Où va le PS ? avec Chloé Ridel
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Chloé. Bonsoir Jean. Merci d'être avec nous Chloé.
Je précise que tu as par le passé été chroniqueuse de la formidable émission Backit. Beaucoup de plaisir à revenir. Bah ça fait plaisir de te revoir.
Comment ça va ? Ça va. Écoute un peu fatigué parce que tu sais on est en plein congrès socialiste.
Tu vas nous en parler. Effectivement, le Congrès du Parti socialiste est en train de se tenir. Aujourd'hui, avait lieu les votes sur avait lieu oui les votes sur les textes d'orientation du parti.
Euh les résultats provisoires qui ont été communiqués, c'est que la le texte d'orientation d'Olivier Fort, le premier secrétaire sortant, est de 42 % des voix. Derrière Nicolas Meer Rossignol à 40 % des voix et enfin dernier Boris Valot 18 % des voix qui est donc éliminé. Euh le vote sur le premier secrétaire aura lieu le 5 juin prochain et verra donc s'affronter Nicolas Mayer Rossignol et Olivier Fort le sortant.
Est-ce que les zapp ne zappez pas ? Ouais effectivement. Est-ce que les chiffres que je viens de donner sont ceux que tu as aussi euh Chloé ?
C'est tout à fait juste. Olivier Fort et le courant qu'il porte est arrivé en tête avec 42 % suivi du texte d'orientation qui est porté par Nicolas Mayer Rossignol qui est arrivé à 40 %. Et je veux ici dire que c'est une baisse notable par rapport au dernier congrès qui était le Congrès de Marseille où euh le texte de Mayer Rossignol et d'Hélène Geoffro qui maintenant était uni face à face à nous face à Olivier Fort, ils ont perdu 11 %.
Olivier. Alors, j'allais te demander c'est quoi ton interprétation du coup de ce résultat ? Bah, l'interprétation de ce résultat, c'est que l'orientation que nous avons porté avec Olivier Fort est arrivée en tête, que les 18 % de Boris Vallot, si on parle de la stricte orientation politique, est très proche de la nôtre.
Euh, une ligne qui veut que le Parti socialiste reste ancré à gauche, que le Parti socialiste se place et œuvre à un rassemblement de la gauche. Cette ligne là, si on ajoute le score de Boris Vallot au nôtre, fait aujourd'hui 60 % des militants du parti. Alors, si vous ajoutez le score de Boris Vallot, est-ce que c'est sûr que Boris Vallot va se rejoindre à votre texte à vous ?
Je rappelle que tu soutiens Olivier Fort. Moi, j'ai j'ai même écrit euh le texte d'orientation d'Olivier Fort et j'ai je l'ai défendu tout au long de ces ces derniers mois parce que si je suis entrée au Parc socialiste, moi c'était mon premier congrès au Parc socialiste. Euh c'était aussi pour apporter mon soutien à Olivier Fort et pour défendre cette ligne.
Donc je l'ai fait dans le cadre de ce congrès et j'espère que Boris Valot va faire un choix premièrement et qu'il va faire le choix deuxièmement de de nous rejoindre. OK. Il y a quoi dans sa motion à lui Boris Vallot ?
En quoi il se distingue ? Parce que je je vois bien Nicolas Mailler Rossignol, voilà, Carole Delga, tout ça là. Mais Boris Vallot, lui, proposait quoi comme alternative ?
Boris Valallot, il faisait beaucoup de propositions sur le fonctionnement du parti. Il proposait et à très juste titre, on proposait la même chose d'ailleurs de recréer un institut de formation militante et de réflexion. Jusqu'en 2017, on avait la fondation Jean Jorè, vous savez, je sais pas si ça vous dit quelque chose, qui s'est ensuite complètement autonomisé, qui a même appelé à voter Macron et cetera.
Donc le Parti socialiste avait perdu euh toute structure en fait de formation et de réflexion. Donc Boris a fait des propositions en la matière, il voulait aussi qu'on crée un média mais sur le fond de la stratégie et de l'orientation politique, c'était tout à fait similaire à la nôtre. Il critique il critiquait aussi, il disait que le Parti socialiste ne travaille pas assez sur le fond justement que OK, il y avait eu des progrès qui avaient été faits de fa sur les sur les scores électoraux mais que sur le fond le parti socialiste avait arrêté de penser justement et qu'on ne savait plus bien où il se situait parce que il y avait eu l'hégémonie de la France insoumise sur la gauche, l'hégémonie intellectuelle et que le Parti socialiste n'avait pas engagé ce travail.
Mais en fait c'est c'est ça moi ma question c'est aujourd'hui est-ce que vous êtes capable de nous dire mais le le PS pense quoi aujourd'hui notamment sur les questions économiques ? Il se situe où ? On entend tout le temps le mot de rupture.
Moi parce que je travaille beaucoup sur le Congrès en ce moment donc j'appelle les uns les autres et ils ont tous le mot rupture à la bouche. Mais alors rupture avec quoi ? Comment ?
On sait jamais. Je suis d'accord avec vous que ce mot de rupture beaucoup loin à la bouche et moi j'aime bien qu'on parle concrètement de ce qu'il y a derrière. Nous ce qu'on porte au parc socialiste, c'est une politique de rupture vis-à-vis de la politique macronisme menée depuis 7 ans qui a conduit, pardon, il faut que je parle d' Tu peux tirer le micro vers toi si tu veux. qui nous a conduit dans une société de l'héritage où l'héritage, le capital est aujourd'hu moins taxé que le travail.
On a fait des milliards de cadeaux fiscaux à des grandes fortunes où on a laissé détériorer les services publics et donc au Parc socialiste, nous on assume cette politique de rupture avec cette politique économique et sociale. Là, nous sommes des écoosocialistes et ça c'est quelque chose que l'on que l'on affirme quand Boris fait cette ce reproche de dire que le Parti socialiste n'a pas assez travaillé. Moi, j'observe qu'on a un groupe à l'Assemblée nationale qui travaille.
C'est par exemple la députée Fati Kelloashi qui a porté le repas à 1 €. C'est Philippe Brun qui avait porté la nationalisation de DF. Euh dans nos niches socialistes à l'Assemblée nationale, on a réussi à faire adopter beaucoup de lois très concrètes de progrès pour les pour les Français.
Aux élections européennes, on avait rédigé un programme, c'est même moi qui avais en partie tenu la plume. Donc on avait travaillé. Peut-être que on a des choses à améliorer sur le plan du faire savoir euh pour imprimer dans l'opinion.
Mais il un signal envoyé, on a une pensée, c'était de pas avoir voté la censure. C'était un signal envoyé au niveau du faire savoir là. C'était étonnant.
Alors, apparemment, c'est quoi ? C'est Philippe Brun qui a dit "Non, ça va, il y a des arrangements. Apparemment avec Bau, ça peut le faire." C'est lui qui a fait ce travail de conviction en interne.
Bah vous, je rappelle quand même que vous étiez pour la censure. Alors moi, j'étais pour la censure, mais la non censure qui a été décédée sur le budget et non pas sur la politique du gouvernement Baou, c'était une noncensure qui visait à laisser passer un budget et à permettre à la France d'avoir un budget dans un contexte où chaque jour nous étions harcelés par des associations, des petites entreprises qui sans budget ne pouvaient pas tourner et où si on avait fait tomber le gouvernement Beou, on se serait réenclenché dans un cycle d'un mois, potentiellement 2 mois où on aurait un un autre premier ministre de droite voire d'extrême droite. Donc la décision qui a été prise sur la noncensure du sur le budget n'est pas excusez-moi une ligne politique qui voudrait dire comme l'ont affrimé les les insoumis et moi je trouve que c'est profondément malhonnête que d'avoir fait ça parce que ni les écologistes ni les communistes d'ailleurs ne nous ont reproché ça. n'est pas le parti socialiste qui devient un soutien du gouvernement Bayer.
Ça a été perçu comme une stratégie de distinction à l'intérieur. J'étais pour la censure encore une fois mais je ne dis pas que la non censure équivaut au Parc socialiste qui rejoindrait le gouvernement Bou. Non, j'ai pas dit ça.
J'ai dit c'est stratégie de de de distinction à l'intérieur de l'espace de la gauche en dire nous on est les raisonnable, nous on veut pas le blocage et là bah ce que tu dis c'est un peu les élus locaux, le le PS comme syndicat d'élus locaux qui a voté en disant bah moi je veux pas de blocage quoi. D'ailleurs, on est les raisonnables, on veut pas le blocage. Je crois pas que ce soit que les élus locaux.
Je pense que c'est aussi les députés qui qui sont interpellés, qui sont pas des élus locaux, qui sont des élus de nation qui sont qui sont interpellés. Euh c'est pas du tout au niveau local, même si tu as raison de dire que ça paralisais grandement les collectivités locales et les collectivités locales, c'est des pourvoyeus de service public très quotidien pour les gens et qui ont besoin aussi de de pouvoir tourner. Sincèrement, cet épisode là, moi je l'ai je l'ai mal vécu hein.
J'ai trouvé que c'était particulièrement difficile euh parce qu' il y a les différentes positions pouvaient se comprendre. Il y avait besoin d'un budget pour la France. Ce budget était mauvais, brutal, mais on avait aucun levier pour le changer davantage.
On a on a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Enfin voilà, c'était une situation compliquée. Mais encore une fois, je veux répéter que ça n'est pas une ligne, ça ne fait pas une ligne pour le Parti socialiste qui serait non opposé ou pas dans l'opposition au gouvernement.
Bou Éméilio, non mais j'entends ce que vous disiez, mais pour continuer justement ce travail de de définition, vous avez dit deux mots que je trouve extrêmement intéressants, c'est le mot capital et c'est le mot nationalisation. Euh on connaît l'histoire récente du Parti euh socialiste de 2012 à 2017. On a connaît la ligne politique qui a été celle du du mandat Hollande d'accommodement du libéralisme, de politique de l'offre et cetera.
Alors première question, est-ce que le Parti socialiste aujourd'hui a vraiment définitivement rompu avec cette politique-là ? Et deuxème question, quand on parle de choses concrètes derrière la rupture, est-ce que ça peut passer par des nationalisations, par exemple de banque pour financer pour financer l'activité économique ? Est-ce que c'est l'instauration de droit de douane concrètement justement, qu'est-ce que vous mettez derrière ?
Alors déjà, moi je je fais partie d'une nouvelle génération qui est arrivé au Parc socialiste euh moi tout début 2023 euh et qui n'a rien à voir, pas comptable de Hollande avec la période de François Hollande, mais je le dis et moi mon parcours politique est le suivant. Euh je suis venue à la politique assez tardivement et via l'engagement associatif parce que comme toute une partie de génération de militants de gauche, je ne voyais pas euh l'intérêt de rejoindre un parti politique dans une dans le contexte d'une gauche très morcelée et cetera. Bon et donc j'ai d'abord fait mes armes militantes dans le secteur associatif.
J'ai d'abord voté Mélenchon. J'avais 21 ans, j'ai voté Mélenchon. J'avais 25 ans, j'ai voté Mélenchon en 2012 et 2017 et c'est pas grave.
Et je l'assume tout à fait. Oui, mais par contre par contre déjà dès le soir du second touré 2017 à la réaction de Jean-Luc Mélenchon, ça m'a posé un premier problème. C'était quoi sa réaction Et tout de suite après, c'était une non acceptation de de de la la défaite et j'étais une fervante soutien de sa de sa campagne.
En fait, mes questions et ensuite et je te réponds non mais et ensuite en 2018, je me suis vite aperçu que ce monsieur-là n'était pas à la hauteur de sa responsabilité historique. Moi je vous le dis, je me suis sentie trahi en tant que à l'époque électrice de Mélenchon parce que j'ai compris que il ne voulait pas faire gagner la gauche et rassembler largement, mais qu'il voulait d'abord et avant tout tuer le PS. Et à l'époque le PS c'était pas mon problème.
C'était pas mon problème. Si vous voulez, je fais partie d'une génération qui veut que la gauche gagne dans ce pays. Et donc j'ai fait le choix bien après de rejoindre le Parti socialiste parce que je pense qu'il fallait renforcer aussi cette partie de la gauche dans le cadre d'un rassemblement de la gauche pour qu'on puisse arriver à créer une majorité de changement d'alternative de progrès social, écologique, démocratique.
Alors, il y avait la question d'Ém. pour vous dire, moi je fais partie de cette nouvelle génération et donc quand on me ramène à François Hollande, oui, je n'en suis pas comptable et je rappelle c'est un député de chez vous quand même Olivier Fort. Oui, tu as raison.
Mais à l'époque, son soutien pendant le Nouveau Front populaire ne nous a pas gêné et n'a gêné personne puisque ça nous permettait d'élargir et de parler, d'espérer parler à une majorité de Français. Olisier Fort a fait un inventaire d'ailleurs du quinquena de François Hollande en en en posant les termes. Donc la politique économique qui est la nôtre, moi telle que je la vois, elle est dans le pragmatisme.
C'est d'ailleurs que par exemple sur la question d'Arcelor Mital, le Pariste a pris position très clairement en faveur en faveur de la nationalisation d'Arcélorital dans un contexte où Arcelor Mital français depuis des années et des années en faisant miroiter à l'État qu'il allait à Dunkerk créer un site pour faire de l'acier vert, donc de l'acier décarboné avec de l'hydrogène euh que ça ça coûte ça coûte des centaines de millions d'euros d'investissement et que dans un contexte où on continue de laisser entrer de l'acier à Bakou et produits au charbon de Chine et d'Inde. Il y a aucune il y a aucun monde où Arcelor Mital va décider de garder son site à à Dunker Kerkque. Donc le gouvernement s'est fait balader par Asszor et dans ce contexte nous on est pour évidemment en tout cas prendre des mesures d'urgence pour mettre des droits de douane et stopper l'invasion de l'acier qui provient d'Inde et de Chine et d'investir résolument dans l'acier vert parce qu'il faut pas non plus abandonner un modèle européen qui serait à la fois souverain et capable de produire son propre acier dont on a besoin pour la construction, pour le bâtiment, pour les les voies ferrées, enfin vous savez. et en même temps avec un modèle écologique qui est le nôtre et et qu'on doit et qu'on doit défendre.
Donc c'est ça n'est qu'un exemple pour répondre à ta question. Clémarx euh oui, vous dites que du coup vous êtes détourné de Jean-Luc Mélenchon, déçu de Jean-Luc Mélenchon et du coup vous avez fait le choix de d'aller dans un parti qui du coup passe beaucoup de temps à taper sur Luc Mélenchon et qui va peut-être élire Nicolas Meer Aignol. Est-ce que c'est vraiment ça du coup la victoire de la gauche ?
Euh peut-être élire euh Nicolas Mayerosignol, je crois pas. Je pense que là on peut être plutôt confiant sur euh sur l'inverse comme je le disais. Euh il y a quand même un paquet de gens qui 60 % 60 % des militants du PS qui ont choisi une orientation qui n'est pas la sienne.
Donc euh moi j'ai de bons espoirs que à la fin notre partie choisisse l'orientation qui est celle qui est celle d'Olivier Fort et que je partage. S'il gagne vous restez. Comment gagne vous restez ?
Moi, je reste dans tous les cas puisque euh on a cette culture quand même démocratique au Parti socialiste. Moi, je je constate qu'elle est qu'elle est très forte chez les militants. J'ai fait ce congrès en me déplaçant partout en France, en faisant des assemblées générales de débats dans tout le pays et on a on débat, on s'engueule, on n'est pas d'accord mais à la fin il faut respecter ce qui est sorti des urnes.
Mais c'est vrai que une des questions qui est au cœur de ce congrès, c'est la question pas seulement de la ligne du parti, mais aussi de sa stratégie d'alliance. Euh est-ce que l'avenir du Parti socialiste va se faire euh avec ou sans Jean-Luc Mélenchon, avec ou sans ce qui restera de des Macronistes ? Euh par exemple, si demain il y avait une dissolution, est-ce que tu peux nous affirmer que euh il n'y aurait pas de nouveaux nouveaux Fronts populaire ?
Ben ça en tout cas euh c'est quelque chose qui qui semble avoir été tranché dans le cadre de ce congrès. Nous on a fait la proposition en tout cas pour les élections municipales et les élections présidentielles. Tu as raison de dire que pour les élections législatives euh bon mais signal il est clair là-dessus.
Lui il dit non. lui dit, il l'a dit ce matin, je crois je crois qu'aujourd'hui l'ensemble des militants socialistes euh disent non et nous euh on s'accroche à vouloir construire un rassemblement à ce avec ceux qui veulent bien se rassembler, qui sont dans une dynamique positive euh où on s'attaque d'abord à la droite et à l'extrême droite plutôt que de s'entretuer entre partie de gauche. Et donc je pense que la ligne du rassemblement qui l'a emporté dans ce congrès est une ligne de rassemblement de la gauche hors Mélenchon.
Il y a un autre de vos Il y a un autre de vos amis et partenaires euh c'est Raphaël Gluxman qui lui dit "Ben en fait, quoi qu'il se passe, il y aura une candidature social-démocrate, c'est-à-dire gauche gauche centriste, quoi. Et euh lui pareil, il va falloir le raisonner s'il y a un truc d'union, vous pouvez le tenir." Raphaël Gluxman on voit que non mais à l'époque du NFP, il avait dit lui, il était sur le plateau de France 2 en train de dire Capclair, "Non, non, plus jamais d'union avec les autres." Pendant ce temps-là, vous vous étiez déjà en train de travailler avec les autres.
Bon ben, est-ce que c'est possible de le calmer ? Vous pensez encore ou comment ça peut se passer ? Alors moi ce que je pense c'est que si on rejoue le match des gauches irréconciliables en 2027, on est mort.
Voilà. Et donc je m'oppose à quiconque joue ce match, que ce soit Mélenchon ou Raphaël Luxman s'il est parti dans cette direction là. Il a l'air parti.
Ouais. Euh c'est la voie, c'est la route vers la défaite. Aucune euh solution euh des gauches irréconciliables ne peut l'emporter.
Si c'est Mélenchon qui va dans son sillon sur ce même thème-là, ça ne l'emportera pas puisque euh ça ne gagnera pas puisqueaujourd'hui Jean-Luc Mélenchon, s'il arrive à se qualifier au second tour, même s'il y a échoué par trois fois au second tour, c'est quasiment impossible qu'il l'emporte. C'est ça. Tous les sondages sont très clairs sur le sujet puisqu'il a accumulé une forme de rejet de sa personne qui est très fort dans le pays.
Et de la même manière, si vous avez une autre candidature à gauche qui est dans ce discours des deux gauches irréconciliables, elle se passe du soutien de toute une partie de la gauche qui ne veut pas de ce discours là. Et du coup, soit elle ne gagne pas, soit elle gagne mais avec le centre et le centre droit. H et donc à ce moment-là, ça n'est pas le programme de rupture avec la politique menée depuis 7 ans que nous voulons.
Et donc la seule façon pour une vraie alternative de gauche de l'emporter en 2027, c'est d'arriver à construire une candidature commune et à dépasser cette logique des gauches irréconciliables. Moi ce que je veux porter et j'espère qu'on sera nombreux et nombreux à le porter, c'est de montrer qu'il peut exister une gauche en même temps comme le dit Raphaël Luxman démocratique européenne et aussi qui porte une radicalité de vision et de transformation sur le programme peut-être de commencer par le programme commun d'imaginer un programme commun une plateforme et régler après l'histoire du c la raison pour laquelle dans ce congrès nous avons proposé la création d'une plateforme commune qui aura d'abord vocation à être une plateforme programmatique, se mettre d'accord sur un programme sur aussi quelques grandes mesures parce que la gauche a toujours gagné en affichant et en projetant vers le pays des grandes mesures en 80. C'était la 5e semaine de congé payé, c'était la retraite à 60 ans, c'était la dépénalisation de l'homosexualité, les radios libres et en 97 quand Jospin a gagné c'était bah vous votez pour la gauche, vous aurez les 35 heur et puis vous aurez les emplois jeunes et cetera.
Donc il faut que cette plateforme commune là elle elle crée un élan populaire autour d'abord d'identifiants programmatiques et ensuite que elle se mettent d'accord sur un mode de désignation d'une candidature commune. Alors on parle beaucoup de 2017 ce travail avait été fait. Ça faisait 2 ans que Jospin parlait avec les deux autres avec les autres parties de la gauche pour faire un programme machin.
Là j'ai pas l'impression que ça se parle énormément. Ça se parle beaucoup, ça je peux vous le dire, mais en fait si vous avez des personnalités très fortes à gauche qui ne se mettent pas dans ce jeu-là, vous voyez bien que les choses sont rendues difficiles. Mais moi, je compte sur l'aspiration qui est très très largement majoritaire parmi le peuple de gauche pour une une union la plus large possible sur des bases qui soient claires de programme et et que cet élan là va tout emporter.
Mais cet élan là, il faut encore qu'on le crée et qu'on l'organise. Éméilio, mais vous vous nous dites qu'effectivement vous avez raison 1980 les socialistes, c'est c'est toutes les toutes les mesures sociales de de Mitteran. Il y avait il y a Josepin.
Euh moi je sais aussi parce que j'ai eu une version euh antérieure de celle qui a été publiée du programme du nouveau Front populaire et dans le programme du nouveau front populaire au départ il y avait une 6e semaine de congé qui a été retirée parce que les socialistes n'en voulaient pas. Euh et ben moi j'en voulais moi. Et tu as vu hein ?
Je sais qu'il était aussi question de nationalisation. Elles ont disparu du programme du nouveau Front populaire. C'est pas mon obsession les nationalisation mais c'est mais c'est des marqueurs non mais c'est des c'est des marqueurs politiques euh et justement c'est c'est ces mesures qui réenchantent les les élector l'électeur de gauche.
Si c'est pas les la 6e semaine de congé payé, si c'est pas les nationalisations, c'est quoi ? Pardon, c'est plein d'autres choses. Ah oui, non mais c'est l'augmentation des salaires, c'est la taxation du patrimoine, la taxe Zucman qu'on a tous porté à l'Assemblée nationale et qui va bientôt arriver au Sénat d'ailleurs.
Euh c'est la planification écologique, c'est euh le fait de plafonner les prix du gaz et de l'électricité. Il y a plein plein de choses à porter dans ce pays. Je veux dire, on est dans une on est on est dans une société, je le redis, de l'héritage où vous avez le travail qui est accès à 45 %, l'héritage à 6 %. euh où vous avez l'école qui est dans un état et les hôpitaux qui sont dans des états exangles.
Donc on a plein plein de plein de choses à à apporter et je pense que alors pendant le NFP, c'est pas tant ça qui était ressorti que le SMIC a 1600 €. Euh mais moi je pense que si on doit faire des propositions pour le pouvoir d'achat parce que c'est aussi ce qui permet de concurrencer l'ERN sur un terrain électoral très important et puis voilà c'est il faut il faut comprendre que c'est la première préoccupation des Français. Moi je pense que l'augmentation des salaires ne suffira pas aujourd'hui.
Il faut baisser tout ce qu'on appelle les dépenses contraintes, les loyers et ça je vais y revenir, le l'énergie, le transport, donc la voiture ou tout autre type de transport et l'alimentation. Et quand on regarde toutes ces dépenses contraintes là, elles ont pour ce qui est du logement mais explosé ces dernières années. Et pour la jeunesse aujourd'hui, c'est devenu quasiment impossible soit de se loger et encore pire de devenir propriétaire.
Il y a une inégalité générationnelle sur le sujet qui est hallucinante. Donc la gauche, elle doit vraiment vraiment prendre à bras le corps cette question du logement du loyer en mettant égalité de classe surtout sur le logement. C'estàd que là en effet le logement intergénérationnel si on prend les grandes métropoles comme Paris par exemple où tu as eu enfin un triplement des prix et de la valeur des logements en 30 ans, je crois.
Je ne suis pas propriétaire à Paris mais par exemple si tu acheté un D'accord. Mais c'est une classe précise qui a les logements, qui possède les logements. Donc comment on casse ça ?
Comment c'est quoi la mesure forte pour dire aux gens non ça suffit, tu n'as plus quatre appartements que tu loues trop cher à des étudiants. On on fait autrement. Comment on casse ça ?
Alors moi je pense que d'abord il y a on peut on peut plafonner le nombre de cumul d'appartements dans une même ville pour un même propriétaire. Il y a des gens en fait c'est c'est montré c'estàd que tu as une très infime minorité de propriétaires qui possèdent 100 % des logements apparis qui les cumule. Tu as la taxation des plus-values puisque pourquoi les gens cumulent ? parce qu'il des fonds des plusvalu spéculatives sur les logements et quand il s'agit de la résidence principale par exemple, elle n'est pas taxée.
Pour la résidence secondaire, elle est taxé mais on pourrait faire des taux voilà beaucoup plus élevés de taxation de la plus-value et puis ensuite il faut agir sur tout ce qui est plateforme de location, Airbnb, même si Airbnb, moi j'ai j'ai plein de gens chez moi dans le gare. C'est pour eux c'est un complément de revenu. Il y a plein de gens qui partent en vacances en mettant leur logement sur Airbnb.
Donc il faut différencier ceux qui l'utilisent pour mettre du beurre dans les épinards et ceux qui en fait en font un métier. Hm hm. Euh donc il y a tout un programme de de comment dire de de reconquête populaire de son droit à la propriété et au bien être bien logé queon peut porter.
Il y a aussi tout ce qui est habitat collaboratif qui permet de redynamiser les petites villes et les centres de villes moyennes. En fait, dans ces villes-là en France qui maille toute la France, les petites villes hein, je te parle même de village. tu as des centres villes, des centrebourgs abandonnés où tu as généralement des sortes de petites maisons de ville où tu peux mettre plusieurs appartement qui permettent si tu y loges plusieurs personnes ou ménage de pas de partager la voiture, de partager l'électroménager.
Aujourd'hui, chacun a chez lui ou chez elle son sa machine à laver, par exemple. Moi ma machine à laver personnellement, je suis toute seule dans mon appartement, je l'utilise pas tous les jours ni toute la journée. Je peux je peux je peux partager.
C'est Non mais on peut on pourrait beaucoup voilà ça c'est l'habitat. Bon, on peut en parler pendant des heures mais il y a plein de propositions à mettre sur la table. Je reviens sur je reviens sur la question de la méthode.
Tu l'as dit tout à l'heure, il faudra bien trouver une méthode de départage pour une candidature à l'élection présidentielle. On a reçu sur ce plateau François Ruffin la semaine dernière. Françis Ruffin, tu le sais, qui lui aussi appelle de ses vœux primaire.
Est-ce que le Parti socialiste pourrait rejoindre euh une initiative qui irait vers l'organisation d'une primaire à gauche ? Mais à ce stade, ça n'est pas ça n'est pas arrêté parce que nous ce qu'on propose et c'est l'orientation qui qui a été validée hier à 60 %, c'est la création de cette fameuse plateforme commune et il faudra que le mode de désignation que ce soit une primaire, que ce soit un conclave comme l'a proposé Lucié par exemple que ce soit une convention citoyenne, tu on peut on pour aussi dire qu'à priori ça nous a réussi parce qu'on a sorti Luas qu'elle est qu'elle est très forte, mais il y a plusieurs modes de désignation qui sont possibles. La primaire est un mode et François Ruffin a pris position sur celle-là, mais il faut que ce soit l'objet d'une discussion collective.
En fait, moi ce que j'ai envie de dire, c'est que il faut que chacun se rende compte que d'abord l'extrême droite est à 40 %, elle n'a jamais été aussi haute dans notre pays. Elle n'a fait que progresser depuis 2022, que le total gauche lui est à 32 % et qu'il n'y a pas d'hégémonies à gauche. Donc ça ne sert à rien que d'un côté les insoumis veuillent absolument prendre les gémonies sur le PS ou que de l'autre côté le PS veulent absolument prendre l'hégémonie.
Il faut avancer dans un cadre collectif. Donc avec la France insoumise avec la France insoumise av ram parce que encore une fois nous prenons acte du fait que Mélenchon a acté depuis très longtemps que de toute façon il y aurait une candidature insoumise à l'élection présidentielle et que nous n'avancerions pas avec eux. Ça c'est quelque chose qui étranché.
Il y a un truc que je comprends pas. Je comprends que vous ce que vous me dites sur la présidentielle avec les insoumis parce que Mélenchon serait candidat. On fait de la politique fiction demain.
L'alliance de Ruffin Luxman si tentez qu'elle existe, arrive au pouvoir et après qu'il y a eu une il y a eu deux candidatures à gauche. Avec qui vous gouvernez ? parce qu'en fait le le le nombre de députés a priori qui seraiit issus de cette alliance ne vous permettrait à priori pas d'atteindre une majorité absolue.
Donc qu'est-ce que vous faites de la France insouise ? Sur quelle avec quelle majorité vous gouvernez demain ? Bah ça c'est vrai que c'est une une question qui qui se posera.
On gouverne avec un pacte de législature. Ça franchement c'est un peu tôt pourrait y répondre. Là on est quand même dans la politique fiction.
Moi, je pense que il est possible d'accéder au second tour en rassemblant euh de Ruffin avec Luxman comme le veut la formule consacrée et que sur cette base, on peut arriver à élargir au second tour et à l'emporter. Euh voilà. Et après la dynamique d'une élection législative dans ce cadre-là, nul ne peut l'anticiper.
C'est pas que de la politique fiction parce que en fait là je pose la question sur les législatives mais les municipales. Nicolas Maignol a dit pas d'alliance au deuxème tour de fusion de liste avec les insoumis dans les municipales. Il se trouve que la question elle va se poser que y compris si c'est Olivier Fort qui gagne ce congrès.
Est-ce queil y aura les socialistes et les insoumis pourront faire des fusions de liste au municipal justement pour gagner des villes peut-être conquérir des villes à la droite parce que c'est comme ça l'objectif à la fin. Moi je pense que effectivement pour les municipales, c'est une échéance qui est cruciale pour toute la gauche. Si on n pas une bonne dynamique aux élections municipales, on sera mal parti pour les élections présidentielles.
Donc les municipales, c'est la première des priorités. Et euh dans les élections municipales, c'est quand même pardon moi je veux pas passer ma soirée à parler de la France insoumise très sincèrement. Euh c'est eux qui ont mis pour objectif quand même d'avancer des candidats dans des villes actuellement tenues par la gauche et partout.
Donc voilà, la division elle se fait sur cette base là mais après chaque ville a ses spécificités. Je ne je ne sais pas dire quelles seront les dynamiques de rassemblement au second tour. Est-ce que ça dépendra de qui a en face ?
Par exemple, si on prend l'exemple précis pour je veux bien répondre à ta question euh de Villenneuve Saint-George avec euh c'est lui c'est c'est lui qui a c'est lui qui a refusé hein. Il y avait une voilà, il y avait une négociation de second tour qui a été euh qui a été il y avait le PS à la table, les écolos, les communistes. Oui.
Non mais surv Saint-George, c'est les la France insoumise qui porte en grande partie la responsabilité de la nonfusion. Ça promet en tout cas pour les élections euh pour les élections positif. Ouais carrément.
Je je précise que tu as confondé en 2018 une association qui s'appelle mieux voter. C'était ça l'engagement dont tu parlais tout à l'heure, mieux voter qui milite pour le vote au jugement majoritaire. Euh est-ce que tu es est-ce que tu défends toujours cette idéel ?
Est-ce que c'est un truc qui est porté par le PS ? Euh mieux voter, c'est une association qui qui militait pour des modes de scrutin plus démocratiques et innovants dont le jugement majoritaire. tu as raison.
Mais dont d'autres euh ont porté aussi beaucoup ce qu'on appelle le mode de scrutin par approbation H qui conviendrait très bien à une primaire pour moi. H Tu peux nous expliquer ce que c'est s'il te plaît ? Donc scrutin prè approbation, les militants peuvent approuver autant de candidats qu'ils le souhaitent et à la fin c'est le candidat qui a le plus de voix d'approbation qui l'emporte.
D'accord. Donc ça ça évite le vote utile. Si tu apprécies plusieurs candidats, tu peux tous les approuver si tu le souhaites.
Euh tu n'as pas à choisir ou à faire des stratégies pour pour voter utile. Et c'est simple. Voilà, le candidat qui a le plus d'approbation l'emporte.
Donc dans le cadre d'une primaire où a priori les électeurs apprécient plusieurs candidats, c'est un mode de scrutin idéal et à un seul tour de vote. OK, d'accord. Il en veut pas, il a déjà dit c'est trop compliqué. de de ce serait un bon moyen pour faire la synthèse au Parti socialiste.
Non, ce serait pas un bon moyen pour faire la synthèse au Parti socialiste. Le le vote par approbation. Le vote par approbation, pourquoi pas ?
Non, j'en sais rien. Euh d'ailleurs, tu peux nous rappeler la la prochaine étape euh ce qui va se passer le 5 prochain, comment ça va fonctionner ? C'est quoi l'élection ?
Hm hm. Donc hier, c'était une élection sur les textes, donc l'orientation politique, les orientations politiques et sont qualifiés pour l'élection du 5 juin les deux premiers signataires des deux textes arrivés en tête. Donc fort et ma rosignol et l'élection portera sur l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste.
Sur les sujets internationaux, tu as signé une tribune publiée dans la tribune dimanche, c'était le 10 mai dernier sur le sujet de Gaza. Le mot génocide n'y apparaissait pas. Il y avait à la place à la place l'expression nettoyage ethnique.
C'est quoi le bon terme aujourd'hui pour toi ? Moi, j'emploie le terme de génocide parce que je pense que toutes les caractéristiques juridiques sont malheureusement réunies pour qualifier ce qui se passe à Gaza ainsi. Et la tribune dont tu parles était une tribune transpartisane où on essayait de réunir le maximum de députés possible, y compris pas de gauche et de la Macronie autour de l'objectif de reconnaître l'état de Palestine.
Parce que Emmanuel Macron organise une conférence internationale avec l'Arabie Saoudite en juin et on veut le pousser à ce qu'il tienne sa promesse de reconnaître l'État de Palestine. Voilà. Et donc c'était bloquant pour certains signataires si le mot c'était bloquant pour les signataires, les élus macronistes notamment.
Oui. D'accord. Des informations pour savoir si ça va fonctionner cette tribune.
Bah on verra ça au mois de juin. En tout cas je pense que je pense que même chez eux il y a il y a quelque chose qui a changé. Moi, je j'ai j'ai cigné cette tribune au retour d'un voyage que j'ai effectué il y a 2 semaines en Israël-Palestine où je suis allée en Siordanie palestinienne, où je suis allée à la frontière avec la bande de Gaza, où je suis allée à Jérusalem pour rencontrer des militants palestiniens et israéliens qui se battent pour la justice et pour la paix.
Qu'est-ce que tu retiens de ce voyage ? Je suis revenue assez en colère euh pour ne rien te cacher. La situation là-bas est dans une impasse euh est dans une impasse.
Ça veut pas dire que c'est désespéré, mais on a laissé les choses progresser de telle façon que 90 % de la Jordanie palestinienne aujourd'hui est colonisée par Israël. Que cette colonisation est organisée par le gouvernement israélien à Jérusalem Est en SJordanie. que à Gaza se déroule ce qu'on ne peut pas qualifier autrement à mon sens aujourd'hui qu'un génocide et que vous avez un gouvernement israélien d'extrême droite messianique dont le projet est de faire le grand Israël du fleuve à la mer comme le Hamas voudrait faire la grande palestin ces gens étaient déjà là il y a quelques mois qu'est-ce qui a changé récemment et moi je suis revenu très en colère du fait que l'Union européenne pendant des décennies n'a rien fait h euh que je suis élue d'un Parlement qui est le Parlement européen où vous avez une très grande majorité de députés qui se disent pour la solution à deux États, un État israélien, un État palestinien qui vivent en sécurité, en égal dignité, côte à côte, mais que il y a très peu de gens qui concrètement agissent pour cela parce que agir pour la solution à deux États aujourd'hui, c'est stopper la colonisation Jordan, sanctionner le gouvernement israélien, décréter un embargo sur les armes, suspendre la Corse d'association entre Israël et l'Union européen pas juste le réviser et reconnaître l'état de Palestine.
C'est ça aujourd'hui. Justement sur cet accord, on en est où ? C'est faisable sur la suspension de l'accord.
Sur la suspension de l'accord par exemple, on met beaucoup je rappelle que on parle d'un accord de coopération entre l'Union européenne et Israël, coopération commerciale, économique, culturelle, je suppose aussi avec les universités et cetera. Et aujourd'hui donc se pose la question de la remise en question de cet accord. Je te laisse continuer.
Absolument. Et ça a été très compliqué d'en arriver là. Parce que faut vous rendre compte que depuis que je suis élu député européenne le 9 juin 2024, donc il y a presque 1 an, nous n'avons adopté aucune résolution sur Gaza ou sur Israël Palestine.
Rien. Pour débattre même de la situation à Gaza, on en a été empêché plusieurs fois puisque chaque fois la droite et l'extrême droite s'y opposaient. La seule chose dont on a débattu mais avec ferveur, c'était est-ce que il fallait retirer les financements de l'Union européenne à l'agence de des Nations- Unies pour le soutien au réfugiés palestinien l'UNRA parce que l'Union européenne est le premier financeur à la fois de l'UNRA et de l'autorité palestinienne gen mais jamais on a parlé de la colonisation, jamais on a parlé de ce qui se passe à GA, rien.
Donc il y avait comment vous dire une sorte de silence et de complicité ahurissante parce que les États membres de l'Union européenne étaient divisé donc l'Union européenne était silencieuse et la haute représentante pour les affaires étrangères ou bande derleyenne ne s'exprimait pas sur le sujet et ne prenait aucune position et donc on a finalement réussi à obtenir la révision de l'accord d'association. Révision mais pourquoi pour regarder quoi que vérifier que la clause droit humain de l'accord d'association n'est oui pas respecté. C'est c'est manifeste donc il faut le suspendre sur le champ.
Mais tout est un combat. Moi, il y a un combat que je porte, c'est de sauver la Cour pénale internationale face aux sanctions américaines qui ont été prononcées contre la Cour par Donald Trump parce que suite à ça, suite à parce que la Cour pénale internationale a délivré un mandat d'arrêt contre contre le Hamas, mais aussi contre Benjamin Netaniaou pour crime de guerre et crime contre l'humanité à Gaza. Que Trump n'a pas supporté que son allié soit ainsi ciblé par la justice internationale et que par conséquent, il a décrété des sanctions qui aujourd'hui menacent la Cour pénale internationale de mort.
Le procureur de la Cour n'a plus accès à ses mails, n'a plus accès à ses comptes bancaires. Le membre les membres américains du personnel de la cour sont menacés d'être arrêtés s'ils retournent dans le dans leur pays aux États-Unis. Les banques, les assurances, les services informatiques qui coopéraient avec la cour ne veulent plus coopérer puisque ils ont des sanctions américaines.
Donc concrètement euh il y a un risque de mort. Ça fait des mois qu'on alerte et qu'on demande à la commission de faire une simple chose, c'est d'activer ce qu'on appelle le règlement de blocage qui est un règlement européen qui permettrait de bloquer les faits des sanctions américaines et donc de permettre à la cour de continuer à fonctionner pour pour suivre ces recherches là. Par exemple, elle a dû suspendre la course, ses enquêtes au Soudan ou en Ukraine euh et elle ne le fait pas.
La Commission européenne ne le fait pas parce que Ursula Vanderleenne bloque. D'accord. Voilà.
Euh Arian euh oui. Qu'est-ce qui a pris aussi longtemps au PS pour pouvoir un peu plus clairement dire l'horreur de Gaza et de prononcer dans votre cas le mot génocide ? Je veux dire comment ça se fait que sur un parti qui potentiellement comme vous le dites se voudrait de rupture on puisse pas parler avoir un discours anticolonial clair ?
Comment est-ce qu'on peut pas aussi mettre en perspective avec l'histoire coloniale d'Israël et cetera tout de suite ? Mais tout de suite, pardon, Olivier Fort, donc le Paris socialisme par la voix d'Olivier Fort s'est exprimé très clairement d'abord pour dire que les attaques du 7 octobre étaient des attaques terroristes et non pas une offensive armée comme l'a dit le communiqué de la France insoumise dans le cadre 2. D'accord ?
Donc on a été clair sur la qualification des attaques du 7 octobre et c'était important si on est consistant dans une approche où on veut trouver une solution politique à ce conflit. Et dès le lendemain euh lors du premier débat à l'Assemblée nationale sur le sujet qui avait lu, je crois le 10 ou le 11 octobre, Olivier Fort a pris la parole dans l'hémicycle et vous pouvez retrouver sa prise de parole puisqu'elle est publique pour dire qu'il fallait un cesser le feu immédiat et que la punition collective du peuple palestinien était exclu. Mais on a assisté par contre et ça je suis très en colère parce que vous voyez les positions que moi je porte et que je tiens sur ce sur ce sujet et qui sont celles d'un internationalisme et d'un humanisme conséquent et sans géométrie variable.
J'ai constaté que pendant des semaines, Manuel Bompard et des élus de la France insoumise allaient dire sur tous les plateaux télés que le Parti socialiste était un soutien inconditionnel de du gouvernement d'aniagou. C'est un mensonge et hanonté qui a été répété d'antenne en antenne et qui fait qu'il y a toute une frange militante, pas le pays parce que personne ne m'en parle sauf euh quand c'est dans les franches militantes qui pensent ça du Parti socialiste. Personne euh à la direction du Parti socialiste euh n'a été ambigu vis-à-vis du gouvernement israélien et de ses actions.
Oui. Alors vous avez dit que vous voulez pas parler de la France insoumise toute la soirée, mais là le premier la première chose que vous dites directement c'est parce que je sais d'où ça vient. Je sais d'où ça vient parce que moi je je sais ce que mon parti fait et pense et les prises de position qu'il prend et c'est là-dessus que nous entendons de ce que j'ai entendu des prises de position du PS tout de suite après le 7 octobre et et pendant très longtemps après, j'ai pas du tout été convaincu par votre discours anticolonial.
Ah bah ça c'est autre chose de pas être convaincu. Moi je vous cite des exemples très précis que là le discours de lis fort toutes mes prises de position à moi. Vous pouvez aller vérifier après si vous êtes pas convaincu.
Vous n'êtes pas convaincu. Le mot génocide par exemple, il arrive un an et demi après. Euh pour pourquoi maintenant et pas il y a un tu sais que par exle dans l'UA, on a publié des les premiers papiers qui en parlait, c'était dès janvier 2024.
Pourquoi maintenant ? C'est en avril 2023 que la Cour internationale de justice, me semble-t-il parle de risque génocida. Voilà.
Et à partir de ce moment-là, nous parlons de risque de génocide et qu'il faut le prévenir parce que c'est ce que prévoit la convention sur les génocides. Et donc c'est la parole qui risque de génocide. Et génocide, c'est pas la même chose.
Et là aujourd'hui, vous nous avez pas dit il y a un risque de génocide, vous nous avez dit c'est génocide. Oui, parce que il y a une intentionnalité qui a été prouvé euh depuis singulièrement depuis que l'arme de enfin que la fin est utilisée comme une arme de guerre contre les Palestiniens euh depuis le 1er mars que le blocus humanitaire est en place. Est-ce qu'il faut prendre des sanctions contre Israël ?
Bien sûr qu'il faut prendre des sanctions contre Israël et ça c'est l'Union européenne qui a le pouvoir de le faire. l'Union européenne avait été capable de prendre des sanctions très rapidement contre contre la Russie et là elle n'est pas capable de le faire contre Israël. Pourquoi ?
Parce que les sanctions de l'Union européenne se prennent à l'unanimité et que unanimité de qui ? Des États. Des Étatsmembres.
Aï ! Et il y avait eu des problèmes avec la Russie avec le véto par Victor Orban. Mais là, vous pouvez être sûr que monsieur Urban qui a d'ailleurs annoncé son retrait de la Cour pénale internationale et qui a accueilli Benjamin Netaniaou il y a un mois ne validera jamais des sanctions.
Donc euh il faut que ces sanctions se prennent sur le plan national mais de façon bilatérale. C'est possible mais ça aura moins d'impact contre des entreprises contre contre des médias contre c'est des entreprises qui opèrent par exemple dans les territoires colonisés de de 6 Jordanie. C'est contre des responsables du gouvernement israélien.
On est capable il y a des propriétés en France comme il y avait pour les oligarques russes peut-être aussi. Il y ce genre de chos il y a moins ce genre de choses. Mais vous dites qu'il y a des entreprises françaises qui trava aujourd'hui opèrent en 6 jordie occupé.
Ce sera la dernière question. Oui, ça a été documenté. Ça a été documenté par un mouvement qui s'appelle Boycott Israël et qui documente que des entreprises comme Carrefour par exemple peuvent opérer peuventer en 6 jardie occupé.
Donc des sanctions contre les colons, contre les ministres qui sont responsables, notamment ceux qui tiennent des propos génocidaires de façon répété. Euh et quelque chose qu'il faut obtenir tout de suite. En fait, moi ce que j'ai constaté aussi sur le terrain de la part de Palestiniens bien sûr, mais aussi d'Israéliens, alors d'Israéliens militant pour la justice et pour la paix, hein, je dis pas tous les Israéliens, mais qui nous disait "Aissez, reconnaissez l'État de Palestine, sanctionnez notre gouvernement parce qu'ils ont conscience que eux-mêmes ne seront jamais en sécurité dans leur pays et ne pourront jamais vivre en paix si les Palestiniens n'ont pas le même droit que de vivre en paix et en sécurité.
Merci beaucoup Chloé Ridel d'avoir accepté de venir sur le plateau de Back. Merci d'être venu répondre à nos questions. [Musique]
Chloé Ridel