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interviewBFM TV (sur YouTube)· 27 mai 2025 5 min

Aide à mourir: les députés adoptent la loi sur la fin de vie en première lecture

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le scrutin est clos. Votant 561, exprimé 504, majorité 253 pour 305 contre 199. L'Assemblée nationale a adopté 305 voix pour c'est une large majorité.

Guillaume d'Art. Intéressant de voir le détail des votes d'ailleurs pour et on dit que dans cette assemblée, il y a il y a pas de majorité. Là, il y en a eu une.

Mais alors, adoption évidemment c'est un premier pas extrêmement important à l'Assemblée nationale. Mais attention parce qu'après évidemment le texte valait au Sénat et on sait qu'on a une majorité parlementaire au Sénat qui est quand même beaucoup plus réservée sur cette question de la fin de vie avec une majorité de centre et de la droite. Donc c'est pas la fin du parcours.

Je vous rappelle que sur ce sujet, Emmanuel Macron, lors de sa dernière prise de parole avait évoqué l'hypothèse d'un référendum. Si jamais ça s'enlisait en réalité sur ce texte, c'est ce que m'a confirmé un de ces conseillers il y a quelques jours, c'est pas si le texte était rejeté. Si vraiment il voit qu'entre les allers-retours assemblé, Sénat et bien c'est rejeté, il pourrait utiliser l'arme référendaire sur cette question de la fin de vie.

Mais il compte sur le fait que mettre la pression en disant je vais faire un référendum. Bien ça permette au dossier d'avancer, ça passe facilement. Chaque groupe parlementaire avait accordé d'ailleurs à ses membres la liberté de vote pour regarder dans le détail.

Mais on va rappeler de de quoi il s'agit. On va créer donc un droit à l'aide à mourir euh qui sera ouvert aux personnes atteintes d'une infection grave et incurable qui engage le pronostic vital en phase avancée ou terminal et qui présente une souffrance physique ou psychologique constante. Alors les opposants trouvaient le texte trop permissif.

D'autres disaient "Bah il faut faire comme on fait chez nos amis belges ou néerlandais. D'ailleurs, la France, si ça va jusqu'au bout, deviendrait le 8e état d'Europe à autoriser l'euthanasie, le suicide d'assisté, même si ces deux termes n'étaient pas utilisés dans la loi. Non, c'est l'aide à mourir qui en effet a été préférée, pas l'euthanasie et c'est une victoire large aujourd'hui pour ceux qui défendaient en tout cas ce texte avec l'espoir maintenant qu'il soit adopté avant 202 avant élection au Sénat, c'est à l'automne.

Ça va pas être simple comme disait Guillaume mais c'est pour un retour début 2026 à l'Assemblée nationale. Donc ça va être un calendrier qui est là on sait pas dans quel état assez serré. On sait pas si François Baou sera encore là parce que vous vous souvenez que la dernière dissolution en l'occurrence a fait sauter ce texte sur la fin de vie qui a connu un parcours extrêmement compliqué depuis des années.

Finalement le SD ça avait été une cétait plutôt une bonne idée. Alors finalement c'est le texte. Oui, parce que le soit péatif évidemment on a tous voté pour c'est c'est important que tout le monde essaie taxé et qu'on puisse soulager et accompagner les personnes gravement atteintes sur le Vous avez voté quoi déjà pour aux États ?

J'ai voté pour sur le soit pal bien évidemment, je suis absolu c'est question intimes d'expérience personnelle et c'est pour ça que dans tous les groupes moi je voudrais saluer la qualité du débat effectivement on avait un peu prévu le pire sur ce sur ce débat. Il y a beaucoup d'amendements mais là il y a vraiment la volonté d'expliquer. Moi, je m'abstiens parce que je je vois à la fois le besoin euh d'un certain nombre de personnes qui sont en très grande souffrance et qui décident d'elles-même.

Pourquoi on leur interdirait de s'injecter la dose pour mettre fin à leur souffrance ? Mais aussi, moi j'ai peur des abus. J'ai toujours peur des abus.

J'ai cette petite musique au fond de moi qui dit "Attention, est-ce qu'on a mis tous les gardes fous ?" Donc on a mis des gardes fous. Est-ce que c'est suffisant ?

J'ai ce doute et dans le cadre de ce doute là, je me suis absolu. Alors, on va revenir à la discussion sur l'économie avec vous, monsieur le député CASUV, mais on a Éric Cocrel qui est en direct avec nous de l'Assemblée nationale. Bonsoir, monsieur le député Cocrel.

Je rappelle que vous êtes aussi président de la commission des finances à l'Assemblée nationale. Mais d'abord sur ce vote, on peut vous demander quel a été votre vote sur la fin de vie, monsieur le député ? Oui, oui, j'ai voté deux fois.

Oui. Euh, tout simplement parce que j'estime que c'est un droit qui est indispensable. C'est un combat de longue haleine notamment comportait les associations et je trouve que ce texte pour reprendre les propos de Jeanre René Cassovre, j'ai compris que c'était absten mais je dois dire tout de suite, j'estime que tout choix était respectable à partir du moment où et ça a été le cas quasiment pour tous les députés, ils étaient expliqués de manière non polémique mais j'expliquais j'estimais justement que garde de fou était là voilà pour à la fois permettre à quelqu'un qui veut mettre fin à sa vie avec une aide médicale parce qu'il est arrivé au bout du bout de ce qui est possible de supporter de pouvoir le faire tout en ayant euh des précautions effectivement que chacun estimera normal.