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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 12 mai 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieDéfense

Roussel : encore un candidat à gauche !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous êtes prêt. Ca veut dire quoi?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Comment on sait qu'on est prêt et qu'on a envie d'y retourner, dans cette bataille de la présidentielle?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Vous avez déclaré que vous avez gardé une expérience positive de la présidentielle de 2022. Qu'est-ce que vous voyez de positif?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous avez écrit ce week-end au Premier ministre. Il vous a répondu?

  • 8:00ComplaisanteRéponse directe

    Il a annoncé des aides la semaine prochaine.

  • 11:00RelanceRéponse partielle

    Le surcoût lié à la montée des taux d'intérêt sur le coût de la dette, c'est plus de 3,6 milliards d'euros. Cet après-midi, il a pris la parole, S.Lecornu. Il a dit qu'il n'y avait pas de cagnotte fiscale.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30F.RousselFait
    « Nous sommes en plein congrès. C'est début juillet, à Lille. Ca fait partie des discussions qu'on va avoir. Le plus important pour moi, c'est comment on change d'ère en France, comment on passe à l'après-Macron. »
  • 4:30F.RousselFait
    « Je souhaite porter ça comme espoir, avec d'autres. Je ne suis pas obnubilé par l'élection présidentielle. »
  • 5:30F.RousselFait
    « Quand j'y étais en 2022, j'ai mis sur la table des idées qui ont fait débat, que ce soit sur l'énergie et le nucléaire. J'étais le seul à me battre sur cette question. »
  • 7:30F.RousselFait
    « Nous avons envie d'être entendus. Nous avons des relations avec le Premier ministre fluides. On s'appelle, on se parle. »
  • 8:30F.RousselFait
    « Allez dans la rue. Demandez aux Français s'ils ont ressenti quelque chose dans leur porte-monnaie, leur pouvoir d'achat. L'essence qui passe à 2,10 euros... »
  • 9:30F.RousselFait
    « La crise qui s'annonce, je ne sais pas si tout le monde en a bien conscience, elle risque d'être profonde, forte, si on ne prend pas des mesures d'importance structurelles... »
  • 11:30F.RousselChiffre
    « Quand je parle ici de certificats d'énergie, qui représentent 7 centimes le litre par essence, imposés par le gouvernement, c'est une nouvelle taxe imposée par le gouvernement pour tous les Français depuis le 1er janvier. »
  • 12:30F.RousselChiffre
    « Total vient déjà de se faire 6 milliards de bénéfices au premier trimestre. »
  • 13:30F.RousselChiffre
    « 80 % de cette somme va aux actionnaires. Vous savez ce que gagne monsieur Pouyanné? 10 millions d'euros par an. »
  • 14:30F.RousselChiffre
    « Depuis que le président de la République, en 2007, a supprimé tous les impôts qui pesaient sur les plus riches, la fortune, les dividendes, les plus-values boursières... C'est 60 millions d'euros de cadeaux fiscaux annuels faits aux grandes fortunes. »
  • 15:30F.RousselFait
    « Non. Je regrette fortement le choix d'investir dans l'industrie militaire, dans les bombes pour des missions guerrières à l'étranger, dont les Français ne veulent pas. »
  • 16:00F.RousselFait
    « La guerre en Ukraine, on la paye encore aujourd'hui. »
  • 17:00F.RousselFait
    « On a le choix de ne pas le laisser faire! Les pays du Sud global, la France, d'autres pays de l'UE, les Brics... Combien de grandes nations dans le monde n'en peuvent plus de ce fou américain qui est la véritable menace qui pèse sur l'humanité aujourd'hui. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il faut le goûter pour comprendre. - C.Roux: Bonsoir.

Bienvenue dans "C dans l'air". Il se dit prêt pour une nouvelle campagne présidentielle. F.Roussel, ancien député du Nord, maire de Saint-Amand-les-Eaux, saura en juillet s'il sera reconduit à la tête du Parti communiste français.

En attendant, comme tant d'autres à gauche, il prend date pour la suite. Bonsoir. - F.Roussel: Bonsoir. - C.Roux: Vous êtes prêt.

Ca veut dire quoi? - F.Roussel: Nous sommes en plein congrès.

C'est début juillet, à Lille. Ca fait partie des discussions qu'on va avoir. Le plus important pour moi, c'est comment on change d'ère en France, comment on passe à l'après-Macron.

Enfin, nous allons pouvoir nous en délivrer et ouvrir une perspective d'espoir. Les élections présidentielles et législatives sont importantes pour nos concitoyens. - C.Roux: Vous avez quand même dit: "Je suis prêt, si les communistes en décident, à y consacrer toute mon énergie." Comment on sait qu'on est prêt et qu'on a envie d'y retourner, dans cette bataille de la présidentielle? - F.Roussel: C'est un congrès.

Je souhaite que les communistes, quand ils vont aborder cette question, puissent savoir si...

Il y a plusieurs textes d'orientation. Il faut que le débat ait lieu. Je suis pour que ce débat ait lieu.

On verra en juillet ce que les communistes décident. Ce que je sens, c'est qu'il y a un profond besoin de changement, d'espérance. La France a tellement d'atouts, de richesses, de moyens de s'en sortir, d'inégalités, aussi et de colère.

Nous, avec notre projet, nos propositions, notre force implantée dans tout le territoire et notre histoire, nous avons certainement beaucoup de choses à dire à nos concitoyens. Il paraît naturel que l'on puisse participer à ce grand débat, que les Français aient le choix, tout simplement. - C.Roux: Vous avez déclaré que vous avez gardé une expérience positive, enrichissante de la présidentielle de 2022.

Ca s'est terminé avec 2,3 % des voix sur la critique des insoumis qui vous sont accusé d'avoir empêché Mélenchon d'accéder au second tour. Qu'est-ce que vous voyez de positif? Pardon d'insister lourdement...

Les gens qui vous regardent entendent tous les 4 matins des candidats potentiels à la présidentielle dire qu'ils se préparent. On a eu F.Ruffin qui a dit: "S'il n'y a pas de primaire, j'y vais." C'est une démarche personnelle.

C'est pas rien. - F.Roussel: Vous pouvez admettre que vous m'avez invité ici pour parler d'énergie, d'essence. - C.Roux: On va en parler. - F.Roussel: C'est ça qui me préoccupe, aujourd'hui.

Je suis pas obnubilé par l'élection présidentielle. - C.Roux: Si c'est pas vous, c'est pas grave. - F.Roussel: J'aimerais que la gauche puisse porter des propositions fortes pour montrer aux Français que, si nous étions en responsabilité aujourd'hui, il y aurait des mesures pour bloquer le prix de l'essence, baisser le prix de l'énergie, supprimer les certificats d'énergie.

On mettrait sur la table la nationalisation de Total, Si monsieur Pouyanné ne veut pas changer de braquet. Je souhaite porter ça comme espoir, avec d'autres. Je ne suis pas obnubilé par l'élection présidentielle.

Quand j'y étais en 2022, j'ai mis sur la table des idées qui ont fait débat, que ce soit sur l'énergie et le nucléaire. J'étais le seul à me battre sur cette question. Ca a fait bouger les lignes à gauche.

Cette question de l'énergie, la bataille de l'énergie, va être centrale. C'est au nom de l'énergie que monsieur Trump mène des guerres partout dans le monde. L'énergie est centrale.

C'est une question de souveraineté pour un pays. Aujourd'hui, elle est bradée. Tout a été privatisé. - C.Roux: Vous avez écrit ce week-end au Premier ministre.

Il vous a répondu? Vous l'avez appelé à prendre des mesures exceptionnelles pour protéger l'emploi et le pouvoir d'achat. Quand un responsable politique comme vous écrit au Premier ministre, il attend une réponse ou il a envie d'être entendu? - F.Roussel: Nous avons envie d'être entendus.

Nous avons des relations avec le Premier ministre fluides. On s'appelle, on se parle. Nous aurons un rendez-vous avec lui, avec les présidents de groupe du Sénat et de l'Assemblée nationale, qui portent dans leurs assemblées respectives des propositions de loi que nous avons défendues sur la question de l'énergie.

Nous voulons pouvoir dire au Premier ministre: "Faites quelque chose!" - C.Roux: Il a annoncé des aides la semaine prochaine. - F.Roussel: Allez dans la rue.

Demandez aux Français s'ils ont ressenti quelque chose dans leur porte-monnaie, leur pouvoir d'achat. L'essence qui passe à 2,10 euros...

Les Français ne peuvent plus prendre leur voiture. Le prix de l'électricité, le prix du plastique...

C'est toute l'économie qui se retrouve impactée. Dans la construction, le bâtiment, l'agriculture...

La crise qui s'annonce, je ne sais pas si tout le monde en a bien conscience, elle risque d'être profonde, forte, si on ne prend pas des mesures d'importance structurelles...

C'est pas des petits chèques qui vont faire la différence. Il faut protéger la France, notre économie, le pouvoir d'achat des Français. - C.Roux: C'est ce que vous avez écrit dans ce courrier.

Je ne sais pas si vous avez répondu. Il vous aurait peut-être répondu ce qu'il a dit il y a une dizaine de jours. Le surcoût lié à la montée des taux d'intérêt sur le coût de la dette, c'est plus de 3,6 milliards d'euros.

Le total du coût de la crise en Iran, c'est 6 milliards d'euros. Cet après-midi, il a pris la parole, S.Lecornu.

Il a dit qu'il n'y avait pas de cagnotte fiscale. La consommation des Français a baissé parce que les prix ont augmenté. - F.Roussel: On en a marre d'entendre ce refrain.

On nous dit qu'il n'y a pas d'argent, on ne peut pas aller chercher des sous nulle part. Quand je parle ici de certificats d'énergie, qui représentent 7 centimes le litre par essence, imposés par le gouvernement, c'est une nouvelle taxe imposée par le gouvernement pour tous les Français depuis le 1er janvier. C'est pour nous faire payer, encore une fois, les travaux d'électrification de la France.

Pourquoi on ne va pas chercher l'argent dans les centaines de milliards d'euros de dividendes? - C.Roux: Chez Total? - F.Roussel: Par exemple. - C.Roux: Total plafonne le prix.

Les gens disent que, quand ils vont aux stations Total, le prix est plafonné. - F.Roussel: Total vient déjà de se faire 6 milliards de bénéfices au premier trimestre.

Les Français vont se dire qu'ils se sont fait plumer. A chaque fois qu'on utilise le pistolet à la pompe et qu'on remplit son plein avec difficulté, on est en train d'engraisser les actionnaires qui se prennent, tous les ans, entre 15 à 20 milliards d'euros de bénéfices. 80 % de cette somme va aux actionnaires.

Vous savez ce que gagne monsieur Pouyanné? 10 millions d'euros par an. Quand vous faites votre plein, vous nourrissez aussi ses poches.

Les salariés, les aides à domicile, les ouvriers, les infirmières, les ambulanciers...

Vous pensez pas qu'à un moment donné, ça suscite de la colère et que tout ça peut exploser? C'est pas tenable. Les Français attendent des mesures fortes de justice fiscale. - C.Roux: Donc la nationalisation de Total? - F.Roussel: On n'a pas de problème d'argent dans notre pays.

Depuis que le président de la République, en 2007, a supprimé tous les impôts qui pesaient sur les plus riches, la fortune, les dividendes, les plus-values boursières...

C'est 60 millions d'euros de cadeaux fiscaux annuels faits aux grandes fortunes, qui n'ont jamais été aussi riches. Me parlez pas d'argent. Nous irons ira le chercher là où il est. - C.Roux: Je peux vous parler d'argent.

Le gouvernement veut renforcer les investissements militaires à hauteur de 36 milliards. C'est une hausse de 3,5 milliards en 2026. C'est de l'argent bien utilisé? - F.Roussel: Non.

Je regrette fortement le choix d'investir dans l'industrie militaire, dans les bombes pour des missions guerrières à l'étranger, dont les Français ne veulent pas. Les guerres coûtent cher à notre économie, à notre pouvoir d'achat. La guerre en Ukraine, on la paye encore aujourd'hui. - C.Roux: C'est de la responsabilité de qui? - F.Roussel: Je dis que la guerre nous coûte cher.

Au lieu D'investir dans la guerre, la France ferait mieux d'investir dans son pays. On a besoin d'avoir un pays fort, un peuple soudé. Aujourd'hui, nous avons un peuple en colère, divisé, fracturé, une économie mal en point.

On peut avoir la meilleure armée du monde, mais quand on a un pays faible économiquement et un peuple divisé, on n'est pas fort. La France ferait mieux d'investir dans son pays et d'armer sa diplomatie pour faire respecter le droit international. - C.Roux: Qui respecte le droit international?

D.Trump ne le respecte pas et augmente ses dépenses de défense de 50 % en 2027. - F.Roussel: On va le laisser faire?

On a le choix de ne pas le laisser faire! Les pays du Sud global, la France, d'autres pays de l'UE, les Brics...

Combien de grandes nations dans le monde n'en peuvent plus de ce fou américain qui est la véritable menace qui pèse sur l'humanité aujourd'hui. - C.Roux: Vous lui diriez quoi, s'il était face à vous? - F.Roussel: Je lui dirais: "Rentre chez toi!" Le droit international doit être respecté.

Si les grandes nations du monde se mettent autour de la table pour mettre au ban les Etats-Unis sur un tas de sujets tant commerciaux que militaires, le droit international sera respecté. Aujourd'hui, il y a 2 poids 2 mesures. On laisse faire Trump et dans d'autres endroits, le droit international, on le fait respecter, parfois à nos dépens.

Je demande à ce qu'il y ait une grande alliance diplomatique pour empêcher Trump de briser et fracturer le monde. - C.Roux: Merci beaucoup, F.Roussel.

On a parlé d'énergie, de géopolitique et un peu de politique.