Conférence de Jean-Luc Mélenchon et José « Pepe » Mujica
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 61 %Attaque 29 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 24:10OuverteRéponse directe
Quelle proposition pour contrer la France-Afrique et l'exploitation des peuples africains ?
- 25:50OuverteRéponse directe
Pourquoi les révolutions en Amérique latine ne se sont-elles pas étendues ?
- 27:30OuverteRéponse directe
Que peuvent faire les jeunes pour changer le monde ?
- 29:10OuverteRéponse directe
Comment incarner des forces sociales au-delà des nations ou des classes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:20Jean-Luc MélenchonFait
« Cette manière de nous précéder dans les lumières, vous l'avez à l'occasion de votre mandat reprise en main et c'est en Uruguay, première nation d'Amérique latine qui a été reconnu pour la première fois le droit à l'avancement et dans un autre domaine la liberté de l'échange du cannabis. »
- 11:20Jean-Luc MélenchonFait
« Cet intérêt général, nous pouvons le discerner par les voix de l'échange contradictoire qui fond de la démocratie et nous devons dire ce qui est bon pour tous et c'est ce qui fonde la République. »
- 0:00Jean-Luc MélenchonFait
« le temps long, c'est celui que nous pouvons nous approprier collectivement. Le temps long, c'est nécessairement celui de la démocratie, c'est celui de la planification. »
- 0:15Jean-Luc MélenchonFait
« le capitalisme de notre époque financier est intrinsèquement totalitaire parce qu'il veut se débarrasser de toutes les médiations pour permettre le temps instantané. »
- 1:00Jean-Luc MélenchonFait
« La France ce n'est pas le français. Il y a 29 pays dans le monde qui ont comme langue officielle le français. »
- 2:00Jean-Luc MélenchonFait
« La France est exclusivement un contrat politique qui est écrit sur les murs de cette école : liberté, égalité, fraternité. »
- 4:00Jean-Luc MélenchonFait
« le patriotisme français quand il est examiné non comme une forme exagérée d'ethnicisme ou de nationalisme, nous conduit directement à l'humanité universelle. »
- 6:00Jean-Luc MélenchonFait
« Pépé dans un puit. Vous le savez pas les gens, ils l'ont foutu dans un puit prisonnier et chaque fois que la marée monter, il avait de la flotte jusqu'au milieu du ventre. »
- 8:00Jean-Luc MélenchonFait
« il y a un adage qui ne sera jamais vrai. C'est l'adage qui dit que personne n'est irremplaçable. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci à vous toutes et à vous tous d'être venus. Vous devez savoir que lorsque nous avons décidé d'organiser cette rencontre et que nous en avons informé par les réseaux sociaux, en moins d'une demi-journée, vous avez été 500 à vous inscrire, si bien qu'il a fallu changer de lieu d'accueil pour pouvoir vous recevoir tous. Cette rencontre est notre manière d'entrer dans le cycle de la conférence climat qui va commencer à la fin du mois de novembre.
Je veux adresser des remerciements personnels très particuliers à celui qui a organisé tout cela, Christian Rodriguez que vous voyez ici, le représentant de [Applaudissements] parti et bien sûr au président Mika, ex-président de la République de l'Uruguay. ainsi qu'à sa compagne la camarade Lucia, ex-présidente du Sénat qui se trouve ici [Applaudissements] devant une militante et une dirigeante politique. Bon, je me contenterai de quelques mots, je ne parlerai pas plus d'une heure ou deux.
Avant de donner la parole à à PP, monsieur le président, vous êtes le représentant d'une petite nation étrange, quelques millions d'habitants, mais c'est là que fut voté bien avant la France le droit au divorce, la laïcité de l'État. et combien d'autres choses comme l'éducation obligatoire et gratuite pour tous. Cette manière de nous précéder dans les lumières, vous l'avez à l'occasion de votre mandat reprise en main et c'est en Uruguay, première nation d'Amérique latine qui a été reconnu pour la première fois le droit à l'avancement et dans un autre domaine la liberté de l'échange du cannabis.
Vous êtes ensuite cet ancien guerriero urbain Tupamaros illustre dans ma génération, moins connu peut-être de nombreux d'entre vous ici, forme de lutte de laquelle vous êtes passé ensuite à la constitution du frent une espèce de rêve, une dizaine de parties qui ont la patience de se supporter. pendant 40 ans avant de reprendre le pouvoir. Nous sommes bien loin de ça.
À présent, nous voici mis au pied du mur des défis de notre temps. Votre pays est connu pour Galeano et les veines ouverts de l'Amérique latine. Et pour moi, par ce roman que je recommande à ceux qui dans cette salle ne l'auraient pas lu de Juan Saer, l'ancêtre dont la scène initiale, le massacre des premiers colons par les Indiens de Charroas qui se trouve sur la berge uruguayenne du Rio de la Plata a formé quelque chose de mon identité personnelle.
Nous voici devant les défis de notre temps. Il n'est pas sûr et il est même probable qu'il soit déjà trop tard pour inverser le cours du dérèglement climatique qui a commencé et avec lui bien sûr les obligations qui vont à résulter. Car lorsque la mer monte, lorsque les vents se déchaînent, lorsque les terres s'assèchent, alors des masses immenses d'êtres humains se mettent en mouvement ici et là et aucune structure sociale, aucune structure politique ne résiste plus devant de tels mouvements.
Telle est l'époque qui commence et que votre génération reçoit en partage. C'est un bien piteux cadeau que les générations précédentes vous auront fait. Dans ce temps, le pire, comme l'a dit le président de Chaves, ce n'est pas la gravité de la crise que nous allons affronter qui est une crise de la civilisation humaine.
Et le mot crise est formal adapté. La vérité, c'est que c'est une bifurcation, un changement complet de la trajectoire de la civilisation humaine. Le pire, ce n'est pas les dégâts qui sont à l'ordre du jour.
Le pire, ce serait que nous soyons incapables d'inventer un autre chemin pour l'humanité que celui de la déroute qui lui est promise. Ce chemin, pour ma part, je l'ai appelé avec mes camarades l'écosocialisme. C'est-à-dire qu'il postule qu'il n'y a qu'un seul écosystème compatible avec la vie humaine.
Et dès lors, il est prouvé que nous sommes tous semblables et égau en droit. Et à partir de là, il existe un intérêt général humain humain qui surplombe les frontières, nous oblige à penser monde et nous oblige à penser humanité. Cet intérêt général, nous pouvons le discerner par les voix de l'échange contradictoire qui fond de la démocratie et nous devons dire ce qui est bon pour tous et c'est ce qui fonde la République.
À partir du moment où nous mettons dans leur destination les biens communs, nous sommes en état de pouvoir profiter de notre vie sociale. Voilà résumé en quelques mots et quelques secondes la doctrine générale de l'écosocialisme que nous professons. Mesdames, messieurs, je ne vais pas parler plus longtemps.
PP Mika a été pour moi un encouragement extraordinaire à persévérer dans la lutte. Bon, il est plus âgé que moi, ça me rassure. Mais permettez cette confidence humaine.
Voici venu le moment d'une saison de la vie où l'âge devient une garantie de liberté et permet de s'exprimer sans aucune réserve dans la mesure où les D ont été jetés dès longtemps. BP Mika nous a appris à assumer notre engagement politique en tant qu'engagement philosophique, notre engagement politique en tant qu'acte de construction de soi. Il nous a appris à ne pas nous embarrasser d'innombrables prétextes pour dire que nous aimons la vie, le soleil qui se lève et même paraît-il puisqu'il en a fait l'objet d'un discours, l'herbe sur laquelle on peut se coucher pour faire une sieste.
Et bien j'estime que c'est un héritage politique et philosophique qui en vaut bien d'autres. Pour ma part, j'aime l'herbe. J'aime m'y coucher quand il fait beau et j'aime ne pas y être seul.
Aimer, c'est la leçon de la vie. [Applaudissements] Bonjour mes chers. Pour moi, c'est un honneur et un plaisir de me retrouver avec quelques vieux visages d'ancien camarades de nos années et d'autres compatriotes et d'autres de notre Amérique latine et des Français. qui se souviennent de nous que celui-ci a été le lieu de la République et des révolutions qui ont illuminé une partie de nos rêves et de notre formation culturelle.
Moi je voudrais en commençant de commençant à vous parler un peu avec le le thème parce qu'on a commencé il y a un an et quelques aux Nations-Unies. Nous n'avons pas pensé qu'il existe une crise écologique comme cause mais que la véritable crise est politique, que la crise écologique est une conséquence de la cause politique parce que cette civilisation qui a commencé à surgir, cette étape de civilisation qui a commencé à surgir avec la Ligue de la Hance autour du canal de la Manche et qui a commencé à s'étendre par le monde avec sa force qui aplatiit tout sur son passage, avec sa cruauté, avec sa génération de talent et de richesse avec son écrasement et sa conquête et sa soumission à la pauvreté. Tout ça parce que ce n'est pas un phénomène simple nous a causé beaucoup de douleur et de soumission.
Mais aussi cela nous a donné plus de 40 ans de vie en moyenne qu'au siècle antérieur. Ceci est l'histoire du capitalisme. Naturellement, nous sommes entrés dans une étape dans laquelle nous continuer à penser comme des pays en sentant les choses comme un pays.
Mais ceci est une tâche qui couvre le la planète entière avec des habitudes qui s'imposent sur le sur la planète entière et nous avons causé une suite de cause de cause à effet que aucun pays ne pu ne ne peut contrôler. Il y a le dieu le dieu marché qui conduit ce processus civilisateur avec avec la première la première fois qu'il y a une dirigeance du monde qui n'est pas contrôlée politiquement. Rome l'a eu, l'empire chinois l'a eu, c'était des globalisations à leurs époques.
Mais celle-ci, cette globalisation que nous vivons n'a pas de gouvernance politique. Les pays, les gouvernements sont surtout occupés de pour voir qui est-ce qui gagnera les élections prochaines. Voilà, 30 ans que nous savons que nous agressons le l'atmosphère, que nous nous jetons des du gaz carbone, la science nous a donné tous les paramètres, mais il faut prendre des mesures générales sur la sur le monde entier.
Et alors, comme nous ne pouvons pas arrêter la machine de l'accumulation des biens, maintenant nous commençons à parler de nuancé. et nous nous préparons à un autre type de repost de de un autre type de marché. Maintenant, nous allons l'expansion des activités industrielles dédié pour compenser les dommages faites sur le milieu, [Musique] l'environnement de façon croissante évidemment, ce qui va à son tour permettre une nouvelle accumulation.
Cela ressemble au vieux film de Charlot où il y avait un enfant qui cassait des vitres et derrière Charlot proposait de réparer les [Musique] vitres. Ça c'est la métaphore du monde tel qu'il va. C'est ça ce qu'on appelle réparer.
Au lieu d'arrêter la machine à détruire, on prépare une nouvelle machine pour qu'elle elle essaie de réparer les destructions de la machine antérieure. [Musique] Mais dans tout ça, on garde la même logique. Et cette et cette logique a créé une nouvelle une culture dont on souffre toujours, dans laquelle on est enfermé et dans laquelle on vit même ce que les opposants au régime tel une mouche accrochée à la toile de l'araignée de laquelle on peut pas partir ça c'est le poids du capitain isme la société de consommation qui détruit nos habitudes et on passe une partie entière de notre vie juste pour pouvoir avoir le pouvoir d'achat pour acheter des nouveaux biens, des nouveaux produits. le marché avec ces techniques de marketing nous propose.
Mais comme il y a un pont entier de la planète qui n'a pas de pouvoir d'achat mais à la fois il y a des surcapacités de de production, il faut forcer la vente là où il y a du pouvoir d'achat et pour cela, on crée des un tas [Musique] de porcherie. Avec ce calcul de l'obsolescence programmée, on invente des euphémismes pour tous les phénomènes dommages collatéraux. Il il lance une bombe, il tue des enfants et c'est des dommages collatéraux.
Ce ne sont pas des enfants assassinés. Qu'est-ce que ça détermine tout ça ? Ça va déterminer la non prise en main de façon solidaire des problèmes qui touchent l'ensemble l'humanité.
Je vais essayer d'être plus clair. L'incapacité de donner des ressources pour promouvoir le monde pauvre pour qu'il s'incorpore à la civilisation d'une qui permettent une consommation décente. Au lieu de réparer la pauvreté en Afrique, on les soumet, on les arrête dans la Méditerranée. après les avoir exploité d'avoir extrait la plusvalue en en leur somme de rester là-bas où le le la bonne affaire serait de promouvoir le développement sur place, de régler la le problème de l'eau où aucune femme doivent marcher 5 km pour deux sau.
Ça ça devrait être la cause de la de l'humanité globalisée parce qu'on dépend les uns des autres. On est sur le même bateau et ce et ce bateau s'appelle la planète Terre. Nous devons commencer à penser comme une espèce.
Mais à la place de ceci, il y a un nationalisme en Europe qui nous dit "Oui, oui, il faut il faut partager, il faut améliorer le l'équité pour les Français en France, pour les Allemands en Allemagne, les autres qu'ils aillent mourir." Mais les autres en fait, c'est eux qui vont nous exploser les bras croisés. Ils vont croiser les frontières s'ils le peuvent parce que nous sommes tous sur le même bateau.
Celle-ci, c'est la civilisation que nous avons créé et nous devons en être responsable. Ceci est de la politique parce que ceci est fondamental. Il y a même pas un lieu où nous pouvons le en parler.
Le monde a besoin d'une gouvernance qui doit surgir avec un caractère mondial, avec des dispositions qui soient accepté et respecté sur toute la terre. Nous ne pouvons pas continuer à jeter des des tonnes de de nylon sur des dans le océan. Et qu'est-ce qu'il faut faire ?
Nous devons arrêter d'agresser l'atmosphère avec le gaz carbonique alors qu'on le sait depuis 30 ans ce qu'il allait arriver. Alors le manque des accords mondiaux nous détermine et ceci est le principal problème politique de l'humanité. On a inventé une société sans tête. beaucoup à cette formule où un homme avait commencé à à inventer une pelle qui retournait la terre tout seul mais qui ne qui ne s'arrêtait pas.
Notre civilisation ressemble à cette à cette fable. On n'a pas de ressources. Il y a jamais eu autant de richesse dans l'histoire de l'humanité. [Musique] Jamais l'humanité accumulé autant de ressources de 1000 milliards de dollars par minute sans dépenser en budget militaire dans le monde.
Avec ce chiffre dire qu'il n'y a pas de ressources. Il y a des ressources pour pour arrêter la désartification du Sahara, pour inventer des nouvelles rivières, des nouvelles mers au milieu des desserts, des déserts. Il y a des ressources pour coloniser l'incroyable.
La nature a dans son fort intérieur une accumulation des richesses et de sagesse de caractère infini. Si l'homme sait l'utiliser et la diriger, il n'y a pas de crise de l'énergie. La photosynthèse marche depuis des millénaires.
La capacité de l'homme est aussi infinie. Mais il faut diriger des ressources en faveur de l'humanité et pas du négoce, pas du business, pas du marché. Ça c'est la question. fondamental.
C'est pour ça je répète, je ne dis j'en raconte pas des sornet. J'étais en prison il y a très longtemps quand on m'a laissé lire. Je me rappelle parfaitement d'avoir lu dans des revues américains des plans comme celui-ci calculés et pensé par les meilleurs scientifiques [Musique] américains.
Aux États-Unis, ils ont inventé une rivière à partir de la du dégel de l'Alesca qui traverse les rocailleuses, qui aboutissent au désert mexicain et qui nourrissent en eau la Californie. Ça était réfléchi, calculé. Ceci avait le même coût que le budget annuel de l'armée américaine.
Et tout ça date d'il y a 35 ans les travaux de la science américaine. Comment est-il possible qu'aujourd'hui on puisse nier la possibilité de sauver la vie à des milliers d'îes qui vont être enseviliés par le réchauffement climatique et on bouge pas. personne fait rien et ne faire une autre chose que des conférences, des rencontres internationales qui sont programmées par par les chaînes hôellières où il y a des textes très beaux mais où rien n'arrive, aucune solution.
On peut pas taxer les riches, on peut pas taxer les firmes multinationales. Il y a plus de 10 fonds d'investissement. le shadow banking qui est caché où il y a des multimilliardaires qui accumulent plus de plus de ressources que toutes les ressources de l'Amérique latine et on sait pas qui les dirige et on peut pas créer la taxe tobine sur les transactions financières pour essayer de palier en partie les douleurs de l'humanité.
Et quels sont ces problèmes ? Ce sont des problèmes politiques. On ne donne pas de réponse à cause de l'incapacité du politique.
C'est pour tout cela je ne suis pas optimiste. Des fois, je me demande si [Musique] le l'homme n'a pas atteint le la limite de ses capacités. Des fois, je pense qui on est face à une épreuve où ce singe un peu bizarre qui est doté d'une intelligence particulière qui a créé des civilisations parce que c'est la civilisation le meilleur geste. de solidarité intergénérationnelle fait par l'humanité.
Si on pense un petit peu pour se pour confronter notre égoïsme naturel parce que comme tout animal, la nature nous a mis à l'intérieur une un quota d'égoïsme pour qu'on lutte pour notre propre existence et pour lutter en faveur des de la vie des des hommes que enfin des gens que l'on aime. Et ça c'est une c'est un piège de la vie. De la même manière que la nature nous met du plaisir infini dans l'amour pour nous obliger à la reproduction.
Aussi, il nous met l'égoïsme comme une un outil pour lutter pour la vie [Musique] même. En beaucoup de choses, la biologie nous gouverne mais en même temps, cela crée des consciences. nous cela nous permet d'accumuler cet ensemble de connaissances qui compose la civilisation, un trésor sans valeur que l'on donne depuis que ceux qui ont inventé le le feu, découvert le feu et inventé la roue en passant par toute la péripétie de la connaissance humaine qui nous rend possible la facilité de la vie aujourd'hui.
Si nous fermons les yeux et nous imaginons cet homme contemporain, cette créature contemporaine du jour au lendemain, devoir vivre sans énergie électrique, sans plein de choses, ce serait quelque chose de pratiquement impossible. Tout ça que a construit la civilisation est un trésor que nous sommes obligés à à préserver et à multiplier le de le préserver pour le futur de notre espèce. Il y a un amour dans notre vie.
Il y a un autre amour dans l'espèce, dans ce qui va rester après nous. La civilisation, c'est la c'est l'amour entre les générations. C'est presque un profond mandat de la propre nature.
C'est pour ça, c'est pour ça que cet animal est capable si il arrive à se gouverner lui-même dans ce qu'il a déchaîné, il a la capacité peut-être un jour à transférer la vie humaine à travers l'univers. Je n'ai aucun doute. Donc comme ça, comme on ne pensait pas que l'homme pourrait naviguer sous l'eau, il y a des choses de ce de ce Takabi.
Nous n'avons pas besoin d'être un un songeur ou un romancier pour penser qu'un jour l'humanité puisse coloniser l'univers. Et pour ça, mais pour ça, il faut que l'humanité survive son jour et doit se demander comme pays ou comme classe sociale dépasser ses elle doit commencer à internaliser ces ces choses-là et à se gouverner comme espèce et voir l'ensemble. sentir que les pauvres d'Afrique, d'Amérique latine ou d'Asie ne sont pas d'Afrique, d'Amérique latine ou d'Asie.
Ce sont ils viennent de notre humanité. Nous sommes libres mais prisonniers de ce bateau qui s'appelle la Terre. Nous sommes responsables de la vie de cette terre et de la vie des autres des autres existences qui nous accompagnent, les autres personnes qui nous accompagnent sur ce bateau.
La responsabilité est globale. Ceci est un geste de civilisation qui doit tracender qui doit changer les axes de la conduite de la politique que nous avons jusqu'à aujourd'hui. Et quelque chose amer et triste quand on s'approche de du centre du monde, le responsable d'avoir déclenché ce type de civilisation, on se on se retrouve dans ce monde central avec un vide politique.
Ici, il n'y a pas d'angoisse existentielle pour l'humanité. On pense simplement à comment tenir tout ça qui tient debout et comment ça peut bouger, comment l'économie peut croître avec quel taux de croissance le PIB et c'est ça donne envie de pleurer et de crier au secours parce qu'on se retrouve avec une civilisation riche. et riche à cause des outils qu'on a mais comme un enfant complètement inconscient des jouets avec lequel il est en train de [Musique] jouer.
Et on voit des hommes de sciences qui dont on profite pas à leur connaissance qui sont en train qui sont en train de réfléchir à comment développer la taux d'accumulation au service de cette machine à sous qui est l'économie mondiale. et de temps en temps, il se retrouve avec un vieux bonhomme comme moi de 80 ou 90 ans et qui continue à accumuler et je me demande où est-ce qu'il va ramener toute cet argent là et moi je je ne sais pas moi j'ai parlé Roquefeller 99 ans. Il parle un espagnol parfait parce que moi par principe je parle avec avec tous les vieux bonhommes qui sont qui tournent autour de la planète et qui ont fait des choses importantes même si c'est des choses affreuses parce que ils ont toujours quelque chose à dire.
J'ai parlé avec Soros, j'ai me font peur leur brillante capacité de de cet être humain et il continue à accumuler et ils sont dans une addiction dans laquelle ils peuvent pas s'en débarrasser. C'est une addiction comme le tabagisme qui nous contrôle toute la vie même si on a arrêté de fumer. Et autres addictions et notre société souffre d'une addiction à l'accumulation.
On sait pas si cela symbolise le pouvoir, la vie. On sait pas. parce que c'est aussi notable et ça existe dans la terre.
Il n'a jamais existé autant de de d'inégalité et d'injustice. Et ça génère une énorme frustration et il y a jamais eu autant de tentations pour vendre son âme au diable. pour quelques sous comme si ça assurait le le bonheur.
Et chers amis, nous sommes au milieu d'une culture qui est fonctionnelle à l'accumulation capitaliste, mais il ne faut pas se tromper. de que un jour on arrivera à une à une utopie où on sera libéré. Cette façon chronique de réfléchir sert pour marcher, pour construire des êtres [Musique] collectifs, mais ça ne donne pas forcément réponse de caractère présent à l'angoisse qui doit vivre concrètement beaucoup de monde. et qui a comme richesse une seule chose, ce moment de vie, de toutes les richesses possibles qu'on peut avoir sur ce bateau, la terre la plus miraculeuse, c'est celle que tu as tout chacun en ce moment d'être en vie en train de réfléchir et de sentir Ça n'a pas de prix, n'a pas de on peut pas le comparer à rien et c'est presque un miracle mais on se rend pas compte et on se rend pas compte et on sous-estime cette valeur de cette minute infinie infini pour la énorme pour chacun de nous.
C'est l'aventure d'être en vie. Et alors, on ne se rend pas compte pourquoi cette créature et nécessairement grè parce qu'il ne peut pas vivre dans la solitude. Ce n'est pas un féin qui peut vivre seul dans le dans le milieu de la montagne.
C'est un être collectif qui a besoin de famille, d'une famille et des autres pour vivre. Il est grégaire. C'est pour ça que c'est un animal politique comme dit Aristote pour son animalité en société.
Il invente quelque chose dans lesquels il peut croire pour aimer la vie. Et ça c'est une constante dans tous les endroits de la terre. L'homme a toujours cru à quelque chose et il ne peut avoir de plus grande utopie qu'une religion, une définition religieuse.
Et pourquoi cette créature humaine a toujours inventé la même sortie à ses problèmes, créer une nouvelle religion ? Ces formes peuvent être multiples à infinies. Elles pourrait être le Christ ou Mahom ou Mahomé. ve vivre dans l'au-delà.
Il a une utopie. Il construit un monde plus ou moins imaginaire et c'est dans le fond la prolongation de son amour pour la vie. Et alors et alors cet amour pour la [Musique] vie, nous devons nous rendre compte que ceci est la première valeur, l'amour pour la vie. que la vie il faut la sauvegarder et qu'on vient pas pour une pour une vie à qu'on ne vient pas à une autre vie parce que ceci est un est une vallée de larmes et qu'on ira une autre vie.
Il n'y a pas d'autre vie. Arrêtez de nous faire chier avec ça. À cette auteur de l'histoire, non le val de l'arme et les et le paradis est ici sur terre.
Il n'est pas ailleurs. Tout est ici. Et ici, il va falloir lutter pour ce pour ce tout.
Mais attention, à côté de la vie, il y a des choses qui valent qui valent beaucoup. Une de celles-ci, peut-être la plus importante après l'amour, c'est la liberté. Mais qu'est-ce que la liberté ?
Si la nous la posons dans des termes français avec ces mots euh très disent qui disent tout et et on reste impressionné par ce vocabulaire, nous devons baisser ce concept de liberté à la terre. Concrètement, qu'est-ce que la liberté ? La liberté, c'est ce temps de la de la vie où chacun fait de sa vie ce qui te plaît, les choses qui te motivent.
Tu es libre quand tu peux aller travailler. Oui, si le ton travail te plaît, s'il te plaît beaucoup. Mais si comme la majorité des gens, tu dois aller au travail pour faire face au coût de des nécessités matérielles et de de ta vie et ceux de ta famille, soyons d'accord que pendant ce temps-là, tu n'es pas libre.
Tu es soumis à la loi de la nécessité. Et quand est-ce que tu es libre ? Quand tu dépenses l'argent de ta vie dans des choses qui te plaisent.
Ça peut être jouer au football, ça peut être pêché. Si tu es jeune, tomber amoureux, qu'est-ce que je sais ? Enfin, mil chose, des choses pour lesquelles on n'attend pas une récupération matérielle, mais des choses pour lesquelles on sent quelque chose qui s'appelle la joie.
Cela veut dire que plus tu as du temps dans ta vie, du temps gâché dans cette vie, dans cela et moins de temps tu as là-dedans et plus tu seras joyeux. Bien sûr que tu peux avoir suffisamment de temps pour ça. Al bien sûr que tu peux profiter de ce temps si tu voles le temps des autres d'autres qui travaillent pour toi.
Et ça ça veut dire vivre en arnaqueur. [Applaudissements] On peut là on peut appeler ça de l'exploitation de la plusvalue que qu'importe. Aucune de ces choses n'est la pièce.
La véritable monnaie, c'est le temps de ta vie. Parce qu'on ne peut pas aller à la au supermarché pour acheter 5 ans de plus. La vie part.
Alors, il faut penser comment comment il faut penser comment est-ce que tu as utilisé ta vie, comment est-ce que tu as dépensé ta vie. Et ça ça n'a c'est intransférible. la plus grande richesse que l'on a.
On n'est pas né pour travailler ou pour souffrir. Si tu si tu vis, tu auras un quota de souffrance et tu auras à travailler parce que si tu travailles pas, tu es en train de vivre sur le dos d'un autre. Mais attention, la vie ne n'a pas été inventée pour travailler.
La vie a été inventée pour vivre. C'est quelque chose de beaucoup plus riche. Alors, comme facteur de survivance, mais comme facteur social de compenser les beaucoup de choses que nous donne la civilisation, nous devons apporter notre quota de travail.
Et ceci, il faut le comprendre. La libération n'est pas un monde de fénéant qui vive sur le dos d'un autre. La libération, c'est un mouvement contre le contre la fénéantise des autres d'un d'un faible groupe qui vit au dos de la majorité.
À partir du moment où on a des nécessités matérielles pour survivre, il faut comprendre que le que le travail est une partie de la relation sociale et dans le système de compensation. Mais il y a un devoir à la vie. Il faut vivre ce trésor.
C'est aussi une gestualité que la mesure les mesures multiplient, le capital social, l'accumulation. Chaque fois on doit travailler moins moins de temps pour avoir moins de temps de liberté. La liberté peut-être comparer un arbre.
Pour ça, la liberté c'est l'option libre. Et s'il y a s à nous si à l'un d'entre nous il nous plaît de jouer cette vie parce qu'on a un hobby, c'est sa liberté à lui. Il ne faut pas tomber dans des igalitarismes faibles.
Faut pas mettre dans la tête des gens des choses que l'on pense. Il ne faut pas un état qui nous organise la vie et qui nous qui nous donne des mandats sur ce qu'on doit faire. Non non, parce que sinon on n pas de liberté. la liberté dans le sens profond du terme qui a un quotat de plaisir de chacun et qui a une limite, c'est ne pas embêter les autres.
Ça c'est la c'est la limite. Ne pas commencer à faire chier les autres au nom de la liberté des autres. Pourquoi ?
Parce que il faut il faut que ce soit social. Bon, je crois mes chers camarades pour ça pour ça il y a une arme pour se défendre ce qui sommes ici. On va tu vas terminer en travaillant pour une multinationale et le match est fini.
Si tu te laisses emporter et tu vas devoir changer ta voiture tous les 200 parce que tu ne l'as pas changé. Là là c'est fini. Là c'est vraiment fini pour toi et tu auras rien rien ne sera bon pour toi si tu as 6h de travail. tu iras te chercher un autre travail sur les heures complémentaires et et tu travailleras 12h.
Et si demain la journée travaille est de 4h et ben finalement tu trouveras trois travails parce qu'il faudra toujours que tu travailles pour pour accumuler parce que comme disait Sendic celui qui est pauvre c'est celui qui a besoin de beaucoup parce que le beaucoup c'est infini. Ceci est un champ à la faveur de vivre dans une grotte. avec une feuille qui te qui te cache.
Non, ceci est un champ à la solidarité. Il faut apprendre à vivre ensemble sans trop de compromis de caractère matériel avec une vie simple qui donne de la valeur aux choses fondamentales de la vie mais pas qui qui consomme pas de temps. Et il ne faut pas se laisser voler le temps de de sa propre vie.
Et ce cette limite, tu l'as dans ta tête et dans tes dans tes coutumes. Si chaque nuit quand tu vas te coucher ou quand tu te réveilles, tu dédies 5 minutes à penser ce que tu as fait le jour d'avant. Est-ce que c'était bien ou pas ?
Ou si tu t'es fait mener par le bec par une campagne publicitaire. Ça c'est apprendre à se défendre. Se défendre de quoi ? défendre de cette grand réseau imperceptible, ce filet qui nous conditionne la vie et qui dirige toutes nos toutes nos habitudes et qui nous qui nous a encerclé et apprendre à être introspectif, mettre en jeu le juge que nous que nous avons tous à l'intérieur de nous et évaluer ce que l'on l'on fait si c'est bien ou si c'est mal.
Nous nous n'allons jamais améliorer le monde si nous ne luttons pas pour d'abord pour nous améliorer nous-mêmes. Et là et ça nous devons le prendre en compte. On ne peut pas déconstruire déconstruire des édifices socialiste avec des maçons capitalistes.
Il volent il volent les planches, ils volent tout. [Applaudissements] Alors, ceci me semble important parce que ma génération, on a cru que avec les changements dans les dans les relations de production, il y aurait les créations les créations étaient possibles pour pour faire surgir un homme nouveau et différent. Et nous avons méprisé la valeur qu'à la culture avec le fil du [Musique] temps.
On comprend déjà une première grande lection historique. Bien que ton président soit soit fidèle, il y a un problème comme on dire en Uruguay. On lutte pour le changement à l'extérieur.
On n' pas mené la bataille pour le changement intérieur à chacun et notre volonté de changement est un est un une demande qu'on fait aux autres. Mais il faut avoir le courage de se réclamer à soi-même le changement. Et ça c'est une langue chemin, une langue péripétique que chacun doit mener.
Je me donne le luxe de penser ainsi parce que j'ai dû vivre 13 ou 14 ans en prison. J'ai été 8 sans sans livre, sans communication. Je n'ai pas eu d'autres solution que de réfléchir vers soi-même pour pour trouver les forces pour survivre.
Et je pense que c'est les années les plus créateurs et féconds de ma vie et je n'aurais pas développé ma personnalité si je n'avais pas vécu cette péripétie. qui m'a appris une autre leçon que je veux transmettre à la jeunesse. Les seuls qui perdent sont ceux qui se battent pas, ceux qui démissionnent.
Je répète avec beaucoup d'emphases, mais je ne suis pas seulement en train de parler de la politique, mais de tout tous les questions qui traversent notre vie, de notre travail, l'amour. La vie est pleine de d'interrogation et de d'échecs. Mais la la vraie vie, c'est de recommencer.
Recommencer. Même si celui qui perd, c'est celui qui baisse les bras et qui dit "Je ne veux plus." Non, c'est à l'envers.
Je veux arriver à la fin de la vie pour dire pour dire au gardien du temple, non, redonnez-moi un autre tour. Il faut vivre avec envie, avec amour à la vie qui part et en comprenant que la vie a toujours une dose de d'aventure et qui nous pousse à mettre chacun en soi-même ce qu'il y a de plus profond de soi, c'est l'amour de la vie. Donc pour finir, je vais vous transmettre ce que j'ai vu.
Des fois la la la les personnes pensent il y a une droite qui peut gagner comme si c'était la fin du monde ou qu'en Amérique latine parce qu'en Argentine le péronisme ou je sais plus qui gagne qui perd dans la province de Buenozer ou quoi que ce soit. Chers camarades, ainsi que j'ai montré que l'être humain dans tout âge, à tout moment, l'être humain invente toujours quelque chose en quoi croire et c'est une constante l'attitude religieuse. et rappeler qu'il n'y a pas de plus grande utopie qu'une religion.
Et je le dis avec beaucoup de respect parce que si croire dans les utopies est une tendance humaine, si cela vient dans incruster dans notre espèce de la même façon dans toutes les civilisations, il y a toujours eu une tendance à chaque chaque étape, à chaque époque, une tendance plus conservatrice et tendance plus solidaire propon au changement. Les termes gauche droite sont fils de la conjoncture de la Révolution française pour s'asseoir dans un parlement, dans une assemblée, dans une certaine position. Mais au fond, il y a toujours eu une humanité qui lutte pour un changement en faveur de la justice sociale, en faveur de la redistribution, du partage, de la solidarité et des tendances conservatrices.
Ces deux tendances sont des constantes de l'humanité. Aucune triomphe ou triomphera de façon définitive. Il n'y aura jamais un un triomphe assuré pour ceci qu'on appelle la gauche et il n'y aura jamais un triomphe pour ce cela qu'on appelle la droite.
Il y a des étapes transitoires dans un débat permanent de l'humanité qui évolutionne, qui évolue et qui permet marche par marche le progrès et la multiplication de la civilisation. Jamais nous allons atteindre une société parfaite parce qu'à chaque fois on marchera, on montera une marche par marche. Ce qui compte c'est le chemin, [Musique] l'escalier, la dévotion, le compromis qui est une partie intégrale de notre existence.
Ce n'est pas gagner. Ce n'est pas gagner et atteindre les lauriers. Ça c'est pour les empereurs, pour ceux qui rêvent de tapis rouge.
Ici, il n'y a pas de triomphe, il y a juste de la vie. Mais quelque chose reste pour ceux qui viendront après nous. Le vrai progrès, il est par essence intergénérationnelle.
Ceci est une lutte permanente et éternelle. Mais pourquoi je vous dis tout cela ? Est-ce que les GRAC étaient de gauche ?
Est-ce qu'Assuka était un empereur de gauche en Inde ou que Confuscius de temps en temps, il est de gauche ou est-ce qu'il faudrait dire plutôt que le messager le message le plus à gauche de tout l'occident est celui du Christ ? Parce qu'il a hérité la philosophie du désir et cetera. On peut continuer à marcher dans ce sens-là, n'est-ce pas ? celui qui a été dans bras de stoïcien ou je sais plus, on se rendra compte que le débat est éternel et qui ce débat a des [Musique] problèmes, qu'il a des [Musique] pathologies et que il faut admettre que le volet conservateur est est nécessaire car il faut une marche de stabilité et qu'on peut pas changer en permanence. réactionnaire.
Mais quand on devient réactionnaire et le fascisme advient, c'est la pathologie du conservatisme. Et la pathologie du changement, c'est l'infantilisme, se confondre les désirs avec la réalité et les conformisme. Rien nous nous va et nous sommes que des charlatans de comptoir et on fait rien.
Toutes ces pathologies, on les connaît et on les aura toujours de façon inévitable. Nous devons comprendre ainsi que cette lutte est permanente et pratiquement éternelle du genre humain dans sa nécessité de dans sa nécessité de de croître et avancer. un animal conqu conquérant lutter pour conquérir quelque chose de mieux parce qu'il a un inconformisme naturel qui le pousse à aller vers l'avant.
Pour tout cela les compagnons, je ne sais pas ce qui va se passer avec la droite et je dois vous dire que dans cette lutte, le mieux n'est pas ceux qui font mieux ceux qui quand ils partent parce que la vie les Ça nous nous fait quitter, laisse une un groupe de jeunes qui le remplace avec plus de force qui font qui relèvent les drapeaux du progrès humain. C'est pour cela qu'il n'y a pas de victoire définitive parce qu'il y aura jamais de la défaite une défaite définitive. On va pas on va pas s'arrêter tout de suite parce qu'on avait demandé des questions et des réponses. la question, c'est un petit débat.
Merci à nos amis journalistes. Donc on a quelques camarades qui sonnent avec les micros là pour 4 c questions. Alors bonjour monsieur Mélenchon, bonjour PP Meuka.
Je suis très fier d'être ici et je suis très fier d'avoir pris part à cette conférence. J'ai deux questions en fin de compte qui s'adressent euh l'une à monsieur Pépé et l'autre à vous, monsieur Mélenchon. La première pour vous, monsieur Mélenchon, c'est que dans votre dialogue, on entend toujours parler d'écosocialisme.
On entend parler d'un socialisme qui transcende les peuples. On entend parler d'un socialisme qui transcende l'Europe et qui va au-delà de ses frontières et qui atteint l'africain que je suis ou les autres peuples que sont en Amérique latino ailleurs. Euh en ce qui me concerne, j'aimerais revenir sur un point qui concerne spécialement la France qui est ce phénomène qu'on a appelé la France-Afrique. deva connaître déjà ce terme qui désigne les relations un peu honteuses qui sont créées au sein de la République française en tout cas de cette France d'en haut et qui en quelque sorte a empêché le développement du continent africain.
C'est des dirigeants fantoches en qui sont mis en place. C'est des compagnies qui vont pour le marché et à Capa ce marché rien que pour leur compte. C'est la liberté d'expression qui n'existe pas.
C'est l'oppression. C'est la répression des petites révolutions. C'est leement de tourdoit au peuple africain à un développement, ce développement auquel nous aspirons tous, ce développement qui n'a comme seul prise que que l'être humain.
Alors vous euh la question que je pose s'adresse à vous, c'est de savoir dans votre combat pour cette Europe moins libérale, dans votre combat pour une humanité qui concerne tout le monde, quelle est la proposition que vous faites pour contrer cette France-Afrique et cette exploitation des peuples africains ? Euh à vous, monsieur Moik, vous êtes quelqu'un qui a amené de très longues luttes et ces luttes, je pense que tous ceux qui ont eu la chance de d'en avoir eu d'en avoir des nouvelles, il les partage avec vous. La question que je me pose par contre, c'est de savoir pourquoi il n'y a-t-il pas eu un mouvement qui s'est développé entre ces peuples du sud, un mouvement qui aurait pu partir de l'Uruguay, de l'Amérique latine, sa révolution.
Pourquoi ne se sont-elles pas étendues plutôt au peuple du Sud ? qui quand même sont toutes sont les seules vers lesquelles il peut avoir une lueur d'espoir et une réelle lutte. Je vous remercie. [Applaudissements] [Musique] Melchon j'ai une question surtout pour vous monsieur Mik comme en tant que jeune qui ne comprend peut-être pas ce monde mais qui voudrait vraiment pouvoir le changer.
J'aurais une une question depuis depuis longtemps. Alors, dites-moi, qu'est-ce que nous ponss nous pouvons faire nous les jeunes pour nous changer nous-mêmes, mais aussi pour changer le monde ? Et comment comment faire ceci ?
Alors, je sais pas si vous avez peut-être des conseils. Est-ce que nous devons commencer par nous-mêmes ? Est-ce qu'il faut commencer par militer dans un parti politique ou dans une association, dans la société civile ?
Comment par où commencer et comment convaincre les gens ? parce que il y a beaucoup de gens mais j'ai toujours l'impression que ces gens restent dans une partie de la société mais que la majorité des gens ne savent pas de quoi il s'agit, ne comprennent pas et ce n'est pas ce qu'on voit dans les médias, ce qu'on écoute et comment comment donc lutter contre ça qui a l'air si grand quand on a 25 ans, on ne sait pas comment comment s'y prendre, par où commencer. Donc voilà, je voudrais savoir si vous avez des conseils.
Bon euh avant toute chose, je voudrais euh euh remercier le le camarade Mrik ainsi que les camarades qui ont organisé cet événement et ça me semble quelque chose d'historique parce que c'est parce que le camarade Mika a une certaine un certain âge et c'est un un honneur de l'avoir ici. Et je voudrais euh dire bonjour, faire un salut à tous les tous les camarades latino-américains qui vivent ici depuis l'exil, depuis les dictatures en Amérique latine. Et je veux que vous sachiez, Mik Latino-Américains qui sont arrivés en Europe se sont impliqués dans la vie sociale et politique de France et ont continué à le faire et on continue à semer des les graines de notre militance.
J'ai beaucoup aimé quand tu as dit que ce n'était pas une catastrophe ce qui se passe en Argentine en ce moment, même si il y a une petite déroute, une ce n'est pas une dérout totale. Mais comme tu l'as dit, ceci sont des processus longs, enfin sur le sur le temps long. Mais euh par rapport à la France, je en ce moment je suis un peu triste parce que je reconnaî que le peuple français a une trajectoire de lutte très riche, mais aujourd'hui nous la voyons très peu, elle est très effacée.
Les bases existent, le ciment existe mais mais la visibilité nôtre est très petite, on la voit pas. J'aimerais bien avoir ton opinion par rapport à comment dans ces processus comme comme ce qui se passe en France qui comme la France qui a eu une histoire de lutte très riche. Quelle est ton opinion depuis l'extérieur, depuis l'étranger par rapport aux luttes sociales et politiques dans ce dans ce pays dans la France que j'aime que j'aime tellement.
Merci. On arrive à la 4e et on va s'arrêter là pour pouvoir avoir les réponses. Oui, merci.
Ma question reprend un petit peu celle de la de la jeune femme qui a pris la parole qui est celle de que faire ? Et monsieur le président Morica, vous avez expliqué qu'il fallait cesser de penser en terme de de nation, qu'il fallait cesser de penser en terme de classe sociale. Vous nous avez invité à à parler en terme d'espèce.
Alors, évidemment, on peut être à mon avis que d'accord avec l'ensemble des idées que vous avez défendu. Je me demande comment est-ce qu'on on les incarne dans des force sociales. On connaît des modes d'organisation sociales qui reposent sur des partis à vocation nationalistes, qui reposent sur une souveraineté nationale.
On connaît des partis politiques, des forces sociales qui reposent sur une une identité de classe. Mais que je sache, la seule force sociale qui est capable à l'heure actuelle de s'organiser sur le plan le planétaire, c'est la bourgeoisie, c'est l'oligarchie. Comment est-ce qu'on fait pour transcender cette difficulté et leur imposer une force réelle qui dépasse simplement celle des idées ? [Applaudissements] Euh mes chers, je un un monsieur très très Ah, Dieu Dieu est une personne avec beaucoup de pouvoir mais ça lui a quand même pris une semaine de créer le monde.
Donc nous qui sommes très loin d'être Dieu, nous pouvons répondre absolument ou en partie quelques questions qui ont qui ont à l'intérieur un univers. Mais il y a il y a beaucoup à dire. Le colonialisme en Afrique encore aujourd'hui par malheur survit parce que le capitalisme est très fort entre lui encore aujourd'hui et parce qu'en grande mesure dans la propre Afrique Il y a des groupes oligarchique qui gouvernent en grande partie les propres africains qui dans le fond il y a des propres des africains qui servent dans le fond des intérêts qui ne sont pas africains. et des et même des intérêts qui sont absolument contraires aux intérêts de leur propre peuple.
Et ce phénomène se passe aussi en en Afrique, mais aussi en Amérique latine, en Asie et même et dans une grande partie du monde. Les phénomènes de libération ne sont pas uniquement des phénomènes militaires. C'est ça le plus facile à voir, c'est l'évident, c'est le plus profond.
Mais le phénomène des processus de dépendance entraîne des subordinations de caractère culturel, technique, de capital, de soumission à des groupes oligarches, oligarchiques qui dominent pour des intérêts étrangers. que moi j'ai dit par ailleurs à une autre occasion qu'il faut commencer à raisonner comme comme une espèce une espèce animale. Cela ne veut pas dire qu'on abolit les classes sociales qui existent dans notre monde.
Ça c'est quelque chose d'autre. Et la à peine ce que j'ai fait aujourd'hui, c'est de mettre des idées des idées que certains développeront et d'autres non. Mais ce que je veux laisser clair, c'est que les changements dans la société ont besoin d'une construction d'une de d'êtres collectifs qui ont qui s'appelle des partis des partis politiques, que les changements sociaux ne sont pas le cadeau de gens de de gens très aventureux qui ont jour un les forces de la nature se sont combinés pour nous offrir le progrès humain comme dans un acte de magie.
Le progrès humain ne vient pas de là. Les changements sont construits de manière collective qui ont besoin de beaucoup de force et qui ont besoin et qui dépassent largement ce que peut apporter un individu tout seul. Parce que ce qui est important, c'est pas combien de temps tu portes le drapeau.
Ce qui est important, c'est combien de gens il y a derrière sur la colonne. Combien Quel est le le poids du mouvement que tu représentes [Applaudissements] ? Et donc ceci dérive qu'on peut être libre penseur, contestataire et être brillant.
On peut être des des très bons piliers de barre et conférencistes mais on fait chier personne si on reste dans notre coin à philosopher tout seul. Parce que pour qu'on puisse compter, il faut pas simplement disserter, penser et parler, il faut s'organiser en colonne humaine. Il faut multiplier les forces et ceci à quelques clés.
La première et que toute colonne humaine de grande taille a dans son dans son ensemble des contradiction en son sein parce que c'est un ensemble organisé de libertés individuelles qui sont là réunies et plus grande la colonne plus il va y avoir des problèmes internes. Et ceci signifie qu'il faut apprendre à résoudre les problèmes entre nous. Et si quelqu'un prend le luxe de d'être pointilleux et de pas vouloir faire de compromis, et bien ça ça servira à rien.
Pourquoi ? Parce que les êtres humains, nous sommes ce que nous [Applaudissements] sommes. Il y a pas il y a pas des groupes de chegevara.
Elle n'existera jamais. Mais les chegevara ne changent pas l'histoire s'ils n'ont pas derrière des colonnes humaines qui est celle qui donne la force. Il faut des troupes.
C'est-à-dire les véritables progrès sont toujours collectifs et ont toujours besoin d'un parti parce que les parties sont tout d'abord le filtre. En second terme, ils établissent de fait le pacte entre les générations. Quand ceux qui portent le drapeau tombent parce que leur vie s'arrête, il faut que quelqu'un prenne le drapeau et qu'il continue le combat.
Et sinon, parce que sinon les causes défendues disparaissent comme des comme des étincelles dans dans l'histoire. pour que elle puisse se propager le le long du temps, nous avons besoin de de la reproduction, la réproduction que permet le pacte collectif que permet la constitution d'un parti. Pour l'instant, les êtres humains, nous avons pas trouvé une autre forme, une autre formule que les partis.
Et quand nous n'utilisons pas les parties, nous avons il nous reste les phénomènes individuels que notre société peuvent être peut passer. Les berlousconi par exemple ou bien peut-être un sportif fameux qui a euh qui a une idée un peu géniale et qui apparaît un peu derrière les comme de derrière les buissons et les gens le votent. ou un artiste de cinéma ou quelqu'un quelque chose qui a été médiatique et on le soutient comme le prochain gouver gouverneur et c'est véritablement une loterie avec tous les défauts que peuvent avoir les partis et ils les ont et ils les ont de manière inévitable par le fait de notre de notre humanité biologique, les parties ne sont pas construites par des dieux.
Ils ont ils sont construits par de la chair collective, par des êtres humains. Alors, c'est ce qui aide à propager les luttes à travers le monde. Dire la politique, la politique ne m'intéresse pas, c'est équivalent à renoncer et à dire que les autres décident pour moi. et c'est par là que l'on finit à faveur des statut quoi, sans changement aucun.
L'homme, l'homme est un animal politique et il est politique parce que s'il s'en rend compte ou s'il ne s'en rend pas compte, il y a il y a un destin collectif et même s'il ne veut pas participer, il va continuer à vivre en murmurant, en critiquant, en se plaignant. Et ça c'est une attitude politique. C'est pour ça que je pense que la forme adulte dans la lutte, c'est la construction de parties, la construction de mouvements collectifs en étant conscient des limitations qu'ils peuvent avoir mais en sachant la tolérance qu'il faut avoir entre nous.
Quand je dis parti, attention, je dis au même au même temps le la politique d'alliance qui signifie que signifie celui qui ont des identités différentes de différents aspects mais ils peuvent être d'accord avec ceci et cela dans un programme d'une étape de l'histoire. Même s'ils ont des différences, il faut essayer que il marche le plus proche possible. C'est ça, c'est la façon de multiplier les forces.
Pour cela, il faut d'abord se fixer l'objectif principal. L'objectif principal, c'est ne pas être d'accord sur chaque petit point, c'est de se mettre d'accord pour les points qu'il faut accomplir dans l'étape actuelle et ainsi des multiples différences peurs subsister. Mais il faut avoir un accord sur l'urgence de l'étape.
C'est si tu as ta voiture qui est dans dans la boue et si n'importe qui vient vient t'aider pour le sortir de la boue, tu lui poses la Est-ce que tu lui poses la question si sur qu'est-ce qu'il pense sur le chemin ou tu veux simplement quelqu'un qui vient de pousser avec toi ? Tu lui demandes pas s'il faut arrêter la droite ? Il faut il faut faire des alliances avec tout le monde en moins de façon conjoncturelle et ça il faut le comprendre et ça cela implique une grande ouverture et cette grande ouverture implique une conviction très intime dans la force de chacun et dans ses convictions Et ça, est-ce que c'est difficile ?
C'est très difficile bien sûr. Moi, je pars, je suis dans une coalition où nous sommes 20 20 de forces politiques où pour comprendre quelque chose, il faut avoir une carte presque. Dans ces 20 partis, il y a des grands partis, des petits partis et nous sommes ensemble depuis 40 ans.
Est-ce que nous avons perdu l'identité ? Non, pas du tout. Mais non, parce que on est tous dans la même coalition parce que même s'il y a des mouvements internes, nous sommes tous contre la droite sous la table, on se donne des coups de pieds mais face à la droite, nous sommes l'un seul bloc.
Et on a appris que celui qui quitte le bloc perd. Alors, chacun de nous a des rêves différents. D'autres sont plus sociémocrates, plus radicaux et à l'extérieur certains nous nous critiquent parce qu'on fait des alliances avec le diable.
Mais moi je leur dire, nous nous battons pas pour changer le monde, mais on se bat pour qu'il y ait moins de pauvre parce pour qu'il ait une meilleure répartition de la richesse pour régler certains problèmes qu'on crée. Est-ce qu'on change l'histoire ? Non, pas du tout.
Mais celui qui mange pas tous les jours et que tout d'un coup a un repas régulier, pour lui c'est une révolution. Pour les intellectuels qui mangent bien et qui a les problèmes réglés, ils sont eux ils se posent des problèmes. Loua par exemple a sorti 40 millions de personnes de la pauvreté et les gens disent qu'il n'a pas fait une révolution.
Ces gens-là ne savent pas qu'est-ce que c'est une révolution. avec ça ça ne suffit pas. Ah bah ça bien évidemment que cela n'est pas suffisant.
Tant qu'il y aura l'exploitation de l'homme par l'homme, ce sera pas suffisant. [Musique] Mais mais il faut se compromettre avec la réalité des gens qui ont une vie aujourd'hui et il faut se battre pour que leur vie aujourd'hui soit le meilleur possible. Et ça et ça ce n'est pas organisé la misère. mais c'est se battre pour la vie.
Et si je suis un intellectuel et que je dis des beaux discours et je me compromets pas pour les pour la situation de la vie des gens, les gens ne t'écoutent pas et les gens ont raison. Parce que si j'ai pas d'argent pour payer la lumière, l'électricité à la fin du mois, bah je vais pas écouter les beaux discours. Pourquoi ?
Quichotte son Sancho il est personne mais à la fin de l'histoire Sancho aussi qui chope à son tour. Bon, c'est à mon tour. J'ai été comme je pense qu'on va finir là-dessus.
J'ai été comme beaucoup d'entre vous tout au long du discours de du président Mik. avec l'envie de rebondir, de commenter, de compléter. Euh je vais essayer de répondre à ce qui a été dit, à la question qui m'a été posée directement et ensuite à la question que vous avez posé.
Euh madame, ce qu'on appelle la France-Afrique n'est possible que parce qu'il existe une catégorie sociale qui y trouve son compte que nous nommons l'oligarchie, laquelle compte ces agents ici et là-bas. Car ne perdons pas de vue que le principe de responsabilité fonctionne pour tout le monde. Il y a le corrupteur et le corrompu.
Et les exploiteurs se retrouvent dans les deux cases. Par conséquent, ce que nous avons en commun, c'est la lutte contre l'oligarchie. Et pour nous autres, citoyens de la République française, tenir compte du fait que cette oligarchie a ses origines ici, ses moyens ici et parmi ces moyens, lesquels ? de l'État de la République française et c'est cette collusion entre l'oligarchie et les institutions qui permettent cette collusion qui est la question qui nous est posée.
Donc nous libérer de la monarchie présidentielle principe duquel se déduit tout le reste qui permet ensuite les offenses qui sont commises ailleurs. Mais ça n'émancipe personne de ces devoirs. Et pour ma part, je me suis toujours tenu à distance des principes qui à première vue paraissent extrêmement généreux, mais quand on y regarde de plus près reviennent à une autre forme de colonialisme.
Ce n'est pas nous d'ici qui allons libérer les Africains. Ce sont les Africains eux-mêmes qui le feront. Et ils ont commencé à le faire à de nombreuses reprises.
Faut-il ici évoquer la mémoire de Patrice Lumba ou de Thomas Sankara ? Et on voit que les Africains ont fait leur histoire, mais qu'à chacune de ces étapes, ils se sont brisés sur des adversaires que nous avons en commun. L'anticommunisme, le refus de partager, l'appropriation par l'oligarchie.
Maintenant, ça m'amène à un point qui est présent dans le discours de de Mika et qui me paraît extrêmement important pour notre compréhension à ce moment de notre histoire commune. Pendant longtemps, on a cru que le capitalisme conditionnait les individus. Ce n'est pas vrai.
Le capitalisme est plus qu'un mode de production. C'est un mode de consommation. C'est une relation aux autres.
Si bien que nous intériorisons et mieux comme le dit Pierre Bourdieu ou Alain à Cardau, nous adhérons avec enthousiasme aux normes dominantes que nous proposent par les instruments de la publicité le productivisme capitaliste. Noam Chomski dit que la publicité est dans la démocratie ce que la propagande est dans la dictature. La publicité qui vous pousse à consommer vous enseigne d'abord des frustrations et vous propose de dominer ces frustrations par des consommations.
Ce ressort intime est en nous. C'est la raison pour laquelle l'engagement politique émancipateur puisque nous appartenons à ce courant dans l'histoire de l'émancipation est un double courant philosophique, personnel et politique. Vous posiez la question de savoir par quel bout il fallait commencer la lutte.
Et bien, il faut commencer par lutter et il faut commencer par lutter soi-même et résister. Résister, tenir sans cesse, allumer la braise qui mettra demain le feu à la plaine. Chacun d'entre nous est un point de passage de cette résistance et de cette contreoffensive.
Et si nous devons donner un modèle à cette attitude morale qui ne se soucie pas de savoir si elle sera ou non approuvée par les autres qui est la morale de la responsabilité. Prenez une figure, une figure féminine, c'est celle d'Antigone contre toute raison, contre son propre sa propre protection pour une raison de morale humaine, elle s'opposera à tout l'ordre établi et notamment à son oncle Créon. Il y a en nous du créon et de l'antigone.
À chaque instant, la question qui nous est posée, c'est de savoir si c'est l'un ou l'autre qui l'emporte dans le regard que nous portons sur le monde. Et si nous sommes capables de nous libérer de la résignation, si nous sommes capables de nous libérer du besoin que les autres nous approuvent quand nous entreprenons ce que nous entreprenons, alors on peut passer à l'étape numéro 2. L'étape numéro 2, c'est quel projet va nous libérer tous ?
Et donc on en passe à l'idée à la nécessité d'avoir des idées claires et donc s'arracher de la culture dominante qui est celle du capitalisme consumériste qui est celle de la pulsion de l'instantané. Comme quand on me demande à moi comment ça se fait que vous n'avez pas encore gagné ? Et ben oui, je me pose la question.
Mais en attendant, me poser la question m'empêchera pas de recommencer chaque matin la lutte combien même sera-je tout seul ? Il a raison PP quand il dit souciez-vous un peu de temps à autre. de la femme, de l'homme qui marche devant dans votre entreprise, dans vos combats, tous ceux qui acceptent de porter cette charge.
Je ne parle pas de moi, je parle de tous ces camarades que j'ai connu, syndicalistes, militants associatifs, de ses copains que j'ai connu mourant à la tâche parce que la charge était trop forte pour eux parce que tout le monde dem leur demandait trop qu'après leur avoir tourné le dos pendant des années dans l'entreprise viennent vers le syndical le jour les licenci commande et lui demandent tout de suite la solution. Bref, vous connaissez tout ça. Il y a un lien intime entre la morale de la responsabilité et l'engagement pour l'émancipation.
Lequel c'est que nous refusons d'être dominés dans nos décisions. Émanciper veut dire sortir du mansipium. C'est le mot latin qui désignait la main du père sur l'ensemble de la famille.
Quand la mar se levait, alors tu étais émancipé, c'est-à-dire maître de toi. Tout à l'heure, Pépé a lancé une idée qui va beaucoup plus loin que l'apparence qu'elle en donne. C'est cette idée que nous sommes maître du temps de nous quand nous sommes maître de notre temps, le temps libre.
Le capitalisme, comme tous les autres régimes dans l'histoire de l'humanité impose une temporalité, c'est-à-dire en rythme. Le temps du capitalisme, c'est le temps court, le plus court possible entre M, la marchandise, l'argent et le M prime. Vous le connaissez comme moi.
Le temps court de l'évaluation à la nanoseconde la valeur d'un bien par les transactions financières qui se font d'un ordinateur à l'autre. Alors que tout le monde sait qu'il n'y a pas de valeur à la nanoseconde d'un bien. C'est donc un procédé d'allié nation qui confisque à chacun quoi ?
Le temps long. Or, le temps long, c'est celui que nous pouvons nous approprier collectivement. Le temps long, c'est nécessairement celui de la démocratie, c'est celui de la planification.
C'est pourquoi le capitalisme de notre époque financier est intrinsèquement totalitaire parce qu'il veut se débarrasser de toutes les médiations pour permettre le temps instantané. C'est un peu allégorique comme je le présente en quelques instants car vous n'auriez pas la patience d'en supporter davantage mais je tenais à le dire en complément de de ce qu'a expliqué tout à l'heure PP. Après, est-ce que nous devons agir en tant qu'espèce ou en tant que nation ?
Mais il n'y a pas de contradiction. Quand nous sommes dans nos nations, nous continuons à être l'espèce humaine. Il s'agit donc de se comporter conformément au devoir que nous impose notre condition dans l'espèce à travers le cadre qui nous permet d'agir qui est la nation.
Il y a pas de contradiction entre les deux. Et pour nous les Français, nous avons une grande facilité qui nous a été offerte. On a d'autres tard mais au moins on a une facilité, c'est que cette nation-ci n'est pas ethnique.
Elle n'est pas une couleur de peau. Elle n'est pas une religion. Elle n'est même pas une histoire commune car les frontières de la patrie ont changé à plusieurs reprises.
Elle n'est même pas une langue commune. La France ce n'est pas le français. Il y a 29 pays dans le monde qui ont comme langue officielle le français.
La France est exclusivement un contrat politique qui est écrit sur les murs de cette école. liberté, égalité, fraternité et nous pouvons le mettre en partage avec l'humanité entière. Avec l'humanité entière.
C'est pourquoi le patriotisme français quand il est examiné non comme une forme exagérée d'ethnicisme ou de nationalisme, nous conduit directement à l'humanité universelle. Directement à l'humanité universelle. Voilà quelques leçons qu'on peut tirer de tout ça.
En regardant Mika sa compagne notre camarade Lucia, nous nous sommes toujours demandés, nous autres qui connaissons leur histoire, pépé dans un puit. Vous le savez pas les gens, ils l'ont foutu dans un puit prisonnier et chaque fois que la marée monter, il avait de la flotte jusqu'au milieu du ventre. Ce type a passé 3 ans avec de la flotte qui lui montait jusqu'au milieu du ventre.
Rappelez-vous de ça. Il y a quelque chose en nous qui est possible. Je ne sais pas où il l'a trouvé.
Moi, je n'aurais pas su. Il y a quelque chose en nous qui rend indominable à jamais le goût et le sentiment de la liberté. Quelque chose qui nous rend pour toujours disponible pour la lumière du combat pour l'émancipation.
Après quoi il est ressorti de là ? Il paraît qu'il a encore trois balles dans le corps. Lui-même n'a pas été avare d'en distribuer sur les autres.
C'était de cette manière qu'on entendait le combat à ce moment-là. Ppé tout à l'heure disait il peut pas y avoir des milliers de ti. Et en tout cas, il y en a pas un seul s'il y a personne derrière.
Ça c'est vrai aussi. Mais je voudrais rappeler que dans notre combat, dans notre combat, il y a un adage qui ne sera jamais vrai. C'est l'adage qui dit que personne n'est irremplaçable.
Si chacun est irremplaçable, il faut une vie, il faut des années pour construire un militant politique capable de tenir le choc contre la marée de la bêtise, de la résignation, des bonnes raisons qui peuvent vous conduire chaque jour à poser sac à terre et à refuser le combat. Oui, nous sommes irremplaçables. Mes amis, s'il y a une leçon à tout ça, cultivez en vous ce qui veut vous permettre, ce qui peut vous permettre de tenir 3 ans dans un puit et de ressortir dans l'état dans lequel les deux sont là.
Merci.
Jean-Luc Mélenchon