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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 27 mars 2025 36 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalJusticeÉconomie & entreprises

Conférence de presse du Président Emmanuel Macron et du Président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:01OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous des Européens comme force de réassurance pour assurer la sécurité de l'Ukraine ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelle force envisagez-vous pour l'Ukraine ? Est-ce une force de maintien de la paix ou combattante ?

  • 13:00OuverteRéponse partielle

    Pouvez-vous détailler le nouveau package de 2 milliards d'euros et faire confiance à l'administration Trump ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous des exigences russes sur la levée des sanctions en échange de conditions en mer Noire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:30Emmanuel MacronFait
    « L'Ukraine a clairement exprimé aux États-Unis son accord pour un cessez-le-feu complet et sans condition préalable pour une durée de 30 jours. »
  • 7:30Emmanuel MacronFait
    « La Russie continue de fait, jour après jour, de frapper intensément le territoire ukrainien, y compris des cibles civiles. »
  • 11:30Volodymyr ZelenskyFait
    « Nous apprécions beaucoup d'avoir un ami comme toi Emmanuel, comme toute la France. »
  • 12:30Volodymyr ZelenskyChiffre
    « Nous nous sommes mis d'accord sur ce paquet de 2 milliards de dollars. »
  • 13:30Volodymyr ZelenskyFait
    « Moscou essaie d'inscrire des conditions supplémentaires dans cet accord, donc préconditions. »
  • 14:30Emmanuel MacronFait
    « La paix par la force, ce n'est pas de commencer par enlever les sanctions avant d'avoir reçu ou vérifier quoi que ce soit. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le Président, cher Volodymyr, Messieurs les ministres, Messieurs les ambassadeurs, Mesdames et Messieurs. C'est un plaisir et un honneur d'accueillir de nouveau à Paris le président Volodymyr Zelensky. Merci, cher Volodymyr, d'être là, et à travers vous, c'est à toute la nation ukrainienne que la France adresse un message d'amitié et de soutien qui est clair et sans ambiguïté.

Nous sommes et nous resterons résolument aux côtés de l'Ukraine. Il en va de l'intérêt du continent européen et de notre sécurité. Depuis plus de trois ans, l'Ukraine mène un combat qui dépasse ses seules frontières.

C'est le combat de la liberté contre l'oppression, du droit contre la brutalité. Nous avons en effet changer d'air et l'agressivité de la Russie ne constitue pas qu'un défi à l'ordre global et à la stabilité du monde. Elle impacte aussi très directement notre sécurité en Europe.

Nous sommes depuis quelques semaines dans une phase décisive pour parvenir à mettre un terme à la guerre d'agression de la Russie. Je salue ici l'initiative du président Trump qui vise à aboutir au plus vite à une diminution puis à une cessation des hostilités, dans un séquençage qui doit nous aider à parvenir à une paix solide et durable qui garantisse la sécurité de l'Ukraine et la stabilité sur notre continent. Et ces dernières semaines, nous avons très régulièrement échangé avec vous, cher Volodymyr, Monsieur le Président, comme avec le président américain Donald Trump et avec nombre de collègues que nous retrouverons d'ailleurs demain sur ce sujet.

A Djeddah, le 11 mars dernier, l'Ukraine a clairement exprimé aux États-Unis son accord pour un cessez-le-feu complet et sans condition préalable pour une durée de 30 jours alors même que c'est elle qui est victime de l'agression. Nous attendons le même engagement de la part de la Russie. Ces derniers jours, les Etats-Unis ont échangé grâce à l'hospitalité de nos amis saoudiens que je tiens à saluer avec la Russie et l'Ukraine, afin de faire cesser dans un premier temps les frappes sur des infrastructures énergétiques et de travailler à un cessez-le-feu en mer Noire.

Ces mesures peuvent constituer un premier pas vers un cessez-le-feu plus large, ouvrant la voie à la construction d'une paix qui garantisse la sécurité de l'Ukraine. Même si je constate la volonté aujourd'hui clairement établie par la Russie de réécrire ou de réinterpréter ce qui aurait été discuté ou agréé en listant de nouvelles conditions. Loin de prouver qu'elle veut vraiment la paix, la Russie continue de fait, jour après jour, de frapper intensément le territoire ukrainien, y compris des cibles civiles.

Ces frappes, nous les condamnons et elles doivent absolument cesser. Au total, là où vous avez su, monsieur le Président, prendre le risque de la paix en proposant et en acceptant ce cessez-le-feu de 30 jours en air, mer et sur les infrastructures civiles. À date, la Russie n'a apporté aucune réponse solide et par ses actes, elle a montré sa volonté de guerre et de continuer l'agression.

Nous avons pris des décisions importantes lors du dernier Conseil européen et l'approche de la paix par la force est celle que nous continuons à poursuivre. Et c'est pourquoi la discussion que nous venons d'avoir, que nous continuerons tout à l'heure, et le sommet que nous tenons demain pour bâtir cette paix solide et durable pour l'Ukraine et pour l'Europe, va nous permettre d'aborder plusieurs points. D'abord et avant toute chose, le soutien immédiat à l'Ukraine.

Nous devons le poursuivre. Il est nécessaire pour continuer la résistance, et j'ai pu annoncer aujourd'hui deux milliards d'euros supplémentaires de soutien de la France sur le plan militaire à l'Ukraine. La France, depuis le début, vous le savez, apporte des capacités qui répondent aux besoins prioritaires des forces armées ukrainiennes, et nous avons préparé une aide supplémentaire avec des missiles antichars Milan, des moyens de défense aérienne comme des missiles MICA qui équipent les Mirage qui ont été livrés ou encore des missiles de défense solaire Mistral.

Pour tenir sur le front, les armées ukrainiennes recevront également des blindés VAB, des chars AMX-10 RC, mais également de nombreuses munitions, dont certaines téléopérées, ou des drones. Et nous avons aussi avancé sur les coopérations en matière satellitaire ou d'intelligence, et ce soutien sera complété également par des productions d'équipements en Ukraine grâce au partenariat noué avec nos entreprises de défense. Ces deux milliards d'euros de soutien, c'est une part de ce premier volet et notre volonté demain et de mobiliser tous les partenaires qui seront présents pour continuer ce soutien immédiat à l'Ukraine.

Le deuxième élément de la discussion portera sur le cessez-le-feu durable en s'assurant qu'il puisse être observé et respecté. Ce sera une partie importante des travaux que nous mènerons demain avec nos collègues européens pour précisément bâtir ce séquençage, un cessez-le-feu mesurable de court terme des discussions politiques et ensuite la paix qui pourra être consolidée et pleinement suivie. Le troisième élément de discussion concernera le format futur de l'armée ukrainienne, car la première garantie de sécurité pour l'Ukraine de demain, une fois la paix signée, ce sera d'avoir un format d'armée crédible qui permette de dissuader toute nouvelle agression et de résister éventuellement à de nouvelles attaques de l'armée russe.

Et nous aurons l'occasion de revenir en détail demain sur ce volet. Le quatrième élément, Ce seront les forces de garantie dans le cadre d'un accord de paix et non pas sur la ligne de front, mais en deuxième rideau, comme une réserve stratégique, si l'on peut dire, pour aider à dissuader toute nouvelle agression russe. Là aussi, les travaux des chefs d'état-major ces dernières semaines ont permis de progresser sur la planification de propositions d'options solides, ce sera aussi une part des discussions de demain.

Tels seront les quatre éléments qui structurera nos échanges demain et dont l'objectif, vous le voyez bien, est de permettre à l'Ukraine de maintenir la situation sur le terrain et de résister à l'agression russe, mais aussi de construire les éléments crédibles de cette paix durable que nous appelons de nos vœux, quelle que soit l'évolution des discussions. En tout cas, je veux ici le redire avec force la France poursuivra son engagement. Elle le fera en soutien des efforts américains, en concertation avec ses partenaires européens et alliés, et avec une détermination qui ne faiblira pas.

Nous avons, toutes ces dernières semaines, je l'ai dit, échangé en permanence avec le président Zelensky, j'ai échangé quasiment quotidiennement avec le président Trump aussi, et nous avons mené un travail très étroit avec nos partenaires britanniques, avec qui le travail s'est fait main dans la main, et avec aussi nos principaux partenaires européens qui seront présents autour de nous demain. Je veux être très clair ce soir, la Russie ne saurait avoir un droit de regard sur le soutien que nous apportons et que nous apporterons à l'Ukraine, ni ne saurait dicter les conditions de cette paix durable, parce qu'il en va de la souveraineté de l'Ukraine et parce qu'il en va de la sécurité de tous les Européens. Monsieur le Président, cher Volodymyr, vous recevoir ce soir est à nouveau pour nous un privilège.

Vous incarnez la résistance d'un peuple qui refuse de plier face à l'inacceptable, face à la force brute ou au fait accompli. Et cette résistance force le respect de tous les Européens. Elle force le respect des Françaises et des Français parce que nous savons aussi que c'est de notre sécurité dont il s'agit.

C'est pourquoi vous pouvez compter et pourrez compter sur le soutien et l'engagement de la France à vos côtés, parce que l'Ukraine mérite la paix et que pour vous avoir vu ici un soir de décembre 2019, dans une discussion à l'époque avec le président Poutine et la chancelière Merkel, j'ai vu combien vous vous battiez pour préserver cette paix et je ne laisserai réécrire aucunement l'histoire par certains. Il n'y a qu'un agresseur, il n'y a qu'un résistant. L'agresseur, c'est la Russie.

Le résistant, c'est vous. Et les Européens comme les Américains n'ont pas d'autre choix que celui de leur histoire, du respect du droit international et du respect de leur propre sécurité. Merci d'être là et nous serons là aussi.

Merci beaucoup pour ce soutien, merci beaucoup, cher Emmanuel, pour ton amitié et ton soutien pour l'Ukraine, Chers présents, Mesdames et Messieurs, chère France. Tout d'abord, je te remercie personnellement Emmanuel, et toute la France pour un soutien inchangé et surtout très sensible de l'Ukraine. Nous apprécions beaucoup d'avoir un ami comme toi Emmanuel, comme toute la France.

Aujourd'hui, beaucoup de choses peuvent et doivent être faites pour la sécurité en Europe, ensemble avec la France et tous les partenaires en Europe et dans le monde. C'est un moment important pour l'histoire, la façon dont les leaders actuels détermine le système de sécurité pour l'Europe pour des générations à venir. C'est là-dessus que nous travaillons actuellement lorsque nous travaillons au nom de la protection contre l'agression russe, pour établir une paix stable pour des garanties viables de notre sécurité en Europe.

Aujourd'hui, avec le président de France, nous avons eu un travail bilatéral. Nous préparons également la rencontre de demain avec nos autres amis, nos partenaires européens. Et avec chaque rencontre de ce genre, notre interaction devient de plus en plus concrète et notre coopération de coalition est volontaire pour défendre nos peuples et la sécurité collective.

Je voudrais tout d'abord souligner les efforts d'Emmanuel Macron et les efforts de la France pour nous aider maintenant, pour nous aider à nous défendre contre les frappes russes en particulier, et je t'en ai déjà parlé parler, aujourd'hui, c'est vos...

Enfin, ce sont déjà les nôtres, vos Mirage, nos Mirage, les avions de combat, et je te remercie beaucoup, qui ont été fabriqués en France. Je vous remercie tout particulièrement pour ces avions. Ils sont devenus déjà une partie intégrante de notre système de défense dans les airs et nous permet de nous défendre contre les chars et autres structures volantes.

Nous allons continuer à augmenter le nombre de Mirage. Merci beaucoup pour tous les projets de défense pour l'Ukraine. Nous avons déjà discuté de la situation du Front.

Nous allons continuer à parler de nos besoins concrets et sur comment nous pouvons terminer cette guerre. Je remercie beaucoup pour le nouveau paquet de défense venant de France pour l'Ukraine. Nous nous sommes mis d'accord sur ce paquet de 2 milliards de dollars.

C'est un paquet très important. Ils avaient déjà été détaillés par Emmanuel, mais d'autres éléments, je pense, seront commentés par nos ministres de la Défense. Deuxième chose, Emmanuel est parfaitement au courant de nos discussions avec les Américains, ce qui s'est passé en Arabie Saoudite il y a quelques jours.

Nos délégations ukrainiennes et américaines ont discuté des régimes de cessation de feu en ce qui concerne l'énergie, le secteur énergétique et la mer Noire. Les questions à caractère technique demeurent. Le monitoring tout d'abord, en ce qui concerne la mer Noire, la situation est plus complexe.

Moscou essaie d'inscrire des conditions supplémentaires dans cet accord, donc préconditions, et nous espérons que la partie américaine assurera le caractère inconditionnel de silence au dessus de la mer. Depuis le 12 mars, il y a une proposition de la partie américaine sur le silence dans les airs, sur le sol et dans les mers. Pour l'instant, la Russie refuse cette cessation inconditionnelle de la guerre.

C'est la preuve que la Russie ne veut pas mettre fin à la guerre et joue la montre. Donc il faut continuer à maintenir la pression sur la Russie. Ce n'est pas le moment de l'affaiblir ou d'affaiblir notre unité.

Nous avons besoin de davantage de mesures concertées pour assurer la paix juste et stable. Les sanctions à l'encontre de la Russie doivent rester en vigueur et doivent se renforcer tant que l'occupation russe durera. Chaque frappe de la Russie, toute tentative de la Russie de faire durer la guerre demande une réponse.

Et cette réponse ne pourra être qu'une nouvelle pression, de nouvelles sanctions. À Moscou, on ne comprend pas d'autre langage que le langage de la force, c'est un fait. Par conséquent, l'Europe, les Etats-Unis, Le monde entier a besoin d'avoir suffisamment de force pour se défendre et défendre les intérêts de la paix.

Je remercie et j'en suis reconnaissant à toutes les personnes en Europe qui nous aident, nous les Ukrainiens, l'Ukraine, dans la défense, pour obtenir la stabilité et la prévisibilité de notre potentiel de défense. Il est important que chaque pays européen puisse développer son potentiel de défense. La base scientifique, la composante technologique dans la défense, plus de choses seront produites en Europe, plus calme sera notre vie en Europe.

Je remercie tous les pays pour leur investissement dans l'industrie de défense en Ukraine, pour la coproduction avec notre complexe militaro-industriel. Nous avons déjà discuté avec Emmanuel comment, ensemble, nous pourrons augmenter notre production, notre force industrielle. Cela concerne différentes choses partir de forces de défense anti-aérienne jusqu'à l'artillerie.

Nous avons chargé le ministère de la Défense de détailler ces questions et d'assurer leur exécution. Bien sûr, nous comptons et nous misons sur la diplomatie, mais seule la diplomatie basée sur la force peut être forte. Et c'est ça le sens de notre travail, de la rencontre de demain.

Nous attendons des décisions nouvelles et fortes. Il est temps de passer vers un contenu fort de nos discussions quant aux garanties de sécurité et la présence en Ukraine d'un contingents de nos partenaires. Il y a des questions concrètes en ce qui concerne le contingent, la participation des partenaires, qui pourraient être réglées demain en tout cas, ça sera discuté.

Et aujourd'hui, avec le président français, nous avons décidé de charger nos représentants militaires de se réunir et, ensemble avec les partenaires, de travailler sur certaines questions concrètes. Je remercie tous ceux qui nous aident, en particulier, je voudrais encore une fois te remercier, cher Emmanuel, pour ton soutien personnel. Je vous remercie.

Merci la France, gloire à l'Ukraine. Merci, nous passons désormais aux questions. Bonsoir Messieurs les Présidents.

Une question d'abord au président Zelensky. Bonsoir, Monsieur le Président. Une question sur ce que vous attendez demain des Européens comme force de réassurance pour assurer la sécurité de l'Ukraine et éventuellement une capacité d'assurer que le cessez-le-feu soit respecté.

L'un de vos conseillers a dit aujourd'hui à Paris : « nous ne voulons pas de forces de maintien de la paix. Nous voulons des soldats qui soient prêts à faire la guerre, prêts à combattre ». Alors, qu'attendez-vous précisément de cette force ?

Quel type de soldats voulez-vous et pour quoi faire ? Est-ce que vous avez confiance par ailleurs, dans la parole des États-Unis et dans le soutien américain ? Et est-ce que l'Ukraine peut continuer à faire la guerre et à résister sans le soutien militaire des Américains ?

Et une question pour le président Emmanuel Macron. Monsieur le Président, vous avez, vous aussi, parlé de force de réassurance, que dites-vous à ce conseiller ukrainien qui dit : « nous ne voulons pas de force de maintien de la paix, Nous voulons des soldats prêts à se battre ». Quelle force envisagez -vous pour l'Ukraine ?

Est-ce que c'est une force de maintien de la paix ? Est-ce que c'est une force combattante ? Et que se passerait-il si le cessez-le-feu était violé ?

Est-ce que cela veut dire que les soldats envoyés en Ukraine, en deuxième rideau comme vous l'avez dit, seraient amenés à combattre ? Merci. Je vous remercie.

On m'a dit qu'il y aurait une question, là j'en ai entendu trois ou quatre en une question. Ce que nous attendons demain, en principe, Emmanuel a dit déjà notre agenda que je soutiens entièrement. Il y a une question de renversement de l'Ukraine aujourd'hui, mais aussi renforcement de l'Ukraine demain.

En ce qui concerne demain, je ne vais pas en parler aujourd'hui car il s'agit des paquets séparés, une stratégie de soutien de chaque partenaire et quand le détail sera rendu public, nous pourrons communiquer là-dessus. En ce qui concerne le soutien de l'Ukraine et des garanties de sécurité, demain, nous allons discuter à propos de cette question. Nos représentants de nos états-majors ont travaillé pendant tout ce temps, pendant quelques semaines, ils ont discuté des contingents, de leur format, ce qu'il peut être fait, quelle quantité, etc.

Et ce qui est possible de faire, et ce qu'il est impossible de faire. Cette infrastructure n'est pas simple. Demain, il y aura beaucoup de représentants de différents pays, et je pense que la question la plus importante serait de savoir qui est prêt à s'engager.

Et donc, je ne peux pas dire pour l'instant, il est trop tôt pour parler de qui accepterait de faire les contingents. Je suis étonné qu'un de mes conseillers est constamment en contact avec vous, j'aimerais bien savoir de qui il s'agit. Je pense que c'est une personne très influente puisqu'on parle de contingents.

A vrai dire, personne ne veut prolonger cette guerre et faire impliquer un pays dans cette guerre. Le contingent est important pour le contrôle, et le contingent, c'est d'abord la composition et la force militaire, mais il serait aussi là pour contrôler la situation, pour assurer le monitoring, pour mettre en place les entraînements communs et rendre impossible tout désir de la Russie de revenir avec une nouvelle vague d'agression. Il y a d'autres instruments dont disposeraient ces contingents dans le ciel, dans la mer ou sur le sol.

Il est trop tôt pour en parler. En ce qui concerne la confiance à l'égard des États-Unis et si on pourrait sans leur aide, d'abord, nous avons eu plusieurs discussions, notamment en Arabie saoudite, qui nous a permis de débloquer l'aide américaine dont nous avons besoin. Je ne voudrais pas parler de pourcentage de nos besoins.

Nous en avons besoin. Donc, chaque demi pourcent est important lorsqu'on se bat pour son indépendance contre l'agression russe. La deuxième question, en ce qui concerne l'échange des renseignements, nous en avons besoin pour défendre en premier lieu nos populations civiles contre les frappes, les frappes sur l'énergie, sur les infrastructures civiles et donc l'échange de ces informations sont également importantes pour nos forces armées.

Donc ces choses-là ont été débloquées, nous avons fait des pas importants, le président américain a débloqué, et nous sommes reconnaissants envers la partie américaine. Cela, ce n'est pas rien. Ensuite, en ce qui concerne la cessation de feu, nous en avons déjà parlé beaucoup aujourd'hui.

Nous espérons et nous croyons que l'Amérique aura suffisamment de force d'obliger Poutine à un cessez-le-feu inconditionnel. Je vous remercie. Bien, la Russie veut quoi ?

Conquérir le maximum de territoires en Ukraine. L'Ukraine veut quoi, les libérer. Notre souhait, c'est qu'une paix solide et durable se fasse.

Est-ce que la question territoriale sera intégralement réglée ? Ça fera partie de la discussion, mais elle sera très difficile. Et donc il y aura immanquablement, à l'issue de cette discussion, une ligne de front avec des territoires occupés.

Cette situation, nous la connaissons. Face à cette situation, il faut qu'il y ait un mécanisme qui permette de garantir la non-violation de ce cessez-le-feu, en tout cas qui permette d'observer les choses. Soit c'est un mécanisme ad hoc et par les observations satellitaires, on sait dire qui fait quoi, soit, je vous rappelle, c'est ce qui a prévalu entre 2014 et 2022, ce fut l'OSCE qui était chargé de regarder les violations.

Ce n'est aujourd'hui pas le souhait du président. On en parlera en détail demain avec les partenaires, mais ça peut être une option. Ça peut être aussi un mandat des Nations unies qui déploierait à ce moment là des troupes de maintien de la paix avec une opération ad hoc.

Ce n'est pas cela dont on parle quand on parle de garantie de sécurité. Il faut faire ce distinguo parce que sinon, la confusion s'installe à chaque fois. Sur la ligne de front, ce ne sont pas des troupes européennes qui seront déployées.

Sur la ligne de front, qui sera l'une des résultantes de l'accord de discussion, il y aura les belligérants d'hier des deux côtés, donc il y aura d'un côté les armées russes et de l'autre côté les armées ukrainiennes, et ça fera partie des discussions dès qu'un cessez-le-feu provisoire sera décidé, ça fera partie des discussions pour une paix durable, de savoir quel est le mécanisme potentiellement de maintien de la paix, de suivi ou de surveillance. On en parlera demain, Ce n'est pas à nous de le préempter, C'est à nous d'apporter de la rassurance là-dessus et peut-être un cadre et un soutien si le choix qui est fait par l'Ukraine et celui des Nations Unies. Mais ça, c'est le cadre d'opérations de maintien de la paix éventuellement et de ce qu'il se passe sur la ligne de front.

Ensuite, pour garantir la sécurité, ce qui n'est pas la même chose que maintenir la paix pour garantir la sécurité, qui est au fond de se dire que si demain la Russie, comme elle l'a fait à chaque fois, je vous le rappelle, venait à reprendre une opération dans trois ans, dans cinq ans, que se passe-t-il ? Qu'est-ce qui fait qu'on ne reproduit pas les erreurs d'hier ? Première chose, le format de l'armée ukrainienne.

C'est la première chose. Pourquoi ? Parce que c'est aujourd'hui, de fait, la plus grande armée d'Europe.

Et donc tout le travail qu'on a commencé et qu'on va poursuivre, c'est de se dire quel est le format d'armée ukrainienne et quelles sont les capacités dans la main de cette armée ukrainienne qui lui permet de dissuader une nouvelle agression russe ou de résister à celle-ci ? Et donc là, c'est un travail à la fois militaire, de programmation, de formation, capacitaire, et de soutien dans la durée à cette armée des Européens parce qu'en quelque sorte, elle est l'avant-garde de notre sécurité collective. Ça, c'est le premier levier de la garantie de sécurité que j'ai bien distingué d'une opération de maintien de la paix.

Et ensuite, ce sur quoi on travaille pour donner aussi des cartes à nos amis ukrainiens, ce sont d'autres formes de garanties de sécurité en soutien, ces fameuses forces de garantie ou de réassurance. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que des forces européennes, sur une base, sur des choix nationaux, pourraient être amenés, et ça, ça fait partie de la discussion, on donne notre disponibilité, ça dépend des discussions qu'il y aura, mais c'est une carte à la main du Président, pourrait être amenés à tenir des positions dans la zone de paix en territoire ukrainien.

Et donc le but de ces forces armées ne serait ni d'être sur la ligne de front, ni d'être engagé au premier jour face aux forces russes, mais d'être des forces qui dissuadent là aussi les Russes de ré-attaquer et qui, en tenant des villes importantes, des bases stratégiques marquent : de un, un soutien clair de plusieurs gouvernements européens et alliés, de deux, permet d'avoir peut-être des soutiens logistiques ou de la formation sur sol ukrainien, et de trois, indique très clairement que s'il y avait une agression généralisée à nouveau contre le sol ukrainien, ces armées seraient de fait attaquées. Et ensuite c'est le cadre d'engagement qui est toujours le nôtre. Nous, nous avons des soldats qui, quand ils s'engagent et sont déployés, sont là pour réagir et répondre aux décisions du chef des armées, et s'ils sont dans une situation de conflit, d'y répondre.

Et je ne vois pas pourquoi on se poserait des questions sur l'Ukraine qu'on ne s'est jamais posé ailleurs quand on a été déployés à bien des égards dans un cadre qui est clair. Donc on n'est pas sur le front, on n'est pas pour aller se battre, mais on est là pour garantir une paix durable. C'est une approche pacifiste et les seuls qui déclencheraient à ce moment là un conflit, une situation belliqueuse, ce seraient les Russes si ils décidaient une nouvelle fois de lancer une agression.

Voilà le cadre strict sur lequel nous sommes en train d'avancer avec un texte franco-britannique. Il y a eu tout un travail qui a été fait par les chefs d'état-major à Londres, à Paris et sur lequel on va poursuivre. Voilà la clarification entre ces différentes missions et ce sur quoi nous serions engagés.

En vérité, ce sont des cartes qui sont aussi à la main des Européens et des Ukrainiens dans une négociation qui, à un moment, va arriver. [INAUDIBLE] selon les résultats des pourparlers que le Kremlin a rendu public, on voit que Moscou essaie de pousser la levée des sanctions contre les conditions de sécurité en mer Noire. Trump a déclaré qu'il allait étudier cette proposition.

Monsieur le Président Macron, vous et vos collègues européens, que pensez-vous de ces exigences russes ? Avez-vous discuté de cet aspect avec le président Trump, puisque vous avez dit que vous avez des contacts étroits avec eux, et quelle est la position de votre état quant à cette exigence de la Russie ? La question connexe donc à notre président, Monsieur Zelensky, comment l'Ukraine considèrent ces nouvelles exigences russes et est-ce qu'il y a quelque chose à mettre en face ?

Est-ce que vous avez discuté peut-être aujourd'hui de ces exigences russes ? Ecoutez, bon, d'abord, ces derniers jours, on a dit tout et n'importe quoi sur la mer Noire. Ceux qui ont fait de la mer Noire un théâtre de bataille, qui ont fragilisé les routes du commerce international et en particulier pour alimenter l'Afrique ou ailleurs, ce sont les Russes, seuls.

A plusieurs reprises, nous avons dégagé des chemins de paix et des routes céréalières avec un engagement que je veux saluer, ces dernières années, de la Türkiye, qui a un rôle tout particulier quand il s'agit de la mer Noire de par les traités internationaux. Mais quand j'entends que ce seraient les Européens ou d'autres qui auraient une responsabilité sur ce qui s'est passé en mer Noire, c'est une drôle de façon de réécrire l'histoire. C'est totalement faux.

Maintenant qu'on avance, c'est très bien. Ça fait partie de la proposition qui a été agréée par le président Zelensky, cesser le feu en mer, dans les airs, sur les infrastructures civiles. Donc il faut que les Russes y viennent.

Mais c'est un cessez-le-feu temporaire, partiel, qui doit permettre de commencer à discuter une paix durable. Et pour moi, la question des sanctions, elle doit rentrer dans le cadre de ce règlement de la paix durable et solide. Et donc j'adhère au concept de paix par la force posé par le président Trump lui-même.

Comme il est cohérent, je le connais. La paix par la force, ce n'est pas de commencer par enlever les sanctions avant d'avoir reçu ou vérifier quoi que ce soit. Je pense que la question des sanctions, elle viendra à un moment donné.

Mais pour le moment, je vois un pays qui a été agressé, qui a déjà fait un geste d'accepter un cessez-le-feu sans conditions de 30 jours, et de l'autre côté, l'agresseur qui, lui, met des conditions et n'a même pas accepté cela. On ne va pas lever les sanctions ! Ou alors ça veut dire qu'on part en capilotade.

Donc non, la question des sanctions viendra, mais elle viendra en temps voulu dans le règlement d'une paix solide et durable, et donc c'est beaucoup trop tôt. Et après, ça dépend de la Russie ! vous noterez, si la Russie dit que demain, elle revient aux frontières internationalement reconnues et respecte les choses, évidemment, les sanctions seront levées.

Au fond, les sanctions, ça ne dépend que du choix d'agression de la Russie et donc ça ne dépend pour les lever que du choix de la Russie à se conformer au droit international. Merci pour votre question. Nous considérons que pour l'instant, il est trop tôt pour affaiblir les sanctions et de les relâcher.

Nous en avons discuté avec tous nos partenaires, y compris les États-Unis. Nous avons également discuté avec les pays d'Asie, nous avons parlé avec l'Union européenne pour qu'au contraire, ils préparent de nouveaux paquets de sanctions tant que la Russie ne veut pas finir cette guerre. On a besoin de ce nouveau paquet tant qu'ils ne veulent pas finir la guerre, et la levée des sanctions, c'est l'étape suivante, c'est notre avis.

Dans l'agenda de nos rencontres avec les Américains en Arabie Saoudite, il n'y a pas eu de question de sanctions, et c'est ce qu'a dit Emmanuel. C'était une rencontre dans un pays, mais nous avons vu trois déclarations, donc il n'est pas facile de démêler les choses. Mais dans notre agenda bilatéral, nous avons soulevé la question de cessez-le-feu dans le ciel et dans les mers, l'échange des prisonniers civils et militaires et les enfants, le retour des enfants.

Nous avons également parlé de cessation de toute frappe sur toutes structures civiles et les partenaires américains semblaient nous soutenir, mais après, ils n'ont pas reçu le soutien de la partie russe dans ces questions. Donc, c'est la raison pour laquelle la question des sanctions en Arabie Saoudite n'a pas été soulevée. Et donc pour nous, ça veut dire que quelqu'un a parlé de quelque chose, ça ne nous concerne pas.

Merci. Bonjour, Ania Nussbaum de Bloomberg. Une question pour le président français.

Vous avez évoqué un nouveau package de 2 milliards. Est-ce que vous pouvez nous dire en quoi il consiste et à quelle échéance il sera disponible ? Et je crois que vous n'avez pas exactement répondu à la question de mon confrère, est-ce qu'on peut aujourd'hui faire confiance à l'administration Trump qui avait promis un cessez-le-feu, un deal rapide et qui finalement aujourd'hui propose et s'engage vers un cessez-le-feu aujourd'hui incomplet, comme vous l'avez dit également ?

Alors d'abord, je ne ferai pas de procès d'intention. Je pense que l'administration américaine a engagé des discussions et que tout ce qui permet de contribuer à une paix, à condition qu'elle soit encore une fois solide et durable, et bon, moi j'attends la fin de la négociation et surtout, nous avons notre rôle à y jouer. C'est tout le travail utile qu'on fait depuis plusieurs semaines.

D'abord par le contact permanent que nous avons avec les Américains pour que les conditions de sécurité dans la durée des Ukrainiens soient prises en compte, et que les nôtres aussi soient prises en compte, et ensuite pour nous, faire tout notre travail parce que quoi qu'il arrive, on a les quatre éléments que je vous ai détaillés et qui seront au cœur des échanges de demain, mais on doit continuer aussi longtemps qu'il n'y a pas de cessez-le-feu à soutenir l'Ukraine dans sa résistance, on doit véritablement travailler chaque détail du cessez-le-feu et de son respect, qu'il soit temporaire et après, quand ce sera la paix, durable, et on doit bâtir les garanties de sécurité. Donc on est au travail, et il est trop tôt pour répondre à cette question de manière définitive. On est au travail, on est engagés, on fait part de nos exigences et on avance.

Mais je pense que tout ce qui permet d'aller vers la paix est une bonne chose. Donc je ne ferai pas de procès d'intention à qui que ce soit. Pour ce qui est des deux milliards, les ministres pourront les détailler, mais je vous ai déjà donné une partie de capacités.

Nous avons des capacités qui sont disponibles dans nos stocks et qui sont encore délivrables, et ceci parce que nous avons aussi en permanence des matériaux qu'on rachète à travers notre loi de programmation militaire, c'est exactement ce qu'on a fait par exemple avec les Mirage, on accélère le renouvellement, et donc tout ce qu'on rend disponible, on le propose dans les catégories qui sont utiles à nos partenaires ukrainiens. Et parce que ces trois dernières années, on a acquis une intimité, on sait ce qui est utile, ce qui marche pour le combat. Et donc on a un premier bloc pour quelques centaines de millions de capacités qui sont en stock, qu'on peut livrer très vite.

On a ensuite toutes les capacités, c'est-à-dire des véhicules blindés, c'est-à-dire des missiles, c'est-à-dire des César qui sont là, des choses qu'on fait produire par nos industriels et qu'on achète. Et donc ça, ça fait partie de ce mécanisme d'économie de guerre. Et donc ça, ce sont des choses qui sont livrées.

Certaines sont en train d'être prêtes, d'autres vont arriver dans les semaines à venir, donc on a un calendrier, on priorise selon les besoins, et puis après, on a des capacités d'observation satellitaire ou autres qui font partie de cet ensemble, puis enfin, on a des coproductions, c'est-à-dire qu'on finance avec cette enveloppe pour partie des coproductions de drones ou d'instruments qui sont utiles, et pour accélérer les délais, et là aussi, les ministres regardent cela de manière très fine, de permettre à nos industriels d'aller coproduire avec des partenaires ukrainiens, ce qui permet d'aller parfois beaucoup plus vite, de réduire les coûts et d'être au plus près du théâtre d'opérations. Voilà les catégories qu'il y a dans ces deux milliards d'euros qui ont été valorisés. La conférence de presse est terminée, merci à tous.

Et je crois que le Président est attendu pour répondre aux médias français. Merci beaucoup.