Paix : Trump est-il en train de brader l’Ukraine ? - C à Vous l’intégrale - 25/04/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 4. Mohamed? - M.Bouhafsi: Sur 87 % du territoire français, il manque du personnel soignant. 6 millions de Français n'ont pas de médecin traitant.
Le gouvernement a présenté son plan anti-déserts médicaux. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Pression maximale sur l'Ukraine, bombardée la nuit, invitée le jour à accepter les conditions que Trump et Poutine veulent lui imposer.
Le conflit est à un moment crucial. - A.-E.Lemoine: On en parle avec B.Guetta, député européen Renew et spécialiste des questions géopolitiques.
Merci d'être là. Lorrain? - L.Sénéchal: A la veille des obsèques du pape François, les hommages se poursuivent.
E.Macron, qui vient d'arriver au Vatican, s'est immédiatement recueilli auprès de la dépouille du pape François. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Ce soir, vous pourrez voir ou revoir sur France 5 "Une journée particulière" avec M.Mastroianni et surtout S.Loren.
Tout de suite après, un formidable portrait de M.Mastroianni. Je vous expliquerai pourquoi il ne faut pas le louper. - A.-E.Lemoine: Il a un charme fou. - P.Lescure: Dingue. - A.-E.Lemoine: Après 20h, une spéciale Molières.
Mardi se déroulera la cérémonie des Molières 2025. C.Vigneaux en est la maîtresse de cérémonie.
Elle sera entourée de Xavier Gallais, nommé dans la catégorie comédiens pour "Dom Juan", et de V.Schneider, révélation de l'année pour "La prochaine fois que tu mordras la poussière", adapté du récit de P.Pascot.
Le dîner est préparé par D.Nikolaou, cheffe grecque dans le 6e arrondissement. - B.Chameroy: On ne pouvait pas terminer cette semaine grecque sans le plat emblématique qui fait penser à la Grèce, la moussaka, qu'on va revisiter. - D.Nikolaou: Tout à fait.
Pour le dîner, une version à ma façon. - B.Chameroy: Il y a quoi de plus? - D.Nikolaou: La sauce feta. - A.-E.Lemoine: Et le supplément d'âme de Dina. - B.Chameroy: Bonne émission. - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure pour le dîner.
L'édito de Patrick. L'Ukraine sous forte pression diplomatique et militaire. - P.Cohen: Une situation diplomatique inimaginable et infernale, très bien résumée par la manchette du "Monde" cet après-midi: "L'Ukraine prise en étau entre Poutine et Trump".
Poutine bombarde et Trump pousse à accepter un accord de paix aux conditions de Poutine. Voici comment S.Lavrov évoquait un éventuel accord hier soir dans un entretien à la chaîne américaine CBS. ... - P.Cohen: Les fameuses "causes profondes du conflit", évoquées à tout bout de champ par les Russes et encore aujourd'hui par D.Trump dans le "Time".
L'invasion n'était pas à l'ordre du jour, mais ce mensonge est martelé par Washington. Que font les Russes en se disant prêts à un cessez-le-feu? Ils intensifient leurs bombardements sur les civils.
Une centaine de drones lancés contre l'Ukraine la nuit dernière: 5 morts. La nuit d'avant, 12 morts dans un quartier résidentiel de Kiev, lors de l'attaque la plus meurtrière depuis un an. - Vous voulez voir l'accord Trump/Poutine?
Regardez mon immeuble et ces décombres. Tout est détruit. - Peut-être qu'il faut qu'on accepte n'importe quel accord, après tout.
Qu'on fasse tout pour que ces attaques ne se reproduisent plus. C'est tout ce qu'on veut. - P.Cohen: Que l'Ukraine accepte n'importe quel accord, c'est le programme commun des Russes et des Américains.
Le missile qui a pulvérisé cet immeuble est de fabrication nord-coréenne, avec des composants en majorité américains, vient de déclarer Zelensky dans un communiqué. Cela montre la faible étanchéité des embargos. Au vu des images du carnage, Trump a réagi aux incartades de son partenaire ou quasi-allié.
Il poste cela comme s'il sermonnait un chenapan! Zelensky, jamais appelé "V.Zelensky", est traité presque en criminel.
Qu'est-ce que les Américains veulent faire avaler à Kiev? S.Witkoff vient d'avoir 3 heures de "discussions constructives", d'après le Kremlin.
D'après Reuters, ce qui en ressort coche la plupart des demandes de l'agresseur, dont l'acceptation de l'annexion de la Crimée et le contrôle par la Russie des régions qu'elle a conquises à l'est. Le conflit serait gelé autour des lignes de front actuelles sans possibilité pour l'Ukraine d'adhérer à l'Otan. Les sanctions en place depuis 2014 seraient levées.
Quelles seraient les concessions russes, alors? ... - P.Cohen: La concession de Moscou serait de renoncer à annexer toute l'Ukraine.
Trump est champion de la négociation. Il cède tout à l'agresseur et engueule l'agressé. Encore un mot de cette interview à "Time", qui lui demande s'il n'avait pas prévu de mettre fin à la guerre dès son premier jour de mandat.
Réponse... - A.-E.Lemoine: Personne n'a pris ça comme une plaisanterie, évidemment. - P.Cohen: Il l'avait répété plusieurs fois. - A.-E.Lemoine: Peut-être une fanfaronnade.
On imaginait que ce n'était pas réaliste, mais personne ne l'a pris pour une plaisanterie. Comment qualifiez-vous l'attitude de D.Trump depuis qu'il tente de régler le conflit russo-ukrainien? - B.Guetta: Il faut voir les choses en face, aussi pénibles qu'elles soient.
D.Trump admire profondément V.Poutine.
L'un et l'autre détestent la démocratie, détestent les libertés, les contre-pouvoirs. Il n'y a plus de contre-pouvoirs depuis longtemps en Russie, mais D.Trump s'acharne à les détruire aux Etats-Unis avec un certain succès.
Pas un succès complet, car il y a une résistance de plus en plus forte, mais il y va. Il y va très fort. Le président de la République français a eu une très bonne expression il y a quelques semaines en parlant d'une "internationale réactionnaire".
Il y a aujourd'hui une internationale réactionnaire composée d'hommes comme Trump et Poutine, comme Nétanyahou en Israël, comme Modi en Inde, J.Milei en Argentine...
Tout cela existe. C'est un phénomène. Des gens qui détestent la démocratie. - A.-E.Lemoine: Entre gens qui détestent la démocratie, on s'entraide?
C'est en quelque sorte ce que fait D.Trump? - B.Guetta: Bien sûr.
Quand il dit que ce sont les Ukrainiens qui auraient commencé cette guerre, qu'ils en seraient coupables, que veut-il dire, en vérité? Une chose très simple et évidente pour lui: qu'ils auraient dû admettre dès le départ que la Russie avait tout pouvoir sur l'Ukraine. Que l'Ukraine, comme le dit Poutine, ça n'existe pas.
Que les Ukrainiens sont des Russes et qu'on ne peut pas reconnaître l'existence d'un Etat indépendant, fier de ce qu'il est, de son autonomie...
On ne peut pas admettre cela parce que c'est la Russie. Pourquoi D.Trump est-il tellement vindicatif là-dessus?
Parce qu'il veut pouvoir annexer l'Ukraine, parce qu'il vient de rappeler qu'il veut annexer le Canada. Il vient de rappeler qu'à ses yeux, le Canada devait être le 51e Etat des Etats-Unis. Il ne faut pas en sourire.
C'est très sérieux, dans son esprit. Cet homme veut annexer non seulement le Groenland, mais le Canada. Il pense fondamentalement qu'il doit y avoir 3 grandes puissances dans le monde: la Chine, la Russie et les Etats-Unis.
Il pense que la Chine, la Russie et les Etats-Unis doivent annexer les territoires qu'ils considèrent comme nécessaires à leur force. C'est terrible. C'est absolument épouvantable. - A.-E.Lemoine: Ca explique que D.Trump admet que la concession russe est de ne pas envahir la totalité de l'Ukraine, mais que de toute façon, la Crimée restera russe.
Pourtant, en 2018, un texte officiel de la 1re administration Trump rappelait que la Crimée avait été saisie par la force, en violation du droit international. Qu'est-ce qui a changé entre le Trump de 2018 et celui de 2025? - B.Guetta: C'est très simple.
A l'époque, Trump cédait un tout petit peu aux diplomates, à la raison, à la rationalité, à l'honnêteté intellectuelle et à l'adhésion qui était encore très forte des Etats-Unis à la démocratie. Il cédait parce qu'il n'y avait pas de rapport de force. Aujourd'hui, il pense qu'il y a un rapport de force qui lui permet de s'asseoir là-dessus.
Nous sommes dans une situation terrifiante. Imaginons, ce que je ne crois pas, on y reviendra peut-être...
Imaginons que Trump et Poutine, dans leur connivence, l'emportent et qu'ils puissent faire céder Ukraine. Ce serait un précédent effroyable. Ca voudrait dire qu'une puissance qui a la possibilité d'annexer par la force un territoire qui ne lui appartient pas peut être gagnante, que le reste du monde reconnaîtrait cela.
Ayons peur! Souvenons-nous que pendant le 1er mandat de D.Trump, il avait admis l'annexion du Golan par Israël, ce que les Etats-Unis n'avaient jamais fait auparavant.
Il a admis l'idée que la totalité de Jérusalem appartiendrait à Israël, ce qui n'est pas la réalité au regard du droit international. Au regard du droit international, ce n'est pas cela. Il le fait au nom du respect, non pas de la loi, de la morale politique ou de la morale tout court, non pas du droit international, mais au nom du respect du rapport de force.
A propos de la Crimée, il dit que tout le monde sait bien que la Russie contrôle la Crimée, et que donc, on va reconnaître que la Russie...
Non pas "contrôle", mais est souveraine, est légitime en Crimée. - P.Cohen: Dans l'accord rendu public par Reuters, il est question de la reconnaissance du contrôle de la Crimée et, de facto, des provinces de l'Est.
C'est différent. Les jurés, ça veut dire que c'est la souveraineté dont on parle. "De facto", ça veut dire que le conflit est gelé et que le contrôle est reconnu. - B.Guetta: Pendant toute la guerre froide, les pays baltes, la Lettonie, la Lituanie et l'Estonie, appartenaient à l'Union soviétique, à la Russie, c'était clair.
Mais au regard du droit international et de l'attitude juridique des grandes démocraties européennes et américaines, ces 3 pays étaient occupés et non reconnus comme appartenant à la Russie. Or, ce que fait aujourd'hui D.Trump est une chose absolument terrifiante.
Il reconnaît, au nom du rapport de force, l'appartenance d'un territoire conquis par la force par une puissance agressive. C'est terrible! Il s'assied sur le droit international.
Il nous dit que la force, la violence, l'agressivité priment sur le droit. Il le fait parce qu'il veut mettre la main sur le Groenland et le Canada. - A.-E.Lemoine: Et tout ça en adoptant un langage scandaleux.
Vous parlez de connivence entre D.Trump et V.Poutine... "Vladimir, arrête"... - B.Guetta: Pourquoi c'est terrible?
Parce qu'il n'y a pas un mot, pas une virgule, rien pour condamner ces bombardements russes, qui visent non pas des installations militaires, non pas des casernes, non pas la ligne de front, mais des quartiers d'habitations! Et Trump ne dit pas "monsieur Poutine, vous avez commis un crime de guerre", ce qui est la réalité. Il lui dit que ce n'est pas le moment.
C'est vraiment ce qu'il lui dit. Il dit que ce n'est pas le moment parce que ça contrarie la volonté commune, la connivence trumpo-poutinienne d'essayer d'imposer un règlement de paix dont l'Ukraine ne veut pas et qu'elle refuse à juste titre. - A.-E.Lemoine: Hier, E.Macron a à nouveau demandé un cessez-le-feu en appelant à la Russie. - E.Macron: Si la Russie dit "je ne suis pas prête pour un cessez-le-feu", elle aura menti au président américain et à tous ceux à qui elle a dit qu'elle voulait la paix.
Il faudra en tirer les conséquences. - A.-E.Lemoine: C'est quoi, les conséquences? - B.Guetta: C'est très simple.
Si les Etats-Unis se retirent, ne veulent pas continuer à soutenir l'Ukraine, ce qui avait été leur politique avant que Trump n'arrive, et même maintenant, parce qu'il n'a pas véritablement osé arrêter...
Nous, les Européens, mais pas seulement de l'UE...
L'UE et le Royaume-Uni, la Norvège, sans doute le Canada et l'Australie, nous allons soutenir l'Ukraine, pour 2 raisons. D'une part, parce que ce peuple a droit moralement parlant à notre soutien, parce que ce peuple est agressé, bafoué, martyrisé, mais aussi pour une autre raison encore plus fondamentale: si Poutine l'emportait en Ukraine , le lendemain matin, il dirait que les 3 pays baltes lui appartenaient, que la moitié de la Pologne, plus de la moitié de la Pologne, appartenait à l'empire russe au XIXe siècle, et qu'il veut reconquérir, réinstaurer les frontières de l'empire des tsars... - P.Cohen: Il peut toujours trouver quelques russophones pour justifier son annexion. - B.Guetta: Bien sûr qu'il y a des russophones dans les pays baltes.
On dit toujours "les minorités russes", mais ce ne sont pas des minorités. Ce sont des minorités russes parce que ce sont des gens qui viennent de tous les pays de l'ancienne Union soviétique. - M.Bouhafsi: Autre situation tragique, autre front: Israël poursuit ses bombardements sur Gaza.
Ils ont fait au moins 78 morts en 24 heures, selon le ministère de la Santé du Hamas. ... - M.Bouhafsi: Aux bombardements s'ajoute la faim.
Le Programme alimentaire mondial de l'ONU a annoncé avoir épuisé tous ses stocks en magasin. Mercredi, les ministres des Affaires étrangères français, britannique et allemand ont appelé à rétablir l'aide humanitaire à Gaza. Un dirigeant politique peut-il encore faire plier B.Nétanyahou, au moins sur l'aide humanitaire? - B.Guetta: La France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne essayent de le faire avec une déclaration commune hier.
Ils appellent Nétanyahou a rouvrir l'aide humanitaire à Gaza. Mais Nétanyahou fait la sourde oreille. Pourquoi?
Il est soutenu par D.Trump. Il est soutenu dans cette politique non seulement épouvantable...
Affamer une population, ça s'appelle un crime de guerre, indiscutablement, moralement, juridiquement et politiquement. Mais au-delà de cela, où est-ce que ça mène, de faire cela? Ca ne mène à rien.
Certainement pas à la paix ni à la libération des otages, certainement pas à l'effacement du Hamas. Ca ne mène à rien! C'est non seulement une politique criminelle, mais totalement imbécile, monstrueusement imbécile. - A.-E.Lemoine: Merci, B.Guetta.
Restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité. La Story. - F.Bayrou: 4 grands axes.
Mettre en place un nouveau principe de responsabilité et de solidarité territoriale. Permettre à plus de jeunes d'accéder aux études de santé partout sur le territoire national. Unir les compétences pour soigner davantage de patients.
Créer des conditions d'accueil attractives pour les étudiants et les professionnels de santé. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une série de mesures censées enfin répondre à la crise des déserts médicaux, du moins en partie.
F.Bayrou en avait fait l'une de ses 4 priorités en arrivant à Matignon. Il a annoncé aujourd'hui la volonté du gouvernement d'imposer 2 jours minimum par mois à tous les médecins dans ces zones sans soignant.
Il y aura des contreparties financières et des sanctions. Les syndicats de soignants s'étonnent de la coercition de l'annonce. - L'obligation est délétère.
Une conséquence, c'est que beaucoup de médecins vont se désintéresser de la médecine libérale et vont rester à l'hôpital, aller à l'étranger ou faire autre chose. On peut obtenir de bons résultats sur la base du volontariat. Chaque médecin qui aura envie d'aller dans les zones sous-dotées le fera sur son temps de travail à condition d'être remplacé pendant qu'il va dans la zone sous-dotée.
Le volontariat permettra surtout pour chaque médecin d'être épanoui et de bien soigner ses patients. - M.Bouhafsi: Pour le gouvernement, c'est un principe de solidarité territoriale.
Les syndicats de médecins et d'internes appellent à un mouvement de grève lundi. Le gouvernement joue l'apaisement: plus question d'obliger à faire des gardes le week-end. Ca exaspérait les syndicats et c'est reporté.
Ces 2 jours obligatoires par mois doivent répondre à une urgence. Près de 90 % de la métropole est considérée insuffisamment pourvue en soins médicaux. Vous avez parlé de l'initiative du maire de Nevers, qui a dû faire affréter plusieurs fois un jet privé pour transporter des soignants depuis Dijon.
D'autres soignants créent des réseaux solidaires, comme les maisons relais où du personnel de soins se relaie tous les 3 jours dans les déserts médicaux sur la base du volontariat. - On change de médecins toutes les semaines. Le 1er centre comme ça en France.
Le nombre de patients qui m'ont remerciée d'être ici, m'ont demandé de quelle région je venais...
C'est hyper valorisant et touchant. Ca donne envie de revenir. Il y a des personnes qui n'ont pas vu de médecin depuis 2018, qui ont besoin d'un vrai suivi. - La difficulté du projet, c'est la continuité des soins.
Comment se substituer à l'absence de médecins avec des médecins qui se relaient tout le temps? - M.Bouhafsi: 6 millions de Français n'ont pas de médecin traitant.
L'initiative réjouit les patients, même si certains sont nostalgiques du bon vieux médecin de famille. - Je n'avais plus de médecin traitant depuis décembre. - Quand vous avez un médecin depuis 30 ans et que vous voulez voir un docteur parce que ça ne va pas et qu'il vous dit qu'il est à la retraite...
Je n'ai plus de docteur du tout. - C'est bien de pouvoir accéder à un médecin facilement. Je ne pense pas que ça puisse remplacer un médecin de famille.
La famille a une histoire de santé. Si on change chaque semaine, le médecin découvre toujours les personnes. - M.Bouhafsi: Dans le Nord, une commune va plus loin.
Le maire réemploie 9 médecins à la retraite. Un dispositif qui a permis à 3500 habitants d'avoir à nouveau un médecin régulièrement. - Ici, nous avons 2 formidables secrétaires qui créent les dossiers.
Elles encaissent les honoraires. On ne fait que de la médecine, ici. - Mon médecin est parti en retraite.
Ca fait 2 ans que je cherche un médecin. On m'a conseillé ici et ils m'ont prise tout de suite. Ca m'arrange. - M.Bouhafsi: Les jeunes aussi se mobilisent.
Brice et Anaïs sont médecins. En van, ils font le tour de la France des zones sans soins. L'an dernier, ils ont soigné plus de 5000 personnes.
Le plus grand désert médical français n'est pas celui qu'on croit. - Si on faisait un top des régions où c'est le plus dramatique... - En premier, c'est l'Aveyron. - C'était vraiment compliqué.
Anaïs remplaçait un médecin qui était le seul aux alentours. - Il devait déjà être en retraite. La Bretagne, c'était compliqué.
Les kinés ne prenaient même plus de rendez-vous. Il y a beaucoup d'idées reçues sur le fait qu'il n'y a que dans les campagnes que c'est difficile. L'Ile-de-France est le plus grand désert médical aujourd'hui.
Ca peut être compliqué dans certaines villes. Le constat est le même: il n'y a plus de soignants, donc les patients n'ont plus accès aux soins. - M.Bouhafsi: Le plan prévoit aussi la suppression des certificats médicaux inutiles, une plus grande marge de manoeuvre pour les pharmaciens et le déploiement d'assistants médicaux dans les cabinets. - A.-E.Lemoine: Une réaction, B.Guetta?
Faut-il continuer à miser sur le volontariat des médecins pour résoudre le problème des déserts médicaux ou faut-il passer par des mesures coercitives? - B.Guetta: Je ne suis pas spécialiste de ces questions.
Il me semble qu'il faut absolument développer une idée qui était mise en avant par l'ancienne ministre de la Santé, A.Buzyn. L'idée des camions médicaux, qui font le tour des régions qui sont des déserts médicaux et qui peuvent pallier ce problème.
Je ne dis pas que ce soit une solution pour toujours, pérenne. Mais pour résoudre le problème qui se pose et qui est dramatique, les camions médicaux, c'est une extrêmement bonne solution et assez facile à mettre en oeuvre. - A.-E.Lemoine: C'est un hommage encore rempli d'effroi.
Des centaines d'élèves, fleurs à la main et vêtus de blanc, se sont recueillis cet après-midi dans la cour du groupe scolaire Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes, où une lycéenne a été tuée à l'arme blanche et 3 autres gravement blessés par l'un de leurs camarades. Justin P., 16 ans, élève de seconde, maîtrisé par le responsable informatique de l'établissement et hospitalisé après un examen psychiatrique.
Le procureur de la République de Nantes a donné le détail de son parcours meurtrier hier. - Dans cette classe, sans parler, il s'en prend immédiatement et exclusivement à une seule personne, qui sera la jeune fille qui décédera des suites des coups de couteau qu'il lui aura donnés. 57 coups de couteau sur le corps de cette victime.
Le jeune homme se rend dans la pièce d'en face, sans distinction aucune et au hasard. Il s'en prend à 3 étudiantes. Une première jeune fille prend quelques coups de couteau non graves.
La 2e victime, un jeune homme, prend des coups de couteau un peu plus graves. La 3e victime, également un jeune homme, prend des coups de couteau encore plus graves sur la partie haute du crâne. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, M.Levy.
Merci de votre présence ce soir alors qu'on en sait un peu plus sur le déroulé des faits après la conférence de presse du procureur de Nantes. Et notamment l'acharnement de l'auteur présumé de cette attaque sur une élève en particulier, Lorène. On ne sait pas quel est le mobile de cet acharnement sur cette élève en particulier, mais on sait qu'il la connaissait bien.
C'est peut-être même la seule élève du lycée avec laquelle il avait des interactions. - M.Levy: C'est la seule élève avec qui il s'entendait bien, avec qui il appréciait discuter.
Il avait de rares amis. Il a pointé du doigt cette élève pour dire que la discussion était agréable avec elle. Il s'est acharné, avec beaucoup de violence, sur elle. 57 coups de couteau.
C'est ce que l'autopsie a révélé. Il s'est rendu dans une autre salle de classe pour poignarder 3 autres élèves dans la salle de classe en face. - A.-E.Lemoine: On apprend qu'il avait préparé cette attaque.
Le matin, il est arrivé à l'école. Il avait 2 sacs dans lesquels il y avait les armes des crimes à venir. - M.Levy: Oui.
Cette journée commence presque normalement. Il arrive dans ce collège-lycée. Il va en SVT comme c'était prévu.
Il a 2 sacs. Dedans, il y avait 2 couteaux, un pistolet factice, un masque de airsoft, deux pistolets factices...
Il fait son cours de SVT et, à midi, il se rend aux toilettes. Il réfléchit 10 à 20 minutes. Il écrit des pensées suicidaires sur le mur.
Il souhaite qu'on l'égorge... - A.-E.Lemoine: Il a même tenté de joindre en vain une association d'aide aux personnes suicidaires. - M.Levy: Exactement.
Il se scarifie le front. Ce sont les détails du procureur. Il se rend une première fois dans la salle de classe.
Il demande un camarade...
On lui répond qu'il n'est pas là. Il revient dans la salle de classe et c'est là qu'il s'acharne sur cette élève, Lorène, 15 ans, qui décédera ensuite. Il se rend ensuite dans la classe qui se trouve juste en face, un cours d'anglais.
Il s'acharne alors sur 3 élèves qu'il blesse. Ils vont mieux. - A.-E.Lemoine: L'un d'eux était l'un de ses amis également. - M.Levy: Oui.
Ca pose la question de son mobile. Il s'est acharné sur des personnes qu'il connaissait, dont un qui était l'un de ses rares amis. - A.-E.Lemoine: La jeune Lorène l'aurait éconduit lors d'un séjour scolaire...
Mais tout ça n'est pas établi. - M.Levy: Tout ce que l'on sait, c'est qu'il avait eu des discussions avec elle, des discussions un peu plus franches avec elle lors d'un voyage à Rome.
Quand je dis "franches", ce n'est pas forcément de la drague ou une relation amoureuse. C'est juste qu'il discutait avec elle. Il n'y a pas de vraie question de relation amoureuse pour l'instant.
De fait, quand il se présente dans cette salle de classe, il la voit et la vise directement. Il ne va pas cibler les autres élèves. - A.-E.Lemoine: Il explique...
Il commence à expliquer aux enquêteurs qu'il était déconnecté de lui-même, sous adrénaline, et qu'il n'a aucun souvenir du nombre de coups qu'il a portés. - M.Levy: Tout à fait.
C'est ce qu'ont révélé nos confrères du "Monde". C'était comme un rêve lucide, pour lui. Il n'était pas vraiment dans la réalité.
Lorsqu'il porte ces coups de couteau à ces 3 élèves, un professeur d'informatique intervient et le frappe avec une chaise. C'est là que Justin lui court après. Il se retrouve dans un sas avec 2 portes vitrées.
Là, il s'arrête. Il semble réaliser ce qu'il vient de faire. Il dit: "Qu'est-ce que j'ai fait?" - A.-E.Lemoine: Il avait prévu, selon ses premières déclarations, de braquer les forces de l'ordre qui auraient pu intervenir avec un pistolet factice, de façon à se faire tirer dessus.
Il avait imaginé en finir? - M.Levy: C'est ce qui est possible.
C'est pour ça qu'il avait pris avec lui un pistolet factice. Mais, de fait, on ne sait pas vraiment...
Tout ça reste très mystérieux. Il finit par se rendre devant le personnel enseignant. Il pose les couteaux et la police arrive 7 minutes plus tard. - P.Cohen: C'est mystérieux et contradictoire.
Des bouffées délirantes, on en connaît. Des bouffées criminelles...
Mais rarement avec quelqu'un qui a, au préalable, prémédité son geste. C'est ce qui est très intrigant. - M.Levy: Absolument.
C'est très mystérieux. Il n'y a pas de mobile. Pour le moment, tout ce que l'on a, ce sont des éléments de profil.
On sait qu'il était solitaire, pas beaucoup d'amis, il était seul. On sait qu'il avait une adoration pour le nazisme, pour le IIIe Reich. Il dessinait des croix gammées sur ses cahiers, des étoiles de David dans les toilettes.
Il a écrit ce manifeste dont on parlera. A côté, il y a ce geste sur des élèves qu'il connaît un petit peu. Le lien entre les 2 est très compliqué à faire. - A.-E.Lemoine: Sa fascination pour le nazisme, pour Hitler, se retrouve aussi dans l'objet du mail qui contenait le fameux manifeste de 13 pages qu'il a envoyé à l'ensemble de son établissement.
Le chiffre 21, la lettre Y renversée...
Qu'est-ce qu'on peut lire dans tout ça? - M.Levy: C'est compliqué.
D'autant qu'il a été entendu assez rapidement. Il faudra attendre qu'il puisse un peu plus s'expliquer, si c'est possible. De ce qu'on peut lire du manifeste, c'est assez confus.
C'est en 3 parties. Il dénonce un écocide, le fait que l'environnement ait tué à petit feu. Il distille ses peurs sur la société.
Il distille sa haine contre la société industrielle, contre les médias, contre toutes ces choses. Il parle de misanthropie, de son mal-être. Encore une fois, il faut faire attention.
Le procureur de Nantes a rappelé qu'une question se posait: est-ce lui qui l'a écrit? Est-ce qu'il s'est fait aider par une IA? - P.Cohen: Il y a des penseurs plutôt progressistes qui sont cités, comme M.Foucault.
Il y a des références plutôt situées à gauche, l'écologie de Nietzsche...
L'un des penseurs de l'écologie politique. Dans les extraits que j'ai lus, il y a des choses très structurées, mais l'ensemble est parfaitement incohérent. - M.Levy: Pêle-mêle... - M.Bouhafsi: Ce qui est étonnant, c'est le temps qu'il a passé dessus.
Le procureur parlait de plusieurs semaines. - M.Levy: Ca fait partie des éléments qui montrent que c'est préparé.
Un autre élément qui montre que c'est préparé, c'est que la semaine dernière, il échangeait avec quelques-uns de ses camarades sur les réseaux sociaux. On a pu interroger sur RTL l'un de ses camarades qui disait qu'il a dit sur une messagerie cryptée: "Au revoir, c'est la dernière fois que vous me voyez. La semaine prochaine, je ferai la une des journaux télé." Ca fait aussi partie de la préparation.
A la fois, dans le déroulé de ce qui s'est passé, on est sur une espèce de délire. - A.-E.Lemoine: Les responsables politiques cherchent à comprendre depuis hier.
Les réactions à suivre de B.Retailleau, d'E.Borne ainsi que la maire socialiste de Nantes, J.Rolland. - B.Retailleau: On lutte en faisant sorte qu'on ne déconstruise pas les repères, l'autorité, les hiérarchies. ...
Le président de la République aura l'occasion de tirer les conséquences d'une consultation sur les écrans. - J.Rolland: Il faut se poser des questions sur la santé mentale des jeunes du pays. - A.-E.Lemoine: La politique, ce n'est pas ce soir.
La question de la santé mentale des jeunes est aussi au coeur de ce qui s'est passé hier? - M.Levy: Il y avait quand même des éléments annonciateurs que ça n'allait pas psychiquement.
Mais la garde à vue a été levée tout de suite. Il faudra comprendre ce qui s'est passé. Est-ce que c'est quelque chose qui peut relever du systémisme, qui peut être individuel? - A.-E.Lemoine: L'une des réponses évoquées par F.Bayrou, c'est le renforcement des contrôles à l'intérieur et aux abords des établissements scolaires, l'installation de portiques à l'entrée des écoles.
Ca coûterait 6 milliards d'euros. Certains dénoncent déjà l'impact psychologique que ça aurait sur les élèves, qui seraient, en entrant à l'école, soit potentielles victime ou potentiels agresseurs. Mais surtout, aux Etats-Unis, ça n'arrête pas les tueries. - B.Guetta: C'est exactement ce que je voulais dire.
Ces remèdes ont fait la preuve de leur inefficacité absolue aux Etats-Unis. Quand on voit l'argent que cela coûterait, il vaudrait 1000 fois mieux investir cet argent dans des postes...
On a besoin des surveillants. Si on en avait besoin hier, on en a besoin aujourd'hui. On a besoin de pions, de psychologues scolaires.
Or, il en existe très peu, alors qu'en principe, il devrait y en avoir dans chaque établissement. Il y a quelque chose d'absolument ahurissant dans ce drame épouvantable, c'est que ce garçon, cet assassin, avait multiplié les signaux. Il a appelé au secours.
Il n'arrêtait pas de dire "retenez-moi" et personne n'entend! Il n'y a pas un prof, un parent, un autre élève...
Il n'y a pas, parce que, finalement, on ne veut pas prendre les choses en main. On ne veut pas prendre la responsabilité devant des choses aussi évidentes que le dérèglement complet, que le dérèglement psychologique, psychiatrique de ce garçon. Personne n'a pu réagir.
C'est effarant! - P.Cohen: Ses parents avaient été convoqués avant les vacances? - A.-E.Lemoine: Pour les fameux messages. - M.Levy: Pour les questions de croix gammées... - P.Cohen: C'est lié à son comportement. - M.Levy: Tout à fait.
Ce qui est sûr, c'est qu'il est très proche de sa maman. Sa maman avait commencé à le faire suivre par une équipe socio-éducative, mais c'était les balbutiements de son suivi. Et il n'y en a pas beaucoup.
C'était le tout début. En tout cas, c'est vrai que ses camarades étaient au courant de sa situation, de ce qui se passait. C'est toujours plus compliqué, quand on est adolescent, de pouvoir réagir. - B.Guetta: Il ne faut pas des portails, il faut des pions et des psychologues.
Il faut des hommes! Des êtres humains, je veux dire. - A.-E.Lemoine: Merci, M.Levy, d'être venu ce soir.
C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. E.Macron est arrivé au Vatican pour les obsèques du pape François. - L.Sénéchal: Le chef de l'Etat s'est recueilli devant la dépouille du pape.
Il a pu s'y rendre presque in extremis. La basilique Saint-Pierre a fermé au public. Jour et nuit, pendant 3 jours, plus de 130 000 personnes...
C'était le dernier bilan. Il y a sans doute eu plus de personnes qui sont venues voir sa dépouille. Parmi les images qui ont fait le tour du monde, celle de cette religieuse française qui a brisé le protocole.
Normalement, les fidèles ont interdiction de s'arrêter. Mais soeur Geneviève est restée à côté de la file d'attente pour se recueillir, immobile, en pleurs, pendant 7 minutes. C'est une amie de l'ancien pape.
Sa tante a été torturée pendant la dictature en Argentine. Son histoire l'a rapprochée de François, qui était évêque à Buenos Aires avant d'être pape. C'était la seule non-cardinale admise pendant le transfert du pape François.
La sécurité se renforce au Vatican. - C'est un événement majeur. La foule sera immense.
Des fidèles, des touristes, des Romains. Demain, le dispositif de sécurité sera très strict. - L.Sénéchal: Les funérailles vont être suivies par des centaines de milliers de fidèles qui sont sur place.
Des écrans géants sont en train d'être installés place Saint-Pierre, mais aussi dans les grandes places de Rome. Le corps de François sera transporté du Vatican jusqu'à Sainte-Marie-Majeure, à Rome. De nombreux bâtiments seront traversés par ce cortège qui va marcher au ralenti. 5 km de trajet pour prolonger l'hommage populaire. - Le long de cette route, ça va être magnifique. - Ce sera très symbolique de le voir passer devant ces monuments.
Ca montre qu'il fait partie de l'histoire. - Ce sera un très bel adieu. Non, pas un adieu, un au revoir. - L.Sénéchal: Le monde catholique est en train de converger vers Rome et le Vatican.
Le sort d'un proche de François a provoqué une petite polémique en Argentine. Son neveu a expliqué à la télévision nationale ne pas avoir les moyens de se rendre à Rome. - L.Sénéchal: Réaction outrée des Argentins qui accusent J.Milei de ne pas avoir invité la famille du pape alors que le président argentin arrive à Rome avec une délégation importante.
Un ministre de J.Milei a indiqué que le neveu avait été contacté mais avait refusé. Mais ce n'était pas le bon neveu.
C'était un cousin. Finalement, c'est une compagnie aérienne argentine qui a payé le billet au bon neveu. Il est à Rome.
Ce n'est pas J.Milei qui a réglé la facture. - A.-E.Lemoine: D.Trump vend des casquettes Trump 2028 alors que, normalement, ce n'est pas possible. - L.Sénéchal: Il affiche régulièrement, à côté de lui, même sur le bureau Ovale, des produits dérivés.
Ca, c'était hier encore, avec son secrétaire au Commerce. Il a plusieurs fois affirmé qu'il ne plaisantait pas en réfléchissant à se présenter pour un 3e mandat, ce qui est interdit aux Etats-Unis. Voici qu'il vend des casquettes Trump 2028 à 50 dollars sur son site.
C'est soi-disant en rupture de stock. Le fils de Trump s'affiche avec la fameuse casquette vissée sur la tête. Elle est censée être made in America.
Trump continue son bras de fer avec la Chine sur les droits de douane et sur l'extraction minière sous-marine en eaux internationales. Même la Chine proteste. La légende du cinéma J.Fonda s'y oppose également. ... - L.Sénéchal: Pendant que Trump brutalise la démocratie, l'économie et l'écologie, J.D.Vance sert de la bière aux soldats américains de la base de Ramstein, en Allemagne.
La défense américaine secouée par les scandales en amateurisme après avoir partagé des infos militaires sensibles à des proches, dont sa femme et son frère. Le ministre est soupçonné d'avoir fait installer un studio de maquillage au Pentagone. ...
Acclamations. - L.Sénéchal: Le projet de studio de maquillage est vraiment un projet sérieux.
Un budget initial de 40 milliards d'argent public pour ce fameux studio. Mais il nie avoir voulu l'installer. - A.-E.Lemoine: En France, E.Macron refuse de déchoir N.Sarkozy de la Légion d'honneur. - L.Sénéchal: L'ancien président porte toujours un bracelet électronique.
Condamnation rendue définitive par la Cour de cassation. "Sont exclues de l'Ordre de la Légion d'honneur les personnes condamnées à une peine sans sursis supérieure à un an." Le président en exercice a le dernier mot.
Or, E.Macron l'a dit: il ne veut pas retirer à N.Sarkozy sa Légion d'honneur. - E.Macron: Il mérite le respect.
Il a mon respect et le respect du peuple français. Je pense que c'est très important que les présidents et les anciens présidents soient respectés. Le président de la République que je suis, en tant que Grand Maître, ne prendra aucune décision de ce type. - L.Sénéchal: Son avocat fait valoir que la décoration est associée à sa fonction et non à sa personne.
Est-ce qu'il y a une image d'impunité chez certains citoyens français? - B.Guetta: J'ai un certain respect pour N.Sarkozy, mais je ne comprends pas cette décision. - L.Sénéchal: Celle d'E.Macron? - B.Guetta: La loi est la loi.
Elle doit s'appliquer à N.Sarkozy comme à tout citoyen français. Comme à tout citoyen français, quelle que soit l'opinion que l'on a du bilan présidentiel de N.Sarkozy, et quelle que soit, éventuellement, la considération que l'on puisse avoir pour l'homme.
Encore une fois, j'ai une certaine considération pour cet homme, mais la loi est la loi! - L.Sénéchal: Au risque d'abîmer la fonction présidentielle?
Je me fais l'avocat du diable. - B.Guetta: Je le crains aussi. - A.-E.Lemoine: Le TGV Ouigo...
Autre sujet. Il fait peau neuve. - L.Sénéchal: Tout l'intérieur a été refait.
Voici à quoi ressemblent les nouvelles rames de ces TGV à bas coût. Les sièges tirent plutôt vers le bleu, désormais. Il y a soi-disant plus de place pour les jambes. - Ils sont plus larges.
J'ai l'impression d'avoir plus de place. - C'est un peu dur, mais ça va. Pour 2 heures, c'est suffisant. - Je trouve ça spacieux.
On va voir comment ça évolue dans le temps. - On pensait qu'on était en première et qu'on s'était trompés. - L.Sénéchal: Il n'y a pas de première dans les trains Ouigo. - A.-E.Lemoine: Pas de bar-restaurant non plus. - L.Sénéchal: On va y venir.
Voici les prises de courant. C'était une option payante et maintenant, il y a une prise de courant pour tout le monde. C'est une prise à 1 siège sur 2.
Toujours pas de wagon bar dans les trains, mais il y a un coin salon qui a été créé. Un espace relax. Mais sans wagon bar. - P.Cohen: Tu amènes ta gourde. - L.Sénéchal: Il y a un système de chariot ambulant.
Les nouvelles rames pourront embarquer 653 passagers contre 644 actuellement. 1 place sur 2 est vendue à moins de 30 euros. C'est un modèle économique qui fonctionne, selon le patron. - Le fait que les billets soient pas chers, ça vient du fait que les rames ont des taux d'occupation importants et que les rames circulent beaucoup toute la journée.
Ca nous permet d'être rentable, d'équilibrer nos comptes. - L.Sénéchal: 16 crochets à vélo et 10 % d'espace en plus pour les bagages.
Il y aura aussi de nouvelles liaisons. - P.Cohen: On ne peut pas accrocher le 17e vélo... - A.-E.Lemoine: Y aura-t-il des Ouigo pour le pont du 8 mai?
Il y a un appel à la grève. On finit avec les larmes de dépit de la reine du judo, C.Agbegnenou. - L.Sénéchal: Déjà 3 médailles d'or olympiques en comptant le par équipe. 6 fois championne du monde et seulement 5 fois championne d'Europe.
Elle a été disqualifiée. Elle a fait une prise dangereuse en attrapant au cou son adversaire. - C.Agbegnenou: C'est comme ça.
C'est le judo. Les règles sont les règles, mais on n'accepte pas, quand je suis dans une forme comme ça, quand il y a un travail derrière et que j'arrive à le mettre en application...
Mais après, c'est comme ça. Je ne suis que 5 fois championne d'Europe. Ce sera à moi de travailler derrière, mais c'est comme ça. - L.Sénéchal: Elle va s'arrêter pour donner un petit frère ou une petite soeur à sa fille née en juin. - A.-E.Lemoine: On lui souhaite le meilleur.
Merci beaucoup. Merci à notre invité d'être venu sur notre plateau. Dans un instant, une spéciale Molières.
Bernard Guetta