Les matins - François Hollande
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Faut-il rappeler que vous avez été Premier secrétaire du Parti socialiste de 97 à 2008 ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La pauvreté a-t-elle augmenté avec la crise ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Quelle est la différence entre votre discours et ceux des précédents candidats sur la pauvreté ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Le RSA a-t-il eu un effet pervers sur l'emploi ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Proposez-vous une réforme du RSA pour favoriser le temps plein ?
- 32:00OuverteRéponse directe
Le logement est-il plus urgent que l'emploi pour lutter contre la pauvreté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00François HollandeChiffre
« Plus de 8 millions de Français vivaient sous le seuil de pauvreté en 2009. »
- 1:02:00François HollandeFait
« Les violences aux personnes n'ont jamais été aussi nombreuses. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
il est 7h40 jusqu'à 9h l'invité des matin de France Culture pour cette première émission politique en vue des élections présidentielles peut-être même en vue d'abord dans 40 jours des primaires ouvertes primaire socialiste François Hollande bonjour françoisand faut-il rappeler que vous avez été Premier secrétaire du Parti socialiste de 97 à 2008 que vous êtes député de la première circonscription de la cores et président du conseil général de la cores depuis 2008 candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2012 vous courrez en tête selon le sondage JDD paru le 27 août avec 41 % d'intention de vote de ceux qui sympathtisans de gauche iront vootter le 9 octobre prochain au premier tour des primaires ouvertes socialistes derrière vous à 31 % Martin au BR 13 % Sulen Royal 6 % manuel Val 5 % Montebourg 1 % pour Jean-Michel baayet avec Hubert hertas ce matin nous nous vous poserons de très nombreuses questions oh c'est vrai que pour ceux qui n'avaient pas encore entendu le message 2012 semblera être l'élection de la gauche sérieuse de la gauche crédible depuis l'ouverture de la primaire chacun des candidats du Parti socialiste sauf peut-être Arnaud bonbourg qui sait donc c'est quelques mots à la bouche raison économie réalisme a a qu'il est loin François Hollande tout de même le temps du changer la vie de François miteran bienvenue désormais dans celui de l'État ne peut pas tout que donnerit Lionel Jospin nous verrons si l'avenir nous verrons avec l'avenir si c'était le bon choix nous vous recevons ce matin avec uber gartas avec plusieurs thèmes à aborder avec vous ce matin au menu la fiscalité la pauvreté la sécurité la jeunesse peut-être tout d'abord pour commencer et c'est le thème de votre billet politiquetas la pauvreté oui estce qu'il y a de pratique avec la crise c'est qu'elle a l'air d'avoir réponse à tout elle justifie les sacrifices demandés aux Français des mesures de rigueur seront présentés ce matin en conseil des ministres la crise explique également la pauvreté Linc a révélé hier que plus de 8 millions de Français vivaient sous le seuil de pauvreté en 2009 le Secours populaire estime que ces chiffres sont d'ailleurs au-dessous de la réalité et qu'ils se sont aggravés ces statistiques elles ont provoqué de nombreuses réactions politiques Marine Le Pen promet 5 millions de pauvres en moins si elle est élue le Parti communiste estime que le gouvernement est coupable de non assistance à personne en danger et François Hollande notre invité veut rencontrer toutes les associations qui luttent contre cette pauvreté donc la crise est donc des volontés pour la combattre le problème c'est que ces chiffres et ces promesses ont quand même un petit terir de déjà entendu sans remonter à la baai pierre en 1988 par exemple soit 20 ans avant la faillite de lman broser le candidat François mitéran promet déjà d'en sortir et il dégaine son arme le RMI qui sera mis en place l'année suivante hélas le 11 juin 94 un colloque se tient à l'Assemblée nationale sous le patronage de Philippe ségin qui soutient un Jacques Chirac à l'époque en détr presse de ce colloc n'est un comité pauvreté et politique ce comité constate l'échec des politiques précédentes et il se prépare aux échéances de 95 il adhère au thème de la fracture sociale pauvreté tiens-toi bien en 2002 la fracture n'étant pas résorbée Lionel Jospin y va de sa promesse 0 SDF vous vous en souvenez Lionel Jospin super on va s'en sortir mais en décembre 2006 12 ans après la fracture sociale Jacques Chirac en fin de mandat confronté au mouvement des Don quiichotes décrète le loge opposable pauvreté retiens-toi bien quant au candidat Sarkozi ne s'en laisse pas compter le 19 décembre suivant il reprend la promesse des 0 SDF résorbable en 2 ans hélas nous y voici 5 ans plus tard il y a toujours des pauvres toujours des SDF mais ce serait la faute à personne c'est à cause de la crise de la dette des états et puis les pauvres à priori n'ont pas à se sentir abandonnés ils sont le sujet central comme d'habitude à l'approche des élections François Hollande alors d'abord il y a plus de pauvres à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy qu'il n'y en avait en 2007 ce sont pas seulement les pauvres dont vous avez parlé les SDF les sans logie ceux qui ont encore hélas défrayer la chronique cet été parce que on ne leur trouvait pas de logement il s'agit là de plusieurs millions de personnes en l'occurrence 8 millions de personnesent avec 9 voilà 950 € 950 € et comme le dit Monsieur wertas en 2009 rien à voir avec la crise de ces derniers mois il s'agit d'une tendance longue et qui concerne donc des hommes et des femmes qui travaillent nous avons 2700000 chômeurs nous avons 8 millions de pauvres il s'agit donc de salariés à temps partiel de femmes souvent de femmes femmes qui élèvent seul leurs enfants et qui se trouvent dans des situations qui sont de plus en plus difficiles ça tient au faible salaire et ça tient à la difficulté de trouver un logement donc la politique de lutte contre la pauvreté c'est pas une politique catégorielle qui viserait 500000 personnes pour lesquelles il faudrait il faudrait le faire d'ailleurs trouver un logie ou une solution d'une certaine façon les collectivités locales l'état parvient mal mais parvient encore à trouver un certain nombre d'issus là il s'agit vraiment d'un changement d'approche des politiques il faut non seulement redistribuer de la richesse parce qu'on aurait pu faire aussi cette étude pour savoir ce qu'avait été l'évolution depuis le début du mandat de Sarkozi de la catégorie non pas des 10 % des Français les plus favorisés mais du 1 % des Français les plus c'est quand même pas Nicolas sarzi qui a inventé la pauvreté en France mais donc il a sans doute une redistribution des richesses à faire mais elle ne suffira pas il y a une politique du travail parce que beaucoup de ces familles ont un besoin de travailler non pas à temps partiel mais à temps long et là je vais juste prendre un exemple vous savez que j'ai approuvé le RSA qui venait après le RMI mais il a eu un effet pervers du RSA c'est-à-dire que vous avez une possibilité pour un employeur de prendre un salarié à temps partiel d'autant plus facilement que vous savez qu'il y aura un complément qui sera apporté par le RSA donc il y a eu une augmentation du travail à temps partiel alors que nous avons besoin de contrat à durée indéterminée plus nombreux qu'aujourd'hui et de contrats qui puissent être des contrats de pleine activité donc il faudra réviser les règles pour le RSA les les élargir et faire en sorte que l'incitation au travail à temps complet puisse être encore plus grande et deuxièmement il faut que nous ayons des politiques d'emploi notamment pour les jeunes parce que parmi ces pauvres il y a de nombreux jeunes il y a à peu près un jeune sur C qui vit sous est-ce en vous entendant est-ce que les auditeurs ne risquent pas de penser que on est encore dans le diagnostic parce que ce qui frappe et vous l'avez souligné c'est que la pauvreté elle s'aggrave elle s'aggrave elle s'aggrave et que derrière le discours politique a l'air quand même le même et impuissant alors quel quelle est quelle est la différence entre votre discours et tout ce qu'on endu avant et qui n'ont pas abouti à des résultats franis Holl si on veut lutter contre cette situation c'estàdire d'augmentation du nombre de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté il faut une politique d'emploi et une politique de logement et il faut viser deux catégories de population les jeunes et les familles monoparentales qui sont les plus touchés par cette exclusion d'un nouveau genre donc sur l'emploi j'ai fait une proposition c'est ce que j'appelle le contrat de génération puisque nous avons encore eu révélation de ces chiffres le chômage augmente pour les plus de 50 ans écartés du marché du travail souvent relégué dans des situations de popérisation et euh les jeunes qui ne parviennent pas à rentrer sur le marché du travail ma proposition c'est le contrat de génération un employeur qui gardera un senior le temps qu'il puisse partir à la retraite et qui embauchera un jeune avec un contrat à durée indéterminée sera exonéré de cotisation sociale sur ces deux emplois pendant 3 ans ça sera un puissant levier de maintien de l'emploi pour les seniors et de création et d'embauche pour les jeunes qui sont aujourd'hui les plus affectés par le chômage sur le logement vous avez éé oui est-ce avec un tel chiffre tout de même là sur cette question de la pauvreté François Hollande est-ce qu'on se est-ce qu'il n'est pas aujourd'hui à la limite pardon plus urgent encore de légiférer travailler sur la question du logement que même sur celui de l'emploi parce que le logement on le sait échappe à beaucoup de règles tout de même malgré tout et la spéculation est telle qu'aujourd'hui on le voit par exemple on prend l'exemple parisien c'est hors de prix pour trouver un logement alors quand on gagne moins de 900 € par mois et quand on voit le prix des loyers les conditions qu'on demande à quelqu'un pour louer un appartement alleer aller trouver un logement aujourd'hui mais vous trouvez à ce moment-là les mêmes population concerné celles qui ont les plus grandes difficultés à accéder à l'emploi ont les plus grandes difficultés à accéder au logement famille monoparental femmes qui sont abandonnés par leur conjoint ou qui divorcent et qui se retrouvent dans l'obligation de trouver hand on ne trouve pas de travail pas de logement et en plus comme il n'y a pas de garantie euh par le l'emploi pas de possibilité de rentrer sur le marché locatif privé donc la deuxième politique qu'il faut engager c'est une politique de logement alors il faut créer davantage de logements sociaux et ça doit être la priorité redéployer les aides qui sont aujourd'hui concentrées sur le l'accession à la propriété ou sur des facteurs spéculatifs d'ailleurs du marché immobilier que vous avez souligné vers le logement social mais il y a un deuxième deè proposition c'est sur les règles du cautionnement justement faire en sorte que pour ces familles que pour ces jeunes il y ait une organisation qui cautionne de manière mutualiste si je puis dire c'est puisse faire en sorte que ce soit une avance qui soit faite par la collectivité nous verrons bien si c'est avec l'État avec les collectivités locales je crois qu'il faudra le faire ensemble il faut qu'il y ait des organismes qui puissent permettre à des jeunes de rentrer dans des logements de décohabiter par rapport à leurs parents combien de jeunes aujourd'hui sont obligé de rester chez leurs parents parce qu'ils ne peuvent pas trouver un logement combien de jeunes dorment dans leur voiture pour occuper un logement François Hollande pour occer un emploi François Holand il y aura bien sûr des sujets comme celui-ci que nous pourrons développer à nouveau dans la deuxième partie le deuxième thème et il est connexe à celui-ci c'est sans doute celui de la fiscalité au fond vous avez toujours depuis longtemps ici même et dans d'autres médias dit que ce qui faisait la différence principale au fond entre la droite et la gauche c'était la fiscalité la politique de fiscalité aujourd'hui la gauche française s'oppose toujours au projets au fond d'INR écrire la la règle d'or dans la Constitution on a vu et la presse le relate aujourd'hui les écho la tribune que l'Espagne va instaurer en urgence une règle d'or budgétaire contesté ici en France il y a un consensus entre le PSE Parti socialiste au pouvoir de Zapatero et le Parti populaire qui se sont mis d'accord la semaine dernière pour inscrire la règle de stabilité budgétaire dans la Constitution espagnole alors la règle d'or et de gauche en Espagne elle ne l'est pas en France s'il suffisait d'inscrire une règle d'or pour rétablir les comptes public franchement ce serait la voix la plus commode changerait un texte fondamental et d'un seul coup comme par miracle les recettes rentreraient les dépenses seraient maîtrisé et les déficits seraient épuisés et bien non ça ne marche pas comme ça l'Espagne pourquoi est-elle aujourd'hui contrainte de voter à la hâte une disposition avec consensus politique oui parce que mais qui crée des désordres à gauche en revanche oui parce que de toute façon on sait bien que la gauche est au bout de son mandat qu'il y a une élection dans dans quelques semaines et donc elle est sous la pression l'Espagne sous la contrainte elle n'a pas le choix il faut qu'elle donne un signe est-ce que en France nous sommes dans cette situation est-ce qu'il y aurait urgence en France de voter à la Hâ une disposition et par qui le président de la République dit queoui qu'il y a urgenceousid par le président qui a dégradé les comptes publics qui a augmenté la dette et qui viendrait nous dire en fin d'exercice qu'il faut voter une dispos lui-même n'a pas appliqué alors moi je fais la proposition suivante je fais la proposition suivante nous avons une une élection présidentielle qui arrive dans quelques semaines ou dans quelques mois chacun devra dire chacun des candidats donc le prochain Président de la République devra dire comment il rétablit les comptes publics par quels instruments et dans quel délai moi j'ai dit il faut qu'on arrive fin 2013 à revenir à 3 % par rapport à la richesse nationale de déficit public et il y aura nécessairement un effort de justice fiscale à engager s'il n'y a pas de justice fiscale il ne peut pas y avoir redressement accepté par nos conitoyens des comptes public et deuxièmement il ne peut pas y avoir rééquilibrage des finances publiques s'il n'y a pas de croissance si vous n'avez pas de croissance vous aurez de toute façon des grandes difficultés à atteindre les objectifs que vous vous fixez on est surpris tout de même que les opposants de la de la règle d'or n'est pas été au fond plus précis dans cette opposition il suffit peut-être de lire l'article de Vincent glad dans sl.fr François Hollande pour dire que c'est une sorte de méthode Coué Vincent glad écrit Sarkozi s'en vente mais la règle d'or existe déjà elle est gravée déjà dans la Constitution depuis le 23 juillet 2008 article 34 les orientations pluriannuelles des finances publiques sont définies par des lois de programmation elles s'inscrivent dans l'objectif d'équilibre des comptes des administrations publiques Vincent glad dit c'est au fond comme s'il fallait réécrire la Constitution et s'il fallait réécrire la France est vraiment une République indivisible laïque démocratique et social je vous jure sans déconner oui mais il a pas tur du tout il aurait aurait même pu ajouter que nous avions déjà le pacte de stabilité qui s'imposait à nous qu'est-ce que c'était le pacte de stabilité c'était l'obligation qui était faite dans le cadre de l'Union européenne et notamment de la zone euro de ne pas dépasser 3 % de déficit public par rapport à la richesse nationale et 60 % de la richale par pour l'endettement public nous sommes à 85 % du PIB pour l'endettement public et nous sommes à 5,7 % de déficit par rapport à la richesse nationale c'est vous dire si déjà nous avons transgressé tout toutes les règles que nous étions fixé cheminant vers la chronique de Philippe la question Rafa du oui François Hollande l'ancienne juge prév despr dit que l'infirmière de Lilian betancour lui a dit dans son cabinet que Nicolas Sarkozi avait reçu lui-même de l'argent de la milliardaire pour vous c'est du solide cette affire ou c'est l'homme qui a vu l'homme et c'est de la rumeur dossier à lire dans Libération de ce matin François Hollande je n'ai pas encore lu le dossier mais j'imagine qu'il y aura des conséquences nécessairement cette magistrate sera entendue je peux penser que Nicolas Sarkozi ou son entourage ne resteront pas inertes par rapport à cette révélation et moi que c'est un propos que c'est simplement un témoignage que c'est fragile elle sera sans doute amenée à s'exprimer elle-même cette juge soit devant un autre juge soit devant l'opinion publique mais ce que je révèle à travers cette histoire c'est en fait la pression que connaît la justice aujourd'hui c'est-à-dire les manquements nombreux répétés à l'indépendance et si cette magistrate est obligée de se confier à des journalistes c'est parce que elle-même vit cette pression comme insupportable 8h 16 minutes bonjour bris couturier bon à côté de vous François Hollande François Hollande c'est le temps du débat introdu comme chaque jour désormais cette saison par brce couturier alors François Hollande François Hollande vous aviez pris une certaine avance sur vos concurrents à la course pour la présidence en publiant des articles alarmés sur l'état de nos finances publiques en avril 2009 vous dénoncez sur Slate des politiques de relance par les déficits publics que vous taxiez de l'xiste ce qui détonnait alors quelque peu à gauche vous critiquiez un gouvernement accro je vous cite à la drogue du crédit laissant se creuser non seulement le trou des dettes publiques mais celui d'une sécurité sociale qui a cessé de reposer sur les contributions des actifs et des biens portants pour être financé elle aussi à crédit en juin 2009 vous critiquiez en ces termes le grand emprunt présenté par un Nicolas Sarkozi soudain converti au Ken anisme je vous cite encore une nouvelle dette pour prendre en charge un nouveau déficit plus large encore que le précédent bref vous faites partie des rares responsables politiques à avoir dit avant même que notre état commence à se bagarrer pour conserver son triple A que la fuite en avant pratiquée depuis 35 ans était devenu un exercice dangereux ce faisant vous rejoignez vous rejoignez une préoccupation grandissante chez donc compatriotes ils sont de plus en plus convaincus que notre état vit au-dessus de ces moyens et que ces dettes accumulées nous entraînent vers le déclassement 82 % des Français se disent inquiets face au déficit et à la dette publique dont 25 % se décareent même très inquiet je note qu'il n'était que 36 % à partager cette inquiétude début 2010 50 % de nos compatriotes jugent à présent la réduction de la dette comme tout à fait prioritaire à égalité avec le pouvoir d'achat et la lutte contre l'insécurité et je ne relève aussi qu'une large majorité des sondés dans les sondages tout récents qui viennent de sortir sont favorables à la règle d'or à la quel Vous vous opposez 78 % sont pour selon l'Ifop et 60 % selon le CSA que la question n pas exactement posée de la même façon mais comment lutter contre cette avalanche de dette qui menace de nous engloutir dans un pays où le taux des prélèvements obligatoires dépasse les 44 % du PIB est-il bien raisonnable de vouloir encore augmenter la pression fiscale il ressort du plan d'économie présenté la semaine dernière par François Fillon que l'effort supplémentaire est demandé au contribuable à hauteur de 11 milliards tandis que notre état de son côté n'en économisera lui qu'un solul je je relève qu'espagnol italien et britanniique ont s'abré eux plutôt dans leurs dépenses François Fillon en feriez-vous autant François Hollande c'est François Hollande à côté de vous c'est François Hollande peur vous m' fait peur c'est pas préist Franois fon luiés un plan d'économie qui est un bizarre plan d'économie puisque les économieses sont demandés au contribuables et pas à l'état et vous François Holland alors d'abord je suis d'accord avec moi-même c'est-à-dire avec ce que je disais je je je suis rassuré en en 2009 avant que il n'y ait ces cris d'alarme cette évocation de la règle d'or en 2009 il y a eu deux fuites en avant de la part du gouvernement de François Fillon la première a été de faire un plan de relance qui a été mal calibré mal ciblé et en fait inefficace mais dispendieux pour les finances publiques et il y a eu un grand emprunt qui a ajouté encore de la dette à la dette pour préparer et c'était forcément un je crois que je pouvais approuver l'avenir mais en dégradant le présent aujourd'hui nous avons sûrement un effort fiscal à accomplir ça ne fait pas plaisir que de le dire et 44% quand vous voyez le déficite de la sécurité quand vous voyez le déficit de la Sécurité sociale et vous l'avez souligné aujourd'hui nous empruntons nous empruntons pour financer nos prestations maladies ou nos retraites alors qu'il y avait une règle qu'on nappelait pas une règle dor mais enfin qui était une règle d'argent qui avait été fixée dans la loi et qui disait explicitement que chaque fois qu'il y avait un déficit public il fallait ou diminuer les dépenses ou augmenter mécaniquement la recette en l'occurrence ce qu'on appelé la CRDS qui est une CSG élargie rien n'a été fait ce qui fait que aujourd'hui nous renvoyons sur les génération future le paiement non pas simplement de leur retraite ou de leur éventuelle mal mais de notre retraite et nos dépens maladie et de la même manière il y a un chiffre que nous devons absolument avoir à l'esprit aujourd'hui nous avons ce qu'on appelle un déficit primaire de notre budget ça veut dire quoi primaire ça n'a rien à voir avec la consultation qu'organise le Parti socialiste le déficite primivaire ça veut dire que les il faut emprunter pour payer les charges d'intérêt c'estàd que non seulement nous continuons à avoir un déficit sur notre investissement mais une partie de notre dépense de fonction mais aussi sur nos charges d'intérêt c'est que nous sommes dans une dans une logique cumulative alors et qu'est-ce qu'il faut faire en terme d'économie de dépenses moi j'ai une proposition qui n'est pas forcément aussi précise que vous la souhaiteriez mais nous n'échapperons pas à une nouvelle étape de décentralisation à une réorganisation de l'ensemble de nos administrations et de l'état moi je fais confiance au territoire je fais confiance ça veut dire quoi dans le concret ça veut dire que qu'il a trop de strat et qu'il a plus de régions qu' a plus de département il faut sans Doutre rendre plus clair les compétences et il faut que l'État renvoie une grande partie de ce qu'il fait mal et et parfois sans argent vers les collectivités alors vous me direz mais les Collectiv vont être obligés d'avoir elles aussi à maîtriser leurs dépenses elles le feront avec à mon avis beaucoup plus d'efficacité que l'État et il faut affecter à chaque niveau d'administrationart R le mais le problème et surtout de les faire travailler avec beaucoup plus d'efficacité et de clarté mais de leur allouer une fiscalité propre de façon à ce que la responsabilité vous savez l'élu quand il engage des dépenses il regarde aussi les recettes et donc il y aura là comme une maîtrise collective de notre organisation bris couturier alors sur les questions européennes vous sur la crise de l'euro vous avez appelé à la solidarité fiscale entre pays aux finances publiques solides comme l'Allemagne les Pays-Bas et cetera et pays du Sud fragilisé par leur déficit mais êtes-vous prêt à aggraver sensiblement l'endettement français pour courir au secours des finances espagnoles ou italiennes et on vient de voir que Berlusconi hier vient de décider que finalement l'impôt sur les riches il le supprimait donc il fait preuve d'une certaine irresponsabilité par ailleurs vous avez réclamé toujours dans votre série d'articles sur Slate un véritable gouvernement économique de la zone euro avec un véritable président de l'UE qui cumulerait les fonctions de président de la commission et de président du Conseil européen est-ce que vous êtes prêt aux abandons de souveraineté qui en découleraiit et par exemple accepteriez-vous de voir ce président européen vous dicter le contenu du budget de l'État pour 2013 parce que si vous êtes élu président en 2012 et qu'il y a un président de l'Union européenne qui veut mettre en charge en œuve ce désendettement des états nation européens que vous appelez vous-même de vos vœux et bien il faudra subir cette loi- làà aussia des cadres si nous voulons une zone euro il faut à la fois en faire une zone de croissance et il faut en faire un espace politique donc s'il n'y a qu'une logique de rigueur et d'austérité la zone euro de toute façon ne pourra pas tenir ni économiquement ni politiquement donc l'enjeu pour le prochain Président de la République c'est de convaincre essentiellement nos amis allemands qu'il nous faut une Europe qui puisse se projeter et donc lancer de grands programmes d'infrastructure de nouvelles technologie de croissance verte pour que cette zone euro soit aussi une zone de création de richesse de prospérité et pas simplement une zone de stabilité ou de réorganisation des finances publiques deuxème euh pas en avant qu'il faut faire c'est sur l'autorité politique dès lors que nous avons des règles à respecter on peut pas accepter effectivement qu'un des pays de la zone euro soit en déficit considérable et si comme 120 % pour l'Italie comme je le demande il faut faire ces euros obligations ces eurob bonds un emprunt que ferait l'Union européenne à la place des états il est normal il est logique que l'Union européenne dise nous acceptons d'emprunter à votre place mais il faut que vous teniez correctement vos compes public une discipline ce n'est pas en soi un abandon de souveraineté c'est une vigilance mais qu'est-ce qui doit être fait il doit être voilà l'objectif l'objectif c'est de d'avoir une politique coordonné de finances publi il n'est pas anormal d'ailleurs que aligné sur la rigueur allemande ouign qu'on devrait demander à l'Allemagne ce n'est pas une rigueur supplémentaire c'est une relance supplémentaireque aujourd'hui l'Allemagne dégage un excédent commcial l'Allemagne on nimpose rien l'Allemagne vous voyez bien les c'est là que la politique rentre en mouvement si comme l'a fait Nicolas Sarkozi il abandonne les eurobonds il lâche là avant une élection présidentielle ce qui est finalement la grande demande des autorités françaises depuis plusieurs années en contrepartie qu'est-ce qu'il obtient il obtient de Madame Merkel assez habilement de sa part la règle d'or qui devrait être votée avant août 2012 je dis assez habilement parce que Madame Merkel a quand même compris qu'il y avait des élections en France au mois de mai donc elle prend aût donc elle dit en définitive je fais ce petit cadeau à Nicolas Sarkozi enfin je n'oublie pas qu'il peut être battu et d'ailleurs les les les pronostiques vont plutôt dans sens donc je fais en sorte de ne pas me fâcher avec le successeur je remercie donc Madame Merkel d'avoir eu cette attention mais il faut avoir un dialogue qui ne soit pas un dialogue de renoncement qu'est-ce qu'il faut dire aux Allemands il faut dire bien sûr que nous devons mettre ns nous nos finances publiques en bon ordre bien sûr que nous devons avoir avec les pays qui sont les plus vulnérables une politique commune mais nous devons le faire dans un esprit de solidarité c'est-à-dire avec les euros bon et les euroobligations et dire à l'Allemagne mais si vous pensez que vous allez pouvoir encore dégager des excédents commerciaux avec des pays qui seront en quasif faillite et qui n'auront plus de consommation intérieure et qui ne pourront plus vous acheter de produit parce que les Allemands ils vendent essentiellement leurs produits sur la zone euro je pense que les industriels allemands peuvent avoir la lucidité de dire qu'il faut effectivement que la politique européen soit coordonné oui mais alors François cela dit une question de alors là de je dirais de philosophie politique comment fait-on campagne comme vous quand on est de gauche et qu'on veut accéder à la présidence de la République sur le thème européen quand l'on voit au fond qu'il n porteur électoralement parlant qu'il y a même de plus en plus ce repli nationaliste ou ces repis nationalistes que l'on note en Europe et que il il n'est pas comment on dit électoralement ban pour parler come par la France Culture comment s'y prends vous restez un Européen convaincu je pense que l'Europe tel qu'elle est et devant une épreuve de vérité c'està-dire que si on ne change rien à notre organisation les marchés détruiront étape par étape ce qui a été la grande aventure de l'après-guerre donc où l'Europe reste dans dans ce statut quo et elle résistera mais elle perdra l'autre échéance que moi je je propose c'est d'avoir une Europe qui soit beaucoup plus cohérente beaucoup mieux organisée et qui soit capable soit capable d'avoirou la défiance vis-à-vis de l'Europe Françis Hollande elle vient de ce queon dit que l'Europe et les dirigeants européens ont laissé libre cours au marché ont laissé la main du marchéum public possible il y a ce que j'ai appelé les Eurobons c'est pas une proposition socialiste les eurobond c'est une proposition H qui estut éviter que la spéculation sengouffre derrière les les différences de dett souveraines ou de taux d'intérêt pour les financements de dettes souverereaines et l'autre proposition c'est d'avoir des taxes à l'échelle de l'Europe taxes sur les transaction financières mais il peut y en avoir d'autres taxes écologique de manière à ce que l'Europe ait des ressources pour investir si l'Europe est regardé simplement comme une Europe de la contrainte comme une Europe de l'abandon comm Europe marché bien perdrons cette bataille et ça sera une bataille finalement qui sera terrible à perdre parce que là vous aurez la résurgence de tous les nationalises parce que la montée de l'extrémisme elle existe elle existe pas en France seulement elle existe dans beaucoup de pays européens et si on pense qu'on peut s'en sortir tout seul là face au marché face à la spéculation face à la finance si on pense que la France je pense essentiellement à la France aujourd'hui peut là toute seule résister à cette pressionl je dis alors la guerre vous êtes face à un double obstacle la défiance vis-à-vis des marchés et la défiance vis-à-vis de la question européenne et bien c'est pour ça qu'il faut non pas simplement être en résistance ou en défens on gagne aucune bataille sur simplement sa ligne de crête on doit être à l'offensive il faut que l'Europe avance sinon elle sombrera et deuxièmement il faut que les instruments publics s'imposent au marché moi je l'ai j'ai eu cette formule la démocratie elle est plus intelligente que les marchés à condition qu'elle manie ses forces de l'esprit François hand il y a un débat qui est monté cet été qui parlait carrément qui a prononcé le mot de guerre entre les États et les marchés on n'est pas loin d'entendre le même discours là dans votre propos et à ce propos précisément l'un de vos concurrent dans la primaire propose une démondialisation c'est mondbourg une démondialisation qui serait un protectionnisme européen que dites-vous de cette idéean qu'il faille imposer des règles là aussi hein c'est une volonté qui doit s'affirmer par rapport à des concurrences qui sont déloyales je prends un exemple la Chine la Chine a des normes sociales et environnemental qui ne sont pas celles que nous nous nous imposons il serait donc logique que nous puissions affirmer vis-à-vis de cette puissance un certain nombre d'obstacles pour les échanges dès lors que donc un peu de protectionnisme c'est pas du protection c'est tout simplement là de la réciprocité je vais prendre un autre exemple les Chinois ont un excellent commerciale considérable et ont une monnaie inconvertible ils fixent eux-mêmes la valeur de leur monnaie alors que nous nous avons une zone euro qui est contesté par les marchés et en même temps un euro c'est là le paradoxe qui se renforce par rapport à d'autres monnaies et notamment le dollar donc nous sommes là encore dans un échange inégal donc il faut que l'Europe puisse avoir une politique commerciale qui soit offensive est-ce qu'on peut dire après démondialisation ça c'est un débat un peu théorique est-ce qu'il faut essayer d'avoir une politique plus européenne pour avoir un développement qui nous mette à l'abri d'un certain nombre de compétitions oui mais ça dépend de l'Europe il faut-il encore que nous ayons des partenaires européens qui le comprennent mais moi je vais pas ici proclamer qu'on va se mettre à l'abri de la mondialisation parce que la compétition est internationale elle existe et elle n'existe pas simplement avec les Chinois ou les Indiens elle existe également entre les pays développés vous savez les 2 tiers de nos échanges commerciaux se font sur la zone euro donc notre vraie compétition elle est dans la zone euro et puis on est face avec des à des pays comme la Suède la Finlande les Pays-Bas et l'Allemagne qui sont d'abord des grands marchés des grands exportateurs et qui n'accepteront en aucun cas une politique isolationniste mais je voulais vous poser une question de fond politique François Holland euh on reproche et vous le faites à Nicolas Sarkozi d'avoir plomber notre dette publique qui sera donc passé sous son quinquena de 63 % à 86 % du PIB mais ne s'est-il pas contenter d'appliquer les méthodes de relance par la dépense publique qui ont toujours eu la faveur des socialistes d'où ma question politique ne va-t-on pas vers une campagne électorale à front renversé qui verrait le président de droite sortant nous expliquer qu'il a victorieusement combattu la crise par une politique kénésienne classique de relance par les déficit et un candidat de gauche qui sera sans doute François Holland si on en croit les sondages nous promettant lui le retour aux équilibres par une politique de rigueur il aurait là une espèce de renversement historique ass assez comique non d'abord il n'a pas réussi il ne pourra pas dire à la fin de son quinquena qu'il a mis la France en situation de croiss s de rétablissement des comptes publics et de diminution du chômage c'est quand même là alors ensuite il n'a pas fait du kénésianisme il a fait du riganisme souvenez-vous qu'est-ce que c'est que le riganisme c'est les baisses d'impôts qui ont été accordés de manière inconsidérée c'était le cas au début des années 80 par rigan mais aussi par Sacher et avec le calcul qui a pu fonctionner partiellement aux États-Unis que les baisses d'impôts allaient iter une relance de l'investissement de l'épagne de l'activité éconique parce que les plus fortunés finalement utilisant ses avantages pour mettre l'économie en mouvement vous allez les reprendre mais bien sûr qu'est-ce qui s'est passé je pense que c'est l'échec non pas du kenésianisme l'échec du réanisme et du sachirisme sous une forme française je suis pas là pour dire que çaétait exactement dans les mêmes conditions les baisses d'impôts parce que quand on accord plan de relanceme quand on accorde une baisse d'impôt dans un moment où où l'État est en déficit ça veut dire quoi ça veut dire que nous tous nous empruntons pour que il y ait des avantages fiscaux qui soient accordés au plus favorisés c'est nous donnons à crédit des avantages aux plus fortunés pour qu'il puisse relancer la croissance et bien ça a été inefficace et ça a été profondément injuste donc vous confirmez que vous allez reprendre ces baisses d'impôts et que vous allez instaurer des impôts en direction de qui alors bien sûr il faudra reprendre une partie des avantages fiscaux qui ont été accordés mais il faudra pas le faire avec cette logique de bricolage que nous connaissons aujourd'hui c'est la raison pour laquelle j'ai proposé une réforme fiscale d'envergure d'ampleur qui serait le premier acte du prochain Président de la République et de la prochaine majorité mais ça toujours été votre chal de bataille et puis vous avezul AB non seulement les particuliers parce qu'il faut réorganiser la fiscalité directe la fiscalité indirecte mais aussi les entreprises parce qu'on a aujourd'hui une une fiscalité qui est antiredistributive aussi pour les entreprises puisque les PME payent plus d'impôt sur les sociétés que les grandes entreises et il faudra changer aussi le mode de financement de la protection sociale il n'est pas normal que le travail soit sur surcotisé surchargé et que le capital et l'écologie soit exenté de tout eff ENF françisand d'anée en année encore là il y a quelques jours l'Inspection des finances non finit pas de dire qu'au fond il y a une absurdité une aberération une injustice une inefficacité des qu 170 niches fiscales qui permettent des dégrvement impôt en France et qui font qui coûte à la gouvernance budgétaire 50 milliards d'euros perdus ça serait si néfaste électoralement de dire d'un coup tiens moi je suis le président de la République faisons un rêve et sur en 3 ans je gagne 50 milliards en supprimant 4 470 niches fiscales ben vous avez fait le même rest 50 milliards ils y sont je lis éc Leboucher dans Slate Paron beaucoup Slate mais c très bien SL c'est exactement ce que je propose qu'est-ce que c'est qu' une réforme fiscale c'est une organisation du prélèvement qui est une large assiette c'est qu'on supprime une grande part de ces niches fiscales et un taux progressif qui peut être modéré pour un C N de TR vous avez aujourd'hui donc si on veut être précis on a à peu près 110 milliards d'euros de niche fiscale et de niche sociale 75 milliards he certains journalistes les n fiscal nich s'ajoutant ça veut dire quoi niche fiscal c'est essentiellement des dérogations au prélèvement pour favoriser telle ou telle catégorie ou telle ou telle activité la la l'inspection générale des finances dit il y a 10 milliards d'euros qui sont totalement inutiles donc si on peut déjà faire une économie c'est sûr c'est 10 milliards il y en a 40 milliards dont l'efficacité est limitée et bien il faudra revisiter ces 40 milliards et faire en sorte que nous puissions av voir là une masse de manœuvre qui nous permettra de financer des dépenses utiles et je pense notamment à tout ce qui est investissement dans l'éducation et dans la connaissance Caroline ilchef oui nous sommes sur sur France Culture donc c'est l'occasion de vous permettre de d'employer ce mot Martine Aubri a fait des propositions financières extrêmement généreuses qui ont quand même laissé un petit peu scepti et donc je voudrais savoir quel place à la culture pour vous euh et surtout dans la situation que que vous nous avez décrite la culture c'est pas simplement un budget la culture c'est pas une catégorie ce sont pas simplement des professions la culture c'est un projet qui doit rassembler la nation nous ne sommes pas n'importe quel pays nous sommes la France et donc le projet culturel il est intégré dans ce que j'appelle le rêve français c'est-à-dire l'idée que nous devons offrir la génération qui vient un avenir meilleur que le nôtre et donc pour ce qui me concerne je je considère que la culture c'est bien sûr les actions que développe le ministère de la culture c'est aussi l'éducation artistique du ministère de l'éducation c'est également ce que nous pouvons faire pour la culture au-delà de nos frontières et donc c'est aussi un moment ce qui peut nous rassembler au-delà de toutes nos diversités donc le le projet culturel c'est en fait le projet d'une nation qui se regarde non pas dans son passé non pas dans ses traditions non pas dans son histoire même si ça fait partie aussi le patrimoine mais dans son avenir et c'est aussi ce qui peut dans un moment très difficile sur le plan économique donner un sens donc la culture pour moi ça va bien au-delà d'une augmentation d'un d'un crédit budgétaire alors françand ça n'est pas cela dit hélas peut-être faut-il le déplorer avec les questions européennes que vous vous ferez lire ce n'est pas avec les questions internationales non plus pas d'avantage question de culture ben ça sera avec ou non hber bertas vous interroge sur cette question là avec les grands thèmes de la sécurité et qui on le voit déchat quelques passion au sein notamment du courant socialiste et même quelques voyages rapides et clair comme celui hier de Martin Aubri à Marseille oui ben avec une question toute simple on a vu Martine Aubri dire que l'insécurité serait au cœur de sa campagne est-ce que ce sera la même chose pour vous et donc là aussi est-ce qu'on a un un retournement idéologique avec des socialistes qui placent une valeur sur laquelle il insistait moins auparavant on va dire et qu'il a place sur le devant de la scène ne serait-ce que pour contrer le président et dire qu'il a échoué et dont on craint toujours le coup électoral la sécurité euh c'est euh une conditions pour que nos concitoyens aient confiance il faut lutter contre l'insécurité comment après on voit bien que les solutions qui depuis 10 ans depuis 10 ans ont été mises en œuvre par Nicolas Sarkozi n'ont pas atteint les résultats puisque les violences aux personnes n'ont jamais atteint le niveau d'aujourd'hui c'estàd qu'on peut dire que la délinquance dans les statistiques baisse mais quand on regarde le détail les violences aux personnes n'ont jamais été aussi nombreuses et aussi intenses donc notre premier devoir c'est de faire en sorte de diminuer cette violence comment il y a les effectifs de police qu'il faudra reconsiter c'est quand même un comble que Nicolas Sarkozi ministre de l'intérieur pendant 5 ans sous président Chirac a créé 10000 emplois de policiers et de gendarmes et que Nicolas Sarkozi président de la République a supprimé 10000 emplois de policiers et de gendarmes allez comprendre aucun logique aucune cohérence donc il faut sûrement recréer des postes de policiers et de G mais les répartir différemment sur le territoire il y a des quartiers aujourd'hui où la violence est de de tous les jours et où on ne voit pas de policiers sauf des compagnie de CRS qu'on envoie dans l'urgence ou de de brigad qui viennent là parce que il y a eu une petite émeute qui s'est créé à la suite de trafic qui ont été démantelés donc répartition des effectifs de police et de gendarmerie différente sur le territoire augmentation des effectifs et puis aussi un traitement de la délinquence qui soit beaucoup plus précoce enfin on s'aperçoit de quoi que il y a euh une entrée dans la délinquence à des à des âges de plus en plus jeunes et qu'il n'y a pas de solution parce qu'on va pas non plus mettre des jeunes de de 12 ou 13 ans en prison donc il faut créer des établissements des établissements qui auront pour vocation d'écarter ces jeunes de leurs quartier dans leur propre intérêt dans l'intérêt aussi mais c'est pas le problème du militaire c'est le problème qu'il faut un encadrement qu'il faut sortir de ces jeunes de ces quartiers qu'il faut avoir des solutions alternative à la prison et que la prison ne peut pas être le seul destin d'un certain nombre de jeunes dans notre société pu il faut lutter contre les trafics parce que aujourd'hui la gangraine c'est quand même les trafics dans les quartiers vousz regardez ce qui se passe à Marseille le grand banditisme utilise la détresse d'un certain nombre de jeunes ou de moins jeunes d'ailleurs pour les utiliser à des fins de grands banditisme nous avons là une lutte qui doit être implacable donc moi je ne laisserai pas Nicolas Sarkozi se vanter d'unun d'un bilan qui n'est pas bon mais je ne vais pas dire non plus que ça doit être notre seul projet la sécurité ça fait partie d'une condition de la vie en commun et il y a aucune raison de penser que les socialistes réussiront moins bien que d'autres sur ce suj fris Holland il fut un temps où justement mettons il y a quoi 25 30 ans quand on posait la question à un homme de gauche il ne répondait pas par l'idée qu'il faut augmenter les moyens de la répression ou de la lutte contre la violence mais à la réponse à la violence un homme de gauche il y a 30 ans aurait répondu qu'il fallait justement améliorer l'accès à la culture à l'éducation à l'lèvement de soi et qu'ainsi la violence diminuerait dans la société c'était ce fameux changer la vie c'est terminé aujourd'hui les temps ont donc changé ces raisonslà demeurent mais si je vous avais répondu vous savez faut commencer d'abord par une politique d'éducation par une politique sociale vous m'auriez dit alors vous niz la nécessité d'une une sanction d'une punition d'une dissuision donc la la la réalité d'une politique c'est qu'elle doit être global et bien entendu s'il n'y a pas un effort éducatif considérable une amélioration de l'encadrement dans les écoles et dans les collèges qui sont les plus en difficulté s'il n'y a pas une éducation des parents s'il n'y a pas aussi une politique sociale qui est suffisamment préventive s'il y a pas une politique de la jeunesse pourquoi j'ai fait de la jeunesse la grande cause de l'élection présidentielle parce que je considère que notre notre jeunesse est aujourd'hui en danger pour certains parce qu'il n'arrive pas à accéder aux emplois que leur diplô franand oui mais ça fait un peu sourire dit tiens pourquoi François Holland toutun coup lui serait-il l'incarnation de l'idéal du candidat de la jeunesse dans ce pays je ne prétends pas être un candidat jeune mal compris je candidat autproclam je non je ne prétends pas être un candidat des jeunes je dis que le thème le sujet mobilise toutes les générations parce que quand vous allez demander il faudra le faire à une personne de de plus de 50 ans j'en suis de faire un effort collectif le seul sujet qui leur permettra de d'accepter qu'il y ait là une un engagement un investissement pour le pays ça sera en faveur de la réussite de leurs enfants et de leurs petits-enfants d'où la priorité pour l'école d'où la priorité pour l'insertion d'où la priorité pour entrer dans la vie active avec le contrat de génération dont j'ai parlé c'est une grande cause et quand on une société néglige sa jeunesse l'oublie regardez ce qui s'est passé l'Espagne la Grèce et et et la Grande-Bretagne où on a eu la révélation de ce qu'on savait nous ici depuis plusieurs années de la possibilité des émos urbaines alors n'oublions pas la jeunesse parce que elle ne nous oubliera pas n'oublion pas la jeunesse voici un jeune justement Thomas Clusel c'est l'heure du coup d'œil de Thomas Clusel bonjour Thomas bonjour Marc ce matin j'ai sélectionné pour vous un article à lire dans le journal Les Échos intitulé Le Vieux Port de La Rochelle St tarriifier longmétrage court-métrage téléfilm séries tenez-vous bien depuis la naissance du cinéma et bien la Rochelle attire en effet les caméras écrit ce matin le correspondant du journal jeanroc cave et c'est ainsi que dès DS 1910 fleur de grève notamment relatera les amour malheureuse d'un pêcheur et de sa fiancée infidèle et puis c'est également à cette occasion que l'on verra pour la première fois à l'écran vous savez le fameux passage du bateau de pêche entre les deux tours du Vieux Port une image qui deviendra récurrente par la suite puisque le vieux port en réalité est la vraie star des films tournés à La Rochelle nous explique dans les colonnes du journal Vincent Martin historien du cinéma Le Vieux Port apparaît en effet dans plus de 30 long métrage alors la grande époque du cinéma Lain Rochel démarre en 1956 écrisan rock cave avec le tournage du salaire du pécher avec Daniel darieux et Jeanne Morau puis du sang à la tête avec Jean Gabin d'après un roman de George Simenon une scène tournée à la Hal au poisson d'ailleurs restera dans toutes les mémoires des Rochelet puisque la séquence avait été tournée sans interrompre la vente du poisson son les figurants qui jouaient leur propre rôle travaillaient réellement et une marchande de poisson nous ditons c'était même payé le luxe d' guirlandais Gabin qui avait raté est-ce possible qui avait raté donc sa scène alors d'autres adaptations de simnon qui vécu d'ailleurs à La Rochelle seront tourné sur place on trouvera encore le vieux port dans les choses de la vie de Claude Satet en 69 entetemps La Rochelle a vécu un véritable ouragan cinématographique puisque Zanou en a fait le quartier général du Jour le plus long dont les scènes du débarquement étaient tournées sur les plages de l'île- de Ray à l'époque d'ailleurs la logistique hollywoodienne avait beaucoup impressionné puisque chaque soir un hélicoptère ramenait les bobines à La Rochelle pour la projection des roches dans un cinéma de la ville alors le port de commerce de La Rochelle la palis aura lui aussi les honneurs des caméras c'est là en particulier que Spielberg tournera la célèbre scène du submersible nazi des Aventuriers de l'arche perdu enfin plus récemment pour être encore cité tournée de Mathieu Amalric alors pourquoi venir à La Rochelle interroge finalement le journaliste réponse du maire Maxime bonau nous avons cette lumière blanche si particul ulre probablement aussi la qualité de l'accueil comme on a une petite ville en trois coups de téléphone on peut tout résoudre et puis et puis cette ville nous explique le maire grâce à son décor suscite l'imagination et la fiction alors comme on dit au cinéma toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant exister et cetera et cetera on rappellera simplement brièvement donc certains des films tournés à La Rochelle et cité ce matin dans le journal Les Échos le jour le plus long des Aventuriers de l'arche perdu du sang à la tête tourner tourner chose de la vie du sang à la tête c'est ce qu'il fallait éviter à La Rochelle François Hollande du sang neu sans doute du sang froid sûrement oui euh il y a quelques commentaires John aravosis blogueur américain sur am America bloc ironise sur les primaires du Parti socialiste et sur le soisant déchirement des candidats entre eux il explique qu'aux États-Unis les échanges sont au fond bien plus rudes bien plus francs et n'empêch pas la réconciliation des partis à l'issue du vote au moment de la dernière ligne droite pensez-vous au fond que vous inugurez quelque chose et qu'il manque encore un tout petit peu de culture de primaire en France François Hollande oui c'est la première fois que un parti politique ouvre une procédure aussi inédite et exceptionnelle puisque ce sont les Français les auditeurs de France Culture qui vont pouvoir s'ils le veulent décider du choix du candidat socialiste qui n'est pas n'importe quel candidat puisque c'est celui qui peut sûr c'est pas sûr être au second tour de l'élection présentielle et être le prochain Président de la République donc c'est un un choix qui va pas simplement concerner un parti qui va concerner tout le pays et nous avons pris un un double risque le premier risque c'est que les Français doivent venir voilà s'il n'y a personne vous convoquez le peuple français il ne vient pas c'est fâcheux pour 1 million c'est c'est déjà bien en dessous c'est déjà plus problématique parce que il faut que celui ou celle qui sortir à vainqueur de ce processus très long hein quand même puisse avoir la légitimité nécessaire puis le deuxième risque c'est celui de l'éventuelle division il y a une compétition elle est logique on peut pas faire une primaire avec un seul candidat qui viendrait donc il faut qu'il y ait une concurrence et en même temps il faut qu'il ait le rassemblement après chacun doit y veiller la dernière question derè droite question très vite de petites questions à propos du du Parti socialiste à propos de l'affaire stroscan on n'y va pas avec le dos de la cuillère dans les voies de qu'on entend en ce moment monter du Parti socialiste maladie mentale selon Michel Rocard puis hier soir Martine au qui a dit sur Canal plus qu'elle pense la même chose que beaucoup de femmes sur l'attitude de Dominique stroskanan sur les femmes vous s'il revenz s'il vous soutenz par exemple ça vous intéresserait écoutez moi j'essaie pas de faire des commentaires sur des commentaires cette histoire elle est là depuis plusieurs mois c'est un feuilleton je souhaite qu'il se termine et chacun aura le jugement qu'il doit porter sur l'intéressé moi j'étais candidat quand euh Dominic stroskan était lui lui-même supposer potentiellement candidat et je ne me suis pas détourné de mon seul objectif qui était de convaincre les Français sans me préoccuper de savoir qui pouvait être candidat à côté de moi et puis la dernière question la toute petite question sur une toute petite épine peut-être mais enfin une grosse épine l'affaire Guerini la direction du PS paraît décidé à prendre ses distance avec Jean-Noël Guerini le patron de la fédération socialiste des bouches du rô euh vous s'il devait être mis en examen vous François Hollande vous lui recommanderiez aussi de se retirer oui de la présidence du conseil général François Hollande était l'invité les matin de France Culture je vous reviendrai davantage un jour nous parler de culture de ces lettres de prison que vous avez aimé lire jeune de ce film des tescolas n nous sommes tant aimés que vous adorez vous avez lu votre portrait par Serge Raffi j'ai commencé voil il sort bientôt chez Fayard j'en ai même appris sur moi-même c'est vous dire voilà et nous savons aussi nous par votre ancien ami je ne sais pas s'il le redeviendra Jean-Pierre jouillet oui que vous aimez beaucoup Léo Ferré oui j'aime beaucoup Jean-Pierre jouillet et Léo Ferré
François Hollande