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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 27 mars 2024 90 minFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSanté

Commission de l’intelligence artificielle : audition de Philippe Aghion et Anne Bouverot

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Détail des dépenses publiques et privées en IA en France vs États-Unis ?

  • 35:00OuverteRéponse partielle

    Réflexion sur la rétribution des données et capacités de calcul pour la croissance ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Supervision humaine et responsabilité médicale dans l'usage de l'IA en santé ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Protection des artistes auteurs face à l'IA générative ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Investissements en capital-risque en France vs États-Unis ?

  • 55:00OuverteRéponse directe

    Investissements proposés suffisent-ils face à OpenAI (100 milliards) ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Philippe AghionChiffre
    « Il a fallu 5 jours à chat GPT pour obtenir 1 million d'utilisateurs. »
  • 20:00Philippe AghionChiffre
    « La France investit actuellement trois fois moins en IA que les États-Unis en proportion du PIB. »
  • 25:30Philippe AghionFait
    « Les entreprises qui adoptent l'IA créent globalement de l'emploi. »
  • 3:00Philippe AghionFait
    « il faut articuler politiques industrielle et politiques de la concurrence »
  • 7:00Philippe AghionFait
    « l'ouverture Open Source abaisse les barrières à l'entrée et permet entrée de nouvelles entreprises »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir 18h6 donc je vous propose de commencer donc monsieur le Président de l'Office madames et Messieurs les co-présidents de la Commission de l'intelligence artificielle chers collègues députés et sénateurs donc avec l'apparition de chat gpti il y a un an et demi le grand public a pris conscience de ce que les spécialistes savaient et disaient déjà l'intelligence artificielle est une rupture technologique majeure une innovation qui pourrait bouleverser tous les secteurs comparable en cela à la machine à vapeur à l'électricité à l'Internet et avec l'IA générative et les grands modèles de langage cette révolution vient de s'accélérer alors nous aussi nous avons pris conscience de ce cette accélération qui est inévitable avec nos travaux que ce soit à l'office parlementaire ou à la délégation à la prospective et donc le rapport que vous avez rédigé au nom de la commission de l'intelligence artificielle qui avait été installée en septembre dernier par la première ministre et que vous avez coprésidé donc à savoir Philippe aguon qui est économiste de l'innovation je peux en attester et Anne bouverreau présidente du conseil d'administration de l'École normale supérieure était très attendu par l'ensemble des acteurs et encore ce matin de à la ref numérique donc le l'instance du meddef centrée sur les questions du numérique il il en a été largement question et mention et notamment ils ont pris en compte les investissements que vous attendez dans votre rapport pour que la France prenne ce tourment donc peut-être que là il y aura un conflit entre guillemets avec la soutenabilité de nos finances publiques mais ce des sujets qu'on peut évoquer qu'on peut évoquer ce soir notamment donc vous avez remise Rapport au Président de la République il y a 2 semaines et nous sommes très fierers que ce soir ce soit désormais devant les parlementaires que vous en fassiez écho et que vous présentiez vos vos 25 recommandations donc cette audition elle est publique puisqu'elle est filmée retransmise sur le site du Sénat alors nous sommes sensibles à ce choix et nous estimons que c'est un choix qui a du sens puisque comme je vous l'ai dit nous travaillons activement sur cette thématique donc pour ce qui nous concerne à la délégation à la prospective donc il n'existe qu'au scénat qui n'a pas d'équivalent à l'Assemblée nationale nous avons décidé ça a été un choix collectif et unanime des membres de la délégation de nous intéresser à l'intelligence artificielle et en nous intéressant à ses usages et notamment sur comment est-ce qu'elle pourrait transformer le service public et une de nos premières additions a d'ailleurs été celle de gilles Babinet qui est président du Conseil national du numérique et qui a été membre de votre de votre commission alors nous sommes convaincus que l'intelligence artificielle elle peut rendre le service public plus efficace mais aussi plus humain mais à la lecture de votre rapport on comprend qu'il ne suffira pas seulement de le dire alors il va falloir le faire vite et mais surtout il va falloir le faire hein puisque je vous cite la mobilisation des administrations publiques sur lia doit être accélérée amplifiée généralisée et décliné par service public alors nous aussi nous avons choisi cette approche thématique et d'ailleurs le premier rapport de notre celui sur l'intelligence artificielle les impôts les prestations sociales et la lutte contre la fraude sera présenté la semaine prochaine notamment par Sylvie Vermeillet qui est présente et par Didier rambau qui va peut-être nous rejoindre et puis d'autres rapports vont suivre un autour de Ia et santé je vois ici Anne Ventalon qui travaille sur ce sujet un autre sur Ia éducation Bernard fialer notamment si j'en oublie ils se reconnaîtront un autre sur Ia et environnement un autre sur ila et territoire et surtout ce qui est intéressant et on le voit c'est que ça permet aussi d'avoir des démages transversales entre différentes instances du Sénat puisqueen fait aujourd'hui tout le monde s'intéresse à l'intelligence artificielle et alors même que nous nous réunissons ici le groupe d'amitié France États-Unis fait une audition aussi autour de de l'intelligence artificielle et d'ailleurs Pascal grunier est là aussi pour la délégation aux collectivités territoriales avec jislin Sonet puisque toutes les deux vont travailler sur le sujet du ce lien entre Ia et collectivité alors nos rapporteurs vous poseront certainement des questions sur ces différents sujets sur les thématiques sur lesquelles ils travaillent mais je veux dire que pour autant ce qui nous intéresse et puisque nous sommes là conjointement avec l'OPEC c'est aussi d'avoir une vision d'ensemble et plus précisément la vôtre parce que je vous cite là encore nous devons relever le défi de l'intelligence artificielle faute de quoi nous n'aurons pas la maîtrise de notre avenir une mobilisation collective massive sans délis et au long cours est impérative alors comment faire et par où commencer voilà deux questions bien générales mais qui vous permettront certainement de nous parler aussi d'enjeux financiers et ça j'y suis très attachée comme mes collègues de la de la commission des finances et puis un autre sujet aussi que vous évoquez dans notre rapport et qui nous a déjà posé quelques petites soucis et questionnement parce queà la délégation à la prospective n n'hésitons pas à à bouger les lignes et aller au-delà du cadre réglementaire c'est notamment toute la question de des données et du rôle que la knil doit conserver ou ne doit pas conserver dans le je vois d'autres collègues qui nous ont rejoint plus récemment qui mais qui aussi des sujets avec cette instance donc voilà un peu les les thématiques qui nous préoccupent à la prospective et je cède la parole à Stéphane quiennoir président de l'OPEX merci madame la Présidente de de la délégation à la prospective madame et monsieurs les co-présidents de de la Commission de l'intelligence artificielle bienvenue au Sénat on a l'occasion de se rencontrer dans d'autres cercles mes chers collègues députés sénateurs bienvenue à cette audition menée en en en conjointement donc avec la la la délégation la prospective et l'OPEX l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques que je préside et dont le premier vice-président est à côté avec ce système vous savez qui qui fait que tous les 3 ans on on permute sur la présidence entre un député et un sénateur comme l'a dit ma collègue relever le défi de de l'intelligence artificielle c'est avant tout faire des choix et et sur ces choix il se pose la question faut-il des modèles plutôt ouverts plutôt fermés la régulation la question de la régulation est-ce qu'elle doit porter sur la technologie ou bien sur les usages qui sont faits de l'intelligence artificielle c'est vraiment un débat extrêmement pointu la France a probablement c'est une question a probablement besoin de sa propre infrastructure de de calcul ou est-ce qu'elle doit au contraire s'appuyer sur une offre privée éventuellement étrangère il y a évidemment on a tous en tête un sujet franco-français actuellement en la matière et tous ces choix en fait sont sont des choix avant tout technologiques et c'est c'est la raison pour laquelle l'OPEX l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques est particulièrement intéressé particulièrement impliqué sur sur ces questions et il y a considère en fait peu de domaines où les grandes décisions politiqu dont dépend notre avenir collectif dépendent à ce point de notre capacité à bien saisir les possibilités et les limites d'une technologie donnée il y a une forme de de trouble autour de cette intelligence artificielle qu'il nous faut maîtriser il a comme l'énergie qui nous occupe beaucoup ces derniers temps et notamment à l'office fait partie indubitablement de ces domaines c'est ce n'est d'ailleurs pas nouveau puisque vous savez l'Office avait publié plusieurs travaux sur le sujet et c'est un ancien président de l'office euh notoriété incomparable Cédric vilani en l'occurrence que l'on doit la première formulation de notre stratégie nationale en matière d'intelligence artificielle dès 2018 ce qui nousveut par contre c'est l'accélération spectaculaire de des sujets liés à l'intelligence artificielle avec l'intelligence artificielle générative la diffusion massive de la technologie l'afflux sans précédent des capitaux et on pourrait parler aussi de la consommation énergétique au croisement des deux domaines que cela engendre donc notre stratégie nationale doit être adaptée à cette nouvelle donne et c'est précisément le mandat confié par le gouvernement à votre commission pour adapter notre stratégie il faut donc je disais comprendre plus possible notre technologie c'est la raison pour laquelle fice a été saisi par les bureaux de l'Assemblée nationale et du Sénat sur ce sujet donc nos rapporteurs qui travaille actuellement d'arrachepied sur sur ce rapport son Huget tiegna que j'excuse qui est retenu actuellement qui pourra pas probablement nous rejoindre avant la fin de cette audition Alexandre SABATOU qui est présent côté Assemblée nationale côté Sénat Corine narassigin et Patrick et Patrick cheise oui qui est qui n'est pas là mais qui est en CMP qui est très occupé par plein plein de sujets actuellement et notamment une CMP nos démarches donc celle de la délégation la prospective et de l'Office sont complémentaires et se rejoignent a plus d'un titre et nous arrivera probablement de de mutualiser no nos travaux l'un des enjeux majeurs est celui donc de la la sensibilisation sensibilisation de nos concitoyens à l'intelligence artificielle à tous les niveaux avec pour essayer de percer ce mystère autour de ce de cette intelligence artif C autour de cette cette thématique si vous me permettez l'expression cette IA gagne à être connu et ça permet d'éviter des des fantasme en tout genre des on évoque le chômage de masse avec le licenciement le remplacement des humains d'un côté et de l'autre côté une croissance qui serait magique une sorte de remède miracle à toutes les les maladies de l'autre côté évidemment la vérité est vraisemblablement entre les deux un peu moins de science-fiction un peu plus d'action finalement c'est ce que vous aurez sans doute quelques idées à formuler sur sur ce sujet et sans plus tarder sauf si Pierre h souhaite ajouter quelque chose en tout cas je vais vous céder la parole je devrais m'éclipser en ce qui me concerne avant la fin de de cette audition je prie de m'en excuser je invité à une autre manifestation c'est donc pierre H qui prendra le relais pour l'office je vous remercie merci beaucoup merci mesdames et messieurs si ça vous vient nous proposons Philippe et moi de vous faire tout d'abord une courte présentation du rapport et des recommandations clés et ensuite bien sûr de répondre à toutes vos questions si ça vous va je vais commencer en vous disant deux mots de l'organisation des travaux de la commission donc 15 expert nommés par le gouvernement et par la première ministre ellisabeth borne en septembre dernier comme vous l'avez rappelé avec 15 rapporteurs qui nous ont aidé nous avons auditionné très largement euh euh nous avons auditionné plus de 600 personnes nous avons fait une une consultation nationale sur l'application Agora euh avec à peu près 7000 personnes euh nous avons tenu des réunions plinières de de la commission tous les vendredi après-midi au Collège de France et je voudrais rendre hommage à aux membres de la Commission et au rapporteurs qui à quelques exceptions près ont vraiment toujours été là et pour certains c'était depuis les États-Unis à 5h du matin ou euh euh dans des conditions compliquées donc un un engagement très fort des des personnes qui ont travaillé sur ce rapport et un travail collectif euh vraiment important euh qui nous a permis donc de de de sortir ce rapport que nous voulons à la fois euh pédagogique et didactique et puis consommable de différentes manières il y a à la fois un résumé au début des recommandations à la fin et des chapitres qu'on peut aller voir en fonction des sujets d'intérêt l'éducation la culture la puissance de calcul et cetera euh en terme d'introduction sur le sujet vous l'avez très bien faite c'est une révolution technologique et c'est une révolution qui va à une vitesse sans précédent un un chiffre qu'on cite souvent avec Philippe c'est qu'il a fallu 5 jours à chat GPT pour obtenir 1 million d'utilisateurs il a fallu 2 mois et demi à Instagram pour obtenir le même nombre d'utilisateurs et 3 ans et demi à Netflix pour atteindre ce chiffre là donc on on sur des choses qu'on a vu auparavant mais de manière beaucoup beaucoup plus rapide d'où ce que vous soullignez dans le rapport l'importance de de réagir rapidement et et nous saluons dans dans nos travaux le rapport de de Cédric Villani en 2018 qui est d'une qualité excellente et nous avons d'ailleurs échangé avec Cédric Villani dans le cadre de de nos travaux mais nous pensons que maintenant on est à une autre étape et qu'il faut à la fois aller plus vite eu et investir plus et Philippe expliquera très bien ces ces aspects investissement à la fois en termees de pourquoi et puis de de des montants et donc je lui laisserai la la parole là-dessus euh donc révolution euh euh extrêmement rapide et sans précédent euh nous sommes déjà dans une situation où la France et l'Europe euh ne font pas la course en tête dans le numérique euh euh les États-Unis bien sûr euh euh se se développent beaucoup plus vite et ont une iconie du numérique deux à trois fois plus importante que que les nôtres la Chine a des plans d'investissement massif et des plans à long terme comme ils savent bien le faire l'Arabie Saoudite vient d'annoncer un un projet d'investissement de 40 milliards dans le domaine de l'intelligence artificielle on est vraiment dans un domaine où il y a des initiatives significative privé et publ qui se lance dans le monde euh après comme toute technologie l'intelligence artificielle apporte des risques notamment sociétaux et environnementaux et et vous y avez fait référence et nous pensons important de nous pencher sur ces risques tout de suite pour pouvoir les maîtriser collectivement peut-être contrairement à ce qui s'est passé sur les réseaux sociaux où on a pris conscience et des risques peut-être plus tard et où on les voit vraiment maintenant à côté des bénéfices on pense que sur l'intelligence artificielle il faut le faire rapidement et que à condition de le faire nous pouvons les maîtriser collectivement euh c'est aussi bien sûr une source d'opportunité euh et c'est le le le ton du rapport qui est un un un optimisme raisonné euh pas débridé mais raisonné sur ces opportunités pour la France en terme de potentiel de croissance et de création d'emploi et en terme de bénéfices euh sociaux et sociétaux dont nous sommes convaincus euh qu'elle peut les euh les apporter euh euh donc ce rapport formule un un un certain nombre de recommandations mais avant de venir aux recommandations je voudrais passer la parole à Philippe aguon donc qui a notamment mené tous les travaux sur l'impact économique et sur le travail avec des études qui n'avaient jamais encore été faites par le passé en France et qui sont très éclairante Philippe je te passe la parole merci Anne donc voilà donc cette révolution de de l'intelligence artificielle et son accélération avec avec l'IA générative cite évidemment à la fois de la crainte et de l'espoir comme vous l'avez mentionné comme tu m' fait fait allusion craindre que cette révolution détruise massivement des emplois en rendant l'humain redondant dans un nombre sans cesse plus grand de tâches et ne concentre les richesses et le pouvoir dans quelques mains espoir que il a nous permette enfin de sortir de la croissance à tone dans laquelle nous sommes pour le moment coincés depuis quelques quelques temps euh alors la crainte d'une IA qui générerait du chômage et d'inégalité en masse par du constat que l'IA permet d'automatiser en partie totalement des tâches qui auraient été inimaginbles jusqu'ici de confier à des algorithmes conduite de voiture génération d'images synthèse de notes et de sujets traduction doublage de film enfin beaucoup de professions voilà où et et en fait les emplois c'est composés de tâches et et il y a automatis beaucoup des tâches qui composent beaucoup des emplois existants donc ça c'est la partie crainte la partie espoir comme c'est que l'a en fait permet non seulement en partie d'automatiser la production de bien et service en tout cas une certain nombre de tâches dans la production de biens et services mais comme l'ont fait avant elle les moteurs à combustion l'électricité et les semionducteurs mais en outre lia permet d'automatiser des tâches utilisées dans la production d'idées et donc elle améliore la technologie pour inventer quoi la technologie de recherche et et elle aide à trouver des solutions à des problèmes complexes elle facilite l'imitation et l'apprentissage elle peut s'autoaméliorer elle est un outil extraordinaire de recherche quoi donc donc donc à ce titre on peut se dire bah ila c'est c'est une c'est une opportunité de croissance extraordinaire alors nous on défend l'idée dans dans le rapport que l'IA ne doit susciter néanmoins ni excès de pessimisme on pense que ce n'est il faut pas avoir une vue catastrophiste concernant le Ia et emploi ni excès d'optimisme il faut un peu avoir des il faut tempérer notre optimisme en matière d'IA et croissance d'accord on nanticipe ni chômage de masse ni accélération automaque tique de la croissance alors sur Ia et emploi effectivement nous avons produit dans ce rapport à l'occasion de ce rapport une étude nouvelle les Américains n'ont rien fait d'équivalent pour le moment à partir d'un large échantillon d'entreprises françaises et ça c'est grâce au soutien de l'INC Linc nous a beaucoup aidé et bien on a pu sur cet échantillon regardez l'effet de l'adoption de l'a sur l'emploi en comparant des entreprises qui adoptent l'IA des entreprises similaires qui ne l'adoptent pas alors évidment c'est sur 3 ans 4 ans on a je peux pas vous dire ce qui se passe en 20 ans mais en tout cas ce qu'on a vu c'est que globalement les entreprises qui adoptent l'IA créent globalement de l'emploi elles sont netes créatrices d'emploi alors elles vont détruire des emplois on créer d'autres mais sur le net elle crée des emplois et la raison c'est déjà un truc qu'on avait vu avant avec l'automatisation c'est qu'il y a un effet de productivité les entreprises qui adoptent l'IA deviennent plus productiv comme elles deviennent plus productives elles peuvent euh euh elles peuvent devenir plus compétitives et comme elles deviennent plus compétitives elles ont un marché plus important pour leurs produits et donc une demande plus importante et donc elles emploient davantage cet effet de productivité semble l'emporter sur l'effet de substitution de euh de la machine par sur le sur le travail sur la force de travail alors évidemment l'effet ce qu'on montre également dans le rapport c'est que cet effet positif global de l'IA sur l'emploi sur l'échantillon donc on a regardé n'est pas uniforme d'un métier à l'autre en particulier les entreprises qui adoptent l'IA pour la gestion administrative ou le marketing voir leur emploi diminuer sur sur les professions intermédiaires administratives et commerciales donc c'est pas uniforme et il y a il y a des il y a des emplois qui vont être menacés parce que la plupart des tâches composant ces emplois vont être automatisés par l'ya donc l'effet est globalement positif mais il n'est pas uniformément positif donc il va falloir une politique de marché du travail de formation de de de qui soit adapté à la révolution de l'IA donc voyez donc ça c'est important il va falloir y penser quelle politique sur le marché du travail et cetera moi je rêve toujours moi de la flexis sécurité moi c'est mon dada la flexis sécurité mais enfin bon voilà alors le le sur Ia et croissance évidemment si on considère que d'abord on pourrait dire voilà si on veut évaluer avoir une idée on pourrait dire on pourrait se baser sur les révolutions technologiques précédentes les prendre comme comme point de repère électricité la révolution d'éthique et bien si on se basait sur ça on dirait à partir du moment il y a toujours dans une vague technologique un moment où il se passe rien pendant un certain temps et puis après ça décolle un certain nombre d'années après que l'invention a été faite on arrive maintenant après ce nombre d'années après qu'on a inventé le machine learning et là on arrive à ce stade où normalement elle devrait voir l'accélération de la croissance alors si on se base si on extrapole euh par rapport aux révolutions technologiques précédentes et bien ça devrait conduire à une hausse du taux de croissance de l'ordre de 1 % par an sur 10 ans alors certains diront et ben cette prédiction est trop pessimiste en ce qu'elle ne prend pas en compte le fait comme je disais tout à l'heure que l'IA permetautomatiser non seulement la production des biens et services mais également la production des idées donc si on se base là-dessus et bien ça ça devrait générer un surcroix de croissance par rapport aux révolutions précédente et de façon plus permanente puisque j'améliore la technologie d'invention j'améliore non seulement j'améliore la technologie pour faire la recherche et pour inventer donc ça ça veut dire que en fait mon 1 % par an sur 10 ans est quelque part en dessous de la réalité le potentiel de croissance doit être plus élevé mais d'un autre côté d'autres diront que c'est trop optimiste et en particulier parce que ça ignore l'existence d'obstacle à la croissance notamment l'absence de concurrence dans les segments à mon de la chaîne de production de l'IA que sont l'accès aux données et l'accès à la puissance de calcul par exemple la révolution des thque ce qui s'est passé aux États-Unis ça a dopé la croissance entre 1995 et le début des années 2000 et ensuite la croissance a il y a eu ce qu'on appelle la stagnation séculaire Gordon en parle ou d'autres mais par ce qui s'est passé c'est que les les les entreprises superstar les GS femes notamment se sont développé grâce à des fusions acquisition sans limite elles sont devenu tentaculaires et elles ont fini par inhiber la l'entrée d'entreprise innovante et là en fait les acteurs sont là déjà les gfam notamment mais d'autres entreprise superstar sont déjà présents dès le début de cette révolution de l'IA et donc il y a ce danger que si on nadapte pas notre politique de concurrence à la révolution de l'a ce qui peut être un formidable potentiel de croissance va finir par devenir une barrière à la croissance donc on parlera peut-être de politique de concurrence tout à l'heure donc en fait le le le total c'est que en nous on pense qu' un grand potentiel de création d'emplois et de et de et de et de création de croissance avec l'IA mais il nous faut réformer nos institutions et nos politiques publiques éducation concurrence politique du marché du travail pour que l'IA puisse être pleinement un facteur de progrès voilà donc c'est pas un un optimisme angangloien c'est un optimisme raisonné il va falloir travailler réformer nos institutions améliorer nos institutions et mettre les investissements nécessaires alors l'Europe et la France ont des atouts pour être des acteurs dans cette révolution en en particulier nous en France on a d'excellents mathématiciens ingénieurs et cetera c'est un atout formidable d'ailleur la plupart la réion de l'IA ben voilà Yan Lequin qui était dans notre commission enfin on a des grands des acteurs de l'IA qui sont des Français quoi mais pour le moment ils vont travailler ailleurs bon cependant malgré les efforts louables la France investit actuellement trois fois moins en IA que les États-Unis en proportion du PIB or sans investissement majeurs dans l'IA nous courons le risque à la fois de nous trouver dépourvu d'entreprises spécialisées dans l'UA et surtout de voir nos entreprises existantes dans les différents secteurs d'activité perdre en compétitivité jusqu'à présent on a mis sur la table environ 3 milliards d'investissements public sur 8 ans notre rapport recommande de passer à la vitesse supérieure et d'investir 5 fois 5 milliards 5 milliards pendant 5 ans 5 x 5 d'accord alors vous allez me dire mais comment catastrophe il faut faire des économies et cetera nous on pense que la vision là-dessus alors donc j'anticipe et nous on dit ben ça ça représente ce qu'on propose deés ça représente 0,3 % des dépenses publiques total et notamment on pense que c'est d'autant plus réaliste que les dépenses publiques augmentent chaque année et qu'on a prévu d'augmenter nos dépenses publiques de de plus de 200 milliards en 5 ans donc pour financer notre plan il s'agit pas de su primimer des dépenses il s'agit de choisir quelles dépenses publiques augmenteront finalement plus ou moins vite pour qu'on puisse faire cet effort et moi en gros là sur la macro moi enfin une manière de penser c'est dragi enfin moi je dis dragi Macron parce qu'ils ont écrit ensemble il y a 2 ans ils avaient fait ensemble un papier sur pour le FTI moi j'avais bossé dessus et et javazzi et cetera qui est la doctrine dragi c'est-à-dire de dire on ne met pas sur le même plan toutes les dépenses publiques il y a des dépenses de fonctionnement il fallait faire la réforme des retraites il fallait euh il faut faire d'autres réformes de l'État moi je suis très Jérôme Fourquet il y a plein de trucs à faire mais personnellement mais il faut il y a les dépenses récurrentes et il y a l'investissement dans la croissance et dans l'environnement et on peut pas mettre sur le même plan l'un et l'autre parce que nous on est je vous ai dit on a minimum on pense que on va générer de la croissance et et que investir dans l'IA bah c'est investir dans dans de la croissance qui va nous permettre de rembourser notre dette publique plus tard donc donc donc voilà tout ce que je peux faire qui augmente notre potentiel de croissance ça ça fait que je suis davantage crédible que je peux rembourser ma dette publique à long terme donc c'est très voilà ça c'est ma c'est la doctrine sous-jacente voilà mais après de macroéconomique voilà j'ai trop parlé et donc Anne je te laisse voilà donc maintenant attends merci beaucoup Philippe du coup je voudrais non pas passer les 25 recommandations du rapport parce que ça prendrait trop de temps mais peut-être signaler cette recommandation qui nous paraisse particulièrement importante cette recommandation clé la première et et et c'est un choix que ce soit la première c'est de créer les conditions d'une appropriation collective de l'intelligence artificielle en lançant à la fois un plan de sensibilisation et de formation à l'échelle de la nation on en a parlé c'est une révolution il y a beaucoup de tâches dans beaucoup de métiers qui vont changer l'impact principal il y a quelques métiers effectivement qui sont plus à risque et d'autres qui vont être créés mais l'impact principal c'est que beaucoup de métiers vont être transformés donc dans la formation continue il y a énormément de choses à faire dans la formation initiale il faut former plus de personnes à l'intelligence artificielle en tant que domaine à l'intelligence artificielle est quelque chose il a et juridique il a et histoire il a et finances il y a besoin de développer ces formations là et il y a besoin d'un plan de sensibilisation de tous les citoyens et des élèves des l'école maternelle au sujet de est-ce que c'est une vraie image ou une fausse image pour avoir un esprit critique dans le dans le cadre des du sujet de la désinformation donc première recommandation sensibilisation formation au niveau de la nation deuxième recommandation investir massivement dans les entreprises du numérique et dans la transformation des entreprises à la fois grande moyennes et petites pour soutenir l'écosystème français dans ce cadre là on a une recommandation d'un fond France et Ia pour permettre à la fois ce cet investissement dans les entreprises de l'IA et dans la transformation des entreprises qui font le tissu français pour garder la compétitivité et ne pas risquer de de de perdre dans ce domaine-là ensuite faire de la France et de l'Europe un pôle majeur de la puissance de calcul à court et à moyen terme l'intelligence artificielle sans la puissance de calcul et sans les données ce n'est pas grand-chose et tous ces grands modèles de langage reposent sur énormément de données et énormément de puissance de calcul donc le sujet puissance de calcul est très étroitement lié à l'a et et nous paraît très important dans le domaine de la donnée qui est le deuxième domaine transformer notre approche de la donnée personnelle pour pouvoir continuer à protéger nous pensons que le rôle de l'acnil et le rgpd est extrêmement important mais qu'il faut balancer ça avec une mission d'innovation au service des Français et notamment dans le domaine de la santé qui est un domaine dans lequel on peut bénéficier particulièrement des innovations de l'intelligence artificielle je suis sûr que il y aura des questions là-dessus dans le domaine de la culture et des industries créatives qui est un des premiers domaines à être impacté par le développement de l'intelligence artificielle notamment générative nous pensons qu'il est très important d'assurer le rayonnement de la culture française pour ne pas être face à des modèles d'intelligence artificielle entraîné principalement sur des données et de la culture américaine ou anglo-saxon et nous pensons qu'il y a des moyens de le faire un un exemple que nous citons souvent l'ensemble des données de Lina de l'audoviduel français ça représente 100 fois plus que les données de ce qu'on appelle le Common Craw qui est on balaye tout l'Internet et on regarde tout ce qu'il y a dedans et on entraîne les modèles avec donc ça a une vraie valeur quantitative qualitative aussi bien sûr et c'est important de pouvoir s'assurer euh d'entraîner les modèles sur ce type de de corpus de données euh dans le domaine de la recherche en en intelligence artificielle qui est un des atouts euh de la France Philippe Le mentionné c'est aussi un des domaines où les chercheurs euh se font euh euh débaucher euh euh très facilement euh par des grandes entreprises notamment américaines euh euh c'est vrai euh dans tous les pays il y a une capacité des grands groupes à à non seulement offrir des conditions de rémunération incompara mais également des conditions de travail incomparables avec des labos des équipes de la facilité à à à faire son travail au jour le jour nous proposons une expérimentation dans le domaine de la recherche publique en France pour faciliter les conditions de travail des chercheurs et pour nous l'espérons si ça rencontre du succès nous pensons que ça en rencontrera éventuellement s'en servir pour d'autres domaines de la recherche publique qui nous paraît un un domaine prioritaire euh et enfin 7e recommandation structurer une initiative diplomatique internationale cohérente pour une gouvernance mondiale de l'IA la France va accueillir d'ici à peu près 1 an le prochain Sommet mondial international sur l'intelligence artificielle euh à la suite du sommet de betchley Park que qui a été accueilli par les Anglais en novembre dernier c'est une opportunité de travailler sur ces domaineslà et d'avoir une gouvernance internationale plutôt que des approches soit par pays soit par région et enfin au-delà de ces recommandations nous sommes convaincus que notre capacité à nous différencier dans ce domaine dépendra des aspects environnementaux du fait d'avoir une transparence sur les impacts environnementaux de l'intelligence artificielle très peu de modèles aujourd'hui offr cette transparence et de viser à favoriser le développement de solutions et de modèles d'IA qui font attention à cet aspect-là à l'aspect consommation énergétique consommation d'eau et à la frugalité et à la spécificité des modèles voilà j'en resterai là on pourrait Philippe et moi en parler beaucoup plus longuement mais nous sommes certains que vous avez des questions à nous adresser chers collègues qu'il y a des des questions à la suite de ces deux interventions on vous remercie David rose pour commencer merci pour cette présentation très synthétique du rapport vous avez remis donc David rénateur de lessonne et ancien maire d'orset une ville où a vécu Cédric Villani donc pour parler un petit peu du sujet alors j'ai eu la semaine dernière l'occasion de poser une question au gouvernement en leur demandant si dans le cadre des coupes budgétaires les haut-fonctionnaires de berc avaient utilisé l'a pour mesurer l'impact d'une économie d'un € par rapport à ce que cet Euro peut produire dans la durée je pensis notamment à la recherche renseignement supérieur et donc c'est pour rejoindre ce que appelle des fois Philippe aguon les les dépenses virtueuses d'investissement par rapport au dépenses de fonctionnement je n'ai pas eu de réponse donc peut-être que les outils n'étaient pas encore totalement opérationnels euh plus sérieusement moi j'avais deux questions à vous poser vous avez évoquer le effectivement le retard des investissements de la France par rapport notamment aux États-Unis au regard du PIB est-ce que vous pouvez détailler un peu les dépenses entre le la partie publique et privée puisqu'on a le même sujet justement dans les dépenses qui est à la recherche de manière plus générale par rapport au pays IB est-ce que c'est un retard d'avantage du public ou plus aussi une contribution en manque du domaine privé et puis j'ai une autre question aussi qui moi m'interpelle c'est vous avez évoqué la la croissance et donc ça pose la question de à qui bénéfici si non pas le crime mais la croissance c'estàdire que il y a à la fois les données et les calculs et donc dans le modèle économique est-ce qu'il y a déjà des réflexions sur la rétribution de ceux qui participent finalement à cette augmentation de croissance que ce soit par leur données au-delà des questions des ontologie et puis aussi par les capacités de calcul et donc ça pose en toile de fond la souveraineté numérique qu'aurait la France ou l'Europe par rapport à tous ces enjeu là merci ce que je vous propose c'est qu'on prenne une série de questions il y a il y a quatre collègues qui ont ça demander un effort soit de mémorisation soit de noter les questions au fur à mesure parce que je ne doute pas que il va y avoir d'autres questions Sonia la provoté oui alors moi j'ai deux questions une qui concerne la santé il a eu un rapport récent de l'Académie de médecine sur intelligence artificielle et santé et est soulevé à plusieurs reprises la question de la supervision humaine de l'usage de l'intelligence artificielle dans le domaine de la santé et dans votre rapport en fait toute cette dimension de de de de protection euh certes c'est un frein mais quelque part ça sera d'autant moins un frein que on prévoit à l'avance tous ces sujets-là et qu'on les traite pas que du point de vue éthique même si c'est important mais aussi du point de vue juridique et donc notamment dans le domaine de la santé on sait que ça peut avoir des conséquences pas que physique pour les patients mais aussi en matière de responsabilité médicale dans les actes pratiqués et là pour le coup ça entraîne beaucoup de de précautions et de protection vis-à-vis de l'usage outre le défaut de formation des professionnels de santé sur ce sujet évident et dans le domaine de la culture c'est vraiment la question des artiste auteur et de de la protection de de de la culture vous avez évoqué la question de la langue d'expression des données de la comment dire de du du du modus opéranti de de de la pensée de la philosophie de structure de pensée plus latine que qu'anglo-saxon et et clairement il doit bien y avoir une façon de de de de de traiter cette question pour maintenir notre terro culturel et notre histoire culturelle et aussi une façon différente de de de penser les choses et en ce qui concerne les artistes auteurs il y a un vrai sujet de protection et en l'état actuel des choses il n'est pas traité et l'intelligence artificielle avançant très vite à grand pas dans ce domaine il est certain qu'il y a des gains économiques énormes qui sont à prévoir et en revanche une perte énorme et probablement économique également mais bien plus grave que ça culturel et démocratique pour les citoyens et donc votre regard sur ce sujet ce qu'il faudrait convenir de mettre en place dès maintenant en fait il y a une forme d'urgence à traiter ces questions puis peut-être dernière dernier temps avant de passer à d'autres questions Alexandre SABATOU pour donner la parole quand même au députés un petit peu merci monsieur le Président oui j'ai deux questions pour vous s'il vous plaît une première qui rejoint un peu les les questions financière vous saluez notamment l'augmentation des investissements capital risque en France néanmoins on peut constater qu'il reste quand même très faible par rapport à ce qui se passe aux États-Unis qu'est-ce comment pouvons-nous y remédier et comment faire en sorte pour encourager les investissement important à long terme dans les entreprises françaises car ce ne seul l'argent public ne pourra pas ne pourra pas répondre à ces questions votre rapport prévoit également un investissement financier de 27 milliards d'euros sur 5 ans mais dans le même temps on constate que open ai est actuellement valorisé à plus de 100 milliards d'euros donc est-ce que vous pensez que les investissements que vous proposez vous paraissent à la hauteur pour lutter contre la domination des gâs femmes une dernière question on n'a pas encore abordé le sujet de souveraineté euh j'ai j'ai lu une partie du rapport ça parle essentiellement de souveraineté européenne donc on peut comprendre que sur ces sujets on ait besoin que que la France puisse paraître petite pour rivaliser avec les gfem ou les États-Unis ou la Chine mais est-ce que vous avez cherché à identifier des limites dans cette coopération entre les États est-ce qu'il n'y a pas des choses qui devrait rester franco-française notamment sur les données je vous laisse répondre à cette première série de questions et on passera aux autres collègues ensuite super merci beaucoup alors ça fait beaucoup de questions très intéressantes je vais commencer à répondre à à quelques-unes sur les investissements qui sont effectivement plus faibles en en France et en Europe que que dans d'autres régions ou pays et notamment les États-Unis dans la partie publique oui en terme de de nos recommandations les les stratégies Ia recommandé par le rapport Villani et et mise en œuvre depuis via France 2030 ont consistait à investir sur 8 ans 3 milliards d'euros nous recommandons 5 milliards sur 5 ans on peut se poser la question de si c'est suffisant euh c'est une vraie question on pense que c'est déjà significatif et on on aimerait bien que ce soit mis en œuvre il y a une partie publique et une partie privée dans ce qu'on recommand et on pense pas du tout que ça doiv être uniquement du financement public le fond Fran CIA par exemple pour nous c'est un fond public privé et d'ailleurs majoritairement privé avec une gouvernance qui qui prenne cela en compte et et ça nous paraît important au aux États-Unis le sujet de la recherche publique est acheté par les entreprises privées est un vrai sujet la chercheuse ffélie a récemment fait des article sur le sujet et a interpellé le président Biden lors de son state of the Union address sur le sujet donc donc il y a des retards à la fois sur la partie publique et sur la partie privée euh je vais peut-être répondre à quelques questions et puis Philippe me me me complètera sur la partie santé et sur les données nous pensons effectivement que la protection est extrêmement importante et qu'il faut garder ce côté protection nous nous proposons de donner un rôle d'innovation à l'acnil en plus de son rôle de protection qu'il faut garder nous proposons d'augmenter ses ressources pour pouvoir faire face à à cette mission supplémentaire et à ces missions existantes parce qu'aujourd'hui laacnil nous les avons auditionné est amené à répondre à de plus en plus de questions et à un rôle qui est extrêmement important et essaye et et nous sommes d'accord avec ça de de donner de la visibilité en amont aux entreprises et aux organisations pour que elles puissent innover et déployer leurs services sans se dire et bah peut-être qu'après j'aurai un problème donc ça nous pensons que c'est tout à fait la la bonne direction ce que nous proposons c'est spécifiquement dans le domaine de la santé où il y a une autorisation préalable qui est obligatoire pour utiliser ces données pour de la recherche et le développement de nouvelles solutions au au bénéfice des patients euh de supprimer cette autorisation préalable de responsabiliser les acteur et d'avoir bien sûr une validation expost comme dans dans d'autres domaines il nous semble que ça nous permettrait de de développer des solution euh innovant au service des des citoyens français alors qu'aujourd'hui ces mêmes solutions sont développées par d'autres acteurs et que le risque c'est que nous soyons amenés à à choisir pour des raisons de santé des innovations d'acteurs qui ne soi pas français euh mais mais je suis sûr que Philippe qui connaît bien ce sujet pourra y répondre aussi sur le domaine de la culture j'ai parlé effectivement de de du développement et du rayonnement de la culture et des valeurs françaises et européennes il y a également le droit d'auteur nous que que nous reconnaissons et que nous souhaitons bien sûr qu'il soit respecté il y a des des dans la réglementation européenne et et dans la manière de la mettre en œuvre des capacité d'opt-tin et d'optout qui sont à la disposition des des auteurs et des artistes euh nous recommandons une transparence qui leur permette de faire appel à ces capacités de manière plus éclairée euh mais nous sommes aussi conscients du fait que il y a un risque de juste d'évitement des acteurs qui souhaitent des auteurs qui souhaitent faire de l'optout euh et et nous souhaitons nous nous nous recommandons et et nous espérons que euh que ce secteur s'en saisira le développement d'une plateforme qui permette de mettre en contact euh les et en communication les ayant droits et des sociétés d'intelligence artificielle pour pouvoir discuter de l'utilisation et de la rémunération de leur création parce que autant on va dire un cinéaste ou une actrice spécifique à moins de capacité de négociation sauf à être je sais pas audre fleurau pour HPI ou ou ou vraiment un un un artiste ou un cinéaste très connu une personne individuellement a plus de mal à négocier quand je donne l'exemple du catalogue de Lina c'est aussi pour montrer que de manière collective on a plus de capacité à négocier donc ça c'est ce qu'on on recommande dans dans le rapport sur les aspects capital risque et investissement Philippe répondra mieux que moi sur les aspects souveraineté nous réfléchissons effectivement beaucoup dans le rapport au niveau de l'Europe on est sur des montants financiers qui sont énormes et et la France et le pays j'ai changé ce matin avec le patron d'Accenture en France et le pays qui insiste le plus sur une souveraineté à l'échelle de la France le le deuxième pays est peut-être l'Allemagne mais ils sont déjà plus pragmatique et je pense qu'il faut balancer le côté souveraineté avec la capacité à faire et qu'il est important de regarder par exemple pour les données quelles sont celles pour lesquelles on a vraiment des raisons importantes de vouloir les avoir sur le territoire français sur des serveurs français et celles pour lesquelles c'est juste pas viable économiquement de vouloir faire ça et et sur lesquels il est plus intelligent de réfléchir à le faire à l'échelle européenne ou de travailler avec des acteurs internationaux qui apportent aussi tout un un tas de de bénéfices donc c'est probablement une réponse partielle mais mais c'est un début de réponse à votre question non je CIS déjà je vais juste compléter un petit peu c'est c'est sur le côté public privé pourquoi il faut une implication publique bon j'ai parlé des externalités de croissance donc déjà la croissance c'est je je fais quelque chose et puis ça génère de la croissance donc ça c'est ce qu'on appelle une externalité en en économie mais c'est surtout si on fait rien nous nous faisons face à deux danger être dépourvu d'entreprises spécialisé dans l'IA et voir les entreprises existantes perdre en compétitivité et aucune entreprise aucun secteur n'est à l'abri des transformations li à l'IA et par le passé les les pays qui se sont tenus à l'écart d'une révolution technologique ont été déclassé au plan économique et dominé au plan géopolitique donc si oninvestit pas suffisamment dans l'IA et bien on va être perdant alors qu'on a des talents et qu'on a vraiment des atouts formidables donc il y a vraiment une bonne raison pour une investissement public mais l'idée c'est un partenariat public privé dès qu'on a construit les chemins de fer en France c'était un partenariat public privé hein donc l'idée n'est pas de dire c'est tout public et d'ailleurs le fond à 10 milliards d'euros comme le disait très bien Anne l'idée c'est que l'État on met 3 milliards d'euros parce que c'est un fond pour à la fois financer l'émergence de l'écosystème Dia et la transformation numérique de l'ensemble du tissu économique français et des services publics également parla tout à l'heure de la question de David c'est c'est tout ça qu'il faut transformer donc ça ça peut être entièrement le secteur privé donc il y aura 3 milliards d'euros de cap capitaux public et on veut on voudrait qu' pouvoir mobiliser 7 milliards d'euros de capitaux privé surtout par les grandes entreprises parce que chez nous on n pas euh il y a ce qu'on appelle en dans aux États-Unis les les investisseurs institution enfin Institutional Investor les investisseurs institutionnels fonds de pension et cetera nous on est moins bon sur fonds institutionnel donc on doit pasalier à cette insuffisance et ce et l'idée de ce fond qui serait de cette de ces 7 milliards qui seraient abondés par les grandes entreprises c'est d'essayer évidemment partie de palier au fait que nous nous ne disposons pas non seulement on n pas de capital risque on a on a capital risque est beaucoup moins développé qu'aux États-Unis mais on a on est également beaucoup moins développé que en matière de investisseur institutionnel et c'est pour ça que mais on a quand même voyez une balance c'estd on met 3 public pour mobiliser mais c'est ça c'est la politique industrielle moderne c'est que nous on a souvent une vision chez nous de la politique industrielle très colbertiste on sélectionne les gagnants la politique industrielle c'est c'est de dire j'investis dans certains secteurs mais je le fais d'une manière qui préserve la concurrence qui préserve l'ouverture on est très open source très ouverture mais on on on pousse en incite quoi comme la DARPA a pu le faire pendant la défense et l'espace aux États-Unis ou la barda dans les les vaccin on est tous là grâce à la Barna n'oublions jamais donc si c'est cette cette optique là que nous avons c'est-à-dire nous on un parce que si on nimpulse pas il va rien se passer mais en même temps on veut mobiliser le secteur privé avec les limitations que nous avons sur le fait que nous disposons pas entièrement des mêmes instruments on a que Don don qui existe notamment aux États-Unis pour financer l'innovation et notamment l'innovation dans li alors sur les données ben donc an a très très bien expliqué c'estàd qu'en fait il y a la logique la logique du règlement général de la production des données est une logique surtout expost c'est-à-dire que on laisse on fait confiance aux agents et expost on vérifie la logique informatique liberté et plutôt une logique excantée c'est-à-dire que il faut autorisation préalable l'idée c'est quand même d'aller plus vers la rgpd notamment pour les chercheurs parce que ce qui se passe dans les de santé moi je connais des chercheurs ils ont attendu 18 mois il se passe parce que l'acni il est débordé donc ils peuvent pas et la c'est très important de l'avir nous on veut la renforcer on veut la renforcer mais ils attendent 18 mois si tu attends 18 mois tu as perdu la partie quoi donc c'est tu comprends donc tu dois et et on veut quand même de l'innovation en santé parce que si on veut pouvoir guérir les cancers mieux soigner madame Kate Middleton mieux et cetera je veux dire demain ou les gens chez nous qui ont les je veux dire c'est c'est important l'innovation en santé on a envie quand même d'innover en santé et nous sommes très bons nous avons en France de formidables données de santé et et de formidables chercheurs et un corps médical extraordinaire donc on a on a en France on est on peut être les meilleurs dans ce domaine mais donc voilà donc l'idée c'est de c'est de dire on veut protéger mais on veut aller dans une logique qui ne bloque pas la recherche notamment dans les domaines de santé c'est pour ça qu'on veut passer plus à une basculer plus vers une logique rgpd également dans ce domaine puisqueavant il y avait l'autorisation préalable dans même pour pour qu'un chercheur utilise données de santé on pense que ça on peut quand même réformer dans ce domaine voilà ça je voulais juste mettre sur ces points là mais peut-être on attendit quelques autres questions on poursuis avec Arnaud Bazin merci calcul massif stockage massif c'était l'objet je crois de votre trisème recommandation vous n'avez pas dit excusez-nous calcul massif stockage massif ah oui d' voilà vous n'avez pas dit que tout le reste n'était que littérature parce que ça n'est pas le cas d'ailleurs mais en tout cas tout le reste est largement conditionné en matière de souveraineté de sécurité et cetera à ces aspects là donc je voulais que vous essayez peut-être très rapidement succintement bien sûr de tracer un petit peu le contexte de tout ça quelle part des investissements que vous avez évoqué pourra être réservé quel modèle là aussi public privé comment on fait rapidement pour en effet avoir ces capacités là parce que ça fait longtemps que cette cette problématique là et dans le paysage et elle est révélée aussi par par l'intelligence artificielle mais c'était déjà un sujet auparavant donc ça c'était ma ma première question et puis j'en ai une deuxième peut-être plus plus mineur euh vous n'avez vous avez un peu esquisser le le sujet de la dépendance de cette technologie à d'autres technologies par exemple un véhicule pourrait être conduit par l'intelligence artificielle pour autant qu'il y a des satellites qui soient là pour le guider euh on peut interroger où si à partir de notre PC un service administratif pour peu qu'il y ait suffisamment de débit et que le le réseau de fibre soit complet en état donc est-ce que vous avez exploré ça ce sont des exemples bien sûr c'est pas limitatif est-ce que vous avez exploré les fragilité les les zones de de risque de cette technologie lié aux technologies qu'elle requierent par ailleurs on va enchaîner mais on prend d' question Martine Berte merci beaucoup sur la question de la souveraineté don il y a le sujet des langues nous savons que l'anglais va prendre le dessus comment est-ce qu'il n'y a pas un risque pour la protection de nos langues comme la langue française pour laquelle déjà nous nous battons actuellement voilà comment voyez-vous l'avenir par rapport à cela est-ce qu'effectivement il y a un risque réel et comment pouvons faire pouvons-nous faire pour protéger nos langues merci Bernard fialer oui merci vous nous avez parlé de nos domaines d'excellence les mathématiques par exemple la santé aussi il y a un domaine dans lequel on n'est pas forcément excellent c'est l'éducation euh donc vous parlez tout l'enjeu de la diffusion et de de l'intelligence artificielle alors est-ce que ça passe déjà dans les choses très pratiques c'est les mathématiques bon on a vu qu'on allait renforcer un petit peu l'enseignement ça est-ce qu'il y a au contraire des enseignements spécifiques qu'il faut commencer à introduire est-ce qu'ils ont été repérés et comment on peut les faire diffuser et à quel rythme on vous laisse répondre à cette série de questions rass bien donc on va essayer de de répondre à tout ça sur le calcul oui c'est c'est quelque chose d'extrêmement important euh je discutéis récemment avec Mira Murati qui est la responsable technique d'Open AE qui disait en fait quand ils ont lancé chat GPT d'abord ils imaginent pas que il puisse y avoir un tel succès et donc le lendemain qu'est-ce qu'elle a fait elle a appelé chez Microsoft en disant j'ai besoin d'avoir un autre super computer parce que voilà on a tellement de gens qui se sont connectés que on a besoin de plus de puissance de calcul et clairement la logique notamment des modèles de langage c'est ça c'est d'avoir des puissances de calcul énorme et et de ce point de vue-là c'est important qu'on puisse donner aux chercheurs en France et en Europe et aux entreprise la capacité de travailler sur des puissances de calcul importantes tout en essayant de développer des approches qui peuvent être un peu alternatives c'est aussi pour ça qu'on pousse pour le développement de l'Open Source qui permet de de mutualiser du travail et de regarder comment faire des développements moins gourmands en capacité de calcul et par exemple les derniers modèles de Mistral sont beaucoup plus efficaces en terme de capacité de calcul par rapport à des modèles équivalent en terme de performance euh et euh euh c'est pour ça euh euh également qui nous paraît important de réfléchir à à à mutualiser l'approche et et l'utilisation de la puissance de calcul peut-être par des approches de gouvernance internationale en proposant soit de la mise en commun de puissance de calcul soit de faire appel à de la puissance de calcul des grands acteurs du cloud en leur demandant on peut appeler ça une taxe on peut appeler ça une contribution sociétale de de de faire appel à cela euh l'innovation également dans le domaine va permettre d'avancer les nouveaux modèles de Nvidia qui qui est le grand leader de la puissance de calcul sont des modèles qui vont permettre de de paralyser beaucoup le Tr travail et donc de de faire appel à à à à plus de puissance de calcul probablement avec moins de consommation énergétique et c'est très intéressant de voir ce genre de développement donc il y a de il y a du développement dans le domaine de la recherche et des produits il y a de la mutualisation il y a le fait de faire les choses de manière ouverte mais il y a aussi le fait de avoir l'accès à de la puissance de calcul en France et et en Europe euh peut-être sur la francophonie et sur la langue française donc j'ai parlé effectivement de d'accès d'avoir la culture et les valeurs je voulais aussi dire la langue bien sûr et c'est la langue française et la francophonie dans le cadre de la préparation pour le sommet de liya on on on réfléchit à un sommet à pardon à une route vers le sommet et et les rencontres de la Francophonie qui sont prévues à l'automne sont un un un un moment important dans lequel on va travailler à ce sujet-l il est important que des modèles de langage soient entraînés sur la langue française et de la même manière en Asie il y a une approche pour des développements sur les langues asiatiques et et et c'est tout à fait normal et il faut absolument pousser cela sur l'éducation je suis sûr que Philippe aura des choses à dire au-delà de la formation en mathématique en informatique en physique dans les dans les sciences il y a le fait d'attirer les femmes dans et les filles dans dans ces dans ces types de de d'enseignement on a vu qu'elles ont tendance à se désélectionner des filières scientifiques on voit aussi dans les différentes études sur le sujet que la motivation des jeunes filles est très souvent tirée par le la recherche de sens dans le dans le métier qu'elle cherche à exercer et donc expliquer que les mathématiques et l'informatique et intelligence artificielle permettre le développement de l'innovation en santé dans le domaine de l'éducation dans le domaine de l'environnement et est un vecteur qui nous paraît tout à fait prometteur pour essayer d'attirer plus de femmes et plus de filles dans dans ces domaines là et et c'est une des choses que que je voulais souligner il y aura d'autres questions et je veux laisser à Philippe l'opportunité de répondre voilà je vois juste tout très bien sur puissance de calcul bon donc tout le monde sait que c'est une partie un comp tournable de li générative et à ce jour et que ça évidemment tu as besoin de produire des des des semi-onducteurs la filière de composants semionducteur à destination du système Dia est extrêmement concentré à Taïwan notamment mais c'est pas une fatalité l'Europe et la France en particulier doit se positionner dans les sur les prochaines générations de semi-conducteurs et au regard de l'ampleur des investissements nécessaires l'intervention de la puissance publique est indispensable c'est un enjeu de souveraineté et de compétitivité qu tout ça c'est puissance de de de voilà importance de de le d'investir dans la puissance du calcul pour notre souveraineté euh sur le euh sur la formation euh je voulais simplement dire quelquel chose sur prévoir en terme de formation il y a plusieurs niveaux qu'on prévoit il y a un premier niveau qui est sensibilisé dès la petite école bons usages mauvais usages de l'IA déjà que que voilà les gens soient familiarisés alors donc on pense que dès la petite école ça devrait se faire et auprès du public on propose des cafés Ia des grands débats Ia dès le début pour sensibiliser la population ça c'est sens civilisation puis après il y a un autre niveau de formation plus spécialisé des questions qui étit posé on pense queil faut qu'il y ait de l'a dans tout c'est droit il doit y avoir un aspect Ia et droit chaque formation de l' dans l'enseignement supérieur on devrait avoir un aspect quel comment l'a s'articule avec cette spécialisation dans l'enseignement supérieur et puis il y a évidemment la formation de spécialistes Ia qui vont développer l'IA et qui vont le déployer dans dans les entreprises donc ça on a ces trois niveaux qui sont importants je voulais juste aussi dire un un mot ça peut-être pas é sur la concurrence moi j'étais il y a souvent la vision il y a des gens souvent qui opposent politique industrielle et politiqu de concurrence et moi je crois beaucoup au fait et c'est c'est ce qui se RET dans ce rapport c'est que il faut articuler politiques industrielle et politiques de la concurrence je pense que ça va devenir de plus en plus vrai en Europe on va on va articuler politique on va de moins en moins opposer politique industrielle et politique et ce rapport est un rapport qui propose à la fois qui est politique industrielle et politique de la concurrence en matière de concurrence en en particulier on sait qu'il y a des des segments par le Cloud est dominé par trois grands acteurs Amazon Google Cloud et et Microsoft et et les différents segments à Mont sont dominés par quelques acteurs ce qui plombe la croissance je disais tout à l'heure donc il va falloir agir sur la concurrence alors il y a il y a le côté le DMA vous savez le digital market Act donc ça c'est une très bonne chose ça empêche qu'une grande plateforme contrôleur d'accès ce qu'on appelle gatekeeper vis-à-vis d'un grand nombre d'utilisateurs n'abuse de cette position en empêchant des entrants potentiels de du d'accéder à ses utilisateurs le DMA doit être complété pour tenir compte de l'ensemble de la chaîne de valeur de l'a donc le DMA c'est très bien mais il faut il faut l'étendre donc ça n on est tout à fait on soutient cette démarche et et dans le même sens il y a tout ce qui concerne open source on est très pro open source dans ce rapport voilà on considère que l'ouverture de l'IA l'Open Source a de nombreus bénéfices le premier c'est que c'est cette trans transparence qui va avec de per avec l'ouverture facilite l'évaluation par des tiers et permet de mobiliser la communauté pour améliorer et sécuriser les modèles ça c'est un des premier gain de l'Open Source un deuxième gain de l'Open Source de l'ouverture c'est que ça facilite la personnalisation des modèles et donc leur adaptation à différents contextte notamment linguistique que vous mentionniez tout à l'heure et un autre avantage de open source c'est que ça permet de réduire l'empreinte environnementale quand elle évite que chacun ne réentraîne son propre modèle de fondation et enfin l'ouverture Open Source abaisse les barrières à l'entrée et permet entrée de nouvelles entreprises donc on est et nous et ça facilite ça favorise la concurrence donc on est très on a un aspect politique industriel mais on est très proc concurrence en même temps et je crois que ça c'est vraiment l'approche moderne de la politique industrielle c'est-à-dire d'être proc concurrence et pro politique industrielle et on peut tout à fait réconcilier l'un et l'autre voilà je crois que vraiment c'est une chose très importante que nous portons dans ce rapport c'est vraiment on est des deux côtés quoi on est proc concurrence et prop on n'oppose pas l'un à l'autre on ne on ne on on n'empêche pas souvent la politique de concurrence tout ê sectoriel d'État au nom de la politique de la concurrence ou bien ceux qui croi complèement ou bien ceux qui croi complètement la politique indurrielle certains disent non il faut pas la concurrence et il faut aider les entreprises en place au détriment de la concurrence donc nous on a vraiment une vision où on pousse les deux en même temps voilà alors j'ai noté que souit encore poser des questions Sylvie Vermeillet Pascal Gruny Anne Ventalon gislan s est-ce qu'il y a d'autres demandes et donc pour une voilà bon ben je vous propose qu'on prenne du coup les C dernières interventions donc Sylvie Vermeillet merci Madame et monsieurs les rapporteurs pour vous exposer euh vous avez commencé et moi alors je ne doute pas une seconde des bienfaits de liya hein je pose le cadre tout de suite dans dans tous les domaines quasiment mais vous avez commencé par parler du risque et moi je voudrais que vous dévelopliez un petit peu ces aspects je prends quelques exemples le risque du du Deep fake c'est-à-dire l'usurpation de l'identité de la donnée et est-ce que ça va nécessiter une une évolution juridique hein quelle sanction par rapport à ça qu'elle qu'elle maîtrise l'évolution par rapport à la fraude il y a pas de raison que les moyens euh dévolue à la fraude c'est-à-dire ceux qui la mettent en œuvre ne soient pas plus puissant que les moyens d'évolu à nos administrations comment est-ce que vous voyez ce rapport de force à l'avenir euh j'ai foi dans l'évolution que nos administrations sont en train de de développer mais je me dis qu'il y a pas de raison que les les trafiquants et et délinquants n'y mettent pas encore plus de moyens que nous euh le cadre légal aussi vous parlez vous dites vous êtes très Open Source euh par rapport lia acte et et quand même un cadre qui euh est quand même à regarder de près par rapport à à ce besoin d'Open Source et puis le fait aussi que l'Europe alors le développement euh de de la recherche souvent euh le militaire va de paire avec le civil et ça mène une puissance de frappe importante et il se trouve que euh l'Europe n'a pas de compéten en matière militaire est-ce que ça va pas être un frein le principal notre principal frein ne va pas être celui-ci c'est-à-dire que ce problème n'a pas n'existe pas ni en Chine ni aux États-Unis mais il existe en Europe nous n'avons pas ce couplage et cette puissance de frappe militaire cette cette compétence militaire européenne euh et puis pour finir une question qui va paraître naïve mais qui est très sérieuse c'est est-ce que le développement de l'intelligence de la machine ne va pas se faire au détriment de l'intelligence de l'homme merci Pascal grunny merci Madame la la présidente alors donc comme comme moi je suis rapporteur sur l'IA et les collectivités territoriales moi j'ai un sujet sur sur les moyens financiers de nos collectivités territoriales surtout que ces jours-ci on nous annonce encore on va dire de serrer la ceinture de nos collectivités euh forcément là il y a des des moyens engager que qu'on n' pas euh ne pas oublier aussi notre ruralité parfois souvent oubliée euh et qui n'a pas non plus souvent les les moyens la fibre qui arrive jusque dans les communes rurales comment on va faire et là où on ne peut pas aussi doublonner les les postes parce que vous avez parlé emploi bien entendu il va y avoir des emplois qui qui vont devenir on va dire inutiles mais on va pas séparer des personnes donc de ce fait- là forcément des moyens financiers qui vont être engagés et puis puis comme on a parlé ma collègue Sylvie Vermeillet la cybersécurité parce que aujourd'hui quel que soit le le département les communes on a des attaques je dirais pratiquement quotidiennes qui viennent de de l'extérieur donc comment on se on peut se se protéger sachant que on a l'état civil qui est en gestion dans les dans les commune rural et donc c'est c'est une donnée qui est assez essentielle donc voilà sur sur sur ce sujet-là au niveau ensuite des emplois euh on sait très bien que l'automatisation la robotisation ça a transformé en fait les emplois ça en a supprimé et souvent sur sur des personnes qui ne sont pas qualifiées ou peu qualifié et qui ont parfois aussi pas les moyens de se se former parce que ben voilà il ils ne peuvent pas le le faire donc on va encore mettre des personnes de de côté que que nous on a tous dans dans nos départements et qu'on qu'on retrouve souvent bénéficiaire du du RSA et qu'on ne sait pas en fait les mettre devant des des emplois donc d'où une question aussi sur sur l'éducation nationale est-ce qu'elle est prête parce que moi je j'ai fait un voyage au Danemark il y a déjà maintenant plusieurs années peut-être 4 ans 5 ans les enfants de la maternelle sont déjà dans un commencement d'apprentissage du codage chez nous çaen est où ça l'apprentissage du codage parce qu'on en a déjà déjà parlé plus d'une fois et si les enfants doivent être formés au codage les enseignants moi j'ai dans ma famille les enseignants ils savent pas de quoi de quoi on parle donc donc ça c'est vraiment complexe et puis à côté de ça aussi dans l'entreprise aussi la formation professionnelle continue est-ce qu'on trouve aussi les les centres de formation est-ce qu'ils sont au bon niveau pour pouvoir accompagner les personnes qui vont pouvoir justement prétendre soit aux emplois liés à l'IA soit d'autres emplois à à côté voilà mes questions merci oui merci moi je souhaiterais s'il vous plaît revenir sur le sujet de la santé euh effectivement la santé est un bon terrain pour l'intelligence artificielle vous avez parlé de l'innovation en santé aussi et la production massive de données en santé est une aide précieuse pour la pratique médicale donc les perspectives sont pleines de promesses euh on a donc je suis rapporteur du volet santé l'intelligence artificielle et notre système de santé donc c'est vrai qu'on a vu au travers des des différentes auditions que de nombreux domaines sont il y a de domain de nombreux domaines d'application mais que on est encore à un stade expérimental alors même si les si les perspectives sont pleines de promesses on a parlé des craintes on a parlé des potentiels mais je retiendrai le potentiel de transformation du service public de la santé qui est souligné et que vous avez encouragé donc je souhaiterais quelques mots votre analyse au travers de vos travaux et dans votre rapport est-ce que vous pensez que l'intelligence artificielle est une opportunité pour lutter contre les déserts médicaux et ainsi dans la pour lutter les pour lutter contre les difficultés d'accès aux soins voilà donc moi je viens d'un département rural je viens de l'Ardèche nous sommes loin de centre universitaire donc il y a des des craintes au niveau de la pratique mais en même temps on peut pas faire comme s'il y avait pas cette révolution qui s'accélère comme vous l'avez souligné tous les deux merci bien écoutez je vous souhaite beaucoup de chance pour répondre à toutes ces questions non mais moi en fait finalement j'en ai j'en ai une mais qui est pas des moindres c'est c'est l'impact environnemental en fait j'ai j'ai pris connaissance de votre rapport il y a il y a juste finalement de de de deux pages qui répond à Liam met-elle en danger la planète alors déjà non ce sera pas la planète qui est en danger c'est plutôt nous l'humain qui qui sera comm en danger mais la planète elle continuera quel qu'il soit même si euh euh au passage on on va bien l'abîmer mais en tout cas d'une manière globale moi je crois que évidemment il y a un gros potentiel de de l'a il y a un gros potentiel notamment sur la question de la transition écologique mais c'est de l'œuf et de la poule c'est-à-dire qu'il va falloir euh euh investir moi euh je voudrais savoir si malgré tout il y a des études un peu sérieuses sur euh bah le développement de cette technologie égard euh au bah au plan euh national d'adaptation au réchauffement climatique c'est-à-dire est-ce qu'il y a une modélisation et si on est en capacité aujourd'hui de dire si on va pouvoir répondre à ses objectifs on sait qu'il y a une énorme consommation énergétique qui bien évidemment va être occasionnée et et d'ors et déjà on sait qu'on a atteint les six six limites planétaires sur neu on sait qu'il y aura énormément de de consommation d'eau de silice de terre de terres rares euh réellement très concrètement est-ce que du coup la projection que que que vous nous faites est tout à fait compatible en fait avec avec les limites auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui je pense que c'est une question qui qui me semble indispensable de se poser d'autant plus que vous dites que bien évidemment on pourra jamais donner l'accès à l'a aux 5 milliards d'utilisateurs de Google ce qui engendre ensuite l'accès à l'a et du coup un accès social ENF un traitement social de de de ces données merci madame la Présidente oui une question vous savez que la souveraineté c'est quelque chose qui me tient à cœur et justement on parle rarement de hardware alors que c'est extrêmement important sur l'IA j'ai vu des chiffres qui expliquaient que 6 % de la production des semionducteurs étaient en Europe donc on part vraiment de loin et c'est pour ça que je m'interroge sur votre chiffre de 7 milliards d'euros d'investissement en 5 ans car le budget RD en 2023 de Nvidia c'est 7,4 milli d'euros et donc comment on fait pour créer une nouvelle filière une filière une nouvelle filière comme elle est quasi inexistante alors que Nvidia investit 7 milliards d'euros en en red alors queux ils ont les installations les talents le savoir-faire l'expérience et donc moi ça me paraît assez court est-ce que vous avez pas minimiser cet investissement pour ne pas faire peur au commissairees des finances comme moi qui sont présents ici et euh une deuxième question et oui et par rapport à ça j'étais étonné aussi que l'on n'it pas été interrogé dans votre si si ah ils ont été auditionnés il été auditionnés si si absolument d'accord ok il me semblait il me semblait que non et eux il s'étent intéressés au hardware donc c'est pour ça que je trouvais ça dommage mais si ça a été le cas très bien et une dernière question très rapide vous avez pas parlé de li acte quel est votre avis notamment sur son application en France ça me semble quand même important parce que vous parlez quand même pas mal de simplification administrative et moi j'ai peur que l' au contraire ça ça contraigne un peu trop notre action donc je voulais avoir votre avis merci merci madame la Présidente je voudrais à mon tour vous vous interroger vous sur à la fois l'ambition des des des conclusions de de votre rapport et et surtout la mise en perspective concrètement de de ces de ces objectifs vous avez à la fois émis un certain nombre de de propositions celle notamment de de pouvoir créer un un budget dédié à la recherche Ia euh et puis mis en perspective à la fois ce ce partenariat public privé indispensable au vu de l'écosystème de de l'IA euh et également de l'enjeu de souveraineté et donc euh à la fois de euh de pouvoir se poser la question de la de la ressource euh énergétique euh évidemment de de matières premières également de sur les sur les semi-conducteurs sur toute la la partie industrielle également de de l'IA est-ce que dans dans votre rapport au au vu de de ces deux thématiques vous avez esquissé un un pilotage euh c'estàdire dans la pratique parce que comm comme comme bien souvent et comme je le constate malheureusement souvent dans dans les rapports il y a beaucoup d'ambitions il y a beaucoup de choses qu'on met en perspective puis après ben on a un peu rappelé euh si je puis dire par la réalité politique et euh vous avez parfois des injonctions contradictoires entre certains services qui qui font au final les les les les objectifs ne sont absolument pas atteints je crois que si enfin si je pose cette question c'est parce que je pense qu'on ne peut vraiment pas passer à côté de ce sujet pour pour notre pays en terme de vous l'avez mis en perspective pour la la stratégie de de souveraineté euh à à à questionne aussi quelque part notre avenir notre avenir en terme de souveraineté intellectuelle en terme de de de de souveraineté de recherche de de et industriel et donc économique euh et donc je pense que ce ce voilà ce cette perspective aussi de programmation doit à mon sens être au au cœur des des réflexions pour qu'on on puisse véritablement atteindre ces ces objectifs ambitieux que vous nous donnez merci à vous on ben vous courage oui donc face à ces questions très faciles je vais essayer de répondre à quelques-unes je vais commencer par les risques euh vous avez raison et vous avez été plusieurs à à les souligner euh même si le le ton le le le rapport est d'un d'un optimisme raisonné il y a des risques on les regarde on les prend en compte on pense que c'est important de les regarder de les étudier et de regarder comment il faire face je vais pas pouvoir répondre à à toutes vos questions mais par exemple le sujet des deep fakes il y a à la fois une approche qui peut être une approche technologique ou juridique il y a des technologies comme le watermarking dire qu'une vidéo a été générée par de l'intelligence artificielle et et le faire de manière publique c'est important néanmoins bien sûr condamner les usages qui ne qui ne sont pas des bons usages dans le cadre des élections ou des fraudes dans les entreprises il il y a beaucoup d'usage potentiel bien sûr il faut faire ça euh on pense également qu'il faut favoriser la familiarité des gens avec ce type de de fraude et ce type de risque et que c'est pour ça qu'on propose dès la maternelle de faire une formation à je ne sais pas est-ce que cette image du pape dans une doudoune de luxe blanche est-ce que c'est une vraie image du pape ou est-ce que c'est un faux est-ce que la photo de Kate Middleton c'est grave d'avoir un petit peu retouch ch une photo de famille ou pas ça c'est des discussions qu'on peut avoir très tôt et qu'il faut qu'on développe dans toute la société très tôt et également chez tous les citoyens de tous les âges et ça ça fait partie des choses qu'on recommande de faire dans les cafés il a dans des lieux de débat au plus proche des gens de tous les âges pour pouvoir aborder ces sujetsl peut-être un dernier mot sur les risques je pense aussi qu'il faut qu'on se dotte en France de lieux pour réfléchir à ses risques pour faire de la recherche et puis pour participer au débat public et à la formation et je voulais mentionner une initiative de l'enss et de Dauphine qui est la création d'un Institut Ia et société qui a été créé en décembre dernier et l'idée c'est de faire de la recherche qualitative solide sur ces sujets-là de manière indépendante donc ce n'est pas un institut financé par un des grands acteurs de la tech américaine ou autrees et de ne pas rester au stade de la recherche mais vraiment d'apporter ces connaissances là au débat public au pouvoirs public aux entreprises aux citoyens pour pouvoir avoir une une parole euh rationnelle sur tout sur tous ces sujets-là donc c'est peut-être ce que je ce que je dirais je pourrais en dire beaucoup plus mais sur la partie risque sur la partie eact euh il a été voté nous nous considérons que nous le prenons en tant que tel ce qui nous paraît important c'est de réfléchir à la mise en œuvre et à ce que sa mise en œuvre se fasse de la manière la plus pertinente et la plus simple possible euh sans ajouter des loureur administrative et c'est difficile bien sûr parce que il faut une certaine compréhension un peu technique de l'intelligence artificielle pour le faire au mieux mais ça nous paraît important d'engager des discussions euh en se rendant bien compte que il y a des intérêts des deux côtés mais d'engager des discussions avec des chercheurs et avec des représentants d'entreprisees pour voir comment mettre en œuvre cette régulation de la manière la plus pertinente possible c'est aussi pour ça qu'il faut de la recherche publique euh indépendante et de qualité et que tout le monde ne parte pas euh dans le privé pour pouvoir aider les régulateurs euh euh à faire ça euh sur les aspects financiers emploi Philippe répondra bien bien mieux que moi euh sur la partie impact environnemental on a regretté de pas pouvoir la traiter mieux euh euh parce que bien sûr c'est un sujet majeur euh c'est un sujet sur lequel il y a à la fois un côté il y a un impact environnemental de la puissance de calcul des volumes de données de l'utilisation du développement et de l'utilisation de l'intelligence artificielle en terme de consommation énergétique de consommation d'eau de terre rare et d'impact carbone et où il y a aussi la capacité d'utiliser ces modèles-l pour optimiser la consommation énergétique la consommation d'eau les intrants en agriculture donc il y a les deux euh faces de de de de ce sujet comme comme souvent euh c'est difficile de regarder la première partie parce qu'en fait on a très peu de données d'où notre recommandation sur le fait d'avoir de la transparence sur les impacts environnementaux aujourd'hui ce qui est mis en avant par les entreprises euh c'est l'efficacité c'est la rapidité ce sont des des des critères technologique et technique d'utilisation des modèles d'IA nous pensons que il faut également rendre visible et et et puis bien sûr il y a le prix aussi mais donc pour une entreprise ou une collectivité pour pouvoir choisir d'utiliser un système d'IA on pense qu'il faut qu'il y ait ces critères là et qui ait aussi des critères d'impact environnemental et aujourd'hui ça n'existe pas et nous regrettons que ça ne soit pas dans les actes notamment et c'est une des recommandations du du rapport et après il faut aussi inciter la recherche et le développement de solutions plus frugal moins consommatrice d'énergie et pour cela les grands modèles de langue dont le le but est de pouvoir faire le plus de choses poss possiblees quels que soient les champs d'application ont une limite structurelle et donc pouvoir réfléchir à des modèles plus verticaux plus spécifiques qui correspondront plus d'ailleurs à à à des capacités de de de leadership de de l'industrie ou d'acteurs français dans certains domaines c'est aussi quelque chose qui qui nous paraît important et peut-être le dernier point sur le pilotage je pense c'est une question extrêmement importante qu'on a peut-être pas suffisamment prise en compte dans le cadre de la Commission on s'est dit on nous demande des recommandations on va faire des recommandations et euh et et j'aimerais bien vous retourner la question de comment est-ce qu'on peut faire pour aider le gouvernement le Parlement le Sénat à à à à piloter cela est-ce qu'il faut qu'on demande à à à avoir en tant que commission tous les 6 mois une revue de ce qui se passe est ce qu'il y a d'autres manières de faire votre expérience là-dessus je pense nous serait précieuse é ben vraiment très juste ce que ce qu'a dit Anne donc intelligence machine intelligence humaine bon l'idée ce qu'on veut au maximum c'est que ça nous serve d'outil c'estàdire que que voilà que ça ça ça permett d'économiser du temps sur les tâches rébarbatives pour donner davantage de temps aux tâches créatives et c'est ça qu'on veut alors il y a des emplois qui évidemment la plupart des tâches vont être rendu et là il va falloir former et recycler c'est pour ça qu'il faut il faut un marché du travail très bien organisé parliez du Danemark tout à l'heure moi c'est un peu mon modèle personnellement parce qu'on sait qu'au Danemark le système marche très très bien ils ont un super Pôle emploi avec des gens qui forment vraiment parce que les gens ont des assurances chômage généreuse mais formation puis ensuite tu dois on te propose des emplois si tu refis voilà ils ont un système de je pense que nous on va devoir améliorer notre système de notre organisation du marché du travail peut-être en s'inspirant du du modèle danois ou je sais pas formation Flexi sécurité nous on parle en tout cas beaucoup dans le rapport du dialogue social aussi on pense que l'IA peut être un outil peut favoriser aider le dialogue social je pense qu'on a un gros problème en France c'est que le dialogue social n'est pas aussi bon qu'il est en Allemagne ou qu'il l'a dans d'autres pays et je pense que là il y a un manque à gagner je pense que l' on pense que l'IA peut jouer un rôle à la fois il faut que les acteurs soient informés de Lia et lia peut permettre d'économ peut aider les les partenaires sociaux à se à se voilà être informé à pouvoir vraiment jouer leur rôle de partenaires sociaux et cogérer dans dans l'entre jeis on pense que ça c'est quelque chose très important euh sur l'éducation bon on est d'accord il va avoir une réforme à faire alors là moi je j'ai une double casquette là je parle pas en tant que enfin je normalement je suis dans le comité scientifique du ministère de l'éducation mais j'ai pas pu y aller beaucoup parce que je on était concentré sur ce rapport et on essae bon voilà il y a une enfin on essaie de de d'améliorer de faire en France que ce que les Portugais ont réussi à faire les tests PISA ont grimpé au Portugal noun noocrate a été une figure très importante il fait partie du comité scientifique ici maintenant de les ministaire d'éducation voilà il y a des choses que nous pouvons faire qu'il faut faire et effectivement il a c'est sûr que les maths par exemple c'est très important d'avoir un minimum de culture et et même de Les Mathes concrètes quoi dire il y a beaucoup de gens réfléchit la méthode Singapour on parle de beaucoup de choses pour rendre les Matthes concrètes et et et et l'a et les mates concrèes quoi je crois que ça c'est l'effort qui est fait dans ce domaine lia ne fait que renforcer la nécessité de d'aller dans cette direction euh euh sur le climat anne a déjà expliqué c'est c'est vrai que d'un côté il y a ceux qui qui disent ben lia peut être une solution enfin aider à au problème à la solution de problème environnemental optimisation de la gestion d'eau d'électricité d'un Tran et ça permet aussi peut-être plus facilement aux entreprises c'est que pour passer à l'innovation verte il va falloir mettre au rebut pour passer de la production polluante à la production à l'innovation verte il faut mettre au rebut des biens capitaux il faut il y a un coût et en général les entreprises qui ont beaucoup innové dans les technologie polluant dans le passé tend à continuer d'innover dans les dans les technologies polluantes dans le futur il y a ce qu'on appelle une dépendance au sentier nous pensons que l'IA peut aussi permettre réduire ce coût de transition voilà et et et donc il y a une réflexion qui doit être menée là-dessus moi j'ai tout un autre côté de ma recherche qui est sur le l'innovation verte mais nous pensons qu' a ce qu'on appelle cette dépendance au sentier que l'IA peut aider à réduire ce ce coût cette inertie des entreprises qui ont innové dans le dans les technologies polluantes et qui ont du mal à à passer à à l'innovation verte voilà donc ça c'est donc évidemment par ailleurs li a ben c'est c'est évident que que ça consomme et que donc il y a les deux il y a les deux côtés de l'IA mais là à nouveau l'innovation sert je crois beaucoup dans l'innovation qui qui réduit les coûts énergétique de de Lia voilà donc il y a tout un débat en soi sur Ia et c'est vrai qu'on a consacré quelques pages parce que je pense que ça mérite un rapport en soi il a et environnement moi je moi je m'intéresse donc aux deux beaucoup et et donc je serais ravi d'interagir avec ceux qui sont en charge de ce rapport parce que je travaille beaucoup sur l'innovation verte donc je serais ravi euh euh sur le sur le le le pilotage je voulais juste rajouter donc anne a très bien expliqué il faut on a besoin de vous et moi je pense qu'il faut qu'il y ait des sujets en France où il y ait l'Union nationale quoi je veux dire je je pense vraiment qu'il y a des sujets où on doit tous voyez en Irlande ils ont un système il y a beaucoup de choses que je critique sur l'Irlande mais ils avaient mis en place une commission croissance à une époque et qui et il y avait alternance voyez mais qu'il y ait un parti de conservateur un parti euh social-démocrate au pouvoir cette commission continuait quoi et donc on savait qu'on avait un objectif moi je pense que lia ça doit faire partie de ça ça doit être quelle que soit votre appartenance politique c'est évident vous parlez de risque mais le grand risque c'est de passer à côté quoi il faut surtout pas que alors que on est tellement bon donc ça on a on veut tous que la France soit grande et et je pense que l'a doit être un sujet d'union nationale donc le le président s'en en partle le Sénat le le le l'Assemblée nationale et les partis dans leur ensemble se mettre comment on peut ensemble quel que soit il y aura des changements politiques il y aura des alternances il y aura des mais que sur l'IA et bien on a un objectif commun on doit être on a les moyens d'être très bon en France on est très bon des Yann Lequin il y a Yann Lequin mais il y en a d'autres de Yan Lequin on est très bon et on peut vraiment faire une grande différence et il faut qu'on s'affirme et par de là les alternances politiques ou les divergences il y a des sujets sur lesquels ça peut pas être uniquement sur les sujets militaires ce qui est très important mais euh c'est aussi important pour moi que le militaire lui a au moins aussi important et et on doit pouvoir se réunir et faire une union nationale là-dessus je crois que c'est vraiment un sujet parce qu'il faut prendre conscience que si on passe à côté c'est notre influence sur le plan international qui va baisser on va on va devenir moins influent et et ça serait dommage alors qu'on est tellement bon jeis vraiment un petit peu le voilà je crois que c'est un ça serait très beau que sur ce sujet là pardelà nos divergences on on se dise ben voilà on on fait ça ensemble quoi et on veut ensemble arriver et on a les moyens de le faire quoi voilà je voulais juste repartir avec un peu d'optimiste de cette audition parce que je peux vous assurer que toutes les sensibilités politiques du Sénat travaillent à l'intelligence artificielle que ce soit à l'OPEX ou à la délégation à la prospective et aussi à la délégation collectivité territorial donc c'est vraiment un sujet qui est embrase toutes les composantes politiques de de notre hémicycle et peut-être parce que vous nous avez tendu une perche vous comment est-ce que vous feriez pour faire de l'évaluation alors nous dans notre rôle de législateur en fait effectivement on vote la loi mais après chaque rapporteur ou même au niveau plus général on va faire un contrôle déjà de l'application est-ce que les décrets les arrêtés ont été pris dans les délis fixés et ensuite est-ce que ça fonctionne ou pas donc effectivement certainement que vous vous devez un peu vous autosaisir de voir les suites qui vont être données à votre rapport dans 6 mois dans un an H et après peut-être voilà faire de la contrepb si vous estimez que ce que vous avez porté n'est pas entendu au moins demandez qu'on vous explique pourquoi alors qu'on vous a institué en tant que commission il y a eu beaucoup d'écho sur la remise de votre rapport pourquoi est-ce qu'il ne se passe rien derrière ENF en tout cas nous c'est comme ça qu'on qu'on agit c'est notre mission en fait aussi ben merci à tous pour votre participation merci merci à tous M