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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 9 mai 2025 25 min

9-Mai : "C'est une démonstration de force" de Vladimir Poutine, estime un des porte-paroles du RN

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Laurent Jacobelli, Léon X, premier pape américain de l'histoire donc et et ses premiers ses premiers pots, ces premiers mots, ses premiers pas, ces premiers mots pour évoquer la paix. Hier soir, qu'est-ce qui vous a frappé dans ce qu'a pu dire le le le pape hier soir ? Et ben justement, vous venez de le dire, c'est que dès la première ou la deuxième phrase, je crois, il a prononcé le mot paix et venant du pape qui est un chef d'état, le Vatican qui a probablement le réseau diplomatique à travers le monde le plus fourni, qui parle à 1,4 milliards de chrétiens.

Et au-delà euh le fait qu'il engage euh son euh euh j'allais dire mandat de pape euh sur la route de la paix est une bonne chose quand on voit les conflits qui traversent le monde et que ce monde ne sait plus du tout euh euh où il va dans certains coins. Euh c'est plutôt apaisant et puis je pense que beaucoup de chrétiens sont soulagés d'avoir à nouveau un pape. Je pense que ce premier discours était rassurant pour tout le monde.

Mais ce n'est quand même pas un pape forcément du du profil qui est celui que vous auriez pu espérer peut-être. Non, écoutez, nous n'avons pas à nous mêler. Vous savez le spirituel c'est le spirituel comme Julien Odoule ont estimé que ce pape le pape François était un pape.

On critiqué beaucoup le pape François. Mais chacun chacun en tant qu'individu peut avoir son avis sur sur le pape. Moi en tant que député, je dis c'est aux chrétiens de juger si ce pape est un bon guide pour eux ou pas.

Vous savez, être pape c'est pas être député, c'est pas être chef de gouvernement. Être pape, c'est prenez laé chrétienne. Et parfois effectivement, il y a des différences entre ce que voudrait le politique et ce qu'énonce le pape.

C'est occasion de débat. Mais une fois encore, j'estime que en tant qu'élu de la nation, je n'ai pas à émettre un jugement ou une critique sur un guide spirituel. Mais vous le dites aussi, c'est une voix qui porte sur le plan diplomatique et c'est un pape qui se montre assez assez critique sur ce qu'il appelle la rhtorique anti-immigration de Donald Trump qui a critiqué de Jade Devens Evens sur les réseaux sociaux euh assez clairement avant d'être pape.

Absolument. Mais mais c'est c'est pas rien quand même. C'est un choix politique selon vous.

Non, je ne le crois pas. On verra bien après à l'usure comment ce pape se comporte. Je crois que vous savez, on parlait d'immigrants.

Moi, je crois que quand un pape est attristé et appelle à la charité sur le sort de de personnes qui traverse la méditerranée sur des coques de noix et qui risquent leur vie, il est dans son rôle. Il est dans son rôle parce qu'il appelle à l'humanité, il appelle au respect. Quand un politique et c'est ce que nous faisons au Rassemblement national dit attention, l'immigration est un danger pour notre nation et elle est aussi un danger pour ceux qui veulent fuir leur pays et et croient en l'Eldorado français.

Nous sommes dans notre rôle. Les deux ne sont pas in. Vous avez conscience Leur Jacob, certains de nos électeurs euh ne sont pas d'accord avec ça, mais une fois encore euh euh nos électime que euh que que voilà que le pap le pape fait de la politique électeur.

Mais alors c'est la limite. Peut-être que parfois, il faut le dire, le pape François lorsqu'il critique l'action de gouvernement et lorsqu'il va au-delà de l'émission de prince, ben je crois qu'il a critiqué le gouvernement américain ou les intentions sur la politique migratoire, peut-être est-il un tout petit peu au-delà de sa mission, mais une fois encore, il a la liberté d'expression. On va être très clair.

On peut s'émouvoir du sort de femmes et d'hommes qui sont amenés à quitter leur pays ou qui veulent quitter leur pays pour aller vers une nation où ils estiment qu'ils vivraient mieux. C'est audible. Mais nous, notre rôle de femme et d'hommes politiques, nous notre rôle qui nous préparons à gouverner avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, notre beau pays, c'est de dire attention, cette immigration, non seulement non seulement elle tue des hommes et des femmes, mais en plus elle met en danger notre sécurité, notre identité, faut pas système économique.

Ça veut dire qu'il ne faut pas écouter le pape qu'en fait le pape c'est un peu une personne folklorique qui dit des choses mais qu'on écoute pas. Mais qui a dit ça ? C'est la question que je vous pose.

Mais pas du tout. Euh, on peut écouter quelqu'un avec respect et avoir une divergence soit sur le fond, soit parce que la mission n'est pas la même. Une fois encore, je vous parle aujourd'hui en tant que député et je ne suis pas évêque.

Mais en revanche, je je reviens sur ce que vous disiez. Vous dites "Il parle d'humanité, c'est son rôle mais c'est pas le vôtre aussi ?" Si, bien sûr, mais il peut se tromper, on peut ne pas être d'accord.

Lui, il voit les choses. Non, mais quand vous parlez d'humanité et de migrants qui qui sont en en péril, mais je vais vous dire quelque chose. Je vais vous dire quelque chose.

Il se trompe pas. C'est une réalité. Quand j'allume ma télévision comme des millions de personnes et que je vois qu'il y a eu par exemple un drame en Méditerranée et qu'un bateau où il y avait des migrants qui tentaient leur chance à couler.

Quand je sais qu'il y a des milliers de morts chaque année sur cette Méditerranée, je suis je l'estime en tout cas je l'espère comme vous profondément attristé. C'est un être humain qui voit d'autres êtres humains dans la misère. En revanche, en revanche, moi ce que le message que j'ai envie de leur dire, c'est ne venez pas, ne tentez pas cette chance.

Non seulement parce que si vous venez euh sans travail, sans logement, ça ne sert à rien. Euh si vous venez pour vivre des euh allocations sociales, ce n'est bon ni pour vous. Vous pensez qu'on prend le risque de sa vie d'emmener toute sa famille dans un raffio pour euh pour euh pour des sociales à l'out c'est pour moi la vraie humanité, elle de dire à ces gens ne le faites pas, ne le faites pas parce que une fois encore vous risquez votre vie et que votre projet n'est pas le bon. vous n'aurez pas l'Eldorado que vous estimez et nous en tant que français, nous pensons que aujourd'hui les limites sont atteintes et moi mon rôle est de protéger en tant que député euh euh les euh les Français.

Donc les deux euh peuvent parfois être en divergence, mais on peut comprendre que le pape est un regard qui s'attache euh à à à l'être humain individuel et à son sort et que le politique, lui préserve l'identité nationale, notre économie, notre sécurité et essaie de préserver des vies. Une fois encore, c'est pas le même angle de vue et c'est pas la même fonction. Laurent Jacobelli.

En pleine guerre contre l'Ukraine, la Russie commémore aujourd'hui c'est les 80 ans de sa victoire si on peut dire contre l'Allemagne nazi. Défilé militaire sur la place rouge et discours de Vladimir Poutine euh dans une grosse demi-heure qui sera d'ailleurs retransmis en direct sur le Canal 27. Une vingtaine de chefs d'état sont là.

Euh le chinois Ping, le brésilien Loula, le vénézuelien Maduro. L'objectif c'est de montrer aux occidentaux qu'ils ont pas réussi à l'isoler. Euh c'est le cas ou c'est un leur ?

Non mais j'imagine qu'effectivement c'est une démonstration de force. Il faut pas être naïf. Je pense que Vladimir Poutine va vouloir montrer que malgré tout, il continue d'avoir des alliés ou en tout cas des gens qui le fréquentent, qu'il est à la tête d'une armée puissante puisque c'est ce qu'il va aussi essayer de montrer et qu'il est dans une logique où il ne veut pas se laisser convaincre ou impressionner par l'Occident.

Et c'est aussi probablement un message à Donald Trump qui a un rôle aujourd'hui un peu pivot dans ses négociations entre l'Ukraine et la Russie. Je pense que rien n'est anodin. Il faudrait être naïf de croire que ce 9 mai est une manifestation comme les autres.

Évidemment Ouais. Le RN au pouvoir, vous seriez allé à Moscou célébrer cet anniversaire en pleine guerre d'Ukraine ? C'est une question théorique.

Je je ne le pense pas. Je pense que le RN au pouvoir ferait tout d'abord pour que la France ait à nouveau un rôle diplomatique. C'est une catastrophe.

Ça peut en faire partie peut-être d'aller sur place. Je pense qu'on peut avoir un dialogue avec des chefs d'état avec lesquels on n'est pas d'accord. Et d'ailleurs, c'est la diplomatie, hein, c'est de parler surtout euh à ceux avec lesquels on n'est pas d'accord pour essayer d'arranger les choses.

Parce que si on est tout le temps entre amis, malheureusement ça ne mène à rien. On le voit bien avec la politique insensée d'Emmanuel Macron qui qui sur la scène internationale est est soit absent, soit parfois malheureusement un peu isolé. Et donc effectivement, il faut parler à tout le monde pour amener la paix.

Et moi je regrette, nous regrettons que la France n'est plus ce rôle d'écdistance gaulienne de pouvoir parler à tout le monde. Le président de la République accumule les erreurs diplomatiques quand il reçoit en grande pompe à l'Élysée un djihadiste, un chef de bande, un chef de vous venez de dire pardon sur le sujet. Vous venez de dire à l'instant si on ne parle contream si vous m'aviez laissé terminer, je vous auriez compris la la logique du raisonnement.

C'est-à-dire que parfois c'est pas démonstratif. On n'est pas obligé d'accueillir comme un ami celui qui a dirigé des milices barbares islamistes comm ah écoutez sur l'accueil de c'était très chaleureux sur le péron de de l'Élysée. Or cet homme a sur les main bah vous avez bien vu les comme moi les images quand même.

Moi je crois que il faut parler à tout le monde mais on n'est pas obligé de recevoir moi juste terminer une phrase parce que pardon vous venez de l'exposer effectivement et on est sur Non on doit parler à tout le monde. Je ne suis pas choqué qu'il parle à la Syrie. En revanche, d'accueillir comme un chef d'état normal, comme un chef d'état élu, comme un chef d'état traditionnel, quelqu'un qui était il y a encore quelques mois ou quelques années un membre d'Al-Qaïda qui on le sait tué des Français.

Il y a une limite que le président de la République a franchi cette limite leur sur la Syrie, vous êtes finalement plus Assad que Alchara. Non, pas du tout. une fois pourant pourtant des éen et un certain nombre d'éluen encore il y a pas si longtemps que ça éta à b pardon c'est une question c'est un fait vous refusez qu'on reçoit par contre j'aimerais répondre mais moi j'aimerais que vous laissiez simplement terminer ma question vous vous dites Ahed alra ne peut pas être reçu par Emmanuel Macron et l'Élysée en revanche que des élus du Rassemblement national à l'époque il y a pas si longtemps que ça se rendent à Damas voir Bachar Alassad ne vous posez pas problème.

Mais de même que le fait que des élus LR y soient allés euh des élus aussi euh de gauche, je sais bien mais nous sommes le mouvement politique qui a envoyé le moins d'élus euh à Damas. Alors vous ne parlez que deux mais en proportion, ils étaient le moins élus. Je le répète, il faut une diplomatie permanente en tout lieu.

Cette diplomatie, ça peut être à la fois une diplomatie parlementaire discrète, ça peut être une une démocratie une diplomatie pardon d'ambassade. Une fois encore, c'est pas la même chose que de recevoir en grande pompe avec les honneurs de la République quelqu'un qui il y a encore quelques mois était à la tête d'une milice islamiste. Alors Jacobi Armadari, oui, il a fait le djihad.

Mandzela se faisait traiter de terroriste. Même Deg a été critiqué quand il a voulu discuter avec l'Allemagne. Non, excusez-moi, excusez-moi.

On peut pas on peut lui faire crédit ? Est-ce queon peut lui faire crédit du fait qu'il a changé et qu'il est en train aujourd'hui de réunir son pays ? Bah, je crois qu'il y a quelques semaines, des druses et des alaites ont été massacrés. euh le renseignement américain euh euh bah en tout cas, il semblerait selon certaines sources du renseignement qu'il puisse y avoir un lien avec des proches de de ce dirigeant syrien.

Euh les renseignements américains sont inquiets de la de la livraison de de passeport à des djihadistes, des passeports syriens par le gouvernement actuel en Syrie. Donc une fois encore, on n'est pas dans une espèce de relation diplomatique normale. On reçoit pas le chef d'état de la Suisse he à l'Élysée.

Sur le fond qu'a annoncé Emmanuel Macron. qui vous a choqué. Le symbole c'est important en politique quand il y a pas de lever des sanctions.

Non mais d'accord, je répète mais ça compte pas le concret Laurent Jacob. Mais il y a pas de concret. Le problème justement ne pas lever les sanctions, c'est excusez-moi, je vais essayer de de vous expliquer clairement ma pensée.

Un comme le général de Gaulle, la diplomatie française s'honorerait à parler à tout le monde, même à nos ennemis, pour essayer de trouver une voie. La manière dont on parle aux gens ne peut pas être la même. On ne parle pas euh au nouveau chancelier allemand qui vient d'être élu qui est un pays amis comme on parle à ce dirigeant syrien qui vient du terrorisme si n pas encore.

On a d'autres voies. On a des intermédiaires, on a des diplomates. On ne l'accueille pas.

On ne l'accueille pas comme si c'était un grand homme d'état normalement élu. Il y a des degrés dans la démonstration d'amitié euh de la République française avec d'autres régimes. Il y a des régimes avec lesquels on parle sans être ami euh et que l'on condamne et des régimes que l'on reçoit euh à bras ouverts parce que ce sont des régimes amis.

Il y a une confusion des genres chez Emmanuel Macron qui a raté sa politique diplomatique tant au niveau européen où il s'est laissé, excusez-moi l'expression, bouffé par la par la volonté allemande et madame Ursula Van Derlon sur le plan international où Donald Trump a pris le relais d'un président français et d'une Europe qui était absent de résultats dans la négociation entre l'Ukraine et la Russie et on le voit une diplomatie plus chaotique avec la Syrie. Vous avez vu le gouvernement qui l'a constitué par exemple ? Oui.

Et ben toutes les minorités y sont. Il y a même une femme. Les chrétiens d'Alep que je sache se plaignent pas.

Est-ce que encore une fois il y a d'autes ? Vous n'alz pas les massacres qui ont lieu il y a il y a quelques temps ? Vous n'avez pasé que 26 sont morts euh à cause d'attentat islamiste.

Enfin une fois encore, ils sont le fait de djihadistes qui veulent par entre guillemets plomber Alchara. Et donc est-ce que c'est pas le moment de le de de de le soutenir contre ses forces contraires précisément ? Moi je ne crois.

Quelle autre solution-il pour la suite ? Je je j'admire, j'allais dire votre foi en la rédemption qui pourrait parfois peut-être même être qualifié de naïveté. Moi, je pense que quelqu'un qui a du sang sur les mains, qui a pré l'islam radical, l'islamisme, qui a tué pour ça, qui s'est s'est réjoui d'attentat, qui a tué des Français, pour moi, du jour au lendemain ne vieux ne devient pas un 12 agneaux.

Voilà. Probablement la différence. Quelle autre solution a-t-on Laurent Jacobellier à l'heure qu'il est ? essayer d'envisager euh euh en Syrie euh un gouvernement euh qui demain euh soit plus proche d'un gouvernement euh démocratique.

C'estd essayer de de renverser le gouvernement. Euh non mais attendez, euh la France des coups d'État euh à l'étranger, ça n'existe pas ou ça n'existe plus. Euh mais je vous le dis, on peut faire une diplomatie qui n'est pas une diplomatie affichée, qui n'est pas une diplomatie de communication et de caméras, qui est une diplomatie plus discrète pour faire en sorte effectivement que des vies humaines soient préservées et que l'arrivée d'un gouvernement légitime en Syrie puisse être un dernier mot sur un dernier mot sur le sujet là, il rend les choses difficiles.

Excusez-moi. En adoubant le le l'autoproclamé président syrien, le président de la République, joue un rôle sur l'avenir de la Syrie qui n'est peut-être pas. Donc vous voyez que la Russie, que la Chine investisse déjà massivement en Syrie.

On a intérêt, la France a intérêt à ce que la Syrie devienne un pays euh sous tutelle ou en tout cas proche de la de la Russie, de la Chine. Bien sûr que non. De l'Iran aussi.

Et de l'Iran aussi. Mais bien sûr que non. l'intérêt de la France, l'intérêt de l'Europe et j'allais dire l'intérêt du monde et que la Syrie soit demain un pays avec lequel on puisse normalement parler, normalement commercer.

Est-ce que c'est avec ce dirigeant-là qu'on pourra y arriver ? Excusez-moi de dire qu'il y a un doute. Vous restez avec nous Laurent Jacques Obell.

On se retrouve juste après votre filo. 8h47 Marine Clet. Une vingtaine de dirigeants étrangers arrivent en ce moment à Moscou pour assister au défil des militaires qui célèbrent les 80 ans de la victoire sur l'Allemagne nazie.

Le premier ministre slovaque est le seul dirigeant de l'Union européenne présent. Un nouvel appel entre Donald Trump et Volodimir Zelenski hier. Le président américain a appelé à un cesser le feu inconditionnel de 30 jours.

L'Ukraine s'est dite prête à tous les formats de négociation pour la paix. Le nouveau pape Robert Francis Prévost a choisi de régner sous le nom de Léon X. Un choix qui laisse entendre un pontificat social puisque Léon XI dernier souverain pontif à porter ce nom est connu pour avoir été le pape des pauvres et des ouvriers.

C'est en tout cas ce qu'a rappelé le premier ministre François Baï hier soir après l'élection aux affaires étrangères. Jean-Noël Barreau attend plus de plus de dialogue et plus de justice. Emmanuel Macron enfin plaide pour que le nouveau pontifica soit porteur de paix et d'espérance.

Pas de cantine ni d'accueil périscolair dans plusieurs écoles primaires et maternelles aujourd'hui. Les villes précisent les modalités sur leurs réseaux sociaux des perturbation du à un mouvement de grève nationale. Et puis en cyclisme, c'est aujourd'hui le départ du Giro.

Le tour d'Istalie masculin. Le Sloven Tade Pogachar ne sera pas sur les routes. Contrairement au français Romain Bardé qui dispute son 4e et dernier GIR.

France info le 830 France info berangerbondte Adrien bec. Et ce matin, Laurent Jacobelli, député de Moselle, porte-parole du Rassemblement national. On on va revenir quand même sur le sur ce 9 mai, 8 mai, 9 mai euh Vladimir Poutine parce qu'on a on a on a glissé vers la Syrie.

Euh on on évoquait cette façon peut-être de réécrire un peu l'histoire avec ces commémorations aujourd'hui. Il y a quand même une une trêve de 72 heures qui a été décrétée qui n'est pas respectée, unilatérale, hein, il faut dire décrété par Poutine seul. Donald Trump lui-même donne des signes de lassitude.

Comment qui a la clé pour contraindre Poutine à à accepter le CCF feu ? Ah si euh quelqu'un avait la clé, je crois pour ramener le président Poutine à plus de sagesse, j'espère qu'il se serait déclaré depuis longtemps. Je pense que il faut aujourd'hui discuter effectivement, mais je pense qu'il faut une organisation internationale qui abrite ces discussions et qui réunissent autour de la même table.

Enfin, l'ONU. L'ONU, bien sûr, c'est c'est efficace encore l'ONU. En tout cas, il faut le faire.

Il faut il faut l'espérer parce que des initiatives individuelles d'un pays ou d'un autre qui parlent soit à l'Ukraine soit à la Russie mais qui a du mal à parler aux deux, on voit bien les limites de l'exercice. Il faut maintenant que on se dirige vers la paix que pour ça on ne pourra pas le faire ni sans le président Zelinski ni sans Vladimir Poutine. Il faut éviter une paix contrainte pour Zelinski parce que à force de ne pas négocier y compris avec Vladimir Poutine et c'est le cas de la France, on va contraindre peut-être demain l'Ukraine à accepter une paix de capitulation. ce que nous ne voulons pas euh en tant que souverainiste, nous voulons que l'Ukraine retrouve euh euh sa liberté, son autonomie, sa démocratie euh euh et ses frontières.

Mais il faut au bout d'un moment qu'il y ait une négociation entre les deux. Et je ne fais que dire ce qu'a dit Vladimir Zelinski euh euh il y a euh quelques heures. Il est prêt à négocier aujourd'hui et donc il faut entendre cet appel et organiser cette négociation dans un cadre international.

Cadre en cas de refus de la Russie de négocier, est-ce qu'il faut encore alourdir les sanctions contre la Russie ? On peut envisager des sanctions mais des sanctions utiles, pas des sanctions symboliques. On a vu que les sanctions économiques euh certaines euh sur des technologies ou l'agriculture qui avait été imposée à la Russie non seulement ne l'empêchaient pas de continuer euh ses exactions euh en Ukraine, mais en plus nuisait à l'économie des pays européens et notamment considérable sur les avoirs d'oligarques russes, il faut évidemment des sens qui existent sont gelés.

Est-ce qu'il faut les les saisir ? Mais on peut tout envisager. Les intérêts sont déjà saisis, c'est une bonne chose.

Il y a derrière une question de droit international qui n'est pas simple à régler mais en tout cas c'est une vous on faut pas exclure de de saisir les avoir. ne faut pas exclure d'éventuelles sanctions, il faut exclure des sanctions qui à la fois seraient inefficaces et qui nuiraient à nos propres intérêts. Je pense qu'au bout au bout d'un moment, l'aveuglement idéologique doit doit cesser.

Mais je crois que au-delà cette guerre dure depuis trop longtemps et Marine Le Pen a a proposé un chemin depuis depuis maintenant de nombreux mois. Ce chemin c'est, je le répète, une réunion internationale, un conseil international sous l'égide de l'ONU avec les principaux partenaires, ceux qui sont intervenus, on peut parler de la Turquie évidemment, des États-Unis d'Amérique, ceux qui sont concernés, je pense au pays Baltes, aux pays d'Europe de l'Est qui ont une crainte légitime euh du pouvoir russe actuel. Bien sûr, les deux principaux intéressés, l'Ukraine et la Russie, et trouver et trouver un chemin négocié par les deux partis vers la paix. ne pas vouloir comme moi vous savez j'ai été très choqué par les propos du ministre des affaires étrangères monsieur Barreot qui disait qu'il refuserait de prendre en ligne son homologue russe.

C'est malheureusement pas comme ça qu'on avance vers la paix. Donc je suis en train de vous dire il ne faut pas recevoir ce ministre en grande pompe à l'Élysée. En revanche il faut continuer d'avoir des des rapports des dialogues.

Mais comment va-t-on vers la paix ? Pourquoi aujourd'hui vous pensez que Donald Trump quand il parle à Vladimir Poutine il lui dit pas ça ? Je je je vais être franc avec vous.

J'ai du mal à suivre la logique de des négociations du président Trump. Il y en a probablement une, je l'espère en tout cas, mais elle n'est pas lisible de l'extérieur. Donc je je vais avoir du mal à vous répondre.

Laurent Jacobelli, Arcellor et là, on est dans votre circonscription. 194 postes supprimés à Florence, 636 en tout en France. Vous parlez avec la direction.

Écoutez, oui, mais au-delà de ça, ce drame. Non, mais vous leur dites quoi ? tout simplement, vous avez été accompagné, aidé notamment par l'État.

Il y a eu des subventions, plusieurs centaines de millions de la part de l'État. Ces subventions région euh elles vous oblige elles vous oblige notamment à avoir un regard sur l'emploi. Vous savez, la région Grand Est à laquelle dans laquelle je suis aussi élu a donné récemment une subvention de 1,6 million à Arcelor Mital.

Euh très bien parce qu'il y a des euh euh des évolutions à accompagner notamment sur l'écologie, sur le nombre de respect d'un d'un certain nombre de normes. Moi quand j'ai demandé qu'il y ait une clause qui disent "On vous donne 1,6 millions, mais vous vous engagez à ne pas supprimer ou délocaliser un seul poste." Que m'a répondu le président de région ? "Vous êtes populiste, voilà, on ne peut pas faire ça." Et aujourd'hui, malheureusement, on en paye le prix.

C'est-à-dire qu'on a une entreprise dont je le rappelle au niveau mondial les bénéfices sont florissants et en augmentation en 2024 1,4 milliards de dollars qui pour des raisons de de de maximisation des profits va mettre un certain nombre de sidérurgistes sur la touche. Ce n'est plus acceptable aujourd'hui. Une fois encore, l'argent public français ne peut pas servir à licencier des travailleurs français.

Qu'est-ce que vous faites vous ORN, vous Laurent Jacobelli, élu de la région et qu'est-ce que vous dites à la direction d'Arscellor ? Disons à la direction d'Arselor que d'abord vous savez, moi je suis dans la circonscription d'Aïange, de Gandrange, de Florenge qui ont déjà vécu très lourdement la fin de la siderurgie sur un bassin où c'était l'essentiel de l'emploi et j'allais dire où même au-delà de ça, c'était patrimonial et culturel. Et moi, je leur dis, vous avez un devoir.

Vous avez bénéficié des infrastructures de l'État, vous avez bénéficié de l'aide de l'État. Il y a une contrepartie, c'est l'emploi. Surtout que aujourd'hui dans les chiffres, rien rien n'explique que vous licenciez des gens ou que vous délocalisiez des emplois car ce sera le cas pour un certain nombre d'emplois en Inde ou en nationaliser ou à minima prendre le contrôle comme l'évoquent certains.

Qu'est-ce que vous en dites ? Au bout du bout du bout du bout du bout, on peut y réfléchir mais il nationaliser mais il faut encore si demain Arcelor Mital continue dans cette politique la logique ce sera quoi pour gagner plus d'argent ? bah c'est de fermer les usines en France parce qu'on produit l'acier beaucoup moins cher en Inde, au Brésil ou en Chine.

Donc nous, on doit stopper cette hémorragie. Une fois encore, on a les moyens de le faire. Et là, c'est une politique nationale que nous proposons, une politique de souveraineté industrielle.

D'abord, premièrement, dire que l'acier français doit être utilisé en priorité. Deuxièmement, arrêter avec les normes abusives qui euh bien sûr contraignent euh l'acier, on l'a bien vu avec un certain nombre de normes de décarbonation, mais qui aussi contraign notre industrie automobile où on nous annonce une baisse de la production et une perte d'emploi. Or, l'automobile consomme de l'acier et donc vous avez un effet domino et puis dire quand l'acier est produit au bout du monde sans respecter les normes écologiques, sans respecter les normes sociales, et bien pour avoir une concurrence loyale, on le taxe à l'entrée.

Il y a trop de normes décarbonation et autres et puis on a la concurrence de de absolument aujourd'hui pour être très honnête donc il faut garder ces normes de de décarbonation soit on ne les garde pas et on se met en concurrence frontale avec les Chinois soit on les garde mais on impose aux autres lorsqu'ils importent de l'acier en France de respecter vous savez euh j'ai je je je quand vous êtes sidérurgiste aujourd'hui que vous faites votre boulot qui est dur quand même hein mais qui est un boulot aussiù où où les gens se donnent beaucoup parce que la sidérurgie Je le rappelle dans notre territoire en Moselle et particulièrement à Florange à Haïange, c'est c'est c'est consubstantiel à la vie quotidienne. Il est incompréhensible que vous apportiez à la richesse d'un groupe comme Arceleur Mital, que vous apportiez à la richesse de l'économie française et que vous soyez traité comme un poids économique. C'est pas tolérable et c'est pas respectueux.

Donc d'abord, j'ai je tiens à apporter mon soutien à tous ces sidérurgistes qui ont peur pour leur avenir, à leur famille parce que c'est tout un écosystème qui risque de s'écrouler sans raison si ce n'est le manque de vigilance, si ce n'est les normes absurdes, si ce n'est la vidité de certains groupes et si ce n'est euh le fait que la France se soit vautrée dans la mondialisation dont on voit aujourd'hui les effets néfastes. Un dernier mot, Laurent Jacob, vous savez combien ça coûterait s'il devait y avoir une nationalisation ? Je vous le dis, c'est la solution à prendre à la fin.

Quand tout le reste euh quand tout le reste a échoué euh euh une fois encore, il y a des moments où euh c'est la souveraineté française qui est en jeu. Il faut savoir prendre des solutions parce que si on laisse la sidérurgie à l'Inde, à la Chine et au Brésil et qu'on renonce, qu'on règne d'un trait de plume notre sidérurgie, ça veut dire que demain il y aura un impact sur notre industrie d'armement, sur notre industrie automobile et donc sur notre souveraineté. Vous savez le vrai coût aujourd'hui c'est celui des normes et de l'abandon de notreirurgie.

Merci à vous Laurent Jacob écouté Rassemblement national de la Moselle porte-parole du RN d'avoir été avec nous ce matin. Merci Berérang Gerbonde. Vous restez sur France info dans 5 minutes.

Les informés arrivent sur notre antenne. [Musique]

9-Mai : "C'est une démonstration de force" de Vladimir Poutine, estime un des porte-paroles du RN — Laurent Jacobelli · Pourquijevote