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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 5 mai 2026 13 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesCulture, médias & sportNumérique

Rapport sur l’audiovisuel public : Charles Alloncle dénonce dérives et désinformation - 5/05/2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Locuteur 1Fait
    « Le Premier ministre, Monsieur Le Cornu, qui, quelques semaines avant la fin de cette commission d'enquête, a réclamé des efforts nouveaux auprès de France Télévisions dans un effort d'optimisation budgétaire. »
  • 1:00Locuteur 1Fait
    « On a vu la direction de France Télévisions aussi assumer davantage de transparence dans la rémunération des cadres dirigeants. »
  • 2:15Locuteur 1Fait
    « Je m'oppose évidemment à une telle proposition et au contraire, j'estime que ce type de compétition sportive doivent être sanctuarisées sur le service public. »
  • 3:45Locuteur 1Fait
    « Je tiens à l'audiovisuel public et que je tiens à ses missions précieuses et que pour rien au monde je ne souhaiterais le privatiser. »
  • 4:15Locuteur 1Chiffre
    « Tous les Français, via la TVA, contribuent à leurs 130 chaînes de télévision et de radios publiques. »
  • 4:45Locuteur 1Fait
    « Une commission d'enquête n'est pas une table ronde, n'est pas une simple mission d'information. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je tenais évidemment à vous remercier pour votre présence pour votre intérêt aussi tout au long de ces 6 mois de commission d'enquête. Est-ce que vous avez euh dans toutes les rédactions, je crois, relayé avec beaucoup de beaucoup d'intérêt, beaucoup de visibilité ces travaux qui, de fait, ont visiblement intéressé les Français. C'est d'ailleurs le premier motif de satisfaction, cet intérêt des Français qui se manifeste depuis ce matin par euh une envie de consultation quasiment euh frénétique et massive de la part des Français sur le site de l'Assemblée nationale de ce rapport.

On a appris que le site de l'Assemblée nationale avait même été en en rupture, il y avait une sorte de crash qui est assez inédit pour nos travaux parlementaires et qui font, je crois, que le site n'est toujours pas rétabli. Mais euh il y a une volonté de consulter le le rapport et on peut que s'en féliciter. À ceux qui nous disent que la commission d'enquête a été un échec, je voudrais déjà leur répondre que s'il y avait pas eu une telle un tel intérêt, notamment pour découvrir ce rapport, on pourrait euh on pourrait les comprendre, mais ce n'est pas le cas.

Je voudrais aussi leur dire que avant même la sortie du rapport, avant même la découverte de ses recommandations, il y a déjà beaucoup de lignes qui ont bougé. Il y a déjà euh le Premier ministre, Monsieur Le Cornu, qui, quelques semaines avant la fin de cette commission d'enquête, a réclamé des efforts nouveaux auprès de France Télévisions dans un effort d'optimisation budgétaire. On a vu la direction de France Télévisions aussi assumer davantage de transparence dans la rémunération des cadres dirigeants.

On a vu la direction de France Télévisions, en marge et aux prémices de l'ouverture du Festival de Cannes, expliquer qu'un certain nombre de dépenses somptuaires allaient être arrêtées. On a pu voir tout cela, je crois qu'il faut s'en réjouir, il faut aussi euh saluer et féliciter les dirigeants de l'audiovisuel public, Sibyle Veil et Delphine Ernotte, qui se sont soumis, d'une certaine façon, aux questions parfois exigeantes qu'on a pu leur poser et qui, avant même la publication du rapport, ont déjà engagé un certain nombre de de réformes, c'était là toute l'utilité de cette commission d'enquête. Quelles que soient les critiques qui ont pu être émises, quelles que soient aussi le front de députés gauche et macronistes qui se sont en grande partie opposés à la création de cette commission d'enquête, je crois que c'est là l'expression d'une première victoire importante aussi de cette commission d'enquête.

Alors, je vais pas vous résumer cette thèse que je n'ai eu de cesse de vous répéter tout au long de cette commission d'enquête, que j'ai d'ailleurs affirmé euh à la première audition devant vous, vous étiez un peu moins nombreux d'ailleurs, mais j'ai expliqué que le but de cette commission d'enquête c'était simplement de braquer un projecteur, parfois un peu cru, mais sur les dérives et les dysfonctionnements de l'audiovisuel public pour proposer des recommandations pour mieux les résoudre et pour aussi renforcer les missions du service public de l'audiovisuel. Les Français, en majorité, vous le savez, ils sont attachés, j'y suis attaché, mais j'estime que il y a un chemin important qui reste à accomplir pour garantir un vrai pluralisme, pour redresser les comptes de ces entreprises et aussi pour assainir les pratiques qui, depuis de trop longues années, se sont peut-être, d'une certaine façon, laissées à des pratiques de de favoritisme, de conflit d'intérêts ou euh ou euh à une forme d'externalisation et même de privatisation déjà en cours sur le service public de l'audiovisuel. Donc cette thèse, vous la connaissez, ça a été tout le but de cette commission, ça a été aussi tout le but de ce rapport que vous avez pu découvrir depuis ce matin, qui propose, dans ses 400 pages, près de 80 recommandations qui ont pour seul but, et ce ne sont que des recommandations, c'est uniquement de la matière à réflexion, de la matière à débat.

C'est aussi pour ça que j'ai beaucoup de mal à comprendre une opposition de députés macronistes et de gauche qui semblaient tergiverser sur leur intention de rendre public ce rapport. Pour moi, on ne doit pas censurer un travail parlementaire, on ne doit pas refuser le débat. Les Français l'attendaient et je crois que c'est la moindre des choses aussi que ce rapport puisse être publié.

Donc, que découvre-t-on dans ce ? Avant d'en venir à ses recommandations, et j'imagine que vos questions seront nombreuses sur le fond, je voudrais simplement euh rétablir un certain nombre de vérités parce que j'ai été plutôt affecté, je peux le dire, par un certain nombre de fausses informations qui ont été diffusées dans des moments décisifs, dans les heures qui ont précédé à la fois le vote du rapport il y a une semaine et dans les heures qui ont précédé la publication de ce rapport il y a même pas 2 jours. La première, c'est, vous l'avez vu, des fausses informations diffusées allègrement, y compris par le service public, y compris par le site de France de France Info, y compris par Le Monde, par l'Agence France Presse, qui sont pourtant des organes qui participent aussi à notre vie démocratique et qui sont des repères de confiance pour les Français.

J'ai pu lire, j'ai pu découvrir, j'ai pu recevoir des messages comme quoi j'aurais été la cible visée par euh eh bien une plainte qui aurait été déposée contre moi. C'est parfaitement faux, je pense que vous l'avez déjà tous vérifié, même si le site de France Info contient toujours cette erreur sur son article. On m'a, dans les heures qui ont précédé la publication du rapport, expliqué que j'étais soi-disant visé par une plainte pour prise illégale d'intérêts, ce qui est parfaitement faux et je crois que j'aurai l'occasion d'y revenir, mais je trouve ça dommage qu'il y ait une telle tentative coordonnée, assez grossière, parfaitement politique et militante, qui n'avait pour seul but de détourner l'attention médiatique, de détourner aussi l'attention des Français à quelques heures de la publication du rapport et qui n'avait pour seul principe et seul objectif celui de discréditer l'intégralité des 6 mois de travaux qui ont pourtant été exigeants.

D'autres fausses informations aussi ont circulé que je dénonce avec vigueur, notamment dans les heures qui ont précédé le vote important du rapport. Cette première fausse information, c'est par exemple le fait que j'aurais tenu ou j'aurais proposé la suppression d'événements sportifs importants qui fondent l'exception culturelle et sportive française, comme le Tour de France, comme le tournoi de tennis, comme Roland-Garros sur le service public et ça a été abondamment commenté et diffusé. Je n'ai reçu quasiment aucun appel de journalistes qui, au présent de l'indicatif, ont rediffusé massivement cette information, mettant en péril d'ailleurs le vote important sur la publication du rapport.

Vous l'avez vous avez pu le lire, je crois, depuis ce matin, je m'oppose évidemment à une telle proposition et au contraire, j'estime que ce type de compétition sportive doivent être sanctuarisées sur le service public. Et c'est l'honneur d'ailleurs du service public de diffuser un événement comme le Tour de France, des étapes assez longues, de 4h à 5h et qui peuvent aussi bénéficier de plusieurs chaînes comme France 2 et France 4 pour aussi assumer sa diffusion. Donc autre fake news que j'ai pu lire qui a été relayée par un certain nombre de médias et qui a porté un préjudice, je crois, assez considérable à à l'ensemble des travaux de cette commission d'enquête et à ses 400 pages de rapport.

Une autre fausse information que j'ai pu voir, que je continue d'ailleurs à lire encore ce matin dans un certain nombre de titres de presse qui, décidément, ont un peu de mal avec la sincérité de la de l'information, le droit au contradictoire et juste la vérification des faits, c'est la fameuse nomination par le président de la République. Alors, d'un côté, on m'explique que je suis un agent de la privatisation, alors que depuis le premier jour j'explique que je tiens à l'audiovisuel public et que je tiens à ses missions précieuses et que pour rien au monde je ne souhaiterais le privatiser, mais au contraire, il y a des pistes très intéressantes d'optimisation qu'il faut engager. Et d'un autre côté, je serais soi-disant un agent du retour de l'ORTF, de la nationali- sation la plus forcenée de l'audiovisuel public.

Donc vous voyez qu'il faut aussi choisir ses critiques parce que ça manque un peu de cohérence de la part de mes détracteurs, dont j'ai pu lire que soi-disant j'étais favorable à une nomination sèche, sans contre-pouvoir, du président de la République, des différents présidents de groupes publics de l'audiovisuel. Vous avez pu le lire dans le rapport, c'est parfaitement faux. Je m'en remets à l'article 13 de la Constitution, article qui fait référence pour la nomination d'un certain nombre de dirigeants d'entreprises publiques, qui indique que il y a une proposition du président de la République, un vote par l'Assemblée nationale et par le Sénat et aussi un avis conforme de l'Arcom.

Et simplement pour détailler cette mesure, parce que je vois qu'elle a fait couler beaucoup d'encre, j'estime que c'est bien plus pluraliste, démocratique et transparent de venir à ce type de préconisation plutôt que celle qui est en cours aujourd'hui, c'est-à-dire une nomination assez confidentielle par huit membres du collège de l'Arcom qui ne sont pas les élus, que les Français ne connaissent pas. Donc de donner aussi ce pouvoir à l'Assemblée nationale et au Sénat, aux représentants des Français, me paraît être une mesure en tout cas de salubrité démocratique qui est intéressante. À nouveau, c'est une recommandation, ce n'est pas une injonction.

Elle peut faire débat, tout le monde ne peut enfin tout le monde n'est pas forcément d'accord avec une telle recommandation, mais je vous avoue que de lire encore aujourd'hui, dans nombre de papiers, que je veux revenir à une sorte d'ORTF avec une nomination sèche et directe, sans contre-pouvoir du président de la République, je tiens à rétablir aussi un certain nombre de ces vérités. Donc voilà pour le propos liminaire, pardon s'il a été un peu long. Je voudrais euh je voulais simplement insister sur cette dimension de de succès de commission d'enquête, en dépit des critiques, vous faire part aussi de de cette méthode qui a pu aussi faire couler de l'encre, cette méthode de transparence, cette méthode aussi, dès le premier jour, de prendre à témoin beaucoup de Français parce que j'estime que les Français contribuent tous à l'audiovisuel public, particulièrement depuis la fin de la redevance.

Tous les Français, via la TVA, contribuent à leurs 130 chaînes de télévision et de radios publiques et à ce titre-là, comme ils sont tous co-actionnaires de ces entreprises, ils doivent aussi, d'une certaine façon, tous être co-décisionnaires. Donc dans cette méthode que j'ai voulu appliquer, j'ai aussi voulu les prendre à témoin, leur révéler un certain nombre de dérives et de de défaillances, de leur donner aussi euh un peu à voir sur la vie parlementaire, le fonctionnement de nos institutions et le rôle et l'intérêt d'une commission d'enquête. Une commission d'enquête n'est pas une table ronde, n'est pas une simple mission d'information.

À ceux qui pensaient que ces travaux ont été menés à charge, je tiens à leur dire que le rôle d'une commission d'enquête, c'est de mettre le doigt sur un certain nombre de dérives, de dysfonctionnements, de défaillances pour à la fin dans un rapport proposer des recommandations pour mieux les résoudre. Donc oui, effectivement, si certains certaines personnes qui ont été auditionnées ont pu être mal à l'aise vis-à-vis de quelques questions, je pense à des patrons de sociétés de production qui pour près d'un milliard d'euros par an bénéficient de contrats importants de France Télévisions qui peuvent s'apparenter à une forme de privatisation. C'est aussi pour ça que je pense que les députés de gauche et macronistes devraient aussi être d'accord avec cette dénonciation de la privatisation qui est en cours aujourd'hui sur la télévision publique, que ces personnes-là qui depuis des années ont pu avoir des marges importantes, ont pu bénéficier de ces contrats importants qui en plus n'obéissent à aucune règle classique de marchés publics car ce sont concédés enfin ce sont des œuvres et de la création, je pense que ces personnes-là ont aussi pu être les premières critiques de ces travaux, mais encore une fois, une commission d'enquête a pour seul but de mettre le doigt sur des dérives et des dysfonctionnements pour pour mieux les résoudre.

Donc voilà, sur cette méthode de faire la totale transparence, de prendre à témoin les Français, je crois que in fine, quand on voit à quel point les Français se sont pris d'intérêt pour ces travaux, à quel point ils sont très nombreux à vouloir consulter ce rapport au point d'ailleurs de faire faillir le site de l'Assemblée nationale et je crois que c'est assez historique pour consulter un rapport, je crois qu'on peut dire que c'est une forme de succès populaire. C'est aussi introduire une démocratie directe parce que sans ce soutien massif des Français, sans la responsabilisation des députés, vous l'avez vu, le vote ne s'est joué qu'à deux voix près il y a une semaine pour la publication du rapport. Je crois que il y avait un vrai risque de censure de l'intégralité de ces travaux et ça aurait été on peut s'accorder là-dessus, un véritable scandale démocratique.

Donc à nouveau, je me présente devant vous heureux de l'accomplissement de ces six mois de travaux exigeants qui ont fait la transparence, qui pour la première fois de l'histoire de l'Assemblée nationale ont levé le capot de l'audiovisuel public sous forme d'une commission d'enquête. Maintenant, il y a près 80 recommandations, elles concernent à la fois l'assainissement des pratiques, elles concernent le redressement des comptes de ces entreprises publiques, elles concernent aussi la garantie de pluralisme qu'il faut conforter. C'est tout le sens des travaux que j'ai essayé de de mener dans dans un seul et unique objectif, celui de défendre les missions précieuses de l'audiovisuel public.