Les Matins de France Culture - Michel Barnier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment jugez-vous l'annonce d'une remise à plat de la fiscalité française ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Cette réforme fiscale ne risque-t-elle pas d'apporter plus d'instabilité ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelle pédagogie pour faire accepter des efforts fiscaux ?
- 12:00OuverteRéponse directe
L'éco-taxe est-elle une mesure européenne imposée ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Quelles avancées pour l'union bancaire d'ici Noël ?
- 20:00OuverteRéponse directe
La BCE est-elle trop frileuse dans sa politique monétaire ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
où bonjour michel barnier bonjour je rappelle que vous êtes commissaire européen au marché intérieur et aux services depuis le 10 février 2010 que sans doute vous verra qui sait je ne sais encore les choses ne sont pas jouées dans le fauteuil pour être du président de la commission à partir du printemps prochain à la place de monsieur barroso mais c'est une histoire dont nous parlerons tout à l'heure vous êtes très actif sur ces questions de marché intérieur services financiers shadow banking union monétaire européenne ne parlerons de tout cela avec vous dans un instant mais que vous n'êtes pas sans savoir que la france donc boucle son budget un budget d'ailleurs qui a été saluée fêté par la commission européenne à ceci près qu'à comme sur pen a failli parler comme pierre moscovici en parlant de pression fiscale sans doute un peu trop importante mais enfin tout de même il s'agit après tout de réduire le déficit du pib de 0,5 point et d'alléger les charges sur les entreprises enfin bref on sait que les ménages devront faire des efforts est devant ces efforts la grogne les bonnets et autres tracteurs en vue sur paris je parle ans ministre l'agriculture voici que jean marc ayrault dégaine enfin ce qui fut au coeur un des coeurs en tout cas on va dire il ya plusieurs dans une campagne électorale née coeur de la campagne électorale de françois hollande le temps est venu c'est la une des echos le temps est venu dit jean marc ayrault d'une remise à plat de notre fiscalité monsieur le commissaire si je veux dire comment jugez vous observez vous tout d'un coup tout à trac le fait qu'il y ait cette annonce là ce matin dans les échos en pleine grogne on va dire en plein album fiscale plus comme homme politique français que comme commissaire européen je pense que le premier ministre a raison la fiscalité c'est pas une fin en soi c'est pas un objectif c'est pas une politique c'est un instrument au service d'une politique que peut-on faire pour favoriser les ménages pour redonner de la compétitivité aux entreprises voilà les questions qui doivent être posées quand on regarde la fiscalité française je la regarde comme homme politique est d'ailleurs eu la chance de diriger le département de la savoie pendant 17 ans on voit bien qu'elle est complexe qu'elle est instable qu'elle est injuste et en même temps elle est très élevé trop élevés comme nous l'avons d'ailleurs dit depuis bruxelles n'y a pas besoin de bruxelles pour savoir que la fiscalité décourage l'initiative actuellement et donc le chantier qu'il faut ouvrir au service d'une politique qui doit être de mon point de vue au service de l'emploi des entreprises à qui on doit redonner des marges parle pas des patrons je parle des entreprises et de ceux qui constituent la communauté de travail d'une entreprise au service de l'emploi de la compétitivité française oui à une raison de mettre a rappelé à la fiscalité française peut la rendre plus stable c'était des recommandations du rapport aux gallois moins complexes et moins élevé maintenant je pense qu'il ya d'autres chantiers à mettre à plat si je puis dire dans le moment où nous nous trouvons le moment de vérité le moment grave au sto vous la france qui justifierait d'écouté de mettre autour de la même table les partenaires sociaux bien sûr mais aussi les partis politiques moi je pense que le moment de vérité nous sommes justifierait que on prenne l'initiative le président de la république de mettre autour de la table et partis politiques les syndicats les partenaires sociaux sur trois sujets celui de la compétitivité le rapport gallois celui de la fiscalité donc jean marc ayrault viennent parler celui de l'apprentissage et de la formation je pense que sur ces sujets là entre hommes et femmes responsables on devrait bâtir un consensus politique regardez bien ce qui se passe dans deux pays importants à côté de nous pour d'autres raisons italie et allemagne voilà deux grands pays qui sont nos partenaires aussi nos concurrents dans certains domaines où la droite et la gauche républicaine et démocratique se mette d'accord la gauche la républicaine droite démocratique ou l'averse pourrait se mettre d'accord afin de vous faire monter sur le fauteuil et monsieur barroso on dit que françois hollande ou fait les yeux doux au risque de froisser sa majorité à ne pas suivre fond l'allemand socialistes martin schulz et de dire après tout je ne peux pas buter contre mon camp si je fais référence aux france ukraine dès ce soir je le peux a buté contre mon camp et pousser la candidature d'un français futile l opposant politique à savoir vous michel barnier et ceux qui nous écoutent vous rien comprendre à une question j'étais en train de parler de la france de la compétitivité de l'europe et là vous ramener il a des avis divergents qui peuvent s'entendre parfois et faire un compromis entre gauche républicaine c'est j'aurais avait tissé à ça et et droite oui je parlais de la france de l'exigence en france de bâtir un consensus dynamique un compromis dynamique entre la gauche et la droite ne nous n'avons pas l'habitude de faire mais je crois que le moment l'exigent la question qu'on pose est différente il y aura un grand débat électoral l'année prochaine enfin avec les citoyens il faut remettre de la démocratie dans l'europe chez des changements à faire il ya moins de réglementation à bruxelles et s'est davantage de politiques notamment pour l'industrie je participerai à ce débat mais je ne sais pas encore à quelle place je serai le plus utile voilà ce que je peux dire libertas lui et vous disiez un instant en parlant va revenir donc sur le fond des sujets et on n'omettra pas non plus cette question éventuel qui est peut-être politique mais de candidature prenons dans l'ordre donc à propos de cette fiscalité instable donc vous êtes favorable à ce qu'on revoit de fond en comble la fiscalité française donc vous êtes favorable à cette perspective de grande réforme fiscale mais est ce qu a pas un gros danger on est actuellement dans une grande instabilité on est dans une grande inquiétude dans une grande irritabilité et forcément une grande réforme fiscale elle va apporter au moins pendant un temps une autre par d'instabilité peut être même encore plus grande si elle revoit tout de fond en comble donc est ce que c'est bien le moment est ce que c'est mais est ce que le temps n'est pas passé est ce qu'il ne fallait pas le faire en tout début de mandat est ce qu'il y a une chance pour que cette grande réforme fiscale puisse voir le jour ensuite vous poserez une question sur les partis politiques responsables qu'en mai autour de la surface on ne fait pas de la poya le dernier on ne fait pas de la politique avec de la nostalgie ou en regardant le lait qui a été renversé regardons la situation telle qu'elle est tout dépend de la méthode qui sera choisi s'il s'agit pas d'improviser il s'agit pas de précipiter les jeunes partenaires sociaux vont être réunies et il ya une perspective qui est la fusion de la csg et annonce la venue prononcer sur tel ou tel projet que je ne connais d'ailleurs pas de fusion de l'impôt sur le revenu et de la csg il ya des simplifications affaires y compris d'ailleurs en mettant sur la table la fiscalité locale je suis sûr qu'il faut simplifier je suis sûr qu'il faut stabiliser ce pays a besoin de savoir sur un moyen terme de cinq ou dix ans quelle est la règle du jeu à la fois pour les ménages pour l'emploi à domicile et pour les entreprises surtout regardez bien la situation des entreprises française est comparée à leur grand partenaire qui est l'allemagne nous avons perdu 20 points de parts de marché il ya douze points d'écart entre la charge sur le travail en allemagne et la charge de travail en france les marges ont été un peu reconstituée grâce au cic hommes et mais nous avons quand même dix points d'écart avec l'allemagne il ya des raisons à ce que l'allemagne se porte bien et est ce que nous le portugal et la clé elle est dans le fait que les entreprises n'ont plus de marge aux yeux en mairie pour entreprendre et investit dans une réforme avec une réforme fiscale surtout si c'est une grande réforme fiscale certains vont s'y retrouver puis d'autres vont avoir plus mal vous pouvez constater que les liens une très très grande sensibilité que ceux qui auront plus mal vont crier très fort mais pas encore plus pour ne rien faire si on sait qu'il ya un problème la responsabilité l'honneur des dirigeants d'un pays opposition et majorité c'est de traiter la question et je souhaite que le gouvernement le courage de réformer je souhaite que l'opposition le courage de le soutenir s'il fait de vraies réformes et encore une fois j'ai dit que celle ci n'était pas la seule la compétitivité des entreprises le système d'apprentissage et de formation adaptée aux besoins de l'économie voilà deux grands sujets sur lequel on devrait pouvoir entre élus et responsables politiques français bâtir un compromis dynamique mais quel serait selon vous l'effort de pédagogie la pédagogie fiscale si j'ose dire idéal pour après tout parfois faire faire avaler que il faut peut-être des taxes supplémentaires par ci des taxes supplémentaires par là je pense par exemple à l'énorme grogne colère autour de l'éco taxe qui est après tout est une mesure européenne appliqué dans d'autres pays européens dont on ne sait pas encore si elle est totalement rentables ou pas mais qui tout de même à des effets puis le marque une volonté à la fois sur l'environnement l'écologie or elle est très mal perçue ici évidemment on l'a vu je ne vous fais pas un dessin comment selon vous la pédagogie et l affaire y compris au niveau européen parce que de fait c'est l'europe qui est coupable on montre leur bus doit d'abord un point l'éco taxe n'est pas une taxe européenne personne n'oblige un pays européen à crayonner beaucoup sa volonté parce que les camions circulent comme vous l'avez compris d'une frontière à l'autre et d'un pays à l'autre mais personne n'oblige un pays a créé l'écotaxe il faut faire le constat et il faut expliquer moi je pense que les citoyens les contribuables les sont plus intelligents que certains hommes et certaines femmes politiques ne le croient ils sont capables de comprendre le sens de l'effort qu'on leur demande à condition de relever la ligne d'horizon de montrer pourquoi vous parliez d'écotaxe je pense que c'est une idée juste qu'ils tombent à un mauvais moment mais le sens de cette taxe c'est quoi ces cellules financement d'infrastructures pour décharger les routes pour mettre davantage de camions sur les trains pour faire des ddt transports propres ça a du sens comme d'ailleurs la fiscalité peut avoir du sens et elle favorise la transition écologique c'est un énorme chantier que de dépenser moins d'argent pour l'énergie qui est notre point notre qui nous pèse et qui nous plombe et de redonner des marges aux entreprises a du sens si le combat pour le contre le chômage est bien la priorité de toutes les priorités donc les français sont capables de comprendre ça mais il faut leur montrer la direction il faut relever la ligne de rizières gaulle explique mal par exemple le gouvernement parfois le reconnaît en off a fait a manqué de pédagogie de cartes et je ne veux pas de cohérence de bons ou de mauvais points ce n'est pas mon rôle je dis simplement que en france il faut diminuer les dettes diminuer le déficit c'est pas normal qu'on paie plus d'argent pour le service de la dette en france que pour l'éducation nationale c'est pas normal que nos entreprises soient plombés au point de ne plus pouvoir investir et embaucher et que l'effort doit porter davantage sur la diminution des dépenses meilleure gestion de la france il ya des économies à faire manger présider un conseil général je pense qu'il ya trop de départements en france il ya trop de régions on pourrait gérer la france au 21ème siècle autrement qu'on l'a gérée au 19e siècle et faire des économies dans la gestion de la france faire faire que l'état fasse mieux les choses en main en faisant moins ouverte à michel barnier on vous écoute et vous avez comme toujours un discours mesuré avec votre discours mesuré vous nous dites il faut que les partis politiques de façon responsable se mettent autour de la table est ce que pour sortir bain de la langue de bois est ce que ça ne passe pas par la nécessité de re complexé un peu la société et de re complexé un peu le discours politique par par exemple on en lit des choses dans la bouche de certains responsables nadine morano s'est pas personne c'est une personne importante et qui est très proche de quelqu'un qui pourrait redevenir président de la république et qui s'en prend à un journaliste comme ça dit macé scaron est au journalisme ce qu'un rat et au caniveau sa puce et les encore que leur à lui est intelligent si je dis ça c'est pas pour faire de la politique c'est pour vous donner c'est pour faire entendre où en est le climat politique vous croyez vraiment qu'on peut se mettre autour de la table qu'on peut dépasser cela et comment on fait michel barnier mais comment on fait comment font les allemands comment font les anglais comment comment font les italiens comment je fais moi à bruxelles et à strasbourg 28 loi de régulation financière voilà ce que j'ai fait nous en parlons peu sur lesquels j'ai obtenu le soutien du parti socialistes des libéraux des verts du parti populaire européen c'est possible de le faire à condition d'avoir une volonté et ne me ramenez pas à des déclarations que je désapprouve évidemment je trouve que dans cette société française on l'a vu hier avec vos confrères de libération qui ont été adressées c'est pour ça que je le cite on l'a vu avec vos deux confrères de rfi qui ont été assassinés en afrique notre société est pleine de violence plein de tension c'est le rôle des hommes et les femmes politiques de relever la ligne d'horizon de ramener le débat sur les vrais problèmes qui inquiètent aussi revoir les gens et j'ai toujours constaté un avis politique lorsqu'on arrivait à relever la ligne d'horizon a fixé des objectifs a expliqué à faire du débat public que quand on compte diminuer les tensions michel bardet jouez vous fait écouter l'analyse de l'européen convaincu bis qui est tout de même sans doute peut-être qui sait un peu pessimiste ou circonspect sur l'avenir notamment en raison de ce que vous exprimez la cia qui l'aï dit directeur de recherche au science pas de science po qui publient leurs flux de l'europe et qui dit au fond il y aura aujourd'hui il y a un enjeu majeur que devra affronter l'europe ces prochaines années à savoir l' équilibre fragile entre sa souveraineté et la solidarité entre les états membres grosso modo il dit il y à des européens mais il n'y a pas tout à fait encore d'europe je vous propose d'écouter zaki laïdi le véritable enjeu de l'europe aujourd'hui c'est celui de savoir quel degré de solidarité les états européens sont disposés à consentir pour continuer à vivre ensemble et que entre partie de ce surcroît de solidarité tel degré de partage de souveraineté ils sont prêts à accepter autrement dit si on veut d'une europe beaucoup plus solidaire il faudra partager davantage de souveraineté or il se trouve que ceux qui plaident pour un partage de souveraineté ne sont pas totalement convaincus de la nécessité d'une plus grande solidarité en tout cas tant 15 à 30 de réformateurs n'ont pas été faits ce qu'est le tango la position allemande et de l'autre une volonté par exemple françaises d'aller vers beaucoup plus de solidarité mais plus réticentes à partager sa souveraineté donc les deux termes clairs c'est souveraineté partagée et solidarité c'est le problème politique de fond plus révèle aujourd'hui par exemple l'enjeu de l'union bancaire un enjeu sur lequel on n'a pas encore avancé et suffisamment parce que l'on se heurte notamment aux oppositions de l'allemagne voilà zaki laïdi le refus d'europe qui publie auprès des sciences pour michel vergnier moi je pense qu'on a besoin des nations pour combattre le nationalisme est précisément ce que nous faisons depuis 50 ans qui est difficile qui est complexe ce n'est pas d'effacer les nations ce n'est pas de les fusionner général de gaulle disait il faut pas broyer les peuples comme dans une purée de marrons en parlant de l'europe nous respectons les nations nous respectons l'identité nationale la langue la différence de chacun est pourtant nous mutualisons et celle là qui l'aï dit à juste titre disait partage de souveraineté oui nous nous n'abandonnons pas nos souverainetés nous la partageons et quelquefois nous recréons de la souveraineté dans le monde où plus personne ne nous attend ni les chinois ni les américains ni les russes ni les brésiliens et nous devons construire une souveraineté européenne aussi sans effacer la souveraineté nationale mais en la partageant moi je pense que c'est un des grands enjeux est néanmoins le projet européen reste un projet de solidarité partagé aussi depuis soixante ans d est ce que pour vous c'est à dire que le but sera lui-même loin et l'on à atteindre effectivement le monde entier n'attend pas forcément des bénéfices cette europe avec la crise de l'euro et à l'intérieur les européens sont circonspects sur ce pouvoir de l'europe à sortir de la crise et pourtant ces crises qui sont d'ailleurs global n'oubliez pas la crise écologique le changement climatique la crise financière venue des états unis notre propre crise qui est celle de notre endettement toutes ces crises elles se sont révélées ont explosé depuis cinq ans tout en même temps jamais on avait affronté pour de crise avec autant de violence en même temps nous les avons affrontés nous sommes en train de sortir de ces crises progressivement je parle notamment de la crise financière même si les conséquences économiques et sociales sont toujours là comme on affronte ses crises est-ce que c'est chacun ses choix chacun pour soi ou est-ce que cet ensemble la réponse est définitive sans abandonner d'autres identités nationales notre différence il faut les affronter ensemble union bancaire shadow banking entre autres finances européennes ça sera au menu de la deuxième partie des batailles france culture qui sera évidemment comme chaque jour est introduite par brice couturier aujourd'hui oui bonjour monsieur mais bonjour monsieur le commissaire et bonjour marc baucher bonjour chers auditeurs on vient de le voir ici en matière d'intégration européenne nous sommes véritablement au milieu du gué alors face à un électorat qui est exaspérée et où la versatile des élections européennes qui approchait ce qu'il faut faire le pas en avant dans une intégration plus poussée notamment budgétaire et politique malgré les réticences de certaines parties de la population ou est-ce qu'il faut commencer à démanteler un système qui fonctionne mal comme nous y invite certains partis politiques plausibles populiste 8h17 bonjour brice bonjour marc rebonjour bonjour monsieur michel barnier la crise a servi de révélateur à des mouvements lents et souterrains de ces plaques tectoniques qui déplace les centres de la puissance économique et politique mondiale à sa faveur et d'un seul coup un nouveau paysage est apparu dont on pressentait la géographie et il ne nous est guère favorable l'union européenne qui pesait près de 30 soit qui pesait 32 65 % du pib mondial en 2007 à décrocher rapidement et ne représentait plus que 23 avec 21 % en 2012 d'après le fmi et le décrochage risque de se poursuivre à un rythme accéléré d'après une étude récente de l' ocde qui ne nous en attribuent plus que 9 % à l'horizon 2060 on passerait donc de 30 % du pib mondial à 9% en un demi siècle une véritable marginalisation historique mais plus grave c'est notre modèle qui s'est révélée inadaptée entre 1989 et 2008 l'union européenne passait en effet pour une expérience d'intégration régionale harmonieuse et aboutit elle inspirait jusqu'en chine or ce modèle ne provoque plus chez d autres grands acteurs du jeu géostratégique mondial aujourd'hui que condescendance notre incapacité à décider à 27 agace nos alliés américains qui ne manque pas de le faire savoir et chacun voit bien que l'intégration soit est allé trop vite et trop loin soit qu'elle s'est arrêtée au milieu du gué nous voulions nous voulions le prototype des constructions politiques post étatiques à venir et nous avons fait la démonstration des ravages que provoque le retour sans transition de la logique inter étatique avec ses égoïsmes borné et ces marchandages interminables en conseil européen nous rêvions d'un carnet je ne sais quel post modernité ou les aléas et les violences de la décision politique aurait été remplacé par un appareil sophistiqué de normes et de règlement nous avons apporté la preuve que notre gouvernance dépolitisé qui fonctionnait assez correctement par temps calme atteignent est vite ses limites lorsqu'apparaissent devrait turbulences et qu'il faut que quelqu'un décide vite et à bon escient comme le montre en détail zaki laïdi candidat socialiste aux élections européennes qu'on entendait tout à l'heure dans un essai important qu'il vient de publier le multilatéralisme avec lequel l'union européenne s'est identifié et lui-même battu en brèche par le grand retour des puissances les grands états n'entendent plus abandonné des éléments essentiels de leur souveraineté à des agences d'arbitrage internationale tels que l'om s'est il refuse de se soumettre aux mécanismes imaginés par les européens pour faire face à la menace du changement climatique or notre union repose précisément sur cet idéal multilatéraliste pour une raison simple c'est par lui que nous fonctionnons et chaque fois qu'il recule c'est notre influence morale notre fameux softpower qui est battue en brèche alors certains en tirent argument pour proposer de déconstruire d'abandonner la monnaie commune non revenir à la logique des états souverains ainsi distille pourrait-on réutiliser les bons vieux levier d'autrefois la maîtrise de l'outil monétaire et budgétaire qui permettrait de financer je ne sais quelle relance des barrières douanières qui nous protégerait de produits importés en provenance de pays à faible coût de main d'oeuvre bruxelles cesserait de nous imposer la taille des roues de bicyclette et de l'appellation nos fromages et berlin les rigueurs de sa discipline budgétaire le problème monsieur barnier c'est que ces discours risque fort d'être entendus lors des élections européennes qui approche alors que l'europe a déçu qu'avez vous à leur répondre la chronique de brice couturier sur france culture point fr michel barnier je crois qu'il ya pas de fatalité il n'ya de fatalité d'ailleurs que lorsqu'il ya du fatalisme et moi j'ai pas le droit d'être fataliste comme acteurs du projet européen ça ne dépend de nous de reprendre l'initiative ça dépend de nous de corriger ce qui doit l'être de changer de faire moins de bureaucratie de technocratie et davantage de politiques au niveau européen mais il faut être juste aussi que le projet européen la promesse de paix la promesse de stabilité la promesse de démocratie a été respectée elle ne l'est pas partout dans le monde parce que nous sommes les seuls à voir ainsi mutualiser des nations en les respectant à l'échelle d'un continent il faut être juste avec l'europe parce que nous ne faisons pas un état fédéral il n'y a pas un peuple européen il n'y a pas une nation européenne il ya vingt-huit pas 27-28 peuple 24 langues officielles 28 nations qu'on n'efface pas qu'on ne mélange pas gelé dit tout à l'heure qu'on mutualisent et qui partagent une partie de leur souveraineté pour se redonner de la force et une capacité dans le monde et moi je pense que ce que citoyens sont capables de comprendre c'est un que chacun chez soi chacun pour soi on est foutu on est foutu dans le débat mondial aujourd'hui regardais les anglais commencent à faire le pari inverse imaginez que ça réussisse nous verrons bien s'ils font le pari inverse pour l'instant ils jouent leur rôle dans le marché unique et il s'associe aux lois que nous faisons même s'ils ont d'ailleurs je dire une réaction ou un sentiment que je peux comprendre que je ne rejette pas de dire est ce qu'on pourrait pas faire moins de choses à bruxelles et les faire mieux au niveau national c'est une question qui n'intéresse pas seulement les britanniques moi je pense aussi que certaines lois tatillonne certaines précisions jeudi moins de bureaucratie à bruxelles - 2 - de réglementation et peut-être plus de politique je pense à une politique industrielle qui devrait être pour moi la priorité dans les cinq ans dix ans qui viennent stratégie de compétitivité industrielle donc soyons lucides soyons justes avec le projet européen expliquons le monde tel qu'il est refaisons l'ap la preuve du projet européen de cette mutualisation avec les raisons d'aujourd'hui qui ne sont pas celles d'il ya 60 ans échangeons ce qui doit l'être je suis prêt pour ce combat là mais pas de fatalisme mais vrai par exemple sur le sur le fond le modèle européen multilatéraliste d'intégration régionale je disais encore il ya dix ans les chinois nous demandaient comment nous faisions parce qu'ils avaient le même projet pour leurs zones économiques et politiques or il semble aujourd'hui qui est effectivement un retour des puissances avec leur logique de la froide raison leur intérêt la realpolitik est-ce que nous ne sommes pas complètement à côté de la plaque sur le plan simplement du mouvement historique du mouvement des idées il n'y a rien de nouveau dans le fait que les grands pays et parfois les plus petits pays de l'union cherche à affirmer leur identité leur leur sensibilité leur intérêt relisez l'échec de l'om ces flaques frappant de ce qu'on disait de gaulle accusations internationales et chose mais écoutez là là nous sommes sur un autre sujet sans les deux omc ou de l'europe les discussions multilatérales de l'om sait sont en effet difficiles ils ont échoué nous privilégions des relations bilatérales c'est une autre chose que le projet d'intégration européenne et je ne suis pas d'accord avec vous lorsque vous dites les chinois ou les américains ça s'agace de du projet européen en jeu je veux dire qu'une des raisons peut-être la seule raison pour laquelle on nous respecte à pékin à washington ou à rio c'est précisément le marché unique 500 millions de consommateurs 22 millions d'entreprises dans un espace cohérent et donc je voudrais que précisément le projet européen ne se résume pas un grand marché un supermarché qu'une faille ont davantage que cela elle qu'une politique étrangère et à un nouveau modèle économique et social le supermarché voilà qui me donne la transition pour évoquer tout de même l'union bancaire michel barnier mur bancaires européennes vous avez été désigné il ya plus d'un an par les chefs d'état européens pour vous occuper un de cette union bancaire et la mettre en place alors on sait qu'il y à des avancées notables et qu'il y a encore du travail à faire notamment d'ici noël seul le point le point positif ce serait lequel et j'ai envie de vous poser la question est ce que ça va vraiment arriver au fond à se faire puisque comment unir comment faire une union bancaire avec des pays qui sont à ce point divers coffres à leur santé justement filantes serré et budgétaire si on part de la suède en passant par l'allemagne et un allant jusqu'à la grèce chypre et le portugal c'est quoi l'union bancaire c'est surveillé ensemble et 6000 banques de la zone euro de ces 18 pays qui constituent la zone euro 6000 banque d'être capables ensemble d'affronter les crises les difficultés d'organiser la réponse aux crises ensemble et avec un fond commun qui est payée par les banques de résoudre c'est à dire de mettre en faillite dans certains cas extrêmes une banque sans faire appel aux contribuables qu'est ce qu'on a vu dans la crise financière venue des états unis propager en europe c'est que à force de mal se comporter de bonus insensés de mauvaise gestion d' absence de supervision les banques ont été en faillite on a demandé aux contribuables de les payer ça suffit il faut que les banques payent pour les banquets et si possible que qu'on évite les difficultés en les supervisant et en les faisant plus robuste donc nous avons décidé de faire cette révolution dans le secteur banquier ya pas si longtemps c'est le 29 juin 2012 que les chefs d'état de gouvernement n'ont demandé de bâtir cette union bancaire j'en ai bâti le premier pilier je les propose et il a été adopté par les ministres et par le parlement européen n'oubliez pas le parlement européen qui est extrêmement important n'oubliant pas le rôle est aussi important que celui des ministres pour tous mes textes et c'est la supervision désormais la banque centrale européenne va avoir cette mission de superviser directement avec un manuel commun une méthode commune et 6000 banques c'est une vraie révolution y at il un vrai consensus qu'en disent les allemands qui n'ont jamais supporté au fond d'eux-mêmes que ce soit l'europe qui leur dicte leur manière financière non ce n'est rien consensus mais la loi a été votée mais les projets ont été adoptés elle rentre en vigueur cette supervision bancaire l'année prochaine le 4 novembre 2014 le deuxième pilier qui celui-là la mise en faillite de l'organisation d'une difficulté bancaire pour préserver les contribuables que les que les banques payent pour les banques cette deuxième partie là est en discussion j'espère obtenir à l'accord sur le deuxième pilier avant la fin de l'année puisque emmené à la aux questions financières européennes devraient poser la question d'actualité c'est celle de la baisse toute récente des taux décidée par la bce alors que certains avec des économistes redoutent en europe une décennie perdue à la japonaise l'ère de la déflation une absence totale de croissance et du chômage de masse vous avez vu que les américains avec la fed prenne des décisions extrêmement audacieuse de création monétaire avec pointes et yves easing qui continue contrairement à ce qu'on pouvait croire que les japonais ont tenté avec l'abbé nomix une expérience extrêmement là aussi risqué de création monétaire et de soutien de l'économie il semble que l'orthodoxie de la bestiole extrêmement frileuses qu'il convainque et passe pour extrêmement frileuses et pour être sous influence de la de l'allemagne de ce point de vue là jusqu'à présent et ne venez pas n'ai pas été aussi audacieuse est ce que vous pensez que un assouplissement à l'européenne serait susceptible de relancer une croissance qui est déprimé en europe est ce que vous croyez à de la création monétaire tel que le pratique la fed ou là où je pense que la sienne âgées doit refléter qu'il s'agisse de la monnaie américaine japonaise ou chinoises et naturellement de l'euro la réalité de l'économie du territoire où elle se trouve et ce n'est pas toujours le cas ce qu'explique les fluctuations et certaine volatilité je pense qu'il nous avons tiré les leçons des crises passées et les faiblesses passé c'était quoi c'était de l'inflation l'inflation c'est quelque chose qui détruit les partenaires on en est loin aujourd'hui on est là il est vrai que c'est la preuve que l'euro a joué son rôle de soyez juste s'il vous plaît avec avec ce que nous avons fait je suis le premier à savoir ce qu'il faut changer et à pouvoir critiquer ce qui doit l'être mais soyez juste nous avons mis fin à deux choses qui étaient coupables pour l'économie est dangereuse pour les épargnants c'est l inflation désordonnée et puis les dévaluations la guerre monétaire à l'intérieur de l'europe moi j'ai présidé la savoie pendant 17 ans j'ai vu les conséquences du dévaluation de la lire italienne d'un seul coup du jour au lendemain dans mon propre département des centaines d'emplois détruits par cette compétition monétaire nous avons mis fin à cela en créant l'euro qui nous donne la capacité d'exister dans le monde maintenant je ne crois pas que la banque centrale européenne soit frileuse sous l'autorité de mario draghi elle est extrêmement volontariste elle a fait redémarrer le système interbancaire et vous l'avez vu avec les décisions qu'elle prend notamment la baisse des taux qui est une bonne nouvelle pour ceux qui veulent acheter un logement qui veulent emprunter pour investir dans leur entreprise et elle joue son rôle et je respecte en sont dépendants je veux dire que il faut lui faire confiance le ministre du budget hier bernard cazeneuve dans les échos s'inquiéter de la progression du shadow banking ces banques de l'ombre ou banques parallèles qui sont en réalité intermédiaires financiers non bancaires qui brassent désormais dans le monde citant les échos la somme coquette de 70 mille milliards de dollars est-ce que vous pouvez nous expliquer d'abord la bonne est ce que représente ce shadow banking qu'est ce que vous partagez les inquiétudes du ministre actuel du budget baraka zinjibar dit mais je souhaite que bernard cazeneuve sur cette lancée vote les textes que je viens de présenter au niveau européen et que la france continue à soutenir comme elle le fait d'ailleurs que monsieur moscovici l'ensemble des textes de mise en ordre de la finance que j'ai présentée et qui ont été adoptées pour beaucoup d'entre eux de quoi parle-t-on quand on parle de shadow banking on parle d' activités bancaires de financement de prêts qui sont mises en oeuvre exercées par des établissements des fonds qui ne sont pas des banques c'est parfois utile puisqu'il faut diversifier le financement des entreprises surtout à un moment où les banques ont parfois cessé de financer mais regardez la crise américaine elle l'est en partie à au shadow banking vous avez vue d'aider multiplier les réseaux des circuits de financement du logement avec les prêts à l'immobilier là dessus les fonds créés des tas de produits plus ou moins complexes toxiques qu'ils ont revendue sur les marchés plus personne ne savait où se trouvaient ses produits et c'est ça qui a provoqué cette bulle et cette explosion donc nous devons remettre de l'ordre et je me suis attaqué à cette question comme une de mes priorités pour remettre de la lumière sur des gens qui n'aiment pas beaucoup la lumière d'une manière générale les 28 loi que j'ai présentée depuis trois ans consiste à mettre de la transparence de la responsabilité y compris de pouvoir envoyer en prison à ce nombre de banques et qui le mériteraient de mettre de la responsabilité de mettre si je puis me permettre de la morale et de l'éthique là où elles avaient disparu et l'europe a tiré les leçons de la crise et loi arrive à maturité sur tous les secteurs je veux dire qu aucun acteur financier aucun produit financier aucun secteur financier n'échappera à une régulation publique et une supervision efficace et si ça ne suffit pas nous continuerons nous nous avons le devoir de remettre la finance au service de l'économie réelle il a fallu tirer l'oreille des grosses banques traditionnelles qui peut de même un nom un peu profité de ce système parallèle king oui mais nous n'avons pas la mémoire courte moi je n'ai pas le droit d'avoir la mémoire courte donc même si ça ne plaît pas même si certains d'entre eux voudraient revenir au business as usual on reviendra pas au business as usual on va on a fait ces lois et le cadre européen consiste à remettre de la robustesse et des bases saines à l'économie financière à l'industrie financière je veux dire aussi que les américains de leur côté les chinois nous sommes dans le même mouvement à ce mouvement a été décidé par le g20 et nous appliquons les règles du g20 pour remettre de l'ordre dans la finance mondiale et remettre cette finance au service de l'économie réelle plutôt que d'être à son propre service quand on lit attentivement le blog de jean quatremer sur libération du seul bardier il se murmure à bruxelles beaucoup de commentateurs diverses et variées 10 barnier il est plus à gauche que beaucoup de socialistes comme le montre l'ensemble des textes réglementant les marchés financiers vous prenez pour un complément on peut même une taquinerie ou alors certains socialistes ont plus libéraux que moi ça c'est évident donc j'en connais quelques-uns alors qu'il dirigeait alors je vais bien je n'aime pas beaucoup cette classification depuis le début de mon engagement politique en savoie lorsque j'ai eu l'honneur avec jean claude killy de faire les jeux olympiques je me suis attaché à trouver de bonnes idées de bonne solution et à les mettre en oeuvre et je pense qu'elles peuvent appartenir à la droite à la gauche au centre au vert ces bonnes idées de cabre sel et à strasbourg on a cette chance de pouvoir travailler là où tout le monde pour le progrès suite je vais avec bce berlin deux dernières questions sur l'europe et son état actuel le système européen c'est un système de spill over ont déclenché on ouvre un dossier pour spielberg département nueva certains des mots qu'on aurait pu le site et à l'heure dans les nouveaux mode off il est pas du tout nouveau jury datent de stanley hoffmann c'est très anciens spill over ça veut dire qu'un effet de débordements que vous avez ouvrait un chantier qui va automatiquement en ouvrir un autre c'est la méthode monnet en gros donc on avait commencé avec l'union douanière salle provoque l'existence d'un marché intérieur ont créé une union monétaire ça devait déboucher sur l'union budgétaire or je disais tout à l'heure dans mon papier de présentation on est au milieu du gué aujourd'hui et tout le monde le voit bien est ce qu'on doit faire un pas supplémentaire vers cette union budgétaire alors qu'on voit bien bien même que les français par exemple sont extrêmement réticents à que une instance extra nationales viennent leur dire de quoi être doux quado doit être faire leurs impôts et de quoi être doit être fait le budget de l'état mais là on voit bien qu'on veut pas continuer longtemps à avoir une union monétaire sans union budgétaire est ce que vous êtes favorable vous monsieur guay à un pas en arrière on ressent les états se ressaisissent de certaines de leurs compétences ou le pas en avant qui est à londres allons vers une union budgétaire à non vers l'union politique mais monsieur barnier nous sommes sur ce chemin de fer ce que jacques delors avait recommandé il ya une dizaine d'années on peut pas avoir une union monétaire et une désunion économique est ce que nous sommes en train de construire c'est une union économique et politique mais elle doit son clope et un en avant est-ce que c'est vendable aux élections de la démocratie avec de la démocratie mais les électeurs sont capables de comprendre ça on peut pas avoir une union monétaire et puis 18 politique économique budgétaire fiscale juxtaposés aux concurrentes donc nous sommes en train de coordonner et de l'avoir des regards croisés c'est le boulot que nous faisons au niveau de la commission qui est parfois difficile mais moi j'aurais été très heureux quand j'étais député français la commission des finances de savoir ce qui se passait dans notre pays comment voter les députés parlementaires qu'elle impose j'avais plutôt que des dents dans mon coin d'eau que nous avons ce regard croisé qui est indispensable pour vous savez là la réalité de tout cela revenons au monde tel qu'il est c'est de savoir si on veut être spectateur ou acteur neutre pas à venir si on veut être à la table de ceux qui vont diriger le monde dans les 30 ans qui viennent trente ans c'est le temps de nos enfants à cette table vous avez les chinois qui sont déjà là bientôt la première puissance du monde les américains qui sont là depuis toujours et qui aurait voulu rester tout seul qui sont plus tout seul les indiens les brésiliens les russes qui revient chez nous est-ce qu'on est derrière la table à regarder ce qui se passe non moi je voudrais que mon pays soit acteur et que mon continent le continent européen soit acteur et pas spectateur on je n'accepte pas que la france et l'europe soit sous traitantes je n'accepte pas la souveraineté des autres je n'accepte pas qu'on conçoit sous influence que chinoise aux américaines et la question qui est posée d'ailleurs je pense que de gaulle churchill adenauer aujourd'hui ferait des discours sur l'indépendance de l'europe plutôt que sur l'indépendance nationale hubert huertas vous avez parlé à l'instant des électeurs en parler des électeurs ceux du mois de juin demain les électeurs des élections européennes vous disiez tout à l'heure par rapport à l'euro scepticisme qui risquent de se manifester qui a pas de fatalité il ya pourtant une tendance vraiment lourde c'est que en général les élections européennes sont ressenties par les électeurs comme des élections qui n'ont pas de prise sur la réalité et sur lesquels ils ont plutôt tendance à se défouler on a donc des élections qui bat c'est l'histoire qui parle pour nous qui sont des élection défouloir vous croyez qu'en quelques mois comme ça vous avez il y a une chance d'inverser cette ce sentiment public et de faire que ces élections européennes soient ressentis comme des élections qui pourrait changer quelque chose en europe michel barnier il n'y a pas de fatalité je le répète lorsque nicolas sarkozy m'a demandé de mener la liste en 2009 nous avons réussi à atteindre 30% des suffrages mais le point noir ça a était l'abstention donc il n'ya pas de fatalité à ce que l'élection soit un défouloir en revanche il ya un grand risque c'est celui de l'abstention donc moi je trouve que la construction européenne souffre depuis toujours de cette séparation de ce clivage de ce fossé entre le débat européen qui est assez démocratique à bruxelles strasbourg des institutions assez transparente et puis le dépannage lesquels sentiment que ça lui échappe au lieu d'aller manger sainement parce que personne n'explique rien à personne et il dit les sentiments aussi que les médias parfois en font un peu trop se souvient au fond de la critique très violente en 2005 contre les meilleurs gérald etc entre nous ici à radio france où on nous avait accès aux fonds l'espèce de 2 020 jovialisme un peu angélique quitté celui au fond mais j'ai barnier des nantis par rapport au pessimisme des pauvres et aux france ne s'est même pas arrangée depuis 2010 d'abord personne ne doit vous reprocher de faire ce truc de l'accès revenir mais c'est dévié par van der vaart de valeur ces augmentations de vos audiences est une bonne nouvelle et c'est juste puisque vous êtes une terreur radio à faire ce travail de décryptage sans ça vous attacher à des préjugés affaires se traitent d'explication qui exige sylvanès être faire c'est pas du tout de leur au jeu via l'isthme ou de l'euro fédéralisme il faut il faut se garder de d'exagérer les choses mais en fait en tout cas le je pense qu'il faut de la démocratie qu'il faut du débat moi je n'ai pas peur du débat je pense d'ailleurs que pour combattre les extrêmes de droite ou de gauche pour combattre la démagogie pour répondre à certaines peurs aussi justifié il faut du débat c'est qu'on combattra tout cela par la démocratie donc c'est ça qui manque au projet européen c'est cette déconnexion entre le débat national où chacun vivant dans son coin et dieu sait si la france un débat hexagonal permettez-moi de le dire mais le débat européen je sais vous n'avez pas commenter les affaires intérieures mais l'a tout de même vous parler de débat hexagonal vous ne regrettez pas que les députés ump ne soit pas levé avec les députés socialistes pour saluer christiane taubira à l'assemblée le projet je ne sais pas comment les choses se sont passées ce que je sais c'est que christiane taubira d'ailleurs comme quel autre ministre italienne est une femme courageuse et qu'elles méritent d'être respectés hubert on va continuer je vais essayer de me représenter le le public ici assez bien ambitieux mais vous dites il y à du débat il doit y avoir du débat mais on reste en france dès qu'on parle d'europe sur cette espèce de traumatisme qu'on a vécu en 2005 qu'est ce qui se passe en 2005 il ya un référendum le référendum est rejetée là il ya eu un débat on peut pas dire qu il pas eu de débat et puis au bout du compte finalement ce débat a été comme escamoté et puis les choses se sont passées comme si comme si comme si elle ne s'était pas passé précisément et non seulement au niveau français mais au niveau européen où semble-t-il il ya une très très grande peur des peuples la preuve c'est qu'on ne les a pas fait voter sur des référendums parce que systématiquement les référendum aurait mal tourné michel barnier commencera pardonnez moi quand françois mitterrand décide de soumettre à référendum la création de la monnaie unique ça a pas mal tourné il ya eu un vrai débat non mais on est resté sur 2005 qui n'a pas eut de nombreux prolongements puisque vous regardez un peu derrière nous dans l'histoire juste maastricht a bien suivi et ben moi j'ai participé à ce débat me dire de mon parti pas tous d'accord pour voter oui j'ai voté oui je ne le regrette pas je pense que le ne faut pas avoir peur du débat là là là le référendum avait à condition de poser une question de demander une réponse parce que quand vous poser plusieurs questions et que vous demandez une seule réponse général de gaulle d'ailleurs avait fait 169 on se prend un nom parce que voulait on peut pas poser plusieurs questions de fruits différents gouvernements accélèrent encore une fois il faut du débat politique moi je pense que les citoyens se sont hâtés les gens sont capables de comprendre le sens de cette construction européenne je ne dit pas que ça n'a servi à rien parce que d'abord la constitution n'a pas été mise en oeuvre deuxièmement mois qu'elle était mise afin de tanger à cette époque je vous promets que je me souviens précisément de ce que j'ai entendu dans le débat du référendum de cette crainte d'une europe sans limites sans frontières qui s'occupe de tout qui est trop compliqué et d'une robe qui est peut-être aussi trop ouverte offerte pas ouvertes verte propre ultralibérale et quand je suis revenu à bruxelles il ya trois ans et demi j'ai dit au président barroso je reviens pour changer la ligne et j'ai changé la ligne le pas tout seul avec mes collègues nous avons modifié c'est qu'il nous avons abandonné les rivages de l'ultralibéralisme de vous vous n'êtes pas un peu isolé de ce point de vue là au sein de la commission ils ont la preuve la preuve c'est que sur l'agenda pour remettre en ordre de la finance pour le marché intérieur tout ce que nous faisons aussi parallèlement à la finance je m'occupe du marché intérieur avec mes collègues nous avons remis un certain nombre de règles l'entrepreneuriat social sur la protection des services publics sur le jeu présenté une loi il ya quelques jours sur le compte bancaire de base à transparence des frais bancaires pour les citoyens y compris les plus modestes donc iliad et y ait une vraie capacité de changer les choses et ce n'est pas fini je veux qu'on revienne à l'économie sociale de marché économie sociale marché les trois mots sont importants et utiles et que louis ces salles de marchés le rose annoncée bon dans votre bouche michel barnier nous arrivant au terme de l'émission il faut rappeler et vous l'avez dit vous-même causé deux savoyards donc vous savez comment faire enfin vous savez vous devez savoir après comment faire pour mettre un pied devant l'autre éviter les crevasses les plaques de verglas vous avez aussi organiser les jeux olympiques et vous êtes membre de l'académie des sports qu'est ce que c'est donc cette académie des sports voit dans la documentation je ne lis pas vérifié le ven se vérifie directement auprès de vous en cette une c'est une institution une académie un groupe de gens qui se réunissent avec d'anciens ministres d'anciens sportifs pour distinguer des sportifs chaque année mais je pense que un pays qui aime le sport on verra bien ce qui se passe ce soir avait voilà je voulais revenir alors foncez crème combien on ne fait pas de pronostic je ne serai pas au brésil où je ne sentais pas le match aller je fais confiance à l'équipe regardez là il m'a fait la une de l'équipe on y croit mais enfin c'est vraiment la méthode coué 20 kg arr parce que au moment où nous sommes on va pas faire de critiques simplement il ya de bonnes individualités dans cette équipe j'espère qu'elles feront une équipe pour la wii mais enfin je parle aussi du coup à l'économie ce que vous êtes en dit que si la france perd ça nous fait perdre un point 5 de pib c'est vrai mal pour l'euro s'ils perdent oui ça ira surtout mal pour le moral non mais ça compte ça mais tout ça compte quand vous parliez des jeux olympiques que j'ai organisé en 1992 avec jean todt qu'il y ait tant de volontaires d'ailleurs enjeux économiques derrière tout cela pour une région pour pour la france pour le sport par le ne faut pas être naïf pas ou bucoliques c'est cette faille beaucoup d'argent mais mais c'est d'abord des moments d'émotions partagées ou de fierté partagée j'espère ce sera le cas ce soir vous serez demain
Michel Barnier