Le PS "attaqué" par des black-blocs
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vous êtes eurodéputé socialiste. La manifestation, disons, d'ailleurs, les manifestations sont plutôt bien passées euh en France. Elle avait bien commencé.
Vous animiez un stand euh du PS, un un point fixe euh comme on dit avec d'autres militants. Euh racontez-nous ce qui s'est passé exactement. Bah déjà vous dire que euh ça a très bien commencé, c'était une très belle manifestation du 1er mai comme d'ailleurs partout en France.
Et moi, j'aimerais saluer toutes ces manifestations partout pour la dignité des travailleuses et des travailleurs, pour euh aussi les salariés d'Arceller Mital à Dinkerc, enfin beaucoup de très belles mobilisations. Mais c'est vrai que à Paris euh aux alentours de 15h30 16h, je n'ai plus l'horaire exact, euh des activistes militants, je ne sais pas comment les les qualifiés du Black Block ont décidé de charger sur les socialistes et évidemment d'être violent. À ce moment-là, il y a eu des jets de pétard, des militants blessés.
Euh, effectivement, c'était tout à fait terrifiant, il faut le dire. Chargé, vous avez utilisé le mot chargé, c'estàdire qu' arrivé dans son arrivé très vite, je pense une quarantaine quarantaine et d'un seul coup un sprint sur vous quoi. Voilà, tout à fait.
Il y a eu une vraie charge. On décide aussi d'encercler les militants par l'arrière. Il y a eu à ce moment-là effectivement beaucoup de coups donnés, des pétards jetés sur des manifestants, un mouvement, une mouvement de pathie.
Oui, tout à fait. Moi, j'ai reçu aussi un pétard, j'ai réussi à le à le à le détourner assez rapidement. Mais moi, j'ai vu évidemment des scènes extrêmement du extrêmement violente aussi un militant roué de coup à terre derrière moi.
Ce sont des choses qu'on a pas envie de voir en manifestation et qui n'y ont pas leur place. Alors, il y a eu des blessés hein, c'est c'est pas votre cas, je crois. Il y a eu des blessés parmi les militants socialistes avec Tout à fait.
Plusieurs plusieurs blessés. Moi, j'étais assez évidemment choqué comme tout le monde de voir des militantes et des militants socialistes qui avaient le visage en sang ou la main, les les les jambes en sang. Je pense à deux militants en particulier, à Noah et à Orian qui sont des très jeunes militants et qui étaient évidemment très choqués de ce qui leur arrivait.
Euh mais euh je tiens à rassurer euh les auditeurs, ils sont allés euh à l'hôpital euh se faire examiner et ils vont très bien. Ils vont bien. Des plaintes ont été déposées.
Vous avez parlé de militants idiot utiles du capitalisme et du fascisme euh de Black Block ce matin. Euh Kagoule, vous les avez pas identifié ? sait pas du tout qui était ces gens-là qui ont non, c'est des c'est des bruts, c'est des violents, c'est des gens qui se prétendent antifascistes, qui se prétendent anticapitalistes.
Mais moi ce que j'ai vu hier, c'est des militants qui en effet ce font les idiots utiles du capitalisme, les idiots utiles du fascisme. Quand beaucoup de personnes voient ces images-là, je ne suis pas persuadé que une seule personne se dit que ce sont des méthodes acceptables pour faire avancer des idées. Donc oui, ce sont des idiots.
Parmi les élus visés hier, il y avait le le député Jérôme Gage qui avait déjà dû être exfiltré du rassemblement contre l'islamophobie le weekend dernier. Les slogans hier criaient entre autres PS égal sioniste, tout le monde déteste le PS. Qu'est-ce que vous entendez derrière ça ?
Est-ce que vous considérez qu'hier il y a eu une agression antisémite ? Moi, je pense que euh ces slogans-là, typiquement parti sionistes, génocidaires, ces accusations, on les entend de plus en plus dans des manifestations et notamment pour viser les socialistes. Et je tiens à le dire aussi, Jérôme Gadge, il est évidemment euh parfois euh ciblé, c'est même souvent le cas et de plus en plus c'était c'est complètement intolérable.
Ce sont des slogans qui visent tous les socialistes et quand on attaque un socialiste, on attaque tous les socialistes. Moi, je ne veux plus voir finalement ces slogans, ces euh ces grandes phrases finalement qui oui portent un imaginaire antisémite attaquer le Parti socialiste. Ces propos là, ces slogans, ils sont intolérables.
Alors, je ne sais pas, alors vous dites, on les voit arriver de de plus en plus souvent. C'était pas forcément le cas d'ailleurs contre le Parti socialiste. On a pu faire des reproches à la la gauche.
On sait qu'elle se divise facilement. C'est déjà arrivé que vous vous fâchiez avec d'autres mouvements de de gauche. Mais sur ce terrainlà c'est nouveau.
Sur quel terrain vous voulez dire ? Ben sur des terrains d'insultes type PS égal sionistes génocides. Non, ça fait quelques mois désormais. sur les réseaux sociaux sur les sur les dans les manifestations c'est ce qu'on a vu c'estd des militants d'extrême gauche qui en effet insultent qui crient qui qui lancent évidemment ce genre de slogan je ne pense pas que ce soit sans lien avec une brutalisation du débat politique qu'on trouve sur les réseaux sociaux venant parfois d'une LFI sphère on va dire qui se sent très autorisé à à balancer ce genre de slogan comme des insultes qui n'auraient aucune aucune conséquence.
Ce qu'on voit, c'est qu'un climat euh d'insulte et bien oui peut avoir des conséquences physiques. Ensuite, moi je n'ai plus envie qui que ce soit se sent autorisé à taper euh des militants. Et vous vous parliez euh desfilli, vous les vous les tenez euh pour partie euh responsable de ce qui s'est passé hier.
Non, ce ne sont pas eux qui hier ont tapé et frappé. Moi, je veux le dire avec beaucoup de clarté. Par contre, mais vous dites quand même qu'ils ont brutalisé le débat, qu'ils ont alimenté cette violence.
Tu sais ce que je vous dis, c'est que je crois qu'aujourd'hui quand on voit ça, quand on voit ces violences, quand on a des militants entre 18 et 20 ans qui ont été mis par terre et tapés, il y a un moment où il faut que chacun fasse un peu un examen de conscience. Et moi, ce à quoi j'appelle finalement les responsables politiques dans leur globalité, ce n'est pas finalement de retourner tous les arguments, de chercher à qui est la faute et de jamais faire un examen de conscience. Il faut que certains fassent un examen de conscience parce que aujourd'hui quand on est un responsable politique, il faut une forme d'éthique de responsabilité et il faut assumer que si demain nous avons envie de construire euh le pays ensemble, de reconstruire le pays après qu'il ait été massacré par la droite au pouvoir, alors que la l'extrême droite menace tout, et bien oui, il va falloir une gauche responsable.
Moi en tout cas, c'est ce que je veux. Mais j'insiste là-dessus. Vous avez parlé de brutalisation du débat.
Il y a même eu des choses très personnelles entre Jean-Luc Mélenchon et Jérôme Geg dont on parlait tout à l'heure. Est-ce que quand hier plusieurs cadres LFI disent "Ce ne sont pas nos modes d'action ce genre de violence comme on a pu le voir dans le 1er mai, est-ce qu'ils sont encore crédibles finalement pour dire que ce n'est pas leur mode d'action Oui, je pense que ce n'est pas eux qui en effet frappaient derrière les cagoules. Mais c'est ça qui est insupportable, c'est le côté effectivement à demiot où on a l'impression finalement qu'il ne s'agit que d'éléments de langage.
Moi, j'aimerais bien les croire mais j'y arrive de moins en moins. Et c'est là en fait mon sujet, c'est que nous avons besoin de bien plus de clarté. Nous avons besoin d'agir avec force.
Aujourd'hui, moi ce que je vois c'est que le Parti socialiste, il dérange quand il va en manifestation, il dérange certains. Pourquoi ? parce que nous avons retrouvé une place centrale à gauche.
Nous sommes redevenus centraux et nous dérangeons certains qui peut-être n'ont pas envie de voir une gauche responsable qui est prête à arriver au pouvoir pour transformer la société. Est-ce que c'est aussi le fruit de l'Union de la gauche chez Maraovit a moins d'un anz aux élections ensemble ? Ce matin, on devrait être en train de se parler des plans sociaux qui se multiplient, qui qui parlent d'rage économique.
Mais j'aimerais qu'on en parle et d'ailleurs moi c'est ce que j'ai envie de retenir en fait de la journée d'hier bien plus que les images de la manifestation à Paris. Il y avait de grandes manifestations partout en France à Arcelor Mital la gauche socialiste, écologiste, communiste était rassemblée pour protester face au près de 600 suppressions de poste dans le nord de la France. Il faut aujourd'hui qu'on agisse.
Et vous savez quoi ? La gauche, elle va réussir parce que dedans le parti socialiste qui est central. Nous sommes au cœur de la gauche.
Nous ne baisserons pas la tête et nous allons continuer de nous battre pour la dignité des travailleurs. Merci Marafovit, merci beaucoup d'être venu témoigner, raconter cette manifestation et exprimer votre position ce matin aussi. Eurodéputé PS Place Publique.
Merci d'avoir répondu à nos questions en direct sur RMC. Il est 7h51. [Musique]
Emma Rafowicz