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Pourquijevote
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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 17 janvier 2025 3 minPortrait personnelSanté

50 ans après la "loi Simone Veil", retour sur les avortements clandestins

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fait
    « on n'avait pas peur on avait pas peur parce que je pense qu'on avait vraiment l'intime conviction qu'on était dans notre droit »
  • 1:05Fait
    « on avait une valise bah il nous fallait au moins un specculum des bougies donc pour dilaté »
  • 1:45Fait
    « il fallait une pression suffisante pour aspirer et pour pas blesser non plus »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

on n'avait pas peur on avait pas peur parce que je pense qu'on avait vraiment l'intime conviction qu'on était dans notre droit on se sentait complètement dans un mouvement janvier 1975 l'avortement est dépénalisé lorsqu'est promulgué la loi veille porté par celle qui est alors ministre de la Santé elle met fin aux avortements clandestins qui jusqu'aux années 1970 tua une cinquantaine de femmes chaque année en France une membre du MLAC le mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception raconte ce que de devit alors subir les femmes qui avortaient on avait une valise bah il nous fallait au moins un specculum des bougies donc pour dilaté qu'on achetait au BHV puisquil y avait en face du BHV il y avait la boutique médicale on avait une ordonnance on se débrouillait donc on achetait les Bougis les canules ça coûtait très cher c'était plus compliqué et ces canules on s'est au bout d'un moment on s'est dit on va les fabriquer donc on acheté du tuyau en plastique plus ou moins rigide transparent et puis on le bouchait au bout avant avec un fer à pour chauffer le plastique et puis après on faisait les petites encoches et puis pour l'aspiration bah il fallait un moteur de frigo inversé au bout duquel on mettait un tuyau et entre ce tuyau et le tuyau qui menait à la canule il y avait un manomètre il fallait une pression suffisante pour aspirer et pour pas blesser non plus deux ou tris jours avant l'acte les futures avortantes se réunissent avec l'équipe médicale profane dans un appartement autour d'un dîner et au cours de ce dîner on raconte ce qui va se passer et puis on déballe le matériel les femmes touchent les canules les spéculum évidemment pose des questions et puis après le jour de l'avortement est systématiquement proposé de poser elle-même le spéculum de poser leur main sur l'abdomen pendant le toucher vaginal après l'autopose du spéculum il y a aussi la la pose d'un miroir devant le speculum pour que l'avortante puisse voir l'intérieur de son vagin le col de l'utérus alors souvent ce qui est dit c'est que c'est c'est très beau et finalement l'usage de ces termesl c'est pour contrait parce que les femmes ont intégré malgré elles des réflexes de dégoût sur leur corps et leur vagin et puis au cours de l'avortement certaines vont jusqu'à des des versions assez proches de l'autoavortement puisque les femmes peuvent aider à insérer les dilatateurs et les canules d'aspiration et surtout surtout au cours de l'avortement sont présentes non seulement les militantes autour de la femme qui avorte donc il aide à tenir la position gynécologique et autour de cette femme qui avorte il y a aussi les femmes qui vont avorter après elle et celles qui ont avorté avant elle et qui participent à la soutenir moralement pour faire de cet avortement un moment collectif et rompre l'isolement

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