INTRODUCTION ET PREMIERE TABLE RONDE : DROIT DES HABITANT.E.S ET DÉMOCRATIE CITOYENNE
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aujourd'hui cette capacité à appréhender les libertés sociales liberté de parler de pensée afin de mieux défendre nos résistances à un moment où toute une frange de la société tendez déterminer les limites de nos actions et de nos valeurs et de concevoir même la négation de nos droits les plus élémentaires la crise sanitaire semble nous laisser enfin l'opportunité de revivre des relations sociales normalisée c'est un renouveau pour certains une crainte nouvelle pour d'autres une balle piquée sud à reprendre après des mois de vie dans une atmosphère anxiogène enfermé dans un entre soi parfois fatales chaque jour nous vivons encore avec nos masques avec nos contraintes sociales et professionnelles avec nos difficultés de famille quotidienne avec nos dépenses qui ont grévé notre pouvoir d'achat au point de voir plus souvent les restaurants du coeur ou les aides alimentaires et enfin se passe sanitaire décision inique des libertés imposées à la liberté et que d'aucuns considèrent comme inacceptable par le contrôle social qu'il engendre parler de liberté s'est parlé de la possibilité aux citoyens de pouvoir mener consciemment et volontairement les actes de leur citoyenneté c'est le questionnement de notre première table ronde sur le droit des habitants et sur la démocratie citoyenne cela est vrai dans la société en général cela devienne question fondamentale dans le monde du logement comment fonctionne notre aptitude à défendre nos doléances à poser les questions et concertée sur les réponses si nous n'avons aucune liberté d'exercer nos droits comment faire respecter et faire respecter nos mandats de nos militants qu'ils acquièrent une légitimité dans les urnes si nous donnons pas les moyens de l'exercice cela pose la question du statut de l'élu social de l'élu associatif idée qui doit être une revendication forte que nous devons porter le logement est devenu un nouvel objet d'analysé au regard de ce que la crise sanitaire a modifié dans les comportements des habitants la crise sanitaire n'a pas provoqué une crise sociale dans ce domaine puisque cette dernière existait déjà elle a seulement poussé à son paroxysme après plusieurs mois d'une crise économique sanitaire et sociale inédite aux conséquences terribles pour des millions d'habitants et deux salariés d'une précarisation une fragilisation économique et sociale croissante des ménages l'avenir doit se construire autour de réponse collective qui priorise l'intérêt général et non les intérêts individuels le logement est une préoccupation majeure pour des millions d'habitants de la réduction des apl à la quasi disparition de l'aide à la pierre en passant par la fonction dans les caisses d'action logement et des bailleurs sociaux le président macro mène depuis 2010 est une politique de casse du monde hlm dans la continuité des politiques menées depuis 77 pour en faire un secteur soumis à l'économie de marché alors que plus de deux millions de personnes attendent un logement social que 5 millions de souffrent de mal-logement et que 300000 dorment chaque nuit dans la rue la construction est un enjeu majeur des années à venir malheureusement le thème du logement est souvent occultée dans le débat public et cela est d'autant plus vrai actuellement où on préfère montrer du doigt de faux coupables aux causes économiques de nos malheurs ou débattre du prénom de son prochain sans se demander que ce dernier ait ou non un toit pour vivre dignement et les réponses sont loin d'être à la hauteur de ce droit au logement dont rappelons le l'affirmation dans la constitution et en tant que dans la constitution est encore à faire premier ministre lors de son passage au dernier congrès des hlm s'est tenu la semaine dernière à bordeaux n'a proposé que des mesures est très loin des demandes du monde hlm est très loin des revendications de la cnl aucune revalorisation des aides au logement pas de baisse de la tva aucune abrogation de la rls réduction de loyer de solidarité nouvelle ponction sur les ressources des bailleurs et toujours aucune aide réelle à la construction on peut toujours autorisé la construction de 250 mille logements en deux ans cela ne fera jamais de 250 mille logements construits surtout la crise sociale amorce une nouvelle vision de la société si la pandémie avec comme si la pandémie avait créé un avant et un après cette crise sociétale passe par une rupture peut-être l'idée de la collectivité providence ou de nouvelles formes de solidarité se met en place loin du pouvoir central de nouvelles formes de sports renforcement de la mixité sociale à l'échelle de l'agglomération de la ville des quartiers revient en force mais quelle échelle devient l'échelon nécessaires à une politique de logement efficiente si la cnl considère l'état comme le garant de cette politique publique la tendance et la loi la future loi 3ds est un nouveau symptôme serait à décentraliser ses politiques en outre et cela va devenir prégnant dans les prochaines années de nouvelles réflexions sur le comment vivre son logement de se situer dans son espace au moment où se généralise le télétravail au moment où une étude de l'idéal montre le rétrécissement des pièces depuis 20 ans au moment où le prix des énergies comme le gaz explose au moment où une étude de l'ined précise que les familles monoparentales représentent 25 % des ménages et où plus de 2 millions de couples vivent séparément la question se pose ce sont les questionnements d'ailleurs de notre deuxième table ronde sur quelles politiques publiques du leu en france le droit au logement c'est celui de considérer que toute personne toute famille tout ménage doit pouvoir avoir le droit la possibilité de trouver un logement social et se pose la question est celle ci a été mise en avant durant la pandémie des besoins des jeunes en termes de logement la crise a frappé de plein fouet cette population déjà fortement précarisés de nombreux jeunes ont connu une diminution voire une disparition de leurs revenus durant cette période que ce soit le passage des entreprises en activité partielle ou la fin pure et simple des contrats les plus précaires c'est de précarité accrue a un impact important sur la capacité des jeunes à payer les frais est essentielle à leur survie au premier rang desquels le loyer et les énergies selon l' enquête de l'observatoire national de la vie étudiante le dernier remonte à 2000 16 6 32% des jeunes vivent encore chez leurs parents 44 % sont en colocation ou en location et 12% en résidence universitaire dont 70% d'entre eux en crous ce qui représente finalement que 7 % de la totalité des jeunes locataires en crous preuve de l'insuffisance des gouvernements à promouvoir une politique sérieuse et publics pour le logement des jeunes aujourd'hui le logement reste la première le premier poste de dépenses des étudiants mais également la première cause de précarité puisque 20% d'entre eux ont des impayés de loyer selon les derniers baromètres que viennent de publier l'unef et la fage le loyer représente près de 61 % du budget d'un étudiant entre 2017 et 2020 le coût du logement a augmenté de plus de 7% il y à bien évident un scandale qui se cache sous la condition humaine d'aujourd'hui et que la crise sanitaire amplifie d'une manière scabreuses vingt mille logements étudiants au lieu de 60 mille promis un crous des en déliquescence des aides au logement en réduction le plus faible investissement dans les aides directes depuis 2007 une autre politique est nécessaire c'est l'objet de la troisième table ronde le logement est notre quotidien le logement est notre bien commun le logement ne devrait pas être un droit mais une évidence deux sociétés si la lutte que mène la confédération nationale du logement dans son quotidien des combats de nos militants c'est l'essence de nos revendications politiques c'est la grille que nous souhaitons proposer comme fil rouge à ce premier des congrès des habitants bon congrès à tous et à toutes merci [Musique] 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logement peut constituer un premier pas vers un renouveau démocratique alors on va discuter de ces droits des habitants et de démocratie citoyenne avec nous trois intervenantes d'abord jocelyne verbinski tué secrétaire confédérale de la confédération nationale du logement aurélie trouvé tu es économistes et porte parole d'attac et mathilde himer tué militante écologiste et porte parole de la primaire populaire alors je voulais commencer notre discussion avec un concept que je pense très important qui a été forgé par le philosophe marxiste henri lefebvre à la fin des années 60 c'est celui du droit à la ville le droit à la ville c'est comme ça que le définit henri lefebvre c'est un droit de base constitutifs de la démocratie qui définit les villes comme des biens communs accessibles à tous les habitants et les habitantes jocelyne est-ce que d'après toi et d'après ton expérience à la cnl est ce que ce droit à la ville c'est à dire cette démocratie citoyenne qui permettrait aux habitants de prendre vraiment à bras le corps les questions liées à la ville est ce qu'il existe vraiment ou est ce que c'est juste un concept de deux philosophes ce droit existe d'une certaine façon et pour 1 public ciblé et encore il a certaines restrictions quand même dans l'expression alors nous allons aborder aujourd'hui peut-être de la possibilité pour des locataires mais dans le logement social et encore tous ne sont pas concernés puisqu'il suffit et il convient d'avoir en fait un bail dans un logement conventionné pour pouvoir s'exprimer à travers des élections des représentants des locataires afin de justement de deux d'avoir des des représentants qui siègent au conseil d'administration ou au conseil de surveillance mais j'ai des bailleurs sociaux uniquement il n'y a pas de détection pour tous les locataires qui habitent dans du logement ce qu'on appelle non conventionnés c'est à dire que des logements qui ne bénéficient pas dans les occupants ne bénéficient pas des aides personnelles au logement ni dans le logement intermédiaire ou dans le logement privé ceux ci n'ont pas le droit à l'expression on va dire dans à travers des élections et dans le logement social ils sont représentatifs est ce que les élections sont représentatifs véritablement des locataires ou est ce que c'est juste une part infime des locataires des logements sociaux qui participent à ces élections qui sont représentées dans les conseils d'administration alors il ya et il ya une spécificité quand même pour les élections des et les représentants de locataires c'est que tous les locataires qui ont un bail il ya un vote par baï donc toutes les familles qui ne peuvent pas s'exprimer par d'autres biais par d'autres votes peuvent le faire dans cette élection par ailleurs aidé c'est une proportionnelle au plus fort reste donc c'est une des seules élections où il y a cette possibilité là qui permet aux va dire des hauts représentants n'est plus aider les minorités finalement de pouvoir quand même siégé dans ces conseils d'administration auxquels s'ajoutent aux administrations ils font quoi ses représentants ils ont véritablement un pouvoir dans le côté administration ou est-ce que tout est ligotée et en gros les décisions sont prises par ben ceux qui dirigent les bailleurs sociaux c'est-à-dire à la fois les collectivités et les personnalités qualifiées c'est vrai il y à il y a quand même souvent une des remarques de la part de nos représentants de venir c'est un peu la bataille du pot de terre contre le pot de fer on a trop peu de sièges black cnm réclame justement qu'un tiers des sièges dans les conseils d'administration soient accordées aux représentants des locataires et on est loin du compte c'est à dire que pour des entreprises sociales de l'habitat c'est à dire une partie on va dire des les bailleurs action logement notamment 1 % logement ex 1 % logement nous avons trois sièges que le bailleur et jeux par mois et 300 logements ou qu'il en ait trente mille quarante mille cent mille donc il ya que trois sièges c'est trop peu pareil dans les offices publics on a obtenu au maximum cinq sièges et c'est pareil c'est trop peu c'est 4 4 à 5 sièges c'est c'est insuffisant et il ya une autre famille également dans laquelle on peut siéger mais nous n'avons voix délibérative que pour ce qui concerne le patrimoine conventionnés hlm ce sont les des sociétés d'économie mixte le reste bas on n'est qu' on n'est pas en fait en sièges mais on a pas on n'a pas voix délibérative aurélie est ce que tu penses qu'on peut qu'il est possible d'imaginer une citoyenneté dans une ville dans des villes qui sont largement dominées par la pensée néolibérale ou est ce que tu penses que on est forcément bloqué en fait parce par ce contexte qui est pas très favorable au développement d'une démocratie de la ville et des habitants ben ya en fait des possibilités d'agir dans les interstices quelque part c'est vraiment la stratégie interstitielle de de mobilisation dans un contexte effectivement de ville dominée par la propriété privée et par des logiques qui ne sont pas des logiques de du commun que quand tu reprends le droit à la ville est ce que tu dis sur henry le faire en fait henri lefebvre définit le droit à la ville non seulement comme comme l'accès le fait d'accéder aux différents services droits humains fondamentaux offert par la ville mais aussi le droit de participer aux décisions à la conception à la définition de la ville est aujourd'hui il ya des manières évidemment quand même dans ces interstices d'agir et quelque part de bousculer des plans de la ville qui sont conçus sans eux ou alors quand je dis la ville c'est au sens large du terme c'est les services publics de proximité c'est la manière dont on pense la nature l'enfant etc dans la ville donc c'est une manière de se réapproprier leur lieu de vie mais aussi leur lieu de travail et je serai juste prendre un exemple enfin je vais prendre un exemple que je connais bien parce que je le vis comme habitante je le vis comme parents d'élèves c'est suisse et la bataille qu'on a fait sur les cantines de montreuil sert la remunicipalisation des cantines de montreuil on a on a donc fondé une association qui s'appelle cantine nouvelle bon peu importe mais hbo avec quand même je pense la plupart des parents d'élèves alors beaucoup fcpe mais pas seulement des parents d'élèves qui étaient vraiment pas politisé et en fait à travers une question comme ça on s'est rendu compte que ça pouvait politisé énormément au sens au sens noble du terme c'est à dire la politique comme vie de la cité ça pouvait politisé énormément les les gens je prends annexes donc à travers cet exemple très concret on se rend compte que quand on veut changer notre modèle alimentaire de nos enfants en fait on est obligé de remunicipaliser parce que si on passe par la sodexo comme c'est le cas actuellement et la sogeres kesa filiale en faillite sans incapable de repenser ce en plâtre en ultra transformer et on s'est rendu compte qu'en ile-de-france y avait que elior ou la sogeres qui se battaient en duel quoi voilà donc il faut remunicipaliser donc on prend conscience du fait que ben il faut que ça repasse par par la puissance et la régie publique voilà la deuxième chose c'est que ça nous a amenés à nous interroger sur la façon de manger par exemple alternative végétarienne donc on pose la question des préférences alimentaires mais y compris de la question des préférences y ait à la religion parce qu'évidemment du coup on a fait des alliances aussi avec avec voilà d'aider des mères de famille notamment qui qui prône l' alternative et jettent à rennes qui est un moyen aussi voilà deux quand on veut de la viande halal ou casher ou pas manger de porc qui est une manière aussi de pouvoir manger à la cantine s'est rendu compte aussi que c'est un portait sur le droit des travailleurs parce que si on veut par exemple qu'on ne veut plus de deux plats en plastique réchauffer ben c'est des plans d'inox et puis bah aussi les travailleurs de la cantine il se retrouvait le dos foutu en l'air extase voilà et puis pour finir c'est aussi la question des tarifs donc comment on fait pour avoir des tarifs voilà par exemple on s'est dit que la halle cantine gratuite mais ce n'était pas forcément une bonne idée parce que c'est voilà les tarifs de 0 à 8 euros c'est un moyen aussi de redistribuer en bref c'est juste pour vous dire que la partie cette question d'habitants en fait d'habitants mais aussi d'accès de personnes qui accèdent aux services publics de traite vraiment de proximité on a abordé tout un tas de questions politiques au sens noble du terme qui amène à politiser et à politiser tout un tas de gens quoi c'est assez intéressant parce que tu parles l'au delà de la question des cantines et de l'école tu as tout à fait raison ça rentre dans le droit des habitants mais paris si tu parles du logement est ce que par exemple toi aurélie trouvé tu sais à quel endroit il faut que tu t'adresses si tu veux changer des choses au niveau de son logement manon ben en fait après moi voilà je la jeune femme en en copropriété donc on a évidemment ce qui tient lieu de la copropriété mais voilà c'est oui c'est sûr que c'est c'est coc1 d'abord moi j'avoue je ne connais pas mes droits en tant que habitants pouvant agir sur alors après je suis dans une ville montreuil ou quand même il ya des choses qui se font de plus en plus en terme de démocratie directe moi j'ai pas le temps d'y participer mais je sais je vois que c'est quelque chose qui progresse moi j'en reparlerai peut-être tout à l'heure mais par exemple la dent la mairie essaie de mettre en place des conventions citoyenne sur la manière dont on peut concevoir la ville à partir de la question du climat fin voilà donc il ya des manières quand même de faire et dans une ville comme montreuil pour le coup je pense il ya des choses qui s'expérimente qui sont intéressantes quoi mais voilà un c'est à dire c'est la volonté des politiques oui mais ça mais exactement donc ça renvoie jeu finesse mais c'est effectivement c'est les citoyens comment ils peuvent agir mais si c'est aussi l'intérêt d'avoir c'est la question du pouvoir dans les institutions c'est à dire qu'à partir du moment où on a des dirigeants politiques qui n'acceptent pas de faire participer les citoyens c'est sûr qu'on est bloqués quoi mathilde je sais que durant ta ta ta vie militante tu as participé à beaucoup de mouvements sociaux et est ce que tu as participé aussi à des mouvements sociaux urbains c'est à dire lié à cette question du droit à la ville et est-ce que tu partages l'idée selon laquelle le droit à la ville pourrait aussi être un catalyseur un peu comme le disait aurélie rats catalyseur de l'action politique j'étais assez peu d'années sur des militantes sur les questions de logement pour être honnête c'est pour ça que j'étais étonné quand on m'a proposé de participer à cette table auront déjà accepté parce que je crois qu'aujourd'hui on a un moment où on a besoin justement que les militants et les entrepreneurs sociaux se retrouve quelles que soient les sujets sur lesquels ils travaillent et c'est l'une des raisons pour laquelle il ya maintenant plus d'un an on a constitué la rencontre des justices qui rassemble des militants climent militants climat des militants sur les questions de logement notamment qui vient de marseille où la question se pose de manière encore plus abri puisque en région parisienne où ailleurs que des militants sur les questions on verra si ce que des entrepreneurs sociaux et et de voir finalement qu'est-ce que ensemble on veut réussir à gagner dans les dix prochaines années parce qu'on voit bien que si on n'arrive pas à se mettre ensemble en fait chacun de notre côté on perd et je crois que la question au delà du droit à la ville fasse je le prends au sens large masse qui me touche c'est que la question des territoires enfin je crois qu'il ya un quelque chose d'assez fort dans l'idée que pour reprendre en main son destin iam ans à repasser par reprendre en main le destin de son territoire quand tu vis aujourd'hui en zone rurale et que tu as plus aucun service public ou presque pas forcément tu as l'impression d'être délaissé oublier toi même pas ce que ton territoire l'est et donc je crois qu'il ya un enjeu très fort et je crois aussi que c'est un an le territoire est l'endroit où le le lien entre la question écologique et la question sociale peut se faire de manière très inégalitaire on peut se faire de manière très harmonieuse et on l'a vu enfin le christ jones et ça c'est des gens qui sont piégés et véritablement piéger le sens très concret du terme pourra les accompagner leurs gamins à l'école ou pour aller au boulot parce que t'as pas d'alternative à la bagnole dans certaines zones en france et donc je crois que cette question du territoire au delà de la ville elle-même est un enjeu énorme et un endroit de convergence où on arrête de penser ainsi look est certainement une des choses qui aussi bien au niveau politique mais aussi qu'au niveau militants jusqu'ici on a du mal à sortir de ça et je pense que c'est une erreur dans laquelle faut qu'on arrive à sortir aujourd'hui si on veut des avancées réelles alors justement jocelyne c'est quoi exactement les avancées réelles qu'on pourrait imaginer obtenir notamment en matière de logement qu'est ce que vous demandez concrètement à la cnl concrètement on demande déjà que soit reconnu le statut de l'élu sociale une disant social ou associatif et eu des avancées très timide sur le statut de l'élu associatif on va dire mais vraiment trop timide il est important on est aussi dans une dans une société où justement il ya beaucoup de précarité ou de même en termes d'emplois ça veut dire que si on veut siéger dans des instances où nous devons siéger où on a eu au bco nu la reconnaissance pour pouvoir siéger ça veut dire qu'il faut y aller et comment il va t'on quand on a un travail comment il va t'on quand on doit aller récupérer des enfants à l'école etc alors nous nous souhaitons qu'il y ait justement ce statut de l'élu sociale pour pouvoir avant bain pouvoir faire garder nos enfants si a besoin de pouvoir obtenir mais on a obtenu qu'il l'accord du de l'employeur dans la fonction publique par exemple pour aller mais dans les conseils d'administration sont seulement mais ça suffit pas de conseil d'administration de la meilleure social c'est pas c'est pas l'unique lieu dans lequel nous devons siège et nous avons les commissions d'attribution de logement etc et par rapport à ce que tu disais justement de territoire c'est un élément extrêmement important surtout dans un contexte où nous avons justement la création de mastodontes c'est à dire que actuellement avec la loi est lent et dans l'esprit du du gouvernement gouvernement on va dire macron quelque part mais bon du président maquereau en tous les cas on à la mise en oeuvre de deux regroupements de bailleurs sont obligatoires quelque part et tout le monde 2 joue en fait cette démarche à ce qui est dommage et nous nous luttons contre 7 ce regroupement pourquoi pas ce que vous mangez que ça va éloigner encore l'habitante des lieux de direction et de dieu de prise de décision tout à fait donc dans la proximité défendre justement défendre le service public c'est aussi défendre le service de proximité quoi 2 et là on s'en éloigne on s'en éloigne cela veut dire aussi qu'on est on doit s'éloigner même physiquement alors je rejoins tout à fait par rapport c'était pas de voiture finalement tu peux même pas aller on peut même pas aller dans participer au conseil d'administration par exemple ou un alors on va faire tout du numérique c'est pas c'est pas une solution donc pour nous c'est vraiment là proclame présence de proximité c'est primordial est on est on est dans un éloignement justement de la population par rapport à assise centre des décisions et rejoint aussi après la participation du citoyen elle se fait ou du locataire va se faire aussi par rapport à ce qui va voir ce qui va vivre et les conditions donc d'exercice de mobilisation des habitants c'est c'est primordial aussi pour qu'on puisse qu'on puisse développer la participation souvent certains élus disent oui mais quand on propose des espaces les gens viennent pas ou c'est toujours les mêmes il ya du vrai là dedans et en même temps ce qu'on voit très fort en partie parce que citoyenne c'est que quand tu laisses pas de pouvoir les gens sont pas bêtes ils viennent pas quand tu laisses du pouvoir et sa demande du coin lâcher prise de la part de l'élu donc une nouvelle posture de l'élu qui devient facilitateur et pas décideur dans au bas les gens viennent en fait si tu leur demande juste la couleur de trottoir ça n'intéresse pas par contre si je leur propose de participer au plan d'urbanisme bah là il ya beaucoup plus de monde clients je crois que l'enjeu en terme de parts tout citoyenne et là il ya de très bons exemples je prends un exemple en partant du pire loos en gohelle qui était à une zone minière en tout chômage énorme parce que bassin minier du coup a été enfin à donner pas mal de chômage le nouveau merck a été élu se disait comment est ce que je réalise la transition écologique qu'est ce que je n'impose à mes citoyens ou est ce que j'arrive à avoir une démarche participative qui fait que d'abord les gens retrouvent de la fierté dans leurs territoires et donc en eux et ensuite je peut déclencher une dynamique territoriale beaucoup plus intéressante et ça je crois que c'est vraiment important de dead en capacité de de comprendre aussi la psychologie dans lesquelles sont les gens sur un territoire de leur rendre une fierté et je pense que la passe ou citoyennes ça permet ça c'est non seulement la prise de participation la décision mais c'est aussi une certaine ce que je lise reprise en main de son destin je crois qu'il est vraiment de ça de pouvoir participer à construire un et ça ça demande que y ait moins de pouvoir dans la main des élus en tout cas qui le distribue différemment et qui soit plus facilitateur ouais je suis complètement d'accord avec toi et ça demande du temps aussi et moi je voudrais insister là-dessus ce que tu dis sur le statut de l'élu social mais j'ai envie de dire aussi sur le statut de l'élu associatif quoi et en fait aujourd'hui il faut quand même le dire on manque vraiment trop de moyens dans les associations enfin moi je suis militant bénévole comme voilà comme vous voilà on fait ça en plus en plus des gamins en plus en plus du boulot fin voilà et en même temps ce travail militant bénévole je veux dire il est il est essentiel aujourd'hui à la vie à la vie collective quoi et c'est comment on donne et je pense que c'est aussi dépassé le quelque part dépassé là la question de la seule puissance publique qui pourrait répondre à l'intérêt général c'est à dire c'est comment la puissance publique appuie les communs a pu le tissu associatif sans s'y substituer évidemment avec contrôle il s'agit pas de faire n'importe quoi dans les associations mais de faire confiance et de donner des moyens réellement et du temps aussi parce que c'est là où wallace et des moyens aux assos et ça ça peut se contrôler pour qu'ils aient des gardes d'enfant pour qu'ils y est voilà des moyens donnés pour pour passer ce temps je dis pas de rémunérer mais en tout cas de nous donner les moyens davantage de pouvoir nous investir en tant qu'habitant tant que citoyen et en tant que responsable ou militants associatifs voilà ça c'est la première chose et c'est pouvoir aussi à quel point ces politiques cette question c'est aussi donner le temps à chacun de le faire c'est la question du partage du temps de travail partir du moment où on bosse 40 50 heures par semaine et qu'on se tape alors en plus en ile de france trois heures de transport peut-être dans la journée pour beaucoup évidemment évidemment que c'est extrêmement compliqué de ce même si on nous donne du pouvoir et tout ça dans les quartiers en fait on n'a pas le temps de s'y impliquer quoi donc c'est donner du temps et comme tu dis du pouvoir aux citoyens dans leur implication quoi est la dernière chose que je voulais dire c'est le voilà c'est la manière dont on sait enfin je voulais insister sur cette manière d'appuyer fin je je vois ma par exemple dans mon quartier l'importance des jardins partagés bon le temps que passent les gens dans ces jardins partagés là que la façon dont ça reconfigure le le quartier donc ça redonne une place à la nature ça fait du commun entre les gens et ce travail là il n'est pas compté dans le pipe il n'est pas content et dans la croissance il est complètement dévalorisé publiquement voilà et donc c'est voilà comment politiquement on redonne du sens à ça en redonne du temps on redonne des moyens des choses à dire l'expo d'expression des citoyens dans le cas des de tous les chantiers politique de la ville dans le cas de la chance des quartiers en rénovation urbaine il y a eu le concept je veux dire un peu plus que le concept mais quand ses citoyens mais souvent on se retrouve justement à ce que ce soit c'est pas libre c'est d'expression elle est assez cadré c'est on se sert aussi des habitants pour appuyer certains projets de la part des élus c'est plus ça c'est que cautionner en fait la caution et nous on se retrouve avec des contre projets qui ont été montés pourtant avec l'ensemble de la population les contre-projets qui sont vraiment très bien très bien très bien monté sur plusieurs années quand on veut de transmettre et aux représentants politique des élus politiques ou l agence nationale de la rénovation urbaine eh ben on a pas on n'a pas gagné cause absolument pas donc ça démotive aussi c'est à dire que on laisse sous-entendre que les personnes peuvent s'approprier leur espace en fait s'approprier son souvenir dans l'intérêt général attention un des palaces pour dire c'est ma propriété au contraire justement l'espace et partager ces il ya des quartiers tous ces quartiers est vive bon à part certains qui ont des gros problèmes je ne sous estime pas mais en règle générale maintenant on est en train de faire des quartiers qui sont tous à la même image une minéralisation des espaces une densification tout ça pour dire le coût de coût du foncier on nous enlève nos espaces verts se dérange pas de justes pour agrandir un trottoir de fiches en bas les arbres etc donc je veux dire c'est c'est toute une démarche pour le bien des gens c'est un peu ça c'est comme ça que c'est s'est transmis et et quand on va à l'envers al'inverse de cette démarche ben on en apparaît comme des il faisait leur de troupes quoi alors justement là vous avez envisagé la démocratie citoyenne lié à la ville comme un contre-pouvoir finalement à une puissance publique et qui ferait qu aurait tous les pouvoirs justement mais comment est ce que vous vous positionnez en fait ce citoyen par rapport aussi à la question de l' expertise qui est aussi très important que tous leurs matches ils tuent disait oui on va pas faire choisir aux citoyens juste la couleur du trottoir il faut aussi lui donner la possibilité de décider la question des grands aménagements mais tu n'es pas sans savoir non plus qu'il ya des gens dont la formation s'est justement réfléchir à ces grands plans d'aménagement urbain il ya des gens des architectes des urbanistes qui travaillent à ces questions comment comment on peut s'organiser quelle place en fait pas voir le citoyen par rapport à cette expertise évidemment que les architectes évidemment que je veux dire ceux qui ont la technique doivent participer à ce débat là quand on a rassemblé 150 citoyens de la convention citoyenne pour le climat pendant neuf séances il n'était pas tout seul devant eux dans un débat contradictoire ne sont pas d'accord entre eux étaient devant eux des gens avec des amis très différent que ce soit des gens de grands groupes industriels que ce soit des ong que ce soit et c'est cette capacité là d'avoir le retour technique le jeu de contraintes le jeu d'opportunités aussi des différents acteurs qui permet d'avancer l' expertise citoyenne elle existe mais il faut pas la confondre ont pas demandé un citoyen d'avoir l'expertisé technique c'est pas son rôle en revance hilal expertise du vécu c'est à dire comment est ce que moi en tant que citoyen je m'approprie y est finalement le plan d'urbanisme est ce que ça me parle parce que ça me parle pas dans quelles conditions ça me parlerait et ça c'est hyper bon temps je leur dis et je le dis tout le temps si on avait eu cette expertise là à l'assemblée nationale au moment du vote de la taxe carbone telle que proposée par emmanuel macron elle ne serait jamais passé est ce que des gens auraient dit donnez là moi je peux pas m'appliquer ça dans ma vie là vous me piéger sauf qu'à l'assemblée nationale 0 ouvriers 0 c'est 15% de la population française et ils étaient elles étaient assez nombreux et nombreuses dents le sur les ronds points au moment du mouvement des filets jaunes donc un enjeu la 2de savoir mettre ensemble et rendre complémentaires des expertises qui fait fonctionnent ensemble mais plutôt que et en france on a cette habitude de un pays qui a donné naissance à des cartes et on est très un prix par ça et donc savoir scientifique qui serait au dessus de toute autre savoir alors qu'en fait il n'est pas au dessus il a à côté il faut réussir à le mettre avec d'expression citoyenne pour que ça fonctionne et que ce soit une expertise technique qui fonctionne mais qui fonctionne aussi concrètement dans la vie des gens au quotidien moi j'ai fait partie les experts qui ont été un moment donné auditionné par convention citoyenne mais justement j'ai appris ma casquette de scientifiques c'est à dire qu'à un moment faut laisser scientifique à sa place c'est à dire moi je suis absolument évidemment pétition segment boulot mais mais je pense qu'ils voient là c'est pas la même c'est pas la même fonction c'est-à-dire qu'on peut venir éclairer des choix et par ailleurs je pense que toutes les connaissances ne se valent pas pour autant la connaissance scientifique n'est pas la connaissance d'un habitant n'est pas la connaissance d'un expert non scientifique je le dis aussi parce que voilà tout le monde peut se dire experts mais voilà il ya des connaissances différentes qui n'ont pas les mêmes et même degré de de validation etc voilà mais justement la convention citoyenne a permis aussi de faim je trouve qu'on était un autre juste place c'est à dire que voilà on venait et on savait qu'ils en étaient ce qu'on avait fait qu'elles n'ont parlé mais on ne se substitue pas aux personnes de la convention citoyenne qui ont été tirés au sort et qui viennent voilà qui qui après prennent des décisions en fonction des intérêts de l'intérêt général en tout cas des intérêts qu'il représente quoi et du coup ça moi j'insiste là dessus ses basques ont enfin la démocratisation n'est surtout pas anti science quoi c'est juste remettre le scientifique a sa place et mais aussi quand même lui garder une place je dis ça parce qu on est aussi dans des moments aujourd'hui de monter d'obscurantisme de l'extrême droite etc où la science pourrait apparaître ou les mouvements des certains mouvements qu'on a pu à un moment donné dans l'été sur le co vite voilà c'est je pense qu'il faut faire attention aussi à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain quoi quelque part donc il faut laisser une place à la science l expertise mais voilà cette place évidemment différente de la des citoyens qui viennent ou des élus ou des citoyens tirés au sort et c'est la deuxième chose sur laquelle je voulais insister c'est la question des conflits c'est à dire que pour moi la la démocratie citoyenne c'est surtout pas non plus la négation des conflits quoi c'est à dire qu'au contraire je trouve que dans la convention citoyenne dans voilà une assemblée d'habitants il est important de faire ressortir ses conflits et de prendre des décisions en connaissance de ces conflits il faut faire attention justement que cette démocratie citoyenne ne soit pas un moyen de dire bon bah en fait on va essayer de mettre tout le monde d'accord non faites y aura il y aura des désaccords il va falloir trancher entre des cds accor et justement ça doit servir ça cette démocratie citoyenne à faire ressortir ses désaccords pour mieux pour mieux pouvoir les arbitres et quelque part est-ce que vous par exemple jocelyne à la à la cnl comment vous pensez en fait ce rapport entre eux balleux les habitants de deux logements et les architectes et les urbanistes pour parler de cette expertise là nous en tout cas moi je viens aussi d'une dune cnl en savoie où on s'était investi immédiatement dans le cadre de la politique de la ville je parle des années 80 2 à partir de 82 et ses eaux il nous avait semblé justement très important d'impliquer et d'impliquer l'ensemble de la population donc la cnl était partie prenante organisait même réunissez les locataires faisait exprimer on a même on en apporte et on va dire choisir le nom de son immeuble tout ça on a participé à tout ça c'est aller au delà comme comme on disait nous on refuse de discuter que sur la couleur la peinture dans la montée est donc c'est l ensemble donc on a travaillé beaucoup et c'était ça la démarche que nous nous souhaitons un haut niveau de la sienne elle c'est de travailler avec l'ensemble des corps de métiers des professionnels des scientifiques etc c'est éminemment enrichissant et on a besoin pourquoi on serait traitée différemment voilà la dignité humaine c'est aussi de pouvoir permettre à chacun d'acquérir des certain savoir si on les confronte pas si on n'a pas une une une information la plus large possible sur les les une et quatre situations ça c'est un élément extrêmement important pour voir se structurer aussi et pour faire partager donc c'est vrai qu'on est tous égaux quelque part quand on est dans cette expression là ça c'est un élément aussi important on est tous des sachants on va dire mais on a des savoirs savoir faire etc mais l'important c'est effectivement l'écoutent donc il ya comme vous disiez tout à l'heure effectivement le la notion de de temps mais a aussi là il faut il faut garder la confiance et d'écouté de respect de chacun et c'est aussi des éléments qui nous paraissent constructif parce que c'est ça construire en fait construire son habitat c'est pas qu'une histoire de seins espace quoi entre quatre murs c'est aussi vraiment comment vit on vit ensemble et là on va de plus en plus quand même sur une privatisation des espaces on parle de résidentialisation etc ça commence comme ça sous le prétexte d'une sécurité etc donc c'est pas parce que il y à certains sujets que l'on que l'on ne traite pas la sécurité on n'attrape pas d'accord on n'a pas suffisamment d'accompagnants et cetera par rapport à ça des éducateurs de rue on n'a quasiment plus et ses dires il ya du travail ben c'est pareil donc quand on annonce dans les quartiers qui a quasiment 50% la population qui n'a pas de travail c'est quand même et des jeunes notamment c'est quand même extrêmement grave mais ce sujet là il n'est pas traité c'est à dire qu'on essaye toujours de traiter ont créé un peu la politique sectorielle on va dire il faut être spécialiste dans un secteur mais il n'y a pas de spectre qui est discutée mais si je puis me permettre parfois c'est aussi à la demande des habitants qu'il ya cette privatisation 7 cette sécurisation des espaces résidentialisés oui je l'entends je l'entends que c'est à la demande comme comme tout le temps j'ai pas en être un déclic je pense que c'est parce que ils ont à gérer une situation qui est bloquée et pourquoi c'est pourquoi on est arrivé à une situation bloquée quels sont les autres solutions on ne présente qu'une seule solution on s'enferme on en avait un cette démarche il ya le support moins 15 ans je sais que nous on demandait à ce que quand on a installé un interphone il fallait 100 % d et d'accord des locataires qui habitaient dans la montée d'accord parce que il fait comme ça ça nous permettait par rapport à cette exigence si vous voulez ça nous permettait de pouvoir avoir une réflexion et une discussion avec l'ensemble des occupants quand on installe système systématise des choses et c'est un outil qui va répondre non c'est pas l'outil qui va répondre il ya d'autres choses là on disait aussi il ya des spécialistes qui revoit la configuration du quartier des passagers et sécurisent et aussi ben ça aurait dû se penser en amont quoi il faut pas et quand on réhabilite des quartiers il faut penser effectivement il ya peut-être des zones où il ya des risques ben voilà donc comment on fait pour résorber ces zones est pas créer pas créer des situations après de dégradation de la vie collective mais en fait ça pose la question de en fait de l'un team parce que lorsqu'on parle de logement on parle très souvent d'un team voir en fait de propriété privée même dans le cadre d'un logement social même si on n'est pas propriétaire de son logement évidemment l'endroit où l'on habite à savoir d'abord son appartement et puis ensuite aussi sa cage d'escalier son ascenseur voir la rue qui a devant ça fait partie du domaine de presque 2 de l'ain team et est-ce qu'il n'ya pas un risque en fait en donnant je vais être un peu provocateur mais en donnant du pouvoir aux gens sur l'endroit en fait sur leur intime sur un espace qui leur intime même si les publics est ce qu'il n'ya pas un risque de dalles et enfin de de s'enfermer en fait dans des logiques à la fois comme tu disais jocelyne à la fois un peu sécuritaire un peu de d'enfermement sur soi etc comme disait mathilde et aurélie je pense qu'il ya le fait que le logement c'est que ses intimes c'est aussi ça nous permet de nous structurer de se restructurer aussi par rapport à l'extérieur etc c'est celle eu lieu quand même où on est protégé ces deux lieux de protection dans un dans un contexte où on est justement de plus en plus attaqué la précarité aussi du travail d on a besoin d' effectivement d'un lieu de ressources pour soi d'accord mais en même temps attention à ce que justement on se parle après on crée des lieux dédiés pour pour aller vers l'autre mais c'est bien pareil il faut laisser fléché quoi donc non l'espace et devraient être justement quand on dit public c'est ça devrait être un espace public devrait être également un lieu de ressources pourquoi concevoir que ce soit que le logement voilà c'est à dire que le logement c'est vrai qu'actuellement il permet de il permet d'être ben comment dire protéger mais mais attention attention que c'est pas l'unique puisqu'en dérive après justement on ne supporte plus le bruit de l'autre voilà après c'est aussi on est on est dans la spirale de que l'autre dérange dans quel qu'il soit notre attention où j'ai été marqué par la ville de medellin en colombie est la plaque tournante de la drogue ce pôle bois escobar et qui aujourd'hui est en passe encore totalement au fait mais d'arrêter finalement tout cas mis en arrêt net au trafic de drogue qui avait là bas comment est ce qu'ils ont fait ça peut être une source d'inspiration du qu'on parle beaucoup de sécurité aujourd'hui en france que je regrette aussi d'autres sujets l'écologie le social dont on parle assez peu contrairement à l'allemagne juste à côté ou la sécurité l'immigration ne sont pas tout le temps top du panier je crois que c'est assez juste que tu disais tout à l'heure c'est à dire que c'est il ya un panel d'actions à voir ce qu'ils ont mis en place et donner un horizon de vie meilleure aux gamins qui grandissait dans ces quartiers en permettant à ces gamins de jouer au foot en permettant d'avoir accès à une école de qualité en permettant un gamin de de faire de la musique en donnant des espaces publics qu'ils soient des espaces de liens humains et je pense que tout ça a permis finalement de sortir petit à petit ça demande du temps à nouveau de des trafics tel qu'il y avait évidemment qu'il ya aussi des enjeux de sécurité mais à nouveau moi je pense que la participation citoyenne en amont permet d'anticiper de voir venir quand tu anticipes en rien bah tu te retrouves avec des enjeux où tu te dis bah oui là il faut plus de flics et c'est la seule c'est la seule solution mais anticiper les questions sociales qui peuvent déraper derrière c'est en fait c'est le job du politique et je prends l'exemple de marseille la question du logement à marseille ça me fait juste s'est achevée à marseillaise mais ça fait 20 ans 30 ans voire même 40 ans 50 ans que qu'est la question est posée quelle colère monstrueuse de la ville de marseille là dessus là on voit bien que la question des prix d'énergie elle va nous péter la gueule ils font quoi les politiques qu'est ce qu'il ya comme proposition est donc il ya un enjeu un non-sens a réussi à anticiper viala par ce passionné avec des nouvelles propositions dans le cas de la presse populaire par exemple sur l'exemple de l'énergie nous on propose qu'il y ait des quotas d'eau et d'électricité qu'ils soient gratuites quand tu consomme peu et puis quand tu consommes beaucoup débattu payer plus et du coup ça permet à des gens qui ont peu de moyens d'être sûr de pas être ans aura d'électricité ou d'eau et puis ceux qui veulent plus consommée est bien de payer plus parce que ça détruit et l'environnement et ça permet aux autres de pouvoir consommer du coup gratuitement un certain nombre de litres et de kilowattheures d'énergie donc je pense c'est ce genre de choses qui espère lesquels il faut aller et pas se laisser enfermer finalement dans un débat sécuritaire parce qu'on n'a pas assuré autrement dit parce que politique était défaillant mais en fait moi je j'ai parlé du sécurité mais en fait j'imaginais aussi que des habitants pouvaient être considérés par certains notamment à droite comme des forces conservatrices en fait et des gens en fait qu'il dans la mesure où il habite là depuis 5 10 15 20 ans en fait ne veulent pas voir changer nous ne veulent rien changer à la façon dont ils vivent ne voit ne veulent rien voir changer à la façon dont pourraient évoluer leur quartier pour des raisons alors voilà de conservatisme enfin intime quoi est-ce que ça pour vous est ce que parce qu'en fait on imagine aussi toujours que par exemple les spécialistes en l'occurrence les penseurs en fait de l'architecturé de l'urbanisme pourrait être plus à avoir une pensée plus avant gardiste que des habitants qui veulent pas voir changer leur est ce que ça vous êtes vous êtes d'accord avec ça ou est-ce que vous considérez que le les habitants peuvent aussi constituer l'avant-garde de la réflexion en matière d'urbanisme et d'architecturé le problème c'est que la gauche trouve qu'on a tendance à considérer que le territoire le local enfin en tout cas il ya une partie de la gauche qui a tendance à considérer ça comme le pas le domaine de la droite extrême droite des conservatismes et c'est justement je pense qu'il est essentiel qu'on se réapproprie le territoire le local l'identité territoriale qui est pas forcément celle de ce2 de ceux qui habitent là depuis qu'il 30 rue 40 ans ou plus quoi hein c'est aussi tout l'est aujourd'hui et je dire nos vies sont marqués par la mobilité aussi donc c'est aussi comment chaque habitant qui soit arrivée il ya six mois où il ya 30 ans peuvent s'impliquer dans la vie de tous les jours de leur quartier quoi et moi je pense que c'est un premier pas dans la politique s'avère aujourd'hui on a une telle déconnexion entre les citoyens et la politique au sens de la conquête du pouvoir dans les institutions qu'il faut bien un moment donné aussi des intermédiaires des étapes de politiser s'ils ont des gens et je pense que ça passe par par les besoins fondamentaux qui est celui de se loger se nourrir de commandes accèdent aux services publics de proximité et d'autres questions qui sont fondamentales dans la vie c'est à dire le la place de la nature dans la ville et une place de la nature excusez moi mais entre l'ouest de paris enfin je veux dire quand on va se balader moi j'y vais jamais me le moulin tout ça et quand on voit ici le 93 mais on se dit la place de la nature elle n'est pas la même en fonction en ile-de-france en fonction de la richesse des habitants quoi donc la place de la nature la place de la voiture du coup la place des enfants parce que quand on a des enfants c'est comment ils peuvent aussi surtout quand on a des tout petits logements comment ils peuvent aussi s'épanouir dans la rue alors que la voiture est partout et que c'est dangereux donc c'est les questions quand même fondamental de vie qui amène justement à réfléchir en puis dernière question pour moi qui n'est qu'il n'est pas petit qui est celle aujourd'hui de dire ce fait des dizaines d'années qu'on a des quartiers de relégation sociale de ségrégation raciale comment on fait pour pour combattre ça tous ensemble et c'est quand même des questions fondamentales politiques qui voient là et je pense qu'en partant de là en partant de cet échelon là tout à fait le cas tout à fait territoire celui du quartier c'est comme ça qu'on peut réussir à remonter à de la politique plus plus globale mais je suis pas si non comment on refait le lien et moi ça me pose la question aussi aujourd'hui des des partis politiques dès qu'on les appelle partie appareils n'importe où force au mouvement ou ce que vous voulez c'est comment ré entre ces forces politiques dans les quartiers et je crois que là aujourd'hui il ya voilà il ya un problème aussi de d'une politique de partis politiques qui en tout cas je vais pas généraliser mais pour beaucoup en tout cas sont des politiques de notables d'attaché parlementaire d'élus de machin on a de moins en moins de mon point de vue de militants vraiment sont dans les quartiers qui répondent aux besoins premiers des habitants en lien avec le cadre associatif et syndical quoi justement justin qu'est-ce que pas répondre à ça à ce que je veux dire aurélie est ce que tu trouves que à la fois les syndicats et les puisque les syndicats sont qu'un responsable du 1% du 1 % patronal qui abondent de la grande foncière pour le logement social dont ils ont un rôle dans le logement social est ce que les syndicats et les partis politiques ils jouent leur rôle à part entière dans l'est dans les quartiers et sur les territoires sur cette question sur la question spécifique notamment du logement concernant les syndicats il ya toutes les tendances et on devrait avoir les mêmes la même situation dans le cadre des associations après il me semble que le sujet le sujet avant tout il est de pouvoir je disais tout à l'heure les échanges et tu me disait très bien aussi c'est anticiper d'être sur la culture on est on est quand même dans des situations de la culture quand même assez assez important donc c'est vrai qu'il faut re ce truc comment dire restructurer l'espace on a on est allé aussi en france beaucoup sur la métropolisation c'est à dire que tout ce qui était hors métropole c'était en fait des on était des sous-humains un peu c'était quand même ça l'intelligence se trouvait et la vie se trouvaient dans les grandes métropoles donc on est allé à outrance sur l'écran mode transpole là il faut il faut revenir est on sûr que c'est cette appropriation quand même de l'espace tu le disais également et va être va être partagée voilà donc la population elle se bagarre il ya il y à des luttes mais bon souvent bain c'est vrai quand on est on est plus dans le traitement homogène on va dire égalitaire sur le territoire tu te sois métropole du terme trois marins on est on est quand même sur maintenant chaque question pourrait avoir une réponse donc nous on est plus dans la démarche où il y à créer un service public de l'habitat par exemple même si les énormes différences enfin c'est pas uniforme en prend là par exemple j'ai commencé en parlant de droit à la ville mais tout le monde n'habite pas dans une ville et donc du coup qu'est ce qu'on fait de ces gens qui n'habitent pas dans des dans des villes ont eux aussi ont le droit de réfléchir sur ce que c'est que le logement sur ce que c'est que leur rapport aux services publics ben on retrouve on retrouve aussi un pas par rapport à dire on s'approprie tu te disais tout à l'heure on s'approprie un espace s'approprie un quartier quand une diversité quand c'est pas justement d'entre eux soit on est quand même plus sûr on partage ça c'est dire si c'est commun de dire ça c'est à dire que justement on n'est plus dans la le le l'autre à une existence il a une existence et on peut reconnaître donc effectivement le rural mais le rural je pense tout s'interpénètrent d'une certaine façon on n'a peut-être pas les besoins de même façon mais on a des conditions de vie différente mais rien n'empêche je parle jusqu'à ce jour on avait subi le service public du 2 pour le train par exemple on peut se déplacer de moins en moins on a en a ce service donc ça veut bien dire que on nous dit on répond par rapport à certaines demandes mais on annule on annule par rapport aux besoins de notre population ce qu'il faut c'est quand même conservé et se dire que on n'est pas sur la rentabilité comme le il nous est dit maintenant c'est une injonction même de la nouvelle de ce gouvernement c'est de dire on va marchandises et le logement même la marchande et c'est pas une marchandise on est nous sur dû justement ce qu'on à l'intérêt général mais c'est aussi ddd les besoins fondamentaux c'est justement se loger c'est c'est boire c'est se nourrir c'est vivra aussi dans une situation où c'est pas que du minéral voilà ça c'est un scène un c'est la base de la vie quoi je veux dire ça on doit répondre par rapport à des aspirations que tout être humain est un endroit de de pouvoir auquel il peut bénéficier quoi et qu'on réduit en bénéficier comment tu expliques que je suis complètement d'accord avec toi sur le fait que l'endroit où l'on vit fin tout ça ça fait c'est la base de la vie mais comment tu expliques que on en parle aussi peu que la question du logement par exemple en politique ou dans les lolos dans l'est dans les médias ça soit vraiment enfin je n'ai jamais entendu parler ce nid sur une des chaînes d'informations en continu ni allah ni à la radio à part peut-être sur france culture est un peu sur arte mais jamais à des heures de grande écoute sait jamais la question la priorité numéro un ddd des français alors même que ça de ça devrait l'être non tu y as tu sens fait ce hiatus je pense que parce que parce que c'est une question justement éminemment politique et qu'on fait pas la question cette question est pas traitée par les politiques c'est pourtant il ya des causes et bien des colère qui s'exprime il ya des désirs les gens ont vocation à changer leurs quartiers à changer l'endroit le l'habitat collectif dans lequel ils vivent et où il est engagé par exemple aussi la transition écologique quant à l'endroit où ils vivent et pour autant moi je on ne voit pas s'organiser vraiment très concrètement sur le territoire des luttes à cet endroit là sur la question du logement si justement on en sait pas lee on communique pas suffisamment là-dessus où il n'y a pas si peut-être pas super sexy je sais pas mais ça se passe comment comment expliquer dans le cadre du du droit le droit au logement pour pourtant parce qu'il ya quand même beaucoup de gens dans la rue et quand même beaucoup de gens dans la rue et ont continué à mettre en oeuvre des expulsions et c'est sur ça mais mais mais peut-être ce n'est pas partagée par l'ensemble de la population on pense que c'est pas c'est pas un c'est pas un besoin fondamental et puis on est encore quand même dans toujours dans le cadre de la constitution ses droits à la propriété donc vous entendez bien quand on parlait de squats dans les logements d'un seul coup dans les médias c'était le pauvre propriétaire qui se retrouvaient bafoués dans ses droits de propriétaire qui pouvaient plus survivre parce que ça lui servait de ressources voilà c'est ça les images qu'on met aussi dans la tête des gens c'est à dire que le droit de propriété il est quand même fondamental et centrales en france voilà droit est le droit au logement l'a pas encore un même sillage d'une certaine façon opposable jusqu'à une star sur l'opposabilité elle se fait à partir d'un an il ya suffisamment de on n'est pas dans une carence or on est dans la carence ya pas assez de logements et pas assez de logements à loyer modéré surtout ça c'est un c'est énorme on n'arrête pas de nous sortir des chiffres 80 % des demandeurs d'un logement social ils sont au dessous des plafonds paix l'aï comme on dit c'est à dire même pas au dessous du smig largement donc on est on est dans cette situation là et en même temps on construit pas c'est ça la question aussi dire que comment est on oppose on oppose de plus en plus entre celui qui est logé et ce qui ne l'est pas donc on essaye de poser en fait les catégories celui qui est en logement locatif social attendez vous à l'est pas resté là toutes vos nuits devenez propriétaire d'accord c'est pas grave si vous êtes dans des conditions parce que vous aurez pas une augmentation de loyer 1 donc vous allez un peu plus tirer tirer la ficelle pour finir le vôtre moi mais vous serez propriétaire donc attention il ya il ya aussi tous ces discours là qui font que quand on est dans locataires de logement locatif social on est un peu a raté voilà il ya lieu de d'aller vers des parcours résidentiels et c'est le parcours résidentiel en fait qui donne une valeur à l'être l'être humain donc c'est pas c'est pas notre démarche à nohant tonk célèbre justement on souhaite que la mixité justement l aile elle s'exerce pas contrainte il faut qu'il y est normalement le droit à la ville vous en parlez aussi mais le droit à la ville c'est c'est justement chacun peut pouvoir ils avaient d'ailleurs placé logis quelle que soit sa situation quel que soit sans sa couleur de peau quel que soit voilà et c'est important qu'elles soient partagées le plus possible mathilde tout à l'heure je te voyais tiqué quand j'ai dit qu'il n'y avait pas de lutte véritablement qui s'organisait sur la question du logement au niveau local mais je pense qu'il ya du vrai dans ce que tu dis ce que j'ai tiqué parce que tu l'as dit tu as dit on sent comme un raté quand on a un logement social et je pense que s'il n'y a pas de lutte c'est aussi parce qu'un sentiment de honte très fort des gens qui sont aujourd'hui dans cette situation et que il ya un mouvement qui se constitue c'est la jauge ticket quand shane colère énorme on l'a vu à marseille fondremand rue d'aubagne a été finalement on va jusqu'au politique c'est dire que ça a permis la création d'une dynamique citoyenne qui le printemps marseillais qui après 25 ans de droite de gaudin a réussi à mettre en place une équipe écolos de gauche avec ses défauts mais qui globalement va quand même sur ces questions de logement et sur d'autres dans le bon sens pour les habitants et donc je l'enjeu c'est en effet comment est ce qu'on arrive à constituer cette dynamique là sans attendre que ce soit un effondrement c'est quand même où on est content quand même que la ville de marseille deuxième ville de france laisse des immeubles s'effondraient dans le cahier des gens il ya des morts fin c'est ça qu'on est en train de se dire comment ce qu'on arrive à les structurer mais ça m'a vraiment frappé dans les débats là commencera une polo climat pour repartir de ça quand tu mets en place des processus de participation citoyenne les gens parlent et la question est y est dans les temps les 150 il y avait des propriétaires il y avait des locataires des gens qui vivent dans des passoires thermiques des gens qui vivent des très grandes et ce débat là et les il est essentiel enfin entendre cette parole là pour pouvoir à nouveau anticiper et se rendre compte que les gens ne comprennent rien sur le droit du logement fin c'est une des propositions de la convention par exemple est toute simple c'est d'avoir un guichet unique pour la rénovation thermique des bâtiments parce que les gens ne se retrouvent plus dans les aides et ce qu'ils ont droit pas droit et du coup ils ne font pas et donc c'est d'enjeux de lisibilité elle est aussi très forte et je n'aimerais pas dire qu'on ait fait s'il ya une si c'est pas trés départ les boutiques ce qui a une certaine déconnexion des parties ce que 10 à aurélie tout à l'heure et c'est une des raisons pour lesquelles on a créé la première populaire notre côté c'est comment est ce qu'on arrive avec une mx citoyenne a changé la donne sur ce sujet là comme sur d'autres en partant d'un mouvement de terrain qui met du temps à se construire mais qui est pas un mouvement de cliquer pour le coup quand on regarde la carte de nos bénévoles et partout en france soit en zone rurale périurbaines et ça je pense que c'est essentiel si on veut pas passer à côté des sujets qui sont fondamentaux et dont les gens parlent pas forcément parce qu'il ya de la honte où il ya de la gêne qui peut parfois être là aurélie je vais prononcer le mot de la fin il va falloir qu'on termine cette ce débat comment on fait pour coalisés en fait tous non mais comment on fait pour faire pour déjà pour que tous les to les tout ce dont on parle depuis le début en fait prennent forme à un moment et comment on fait pour transformer tout ça en force en force propulsive politique c'est compliqué là comme ça c'est la conclusion du coup j'ai peut-être repartir c'est à mon avis c'est déjà de comprendre la question du logement de façon large donc il ya en tant qu'habitant pour avoir l'accès le droit au logement pour chacun mais quand même il ya les luttes je voulais revenir là-dessus mais je viens entre ce que fait la cerner les luttes élus du dal de réquisition de logements vides exter enfin je veux dire il ya quand même des mouvements très fort et tout ce qui existe dans les différentes villes là dessus après pour moi il ya aussi la question des luttes que en tant qu'habitant et le cadre de vie quel cadre de vie en veux tu je veux dire les la lutte contre europa city c'est d'abord une lutte d'habitants qui voulait qu'ils en avaient qu'avait déjà les autoroutes externes y avait quasiment plus de terres agricoles le peu de vert qui reste à ses habitants là qu'ils se tapent pas les avions les aéroports tout ça le peu de vert qui reste voilà c'était vraiment d'abord une lutte d'habitants et ça et comment on fait pour coalisés ben là pour le coup ils sont partis des intérêts des habitants des écolos des travailleurs parce qu'en fait on s'est rendu compte que les emplois de europa city ça allait pas être pour ceux du coin voilà ça a pris coalisés tout un tas de deux mouvements qui se retrouvaient sur des intérêts différents et c'est un moment donné comment en fait sur une ut précises concrètes qui est une lutte du cadre de vie par exemple eh bien on va se on va se coaliser à partir d d d d identité militante de chacun en fait c'est le respect des identités militante de chacun voilà quelqu'un ira en tant qu écolo quelqu'un ira en tant qu'habitant en tant que syndicalistes etc et c'est arrivé à relier tout çà et là en l'occurrence sur les terres de gonesse c'était vraiment le lien entre la question sociale et la question écologique quoi ça vient vraiment une population qui se prend tout quoi qui se prend la casse sociale et la casse écologique et il ya eu pour le coup sûr le fait c'est à dire une lutte concrète il ya eu enfin ils ont réussi à articuler les différentes colère pour lutter contre un même système j'ai très vite juste finir sur un truc sur le vraiment précis en la question du logement enfin là je pense qu'effectivement peut-être que ça devrait être encore davantage une question centrale de nos mobilisations ne serait-ce que quand on regarde ce que ça comprend dans le revenu des ménages aujourd'hui enfin je le dire en 50 ans et c'est fou la place qu'a pris le logement dans le revenu des ménages a explosé ça veut dire qu'on a moins pour seul pour se nourrir par exemple donc si on pense à une alimentation plus bio local et qu'on dit à bas mais y'a pas des moyens pour cette alimentation bio et paul payer correctement les agriculteurs évidemment le logement maintenant c'est d'être je sais plus avec 30 ou 40% de du revenu des ménages quand je vois en il j'habite à montreuil fois de le prix du mètre carré fois 2e en 15 ans il ya pour se loger en ile de france aujourd'hui c'est juste la folie et être propriétaire n'en parlons pas quoi donc il ya une vraie question qui importe là qui importe pour tout le monde quoi c'est à dire c'est combien représente aujourd'hui la part du logement dans le revenu des ménages et à qui ça profite ça c'est cette question de la spéculation immobilière pour moi effectivement elle devrait beaucoup plus central dans nos luttes et ben merci à toutes les trois et on va c'est la place au prochain débat qui est sur les politiques publiques du logement en france merci [Musique] [Musique] m
Aurélie Trouvé