BUDGET : UNE SAIGNÉE HISTORIQUE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue dans Disolution. Mardi dernier, François Baou a convoqué la presse pour annoncer les nouvelles convictions de son gouvernement. Notre conviction, celle qui justifie la réunion de ce matin, que seule une prise de conscience de nos concitoyens, seul la confrontation les yeux ouverts avec la vérité de notre situation peut soutenir une action déterminée.
Rien ne serait possible sans leur soutien et leur soutien ne viendra que de leur pleine information. La vérité permet d'agir. Tout un programme venant d'un Premier ministre qui n'a pas arrêté de mentir sur l'affaire Betaram.
Mais en plus, on se demande quand même sur le fondement de quoi ils agissaient avant d'avoir choisi la vérité. Ce n'est pas cette dette que nous avons privilégié. Nous aurions dû investir dans la recherche et dans l'innovation.
Nous avons préféré la dette de facilité qui finance le train de vie quotidien, nos feuilles de maladie d'aujourd'hui, les déficits de fonctionnement et les dépenses courantes. On rappellera quand même que cette dette facilité dont il parle, c'est en partie la sienne. En effet, François Baï gravite dans l'esphère du pouvoir macroniste depuis 2017.
Ce mardi, le premier ministre semblait particulièrement de bonne humeur et une fois sa tirade déclamée, il s'est mis un petit peu à faire le maître de cérémonie et à distribuer la parole. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] La parole est au ministre de l'économie. Merci.
Trop content de son effet, il a essayé de recommencer mais on lui a coupé l'herbe sous le pied. Pour réussir tout cela, il est essentiel, le premier ministre l'a dit, de rétablir nos comptes publics. C'est pourquoi je passe la parole à la ministre en charge Amélie Monchalin.
Je vous [Musique] [Applaudissements] remercie. Frustré de n'avoir pas pu donner la parole à sa ministre, il s'est vite vite précipité. Avec cela, nous pouvons réduire la dépense, le faire sans trançonneuse, sans serpè ou sans sécateur, mais le faire avec démocratie, efficacité et je crois confiance des Français.
Je vous remercie. Merci. La parole est à Catherine Vrin. [Applaudissements] [Musique] Merci.
Merci à Astrid Panion Pouvet. Et maintenant, c'est à François qui va parler de ce poste si cette organisation si importante des collectivités locales. Merci.
Il a pris sa mission très à cœur au point peut-être d'oublier parfois qu'il est premier ministre et pas un pilier de barre en train d'écouter le copain raconter sa dernière histoire incroyable. Et ça c'est réellement l'enjeu que nous avons parce que finalement la promesse, nous devons conduire ce travail collectif pour dessiner ensemble les solutions pour sauver le modèle. L'une d'entre elles, c'est le travail.
C'est pour cela que je passe la parole à Street Panotiion Bouvet. Merci. Qu'il est concentré. connaissez dans le cadre de la loi de finance, je remercie les collègues euh l'effort qui est prévu dans la loi de finance 2020.
Alors c'est pourquoi pour participer vraiment à la réduction. Bon, quand c'est un mec, on voit qu'il est beaucoup moins intéressé par ce qu'il se disait, hein. C'est vrai que c'est quand même un spécimen à part Bairou, hein.
Or, [Musique] le surgissement ouvert par l'agression d'un pays hyper puissant par la taille, par les ressources, par la technologie. Hm. Le vin à midi, juste avant une réunion, c'est généralement pas très recommandé.
Alors, c'est très drôle tout ça. C'est vrai, c'est un peu comme un clown qui exercerait à son insue, mais on peut pas juste le regarder et rigoler parce qu'avec son gouvernement, il s'apprête à faire des choses très importantes et qui ne semblent pas aller dans l'intérêt du plus grand nombre. On va donc arrêter les blagues pour un instant et parler de finances publiques, de budget et d'autres horreurs parce qu'elles risquent d'avoir un impact massif pour notre vie à tous.
On reviendra ensuite sur les quelques petites choses qui ont pu passer sous les radars et qui sont assez graves avant de faire un tour du côté de la commission d'enquête du Sénat sur les aides aux grandes entreprise pour voir un peu comment les grands capitalistes assument de prendre le beurre, l'argent du beurre et c'est ce qu'on va voir tout de suite dans ce nouveau numéro de dissolution. Je dis donc ce soir l'Assemblée nationale. Mardi 15 avril 2025, le Premier ministre a ainsi annoncé des coupes très importantes dans les dépenses publiques.
On parle de somme entre 40 et 50 milliards d'euros, ce qui inquiète beaucoup les députés de gauche qui ont demandé au ministre de s'en expliquer. Monsieur Lombard, vous affirmez qu'il faut à nouveau tailler dans les dépenses à hauteur donc de 40 ou de 50 milliards selon les documents. Pourquoi est-ce que vous ne remettez pas en cause votre politique de l'offre qui gave les plus riches au détriment des plus pauvres tout en étant inefficace ?
Alors, de quoi s'agit-il ? Pourquoi ces milliards sont-ils supprimés pour l'année prochaine ? La réponse des macronistes est simple.
Tout va mal, on dépense trop. Et la solution des macronistes est tout aussi simple. Il faut dépenser moins et mieux.
Pour justifier cette baisse de dépense, le Premier ministre a dû dresser un portrait catastrophiste de la situation économique planétaire. Le président des États-Unis a déclenché un cyclone dont les conséquences ne cesseront pas de si tôt en donnant le signal de départ d'une guerre commerciale planétaire sans avertissement du jour au lendemain frappant d'inimaginables droits de douanes d'abord les leurs ses concurrents chinois et très vite ses plus proches alliés les obligeant à des mesures de rétorsion en elles-mêmes dangereuse avant que se multiplie les voltes face imprévisibles, les allées et les retours, ce cyclone en quelques jours à jeter à bas le cadre même, les fondations et la charpente de notre vie économique mondiale. Mais en France, la situation serait catastrophique parce qu'on aurait pas osé affronter le réel pendant des années.
Et c'est une raison de plus pour ressaisir les énergies et affronter les obstacles. Car à nos yeux, c'est de cette confrontation, de cette seule confrontation entre le réel, aussi incommode qu'il soit et notre volonté, notre ambition pour la nation, c'est de cette seule confrontation que pourront être les orientations d'avenir pour le pays. Tout ça, c'est quand même de la belle langue de bois.
Ça n'a pas beaucoup de sens réel justement. Alors, regardons un peu les trucs concrets mis en avant par le gouvernement. La première explication est simple et pourtant trop souvent ignoré.
Nous n'avons pas assez de ressources parce que notre pays ne produit pas assez. Ce défaut productif impliquerait alors un déséquilibre de la balance commerciale. Et en bleu, constamment déficit depuis au moins un quart de siècle, c'est la France.
Nous avons aujourd'hui un déficit commercial qui s'élève à 100 milliards par an. Après avoir dit que Trump était un cyclone, Baou reprend les mêmes arguments ineptes que Trump. Dire qu'on exporte moins que ce qu'on importe, ça veut pas dire qu'on produit pas beaucoup ou que notre économie ne va pas bien.
Ça veut juste dire que nous consommons beaucoup de ce que nous produisons mais que nous ne produisons pas tout ce que nous consommons avec ces raccourcis. Baou fait rentrer les Trump économics dans la vie politique française et ce n'est pas bon signe. Tout ça au fond, c'est pour justifier sa croisade austéritaire au nom des générations à venir.
Ce risque est politiquement insoutenable mais plus profondément encore à mes yeux, il est moralement inacceptable. Quand on parle de morale en politique, on juge souvent les conséquences présentes des actions menées par les responsables politiques, mais on devrait aussi juger les conséquences futures de leurs actions. Car la responsabilité de toute femme ou de tout homme politique s'étend aux générations à venir.
Et comme d'habitude, les ministres rapprochent ça de la situation d'un ménage. Si nous étions à ménage, nous sommes en train de décrire une situation où il faudrait passer de 100 € de dépenses à 94 € de dépenses en 6 ans. Nous voulons réduire de 6 % notre dépense publique en 5 ans.
Or, un ménage et un état, ça ne marche pas du tout mais alors du tout pareil. Contrairement au ménage, il est tout à fait normal qu'un état s'endet. La question qui divise les économistes est de savoir de combien et pourquoi faire.
De tout ça, Bairou ne veut pas trop en entendre parler. Pour lui, si la question de la finalité de la dette est très secondaire, c'est parce qu'on serait au bord d'un gouffre financier, apocalyptique, terrifiant. Bref, il emploie la tactique de la terrorisation austéritaire classique.
Cependant, la situation française est beaucoup plus nuancée que cela comme l'a rappelé Éric Cockrel. C'est pas vrai. Il y a pas le feu au lac.
On est euh là, il y a des obligations qui viennent d'être euh émises. Tout le monde s'est précipité sur les obligations françaises parce que c'est un placement sûr. Euh donc arrêtons de laisser penser que le seul Alpha oméga, c'est la question des déficites.
Ainsi, les investisseurs internationaux sont très loin de penser que la France est au bord de la rupture financière comme l'avance le gouvernement. Au contraire, elle semblerait retrouver sa valeur refuge. Mais ce qui est très gênant dans tout ça, c'est le sentiment de main propre qui exude des macronistes qui se permettent d'en faire une question morale dont il serait immaculé.
La deuxième solution de facilité serait d'emprunter et c'est ce que nous faisons depuis des décennies. Nous nous trouvons aujourd'hui au bord d'une situation de de surendettement. La comparaison avec notre voisin allemand est à cet égard très frappante.
Vous avez la courbe sous les yeux. Or, quand on regarde bien le graphique, qu'est-ce qu'on voit ? Qu', soit avant le Covid, l'endettement de la France explose et ce n'est pas donc de la dette Covid.
Autrement dit, Baou critique la dette que Macron lui-même a contracté. Et tout ça, ça s'explique avec leur propre tableau. Ce qu'on peut y voir, c'est qu'entre 2016 et 2023, les recettes fiscales se sont effondrées.
Au même moment où les dépenses ont dû augmenter et la machine miracle pour l'endettement est arrivée, on dépense plus que ce qu'on gagne et donc on emprunte. Ainsi, cette situation budgétaire est directement en lien avec la politique économique d'Emmanuel Macron qui est d'ailleurs repartie pour un tour. Si l'argent pour le social c'est difficile à trouver, François Bairrou a assumé en revanche d'en trouver très facilement pour l'armée.
Le gouvernement affirme donc ses choix pour répondre à l'effort nécessaire. Respecter les engagements pris dans le cadre de la loi de programmation, 50,4 milliards cette année. Prendre notre part de la remise à niveau en tenant compte des efforts que la France a déjà consenti, par exemple pour notre force de dissuasion, ce qui signifiera sans doute un effort de quelques 3 milliards supplémentaires l'année prochaine.
Outre cette augmentation des dépenses, le déficit chronique est nettement aggravé par la baisse constante et méthodique des recettes fiscales. politique de l'offre, c'est que ce qui a été proposé depuis des années, mais encore plus depuis 2017 et assumé en tant que tel hein l'âge caricaturien, c'était de dire "On va attirer les capitaux en France. Donc pour attirer les capitaux en France, on va donner des conditions fiscales avantageuses pour permettre les investissements et l'emploi." C'est à peu près ce que nous disait Bruno Leire.
Comme d'habitude, les Macronistes jouent un double jeu. D'abord, ils démantellent les impôts baissant significativement les recettes de l'État. Cette situation aggrave le déficit et crée mécaniquement de l'endettement.
Une fois la situation bien pourrie, il crie à la GabJ budgétaire pour justifier des coupes toujours plus antisocial. C'était déjà le cas au début du premier quinquena Macron. En même temps qu'ils ont supprimé l'ISF, ils ont aussi diminué les APL de 5 €.
Et voilà ce que vous supprimez tous les mois par les plus démunis. Le président Mélenchon vous le montre. Elles sont à votre disposition et aussi à la disposition de la députée au petit.
Et ben ça y est, c'est reparti. En effet, François Bairou, en bon macroniste, a évidemment tracé un chemin qui lui semblait tout naturellement adapté. Ne rien changer, juste couper davantage.
Si l'État n'a plus d'argent dans ses caisses, il suffit d'augmenter les prélèvements. C'est un raisonnement qui paraît simple mais qui est intenable car la France est déjà le pays qui détient le taux de prélèvement obligatoire d'impôts et de taxes de toute le plus élevé dans le monde. Donc on n'augmente pas les impôts et on baisse la dépense.
Mais ne vous inquiétez pas, dans le monde magique de la Macronie, il va bien se passer. Nous sommes convaincus que sans dégrader la qualité des services publics et sans dégrader la qualité des protections sociales assurées par nos enfin accordé à nos concitoyens et auxquels nous sommes tous attachés, de pensons qu'il y a des marges importantes dans une réduction de la dépense publique qui en réalité sera assez modeste. Alors c'est le cyclone économique mais une réduction modeste des dépenses suffit et en plus ça sera une baisse de la dépense mais pas de la qualité parce que rassurez-vous ils savent bien que les inégalités sont croissantes en France. et que les services publics sont en souffrance.
Si l'on veut prendre la mesure de la situation de notre pays telle que la ressentent les Français eux-mêmes, la première considération est celle du manque de moyens financiers auquels nous sommes exposés, tant que pour la vie personnelle. Pas assez de moyens pour les services publics, pas assez de ressources pour la vie personnelle ou la vie du foyer, pour les inégalités, nous sommes en 12e position. Or, une politique de rééquilibrage des dépenses publiques, politique à nos yeux nécessaires, est possible.
Vous avez entendu le résultat naturel de tous ces constats, c'est donc de baisser la dépense. Interrogé sur la taxe Zucman qui assujetti le patrimoine des ultra riches à un impôt de 2 % par an, le ministre a répondu que ce serait vraiment vraiment trop trop dur pour les ultrariches. une taxe qui oblige un propriétaire d'une entreprise de son entreprise à à vendre parce que en général enfin pas en général les grandes fortune en général ce sont des personnes qui détiennent des grandes entreprises et donc la taxation de la grande fortune oblige à vendre une entreprise.
Vous calculez, vous vendez 2 % par an. Nous avons une masse d'investissement possible en France qui est un peu limitée par l'absence de fond de pension. Donc au bout de quelques années, bien ce sont euh les investisseurs non français, non européens d'ailleurs qui achètent les entreprises.
Et l'avantage, c'est qu'il y aura plus de euh besoin de de cette taxation. Mais le problème, c'est que nous n'aurons plus la priorité de nos entreprises. Ces pauvres ultra riches en valeur, un assassin.
On meurtrier justice juste au ciel. Je suis perdu. Je suis assassiné.
On m'a coupé la gorge. On m'a dérobé mon argent. Qui peut s'être ?
Qu'est-il devenu ? Où est-il ? vous acheté.
Et en plus ce que dit le ministre, c'est même pas vrai, les ultrariches ne paient pas avec leur argent, ils emprunte aux banques. C'est pour ça qu'ils n'ont pas de revenu et donc ne paient pas d'impôts dessus. L'attaque Zukman a été pensée justement pour prendre en compte ces situations et corriger cette méthode d'optimisation fiscale monumentale.
Si l'attaque Zucman était adoptée, les ultrariches emprunterraient 2 % de la valeur de leur entreprise pour payer cet impôt. C'est tout. En revanche, les Français ordinaires n'ont pas eu le droit à ce traitement de faveur.
Nous sommes devenus parfois un état guichet, un état qui distribue. Il nous semble que recentrer l'État sur sa capacité à planifier et à agir efficacement plutôt que d'être dans les subventions automatiques, l'échec. Le dernier élément, c'est que certains appellent la gratuité qui déresponsabilise.
Souvent parce qu'il n'y a plus d'étiquettes, parce que nous ne connaissons pas le prix des services publics, nous avons oublié qu'il n'y a pas d'argent public. Il n'y a que notre argent. Il n'y a pas d'argent de l'État, il n'y a que l'argent des Français.
Il y a une augmentation du taux de recours aux arrêts maladie à tous les âges et en particulier pour les jeunes. Il y a ici un enjeu de responsabilisation des salariés. Alors pour les ultra riches, payer 2 % en impôt parence, c'est très très injuste et très méchant.
En revanche, pour les salariés, il faut les responsabiliser à la gratuité dont il bénéficient avec largesse. Il ne faut pas les laisser s'habituer à ce soi-disant état guichet. Bref, c'est une rivambelle de discours néolibéraux moralisateurs que le capitalisme a toujours su mobiliser pour justifier sa violence sociale.
Cette orientation générale, on la voit pour Bairou, c'est au travailleurs et pas aux riches de redresser cette situation. Les salariés d'aujourd'hui qui sont en première ligne dans cette charge de la dette. Pas plus que nos enfants ou nos petits-enfants n'auront aucune possibilité de refuser la charge que la nation leur aura laissée.
Et il est moralement insoutenable de faire supporter aux générations de travailleurs actuels et futurs nos dépenses de tous les jours. Soit-disant parce qu'il serait vachement bien protégé. La France est très performante en ce qui concerne les conditions d'emploi.
C'est assez intuitif. Même assoupli un peu en 2017, notre droit du travail est très protecteur et c'est connu. Je parle ici des protections juridiques en matière d'embauche et de rupture des CDD ou des CDI.
Et nous sommes dans le haut du tableau de l'OCDE, vous le voyez sur ce graphique. Alors pour améliorer la situation, les Macronistes disent vouloir protéger notre modèle social. Nous devons agir pour garantir la survie de notre modèle social, modèle unique de solidarité, mais uniquement en le révolutionnant, hein, c'est-à-dire en le détruisant.
Mais nous savons aussi que notre système doit connaître des évolutions, doit accepter des évolutions et même des révolutions. Bref, d'un côté, les macronistes parlent d'inégalité sociale, de faiblesse des services publics et de l'autre, ils n'ont qu'un mot à la bouche, démanteler l'État. 50 milliards d'euros, ce n'est pas rien.
C'est presque le budget de l'éducation nationale en son entier. C'est colossal. Mais comme d'habitude, le pouvoir se déguise et prend les vêtements de la respectabilité et du bon sens. dire aux français que nous pouvons avec quelques principes, je crois de très grand bon sens, des principes qu'il d'ailleurs appliquent dans leur vie quotidienne, en faire aussi des principes pour le pays.
Le premier principe, c'est donc de suivre la logique qui est que a priori, on ne peut pas dépenser plus que ce qu'on le reçoit. Or, derrière ces déguisements se cache la volonté cruelle de démenter la puissance publique au profit du privé. Il cherchent à amoindrir la solidarité nationale, affaiblir le soutien à nos aînés et au plus précaires pour permettre au capital d'être toujours plus rentable et toujours moins contrôlé.
Contre ces discours hégémoniques, repris en cœur par l'essentiel de la classe politique et médiatique, il est central de les exposer pour ce qu'ils sont le rapport de force ultra capitaliste. À côté de ça, insoucieux de la catastrophe qu'il est en train d'amorcer, notre premier ministre fait de la poésie et parle de montagne. C'est dans ce cadre en prenant appui sur la prise de conscience des citoyens de la réalité de la situation du pays que le gouvernement choisit les quatre orientations de son action qui seront pour reprendre l'image de l'Himalaya quatre voies d'ascension.
Il y a des continents d'énergie qui ne demandent qu'à s'exprimer. Il suffit que nous les libérions et que nous nous libériions des pesanteurs et des entraves qui nous emprisonnent. C'est ce mouvement de libération que nous avons entrepris ensemble ce matin.
Il fait de la poésie, se perd dans ses fiches, mais surtout il veut continuer à démanteler notre état social. Ces aptitudes inhérentes au comiques ne doivent pas nous en distraire. Et en parlant de danger qui pèse sur notre République, rubrique suivante.
L'actualité parlementaire de ces dernières semaine a été mouvementée. Frontière, un journal d'extrême droite a publié une cartographie de ce qu'ils estiment être l'extrême gauche en France. Sur cette carte, on retrouve Alain Soral, le secours catholique brut, la Croix-Rouge, quotidien Libération Papendiaï, l'Arcom, TV5 Monde et Blast.
Bon, déjà on voit pas bien ce qu'ils ont contre TV5 Monde hein, mais ce que ça montre surtout c'est que c'est pas vraiment une cartographie de l'extrême gauche comme ils disent, mais bien un P mail de gens qu'il n'aiment pas pour diverses raisons. Alors quand Frontière a été aperçu à l'Assemblée nationale, l'accueil a été sans appel. Casse-toi l'assemblée n'est pas à toi.
Casse-toi. L'assemblée n'est pas à toi. Casse-toi.
L'assemblée n'est pas à toi. Pierre casse-toi. L'assemblée n'est pas à toi.
Les députés de gauche et leurs collaborateurs qui apparaissaient dans cette liste ont fait part de leur inquiétude. En effet, dans un contexte d'aggravation très inquiétante de la violence d'extrême droite, ce n'est pas très rassurant de la voir faire des listes de gens qu'elle n'aiment pas. Cette inquiétude est d'autant plus fondée qu'un événement d'une gravité terrifiante venait de se produire quelques jours avant.
On ne règle pas un tel problème avec des élection. On règle un tel problème avec une action T4 mais cette fois beaucoup plus ambitieuse. La semaine dernière, un blogueur d'extrême droite a fait appel à la plus grande opération d'extermination des personnes handicapées, l'action T4 pour s'en prendre à moi et me menacer de mort.
L'action T4 a conduit à l'extermination par le régime nazi de plus de 200000 enfants et adultes handicapés pendant la Seconde Guerre mondiale par surdose de médicaments, par sous-alimentation ou par asphyxie dans les chambres à gaz. Un crime de masse contre les plus vulnérables et contre ceux qu'on jugé indignes de vivre pour purifier la société. L'horreur absolue, la concrétisation de l'idéologie eugéniste dans ce qu'elle a de plus abominable.
Créature physiquement altérée, il devrait avoir honte d'exister. Voilà les mots de cette haine endormie des personnes handicapées. En votant pour Marine Le Pen, tout va rentrer dans l'ordre.
Voilà de qui se revendiquent ceux qui appellent à mon extermination. Ben oui, ben oui. Vous avez bien entendu en 2025, la banalisation de la violence en ligne et la montée de l'extrême droite libère cette parole immonde.
Alors si les fach arrivent au pouvoir, on craint d'avance la violence sociale qui s'en suivra. Cette libération de la parole semble aussi toucher les PDG qui n'hésitent plus à avouer en commission vouloir prendre l'argent public sans rien donner en retour. Les discours néolibéraux de Baou et compagnie sont les soutiens nécessaires au capitalisme le plus dévergondé.
Comme la commission d'enquête du Sénat sur les aides publiques continue à le montrer. Le 1er avril, les sénateurs ont entendu le PDG de la multinationale ST Micro Electronics. Bon, comme c'est un cauchemar à dire, on va dire STM pour la suite.
Interrogé par la commission, le dirigeant de STM a d'abord plaidé la transparence. Bon, déjà sur la difficulté donc de trouver chif, je suis assez surpris puisque la société est extrêmement transparente. Elle produit un document tous les ans qui s'appelle la forme 20F dans lequel elle est de façon exhaustive très transparente sur toutes ces activités.
Mais dès que les sénateurs ont posé des questions, il s'est senti agressé. Non, je voudrais répondre parce que je trouve on va vous allez répondre à une réponse globale. Non non, c'est pas agressif.
Si vous voulez comme d'habitude avec les grands capitalistes, ils confond rendre des comptes et être agressé, montrant par là l'impunité dont ils estiment devoir jouir. Juste juste après vous, je ne suis absolument pas agressif. Je pose des questions des faits, je les éteille, je dis où j'ai trouvé les documents, votre document VF et pardon encore une fois sans agressivité, monsieur le président directeur général, là je suis sur le site internet n'est pas disponible au public. qu'il faut écrire, il faut écrire à votre agence.
Alors, regardons un peu le fond du problème. Pour les sénateurs, la question est simple. La France accorde des centaines de milliards d'euros en aide publique aux grandes entreprises chaque année.
Autrement dit, elle diminue la masse d'argent que les entreprises doivent à l'État. Un peu comme vous quand vous faites un don à Blast qui est défiscalisé à 60 %. On vous invite d'ailleurs si vous le pouvez à faire un tour sur la page de soutien blast-info.fr.
Mais les sommes pour les entreprises, c'est colossal. près de 200 milliards d'euros par an, ce qui représente plus que le budget de la défense, de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur, de l'intérieur et de la justice réunie. Et comme le rappelle le président LR LR de la commission sénatoriale, ces aides publiques doivent nécessairement avoir des contreparties parce que je vois 487 millions d'euros d'a spécifique et je n'accepte pas le fait de dire "Oui mais on paye énormément 2 milliards au niveau impôt monde parce que les 400 87 millions d'euros, ils viennent de la France, ils viennent pas du monde.
Je m'attends pas quasiment zéro d'impôts derrière parce que les aides publiques sont pas faites pour que vous alliez payer des impôts ailleurs. C'est le principe. Les aides publics, ça peut pas juste être de l'argent fourré dans la poche des actionnaires.
L'entreprise doit participer au redressement de l'économie française. Autrement, c'est légitime qu'on lui refuse l'argent public. Mais ça, le président de STM, il n'a pas trop apprécié.
Maintenant, si vous me dites monsieur Chéri, est-ce qu'il serait souhaitable qu'effectivement le paiement de l'impôt d'une société dans le pays qui obtoie la règle soit euh je dirais une nouvelle règle ? Mais c'est la responsabilité de l'État de le décider et et je veux dire, je n'ai pas à à me positionner là-dessus. C'est la responsabilité de l'État, je vous l'ai dit tout à l'heure.
Est-ce que c'est pas un petit peu la responsabilité de l'entreprise et du patron de l'entreprise ? Non, pas pour une société pas pour une société globale, monsieur le président. Il défend donc devant une commission d'enquête parlementaire la moralité de prendre des aides publiques sans contrepartie tout en organisant de l'optimisation fiscale pour soustraire la richesse produite à l'impôt.
Et le patron de Carrefour a tenu des propos assez proches lors de son audition par la même commission. Les sénateurs lui demandent de justifier l'utilisation de ses aides publiques alors que le groupe Carrefour annonce des baisses colossales de sa masse salariale. Dans le monde 217000 salariés en 2017. en 20236000 et ça je le dis c'est avant le débat Carrefour 2026 avec le débat location gérance nous y reviendrons.
C'est donc en diminution constante des effectifs en France d'ailleurs vous le vous l'estimez c'est la plus forte en France régression moins 33 %. Pour se défendre le PDG de Carrefour explique que cette baisse est d au passage d'un grand nombre de magasins en location gérance. Autrement dit, avant les salariés dans le magasin travaillaient pour la maison Maire Carrefour et maintenant la plupart travaille pour un petit entrepreneur local qui gère un ou plusieurs magasins lui-même.
Chaque année, nous avons une quarantaine de magasins qui sont les magasins qui souffrent hein, qui sont les magasins qui perdent de l'argent, qui sont les magasins que normalement je devrais fermer qui passent en location gérance et en franchise. à la fin des fins quand vous êtes passé quand vous passez d'un modèle de salarié carrefour à un modèle de salarié en location gérance ce que vous avez perdu de manière incontestable d'ailleurs vous l'avez perdu c'est une semaine de congé qui avait été octroyée dans le temps. Les salariés y perdent c'est sûr mais Carrefour il gagne c'est sûr aussi ce qui a intéressé les sénateur c'est de savoir si les aides publiques du groupe Carrefour bénéficiiaient bien à tout le monde.
Je trouve la question du rapporteur intéressante sur le fait de savoir euh enfin je les trouve toutes intéressantes monsieur le rapporteur mais mais il y a une question qui me qui me effectivement euh c'est de savoir que les aides dont on a parlé euh elles n'ont pas elles baissé au fur et à mesure des années. Est-ce que c'est uniquement des aides versé au groupe Carrefour ou est-ce qu'il y a un ruissellement derrière sur tous ces magasins qui sont sous franchise ou en location gérance et et et ou et donc ruisselle sur l'ensemble des emplois aujourd'hui tenu à la fois par la maison Carrefour mais aussi par les magasins en location gérance. Merci.
La réponse de Carrefour elle est toute simple. Non. Et sur le ruissellement des aides, est-ce que on parle c'est les aides carrefour les alléchanges carrefour.
Alors comme le résume Fabien Guay, c'est le groupe qui est accompagné sur la question de l'emploi et vous l'avez donné et vous avez donné les chiffres pour 2014 pour que nous mettions d'accord sur le même référentiel, c'est 255 millions d'exonération de cotisation sociale et dans le même temps des emplois qui continuent à décroître. Il y a la question d'abord de l'emploi monsieur Bpart et il y a la qualité de l'emploi parce que c'est deux choses évidemment complémentaires et c'est pas la même chose. Les capitalistes défendent ainsi leurs droits presque inés aux aides publics soi-disant pour aider la recherche ou l'emploi.
Mais dès que les parlementaires creusent un peu, on voit surtout que les contreparties sont faibles, voire inexistantes et que les entreprises sont très mécontentes quand les élus de la nation leur demandent des comptes. Le travail de coopération parlementaire est ainsi puissant et efficace. même entre partis politiques qui ne sont pas très proches.
Si vous voulez, je vais je vais alors autant notre rapporteur on n' pas forcément les mêmes orientations politiques et on leur connaît je suis pas je suis plutôt quelqu'un de réputation libérale. Voilà, on peut dire ça comme ça. Et moi de réputation un peu plus à gauche.
Voilà. Moi je suis un sociolibéral mais plus libéral que social. Cette coopération montre à quel point un parlement c'est utile quand on lui en laisse l'opportunité.
Voilà pour cette fois. Vous retrouverez très vite un nouvel épisode de dissolution pour décrypter l'actualité politique et parlementaire. N'oubliez pas de liker, de commenter, de partager.
Ça permet de diffuser une information libre indépendante et accessible à tous. Dernier point, à l'heure où nous enregistrons cette vidéo, il reste 81 jours à attendre avant qu'une nouvelle dissolution soit possible. D'ici là, on vous laisse avec cette citation inspirante.
Ce qui distingue principalement l'air nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial. Carl Marx, le travail n'est pas pour nous seulement un facteur de production, il est aussi et autant facteur d'équilibre et d'épanouissement personnel. Mais du point de vue de la société, l'exclusion du travail est un malheur. [Musique] [Musique]
François Bayrou