Déconnexion entre Michel Barnier et la gravité de la situation ! - Jean-Philippe Tanguy (RTL)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:02OuverteRéponse partielle
C'est un Premier ministre ou un futur ancien Premier ministre que vous avez vu hier soir en regardant Michel Barnier au 20h de TF1 ?
- 0:43RelanceÉludée
Il a quand même dit des choses hier.
- 0:57FerméeRéponse directe
Ce n'est pas de nature à vous détendre ?
- 2:03FerméeRéponse directe
Donc, si on essaye d'avancer un peu, le budget passera par le 49-3 probablement, assurément, a dit Michel Barnier hier soir. Il y aura donc une motion de censure. Vous allez la voter.
- 2:32RelanceRéponse directe
Quel compromis a-t-il proposé, par exemple ? Rien.
- 3:13OuverteRéponse directe
Donc vous êtes aussi sévère avec le budget qu'avec celui de la Sécurité sociale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« M. Barnier avait pris trois engagements auprès des Français. »
- 0:37Invité politiqueChiffre
« Le déficit qui devait être 5% serait aujourd'hui à 5,4%. »
- 0:42Invité politiqueChiffre
« Un dérapage de 12 milliards. »
- 1:39Invité politiqueFait
« On a eu un mois de négociation budgétaire sans négociation budgétaire. »
- 3:23Invité politiqueFait
« Vous avez la non-indexation des retraités, avec des pertes de pouvoir d'achat sur toutes les classes moyennes et toutes les retraités des classes moyennes. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Michel Barnier n'avait absolument pas pris l'engagement devant les Français de baisser le remboursement des médicaments. »
- 3:55Invité politiqueChiffre
« C'est une disposition très importante, quand même 5% de baisse, qui est apparue du jour au lendemain. »
- 4:53Invité politiqueFait
« les déclarations complètement dingues de M. Le Maire pendant la dissolution, qui au lieu d'assurer son rôle de stabilité justement, et de lutte contre le chaos, a menti sur la situation politique de la France, menti sur les comptes, et le spread, donc l'écart de taux entre l'Allemagne et la France, a commencé à exploser à ce moment-là, de manière totalement irresponsable. »
- 6:07Invité politiqueFait
« la facture de ce cynisme hallucinant des insoumis et des macronistes, c'est qu'on ne pourra pas, sans doute malheureusement, abroger la réforme des retraites, alors qu'il y a une majorité de Français pour abroger, et il y a une majorité de députés pour abroger. »
- 7:41Invité politiqueFait
« Le sabotage aussi, il faut bien le dire, du processus budgétaire que j'ai dénoncé constamment au Parlement, avec des députés qui n'étaient pas là. »
- 7:46Invité politiqueChiffre
« M. Wauquiez qui passe son temps à dénoncer la fainéantise des Français, soit disant fainéantise des Français, il n'était là que 6% du temps. »
- 8:11Invité politiqueFait
« La question de sa démission va se poser inéluctablement ? »
Temps de parole
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- Présentateur16 %
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Bonjour et bienvenue sur RTL, Jean-Philippe Tanguy. Bonjour M. Soto. C'est un Premier ministre ou un futur ancien Premier ministre que vous avez vu hier soir en regardant Michel Barnier au 20h de TF1 ?
Mais écoutez, c'est à lui de décider le sort qu'il veut donner à son gouvernement. Mais la question de M. Barnier lui-même n'est pas en cause, ni sa personne, ni sa force de Milan. Mais c'est celle du gouvernement, vous l'avez bien compris. Non, non, mais c'est la ligne politique qu'il a décidée. M. Barnier avait pris trois engagements auprès des Français. Tenir compte des élections, donc avoir une certaine rupture, évidemment, avec le macronisme. même redresser les finances publiques et redresser les finances publiques dans la justice fiscale. Il a assumé une continuité avec le macronisme sans tenir compte des élections. Le déficit qui devait être 5% serait aujourd'hui à 5,4%.
Un dérapage de 12 milliards.
Je vous interromps, j'ai l'impression de rediffuser l'interview de la dernière fois que vous êtes venu. Il a quand même dit des choses hier. Sur les prix de l'électricité, on va voir si on peut faire plus. Sur la proportionnelle qui est une de vos revendications, il va y avoir un travail avec un rapport qui sera rendu au printemps. C'est deux messages pour vous. Ce n'est pas de nature à vous détendre ? Mais pas du tout.
Si vous voulez, c'est M. Barnier qui n'a pas avancé visiblement dans ses réflexions et ses engagements envers le principal parti d'opposition qu'est le Rassemblement National et ses alliés avec Éric Ciotti. Il a eu tout le temps de réfléchir au problème de l'électricité. Il n'a pas avancé. Et au Sénat, en plus, il y a une taxe sur le gaz. Ce qu'il dit hier n'est pas une main tendue pour vous. Ça ne change rien. Nous n'avons pas compris cela comme une main tendue. On a vu surtout une extrême déconnexion entre Michel Barnier et la gravité de la situation. A savoir un gouvernement de Michel Barnier qui n'a aucune base parlementaire.
Ses propres alliés passent leur temps à supprimer les propres amendements du budget de Michel Barnier, à s'entretuer dans une forme de gravité et de solidarité. On a eu un mois de négociation budgétaire sans négociation budgétaire. où ils ont voulu faire adopter à mâche forcée un budget sans prendre en compte les remarques du Rassemblement National. Ils ont reçu Marine Le Pen et votre serviteur lundi longuement avec un échange intéressant. Mais au terme de cet échange, Marine Le Pen l'a constaté avec regret. Monsieur Barnier a campé sur l'ensemble de ses positions.
Donc, si on essaye d'avancer un peu, le budget passera par le 49-3 probablement, assurément, a dit Michel Barnier hier soir. Il y aura donc une motion de censure. Vous allez la voter. Si on suit votre raisonnement, aujourd'hui, ce matin-là, à date, vous la voterez, cette motion de censure.
Mais Marine Le Pen a été très claire à la sortie de Matignon. Si les textes ne bougent pas, oui, le gouvernement se met en situation de censure. Mais je tiens vraiment à insister sur le fait que c'est l'absence de volonté de ce gouvernement de négocier avec les vraies oppositions, à passer s'opposition à terme... C'est sans absence de volonté ou c'est le fait, chez vous, de ne pas vouloir l'entendre ?
Parce qu'encore une fois, hier... Quel compromis a-t-il proposé, par exemple ? Rien. Encore une fois, il a parlé des prix de l'électricité, il a parlé de l'électricité. Il a dit que le budget était incomplet et qu'il pourrait y avoir des modifications. La seule chose qu'il veut, c'est qu'à chaque fois qu'on raye une économie, on la compense par ailleurs.
Mais on a proposé des économies, d'ailleurs, il ne l'a pas contesté. Je remarque que la nouveauté qui vient du gouvernement, c'est qu'il ne conteste pas le contre-budget que nous avons présenté avec Marine Le Pen, avec l'aspect sérieux et concret des propositions. Mais ils n'en ont voté aucune. Moi, j'ai présenté 3 milliards d'amendements d'économies sur les opérateurs et les transferts de fiscalité vers ces opérateurs. Le gouvernement n'en a soutenu aucun et les députés qui sont censés soutenir M. Barnier n'en ont voté aucun. Ils ont même voté contre toutes les économies qu'on a proposées.
Jean-Philippe Tanguy, il y aura peut-être aussi une motion de censure dès la semaine prochaine autour du budget de la Sécurité sociale. Celle-là aussi, est-ce que vous vous posez la question de la votée ?
Il y a beaucoup de lignes rouges, en effet, dans ce projet. Vous avez la non-indexation des retraités, avec des pertes de pouvoir d'achat sur toutes les classes moyennes et toutes les retraités des classes moyennes. Il y a des taxes comportementales partout, taxes sur le sucre, taxes sur on ne sait quoi.
Donc vous êtes aussi sévère avec le budget qu'avec celui de la Sécurité sociale ?
Le budget, c'est deux textes. Il y a la Sécurité sociale, 800 milliards, et puis vous avez les dépenses de l'État, moins importantes. Mais les efforts, par exemple, ou des efforts qui n'étaient pas prévus. Michel Barnier n'avait absolument pas pris l'engagement devant les Français de baisser le remboursement des médicaments. C'est une disposition très importante, quand même 5% de baisse, qui est apparue du jour au lendemain.
Donc je vous repose ma question. Sans aucun débat avec l'Assemblée nationale. Je vous repose ma question. Est-ce que le RN pourrait voter une motion de censure dès la semaine prochaine sur le budget de la Sécu ?
Ah oui, non, mais c'est totalement possible que les lignes rouges soient franchies à ce moment-là. Mais nous l'avons dit à Michel Barnier, on n'a absolument pas trahi sa confiance. Imaginez, il tombe demain Michel Barnier, il se passe quoi après ? C'est le président de la République, l'Apsus, qui décidera du sort qu'il veut donner à ce gouvernement. Oui, mais c'est le chaos. Est-ce que le chaos peut être un projet politique ? Arrêtez avec ça, ce n'est pas le chaos. En France, il y a une continuité de l'État, très ancienne, qui parfois nous coûte très cher, une haute fonction publique. On a des collectivités territoriales, il y aura un gouvernement provisoire.
Vous avez deux assemblées parfaitement stables, tout va très bien.
Tout va très bien, ce n'est pas ce que vous dites à longueur d'interview depuis des mois, et ce n'est pas ce que ressentent les Français.
Dans la situation, dans la stabilité... Vous avez entendu François Langlais sur la situation financière. Oui, mais évidemment, le chaos, c'est maintenant. Et ça a commencé avec les déclarations complètement dingues de M. Le Maire pendant la dissolution, qui au lieu d'assurer son rôle de stabilité justement, et de lutte contre le chaos, a menti sur la situation politique de la France, menti sur les comptes, et le spread, donc l'écart de taux entre l'Allemagne et la France, a commencé à exploser à ce moment-là, de manière totalement irresponsable. Je constate que M. Barnier n'a pas réussi à rassurer les marchés. On nous avait dit que le Rassemblement National a inquiété, visiblement. C'est M.
Macron et ses aficionados qui inquiètent les marchés. Est-ce que vous voterez demain l'abrogation de la réforme des retraites proposée par LFI ? On aimerait la voter, on l'a voté en commission, mais les macronistes ont décidé de saboter le texte, et contrairement à tous les usages républicains. Donc on est quand même dans une dérive illibérale. Les niches parlementaires, les oppositions ont une journée par an. La coutume républicaine, qui jusqu'à présent avait toujours été respectée, est de ne pas pourrir les textes, et de laisser les députés dialoguer, parce qu'on a seulement une petite journée. Donc le fait de déposer autant d'amendements, c'est-à-dire de faire aux insoumis...
C'est de l'obstruction ? Oui, bien sûr que c'est de l'obstruction de déposer autant d'amendements. Sur un texte, par exemple, pour le Rassemblement National, il y avait seulement quelques dizaines d'amendements. Et c'est les insoumis qui ont laissé les macronistes saboter le texte du Rassemblement National. On a du mal quand même à poursuivre. Pour faire passer ce texte. Et bien c'est les Français qui vont payer. Donc la facture de ce cynisme hallucinant des insoumis et des macronistes, c'est qu'on ne pourra pas, sans doute malheureusement, abroger la réforme des retraites, alors qu'il y a une majorité de Français pour abroger, et il y a une majorité de députés pour abroger.
Et dans tout ce bordel, il n'y a que le Rassemblement National, qui soit droit dans ses bottes, qui est dit, on abrogera la réforme des retraites.
Voter avec LFI qui veut abroger le délit d'apologie du terrorisme du code pénal, ça ne vous pose pas de problème ?
Non, mais vous avez raison, je pense qu'ils ont fait exprès. Je pense que les insoumis ont déclenché cette dinguerie, ont fait cette proposition complètement anti-républicaine et anti-humaniste, pour provoquer une polémique telle que ça empêche le Rassemblement National de voter l'abrogation des retraites. C'est du gros rouge qui tâche, du gros soviétisme qui tâche. On ne tombe pas dans le panneau. Nous, on n'est pas là pour faire plaisir aux insoumis, ou, comment dire, valider leur dinguerie. On est là pour défendre l'intérêt des Français. Je vous sens très très remonté ce matin.
Oui, je suis très remonté, parce que la situation du Parlement est assez grave, qu'il y a beaucoup de combines politiciennes qui n'ont pas de grand intérêt. Vous êtes en plein dedans, non ?
On a l'impression que vous rejoignez les rangs de la bordélisation de l'Assemblée, comme disait Gérald Darmanin.
Non, mais ne pas céder au chantage, ce n'est pas bordéliser. Nous avons les mêmes lignes rouges depuis le début. Vous pouvez reprendre les vidéos de Marine Le Pen, la déclaration politique générale de Michel Barnier. Marine Le Pen a dit la même chose il y a deux mois. Lors de la discussion du budget, Marine Le Pen a repris la parole pour dire encore la même chose. Vous pouvez reprendre, vous l'avez dit d'ailleurs, que j'ai dit la même chose que la dernière fois que je suis venu sur RDL. Donc je suis parfaitement constant. On dit tout le temps la même chose et nous avons fait face à un mur d'indifférence et à un mur de cynisme.
Le sabotage aussi, il faut bien le dire, du processus budgétaire que j'ai dénoncé constamment au Parlement, avec des députés qui n'étaient pas là. M. Wauquiez qui passe son temps à dénoncer la fainéantise des Français, soit disant fainéantise des Français, il n'était là que 6% du temps. Donc moi je propose que tous ces députés macronistes qui passent leur temps à expliquer qu'il faut plus travailler, soient payés à hauteur de leur travail au Parlement, c'est-à-dire pour 4% de la salaire. Bon, ce sera une économie symbolique, mais après tout, c'est de l'oursat de prix. Qui succédera à Michel Barnier quand vous l'aurez fait tomber ? Mais c'est la décision appartient à Emmanuel Macron.
C'est lui qui a dit sous. Et je vous rappelle que si on écoute la constitution de la Vème République et surtout l'esprit du général de Gaulle, M. Macron aurait dû démissionner après sa défaite aux élections de l'État. La question de sa démission va se poser inéluctablement ? Elle s'est toujours posée. D'ailleurs, même le tout Paris en parle ouvertement dans des quotidiens qui ne sont pas favorables au Rassemblement National comme l'Opinion, où ils en font état régulièrement. Je vous rappelle que son ancien Premier ministre, Édouard Philippe, a lancé sa campagne présidentielle dans la différence générale, certes, mais bon, en pariant sur la démission de Emmanuel Macron. Merci beaucoup.
Jean-Philippe Tanguil.
Jean-Philippe Tanguy