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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 7 mai 2022 26 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsCulture, médias & sportSolidarités & familleEurope & international

Second quinquennat d'Emmanuel Macron, suppression de la redevance audiovisuelle... Le "8h30 franceinfo" de Jean-Marc Dumontet

Au micro : Myriam AncawaSource d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteÉludée

    Comment définiriez-vous votre rôle auprès d'Emmanuel Macron ?

  • 1:13OuverteÉludée

    Est-ce que vous êtes l'un des rares à pouvoir lui dire les choses, les yeux dans les yeux ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Quel sens doit prendre cette cérémonie d'investiture ?

  • 4:57RelanceRéponse directe

    Cette cérémonie donne-t-elle une impression de monarchie républicaine ?

  • 5:55OuverteRéponse directe

    Votre nom circule pour un poste ministériel à la culture. Qu'en pensez-vous ?

  • 6:23OuverteRéponse directe

    Souhaitez-vous travailler pour la politique culturelle de votre pays ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:08Invité politiqueChiffre
    « Ça a beaucoup de sens, cette cérémonie. Vraiment, il ne faut pas l'occulter. Ça a beaucoup de sens parce que ce président a été élu avec 58%. »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « Il y a une élection. Cette élection, elle est légitime. Rappelez-vous des propos assez scandaleux de M. Larcher. »
  • 3:57Invité politiqueChiffre
    « Le président a fait 28% au premier tour dans des circonstances compliquées, avec un mandat qui a été bousculé. »
  • 4:36Invité politiqueFait
    « Et on a eu de la chance d'avoir ce président, qui porte des couleurs de progrès, qui porte une envie, un enthousiasme, un optimisme. »
  • 5:00Invité politiqueFait
    « Vous savez, on est sous la Ve République, avec un président qui... C'est la demande de De Gaulle, après l'attentat du petit Clamart en 1962. »
  • 9:23Invité politiqueFait
    « Le président doit effectivement, il l'a mis en exergue sur deux chantiers qui sont l'école et qui sont la santé, on doit être beaucoup plus participatif. »
  • 9:49Invité politiqueFait
    « Vous savez, quand vous analysez le vote des communes qui se sont portées très largement sur Mme Le Pen, vous voyez que ce n'est pas forcément des gens qui sont déclassés. »
  • 10:21Invité politiqueFait
    « C'est par moment nécessaire, parce que c'est d'abord la Ve République et puis au bout d'un moment, le rôle d'un président c'est de trancher. »
  • 11:44Invité politiqueFait
    « La Convention citoyenne a eu l'immense mérite d'être mise en place, de renouveler la pratique démocratique, parce que c'était quand même un objet totalement innovant, de tirer au sort 150 citoyens avec une totale liberté de ton... »
  • 13:20Invité politiqueFait
    « Exactement, qui fait référence à la culture. Jean-Luc Mélenchon dit que c'est un tract d'extrême droite. »
  • 13:29Invité politiqueFait
    « Il a déjà dit qu'il fallait pourrir les journalistes de France Info, ou que Pujada c'était un salaud. »
  • 13:37Invité politiqueFait
    « Regardez à nouveau les images de sa perquisition, c'est invraisemblable. C'est invraisemblable. Quand on est élu, on n'est pas au-dessus des lois. »
  • 23:30Invité politiqueChiffre
    « Moi, je considère que la redevance, c'est un peu une ligne imaginaux. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la redevance ne constitue pas la totalité des recettes, puisque sur 3,8 milliards de recettes pour l'audiovisuel public, il y a 3,2 milliards qui viennent de la redevance, 600 millions au titre de la compensation. »
  • 23:58Invité politiqueFait
    « Si Marine Le Pen était arrivée au pouvoir, il n'y avait plus d'audiovisuel public. »

Temps de parole

  • Invité politique67 %
  • Invité12 %
  • Présentateur12 %
  • Présentateur 27 %

3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à tous, bienvenue dans le 8.30 France Info. Bonjour à vous Myriam Ancawa.

0:04
Invité

Bonjour Ercine, bonjour à tous.

0:05
Présentateur

On est sur France Info Radio, le canal 27 de la TNT. Notre invité ce matin est producteur de spectacles, propriétaire et directeur de plusieurs théâtres parisiens, proche d'Emmanuel Macron. Son nom circule parmi les possibles futurs ministres de la culture. Bonjour Jean-Marc Dumonté. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info ce matin. Comment définiriez-vous votre rôle auprès d'Emmanuel Macron ?

0:30
Invité politique

Je ne le définirais pas parce que c'est quelque chose d'extrêmement informel. J'ai eu la chance de l'accompagner en 2017 pendant sa candidature, qu'il a conduit à être président à la surprise générale en 2017 parce que c'était quand même une épopée assez incroyable. Donc l'homme de théâtre au fond que je suis se nourrissait aussi de cette aventure. Mais voilà, je l'ai accompagné au cours de ces meetings notamment. Et ensuite, une relation mais très informelle s'est nouée et je ne m'arroge aucun rôle. C'est de l'amitié, c'est du conseil ? Non, c'est quand vous avez de l'estime pour quelqu'un, vous avez envie d'essayer de l'aider.

Quand vous considérez que cette personne représente un atout pour le pays, vous avez envie, très très modestement, d'être à ses côtés. Ça ne va pas plus loin.

1:13
Invité

Est-ce que vous êtes l'un des rares à pouvoir lui dire les choses, les yeux, droits dans les yeux, lui parler cash ? Est-ce qu'il vous est arrivé de lui dire des choses qu'il n'avait pas envie d'entendre ?

1:23
Invité politique

Je n'en sais rien et puis ce n'est pas le moment, ce n'est pas le lieu de dévoiler des conversations privées. Si je jouais ce rôle, je n'en parlerais pas. Donc, je ne vais pas répondre à ce type de questions. Si vous voulez, le président rencontre beaucoup de monde, vraiment beaucoup de monde, est en contact avec beaucoup de Français, beaucoup de membres de la société civile. Je suis de temps en temps à son contact, c'est tout.

1:47
Invité

Alors, venons-en à l'investiture ce matin. Vous allez y participer. Vous serez à l'Élysée forcément un peu particulière puisqu'Emmanuel Macron se succède à lui-même. Quel sens doit prendre cette cérémonie ? Est-ce que le discours du président réélu doit donner au fond le sens d'un Macron 2, d'un second mandat ?

2:06
Invité politique

Ça a beaucoup de sens, cette cérémonie. Vraiment, il ne faut pas l'occulter. Ça a beaucoup de sens parce que ce président a été élu avec 58%. Donc, c'est un très beau score. Personne n'aurait imaginé ce score. Et il y a eu dans ce pays, évidemment, de profondes divisions. Mais il y a aussi un débat politique qui est un peu malsain en ce moment.

2:24
Invité

Sur l'illégitimité de l'élection ?

2:26
Invité politique

Oui, il est malsain. Vous avez constaté qu'aucun des grands partis n'a félicité le président pour son élection. C'est quand même assez dingue. Aucun de ses adversaires. Aucun adversaire n'a eu la grandeur d'âme, j'allais dire, ou plutôt la grandeur républicaine d'âme, de dire on vous souhaite, pour les cinq ans qui viennent, pour le pays, pour la France, pour les Français, bonne chance et bon vent. Ça traduit quoi, selon vous ? Ça traduit une exacerbation des différences. Ça traduit un climat politique qui n'est pas apaisé. Ça traduit aussi systématiquement que votre adversaire politique devient un ennemi.

Et si on rentre dans cette logique-là, qui est amplifiée aujourd'hui notamment par les réseaux sociaux, mais si on rentre dans cette logique-là, un jour ça aboutit au 6 janvier et ça aboutit au Capitole. C'est-à-dire qu'on a la chance d'être dans une grande démocratie, on a la chance de pouvoir s'engueuler, on a la chance de ne pas être d'accord, mais au bout d'un moment, il y a quelque chose qui est sacré, c'est le vote. Mais on en est à ce niveau de fracture-là ? Vous citez le Capitole en France ? Je ne dis pas qu'on a un rassemblement national à 42%. On a Mme Le Pen qui, au sortir de cette défaite, explique qu'elle a gagné. On a M.

Mélenchon qui n'a pas pu se qualifier pour le deuxième tour, qui nous explique qu'il va être Premier ministre d'office. On n'a aucun grand parti politique qui sait dire qu'il y a une élection. Il y a une élection. Cette élection, elle est légitime. Rappelez-vous des propos assez scandaleux de M. Larcher. Il y a une élection. Le président a fait 28% au premier tour dans des circonstances compliquées, avec un mandat qui a été bousculé. À partir de ce moment-là, on se range devant le verdict du suffrage universel. Et ça, ça nous manque. Et ça, on a besoin de ce climat. Donc c'est un message d'unité et de rassemblement. Oui, vraiment. Donc c'est important que ce président...

Parce qu'aujourd'hui, la césure, si vous voulez, elle n'est plus entre la gauche et la droite. On a vu que le Parti Socialiste et les Républicains ont été anéantis. Aujourd'hui, la césure dans notre pays, elle est entre des gens qui se projettent dans l'avenir, qui ont envie d'embrasser l'avenir avec un certain optimisme, et d'autres qui, malheureusement, sont ancrés dans un certain déclinisme. Et je crois... Et elle est là, la césure dans notre pays. Et on a eu de la chance d'avoir ce président, qui porte des couleurs de progrès, qui porte une envie, un enthousiasme, un optimisme. On a eu la chance d'avoir ce président qui gagne l'élection.

4:47
Invité

Alors, sur la cérémonie, 500 invités, il y aura quand même les 21 coups de canon tirés depuis les Invalides. Tout ça donne quand même l'impression d'une atmosphère de monarchie républicaine. Est-ce que vous trouvez que c'est adapté au temps présent ?

5:00
Invité politique

Vous savez, on est sous la Ve République, avec un président qui... C'est la demande de De Gaulle, après l'attentat du petit Clamart en 1962. Il dit qu'il faut vraiment sacraliser l'élection du président, parce qu'on sortait aussi, quand même, d'une quatrième république qui avait été assez impuissante. Donc, on a eu envie d'avoir un exécutif fort. Je pense que c'est nécessaire, quand on a les grandes crises qu'on a, avoir un exécutif fort qui n'est pas malmené, comme dans certains pays, où il y a des valses de gouvernement permanent. Je pense que c'est une nécessité.

5:32
Invité

Dans la salle des fêtes de l'Elysée, sous les ordres de la République, les corps constitués...

5:35
Invité politique

Aux Etats-Unis, c'est une cérémonie très grandiose. Je pense qu'il faut aussi, à un moment donné, donner un peu de corps à notre pays, à ses institutions politiques et à son président, quel qu'il soit, qui a des prorogatives importantes dans notre Constitution.

5:51
Invité

Alors, parmi les invités, il y aura sans doute les futurs membres du gouvernement Macron II. Votre nom, Jean-Marc Dumontès, circule fortement.

5:58
Invité politique

Oui, c'est vraiment pas intéressant.

6:00
Invité

Pour la culture ? Oui, bien sûr.

6:02
Invité politique

Pas tenté par l'aventure politique ? Mais c'est pas la question. Si on vous le propose, vous acceptez ou vous refusez ? Comme on ne me l'a pas proposé, aujourd'hui, le débat ne se présente pas. C'est pour ça que je dis « si ». Vous comprenez ? C'est une décision que vous prenez quand on vous le propose. Quand on ne vous le propose pas, c'est indécent d'en parler avant. Voilà. Donc, ma réponse, elle est claire. Je l'ai déjà dit. J'ai la chance de rien attendre et le privilège de rien demander. Donc, à partir de là, c'est extrêmement clair.

6:23
Présentateur

Vous souhaiteriez travailler pour la politique culturelle de votre pays ? C'est tout simple.

6:29
Invité politique

Non, mais j'ai pu intervenir de temps en temps de façon, je le répète, très modeste. J'ai un métier, je dirige cinq théâtres. On est dans un moment compliqué dans notre métier où il faut réamorcer. Et ça se passe bien, mais il faut continuer à mettre toute mon énergie. Donc, moi, aujourd'hui, tous mes enthousiasmes, ils vont vers mon métier. Ils vont vers tout ce que j'entreprends aujourd'hui. Le reste, ce n'est pas d'actualité.

6:56
Présentateur

Ça ne serait pas votre métier ?

6:57
Invité politique

Ce n'est pas du tout que ce ne serait pas mon métier. Ce n'est pas d'actualité aujourd'hui. Donc, si vous voulez, c'est tellement pas intéressant. Je ne pense pas qu'il y a un de vos auditeurs qui se dise, voilà, quel va être le sort de Dumonté ? Tout le monde s'en moque. Voilà.

7:08
Présentateur

Myriam ?

7:09
Invité

Le fil info, peut-être ?

7:11
Présentateur

Oui, pourquoi pas, puisqu'il est 9h20. Exactement. On est avec Sophie Allemand. En Ukraine, 50 nouvelles personnes évacuées d'Azovstal hier, selon le président Volodymyr Zelensky. Plus de 100 civils se trouvent encore bloqués dans cette usine. La dernière poche de résistance ukrainienne à Mariupol. Pour la première fois, le Conseil de sécurité de l'ONU affiche un message d'unité au sujet du conflit. Dans une déclaration approuvée même par la Russie, ses membres appellent à une solution pacifique en Ukraine. Le début de la campagne en vue des législatives après des jours de négociations.

A gauche, la nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale organise sa convention d'investiture cet après-midi à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis. A droite, les Républicains et les Centristes annonceront les derniers noms des candidats investis depuis le siège du LR. Élu pour un second mandat, Emmanuel Macron officiellement investi ce matin à l'Elysée devant près de 500 personnes. Cette cérémonie d'investiture est à suivre sur France Info avec une édition spéciale dès 10h30. Au moins 22 morts dont un enfant et plus de 50 blessés hier après une explosion dans un hôtel en travaux à La Havane, à Cuba. Une explosion due à une fuite de gaz selon les autorités.

Cet hôtel emblématique de la vieille ville était en travaux, fermé depuis deux ans. Des ouvriers, des employés et leurs proches y logeaient donc pour préparer la réouverture dans quelques jours. Et puis le rachat de Chelsea presque finalisé pour plus de 5 milliards de dollars par un homme d'affaires américain déjà copropriétaire du club de baseball de Los Angeles. Le prestigieux club de football londonien est en vente après les sanctions prises par la Grande-Bretagne contre son propriétaire, un oligarque russe suite à l'invasion de l'Ukraine.

8:52
Invité politique

France Info.

8:53
Présentateur

C'est le producteur de spectacles et directeur de théâtre Jean-Marc Dumonté, proche d'Emmanuel Macron, qui est l'invité du 8.30 France Info ce matin, Myriam.

9:01
Invité

Oui, le 24 avril au champ de Mars, Emmanuel Macron a dit que sa victoire l'obligeait, qu'il allait tenir compte à la fois des électeurs qui avaient voté pour lui par défaut et même des électeurs qui n'avaient pas voté pour lui. Bref, qu'il allait changer de méthode, de façon de gouverner. Qu'est-ce qu'il doit changer selon vous ?

9:19
Invité politique

On est dans un moment, on en parlait un petit peu, de crise démocratique. Donc le président doit effectivement, il l'a mis en exergue sur deux chantiers qui sont l'école et qui sont la santé, on doit être beaucoup plus participatif. On doit être beaucoup plus participatif et on doit être encore plus à l'écoute des Français. Vous savez, quand vous analysez le vote des communes qui se sont portées très largement sur Mme Le Pen, vous voyez que ce n'est pas forcément des gens qui sont déclassés. Ce n'est pas forcément des gens qui n'ont pas d'emploi.

Il y a des communes où elle a fait 60-70%, où il y a du plein emploi, où les gens n'ont pas de problème particulier, sauf qu'ils ont le sentiment qu'on ne les écoute pas. Et je pense qu'il y a une véritable défiance, mais qui date de décennies, entre la classe politique et les Français.

10:06
Invité

Donc la verticalité du pouvoir, le jacobinisme, un président qui décide seul d'en haut, c'est fini ça ?

10:13
Invité politique

C'est par moment nécessaire, parce que c'est d'abord la Ve République et puis au bout d'un moment, le rôle d'un président c'est de trancher. On l'a vu sur l'épidémie, quand il fallait décider de maintenir les écoles ouvertes, il fallait que ce soit un choix politique fort. Donc on a à la fois besoin d'un choix politique fort et on a besoin de plus de participation. Et c'est intéressant de voir que depuis qu'il a été réélu, Emmanuel Macron, qu'est-ce qu'il a fait ? Dès le lendemain, il est allé à nouveau à la rencontre des Français. Et il est allé à la rencontre des Français, pas forcément dans les quartiers qui avaient été ces quartiers de prédilection, où il avait été placé en tête.

Il a été à la rencontre de tous les Français. Et c'est ce qu'il a fait d'ailleurs entre deux tours.

10:51
Présentateur

Donc, que doit-il changer ? Rien, c'est votre réponse, Jean-Marc Duponté.

10:55
Invité politique

Non, pas du tout. Il doit continuer à aller à la rencontre des Français. Et son devoir, son impératif aujourd'hui, c'est d'essayer de ressouder les Français avec la classe politique. C'est un immense chantier. Ça, c'est un objectif. Ce n'est pas une pratique. Mais si, c'est une pratique. Parce que si vous décidez, si vous décidez sur l'école ou sur la santé, de remettre à plat très profondément les choses, vous pouvez le décider de façon verticale ou de faire par la concertation. Et aujourd'hui, et il l'a dit et redit, et il faut en prendre acte et ensuite on va voir. Ça m'apparaît évident qu'il va utiliser cette méthode. Il faut associer, et il l'a dit, il faut associer...

11:37
Invité

Il faut prier sur la réforme des retraites, ce qui va être difficile avec les syndicats, ses démarches de manœuvre.

11:42
Invité politique

Et la Convention citoyenne. La Convention citoyenne a eu l'immense mérite d'être mise en place, de renouveler la pratique démocratique, parce que c'était quand même un objet totalement innovant, de tirer au sort 150 citoyens avec une totale liberté de ton... Mais sur ce qui en est ressorti et la façon dont ça a été utilisé, ça prête plus à discussion. Mais oui, tout prête à discussion. Mais il ne fallait pas s'attendre à ce que cette Convention citoyenne se saisisse du pouvoir législatif et tout à coup décide à la place des élus. Ça, ce n'est pas possible.

En revanche, un certain nombre de mesures ont été préconisées et suivies des faits, et ça a permis de mettre l'écologie au cœur du débat pendant des mois et des mois.

12:22
Invité

Donc un changement de méthode beaucoup plus participatif. Pendant ce temps, aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon bombe le torse, fort de cette nouvelle union populaire, écologique et sociale. Écoutez. Quand on a commencé à discuter, on s'est aperçu que les uns et les autres n'étions pas conformes à la caricature que nous avions les uns et les autres. Il a fallu régler en 13 jours ce qui était des sources de conflits depuis 10 ans. Voilà. Jean-Luc Mélenchon, hier soir, au 20h de France 2. Qu'est-ce que vous pensez de cet accord de coalition rouge, vert, rose ?

12:58
Invité politique

Je pense qu'on n'affronte pas les vrais problèmes, qu'on ne parle pas de programme, et je pense que c'est un accord de façade en vue de législative. Et je pense que rien n'est réglé. Et quand je lis le dernier tweet de Jean-Luc Mélenchon sur un papier du Monde, je me dis que ce monsieur est bien autoritaire.

13:17
Invité

Un papier du Monde qui fait référence notamment à la culture ?

13:20
Invité politique

Exactement, qui fait référence à la culture. Jean-Luc Mélenchon dit que c'est un tract d'extrême droite. Mais comme il a déjà dit qu'il fallait pourrir les journalistes de France Info, ou que Pujada c'était un salaud. Il y a sur la question de l'état de droit chez Jean-Luc Mélenchon de très graves entorses. Regardez à nouveau les images de sa perquisition, c'est invraisemblable. C'est invraisemblable. Quand on est élu, on n'est pas au-dessus des lois.

13:45
Invité

Il n'est pas républicain pour vous ?

13:47
Invité politique

En tout cas, que ce soit sur les contre-pouvoirs, la presse ou la justice, il n'a pas une attitude respectueuse par rapport à l'état de droit. Et je comprends que beaucoup de républicains sincères, de gens attachés à la République et nos valeurs démocratiques, ne s'y retrouvent pas aujourd'hui. Et qu'il y ait autant de dissidences, notamment parmi les grands élus du Parti Socialiste.

14:08
Invité

Justement pour vous, le Parti Socialiste, avec cet accord, il marque son effacement.

14:13
Invité politique

Il marque évidemment son effacement. Quand ce parti qui a gouverné, qui avait tous les pouvoirs il y a 10 ans, toutes les majorités, au Sénat, à l'Assemblée nationale, dans les régions, dans les départements, se trouve avec simplement 70 circonscriptions, c'est un arrêt de mort. Et surtout, c'est une ignominie intellectuelle idéologique. C'est-à-dire que c'est un grave renouement par rapport à des valeurs. Je pense que M. Mélenchon, sur sa position sur l'Ukraine, sur ses obsessions anti-américaines, fait très fausse route. Et que beaucoup d'électeurs, d'électeurs de gauche qui se sont portés sur M.

Mélenchon parce qu'ils considéraient que ça pouvait être un rempart et qu'ils pouvaient nous éviter un second tour avec Mme Le Pen, je pense qu'ils n'y retrouveront pas leur compte parce que les valeurs qu'ils défendent ne sont pas celles que défend M. Mélenchon.

14:59
Invité

Vous pensez qu'il peut gagner son pari, Mélenchon, à Matignon ?

15:02
Invité politique

Non, je n'y crois pas du tout parce que le vrai Mélenchon, il ressort tout le temps. Enfin, je vous parlais de ce dernier tweet sur Le Monde. Le Monde met juste en exergue qu'il y a eu des boycotts de pièces à Nanterre, les impuissantes, et que M. Mélenchon ne s'est pas opposé à cela, ne s'est pas manifesté. Donc, dès qu'il va se dévoiler, on va connaître en permanence la vérité de son programme.

15:27
Invité

Alors, la majorité, maintenant, ça s'appelle Ensemble. Elle s'est mise en ordre de marche pour les législatives. Nouvelle confédération des composantes de la majorité. Vous l'avez vu, forcément, cette image, quatre barons de la Macronie, Ferrand, Bayrou, Philippe et Guérini, pour se féliciter de cet accord trouvé donc Ensemble. Vous, l'homme de Seine, cette image, comment vous l'avez trouvée ? Ça manquait terriblement de femmes, non ?

15:52
Invité politique

Ce n'est pas la meilleure. Dans les nominations qu'il y a eu pendant ces cinq ans, notamment dans les théâtres, il y avait une obsession de la parité. Et elle est nécessaire. Et on doit véritablement impulser.

16:06
Invité

Mais autour d'Emmanuel Macron, là où on fait les arbitrages, les lieux ultra-politiques, ce ne sont que des hommes.

16:12
Invité politique

Il y a beaucoup d'hommes dans la classe politique aujourd'hui. Il y a encore beaucoup d'hommes aux responsabilités. Parce que les nouvelles générations de femmes qui, grâce aux lois sur la parité à l'Assemblée nationale, imposent à tous les partis politiques de jouer ce jeu, il y a un temps de décantation qui est assez malheureux.

16:30
Invité

Il faudrait une femme à Matignon ? On attend le remaniment ?

16:32
Invité politique

Je pense que tout le monde attend une femme à Matignon et que c'est un symbole très fort. Moi, j'incite vraiment Emmanuel Macron à nommer une femme parce que ce sera un symbole fort. Et c'est nécessaire. Et au-delà du symbole...

16:44
Invité

Et d'un mot, pourquoi c'est si long ? On a l'impression qu'il essuie renoncement sur renoncement.

16:49
Invité politique

Il faut alors, d'abord, il faut vraiment... Refus sur refus. Alors, il n'essuie aucun refus. Il n'essuie aucun refus. Parce que quand vous êtes dans cette position, et moi, ça m'est arrivé sur la communication, par exemple, de travailler pour lui sur la recherche de son directeur de la communication, quand vous opérez une telle recherche, jamais vous n'allez proposer à quelqu'un. Vous sondez. Vous sondez. Et ensuite, il y a ceux qui sont loyaux et républicains, que vous sondez et qui ne disent rien parce qu'ils savent qu'ils doivent être au service.

Et puis, il y a ceux qui, pour des raisons personnelles, trouvent intéressant de dire qu'ils ont été approchés et pourquoi pas qu'ils ont renoncé. Mais aujourd'hui, la proposition n'a été faite à personne, de façon claire et nette. C'est un moment que le président prend entre un moment de décantation et, dans ce moment de décantation, on sonde, on approche, on réfléchit, on réfléchit et, à partir de là, on décide et on demande à quelqu'un d'occuper un poste. Mais ça se passe avec ce temps-là et c'est nécessaire de prendre son temps. C'est extrêmement nécessaire.

17:46
Présentateur

Le producteur de spectacles est proche d'Emmanuel Macron, vous l'aurez compris. Jean-Marc Dumonté est l'invité du 8.30 France Info ce matin. On reprend cette interview juste après le Filinfo. Voici Sophie Allemand, 9h moins 10. Élu pour un second mandat, Emmanuel Macron sera officiellement investi. Nouveau président de la République ce matin à l'Elysée. Pas de passation de pouvoir, c'est une première depuis 2002. Devant près de 500 personnes, cette cérémonie est à suivre sur France Info avec une édition spéciale dès 10h30. Lui veut devenir Premier ministre. Jean-Luc Mélenchon l'a répété hier soir sur France 2. Et pour cela, il n'est pas nécessaire de se présenter aux législatives.

Ça ne sera donc vraisemblablement pas le cas, a expliqué le troisième homme de la présidentielle. En vue des législatives, justement, après des jours de négociations, les Insoumis rassemblent aujourd'hui les alliés écologistes, communistes et socialistes. La nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale organise sa convention d'investiture cet après-midi à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis. Un accord encore refusé chez certains membres du PS. Dans une interview aux Parisiens, Carole Delga, la présidente socialiste de la région Occitanie, dénonce une alliance purement électoraliste. Elle propose l'organisation d'États généraux après l'été. Un drame à la foire du Trôme à Paris.

Un employé âgé d'une quarantaine d'années percuté par un manège est mort sur le coup. Hier, un peu avant minuit, une douzaine de personnes, dont 7 enfants qui se trouvaient à bord des wagons, ont été pris en charge par les pompiers en état de choc après l'accident. Nice et Nantes enquêtent de leur premier trophée depuis plus de 20 ans en finale de la Coupe de France de football. C'est à 21h, une rencontre à suivre sur France Info. Et puis hier, l'AS Monaco a pris provisoirement la deuxième place de la Ligue 1 après sa victoire 2 à 1 face à Lille en 36e journée. France Info.

C'est Jean-Marc Dumonté, producteur de spectacle et proche d'Emmanuel Macron, qui est l'invité du 8.30 France Info ce matin. Myriam Ancawa.

19:37
Invité

Oui, et parlons de la culture, Jean-Marc Dumonté. Finalement, on en a très peu parlé pendant la campagne présidentielle, réduite un peu à la portion congrue. Est-ce que vous le regrettez ?

19:45
Invité politique

Non, parce que c'est un marronnier. C'est un marronnier de dire qu'on ne parle pas de la culture. Moi, je ne me rappelle pas une campagne où la culture a été au centre des enjeux. Le président en a parlé dans sa conférence de presse. Il en a parlé sur France Culture. Donc, il a eu l'occasion régulièrement d'en parler et d'avancer un certain nombre de propositions. Donc, je peux regretter à titre personnel, évidemment, qu'on ne parle pas suffisamment de culture, mais ça a été un enjeu dans aucun des programmes.

20:09
Présentateur

Quelles propositions retenez-vous, par exemple, de celles qui sont faites de la part du président de la République ?

20:14
Invité politique

Il y a une proposition qui est extrêmement claire et qui irrigue d'ailleurs tout le quinquennat précédent. C'est la défense des créateurs. On est le pays de l'exception culturelle et on s'est bâti autour des créateurs. Et donc, que ce soit sur l'application des nouvelles décisions européennes ou que ce soit sur l'exploration des métavers où on ne doit pas avoir la même naïveté que celle que nous avons eue quand les plateformes se sont précipitées chez nous au détriment de nos créateurs, il y a des positions très claires du président, y compris d'ailleurs la commande publique qui là aussi va en direction des créateurs.

Donc, il y a une volonté exacerbée, mais qui s'est traduite déjà pendant cinq ans, de défendre les créateurs et puis ensuite, il y a...

20:54
Présentateur

Pendant le Covid, en l'occurrence, les créateurs, les artistes étaient vendebous contre le gouvernement.

21:00
Invité politique

Ils étaient vendebous, je ne pense pas du tout. Je ne pense pas du tout.

21:02
Présentateur

On a eu plusieurs témoignages, compétitions, manifestations, occupations de lieux culturels.

21:09
Invité politique

Alors, occupations extrêmement marginales, extrêmement marginales. C'était le cas, par exemple, à la CRI à Marseille, il y avait dix personnes qui occupaient les lieux. Roselyne Bachelot s'était rendue... Oui, mais c'est normal qu'elle se rende. C'est normal qu'elle se rende, c'est normal qu'elle s'écoute. C'est une certaine importance quand même. Elle a fait son travail en permanence et c'était compliqué de faire ce travail, d'accomplir ce travail. Ce pays est le pays qui a le plus accompagné. Et moi, j'ai rencontré pendant la campagne une centaine d'acteurs culturels, d'accord ? Des grands patrons, des intermittents, des orchestres, des gens du cirque.

J'ai rencontré une centaine des gens du cinéma, de milieux culturels. Ils sont tous à souligner à quel point ce pays les a accompagnés. Et si aujourd'hui, la culture n'est pas anéantie, c'est parce que le maintien de l'intermittence a été extraordinaire et l'accompagnement de toutes les structures.

21:54
Présentateur

Après beaucoup de protestations quand même.

21:56
Invité politique

Très peu de protestations aujourd'hui. Pardon, mais je ne vis pas dans un monde parallèle. Moi non plus, j'ai que de vos réponses. J'ai rencontré, et que certains artistes extrêmement politisés, si vous voulez, aient pu prendre la parole. C'est leur droit le plus strict. C'était beaucoup plus large que ça, j'en argumentais. Non, non, non.

22:11
Présentateur

Soyez pas de mauvaise foi. Il y a eu des pétitions dans tous les sens pour dire que la culture est laissée de côté.

22:16
Invité politique

Alors, je ne vous rejoins absolument pas. Il n'y a pas eu de pétition. Il y a eu une décision le 6 mai. Des tribunes. Non, non. Il y a eu une décision le 6 mai de maintenir l'intermittence avec cette année blanche qui a été décisive, qui a été décisive pour que notre secteur puisse redémarrer. Et aujourd'hui, notre secteur redémarrer.

22:35
Présentateur

Roselyne Bachelet était absente des conférences de presse. Ça a choqué beaucoup d'acteurs culturels pendant le Covid.

22:39
Invité politique

Mais c'était normal que tous les ministres ne puissent pas participer à toutes les conférences. C'était un moment où on était extrêmement malmené, la culture, sans perspective, parce qu'on n'avait pas de perspective face à une épidémie. C'est normal que ça ait suscité des interrogations, des colères. Il n'empêche que ce pays... Vous savez, aux Etats-Unis, tous les opéras, ils ont fermé. Et tous les artistes, ils sont partis faire la plonge. En France, il n'y a pas un artiste qui soit trouvé dans cette situation. Et ça, c'est la volonté du président de la République.

23:10
Invité

Jean-Marc Dumontet, ça c'est le bilan. Espérons qu'on sorte définitivement de cette pandémie. Pour se projeter sur les 5 ans à venir, il y a une mesure, on est à Radio France ici, qui inquiète, c'est la suppression de la redevance, 138 euros. Comment compenser précisément ce manque à gagner ? Et comment garantir l'indépendance du secteur du service public de l'audiovisuel ?

23:30
Invité politique

Très simplement, budgétairement, vous savez que... Moi, je considère que la redevance, c'est un peu une ligne imaginaux. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la redevance ne constitue pas la totalité des recettes, puisque sur 3,8 milliards de recettes pour l'audiovisuel public, il y a 3,2 milliards qui viennent de la redevance, 600 millions au titre de la compensation. Donc, ça fait des années que ça passe au Parlement pour que cette compensation soit décrétée et votée. Donc là, on va arriver dans la même logique. Et si Marine Le Pen était arrivée au pouvoir, si Marine Le Pen était arrivée au pouvoir, il n'y avait plus d'audiovisuel public. Redevance ou pas redevance ?

C'est pour ça que je vous parle d'une ligne imaginaux. Ce qui compte aujourd'hui, c'est la volonté politique d'avoir un audiovisuel public fort. On a la chance d'avoir un audiovisuel public fort qui, en termes de qualité de ce qu'il propose, et en termes d'audience, et on arrive à marier les deux, ce qui est quand même assez extraordinaire, parce que les audiences sont au firmament et la qualité des programmes est là. Donc, on a un audiovisuel public fort qui fonctionne. Maintenant, cet audiovisuel public, il va évoluer parce que tout évolue. Tout évolue. Et que nos pratiques sont totalement révolutionnées aujourd'hui, nos pratiques et nos consommations.

L'usage est totalement révolutionné aujourd'hui par l'arrivée des plateformes et le numérique qui nous a envahis. Donc, il faut que l'audiovisuel public continue à avancer, mais comme il l'a fait en se déployant à Radio France sur les podcasts, comme il l'a fait sur France Télévisions avec le numérique. Donc, le budget sera sanctuarisé, augmenté à hauteur de cette suppression.

25:00
Présentateur

J'allais vous dire que ça, c'est la réflexion d'un ministre de la Culture, pas d'un patron de terre.

25:04
Invité politique

Non, mais vous me posez une question. J'ai été référent culture pour la campagne, donc j'ai l'impression que je connais un petit peu le sujet, donc je vous réponds. Merci de le faire. En touche. Mais ce que je peux vous dire, c'est que tout dépend d'une volonté politique forte. Aujourd'hui, le président est convaincu de deux choses à la sortie de ces crises, et y compris de la crise ukrainienne. C'est que la pluralité, le pluralisme, la défense d'une information de qualité est essentielle, premièrement, et deuxièmement, qu'il y a une question de souveraineté et de rayonnement pour notre pays. Donc, au nom de ça, on a besoin d'un audiovisuel public fort.

25:38
Présentateur

Merci beaucoup, on va s'arrêter là-dessus. Merci à vous. On aura peut-être l'occasion de reparler avec vous. Jean-Marc Dumonté, producteur de spectacle, proche d'Emmanuel Macron, invité du 830 France Info ce matin. Merci à vous.

25:47
Locuteur

Merci à vous. Merci. Merci. Merci.

Second quinquennat d'Emmanuel Macron, suppression de la redevance audiovisuelle... Le "8h30 franceinfo" de Jean-Marc Dumontet · Pourquijevote