une forme de continuité du rassemblement national sur ce sujet et si il fait ce qu'il dit est-ce que le nouveau front populaire votera cette abrogation avec le r le nouveau front populaire pense que le sujet sera posé avant par par ces forces politiques à l'Assemblée nationale à l'agenda c'est en tout cas le souhait qui est formulé sauf que c'est bien le RN qui disposera de la première niche parlementaire lui permettant de donner son ordre du jour la réponse n'en est donc pas une alors précisons que si la gauche changeait sa position de principe pour voter la BR le 31 octobre le chemin serait encore long le texte devrait ensuite passer par le Sénat qui avait voté la réforme des retraites en 2023 avant de revenir à l'Assemblée o il faudrait qu'il soit à nouveau inscrit à l'ordre du jour par les oppositions voilà qui pourrait prendre beaucoup de temps merci beaucoup Laura pouger pour ces explications très précises qui éclairent notre débat est-ce le dossier qui pourrait faire tomber Michel Barnier oui en tous les cas c'est oui c'est sans doute celui qu' sera le plus rapidement à l'ordre du jour euh parlementaire du du Premier ministre et auquel il doit déjà penser comment tenter de dénouer ce sujet peut-être prendre de vitesse le rassemblement national avec cette échéance cette niche parlementaire et le nouveau front populaire Lucy casté nous dit on va essayer et bien nous-mêm d'amorcer entre guillemets la pompe sur sur ce sujet alors je ne sais pas bien quand ni ni comment il y a cette possibilité qu'une session extraordinaire soit ouverte et il y a des possibilités d'amendement aussi dans le cadre de l'examen du du budget mais Michel Barnier doit forcément réfléchir à une façon de mettre par exemple des acteurs des partenaires sociaux autour de la table pour tenter de redessiner une partie peut-être de la réforme et et tenter voilà de amorcer ces ces bombes à retardement on comprend que le nouveau front populaire n'associera pas ses voix à celle du rassemblement national sur un texte déposé par le parti de Marine Le Pen l'inverse n'est pas forcément n'est pas forcément vrai donc le rassemblement national pourrait voter une loi d'abrogation déposée par le NFP h Jérémy sban la difficulté politique c'est que une bonne partie de de l'opinion publique est contre cette réforme des retraites et la majorité des députés à l'Assemblée est aussi contre cette réforme des retraites donc il y a deux difficultés pour Michel Barnier l'opinion publique n'est pas d'accord avec lui sur les retraites et l'assemblée non plus ça va être assez compliqué et puis encore une fois euh la difficulté je pense pour beaucoup de Français c'est de comprendre ce qui fait que aujourd'hui le rassemblement national soit à ce point au centre de la vie politique française quand Jordane Bardella a fait un score impressionnant aux européennes Emmanuel Macron a posé une question aux Français est-ce que vous voulez donner la majorité au législative au rassemblement national les Français ont dit clairement non des électeurs de gauche sont allés voter pour Monsieur Darmanin des électeurs de droite sont allés voter pour Monsieur Ruffin et finalement qu'est-ce qui se passe à la fin on a l'impression que c'est Marine Le Pen qui peut dire ce premier ministre j'en veux celui-là j'en veux pas et la réforme des retraites on peut décider d'aller voter avec la gauche parce qu'il y a cette stratégie voilà de respectabilité on disait la stratégie de la cravate les députés RN qui veulent bien s'aller avec tout le monde pour montrer que ils sont constructifs donc je pense que la grande difficulté pour les Français qui sont allés voter contre le RN c'est de comprendre aujourd'hui qu'on se dit encore une fois qui est au centre de qui est l'arbitre finalement de la vie politique française aujourd'hui bah le RN contre lequel ils ont majoritairement voté est-ce que le gouvernement de Michel Bernier pourrait utiliser le 493 il en a le droit oui il en a le droit dans les textes effectivement c'est une c'est une option euh et euh voilà les précédents les préc Elisabeth borne notamment la l'a utilisé à plusieurs reprises donc oui oui c'est c'est une c'est une possibilité mais si a le 493 il y a le risque après que censure voilà exactement donc c'est c'est c'est vraiment un Paris un Paris risqué et et de toute façon chaque texte mettra en instabilité euh et en fragilité Michel Barnier euh donc donc c'était déjà le cas d'une certaine façon pour ellisabeth borne avec toutefois une majorité plus relative mais mais mais plus lisible là voilà avec les déclarations de leur rvoquier de Bruno rotaillot ce matin les propos rapportés de Gabriel la tal devant son groupe qui dit voilà pas de volonté de blocage mais pas de soutien inconditionnel bon ça commence à faire lourd sur les épaules
Michel Barnier