Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 21 mai 2025 26 min

Présidentielle de 2027 : il faut "une primaire geyser allant de Philippe Poutou à François Hollande"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour François Ruffin. Bonjour. Bonjour.

Une primaire. Vous plaidez ce matin pour une grande primaire à gauche pour la présidentielle de 2027. Une primaire oui mais avec qui ?

D'abord pourquoi la primaire ? C'est pas seulement une primaire de départage pour regarder de qui sera le candidat à la présidentielle. Je pense que l'essentiel aujourd'hui dans le pays et à gauche, c'est un sentiment de découragement, de résignation, d'abattement.

Comment on en sort ? Comment on fait pour que les 9 millions de personnes qui sont allées voter à gauche aux dernières élections législatives se disent "Bon, on va un peu tenir compte de ma voix, je me remets sur un chemin, on rouvre l'espoir." Il me semble que je parle de primaire GER, vous savez comme on fait surgir l'énergie qui existe en dessous parce qu'elle existe encore cette énergie. une primaire de débordement qui fasse qu'on retrouve du populaire, qu'on retrouve le peuple et qu'on retrouve le peuple de gauche.

Sauf que pour que ça fasse GER, il faut qu'il y ait des candidature qui euh intéresse, qui stimule euh le débat public. Vous mettez qui là-dedans ? Oui, je mets tout euh le périmètre du Nouveau Front populaire de Poutou à Hollande et ça sera le moment peut-être pour que soit tranché.

Qu'est-ce qu'on veut pour le pays ? Qu'est-ce est-ce qu'on veut juste une politique d'accompagnement du marché avec quelques pensements comme ça se fait depuis 40 ans où on veut une politique de rupture de rupture tranquille mais qui décide de prendre soin à la fois des gens et du vivant ? Pardon mais quel point commun entre Philippe Poutou Extrême gauche et François Hollande mais je vous dis ça sera le moment pour trancher la ligne et ça sera pas dans un petit conclave avec ou alors avec quelques milliers de d'encarté mais ça se fera à l'échelle de masse.

Ça se fera à l'échelle de millions de personnes qui décideront qu'est-ce qu'ils veulent un peu pour leur pays et pour la gauche demain. Et ça vous savez ça fera un point d'appui, ça fera un tremplin. Ça veut dire pas besoin d'être adhérent dans à un parti de gauche pour pouvoir voter.

Absolument pas. Sinon, vous savez là, ça se compte en quelques milliers ou quelques dizaines de milliers de personnes. On peut pas laisser le destin du pays et de la gauche entre un échantillon aussi petit, de militants très respectables, mais il faut dépasser ça.

Il faut retrouver une emprise populaire. Vous savez quand le 9 juin au je lance Front populaire, c'est avec l'espoir que ça va faire surgir quelque chose de et ça l'a fait. Il y a eu des centaines de milliers de personnes qui ont signé des pétitions dans les 24 heures.

Ça a mis la pression sur les partis pour que cette union elle existe. Et ben de la même manière, je suis convaincu qu'aujourd'hui il y a un désir profond. Autant il y a des parties parce que là il y a une énorme différence.

On parle de l'élection présidentielle François Ruffin et de Hollande à Poutou et ben il y a Jean-Luc Mélenchon. Donc vous envisagez-vous dans votre esprit que Jean-Luc Mélenchon va dire oui je vais me présenter une moi je dis la porte est ouverte. Si Jean-Luc Mélenchon et les insouis souhaitent venir et ben tant mieux on sera plus fort ensemble. même si vous avez dit avoir eu un désaccord moral, mais j'ai plein de désaccord.

J'ai plein de désaccords avec plein de monde, mais là ce sera ce seront les électeurs qui trancheront qui doit les représenter et à l'arrivée et bien il y aura un candidat qui sortira beaucoup plus fort de ça pour se donner une chance de gagner parce que là faut pas rigoler. Mais la chance de gagner, pardon, je reviens parce que l'expérience nous nous donne des chiffres 22 % à la dernière présidentielle, c'est Jean-Luc Mélenchon tout seul. Il a pas eu besoin de passer par une primaire.

Donc franchement, quel est son intérêt de de vous suivre ? Écoutez, aujourd'hui, je parle par de l'intérêt de Jean-Luc Mélenchon, je parle de l'intérêt de la gauche et de l'intérêt du pays et de l'intérêt des gens. Jean-Luc Mélenchon, c'est la garantie de la défaite au 2è tour de l'élection présidentielle.

Quand on regarde les sondages face à Bardella, face à Marine Le Pen, c'est de tiers des gens qui vont aller voter pour l'extrême droite plutôt que d'aller voter pour le candidat des insoumis. Donc c'est quand même un gros souci. Bah je dis ça sera aux électeurs de gauche de trancher qui doit les représenter et là il y aura un point d'appui, il y aura un match, il y aura des millions de personnes qui auront dit bah voilà notre candidat, on considère que ça doit être ça.

Ça doit être le bruit, la fureur ou la force tranquille ou la rupture tranquille. Vous vous êtes sûr de gagner hein parce que vous êtes candidat à cette primaire et vous êtes sûr de gagner. Messi vous gagnez pas parce que ça existe he quand même les les les défaites aux élections.

Vous vous rangerez sans problème derrière un Jean-Luc Mélenchon ou derrière un Raphaël Gluxman ? Écoutez moi je je n'envisage pas de d'être une élection et de pas derrière en respecter les règles. Je crois que tout le monde aura l'honnêteté de respecter les règles.

Maintenant, je vous dis, ça sera le moment de trancher de trancher quelle orientation on veut pour la gauche dans le pays. Qu'est-ce qu'on va faire pour les logements ? Qu'est-ce qu'on va faire pour le vivant ?

Qu'est-ce qu'on va faire pour les trains ? Qu'est-ce qu'on va faire pour les médecins ? Bah ça sera le moment parce que vous savez là les idées de gauche on voir mais elles sont marginalisées ou stracisées.

La gauche joue en 2è division on est sûr de pas la gagner cette élection si on continue. C'est une certitude. La voilà la seule certitude.

Et ben là c'est se donner une chance et c'est pas comme si j'en étais un un partisan depuis des siècles et des siècles. Mais compte tenu la situation présente c'est de donner une chance de jouer en Ligue des Champions. Cette annonce vous l'avez faite hier soir à 18h.

Est-ce que vous avez reçu des coups de fil de personnalités susceptibles de participer à cette primaire depuis ? Je reçois des SMS mais vous savez c'est un processus qui va je s'enclencher dans la durée. Il va y avoir une réunion, on le sait, avec Lucy Casté, il va y avoir des réactions des différents partis, il y en a d'autres qui ont leur congrès.

Donc tout ça, je prétends pas que du soir au matin, ça va euh tout va s'enclencher. C'est pas vrai, ça se passe pas comme ça. Je le redis.

On a réussi le nouveau Front populaire alors que des partis dedans n'en voulaient pas hein. Il voulaient pas de cette union, il voulaient la division. On l'a réussi en 4 jours.

En 4 jours, on a réussi à avoir une base de programme commun. On a réussi à avoir une candidature par circonscription en 4 jours. Pourquoi ?

Parce qu'il y a eu la pression populaire. La seule chose auxquelle je crois moi, mais depuis des années, des années, c'est est-ce qu'on a le peuple qui rentre dans un processus politique ou pas ? Oui.

D'accord. En fait, François Ruffin, vous vous basez sur le NFP là depuis tout à l'heure, sauf que le NFP, on voit ce que ça donne à l'Assemblée nationale. C'est des désaccords en permanence, c'est des déchirures.

Les socialistes ne parlent plus aux insoumis. Donc en fait à l'épreuve du pouvoir, on peut même pas imaginer comment ça va se passer. Oui, là on n même pas à l'épreuve du pouvoir.

Mais moi je je vous dis il y a une certitude, c'est que autant il y a des partis qui jouent les gauches irréconciliables ou autant il y a des électeurs qui voient très bien que les gauches sont réconciliables, qu'on est plus dans le temps de l'irréconciliation comme on l'a eu pendant des années des années. C'est plus le cas aujourd'hui. Il y a la possibilité d'une réconciliation et vous savez quand il s'agira d'aller battre Marine Le Pen ou Jordan Bardella, les les gens et les gens de gauche seront très bien qu'il faut aller voter pour leur candidat.

La date idéale de cette primaire selon vous ? Euh traditionnellement, vous savez, moi j'end pas grand-chose sur les modalités que je propose. Je propose que les candidats se déclarent après les élections municipales au printemps 2026, que l'élection se déroule à l'automne 2026, qu'on ait du temps, qu'on ait du temps pour mener une campagne.

Pourquoi ? Parce qu'il faut aller chercher les gens. Moi, je veux que l'auxiliaire de vie qui se fatigue, que le charis de martigue, que le métallo d'Arcelor, que la femme de ménage d'ien, elle se sente concerné parce que il faut qu'elle se dise avec eux, avec lui, on notre vie va un peu changer.

On aura un meilleur salaire, on vivra mieux, il y aura une protection de notre industrie. Je veux que les gens se sentent engagés dans ce processus là, que on on rallume l'espoir. Il y a un sujet sur lequel vous allez devoir euh plancher euh François Rufin en vue de 2027 aussi parce que le sujet euh est très important.

Un conseil de défense se tient ce matin autour d'Emmanuel Macron à l'Élysée avec à l'ordre du jour la publication d'un rapport sur l'état de la menace que fait peser le mouvement islamiste des frères musulmans sur la France. C'est inédit parce que d'habitude un conseil de défense c'est pour les attentats ou la guerre en Ukraine que ce sujet là des frères musulmans s'invitent à l'Élysée, c'est une bonne chose. D'abord vous dites il va falloir y plancher.

C'est pas comme si je je planchais pas sur la question de la laïcité depuis des années et des années. La laïcité, c'est à la fois permettre que tous les croyants d'un are pays soient protégés dans leur foi, puisse pratiquer et de l'autre côté que la foi reste à sa place et qu'elle n'envahisse pas le champ de la République. Et il y a une question évidente avec les frères musulmans qui ont pour objectif de séparer les musulmans du pays, de séparer les musulmans de la nation, de séparer les musulmans de la République et faire qu'il y ait une loi qui soit au-dessus de ça.

Est-ce que vous vous en êtes témoin dans votre circonscription de la Somme ? Moi, ce dont je suis témoin et je veux dire que le rapport contient des choses intéressantes à la fois dans ses points de vigilance et dans ses recommandations parce que dans les recommandations du rapport, ils disent qu'il faut une action de terrain de longue haleine, le retour de l'État du réseau sociatif. Moi, je ne cesse dans euh ma ville, dans ma circonscription de plaider pour que les piliers qui existent dans les quartiers, les associations, les services publics ne soient pas fragilisé mais soient renforcé.

Or, ce qui se passe depuis des années, c'est que ces gens qui ont le courage, parce que quand on est élu d'une commune euh de banlieu quand on est euh euh dans un centre social, qu'on le préside, qu'on le dirige, qu'on y éduque, qu'on y travaille et que on a on est dans un environnement qui peut déjà être compliqué et que en plus on a l'État qui vient pas vous appuyer mais en fait vous miner parce que c'est le plan Borlub qui tombe à l'eau, parce que ce sont les contrats adultes relaés qui sont supprimés, parce que c'est la politique de la ville dont les crédits baissent d'année en année et ben ça vous encourage pas. Ça il faut que la République via ses services publics justement l'État via ses services publics soit au plus près des habitants. C'est ce que vous dites.

Il faut rouvrir des un espoir qui soit à la fois un espoir individuel c'est-à-dire que les jeunes soient attirés vers autre chose. Vous savez que c'est c'est déjà le le même discours que je tenais au moment du narcotrafic parce que c'est au fond c'est le même souci. C'est qu'est-ce qui reste quand l'État se retire ?

Et ben je pense que l'État doit pas se retirer. Mais quand mais ça mérite un conseil de défense aujourd'hui. François Ruffin, je vais vous dire autre chose.

Je je crois à la loi de 1905, à toute la loi de 1905, rien qu'à la loi de 1905. Et la loi de 1905, elle permet dans son article 31, 34, 35, elle permet quoi ? Elle permet d'avoir une politique pénale sur la la naïcité.

C'est-à-dire que elle permet aux gardes des sauts de dire bah là il y a des atteintes à laïcité, je lance une circulaire auprès des procureurs qui demande des investigations au juges d'instruction avec à la clé des sanctions. Ça veut dire que on des lois, on l'a déjà. On a notre loi faite par Aristide Brillant et George Clemot, les grands-pères fondateurs de la laïcité qui pourrait et on pourrait activer des leviers si jamais et pas ce qu'il y a c'est pas si jamais quand il y a atteinte à laïcité qu'il y en a un qui veut aller plus loin pardon.

Or mais or pas une seule fois Gérald De Narmanin ni ses prédécesseurs n'ont activé ce volet de la loi de 1905. Je pense que c'est c'est ça devrait être fait. Vous dites la loi suffit.

La loi de 1905 suffit. Et sauf que Gabriel Atal, lui, il veut aller plus loin notamment sur l'interdiction du voile dans l'espace public pour les mineurs de moins de 15 ans. Qu'en pensez-vous ?

Est-ce que d'abord monsieur Gabriel Atal, il va dire la même chose sur la KIPA parce qu'il dit là le voile finalement il est imposé aux jeunes et il s c'est pas choisi. Mais moi, j'ai été baptisé à 6 mois. Est-ce que on va interdire le baptême ?

Vous voyez ? Bon parce que c'est imposé. Bon donc ça ça pose des questions mais je pense que l'opportunisme et vous voyez bien la question du voile l'opportunisme de Gabriel Atal sur ces questions là fait pour moi le jeu des islamistes et d'ailleurs c'est ce que dit le rapport le rapport est dire attention il y a un sentiment d'islamophobie même d'un d'une islamophobie d'état et que la religion musulmane les croyant les pratiquants ne sont pas traités à égalité mais sont traités à part avec des lois à part.

Et là ce que fait précisément Gabriel Atal, c'est ça, je le dis pour moi dans dans ces pratiques, c'est une alliance objective avec les islamistes qui veulent séparer les musulmans de la République. Il y a en même temps, si j' employer le mot selon vous, de l'islamophobie de l'islamophobie et de l'entrisme. Il y a il y a un entrisme, il y a une évidente volonté d'islamistes de séparer les musulmans de la République.

Que veulent la masse des musulmans ? Ils veulent être dans la République, dans les écoles de la République, dans aussi avec pour moi je prenais quand je prenais des vacances pour tous, vous savez où l'été les enfants des quartiers et des clochers ne seraient pas abandonnés mais se mêleraient, irai voir la montagne, irait voir la mer. C'est pour vous un espoir qui soit collectif et je pense que ça correspond à profond désir des musulmans de notre pays.

À la vous savez Aristil brillant euh quand il euh parlait de la laïcité, quand il disait quand je vois la religion, je vois toujours deux choses. Je vois le croyant euh dont la foi doit être protégée et je vois l'institution qui peut venir s'opposer à la République. Et ben et là je dois le combattre.

Et ben voilà, il y a les deux choses à faire à la fois. Il y a à la fois protéger les croyants qui se sentent protégés jusque dans leur morsiquier, qui se sentent pas à deux poids de mesure avec un ministre de l'intérieur qui est supposé être le ministre des cultes et qui lance quand même comme un cri de guerre pour conquérir les LR à Balvoile enfin est-ce qu'on imagine George Clemu ou Aristi Brillant crier à Balcalotte quand ils étaient ministres ? C'est impensable.

Donc là, il y a une pratique depuis le sommet de l'État euh qui euh euh stigmatise et qui évidemment renforce en contre moins point un sentiment d'être victime et qui euh contribue à séparer les musulmans de la République. C'est de cette spirale infernale avec des alliés objectifs qu'on doit sortir. François Ruffin, député de la Somme et candidat à cette primaire.

Donc vous nous détaillez tout à l'heure sur France info. Vous êtes avec nous jusqu'à 9h. On vous retrouve juste après le fil de 8h46.

Maurine Suignard. Le choc au Lavandou dans le Var. Un orage et une brusque montée des eaux a ravagé une partie de la commune hier.

Sur France info, le maire du Lavandou estime que les dégâts pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros. Deux personnes sont mortes, un couple d'octogénèr et une troisème victime a été signalée à Vaudoban. Pour Israël, l'Union européenne est dans une incompréhension totale de la réalité.

Lieu va réexaminer son accord d'association avec l'État hébreu. Un accord qui fait de l'Union le premier partenaire commercial d'Israël. La pression internationale s'intensifie sur le pays qui poursuit son offensive militaire sur Gaza.

Les Émirats arabes unis affirment ce matin avoir conclu un accord avec Israël pour permettre la livraison d'aide humanitaire urgente à la bande de Gaza. En Ukraine, des frappes russes sur un terrain d'entraînement militaire ont fait six morts ces dernières heures. De son côté, Moscou Kus Kieft avoir mené une vaste attaque de drone.

Cela vous dérange peut-être plusieurs fois par jour le démarchage téléphonique. sénateur se prononce aujourd'hui sur une proposition de loi sur le sujet. Un texte assez consensuel qui entend interdire à partir d'août 2026 les appels intempestifs commerciaux si le consommateur n'a pas donné son consentement.

France info le 830 France info Jérôme Chapui Salia Braclia et toujours avec le député de la Somme Picardi Debout he c'est le le nom de votre parti François Ruffin. On va parler de la loi fin de vie. L'examen du texte sur l'aide à mourir a commencé cette semaine à l'Assemblée nationale.

Il doit être voté la semaine prochaine. Peut-être d'abord avant de parler du fond, on parlait de du fait religieux. Les représentants des cultes ont fait conjointement, publiquement part de leur opposition à ce texte la semaine dernière.

Est-ce qu'ils sont dans leur rôle ? Pour moi, sur ce débat, toutes les convictions sont respectables et que les institutions religieuses émettent un vœu à cette occasion ne me choque pas particulièrement. cherche à mobiliser les fidèles.

Vous savez, il y a des lobby qui sont des lobby de nature différente qui interviennent sur les parlementaires. Maintenant, il y a le choix sera fait par chacun des parlementaires de se prononcer lui-même en son âme et conscience. Et je veux pas faire dériver, on est sur une question qui est essentielle.

Euh l'humain d'abord de la naissance à la mort jusqu'à la mort. Et euh c'est ça dont il s'agit. Et moi je vous dis ma déception d'abord sur les soins palliatifs.

Euh j'ai visité euh le texte a été voté à l'unité le texte a été voté. Bah voyez vous êtes contente. Non je suis pas contente.

Je je constate paranité quasiment. Enfin mais oui mais moi je vous dis un gros souci. Je vous dis un gros souci parce que on pose un principe avec lequel je suis d'accord qui est soins de vie les soins palliatifs sur tout le territoire pour tous les Français pour tous les malades.

Mais ça ce sont des déclarations derrière il faut les moyens. C'est la même chose sur le handicap. On a des grandes déclarations mais derrière il faut les moyens.

C'est la même chose. J'imagine que vous en tant que législateur vous vous assurez aussi qu'il y a les moyens derrière. Je peux vous dire que les moyens n'y sont pas donc je peux vous l'affirmer.

D'accord ? Pourquoi ? Parce que aujourd'hui, on a un malade sur deux en fin de vie qui aurait besoin de soins palliatifs et qui n'y a pas accès.

Vous savez que c'est 19 départements où il y a rien du tout, que la France est en que de classement sur les soins palliatifs. Le ministère de la santé a annoncé un effort particulier 100000. cet eff hauteur.

Là, vous allez donner des arguments aux personnes qui s'opposent au textes sur la fin de vie, sur la P m'entendre d'abord sur si on a le désir commun que vous-même, que vos parents jusqu'au fil de leur existence soient traité avec dignité et donc et accès aux soins palliatifs, entendez que il faut des moyens derrière. Il faudrait au moins un doublement des moyens puisqueil y a la moitié des malades qui n'y ont pas accès. Or, c'est même pas ce qui est prévu à l'horizon 10 ans.

Quand on sait que pendant ce temps-là, il va y avoir d'une part encore la démographie qui va vieillir et que de l'autre côté, il va y avoir de l'inflation. Donc je vous le dis, dans 10 ans, ce sera la même chose. On aura grosso modo un malade sur deux qui ne sera pas accompagné en soins palliatifs.

On entend votre alerte sur les soins palliatifs, mais permettez-moi, c'est un sujet qui est à côté de l'aide à mourir puisque vu les conditions d'accès à cette aide à mourir qui sont très très restreintes, ceux qui sont en soin palliatif, c'est en fait c'est une infime minorité qui pourrait y avoir accès. justement normalement normalement l'aide à mourir et je veux vous dire que je suis pour avec un certain nombre de gardes fou mais l'aide à mourir doit être l'exception quand les soins palliatifs ont été proposés, essayés et qui ne répondent pas à la douleur physique ou psychique du malade. Alors là, je vous dis que pour la moitié des personnes dans 10 ans, donc encore on se donne le temps, et bien il y aura toujours pas des soins palliatif digne qui seront offert parce que les budgets ne sont pas là, parce qu'on peut pas avoir des grandes déclarations de principe et ensuite des budgets qui sont pas à la hauteur.

Moi je je vous dis sinon que et et ça fait le lien pour moi avec toute une absence de ces dernières années qui est un gros projet loi grand âge. Il faudrait assurer aux personnes âgées qui sont évidemment de plus en plus nereuses qu'elles pourront vieillir dignement à leur domicile ou en établissement, qu'elles auront pas de souci pour payer et que quand elles devront aller à l'hôpital, elles seront bien traitées jusqu'au fil de leur existence. Donc moi, je demeure toujours pour c'est l'un de nos grands défis, c'est le défi démographique parce qu'il y a un vieillissement du pays.

Or il y a on ne planifie pas ça, on n'organise pas ça, au contraire on le laisse de côté sans loi grand âge. Maintenant, je vais vous répondre parce que je suis pas là pour fuir la question de la mourir, mais je redis ça doit être l'exception des exceptions. Ça doit être on sait que par exemple dans le cas de la maladie de Charco chez moi à Amien et je l'avais reçu à ma maison Loï C Ribois qui exprimait une immense souffrance parce que il pouvait plus bouger parce qu'il était condamné et il demandait à avoir droit à cette aide à mourir et il a fait un appel à ça auquel on peut pas rester insensible.

Donc quand c'est bien encadré comme le souhaite là la loi, quand c'est dans le cas d'une infection grave, incurable avec le diagnostic vital qui est engagé, quand ça se fait avec une décision éclairée, réitérée à la demande du patient, je je j'y suis favorable, mais de manière encadrée, je le dis parce que le risque sinon c'est de glisser de choix individuels en fait à des choix contraints parce que les soins palliatifs ne sont pas au au rendez-vous. Euh autre actualité, François Ruffin, la semaine dernière, Arcelor Mital qui prévoit toujours la suppression de 636 postes en France a annoncé son intention d'investir plus d'un milliard d'euros, 1,2 milliards à Dunkerk pour construire un premier four électrique pour décarboner son industrie. Intention qu'il doit se concrétiser par une décision ferme après l'été.

Est-ce que c'est un premier pas décisif comme le dit le ministre de l'industrie en l'état ? Absolument pas. C'est une intention, c'est au conditionnel, c'est dans un avenir extrêmement incertain et j'ai fait le catalogue hier devant le PDG d'Arcélor Mital France de toutes les promesses successives qu'ils ont effectué et qui n'ont pas été tenues.

Et par ailleurs même ce projet là, il réduit puisqu'il devait y avoir un four électrique à Dquerc, un autre à Fausure mer et que à Dinquer il devait y avoir un deuxième projet qui là n'apparaît plus tout comme n'apparaît plus fosur mer. Ça veut dire quoi ? Vous avez pas confiance en fait en harcelor mital.

Là, ce qui se dessine et ce que j'ai entendu hier en en lors de la la commission d'enquête parlementaire ne me rassure pas, c'est un abandon français, du territoire européen qui est programmé. Et d'ailleurs un un dirigeant de la CFDT là se fait un lanceur d'alerte en disant "Le projet qui se dessine est encore plus tragique que ce qui s'est passé pour nous en Laoren il y a une dizaine d'années." Donc je là, non, ça va pas.

Alors, qu'est-ce qui doit être fait ? Un, il y a un levier national. Pourquoi ?

Parce que depuis des années, des années, j'ai réclamé hier un audit, depuis des années, des années, il y a un sous-investissement d'harceleur mital sur ces sites français. C'est le témoignage revient par tous les ouvriers qui parlent de poutres cassées, qui parlent de sol affessés, qui parlent de cuve percé. Oui, mais ça ça ramène pas les emplois.

Mais oui, mais c'est un gros c'est un gros enjeu parce que l'outil à partir du moment si on on décide, vous savez, j'ai une habitude de ce comment ça se passe l'abandon d'une industrie, j'ai 25 ans d'expérience à la matière. Quand on n'investit pas pendant des années, quand on laisse périquer l'outil de travail, ça dit quelque chose sur une intention. Donc il faut un audit de ça.

Et la deuxième chose évidente, c'est l'Union européenne, elle doit se protéger, se protéger, se protéger. Elle doit se protéger sur l'acier, mais elle se doit se protéger sur l'indre pardon. Barrière douanière.

Oui. Taxe au frontière. Barénière quota d'importation, il faut tu contingentement mais ça fait des années.

Vous savez la principale défaillance des autorités françaises et européennes maintenant sur l'industrie et ça dure depuis des années, c'est de ne pas établir de protection. On a une évidente invasion là et ça va faire que s'accroîte des produits chinois notamment. Et que fait l'Union européenne ?

Son choix là, c'est de dire on va signer de nouveaux accords de libre échange avec l'Inde, avec la maladie. Vous savez pourquoi ? Mais vous savez pourquoi ?

Parce que si vous dites barrière douanière, l'Union européenne, elle craint des mesures réciproques et donc de la perte d'emploi au bout du compte. Et ben l'Union européenne, elle doit sortir de sa doxa du libre échange parce que c'est ce qui tue l'industrie depuis 40 ans. Et vous voyez au point où on est avec des choses qui sont complètement aberrantes.

On a donné des millions d'euros pour construire des usines de masque et derrière les usines de masque elles ferment. Pourquoi ? Parce que 99,6 % des masques sont produits en Chine.

Donc il y a un choix. Soit on veut retrouver notre souveraineté et moi je dis pas qu'il faut relever les barrières tous, je demande à ce qu'il y ait un plan. ce qui a un plan des 100 qu'on identifie les 100 produits et moi je mets en en dedans les aliments, je mets les médicaments, je mets l'armement qu'on identifie les 100 produits qui sont des produits clés que là on veut protéger, sur lequel on a une stratégie à la fois industrielle et une stratégie commerciale.

Or aujourd'hui, il y a zéro stratégie et c'est les gars deor mais pas seulement qui vont souffrir parce que maintenant ce sont les patrons, ce sont les patrons d'Arcélor, ce sont les patrons de Valeo, ce sont les patrons de la mécanique automobile, ce sont les patrons de la chimie qui disent il faut se protéger. Donc il y a une urgence. Emmanuel Macron pendant la crise du Covid avait dit que déléguer à notre à d'autres notre souveraineté était une folie.

Et ben on est toujours dans cette folie. Juste pour terminer pour terminer François Ruffin l'actualité internationale avec ce qui se passe au Prochrient, la situation à Gaza qui scandalise la plupart de la classe politique en France. Marine Le Pen, elle estime qu'Israël fait ce qu'il peut dans une situation extrêmement difficile.

On a un pays qui est affamé. euh 2 millions de personnes qui souffrent. Euh on a un des risques génocidaires, un génocide qui est en cours.

On a des bombardements qui euh la nuit dernière ont encore fait une centaine de morts. Bon euh et euh il nous reste une antihumaniste euh c'est euh Marine Le Pen. Maintenant pour les autres euh pour tous ceux qui disent maintenant c'est une horreur, c'est une honte, euh je veux qu'on passe des paroles aux actes.

Il nous faut des actes, il nous faut des sanctions. Il nous faut un embargo sur Israël comme on l'a fait sur l'apartide en Afrique du Sud. Il nous faut euh des euh des résolutions avec une session extraordinaire du Conseil des Nations-Uies pour incesser le feu à Gaza pour une fin des colonie en en six-jordanie.

Euh et voilà, il faut que on interdise l'entrée sur le territoire européen des alliés qui soient sportifs, qui soient culturel, qui soi politique de Benjamin Netianou. Vous savez que moi pour aller en Israël, je me suis fait refuser mon visa parce que je voulais les rendre visite à la fois aux amis de gauche israéliens qui existe et évidemment aux amis palestiniens. Ils nous ont interdit le visa qu'on leur fasse la même chose.

Vous savez, on peut pas être dans un deux poids de mesure avec d'un côté la méchante Russie de Vladimir Poutine sur lesquels on en est au 17e train de sanction et 1 an et demi après les massacres perpétrés par Ben Netaniaou toujours à zéro train de de sanction sur monsieur Netaniaou et ses alliés. François Ruffin, on ne peut pas poursuivre puisquil est déjà 8h59. Merci d'avoir été invité de France info ce matin.

Dans un instant les informés, Salclia et Renault Dell.