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interviewLe Média (sur YouTube)· 22 octobre 2025 21 min

POURQUOI MACRON MET LECORNU DANS L'EMBARRAS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous vous souvenez quand Macron a affirmé que le cornu aurait les mains libres pour gouverner ? Et ben, c'est à peu près aussi crédible que quand il dit que les Français sont libres de manifester. Ça suppose souvent d'accepter de se prendre des coups de bâton et des grenades dans les pieds.

Et Sébastien Lecnu est en train de faire l'expérience de la liberté à la sauce Macron sur la question des retraites. [Musique] Bonjour et bienvenue dans le recap. Nous sommes le mercredi 22 octobre et hier Emmanuel Macron a remis les mains dans la politique nationale.

Il ne lui a suffi que d'une seule petite phrase pour semer le trouble ou plutôt la confusion au sujet de la réforme des retraites. On l'écoute. Le premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui consistait à qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance.

Je le dis ici parce que c'est ni ça n'est ni l'abrogation ni la suspension. C'est le décalage d'une échéance qui est la prochaine échéance, celle des 63 ans au 1er janvier 2027 qui l'a décalé au 1er janvier 2028 avec un financement par des économies. Et voilà que Jupiter et sa pensée complexe propulse la France dans un débat sémantique dont lui seul a le secret.

Il n'y a pas d'abrogation de la réforme des retraites. Ça, on l'avait bien compris. Mais alors, suspension ou décalage ?

Toute la question est là. Le Premier ministre Sébastien Lecornu parle lui de suspension. C'était le cas dès son discours de politique générale le 14 octobre dernier devant l'Assemblée nationale.

Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. Et c'est précisément grâce à cette déclaration que Sébastien Lecnu a sauvé sa peau ou du moins gagné un surcis en s'assurant le soutien des socialistes. On le rappelle, la semaine passée, il ne manquait que 18 voix pour que la motion de censure des insoumis fasse tomber le gouvernement.

Autant dire que le fil est mince. D'ailleurs, Olivier Fort, le premier secrétaire du PS, ne manque pas de le rappeler plusieurs reprises en matraquant que la censure peut tomber à tout moment. Et dans ce contexte pour le moins tendu, le débat sémantique de Macron tombe comme une grenade découpillée sur le bureau de Matignon.

Le président de la République s'est donc invité dans ce jeu d'équilibre précaire comme un chien dans un jeu de quille avec sa prise de parole hier alors qu'il était en déplacement en Slovénie. Il a semé le doute déstabiliser les socialistes et surtout pris de cours le cornu à qui il avait pourtant promis la carte blanche. Mais le premier ministre a tenu sa ligne quitte à contredire son propre président dans la même journée.

Quelques heures après la sortie de Macron, le Cornus s'est exprimé devant l'Assemblée nationale. Il a annoncé avoir saisi le Conseil d'État d'une lettre rectificative destinée donc à inscrire noir sur blanc la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la sécurité sociale, le fameux PLFSS, même si celui-ci devait être adopté par ordonnance. Une procédure par ailleurs jamais utilisée jusqu'ici pour un budget.

Alors, c'est une tentative désespérée de garder la main et de prouver sa bonne foi au PS. Mais le décor est parfois trompeur. Le débat parlementaire reste imprévisible.

La gauche menace de rejeter le budget du gouvernement. Le Sénat dominé par la droite est peu enclin à défendre la suspension de la réforme et la commission mixte paritaire pourrait purement et simplement la faire disparaître du texte final. Dans ce cas, le gouvernement n'aura d'autre choix que de recourir aux ordonnances, reprenant le budget initial point par point, sans aucune garantie que la suspension y survive.

Le tout se joue dans un calendrier très serré, 70 jours maximum de débat avant que le gouvernement ne doive activer ce dispositif inédit. La lettre rectificative apparaît donc comme une tentative de sécuriser la promesse faite au PS, mais elle ne dissipe pas le doute. Le cornu anticipe-t-il l'échec des négociations et prépare-t-il à l'avance un passage en force ?

Ni Matignon ni le ministère des relations avec le parlement n'ont répondu à cette question. L'hypothèse des ordonnances est néanmoins jugée science-fictionnelle par les constitutionnalistes mais elle fait déjà enrager les opposition de la gauche au Rassemblement national. Tout le monde promet une motion de censure si jamais cette manœuvre voyait le jour.

Reste que la petite phrase d'Emmanuel Macron a raisonné comme un coup de tonner dans l'hémicycle. En off, les députés Renaissance s'arrachent les cheveux et ne comprennent plus où les emmène le chef de l'État. L'un d'entre eux se questionne mais pourquoi parle-t-il des retraites ?

Il veut faire capoter l'accord avec le PS. Alors invité ce matin de France info, Maud Brégon, la porte-parole du gouvernement a tenté d'éteindre l'incendie et de convaincre qu'il n'y a pas de contradiction au sommet de l'État sans vraiment y parvenir. Quand vous, porte-parole du gouvernement, vous avez un doute sur des éléments de langage comme ça, vous demandez à qui ?

Confirmation, vous demandez à l'Élyson, à l'Élysée ou vous demandez à Maignon, c'est qui le patron ? On travaille en bonne intelligence. Moi, je suis porte-parole du gouvernement de Sébastien le Cornu.

Pour tous ces éléments techniques sur la façon dont va être édigés les textes, je discute avec Matignon. Mais en fait encore une fois, le patron c'est le corn. Je je moi je rentre pas je rentre pas dans ce débat.

Aujourd'hui, il y a une constitution. Le rapport entre un président de la République et un premier ministre, c'est pas une affaire de cours. C'est la Constitution.

C'est la constitution qui le définit. Et donc Sébastien le cor, le premier ministre conduit et détermine la politique de la France dit la constitution. Et je pense qu'on a d'ailleurs vu euh dans les concessions euh qu'il a pu faire récemment et notamment sur la question des retraites euh qu'il était libre de ces décision.

Non mais Montbrégon, vous minimisez vos propos mais c'est rare depuis 7 ans, j'ai rarement entendu une ministre dire bah quand il y a un différent, c'est le la constitution qui s'applique et c'est le premier ministre qui conduit et dirige la politique de la nation. C'est très bien. Ma en Macronie, c'est assez nouveau.

Nos reporters Lisa Lape et Lisa Noyal sont allés tendre leur micro à l'Assemblée nationale ce matin pour tenter d'y voir plus clair. Chez LFI, on considère que le président de la République n'a fait que confirmer l'arnaque en cours autour de la réforme des retraites. On écoute le député Éric Cocrel.

Emmanuel Macron qui revient sur les promesses de Sébastien Lec en disant "C'est ni une suspension ni d'abrogation de la réforme des retraites. Qu'est-ce que ça vous évoque ? Déjà, il explique ce que nous disons depuis le début.

C'est un simple décalage, ça ne remet pas en question la réforme des retraites. Ils n'ont pas envie de remettre en question la réforme des retraites. Donc finalement, pour un décalage de 3 mois, euh si on enregistre le fait que pour faire passer cette mesure, il faudrait que le PLFS qui est un musée des erreurs sociales soit voté, c'est le moins qu'on plusur, c'est que c'est un coût très cher.

Voilà, parce que ce budget, je vous rappelle, prend au retraités, prend aux assurés sociaux, prend aux minimas sociaux de manière dramatique. Bon, ça c'est le premier constat. Donc, j'allais dire que son sa déclaration casse un peu le l'espèce d'ambiance qui voulait penser qu'il y avait une très grosse conquête sociale à travers cet amendement qui justifierait peut-être de voter le PFSF.

Ce n'est pas le cas, il faut le dire et le redire. Voilà où on en est aujourd'hui. Alors, le son de cloche est similaire du côté des députés Génération.

Benjamin Lucas, le porte-parole du groupe écologiste et social, estime que les macronistes sont arqueboutés sur leur bilan et leur héritage et donc qu'ils ne lâcheront rien. Sur Emmanuel Macron qui dit qu'il y aura ni de suspension ni d'abrocation de la réforme des traites, est-ce que vous êtes surpris ? Non, pas surpris.

Emmanuel Macron rassure le patronat, rassure le MDF. Ensuite, son collaborateur Sébastien Lecornu essaie de nous embrouiller ici à l'Assemblée nationale, mais les macronistes sont arqueboutés sur leur bilan, leur héritage et nous, il faut qu'on se batte pour l'abrogation de cette réforme de retraite. OPS Philippe Brun veut croire au rapport de force parlementaire.

Il prédit qu'à l'Assemblée le budget sortira méconnaissable du texte proposé par le gouvernement. Quant au duel lexical entre Macron et le cornu, il y voit le symptôme d'un exécutif qui se fissure, mais il essaie par tous les moyens d'exister encore et essayer de rattraper décision de son premier ministre qu'il ne partage pas à l'évidence. Euh aujourd'hui même Macron a un nouvel ennemi, c'est Sébastien Lecornu qui est en train effectivement détricoter une partie de son bilan et je comprends qu'il résiste.

Vous faites encore confiance à monsieur Lecornu pour qu'il y ait une vraie suspension de la réforme de retraite ? C'est pas une question de confiance. Il y a une situation politique qui fait que s'il n'y a pas de suspension, il sera immédiatement censuré et que si nous déposons censure, il est immédiatement censuré.

Donc c'est pas de son intérêt que de pas tenir sa parole. Ça veut dire que même si le PLFS ne vous satisfait pas, vous êtes obligé de le voter pour voter la suspension de la réforme de retraite ou pas ? Le PLFSS de toute façon nous satisfa.

Je rappelle que il y a pas de majorité pour la la désindexation des retraites. Le RN est compte, nous sommes contre. Il y a pas de majorité pour les franchises médicales, le RN est compte.

Nous sommes contre. Il y a pas de majorité non plus pour les déremboursement de médicaments. Le RN est compte, nous sommes contre.

Pas de majorité non plus pour la fiscalisation des affections de longue durée. On vient de les supprimer en commission des finances. Pas de majorité non plus pour supprimer l'abattement de 10 % sur les retraités. on vient de supprimer aussi en commission des finances.

Bref, le PFSS qui sortira l'assemblée sera complètement différent de celui du gouvernement et donc euh ce sera un nouveau budget euh qui sera rééquilibré en faveur des classes populaires et des classes moyennes. Nos reporters ont également interrogé ce matin le député socialiste Jérôme Gedge à l'image de son collègue, il balaye la querelle sémantique entre suspension et décalage. Pour lui, peu importe le terme, la réforme ne reviendra pas avant la prochaine présidentielle et ce sont les électeurs qui trancheront dans les urnes.

C'est Emmanuel Macron estime que ça s'appelle pas suspension mais ça s'appelle, je sais pas ce qu'il a dit, décalage et cetera. J'ai voilà, je va pas faire l'exégèse de la de la sémantique. Le résultat est le même.

Pendant 2 années avec la présidentielle au milieu, la réforme des retraites arrête de s'appliquer. Et donc en creux, ça dit puisque dans le même temps, il y a une conférence sur le travail et les retraites qui est convoqué pour préparer le débat de la présidentielle, ça dit en gros que la réforme borne ne survivra pas à l'élection présidentielle. Et là, les gens auront, puisqu'on a parlé d'un réparation démocratique, ils auront le choix.

S'ils veulent une réforme plus dure, ils voteront à droite et s'ils veulent une réforme plus juste, ils voteront à gauche. Voilà. Mais donc, ça veut dire que la réforme borne en réalité, elle est c'est fini.

Voilà. Donc, je pourrais moi aussi fanfaronner en disant bah de fait, c'est une abrogation de la réforme puisquis qu'elle arrête de s'appliquer et qu'on nous dit qu'il y en aura une nouvelle qui s'appliquera. Maintenant, ce qu'il faut, c'est qu'on s'assure que la nouvelle soit juste.

Donc, ça vous force à signer le PLFSS ? Parce que pour l'instant, il y a rien de fait. Oui.

Euh non, ça ne force à rien du tout. Pour l'instant, elle est pas il y a pas de suspension ou de décalage tant que c'est pas signé dans le PLFSS. Oui, mais ça les force en sens inverse pour reprendre votre terme puisqu'il s'est engagé à ce qu'il y a une suspension de la réforme, à ce que le PLFS soit soit votable ou en tous les cas soit soit défendable.

Voilà. Donc et c'est le dur dans lequel on rentre en ce moment qui est de savoir dans le PLFSS, c'est les débats qu'on va voir en commission à partir de lundi matin parce que ça a été décalé et puis dans l'hémicycle, c'est sur les mesures qui posent problèmes dans ce P FSS puisquils nous ont dit que c'était un PF FSS qui avait vocation à bouger très bien et que c'était les parlementaires qui décideront. Bah on va voir à quel point on atterrit et donc c'est à la fin de la foire qu'on contrat les bouses.

Alors on l'a compris he les socialistes restent persuadés d'avoir trouvé la bonne formule. tenir bon, garder la pression et forcer Matignon à suivre leur tempo. Mais pendant ce temps, la fronde monte à droite.

Pour Bruno Rotaillot, président des Républicains, le budget du gouvernement est invotable en l'État. Il dénonce le signal envoyé par la suspension de la réforme des retraites qu'il juge évidemment terrible et il se félicite d'avoir quitté le gouvernement refusant d'assister à ce qu'il décrit comme un mélange de laxisme budgétaire et de renoncement. régalien sur l'avenir politique, Retaillot prévient le retour aux urnes s'imposera via une dissolution, une démission ou un référendum, tout en refusant de rejoindre le cœur de ceux qui réclament la démission immédiate d'Emmanuel Macron.

Et justement, le président avec sa sortie en Slovénie joue à la roulette russe politique utilisant ses phrases pour semer la confusion plutôt que pour clarifier sa ligne. Il fragilise son propre gouvernement alors même qu'il avait promis carte blanche à son premier ministre. Emmanuel Macron n'apparaît donc plus comme un chef d'état mais comme un fauteur de trouble. semant le doute dans son propre camp et laissant le pays à la mercie de ses crises d'ego.

Dans ce climat, chaque mot du président devient une mine. Chaque décision une bombe à retardement et l'exécutif avance sur un fil suspendu entre calcul politique et survie parlementaire. On poursuit avec un point sur l'éducation.

Le nouveau ministre de l'éducation nationale, Édouard Gefray a analysé la situation de l'école en France. et il la trouve extrêmement inquiétante. Ce sont ses mots sur France Interre ce matin, il a évoqué les inégalités sociales et scolaire de santé psychique et physique des élèves qu'il dit définir comme ces trois priorités.

Dès le primaire, les enfants d'origine sociale défavorisé obtiennent en moyenne de moins bons résultats que les enfants de cadre. On retrouve ses écarts au collège et il détermine l'orientation de fin de 3e. Selon les chiffres du ministère, 41 % des enfants ayant des parents cadres ont de bons résultats en français contre 6 % des enfants d'inactifs et 10 % des enfants d'ouvriers à l'entrée en 6e.

Le ministre n'a pas détaillé les moyens envisagés pour remédier à ses inégalités persistantes. Il dit vouloir travailler sur la qualité pédagogique du service public de l'enseignement et se concentrer sur les 15 % des collèges qui concentrent 40 % des grandes difficultés scolaires. À première vue, le projet de loi finances 2026 présenté en conseil des ministres mardi 14 octobre semble plutôt généreux pour l'école.

Le budget de l'éducation nationale devrait augmenter de 200 millions d'euros par rapport au précédent. Cependant, une plongée dans les lignes budgétaire de Berir révèle que ces annonces sont en trompeœuil. Pour couvrir ses besoins, l'éducation nationale, pourtant en carence chronique depuis des années, va supprimer près de 4000 postes.

Le ministère, quant à lui, justifie ses suppressions par l'effondrement démographique. Ce à quoi plusieurs syndicats rétorquent qu'il faut justement profiter de la baisse démographique pour alléger les classes, souvent surchargé. Interrogé sur les rémunérations des enseignants, le ministre de l'éducation nationale affirme que son ministère va continuer à faire des effort, notamment sur les 25 premières années de carrière où la progression est très faible.

Direction l'Amérique latine maintenant où la Genzy, la jeune génération continue de faire trembler les pouvoirs autoritaires et conservateurs. Au Pérou, l'attention est à son comble. Hier, le octobre, le président par intérim José Jerry a annoncé par un message télévisé l'état d'urgence à Lima et dans le port de Cao qui prendra effet ce mercredi 22 octobre à minuit et ce pour 30 jours.

L'armée pourra patrouiller dans les rues et certaines libertés comme celles de réunion seront restreintes. Officiellement, l'objectif est de lutter contre la vague de violence et d'extorsion attribué au crime organisé qui frappe régulièrement notamment les chauffeurs de bus et les populations les plus vulnérables. Depuis plusieurs semaines, la jeunesse et les classes populaires descendent massivement dans la rue pour dénoncer la corruption, les inégalités et la dérive autoritaire du pouvoir.

Le point culminant de ce mouvement social a été la destitution de la présidente de droite Dina Boluarté le 10 octobre dernier. Elle s'est accaparé le pouvoir en 2022 par un coup d'état institutionnel provoquant déjà à l'époque d'intense soulèvement durement réprimé. Élu vice-présidente sous l'étiquette marxiste.

Elle avait promis des réformes progressistes mais sa présidence a rapidement basculé vers le conservatisme et l'autoritarisme marqué par plusieurs scandales de corruption et une répression violente des mobilisation. Pour la remplacer, le chef du parlement, José Ger, accusé de viol et d'enrichissement illicite, a été nommé président par intérim. Une nomination qui n'a évidemment pas calmé la colère populaire.

La répression des manifestations a été particulièrement sanglante. Plus d'une centaine de blessés, un manifestant de 32 ans tué par balle et une jeune femme de 27 ans dans le coma après un tir policier dans la tête. En Colombie maintenant, les tensions avec les États-Unis atteignent un niveau inédit.

Lundi, Bogota a annoncé menace d'invasion de la part de Washington et rappelé son ambassadeur pour consultation après les propos de Donald Trump qui a menacé d'intervenir militairement si la Colombie n'arrêtait pas immédiatement la production de drogue tout en suspendant une partie des aides financières américaines. Les relations entre les deux pays historiquement alliés sont au plus bas depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche et l'élection en 2022 du président de gauche Gustavo Petro. Washington a révoqué le statut de la Colombie comme partenaire dans la lutte antidrogue et Bogota a répondu en suspendant ses achats d'armes aux États-Unis.

Il y a 5 jours, des affrontements ont eu lieu devant l'ambassade des États-Unis, symbole de l'impérialisme et du gouvernement Trump. Les manifestants ont dénoncé la complicité des États-Unis dans le génocide du peuple palestinien et les menaces répétées contre l'Amérique latine de plus en plus agressive notamment envers le Mexique, le Panama ou le Venezuela. Plusieurs policiers ont été blessés par des explosifs et certains manifestants munis d'arcs et de flèches ont également infligé des blessures aux forces de police.

Gustavo Petro, de son côté a dénoncé la politique antidrogue américaine qu'il juge responsable d'un million de morts en Amérique latine et qu'il considère comme un prétexte pour contrôler la région, notamment pour obtenir le pétrole bon marché du Venezuela. On reste sur l'international et une question se pose. La rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump va-t-elle avoir lieu ?

La Russie a affirmé ce matin que les préparatifs en vue d'une entrevue entre les deux présidents se poursuivent. Contrairement à ce qu'avait annoncé Donald Trump hier, le président américain avait martelé qu'il ne voulait pas perdre de temps avec son homologue russe alors qu'une rencontre était censée avoir lieu dans les prochains jours à Budapest. Ce nouvel espoir d'un possible accord de cesser le feu possiblement tué dans l'œuf intervient alors qu'en Ukraine, plusieurs raides aériens russes ont tué six personnes dont deux enfants dans la nuit de mardi à mercredi.

Selon les services d'urgence ukrainien, ces frappes ont principalement visé des infrastructures énergétiques, mais aussi de nombreux bâtiments résidentiels. L'annulation potentielle de cette rencontre entre Trump et Poutine est aussi une grande déception pour le président hongrois Victor Orban. Le leader d'ultradroite comptait bien sur l'idée d'un sommet de paix dans la capitale hongroise pour embrasser son rôle fantasmé d'émissaire de la paix, dénigrant par la même occasion l'Union européenne.

Depuis l'annonce d'un report, sa diplomatie s'active donc à sauver la rencontre. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Recap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email et si vous nous regardez à la télé.

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