Covid : Faut-il juger les ministres ? | Ça Vous Regarde – 15/10/2020
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonsoir à tous ravis de vous retrouver soyez les bienvenus dans ça vous regarde à la une ce soir la judiciarisation de la crise sanitaire à peine les annonces présidentielles dévoilé hier soir des perquisitions ont eu lieu ce matin au domicile de plusieurs ministres et ex ministre olivier ferrand edouard philippe agnès buzyn et si bête n'diaye que leur reproche-t-on précisément sur quoi portent les plaintes devant la cour de justice de la république et le risque pénal le risque pénal peut-il dissuader les élus à se lancer en politique qu'ovide quand la justice s'en mêle c'est le thème de notre grand débat ce soir on va parler aussi de la jeunesse dans cette crise sanitaire c'est dur d'avoir 20 ans a reconnu hier le président de la république de couvre-feu dans les grandes villes est un coup de massue supplémentaire pour les plus jeunes études en pointillés avenir professionnel boucher peut-on parler d'une jeunesse sacrifiée on en parlera dans un décryptage dans la deuxième partie de cette émission sans oublier bien sûr la chronique de thomas des prêts il a promené sa caméra ils sont dix groupes savoir ce que pensaient les députés de ces couvre-feu dans huit métropoles et dans tout les deux ans ce sera dans ma journée à l'assemblée voilà pour le programme c'est parti à sec sévère n'oubliez pas tout de suite le grand débat [Musique] et bienvenue à vous chers téléspectateurs bonsoir anne john t merci d'être là vous êtes député la république en marche des français de l'étranger porte-parole du groupe majoritaire à l'assemblée nationale vous débattez ce soir avec charles de courson bonsoir mon choix merci d'avoir accepté notre invitation vous êtes député à liberté et territoires de la marne et en tant que parlementaire vous êtes aussi juge titulaire au sein de la cour de justice de la république jugé lui vous allez nous nous expliquer tout cela c'est là la cour qui est compétente pour juger les membres du gouvernement enfin bonsoir maître fabrice di vizio il merci d'être sur ce plateau vous êtes avocat au barreau de paris vous défendez deux collectifs un collectif de médecins ces 19 c'est son nom est un collectif de malades victimes du coronavirus et vous avez porté en leur nom des plaintes nombreuses quatre ont été retenus recevable plainte contre edouard philippe olivier ferrand et agnès buzyn qui ont débouché d'ailleurs sur les perquisitions de ce matin perquisition à leur domicile on va y revenir dans le détail bonsoir stéphane bon sens me lacoste qui m'accompagne comme tous les soirs et qui va ouvrir ce débat avec son billet si j'ai bien compris c'est parti [Musique] si j'ai bien compris stéphane ce soir ben si j'ai bien compris myriam finalement les choses n'ont pas tellement évolué depuis le moyen-âge souvenez vous à l'époque quand il y avait une grosse d'épidémie le premier réflexe de la société qu'est ce que c'était de désigner un bouc émissaire parce qu'il faut reconnaître qu'en cas de crise le bouc émissaire c'est quand même très pratiquants y est désigné un coupable qu'on a connus de tous nos malheurs ça permet de se défouler tous ensemble donc sur la même personne ça resserre les liens la société alors attention je vous dis pas que ce n'est pas injuste ce que je vous dis c'est que ça soulage alors ce serait qui le bouc émissaire de nos jours alors pour le corner virus au départ on avait pensé au tango l'un mais bon pas très convaincant comme comme bouc émissaire 1 heureusement on a trouvé beaucoup mieux depuis le responsable politique mais bien sûr parce que responsables politiques il est dispo il est censé disposer de deux grands pouvoir d' immense privilège donc c'est quand même beaucoup plus crédible que ceux sous pauvre pauvre pangolin qui est déjà en voie de disparition et puis autre avantage c'est que le pangolin lui est plutôt un animal sympathique alors que le responsable politique lui tout le monde le déteste et ça c'est bien pour un bouc émissaire regardez les chiffres qui s'affiche ici quand on demande aux français ce que vous pensez que les politiques sont corrompus ou pas voyez il ya 90 % des gens qui pensent que les politiques sont un peu ou beaucoup corrompu donc pas étonnant que le responsable politique aujourd'hui c'est finalement le bouc émissaire idéal celui qu'on va désigner évidemment là m'a dit que je dise quelques également pour la crise du cofide boucs émissaires les politiques moi ce que je trouve surtout c'est que aujourd'hui la justice a tendance à prendre le pas sur la politique si vous voulez c'est à dire attention le mot justice à peine 200 saint c'est ça peut être à la fois une vertu ou une administration alors si c'était la justice en tant qu vertus qui prenait plus de place dans notre société mais mon dieu mais quelle bonne nouvelle malheureusement c'est plutôt en ce moment dans nos sociétés l'administration judiciaire qui prend de plus en plus de place alors est ce que l'administration doit juger comme ça sanctionner les élus est ce que c'est à elle en dernier lieu de trancher de la vie de la société c'est pas tout à fait ce que pensent eric dupond moretti c'est même exactement le contraire de ce qu'ils pensent c'est vrai que par les temps qui courent on est dans la judiciarisation de tous et que l'époque qui est aussi gier nist contraint les uns et les autres en permanence à à chercher des responsabilités moi je ne veux pas m'inscrire là dedans d'abord parce que je pense que ça profite tout ça profite évidemment aux extrêmes et je suis convaincu monsieur alors que que mélenchon et le pen aurait fait bien mieux qu emmanuel macron absence d'une certitude absolue voilà un juin 2020 il faut préciser tout de suite que ces propos étaient tenus avant qu eric dupond-moretti soit nommé ministre c'est bien de le préciser mais moi ce que je voudrais préciser c'est que le rassemblement national et la france a soumise ne se réjouissent pas forcément de l'intrusion de l'administration judiciaire la vie politique je trouve que mélenchon et le pen eux ce sont des vraies politiques qui se sont présentés devant les électeurs qui ont été élus c'est pas des petits fonctionnaires qui ont obtenu leur portent pas leur poste par concours et qui ensuite en grenouille en ont essayé de gravir des échelons dans la hiérarchie non ça n'a rien à voir le fait habiller le réaliser le pen et mélenchon c'est eux et en plus ils sont bien passées pour ça parce que ça puisqu'ils ont ils ont justement subi cette c1 conditions cette perquisition de la justice donc c'est pas sûr qu'ils aient apprécié ce qu'ils se soient passés ce matin d'ailleurs dans les premières réactions coquerel qui est donc eric coquerel pardon qui est un un élu de la france insoumise lui tu dénonces justement cette judiciarisation de la société quant à gilbert collard qui est un proche du r'n lui toujours un peu plus grandiloquents trouve évidemment la justice aujourd'hui se croyaient tout permis en s'en prenant aux politiques donc je veux bien finir par une question pour rester un peu ouvert donc ma question ce serait aujourd'hui quand on est un jeune citoyen de plein de talent évidemment déjà on est confiné c'est embêtant mais au-delà de ça quand on pense à son avenir est ce qu'on a vraiment intérêt à syndic s'engager en politique au service de son pays ou est ce que c'est la meilleure manière de finir au tribunal allez vous allez répondre réagir et ensuite on va re déroulé le dossier dans le détail je voudrais y imposer les sourcils c'est le port gaulin qui vous a choqué oui pourquoi je raisonne sur mon pays la france en 93 je suis jeune député on est en pleine suite de la crise du sang contaminé or à l'époque il n'y a pas d'institution l'institution c'est la haute cour de justice elle est faite pour ne pas fonctionner elle n'a jamais fonctionné et donc qu'on dit on ne peut pas continuer comme ça et donc ont créé la cour de justice de la république et la première justiciables ça a été trois ministres qui étaient en fonction de premier ministre laurent fabius edmond hervé genet lifar veille qui était secrétaire d'état en charge de cela pourrait très clair vous vous félicitez aujourd'hui qu'elle les politiques les responsables les membres du gouvernement puissent être bien sûr parce que je suis j'ai toujours été contre lille responsabilité ministérielle elle c'est affreux wagner graal derrière un système des responsabilités ministérielles mais les hauts fonctionnaires eux ne sont ils pas responsables mais ne sont-ils pas sur l'autorité dès ministres donc c'est pas possible ça a été un progrès il fallait réparer responsable c'est la justice non pas du tout non non il ya le conseil supérieur de la magistrature qui est l'organe disciplinaire une erreur judiciaire et un certain nombre d'entre eux ils sont passés voir ont été révoqués les magistrats voilà ne sont pas exemptés de responsabilité à john tu es une petite rédac réaction quand on parle des responsables politiques bouc émissaire de cette crise sanitaire à vous elle vous fait peur cette judiciarisation elle est pas nouvelle peur ce n'est pas du tout le temps en revanche la question soulevée qui est si je suis jeune est ce que ça me donne envie de rentrer en politique cet aspect là un peu effectivement a en tout cas à minima fait réfléchir il ya d'autres aspects qui sont si la violence contre les politiques qui peuvent sans dissuader mais néanmoins néanmoins je crois que l'irresponsabilité n'était pas une bonne chose et je pense que la possibilité qu'on ait des pouvoirs et des contre-pouvoirs et pouvoir avoir cette justice au sens à la fois de la vertu et de l'organisation qui s'exerce je trouve ça très bien dans une démocratie alors je voudrais vous interroger m di vizio sur le timing comme on dit en bon français des perquisitions au lendemain des annonces présidentielles pour vous ça ne doit pas étonner c'est la procédure normale vous imaginez bien que les perquisitions se sont pas décidés à minuit hier soir avec des magistrats de la cour de cassation qui se sont dit tiens emmanuel macron a parlé nous on a envie d'aller au restaurant et donc effectivement ce couvre-feu de l'eau pose un problème et donc on va aller perquisitionné enfin je veux dire c'est une offense de le penser ainsi fait l'institution judiciaire quand même un avocat n'oserait pas et c'est à dire effectivement concrètement que dieu sait si on peut avoir quelques griefs à l'égard de l'institution judiciaire mais ce qui est très amusant si vous voulez c'est que d'habitude on reproche à l'institution judiciaire d'aller trop lentement et voilà qu'aujourd'hui on lui reproche de lait trop vite vous trouvez qu'il ya une célérité particulière que vous pouvez saluer parce que il faut le préciser et on va voir un sujet qui va nous planter le décor de manière un peu plus précise qui est une information judiciaire qui a été ouverte sur plusieurs ministres information judiciaire donc y aura des enquêtes de policiers de police judiciaire elle a eu lieu cette information en cette ouverture d'information juillet on a des perquisitions en octobre ni octobre finalement ça va pas si vite c'est rapide c'est quand même c'est relativement rapide 6 et relativement rapide dans une affaire je vais le préciser différemment dans une affaire de droit commun ce serait relativement rapide dans une affaire de cette ampleur c'est un timing qui somme toute correspond au timing qui est habituellement celui de l'institution judiciaire dans des affaires cette envergure il faut bien comprendre une chose importante qu'on oublie peut-être un peu il ya deux choses importantes la première c'est que tout le monde a intérêt à ce que ça évite les ministres concernés en premier il faut effectivement peut-être qu'à la fin eh bien on découvrira que toute cette affaire finalement nu non grata en exercice difficile on a intérêt mais on a intérêt si vous voulez ce que la vérité soit faite au plus vite pour que justement si l'innocence en tout cas s'il ya pas de renvoi devant la cour ça se sache au plus vite ses premiers mais je vous pose cette question de la question du temps de la rapidité et puis ensuite on va avoir un sujet pour comprendre dans le détail ce qui est en train de se jouer on a en mémoire un certain nombre de grands dossiers où la responsabilité des élus et des gouvernants a été engagé vous avez cité le sang contaminé on a eu l'impression on pourrait citer furiani également même si c'est très différent mais mais que tout se passe bien après là on est en plein dans la crise sanitaire et les ministres sont sous le coup d'enquêtés alors qu on l aime pas sortis de cette crise non sur l' affaire du sang contaminé vous avez raison mais c'était la merde mais pourquoi parce qu'il a déjà fallu créer la cour de justice de la république il a fallu élire temps les députés que les sénateurs que les membres du de la cour de cassation il a fallu un point très imparfaite cédera donc ça a été très long c'est pour ça que la faute à l'inexistence d'un système elle a pris beaucoup de temps et puis vous pouvez avoir des personnes qui déposent plainte et que l'instruction est extrêmement compliquée notamment quand il ya des affaires étrangères par exemple prenez notre le prochain dossier que va examiner la cause de la république c'est la sphère de ce qu'on appelle la sphère balladur léotard et c'est qu'ils sont accusés d'avoir utilisé des pots-de-vin affaire karachi finances et will affaire de karachi bon c'est une affaire internationale donc le juge d'instruction ont eu beaucoup de mal à investiguer donc ça dépend des derrières ces perquisitions faites les murs on ne sait pas combien de temps ça va prendre alors je salue la présence de richard vers les bons soirs un jeune pêcheur qui y est chroniqueur dans cette émission et journaliste correspondant parisien au quotidien suisse le temps alors on plonge dans cette affaire qu'est ce qu'ils reprochaient précisément aux ministres concernés par cette information judiciaire on voit ce cas tout de suite avec clément méric après les plaintes les perquisitions edouard philippe agnès buzyn ou encore olivier ferrand tous ont en commun d'avoir dû gérer la crise sanitaire dans le cadre de leurs fonctions gouvernementales est ce que vous avez peur d'un éventuel procès pénal non non non j'ai ma conscience pour moi je sais ce que j'ai fait sur la centaine de plaintes pénales déposées contre des membres du gouvernement seuls neufs avaient été jugés recevables des plaintes déposées par des médecins des patients ou des associations de personnel soignant les perquisitions de ce matin sur la suite logique de l'information judiciaire ouverte début juillet par la cour de justice de la république le délit visé est difficile à établir abstention volontaire de prévenir un sinistre la peine encourue est de deux ans de prison et 30 mille euros d'un monde s'il enquête débouche sur un procès il se tiendra devant la cour de justice de la république seule habilitée à juger des actes commis par des ministres dans le cadre de leurs fonctions cette enquête s'ajoute à celle ouverte le 10 juin par le parquet de paris elles visent des instances ministérielles ou des responsables administratifs notamment pour homicides involontaires ou mise en danger de la vie d'autrui alors fabrice di vizio vous êtes l'avocat au coeur de ce dossier je le disais quatre plaintes ont été jugés recevables sont donc à l'origine de ces perquisitions qui défendez vous précisément déjà moi je défends d'abord un collectif de médecins qui est directement concerné vous l'imaginez bien par la crise et par ses conséquences au mois de mars dernier lorsque il était dans l'incapacité de pouvoir se protéger et protéger leur passion donc ça c'est la première chose la deuxième chose je défends une association de victimes sont corona victime qui est une association de victimes du corona virus et qui estime qu' effectivement les responsabilités d'autres rechercher la vérité doit être faite sur les raisons pour lesquelles est ce que on a vécu un confinement est ce qu on aurait pu l'éviter est ce que les masques il ya eu une abstention volontaire un moment ce qui est des réponses à des questions bien vous savez il ya une commission d'enquêté parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire ici même à l'assemblée qui se pose ces questions là quelle n'est pas plus légitime mais alors elle n'est pas plus légitime elle est légitime mais je pense pas qu'ils aient un concours de légitimité je pense que chaque institution à sa légitimité sa vocation propre la commission parlementaire dans quel parlementaire à la vocation constitutionnel de venir établir une responsabilité que l'on qualifie de politique c'est à dire de faire la lumière sur le système et vous avez vu ces auditions ces auditions transcende largement la seule personnalité les seules personnes des ministres concernés par la plainte et ensuite vous avez l'institution judiciaire qui elle va se poser la question de savoir si il y à eut un moment donné telle personne dans tel contexte qui a fait telle chose matin les enquêteurs cherchaient quoi précisément de recherche agnès buzyn selon les loire philippe olivier ferrand et bien y chercher tout ce qui peut concourir à la manifestation de la vérité c'est-à-dire notamment les échanges de mails dont agnès buzyn pas la route l'existence c'est ce qu'a eue il ya eu cet article dans le monde soula qui a fait vraiment voilà en effet un effet blast comme on dit dans l'opinion ou la ministre expliquait qu'elle avait été alertée dès décembre par un blog et puis elle confiait à la journaliste qui l'interviewait qu'elle avait à ce moment là dès début janvier alerté le premier ministre a question c'est les traces écrites c'est des éventuels mail charles de courson 8 les commissions d'enquêté parlementaires c'est un est l'un des outils dont dispose et parlementaires pour contrôler l'action du gouvernement mais aussi de l'administration et si je puis me permettre bien sûr les commissions d enquête c'est pas du tout des juges et non pas à juger mais ils peuvent saisir la justice ça a été fait qu'une fois j'étais rapporteur de cette commission denquête donc c'était la première fois sur la sphère liberté que la commission denquête a saisi au pénal et nous avons réussi à faire condamner le président d'air liberté qui avait détourné 13 millions qui étaient de l'argent public alors là le daily mail au sahel et le scénar et vient pour la première fois aussi du temps parfois des commission denquête débouche sur des condamnations c'est une des îles de céline des saisines de justice et des procès aux yeux mais je voudrais savoir qu'est ce qu'on reproche précisément à ce ministre oba si vous voulez y à edouard philippe et à une excuse ans qu'on reproche c'est à l'aune et à la lumière de ce qu'a dit agnès buzyn agnès buzyn dit j'ai averti j'ai envoyé des mails si ce qu'elle dit est vrai et bien alors il s'agira de se poser la question de savoir pourquoi est ce qu'on n'a pas réagi prenant éléments fait le délit potentiel devant la cour de justice de la république qui on arrive jusqu'à ce cas chez vous si je puis dire c'est l' abstention de combattre un sinistre wohlhuter de convaincre il faut le caractère volontaire il faut que vous réussissiez enfin que les grands acteurs puissent prouver qu'il ya eu une abstention volontaire de combat devrait signer ce que c'est probable oui c'est probable je dire si vous voulez classiquement ce qui se passe si on prend le contexte dans lequel on se situe si effectivement il est exact que madame busin a bien averti le premier ministre et en fonction de ce qu'elle a écrit c'est pour ça que la perquisition est importante en fonction de ce qu'elle a écrit si effectivement ce qu'elle a écrit et suffisamment précis pour que une action du gouvernement une action du premier ministre fut nécessaire si cette action n'a pas eu lieu et bien alors oui nous serons au jir cession volontaire parce qu'il faut bien comprendre que la notion d' abstention volontaire elle se mesure à l'aune de la connaissance que nous avions du sinistre et c'est ici qu'il ya un billet tout le monde dit depuis le départ mais nous ignorions ce qui allait se passer oui peut-être sauf que moi c'est connaissait que c'est une carotte incertitudes que dans non dans la graine est non non non non moi je dis madame busin dit je savais points alors on va écouter jean castex et je me donne la parole comment on réagit sierre considère que celle là suffisamment dit pour ouvrir une instruction quand même jean castex qui évidemment n'a pas commenté ces perquisitions étaient interrogés ce matin en marge de la conférence de presse qu'il a donnée sur sur les mesures restrictives mais il a quand même des fondus ou déviés vers ont écouté le sur la confiance que j'accorde à monsieur olivier verront ici présents sachez qu'elle est totale outre bien entendu elle besoin de rappeler que sur le volet judiciaire que je ne connais pas il bénéficie d'une totale présomption d'innocence mais je voudrais vous faire mesurer à toutes et à tous mesdames et messieurs la difficulté de cette crise sanitaire que nous vivons avait des hauts et des bas depuis plusieurs mois olivier ferrand est en fonction depuis plusieurs mois matin midi soir la nuit le week-end d'un test devant vous il est toujours au front toujours offrant toujours nté c'est la question du du risque pénal et du poids que ce risque fait peser sur sur l'action au jour le jour d'un ministre comme olivier ferrand on peut on peut bien travailler quand on a cette épée de damoclès au-dessus de la tête je le laisserais répondre à ça je pense que heureusement beaucoup de zones justice qui fonctionne et qui fait qu'un certain nombre de personnes là ce sont des ministres enfin d'autres sont sous le coup d'une enquête judiciaire si la vie c'est certainement lourd c'est certainement pesant sa demande de l'énergie pour apporter les informations les réponses aux questions qui nous sont posées indubitablement et tous ceux qui sont passés par là peuvent en témoigner de l'énergie que ça consomme néanmoins la vie ne s'arrête pas et heureusement ces personnes là doivent continuer à poursuivre leur mission il n'y a aucune raison qu'elle s'interrompent parce qu'on leur a posé des questions en revanche voudrais simplement rajouté une chose et vous avez prononcé un mot qui m'interpelle qui me semble très juste cette crise de l'incertitude effectivement nous sommes là sur un accident un accident de l'évolution microbiologiques à l'accident c'est l'apparition de ce virus que personne ne connaissait dont nous ne connaissons pas aucun microbiologiste aucun infectiologues aucun médecin ne savez comment c'est les choses allaient évoluer et donc la définition de sa selle que nous n'avons pas de protocole nous n'avons pas de réponse est tout à l'heure je vous expliquer combien même les traitements ont évolué les traitements au départ que nous proposions n'était pas du tout ce que nous propose aujourd'hui car nous avons appris au fur et à mesure donc toutes les décisions politiques derrière ont été prises en mettant en balance veut pas être raison quelque chose qui n'est pas prévisible ce que je vous dit salles de cours sont fait d'accord non non je suis juge titulaire donc je ne voyais pas quoi dire quoi que ce soit sur le fond simplement qu' il ya deux types de recours il ya les recours concernant les ministres devant la cour de justice de la république et il ya les recours concernant les hauts fonctionnaires qui ne sont pas des ministres devant les juridictions de droit commun bien et que ça nous a toujours posé des problèmes non non je dis pas ça mais quand vous avez deux juridictions qu'est ce qui se passe si elles ont des positions contradictoires c'est à dire que prenons l'exemple de la sphère dont nous parlons supposer que les juges judiciaires condamne le directeur de la santé parce qu'il n'a pas suffi sa manche pour enfin allaient-elles raison est que la cour de justice de la république et des positions inverses voilà alors je rappelle que ça n'est jamais arrivé mais ça pourrait arriver qu'on peut faire appel de la décision de la cour de justice de la république devant la cour de cassation s'est pas encore arrivé mais ça arrivera bien un jour il aurait forcément une forme de choc dans l'opinion ces contrats rien responsable administration sanitaire soit condamné et passons sa tutelle ces poursuites défendu la thèse que il fallait supprimer la cour de justice de la république et que les ministres soient jugés comme les hauts fonctionnaires devant les juridictions de droit commun avec temps pour vous c'est tellement ils font des pressions une protection comme il y as devant la cij hier c'est à dire commission des requêtes puis commission d'aller on va revenir là dessus juste après mais sur le risque pénal je voudrais quand même vous faire réécouter cette archive c'était sur le plateau de bfmtv c'était philippe de villiers qui rapportait des propos que lui aurait tenus le chef de l'état concernant edouard philippe regardez le 17 mai dernier j'ai eu une conversation avec emmanuel macron et je veux aider mais pourquoi il fait ça edouard philippe pourquoi on ne confirme pas plus vite et pourquoi les mêmes qui nous interdisait les masques ans étaient nécessaires mais oblige d'arrêter quand ça n'est plus nécessaire bon pourquoi et m'a dit philippe il rit gère son risque pénal il vous a parlé comme ça oui sans problème comme ça et son premier ministre et m des visio là bon voilà ce sont des propos rapportés évidemment à prendre avec la plus grande des prudences mais ce risque pénal on a pu le lire on a pu entendre dire que voilà il a il avait pu peut-être poser dans la prise de décision vous savez finement qui aurait duré l on est dans madame évoquer quelque chose que je crois fort juste le risque qu'on qualifie le risque finalement il existe il n'a pas empêché de vivre non plus c'est inhérent à l'action du gouvernement que c'est pas moins qu'il décide c'est finalement la loi c'est la constitution qu'il a décidé qu'à un moment les ministres étaient justiciables devait répondre de leurs actes ces gens lorsqu'ils sont lors qu'ils acceptent une responsabilité ministérielle savent que healy à cette possibilité du risque comme un parlementaire celle que son immunité peut être levée et comme on parlait de responsables si les magistrats absolument tous citant tout citoyen comme tout citoyen ce que je veux dire juste pour terminer sur ce point si vous permettez le chemin de fer il importe de souligner quelque chose qu'il faut pas perdre de vue c'est que jamais vous ne m'entendrez dire que olivier ferrand agnès buzyn heures philippe son coupable de quoi que ce soit il bénéficie d'une présomption qui à ce stade irf ragab lé quai d'une présomption d'innocence et il faut quand même c'est pas parce que la commission d'instruction a décidé de mener des perquisitions a décidé de faire son office dans le cas d'une alsace jour normal comme une bonne pression normale nous sommes dans un cas ni la justice sur la croisette dire la précède du thé du point de vue du citoyen moi j'essaie de me mettre du côté du citoyen l'ancienne situation était extrêmement choquant les responsabilités ministérielles extrêmement choquant donc depuis la loi de 93 il n'y a pas il ya plus des responsabilités ministérielles il ne reste plus que les responsabilités du président de la république dans l'exercice de ses fonctions les responsables de président il ne peut être incriminé que pour haute trahison ton bouton vous dire que franchement bon la nuit lui dans l'exercice de ses fonctions donc je trouve ça tout à fait sain et si ce que rapporte philippe de villiers est exact je ne vois pas le problème il est tout à fait normal que vous soyez voyez par exemple des confié le pilote l'entreprise vous poser des questions par exemple pour éviter des accidents du travail parce que vous savez que si ça tourne mal votre responsabilité pourrait vous voyez bien qu'avec la crise sanitaire vous vous avez des mesures restrictives qui ont immédiatement des conséquences économiques terribles donc sans doute un peu dynamique et dérision qui aille contre les intérêts de la population saluons donc le risque pénal n'est l'un finalement que quelque part pour nous protéger et tout ça n'est rien sur as long c'est un risque général et qui est inhérent à tout citoyen nous avons tous chaque jour dans nos actions à risque pénal c'est aussi gérer nice pouvait prendre des décisions qui ce qui se révèle être totalement catastrophique mais le peuple demande justice prenez ce qui était qui avait été contaminée dans l' affaire du sang contaminé enfin vous auriez été contaminés parce qu'on vous a transfusé vous êtes tombés malades très gravement malade et ses comparables mais c'est non mais c'est le même problème c'est de dire si une décision assez le même d'un mini peut entraîner des catastrophes et qu'on montre que la décision qu'il a prise n'était pas éclairé voir qu'il a fait le généra rue mais d'une grande bâtisse de dévaluer cela si vous voulez sony wiesiolek voyez vous moi je c'est intéressant ce que vous dites parce qu'on est en pleine crise sanitaire est on est on est au premier plan les médecins s'il ya bien une profession qui gère son risque pénal permanent et qui pourrait vous dire la même chose que les ministres c'est les médecins chez moi je défends des médecins toute la journée et je suis abasourdi parfois des condamnations qui sont prononcées par les juridictions pénales et médecin que vous défendez ils ont été contaminées dont certains ont été comptés certains ont été contaminées mais je défend également la veuve d'un médecin généraliste qui effectivement là parce que on parle ici eux on parle ici des masques etc mais je voudrais juste vous souligner un point c'est qu'on pourrait aussi s'interroger sur un point c'est qu'on février par exemple dès février nous avions les cabinets de médecine de ville qui était inondé de patients les patients affluaient en quantité d'ennemis février dans les cabinets de médecine de ville alors pourtant que les médecins n'étaient pas censés ans voire avant la phase 3 qui a été déclenchée début mars bon je voudrais qu'on avance un tout petit peu peut-être on va regarder un petit infographie sur la cour de justice de la république pour pour ceux qui ne connaissent pas à faire un peu de pédagogie il ya quinze juges c'est bien ça six députés et six sénateurs sur trois magistrats de la cour de cassation oui alors il faut bien préciser que les quinze sont élus les trois nations de cassation a par leurs pairs et les députés et les sénateurs c'est à la proportionnelle des groupes dans les titulaires que les suppléants ce qu'il faut expliquer aussi c'est qu'on en est qu'au tout début il ya un filtre expliquez-nous ce à une commission des requêtes oui à la cour de cassation qui va transmettre ou non l'instruction il ya un terroriste il ya un double filtre ya une première commission qui la commission des requêtes c'est à dire que si un citoyen estime qu'un ministre a fait une grave erreur qui lui a été préjudiciable qui lui a causé un trouble et bien il dépose un recours à un avocat 1 il dépose plainte devant la commission des requêtes si la commission des requêtes après avoir auditionné les intéressés estime que y'a quand même des cas graves elle peut classer mais si c'est grave elles transmettent à une deuxième commission qu'est la commission d'instruction ou la fièvre et la commission d'instruction elle-même examine la sphère et la transmet ou non transparente comme d'ailleurs des mois et des mois il faut quand même quand on a eu le débat sur la loi de 93 on disait il faut éviter que des centaines de citoyens attac les ministres et qui soit complètement en carafe et donc ce double filtre est quand même protecteur pour vraiment que ça soit en réalité vous savez après on saisit la connaître après deux dates les décennies à venir alors par bateau je veux vraiment si vous voulez coup faire comprendre que le temps est uni on s'en plaint beaucoup du temps judiciaire mais parfois le temps judiciaire a une vertu c'est celui de la vérité de l'émergence de la vérité il ne faudrait pas dans cette affaire qu'on ait une demi vérité il faut qu'on ait une vérité qui prend le temps qui prend le temps de l'émergence en fait surtout surtout elle doit prendre le temps de l'émergence qu'elle réalise peut-être après la crise sanitaire par l'état ingénieur quand elle doit jaillir c'est le sait c'est le timing des magistrats mais juste sur un point à propos du filtre en fait en réalité si vous voulez le filtre il existe toujours même dans les juridictions ordinaires si vous voulez saisir un juge d'instruction de la matin vous pouvez vous constituer partie civile et le juge d'instruction décidera à l'issue de l'instruction s'il doit ou non saisir la dernière précision n'y a pas de partie civile on a la courneuve et pas de parti justice de la république expliquez-nous ce que ça veut dire ça veut dire qu'en fait c'est pas les plaignants n'ont pas la qualité de partie ils ne peuvent pas interagir ils ne peuvent pas demander d'acte il ne veut pas pas demandé de dommages et intérêt puisque ça il faudrait le faire devant le tribunal administratif ils ne peuvent pas si vous voulez être parti se faire entendre pour faire simple si on veut dire ça comme ses victimes on parle en raison des aides vont elles ont besoin qualité de témoin devant accor c'est très simple - sur lequel il va y avoir de toutes façons une amélioration une évolution voilà qui richard est ailleurs alors en pleine crise sanitaire ailleurs chez nos voisins européens il ya autant de procédures est ce qu'il ya des plaintes similaires alors oui il y en a et ce qui est intéressant c'est qu'elle ne tourne pas toujours ou désavantages des politiques c'est à dire que ce bras de fer peut aussi servir à re légitimer les politiques qui à ce moment là peuvent expliquer leur position et expliqué leurs agissements prenez l'italie par exemple je sais que vous connaissez bien le dossier italien giuseppe côté le président du conseil italien et six de ses ministres avaient été mises en cause et le parquet s'était autosaisie n'a certain nombre de plaintes notamment pour les décès dans les maisons de retraite du nord de l'italie et bien cette première salve de plainte le parquet a décidé de l'abandonner il y a eu un classement sans suite parce qu'elle était semble-t-il infondées il y à d'autres cas qui sont à l'instruction mais en tout cas pour l'instant vous imaginez que ça re légitimer l'action d'un premier ministre italien qui par ailleurs pour l'instant a vu sa popularité augmenter avec cette crise un cas tout à fait différent mais qui nous dit quand même quelque chose au royaume uni les compagnies aériennes british airways easyjet et ryanair ont traduit en justice le gouvernement à cause de la quarantaine imposée aux voyageurs qui arrivait dans le pays eh bien ça fait un énorme impact qu'est ce qui s'est passé c'est que pendant ce temps là les syndicats eux sont montés au créneau sur le thème que les mêmes compagnies étaient en train de licencier énormément de personnel le premier ministre boris johnson a saisi l'occasion pour dire qu'il fallait pas exagérer quand on voit de telles compagnies traduire en justice son gouvernement qu'elle ferait mieux garder les employés il a gagné cette bataille médiatique dans un moment qui était difficile pour lui et enfin un troisième exemple pedro sanchez alors on voit bien le mélange entre politique et justice plus de 3000 familles attaque le gouvernement espagnol toujours pour cette question des maisons de retraite dont on voit bien qu'elle est absolument centrale est bien pour l'instant dans les premières auditions pedro sanchez et ses ministres ont fait valoir qu'un certain nombre de leurs décisions avaient été empêchés par les gouvernements régionaux vous savez qu'en espagne c'est un énorme sujet la division avec les les régions eh bien ça lui a permis aussi de re légitimer son action sur le mode nous le gouvernement central le gouvernement fédéral on est utile en temps de crise et le problème vient vient plutôt de la dia passion la descente du rêveur non ils ne doivent pas avoir peur de la justice parce qu'ils peuvent aussi l'utiliser pour légitimer leur action et trouvait le reconstituer qu'ils ont agi la député des français de l'étranger que vous êtes très intéressant c'est un moment intéressant et moi je crois qu'il faut vraiment garder à l'esprit aujourd'hui que le plus intéressant c'est de voir qu'on a encore une fois un système judiciaire qui fonctionne un pays qui fonctionne des instituts qui fonctionne et qui sont là pour faire et pour établir des faits responsabilité ou pas nous le verrons la justice comme on dit classiquement fera fera son travail se mettra à l ouvrage mais je crois que c'est ça qu'il faut renier ceux qui doit vraiment réjouir nos concitoyens nous avons un système des institutions qui fonctionnent qui sont juste pour chacun d'entre eux est un art pour conclure ce débat j'aimerais vous faire réentendre le philosophe alain finkielkraut qui s'exprimait sur france inter ce temps plein de confinement en mai dernier suivi de l'avocat a rien limouxins qui était invité sur sur ce plateau qui défend lui aussi comme vous m un certain nombre de dossiers pénaux mais lui dans la partie pénale et non pas devant la cour de justice de la république donc il ne défend pas des anciens ministres ou des ministres alain finkielkraut arié alimi l'écouté aujourd'hui cet état que l'on contrôle que l'on surveillait et que l'on juge eh bien on lui demande tout l'exécutif pour eux est censé tout savoir tout prévoir et tout pouvoir et donc les retards deviennent des crimes l'incertitude est niée et la tragédie aussi et c'est ce qui fait qu'en effet le vent mauvais du populisme pénal souffle sur la france on est dans un contexte ainsi institutionnelle très particulier où il n'y a plus du tout de contre-pouvoir où il ya eu un état d'exception pendant très longtemps où la justice est en berne où le parlement est en berne également et où il n'ya plus d'expression démocratique faire le choix de l'action judiciaire qu'elle soit civile pénale ou administrative c'est choisir le démocratie contrairement à l'expression du populisme pénal c'est choisir la résolution pacifique d'une d'un conflit et non pas la violence tellement à faire un dernier tour de table pour réagir a assez à ces deux positions complètement opposées pour courir rapidement mène d'abord je ne sais pas ce qu'elle populistes ou pénales je sais ce qu'est la justice pénale soif de coupable ou yahoo qu'une soif de coupable elle soit de vérité le parlement exerce son office / 7 / la responsabilité politique et comprendre comment on a pu en arriver là et la justice exerce son office pour comprendre s'il ya eu une progrès et sur dernier point sur monsieur halimi il ya un point sur lequel je ne suis pas d'accord je ne suis pas d'accord pour dire que ce pays ne dispose pas de contre-pouvoirs je ne suis pas d'accord pour dire que le parlement est en berne le parlement a fait l'office qui était le sien alors je voudrais répondre mais je voudrais d'abord vous entendre là dessus allez on oublie que les politiques ont quand même les moyens de répondre ils ont pris des actes en fonction d'un certain nombre d'études en fonction d'avis d'experts donc ils sont bien outillés pour justifier leur décision est l'une des vertus de la justice peut être si le processus judiciaire suit correctement son tour de leur permettre de montrer que l'action a été efficace et en tout cas que le but était de sauver le maximum de gens dont moi je crois aussi aux vertus d'une action judiciaire à condition bien évidemment qu'elle soit médiatiquement contrôler parce qu'il ya toujours le risque que pour faire avancer une cause on n'accuse plus que de raison hors des tribunaux salle de corse en un mois contre evian est en complet désaccord avec les deux intervenants concernant ce finalement ce qu'il dit est totalement inexact c'est exactement l'inversé c'est parce que le peuple aurait le sentiment que des ministres ont fait des actes tout à fait répréhensible et qu'ils ne sont pas sanctionnés que on alimente le populisme voilà donc c'est quand le peuple se rend compte qu'il ya une justice et que la justice tombe eh bien il dit on a enfin une justice notre pays quand cet avocat qui défend la thèse que ya plus de contre-pouvoirs il ya plus de parlement on est toujours là moi j'ai continué à à délibérer j'ai fait partie des 25 premiers puisque nous étions 25 au début on a voté trois textes successifs et on a on n'a pas cessé et d'ailleurs c'est l'un des points sur lequel nous étions beaucoup battu pour dire le parlement n'est pas en vacances fait d'y aller très rapidement parce qu'on est très en retard sur une enquête parlementaire également et dont je confirme qu'elle a fait son travail et pour le coup je peux lui proposer un certain nombre de pays dans lesquels il n'y a pas de contre-pouvoirs il n'y a pas d'état de droit il n'y a pas de justice la liste est longue et nous sommes ravis d'être une démocratie merci merci infiniment d'être venu sur ce plateau débattre de ces questions comment les députés réagissent aux annonces des manuels macro et cette annonce choc de couvre-feu dès 21h dans huit métropoles c'est l'heure de ma journée à l'assemblée n'est ce pas thomas oui exactement marianne comme près de 23 millions de téléspectateurs hier soir les députés ont eux aussi suivi l'allocution d'emmanuel macron mais sont ils satisfaits des annonces du président on leur a posé la question 21h06 heures du matin le couvre feu qu'a annoncé manuel macro hier c'est une bonne mesure alors c'est une mesure nécessaire pour pouvoir protéger les françaises et les français on voit que les mesures qu'on a prises jusqu'à présent sont pas suffisantes dans ces métropoles là on a pris des mesures simples qui sont durs mais je crois que c'est hélas la bonne décision il mieux vaut faire ça maintenant que vous êtes dans une situation catastrophique dans un mois ou dans deux mois c'est une situation qui n'est pas là par hasard c'est une succession de deux pièces causse après les masques après les problèmes des tests après le problème du traçage on a eu un secteur de la santé qui a annoncé à 4000 lits de réanimation supplémentaires il y en a pas est ce que cette annonce n'est pas signe de l'échec du gouvernement à avoir réussi déconfinement c'est pas l'échec du gouvernement c'est l'échec de la population en général et je regarde les autres pays et je me dis que en fait ça a été un peu partout pareil alors ces déclarations elles font presque l'unanimité vous l'avez vu au sein des députés mais certains regrettent toutefois la place qui est laissée au parlement dans les annonces c'est le cas notamment du groupe socialiste ils ont écrit au premier ministre pour lui demander de venir s'exprimer ici à l'assemblée devant la représentation nationale bonjour à léry rabot avec votre collègue patrick kanner vous avez écrit un courrier au premier ministre pour quoi bien coûter vu les annonces du président a répliqué hier soir qui instaure un couvre feu mais quand même normal que nous puissions lui poser des questions qu'ils puissent nous donner de l'information encore une fois tout le mode d'emploi qui est prévu pour ce couvre-feu dire qu'il ya des points sur lesquels nous pouvons le dire nous sommes d'accord pas d'accord et lui poser des questions ça part et ça paraît être fonctionnement normal d'une démocratie ça se fait dans tous les autres pays a pas de raison que ça se passe pas en france personnellement s'il y avait eu un débat j'aurais porté la proposition d'un couvre-feu si je puis dire en tout cas d'un semis confinement à partir de 22 heures ce qui aurait permis encore à la restauration et le seul aurait permis au monde de la culture qui a fait des efforts considérables jusqu'à présent puisse survivre je vous rappelle que la politique sanitaire c'est du ressort du gouvernement et les français nous reprocherait de ne pas prendre dans les temps voulus les bonnes décisions voilà mesdames on ne sait pas pour l'heure si jean castex a prévu de venir s'exprimer ici devant les députés à l'assemblée mais une chose est sûre ils pourront continuer de travailler au delà de 21 heures y compris pendant le couvre feu ils seront considérés comme des travailleurs de nuit merci beaucoup thomas on va parler à présent d'un sujet qui inquiète de plus en plus de familles l'avenir des jeunes dans cette société du coc vie de couvre feu nocturne est une mauvaise nouvelle de plus pour on en parle tout de suite avec nos invités [Musique] bonsoir isabelle florennes merci d'être sur ce plateau est député modem des hauts-de-seine bienvenue à vous paloma moritz bonsoir vous êtes journaliste et vous avait confondé l'association mieux voter vous êtes aussi rédactrice en chef vous me disiez tout ça hors antenne pour inciter d'un magazine en ligne c'est un mouvement qui s'appelle on est prêt sur les réseaux sociaux les questions écologiques sensibilise la jeunesse sur les questions environnementales et bienvenue sur ce plateau yanis l'imam bonsoir vous êtes vice président de la fage c'est le premier syndicat étudiant de france je vous donne la parole dans un instant on a voulu prendre un peu la température au lendemain de cette annonce choc c'est couvre-feu dans huit métropoles et partout en ile de france comment réagissent ti donc c'est promener du côté de la cité universitaire dans le 14e arrondissement c'est un reportage de nathalie guillois et de maïté frémont on en parle juste après comme tous les étudiants de france samuel 25 ans a appris qu'ils auraient à subir un couvre-feu dès samedi mais c'était étudiant américain est plutôt philosophe alors pour moi ces nouvelles règles sont pas trop lourdes c'est juste triste et déprimant et ça montre la situation actuelle du monde en fait dans cette cité universitaire de paris 6800 jeunes de 140 nationalités se côtoient en temps normal mais depuis la rentrée avec les nouvelles restrictions c'est la déception pour jean baptiste et jérémy pour ces futurs ingénieurs ce n'est pas vraiment la vie étudiante rêver on a très bien ternes actions avec les erasmus je connais pas encore d'étudiants et je trouvais ça dommage parce qu'on pouvait revivre une ambiance auberge espagnole on peut pas exister à cause du coville salaces et je vous avoue je suis beaucoup peiné mais on avance mandat d'occasions de rencontrer des gens tout simplement de décompresser après les cours et autres pains autrement qu'en faisant du sport par exemple en étant isolées du coup bah je sais pas trop comment ça va évoluer mais on va voir si moralement sera difficile ou non et le couvre-feu de 21h à 6h du matin ne va pas améliorer ce nouveau mode de vie les trois étudiants vivent ici sur le campus mais fini pour eux les soirées chez les uns ou chez les autres romuald le dit dès samedi ils se tiendront à 6 par chambre c'est sûr qu'on a beaucoup moins de liberté que les autres années à paris enfin même dans toutes les grandes villes de france mais enfin moi je me sens pas sacrifier quoi je comprends les mesures qui sont prises et sûrement que à la place du président j'avais peut-être pris les mêmes donc franchement non enfin je comprends évidemment on regrette un peu notre année mais on vit avec ça serait on a déjà tellement davantage ce serait ça serait vraiment mesquin de critiquer ce à quoi au delà de ce nouveau mode de vie imposées c'est surtout la question de leur futur qui s'est écrite aujourd'hui en pointe il je sais pas si notre diplôme cette année aura la même valeur que celui d'une autre année est ce que nos diplômes vont pas être dévalué sur le marché du travail qui hérisse déjà d'être plus compliqué peut-être dans certains secteurs enfin est ce qu'on est sûr que on pourra bien s'intégrer dans le monde du travail de demain alors y aller seul et même vous avez évidemment écouter le président hier on entend ces jeunes et ils ont l'air plutôt à pacy a triste état de la situation ils refusent cette expression génération sacrifiée mais est ce que vous êtes d'accord avec emmanuel macron avoir 20 ans aujourd'hui c'est dur je pense que oui aujourd'hui avoir 20 ans et c'est peut-être pas la meilleure époque pour avoir vingt ans n'est giguère dabach 20 en 2020 fêter les mots précis du président je pense que ces étudiants ils ont ils ont la bonne réaction à la fois de dire qu'ils sont peinés justement de se retrouver dans cette situation là deux pas de perdre le lien social 12 ans lui qui fait une grande partie de la vie étudiante mais de la même façon ils sont résignés ils savent que c'est des règles que ces règles c'est des règles vont devoir être appliquée et je pense que la plupart des étudiants et des jeunes sont dans cette conception a tourné un étudiant voilà qui voit se débrouiller un peu seul on a un peu d'air par les parents mais pas tant que ça qu'est ce que ça a changé qu'est-ce qu'on a perdue avec cette crise sanitaire concrètement à la fac déjà j'imagine que la faconde % dans les amphis ça change tout beaucoup de présence à la maison yahia lien social pour nous c'est quelque chose de très important et c'est aujourd'hui comment est ce que les étudiants les jeunes sortent un peu de cet isolement dans lequel ils sont ils n'ont été pendant confinement et on a pu faire une étude au niveau de la fage qui a montré que ces étudiants se sentent et ce n'est pour eux pourquoi dans le profil mais pour des personnes qui se trouvent par exemple en distanciait dès qu'ils vont passer finalement toute la journée chez eux et qu'ils vont passer toute la soirée chez eux aussi forcément je pense qu'il va on va re développer ce genre de symptômes un peu qu'avaient les étudiants et ces jeunes qui était seul et finalement pour t par exemple la cité universitaire où il ya beaucoup d'étudiants internationaux n'ont pas forcément la chance de pouvoir se côtoyaient entre on a peur nous notre côté que ces étudiants là bas ils tombent dans la solitude et il tombe box et d'isolement c'est la pré carré et aussi annulé le confinement est maintenant c'est restrictions nocturne et conduites dans un dans un petit 15 mètres carrés c'est dur yaya qui sont dans la précarité étudiante qui est aussi avec le couvre-feu notamment des questions qui vont se poser sur les jobs étudiants ou les jobs étudiants ont été notamment sacrifier cet été puisqu'il y en avait pas assez pour tous les goûts tous les étudiants et tous les jeunes bien sûr en présence en visio à la maison c'est ça en télétravail aussi mais ça fait que bas sur ces questions là sur la question des ressources financières c'est des questions qui se posent aujourd'hui non travail pour débloquer aussi pour que le gouvernement mette aussi sur sur la table une enveloppe pour ces étudiants qui sont qui se trouve dans une grande précarité et on fait des étudiants cette année vont s'appauvrir de mon pauvre y croyez à kehl quel indicateur on va venir sur les mesures mais l'appauvrissement des étudiants c'est quoi concrètement c'est l'appauvrissement passé le fait que nous en tout cas de la façon dont on arrive à le voir c'est au niveau des dispositifs d'être qu'on a mis en place pour ces étudiants là pour les jeunes en général qui bat touche de plus en plus de jeunes et d'étudiants donc on voit qu'il ya une augmentation justement de ces personnes là qui souhaitent bénéficier de dispositifs et au delà de ça les aides qui sont des lacs rousset où ils vous y restez l homme à maurice comment vous pourriez nous décrire au fond le quotidien le nouveau quotidien des étudiants des jeunes dans l'ère du président en france je pense que ce quotidien il est profondément transformé parce que il ressemble puis enfin je vois par exemple moi même et j'ai une petite soeur qui vient de rentrer à l'université elle vit pas du tout les maux rentrée universitaire comment il ya quelque chose d'assez lourdes assez pesant l'angoissent aussi sur l'avenir j'imagine pas ce que l'avenir professionnel semble vraiment plus bouché aujourd'hui que ça pouvait l'être il ya quelques mois il ya une angoisse sur l'avenir professionnel mais je pense qu'il ya une angoisse de façon générale sur l'avenir du fait de l'urgence environnementale dans laquelle on est et beaucoup de ces jeunes en fait subi ce qu'on appelle aujourd'hui l'écho anxiété c'est à dire cette cette anxiété profonde de se dire qu'ils n'arrivent pas à se projeter dans un monde potentiellement à plus 7 degrés où on est en train d'attendre des seuils de bascule des points de non retour et potentiellement il fera 50 degrés à paris en 2050 le climat le virus le terrorisme on a vu frapper encore il n'ya pas longtemps isabelle florennes quel message vous pouvez faire passer on a on a une série de batteries mesure on va en parler mais j'imagine que vous êtes mère de famille peut-être que vos enfants ont un fils de 20 ans 20 ans voilà oui qu'est-ce que qu'est ce qu'on ressent quand on voit que voilà les portes se ferment l'avenir se bouche alors il ya évidemment je suis partagé le constat d'inquiétude et d'angoissé sur l'avenir c'est sûr vingt ans n'est pas un âge facile avec une crise comme on la vit actuellement et en même temps j'ai le sentiment que pendant ces derniers mois on a vu aussi beaucoup de jeunes faire preuve de grande maturité et de grande responsabilité c'est aussi un constat voilà ils entendent ils entendent beaucoup et dire que c'est aussi de leur faute et non de faits il faut arrêter autres canadiens martin plante qu'un cas je le dis on va pas commencer à d je connais les appâts stigmatise génération un peu peut-être des paroles ont été parfois malheureuses moi c'est parce que j'ai constaté moi je compte j'ai constaté autour de moi beaucoup de civisme des jeunes effectivement qui ont pu se retrouver mais qui ont pris leurs responsabilités aussi de respecter le langage gouvernemental c'est à dire tout simplement en période sanitaires quand on a des cas contacts ont respecté procédure j'ai constaté que les jeunes comme les comme les autres était bon c'est vrai qu'il est conscient et bien responsable quand plus maintenant ce qui est des choses différentes par rapport à d'autres générations ils sont hyper connectés alors cette hyper connexion on en connaît les désavantages aussi en tant que parent mais on peut en connaître les avantages en période de crise je crois qu aussi pour rompre à certaines parties d'isolement ils l'ont tous vécu avec le confinement mais ils vont le revivre quelque part pour ceux qui sont concernés par par le couvre-feu je pense que les réseaux sociaux je pense que nous tous les outils dont elle est ce qu'on peut permettre sérieusement de les laisser et de l'est et de continuer à les mettre en contact avec leurs amis leurs communautés je pense que c'est là le numérique devient langage et bien sûr le numérique devient le lieu le lieu du du livre en forme et le confinement nocturne le couvre feu c'est terrible pour les amenons c'est terrible pour les jeunes oui toujours sur des questions de lien social et de vie étudiante c'est sûr que ça va ça profondément et c'est ce qui était un peu dit dans le reportage juste avant bah ça fait que des gens se rencontrent eux ne se rencontreront pas et salons des annuités qui vont pas forcément être le fait d'être vécue aussi comme propagateur du virus pas forcément malades et ça par contre je suis très heureux d'entendre ces propos là de dire qu on voit des jeunes ont respecté des gestes-barrières parce qu'aujourd'hui on a été énormément mis sur le devant de la scène comme étant ben voilà des jeunes sont les personnes qui qui est si font circuler le virus alors que pas plus qu'une autre d'autres générations d'âge là c'est vraiment je trouve ça intéressant qu'on arrête un peu de culpabiliser toujours les jeunes parce que finalement c'est dans cette posture là que beaucoup de personnes nous ont commis les jeunes pour dire ben voilà c'est une catégorie d'âge comme les autres et qu'on respecte les règles comme comme les autres maires sont les étudiants les réponses qui sont sur la table hier 150 euros en plus pour les bénéficiaires des apl là c'est pas pour les étudiants mais pour le pour les bénéficiaires du rsa également mais déjà est-ce que c'est suffisant est ce que les aides aux étudiants sont suffisantes aujourd'hui en général non les aides sociales pour les étudiantes elles sont aujourd'hui insuffisante et que ce soit au niveau des bourses sur critères sociaux ou non on demande justement une certaine libéralisation de celle ci pour voir aussi leur montant augmenter l entendement depuis longtemps mais aujourd'hui et depuis un an la précarité étudiante avait mis sur le devant de la scène entre les événements qui en novembre dernier à lyon et tout et tout ce qui s'est passé sur la période du coc vide on voit qu'aujourd'hui et sa limite sur le devant de la scène qu'il ya des étudiants qui ne peuvent pas manger à leur faim des jeunes et des étudiants qui peuvent pas manger à leur faim donc comment est-ce que nous aujourd'hui en tant qu'organisation m on a travaillé là dessus on a mis en place des dispositifs mais c'est pas des dispositifs qui sont structurels aujourd'hui ce qu'on demande c'est qu'il des vraies politiques structurelles au niveau des étudiants et des jeunes pour les sortir de cette précarité d'ascq iliad à côté des étudiants qui ont une bourse mais qui font peuvent pas forcément vivre et de l'autre côté des jeunes est sûre c'est sur ce plan là entre guillemets nous ce qu'on demande et quelque chose qu'on nous refuse aussi qui n'avance pas dans les négociations c'est l'ouverture du rsa pour les 18 25 ans c'est quelque chose qui nous paraît aujourd'hui avec beaucoup d'autres acteurs et partenaires sociaux être quelque chose qui avec lauren ça c'est vrai que ça a étonné beaucoup le président n'a pas voulu dire oublier cette mesure on le regrettait jeu je pense que le le premier ministre et le gouvernement en tête une reconfiguration du plan pauvreté pour s'adapter justement à la crise et à la situation des jeunes donc sur la question du rsa je pense qu'il m'aime ça monte ça les bénéficiaires et notamment les plus jeunes mais nous attendons des mesures et j'espère est en tout cas un certain nombre de parlementaires interroge le gouvernement toutes les semaines sur sur ces sujets là non je pense pas parce que je j'ai cru comprendre que dans les jours prochains des mesures fortes notamment en termes de de revenu universel qui pourront toucher des catégories notamment plus jeunes pourraient être en tout cas envisagé annoncé donc moi j'attends et nous attendons et nous sommes nombreux à d attendre des mesures de type plus universel qui pourrait suivant des critères toucher et notamment des publics plus jeunes c'est des choix qui doivent être faits par les politiques pour revenir sur les jeunes et la précarité étudiante est quand même eu des mesures notamment sur les repas d'abaissement de repas étudiants très récemment je le tiens on sait très bien que il va y aller cette précarité à augmenter pas du fait que les petits jobs malheureusement les compléments de revenus n'existe plus actuellement pour la plupart de ces jeunes il ya aussi un effort effectivement je crois envisagé sur la question des bourses mais ça je n'ai pas d'informations en ce sens pour le moment paloma maurice cette prise de conscience des jeunes au fond de difficultés mais ça peut être aussi un sursaut comment elle va se traduire à votre avis dans les mois qui viennent est-ce qu'il peut y avoir une forme de radicalisation de la jeunesse ou au contraire un mouvement un mouvement politique il ya un slogan de mai 68 que j'ai retrouvé récemment qui dit une société qui abolit toute aventure fait de l'abolition de cette société la seule aventure possible et je pense en fait que les jeunes en vie aujourd'hui de s'embarquer dans cette aventure là et sont de plus en plus en train de questionner un système en fait est abolie qui créait l'égalité qui qui ne répond pas en fait à l'urgence environnementale qui créent des systèmes d'oppression en fait notamment entre les êtres sur le vivant sur les questions du patriarcat du féminisme de l'antiracisme état est en fait le plus en parler d'une forme d'engagement ou de radicalisation en fait il serait ce d'être violente maintenant ce n'est pas ce n'est pas une fin mais en fait la radicalité c'est de prendre un problème à sa source et en fait je pense qu'aujourd'hui les jeunes ont entre sont en train de réaliser le fait que tout est lié et que donc s'ils veulent avoir un changement il faut qu'il questionne un système entier est en même temps c'est une aventure formidable comme je disais puisque tout est à réinventer et évidemment qu'il ya un degré de radicalité qui est en train de monter parce qu'il ya de l'autre côté en degré de radicalité qui est en train de monter puisque il ya les réponses en fait face à ces problèmes là n'existe pas aujourd'hui les inégalités ont jamais été aussi forte et on voit bien par exemple les français pour beaucoup je sais pas ce que j'ai vu il ya une étude qui est sorti à deux destins communs ya un mois qui s'appelle les oubliés de la pandémie qui est très intéressante et qui dit qu'en fait la plupart des français considèrent que le gouvernement n'est pas à la hauteur de l'urgence environnementale et à côté de ça pense que cette crise sanitaire est un moment important pour apporter des changements au pays et donc en fait quand on voit par exemple la réponse du gouvernement à la convention citoyenne pour le climat dont les mesures sont de plus en plus détricotée etc oui il ya une forme de radicalité à dire là là ce n'est plus possible il ya en fait simplement un refus un moment où la jeunesse et je pense en fait la population en général dit non dit stop et dit nous on veut un autre un autre horizon possible on veut que vous nous montrez défis en tout cas je sais pas si ça va se traduire dans une forme de radicalité politique violente mais il ya 1 ou peut-être qui est en train de se constituer de face ou plus plus forte qu'avant face à toutes ces difficultés vous partager cette analyse on dit que cette génération si elle n'est pas sacrifiée avec plus politique qu'avant plus idéologique c'est important aujourd'hui de repolitiser justement les jeunes et de faire en sorte qu'ils prennent de conscience de leur destin et c'est là où je rejoins totalement fin ce qui a été dit ces cui c'est important de remettre la politique au coeur au coeur de la jeunesse aussi parce qu'aujourd'hui que ce soit en termes de programmes électoraux ou des politiques qui sont menées pour la jeunesse on est finalement très beau consulter et les jeunes votent peu sur les échances sur exigence démocratique malheureusement et c'est aussi notre travail à nous de repolitiser en informant sensibilisant sur ces questions là pour permettre finalement pas que juste ou dans l'est dans les programmes dans les politiques qu'ils soient prises en compte qu'ils soient faites en fait finalement on est réellement une prise en compte de la jeunesse et des enjeux de la jeunesse parce qu'aujourd'hui c'est pas forcément pas le cas aujourd'hui le paquet a été mis sur l'apprentissage sur le travail des jeunes ya énormément de mesures aujourd'hui un employeur a énormément des daims plusieurs milliers de lots d'euros pour pour un apprenti pour la première embauche et c'est pas cette prise de conscience pas que vous attendez à les y aident à jeunesse et il ya des débats il ya des mesures qui ont été faites pour la jeunesse et ça c'est certain que ce soit dans le plan de relance ou alors des as traduit mais aujourd'hui quand un gouvernement met en avant et en chef de file un peu le s est nul comme étant quelque chose comme la première politique publique qu'ennemi finalement todd de proue des politiques de jeunesse et qui finalement leed un peu pas mal de choses sur ces questions là aussi en termes d'éducation populaire en termes de en termes de valeurs de la république je pense qu'il ya un réel souci aussi là dessus qu'il faut crever il avait le mot de la fin quel message voulez leur faire passer vous les entendez comment ça peut se traduire concrètement quand même de d'optimisme même si on est dans une période d'incertitude pour ces jeunes c'est vrai que c'est un moment difficile à passer pour toute la société pour tout le monde et pour toutes les catégories moi je crois quand même qu'il ont ils ont des atouts en main que le gouvernement y est je pense le président de la république en a conscience et il l'a dit hier et je pense que c'est pas faim dans ses mots c'est une réelle prise de conscience depuis le début c'est pour ça que juste pour revenir sur la question de la principe de l'apprentissage ce gouvernement depuis le début et moi personnellement en tant que député j'y crois la résorption du chômage des jeunes par la formation par l'alternance et d'un des meilleurs moyens pour sauver une partie en tout cas entraîné une partie de la jeunesse vert du meilleur en tout cas on va suivre ce dossier de près parce que ça ne fait que commencer et que l'avenir est devant vous merci beaucoup d'être venu sur le plateau de lcp c'est la fin de cette émission merci à vous de m'avoir suivi tout de suite votre soirée documentaire à demain [Musique]
Anne Genetet