La France dans tous ses états - Émission du 25 février 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 59 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
L'Union européenne fait-elle du mal à l'agriculture française ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quels sont les postes clés que le président peut nommer seul ?
- 40:00RelanceRéponse directe
Pourquoi la jeune garde n'a pas été dissoute malgré les crimes ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Les fast food menacent-ils la culture française ?
- 0:00OuverteÉludée
Émis un décret renforçant sa capacité personnelle de nomination, est-ce légal ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Les nominations présidentielles sont-elles toujours basées sur la compétence ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:50Christophe BChiffre
« On est à 371 milliards, on aurait dû pour maintenir le coût constant passer à 480 et là on va redescendre 291. »
- 41:40Pericolé GazFait
« La jeune garde a saisi le Conseil d'État qui traîne à rendre son verdict. »
- 51:40Pericolé GazFait
« Les fast food polluent nos campagnes et certaines décisions européennes polluent notre agriculture. »
- 0:15Michael MorauFait
« teran a a émis un décret renforçant sa capacité personnelle nombre de postes le étendant le nombre de postes notamment dans la mis au titre de sa présidence de la République »
- 4:00Michael MorauFait
« Les commissions parlementaires peuvent s'opposer à certaines nominations présidentielles, mais en fait dans les faits, c'est très très rare »
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Midih [musique] 14h Sud Radio, la France dans tous ces états. Pericolé Gaz. Pour Emmanuel Macron, le salon de l'agriculture 2026 commence dans le calme.
Nous voulons continuer de produire, de préserver, de protéger des poignées [musique] de main, des selfies et même des applaudissements. Pour avoir aucune naïveté, on a besoin dans [musique] le contexte international de protéger notre agriculture. Cette Europe là, il doit arrêter de nous essayer d'apaiser avec des mesures [musique] anti environnementales ou antisociales.
Plus loin, la colère des bonnets jaunes de la coordination rurale.Aarrive plus à avancer dans ce pays. C'est une honte.
On demande juste que l'État français [musique] nous écoute. On veut au fond que les mêmes règles du jeu s'appliquent à ceux qui veulent importer chez nous. Bonjour et bienvenue en ce mercredi 25 février 2026 sur Sud Radio.
Pericolas est à l'antenne à côté de Mcofler face à moi Julien Delmas qui s'assure de la qualité de l'émission. Emmanuel Galasso qui recueillera vos appels au 0826 300. Un tout petit mot.
Hier, nous étions en direct du stand de l'Occitanie sur le salon d'agriculture. J'allais dire très belle ambiance, ferveur malgré l'amorosité ambiante. On a eu un petit problème technique de liaison indépendant notre volonté que Julien Delmas a essayé de gérer de son mieux avec son génie mais voilà quand la technique ne veut pas, elle ne veut pas.
Du coup, la dernière intervenante Marie-Pierre Elè Our qui nous parlait de son livre La Viande n'a pas dit son dernier mot, nous la réinvitons 1 heure du rang le 11 mars. C'est très important ce cet ouvrage est formidable ce qu'elle raconte. Ça décrypte beaucoup de choses, ça met les points sur les î.
Bien sûr qu'il faut manger de la viande et surtout quand c'est de la bonne viande et puis elle voilà, on effacera quelques clichés le 11 mars pour l'actualité pour l'actualité du jour. Alors on va parler, on va rester un petit peu indirectement lié au salon. L'Union européenne fait-elle du mal ?
Beaucoup de mal ou beaucoup beaucoup de mal à l'agriculture française ? On en discutera avec Christophe B, eurodéputé Eren qui viendra nous expliquer entre le Mercossur et puis la Pâque qui arrive, combien nos paysans et nos paysans ont à craindre voilà de ce que l'Union européenne réserve à l'agriculture française. Ça sera à 12h10 à 12h45. qu'on reste un petit peu indirectement dans cette thématique.
Et si une sécurité alimentaire en cacher une autre, on va recevoir un spécialiste. Voilà, il y a un problème de sécurité alimentaire. Est-ce que les normes que l'on fixe sont-elles les bonnes ?
Est-ce qu'on rebien Est-ce qu'on regarde bien du côté du danger et on regarde pas toujours de là où on devrait plutôt se méfier ? Voilà. Est-ce que la sécurité alimentaire est vraiment une idée claire et nette ou est-ce qu'elle il y a sujet à débat ?
On en discutera avec un scientifique Stéphane Linou qui est spécialiste de la sécurité des Frances au Knam et qui donnera son avis. Il a il est l'auteur il est l'auteur du livre Résilience alimentaire et sécurité nationale de 13 à 14h. De 13 à 14h, je recevrai Michael Morau qui en ce moment d'effrait la chronique sur le thème les copains d'abord.
Il semblerait que cette chanson de George Brassin devenu le motif à l'Élysée plus que la marseillaise. On verra avec ce journaliste, cet éditorialiste que l'on connaît bien quelles sont aujourd'hui les dérives qu'un président de la République peut commettre avec ce pouvoir de nommer près de 10000 fonctionnaires ou responsables d'administration et combien Emmanuel Macron et peut-être celui de tous les présidents de la République française qui en a usé ou abusé le plus et puis mode parmi les joyaux mode vous avez envie quelques perles. On a par exemple la démission de Laurence Descart qui était très attendue quand même après ces innombrables polémiques.
Voilà donc on parlera entre autres de la France en plein délire. On va essayer d'écuper. Voilà le menu de ce mercredi 25 février.
À tout de suite et surtout n'oubliez pas ce numéro merveilleux, le 0826 300 qui vous permet de participer à l'émission comme si vous étiez dans le studio. À tout de suite. Sud Radio, la France dans tous ces États, l'humeur de Périco.
Alors le sujet était déjà évoqué par mon ami conseur et collègue Valérie Expert entre 10h et 10h25 sur la présence des fast food dans les les campagnes. Effectivement, la société McDonald's, elle est arrivée à faire le plein un peu des territoires urbains où elle peut se développer. Il commence à miroiter du côté des campagne.
Et hier, en me promenant dans les couloirs du salon, j'ai été interpellé par beaucoup d'agriculteurs ou de responsables de la réalité qui me disant "Mais les Mcdo arrivent, on a vu des Mcdo, je vais dire le mot fast food, j'ai pas envie de stigmatiser une marque particulièrement, s'installer en pleine Cambrouse dans un carrefour. Le le village le plus proche à à l'est est à 2 km, le plus proche à l'ouest est à 3 km et s'installe là, sachant qu'ils vont avoir la demande et certains élus euh s'inquiètent de cette ce début de de prolifération. D'autres disent des des gens passionnés de sociologie vous disent "Oui, mais pour les jeunes qui n'ont pas dans les villages, il y a plus rien.
Le petit café à l'ancienne avec le avec le comptoir, tout ça, ça n'existe plus. le petit casse-cout, ils vont ils vont au fast food rural euh et puis ça leur permet d'avoir c'est un point de ralliment, c'est un point de rendez-vous, ils vont avec leur moi je disais les mobylettes, avec leur cyclomoteur et puis avec leur ordinateur, ils peuvent rester là, ils discutent entre eux, ils boivent un café, c'est pas très cher et puis on peut on peut manger pour une somme tout à fait accessible à leur budget et puis même les familles et ben le déjeuner du dimanche familial, on allait dans l'auberge du coin ou le petit bistro comme on a plus les moyens et ben on va on va au McDo. Ça s'appelle la McDonaldisation de la société.
Jacques Puis avait écrit un livre dessus euh en dans les années 2000, au début des années 2000. Non, à la McDonalisation, c'est pas on a rien contre McDonald's. C'est un système alimentaire, c'est une culture alimentaire.
Ce sont des mœurs. C'est une pratique américaine. Le fast food, on sait que c'est le hamburger.
C'est le c'est le sandwich que les émigrants, les émigrants allemands de Hambourg avait amené aux États-Unis deux tranches de pain avec de la viande et ce qu'on trouve à l'intérieur. Mais aujourd'hui, c'est devenu un système de civilisation qui est pas forcément conforme au je parle du fast food et tout ce qui est la street food. On a rien.
Vive les cuisines étrangères, vivent les saveurs de la mondialisation. Je me régale moi qui suis gastronome des cuisines japonaises, thaïlandaises. Il y a des choses merveilleuses en Afrique du Nord.
C'est un bonheur et et un et un bon hamburger bien fait avec du bon pain et de la viande de la bonne viande française. C'est un plat merveilleux. Les enfants en raffolent aujourd'hui.
Cette américanisation de la France, je dis bien américanisation parce que il y a pas que ça. Il y a la casquette de baseballer, on va mettre tu es fou parler la casquette de baseballer, on va pas remplacer la casquette de baseballur par un ber si des chapeaux, les séries américaines, la musique américaine. Et je me disais à un moment donné, j'avais v de dire à Donald, j'ai dit Donald Donald Trump, vous vous êtes fait taper sur les doigts parce que vous avez voulu annexer le Groenland, mais je pense qu'il y a peut-être un pays que vous devriez annexer tellement il cherche à ressembler au vôtre, c'est la République française.
Mais que Trump fasse une proposition tant qu'à faire qui nous annexe, on est tellement fasciné par les États-Unis quand il a été lieu, on a une partie de la gauche morale qui disait "Mon dieu, quelle horreur euh le néonazisme qui arrive à la Maison Blanche, il faut défendre la culture américaine et puis tous ces gens, ces masses qui sont là totalement imbibé, imprégné culture américaine contre laquelle je n'ai rien. Ce que je ne veux pas, c'est d'une forme de remplacement, c'est qu'on abandonne ce qu'il y a de bien chez nous, des mœurs, des traditions, des pratiques, une mentalité et qu'on remplace ça par le système américain. Quand on voit ce qui est devenu la société américaine, quand on voit ce que la sociologie nord-américaine apporte aux individus, on est pas forcément tenté de se précipiter dans leurs bras et de mettre partout le symbole de l'Amérique triomphante, du capitalisme financier globalisé.
Qui est cette enseigne jaune de fast food ? de la trouver dans nos campagnes, dans nos carrefours, à la porte de nos petites auberges, bientôt à la place de nos chapelles. Et ben je suis désolé, je pousse un coup de gueule parce que je suis très inquiet et je fait appel à nos élus, à nos maires, à nos équipes municipales, à tous nos élus territoriaux.
Certains d'ailleurs sont en train de s'indigner et de résister. Ne laissez pas faire. Ce n'est pas ça la France.
La France est ouverte aux cultures du monde entier depuis la nuit des temps. La société française a été fait du melting pot de beaucoup de choses. Elle est déjà crééis depuis illégal au romain qu'on arrête à nous embêter avec la créolisation.
C'est la réalité de la France. Mais avec l'intégration, quand on veut devenir français, on est français. Et en tout cas, ce système de sandwich ne correspond pas à nos murs, ni au navaleur, ni à nos valeurs.
Vive la République, vive la France. Les fast food polluent nos campagnes et certaines décisions européennes polluent notre agriculture. C'est le sujet de l'entretien qui vient avec le l'urodéputé du Rassemblement national, Christophe Bert.
Restez bien avec nous et n'hésitez pas à lui poser vos questions en direct sur Sud Radio au 0826 300. À tout de suite. Sud Radio, la France dans tous ces États, le fait du jour.
Entre la crise agricole, la dermatose nodulaire et la baisse drastique de sa fréquentation, le salon de l'agriculture 2026 n'est décidément pas comme les précédents. Derrière les stands, des producteurs portent des badges non au mercour encore, l'ambiance est morose. En toile de fond, une politique européenne qui maltraite la paysannerie française.
On en parle avec l'urodéputé du Rassemblement national, Christophe B. Bonjour. Bonjour.
Bonjour Christophe B. Merci d'être avec nous en studio sur Sud Radio. J'étais hier moi-même dans les les couloirs des salons de l'agriculture euh année milésime un peu morose hein, pas de beau vin et puis une situation agricole de plus en plus de plus en plus tragique.
Et les agriculteurs que je que je rencontrais, moi j'ai dit les paysanes et les paysans dont certains sont des amis, même ceux qui me disaient "On a quand même cru en l'Europe à un moment donné là on commence à être très inquiet. On ne voit même plus à quoi ça peut nous servir. Il y a eu les avantages de la Pâque à un certain moment, mais là les programmes qui nous sont annoncés sont totalement terrifiants, ne serait-ce que la renégociation de la la Pâque.
On va donner les chiffres, hein. On est à 371 milliards, on aurait dû pour maintenir le coût constant passer à 480 et là on va redescendre 291. Voilà. au frais de qui puis le mercur qui va s'appliquer et monsieur le député d'autres joyeusé avec qui attendent nos agriculteurs.
Oui, on pourra en parler effectivement notamment si vous avez aimé le mercur, vous allez adorer l'accord avec l'Australie. Ah ben donc c'est la l'Union européenne sous la direction de Vanen est partie dans une frénésie d'accord de libre échange. Le premier bien sûr qui va impacter fortement le monde agricole et nos paysans et je dirais même que maintenant pour être paysan en France faut être un véritable héros.
Oui. Oui. C'est de la résistance.
Tout à fait. C'est bien sûr le Mercosur. Alors le Mercosour c'est une aberration d'abord temporelle historique.
Ça fait 25 ans qu'il était négocié. Bon euh comme quoi ça posait quand même quelques problèmes. Bon il est totalement dépassé dans son architecture puisque on le voit maintenant les États que soit les États-Unis la Chine se protège.
Bon il y a plus que l'Union européenne avec Vlen qui pense que il faut ouvrir encore nos frontières et notamment dans le domaine agricole. Un petit rappel monsieur le député ça vient d'où ? l'acte unique européen 86 Jacques Del on est d'accord c'est pas une idée de droite c'était une idée de gauche disait il faut ouvrir il faut ouvrir la mondialisation tout à fait oui bien sûr et bien sûr la mondialisation la mondialisation heureuse c'était il y a un quart de siècle c'était la mondialisation heureuse.
La facture dit quoi aujourd'hui de cette mondialisation heureuse ? Et ben c'est on va voir puisque je disais déjà donc ils ont provisionné un milliard déjà pour compenser les les pertes de marché de nos agriculteurs et puis cet accord est une aberration dans tous les domaines. C'est une aberration agricole, c'est une aberration environnementale et un sujet qui est moins abordé pas l'ordre du jour aujourd'hui mais je vais quand même me permettre d'en dire un mot c'est aussi une aberration industrielle. un mot si vous voulez bien.
Alors, d'abord une une abarration agricole quand sur le même segment le même segment on produit les mêmes choses mais avec un salaire minimum qui est de 300 € au Brésil, vous imaginez on joue pas dans la même cour, on joue pas dans la même cours encore plus dans le domaine industriel. Deuxièmement, c'est une aberration en terme de produit. Depuis maintenant 20 ans, l'Union européenne s'est imposé des règles des normes très strictes en matière sanitaire, en matière d'hygiène dont on se félicite.
Dont on se félicite euh à condition que voilà. Bon et alors c'est pas le cas avec les Brésiliens puisque nos amis Brésiliens utilisent des produits que ce soient des produits sanitaires médicamenteux ou pour nourrir les animaux qui sont soit avec des OGM soit des par exemple des antibiotiques qui sont interdits depuis 20 ans au sein de l'Union européenne et donc c'est c'est c'est donc interdit d'utiliser chez nous chez nous totalement et on va autoriser l'importation en Europe de produits qui sont totalement dangereux enfin dangereux pour notre bon président de la République a dit qu'il fallait pas s'inquiéter mais au grain que non mais bien sûr. Moi, je vais vous donner un exemple très concret, monsieur DAS.
On a ma commission, donc la commission du commerce international a envoyé une mission de contrôle voilà d'information au Brésil. Et donc, elle a visité le port de Santos. Le port de Santos chaque jour 15000 containers partent vers l'Europe. 15000 containers.
Bon, vous savez combien il y a de contrôleurs sanitaires ? 34 pour 15000 pour 15000 15000 containers qui partent tous les jours. Monsieur leur député, je me suis laissé dire que il passe souvent par le Havre Pouir Marseille où les 34 fonctionnaires font leur travail et que pour éviter ce peu de contrôle ce peu de contrôle, ils vont maintenant par Rotterdam et comme les Pays-Bas n'opposent aucun contrôle par ici la monnaie, vous pouvez rentrer comme vous voulez, vous rendez compte.
Emmanuel Macron a dit vous en faites pas, il va avoir des contrôles. Alors des contrôles au départ et donc au port de Santos au Brésil c'est 34 inspecteurs sanitaires pour 15000 cont. Alors il y a pas que des contre agricole mais vous imaginez c'est 34 au total. 34 on dit bien au parce que j'ai parlé de du Havre et de Marseille.
Vous parlez des 34 contrôleurs qui sont au Brésil au départ de la marchandise et ces 34 alors si vous enlevez les congés les récupérations vous imaginez le nombre de total c'est un effectif total au mieux. Voilà. Bon voilà.
Donc c'est cet accord est une une aberration qui va avoir des conséquences dramatiques pour notre pour nos paysans et notre agriculture parce que bon il y a pas que il y a pas que le Bercossour. Nos agricultures sont pris dans un étau. C'est d'un côté vous avez les facilités qu'on était donné à l'Ukraine.
Oui. Qui en terme agricole, je dis pas qu'il faut pas aider l'Ukraine he c'est pas le sujet. Mais on rappelle le poulet des douanés, hein.
Alors le poulet, alors le poulet quand quand vous achetez votre poulet en supermarché plus encore chez votre bouché, c'est du poulet français en général. Bien par contre quand vous achetez un sandwich ou quand vous allez dans un restauration collective, 90 % des poulets ne sont pas d'origine. La traçabilité pas marquée sur la carte ou le menu du restaurant.
Ben c'est terminé donc on sait pas ce qu'il a on sait pas ce qu'on a nos assiettes. Bon voilà. Donc en fait, nos agriculteurs vont être pris dans un véritable étau éto donc à la fois par les les facilités accordées à l'Ukraine.
Et puis cette frénésie comme je le disait cette frénésie de de de d'accord de libre change. Alors pourquoi je dire parce que il faut dire une chose monsieur Legas, c'est que l'Union européenne telle que elle est conçue actuellement est une Union européenne allemande. Bon al alors mais je aussi un exemple très concret.
Bon on connaît bien sûr Madame Vaner Lyen qui n'est pas qui n'est pas roumaine ni hongroise he je précise. Voilà. Et au sein du Parlement européen, vous avez quatre commissions stratégiques : l'industrie, la défense, le commerce international et les affaires étrangères.
Oui. Et bien ces quatre commissions sont tenues par des Allemands. Tiens voilà.
Voilà. Et en plus, je rajoute je rajoute une petite serise sur le gâteau, c'est que la directrice générale du commerce international qui est une femme auement éminemment compétente est aussi allemande. Voilà.
Donc, le couple franco-allemand n'existe que dans la tête des Français. Je peux ça je peux vous dire parce que par exemple vous prenez la commission du commerce internal et de l'industrie et bien d'une nature à l'autre le SPD donc les socialistes allemands et les et et les conservateurs allemand s'échangent mutuellement. Ils se mettent d'accord entre eux.
Voilà. Donc ça reste dans le précaré allemand et la France n'existe plus au sein des instances européennes. Quand certains économistes nous disent qu'ils sont tout à fait respectables et patentés l'euro c'est le nouveau nom du notchmark.
En fait on a pris une manée qui était à l'étiage des besoins économiques de l'Allemagne et on le paye cher aujourd'hui aussi. pays cher parce qu'on a 1 € fort bien entendu et ça ça nous paye ça nous coûte très très cher. Al je dis pas qu'il faut c'est pas dans le programme au sein du rassemblation de sortir de l'eau mais non mais repenser peut-être une monnaie commune ou unique mais celle d'aujourd'hui est un peu voilà c'est un peu on sait pas trop où veut aller Emmanuel Macron sur cette histoire de de de groupe privilégié des 6 he il y a un peu de cette idée en bon on sort un peu de notre sujet donc voilà on est donc là-dessus en fait Emmanuel Macron avait 7 ans pour s'opposer au Mercur il ne l'a pas fait alors que il a fait il l'a fait à un moment donné ensuite il a dit c'était C'est exactement ça.
On en est où exactement ? Quelle est la position de la France officielle aujourd'hui par rapport à la signature ce traité ? Alors et et Macron en fait c'était semaine A, semaine B, semaine A quand il était avec Loua, il fallait absolument signer cet accord et puis après semaine B quand il était en France ou non faut pas le signer.
Alors ça était sa dernière position, mais c'est un monument de de cynisme et d'hypocrisie puisque il sait pertinemment que cet accord devait être adopté à la majorité qualifiée Oui. et non pas à l'unanimité. Ce qui est d'ailleurs effectivement une rupture du mandat puisque le mandat initial qui avait été donné par le conseil par les États à la commission, c'était de signer un accord global, commercial, environnemental et politique et social avec le Brésil.
Oh là mais ça ça c'est impliqué à l'unanimité. qui a poussé au vote à la majorité qualifiée et non plus à l'unanimité ? C'est certains pays, certains intérêts.
Alors bah c'est c'est dans c'est dans le traité de de le TFU he le fameux traité de Oui, mais les lobby les lobby ont poussé fort quand même pour qu'il y ait bien sûr mais enfin ça a été adopté par Ah ça été adopté et le gouvernement français l'a validé et h marche forcée comme on le sait comme on le sait en France avec le le refus des Français qui a été balayé ce coup-ci par Nicolas Sarkozi. Bon ben enfin tout ça pour pour dire à à vos auditeurs que ce système est profondément vicieux et que Emmanuel Emmanuel Macron savait pertinemment ce qu'il faisait puisqu'il savait très bien qu'il y avait besoin de de il besoin que d'une majorité qualifiée. Donc il pouvait dire il pouvait dire je vais m'opposer, je vais m'opposer.
En fait ça passerait quand même. Il savait que ça passerait. Il savait donc en fait il a trompé les Français une fois de plus.
Il a trompé surtout nos paysans et nos agriculteurs. Christophe B est-ce qu'on peut dire non ? République française, est-ce qu'on peut jouer la subsidiarité, le la chaise vide comme disait le général de Gaulle, est-ce qu'on peut dire à un moment donné est-ce qu'il y a ce que j'appelle un droit de réserve en disant toutes les dispositions du Mercossur qui prend un préjudice à l'intérêt de la France et de son agriculture et bien nous les appliquons pas, nous ne les respectons pas.
Qu'est-ce qui se passe dans ces cas-là ? Monsieur G, je vous répondraz oui en 2027 quand le Rassembl national aura gagné la présidentielle. Voilà.
Alors pour l'instant non dire alors pour l'instant ce qui est encore possible et ce que ce qui embête bien madame Vlen c'est qu'elle veut appliquer le le mercour par anticipation c'est passé par le Parlement européen. Le dernier obstacle possible elle a perdu un vote d'ailleurs là-dessus. Elle a perdu un vote puisque grâce à l'action du Rassemblement national réussi donc à demander de l'avis de la Cour de la justice européenne mais qui est un moment transitoire.
Bon oui, le moment fatidique, ça va être quand euh cet accord sera ratifié ou ne pas ratifié, enfin sera présenté au Parlement européen. On connaît pas la date hein, parce que pour l'instant, ils sont bien embêtés hein, parce que les majorités la majorité c'est fluctue. C'est notre dernier espoir, c'est de pouvoir le stopper au niveau du parlement.
Bon, on ne sait pas les votes sont certainement très serrés mais je ne peux pas vous dire à ce stade dans quel sens ça donc ça laisse une incertitude énorme pour nos paysans et nos agriculteurs. Je vous recevrai à ce moment-là, on vous rappellera, on verra l'évolution et vous nous direz ce qui s'est passé, quels ont été des véritables enjeux. Voilà, donc on croise les droits voté quoi et qui a voté quoi surtout et qui a voté quoi.
Voilà. Non, mais il faut que les gens sachent hein que c'est facile de faire des déclarations, mais ensuite quand on est euh sur dans l'enceinte du Parlement européen et qu'on vote des lois euh dont on n pas parlé ou qu'on a dit qu'elle est qu'on voterait contre, c'est sûr que c'est problématique. Alors moi je en complément de votre question qu'est-ce qu'on peut faire ?
Effectivement bon les parlements nationaux sont exclus par contre dans notre programme au rassemblement on a deux idées. La première c'est l'exception agricole c'est on sort les accords agricoles du mercure et surtout on développe le localisme les productions locales. Je vous je vous réinviterai pour en parler.
Merci d'être venu Christophe. Merci d'avoir été prés. Allez vous restez bien avec nous.
Dans un instant on parlera de la sécurité alimentaire. C'est un sujet qui nous concerne tous là aussi. Vous n'hésitez pas à réagir au 0826 300.
Ce sera juste après les perles. À tout de suite sur Sud Radio. Les perles du jour.
Les femmes représentent 34 % de cette assemblée. Elles sont plus interrompues. Leur voix est davantage couverte que celle des hommes.
Alors ça suffit votre numéro de Win insupportable. À Paris, la campagne municipale ne manque pas de rebondissement. Hier, on apprenait que les écologistes auraient fiché leurs candidats selon des critères qu'ils sont pourtant les premiers à dénoncer.
Oui, assez étonnant. Alors, à dénoncer, ça dépend dans quel sens il le prennent. Évidemment, c'est le témoignage d'un journaliste s'appelle Jules Laurence qui dit avoir été approché qu'on lui a expliqué chez les verrs que l'orientation sexuel était un élément dont il fallait tenir compte.
Alors on sait pas dans quel sens est-ce que il paraît quand ils font leur leur fiche de candidature, on précise le genre éventuellement bon bah le sexe évidemment homme-femme mais qu'on a le droit de nuancer avec d'autres paramètres. Et là, il semblerait que le les meurs sexuels euh soient un élément qui rentre en compte dans le choix des candidats comme si on voulait mettre en avant quelque part ce qu'on appelle les minorités. Alors, est-ce que si on est homosexuel ou non binaire ou trent, est-ce qu'on a plus de chance euh d'être choisi pour être candidat aux élections municipales ?
Ça reste, il semblerait selon les déclarations de ce journaliste que ce soit que ce soit un choix. On va avoir une explication très vite. Je pense que ils vont être amenés à s'expliquer.
Ouais. Je veux dire, c'est pas c'est pas que c'est pas interdit, c'est très très bizarre, mais ça serait bien de l'annoncer clairement. Voilà, nos candidats, le choix qui qui fait que nous les sélectionnons pour être candidat, c'est parce qu'ils ont tel mœurce, telle pratique qui correspondent à tel.
Ça pourrait être des critères culturels, ça pourrait être des critères, je ne sais pas universitaires ou autres ou de compétences ou de connaissance. Là, visiblement, ça serait la sexualité. Quand ce sont d'autres qu'il fait, c'est la discrimination.
Mais là à vérifier à vérifier de très près. Je travaille au Louvre, il y a pas de risque zéro sans déconner. Après les innombrables polémiques, le vol des bijoux, les trafics de billetterie, l'insalubrité des bâtiments, la présidente du musée du Louvre, Laurence Descart a démissionné.
Oui, Laurence Descart a fini par un lâcher-prise. Elle était euh au cœur de la tourmente. Elle ben elle prisit le lou au moment où on a eu cette cet événement majeur avec ce cambriolage comme ça euh à vol à la tire en toute en toute sérénité.
Euh il semblerait qu'elle se soit elle essayait de s'accrocher à ce poste parce qu'elle y tenait beaucoup. On dit pas qu'elle avait pas des compétences artistiques. Elle ne semble pas être pleurée par ses collaborateurs.
Il paraît qu'elle disait jamais bonjour, qu'elle était assez froide et distante. Et puis là, j'ai l'impression que madame Rachida Dati qui devrait démissionner, qui a dit qu'elle allait démissionner de son poste de ministre de la culture, elle s'y est engagée avant les élections municipales. Elle tarde à démissionner parce que je crois qu'elle voulait être là entériner la démission de Laurence Descart pour être elle celle qui nommera peut-être la personne qui succédera à Laurence Descart à la à la présidence du Louvre.
C'est vrai que le bilan le bilan le bilan est terrible pour Laurence Descart qu' a essayé alors elle dit qu'elle paye la facture, qu'elle accepte de se sacrifier que elle avait pourtant annoncé, elle avait pris des elle avait pris les devants, elle avait elle avait essayé d'interpeller les autorités de l'État sur toutes les carences dont que présente ce musée. Finalement, c'était qui paye la facture. Bon, comme je disais tout à l'heure, on la plorera pas et ça ne retire rien à ses vertus professionnelles.
Je crois qu'elle n'a pas à ce poste important, prestigieux et important, je pense pas qu'elle aura donné le meilleur d'elle-même. [musique] Alors dans l'actualité après la mort de du jeune Quentin, le gouvernement entendit soudre des groupuscules violents. Oui, mais pas forcément ceux auquel on croit.
Alors, vu l'implication du groupeuscule d'extrême gauche la jeune garde dans l'assassinat de Quentin à Lyon, on s'attendait à ce que ce mouvement soit dissous manu militaris. Ça avait été acté en conseil des ministres le 12 juin 2025 sous l'impulsion de Bruno Retaillot. Mais non, parce qu'entre-temps, la jeune garde a saisi le Conseil d'État qui traîne à rendre son verdict.
Pourtant, ce ne sont ni les drames ni les arguments qui manquent. Donc, on se demande franchement non, de quoi la jeune garde est-elle encore de ce monde. Et pendant ce temps, deux autres groupesuscules d'ultradroite implantés à Montpellier et à Alby sont visés par une procédure de dissolution lancée par le ministère de l'intérieur il y a quelques mois sans davantage de précision.
Le but n'étant pas de les défendre. J'attire juste votre attention sur le timing toujours puisque l'information n'est sortie que cette semaine et sur l'efficacité aléatoire des services de l'État. et de la justice dans ce genre d'affaires éminemment politique.
Pour rappel, génération identitaire qui commettait des actions non violentes et appelaient pour faire cours à ne pas accueillir davantage d'immigrés sur le territoire français par des actions symboliques, a été dissoute en 2 mois, en 2018. Malgré là aussi un recours déposé devant le Conseil d'État. Et pour aller encore plus loin dans la sens, depuis plusieurs jours, les filles tentent de responsabiliser le collectif féministe Némésis dans la mort de Quentin.
Je rappelle rapidement que Quentin s'était porté volontaire pour assurer la sécurité des militants du collectif Nemmésis lors d'un happening pacifique à Lyon. en marge d'un meeting de Rima Hassan et que c'est après cette action non violente que Quentin a été lyché à mort. Inverser le récit pour se déresponsabiliser, c'est la marque de fabrique de la France insoumise qui réclame donc la dissolution de Némésis.
Le ministre de l'intérieur, Laurent Nugèz, ne s'y est pas opposé. Dissoudre les victimes, c'est un concept et mieux encore, dissoudre un collectif qui scande violeur étrangers dans l'avion et ne pas parvenir à dissoudre un groscule dont l'un des membres a reconnu hier devant la police avoir poussé ses militants à, je cite, buter un garçon de 23 ans à coup de pied. Ça aussi c'est un sacré concept.
Quoi qu'il en soit, et pour conclure, depuis 2017, 49 groupes ont fait l'objet de décrets de dissolution au conseil des ministres. Mais certains résistent comme la jeune garde ou comme les soulèvements de la terre qui ont été épargnés par le Conseil d'État. éminemment politique, vous disais-je ?
Ah oui, il y en a qui résistent plus à la dissolution. Faut peut-être prendre de la de la soude caustique. Enfin, il y a peut-être il y a une potion.
Il y a un Il y a une potion. Tirez les fascistes des médias parce qu'on nen peut plus délaquer des fascistes sur les plateaux télé. La France insoumise toujours s'enflamme depuis plusieurs jours et enchaîne les sorties toutes les plus absurdes ou inquiétantes les unes que les autres.
Oui, on entend Kirou euh qui menace donc les journalistes, les nazillons, les voilà retirer leur cartes de presse que tout ce qu'ils disent est absolument euh néfaste, que ils mentent que c'est eux qui racontent des horreurs, que donc il faut et bien les éliminer sur le prend le professionnel. Et puis nous avons madame madame Panot Mathilde Panu qui a dit que quoi qu'il arrive nous ne laisserons pas le RN prendre le pouvoir. Vivent les antifas qui sont là pour faire la résistance face face au fascisme du rassemblement national.
Tout ça est quand même très inquiétant. Ce sont ce sont des représentants de la nation, ce sont des élus. Ils représentent un parti qui est majoritaire à gauche.
Euh là, on est en train tout simplement de prôner et et de prédire la guerre civile. Ça veut dire insurrection. Donc disqualification, dénigrement et et madame Panot, on le laissera pas faire.
Ça veut dire quoi ? Vous allez vous opposer au suffrage universel. Il va falloir vous expliquer d'urgence.
Madame la présidente du groupe, elle est fi à l'Assemblée nationale. Ce sont des propos euh qui soulèvent une inquiétude énorme venant de votre part. Donc on attend on attend des explications et puis on a bien compris que si vous êtes pas d'accord, ben on vous envoie les antifas.
C'est ça. On sait comment ça s'est fini à Lyon. Bon, écoutez, plus ça s'éclaircit, plus les choses deviennent claires, plus il sera précis de trouver des trouver des solutions.
Deux caisses d'épargne ont été condamné à verser une lourde somme pour pratique commercial trompeuse. Oui, deux agences de la Caisse d'épargne, la Caisse d'épargne grandesse et celle de l'Île-de-France ont été sanctionnées par 9 millions d'euros d'amende pour pratique commercial trompeuse. C'est ce qu'a révélé la DGCCRF, la fameuse répression des fraudes.
Alors, non respect d'encadrement des frais bancaires, on surfacturé illégalement des frais bancaires qui ne correspondaient à aucun abus, aucun dépassement. Et puis ensuite, il y a une histoire de plafond implicable qui n'était pas respecté. Déjà en novembre 2025, une filiale de la Banque Populaire de Paris avait été sanctionnée et condamnée à 2,5 millions, voilà de d'amendes.
Donc je sais qu'on est toujours très vigilant avec nos relevés bancaires. Les frais bancaires, ça a toujours été une polémique. Elles sont très encadrées par le gouvernement.
Aujourd'hui, il y a des seuils qu'on ne peut pas franchir et pourtant nous constatons qu'il y a encore des organismes bancaires qui se permettent d'abuser de la confiance, j'allais dire de l'insouciance ou quelque part de euh l'ignorance de notre clientèle. On sait pas tout, il y a des gens, des personnes âgées, voilà les frais et ben on en abuse et puis on finit par être condamné au tribunal. 9 millions d'euros d'amende quand une banque est condamnée pour ce ça ne rend pas la confiance, ça met pas la confiance dans le système bancaire.
Donc soyez bien vigilant sur vos relevés et demandez à votre trage en si vous avez encore quelqu'un qui vous parle hein parce qu'en général c'est des touches, c'est des numéros. Voilà donc vérifiez bien vos frais bancaires et n'hésitez pas à demander des explications à votre à votre agent de de banque. [musique] Un homme a été condamné à une lourde peine pour avoir tué l'un de ses agresseurs.
Quand l'instinct vous pousse à vous défendre la morale, elle vous dit d'être prudent. Non pas face à l'agresseur mais face à la justice. Tout commence au soir du 1er octobre 2020.
Il fait presque il est presque minuit lorsque Pablo 20 ans patiente avec sa petite amie dans sa voiture garée sur un parking à de pas d'un supermarché. Ils attendent une proche lorsque deux jeunes deux jeunes hommes de 17 et 18 ans s'approchent du véhicule avec une intention visiblement plutôt suspecte. Eux sont deux villes-juifs.
Pablo est de Créteille et c'est de là que vient le problème. L'un des deux agresseurs lance à Pablo. Tu es au courant qu'un mec de chez toi a un gars de chez nous.
Il sort un couteau, menace Pablo qui refuse de se laisser faire. Un coup de couteau atteint sa main mais Pablo parvient à désarmer son agresseur qui lui s'attaque à la petite amie de Pablo. L'agresseur finit par être poignardé à l'épaule.
Il s'enfuit avec les clés de la voiture et s'effondre quelques secondes plus tard. La le second agresseur attaque à son tour Pablo qui réplique en lui infligeant plusieurs coups de couteau mortel. Devant les magistrats, Pablo invoque la légitime défense.
Il assure ne pas avoir voulu tuer, mais la justice écarte la notion de légitime défense au regard de la disproportion entre ses blessures et celles de ses agresseurs. Pablo a donc été condamné à 12 ans de prison vendredi dernier. Incroyable affaire quand même hein.
Et là, dieu sait si nous condamnons la violence et des gens qui en viennent aux mains au point de tuer au point de tuer quelqu'un dans la rue. Euh mais enfin quand même la légitime défense ça finit où ? Ça commence où ?
Il a cherché à si c'est pas lui qui prend le coup de couteau et que c'est lui qui le donne, alors il y a desproportion. Il fallait qu'il fasse quoi à un moment donné ? Et c'est ce qui arrive au policier quand il se défendent.
Ah oui, j'ai tiré. Ah bah oui, mais il fallait Est-ce que vous êtes bien sûr qu'il fallait tirer ? Bon ben voilà.
Avec à éclairer avec des magistrats qui devraient être un petit peu plus vigilants quand il condamnent savoir exactement ce qui s'est passé. On a l'impression qu'ils sont pas toujours conscients de ce qui se passe quand on est en train de se battre et défendre sa vie. Et c'est le moment de parler de sécurité alimentaire avec notre prochaine invitée Stéphane Linou, auteur de résilience alimentaire et sécurité nationale.
Tout de suite après cette petite pause, n'hésitez pas à nous appeler au 0826 3003. À tout de suite. Midi 14h Sud Radio, [musique] la France dans tous ces états.
Pericoléas Mcfleur. Bonjour Stéphane Linou. Je vous reçois parce qu'on s'est croisé hier sur le salon d'agriculture et au déboté j'ai décidé de vous recevoir parce que vous proposez un thème.
Vous avez écrit un livre qui s'appelle résilience alimentaire et sécurité nationale. Est-ce qu'il y a un lien entre la résilience alimentaire et la sécurité nationale ? Déjà, expliquez-nous ce qu' quel est ce lien.
Merci Pou pour m'avoir invité pour évoquer le plus vieux sujet du monde qui est tout simplement le lien entre alimentation et sécurité que l'on a oublié depuis que nous avons le ventre plein depuis à peu près une soixantaine d'années. On ne pensait qu'à ça et on pense que se nourrir est une affaire réglée, que ça viendra toujours de quelque part que au pire papa état a un plan concernant ce sujet si c'est un sujet et en fait de tout ça il y a rien. Donc dans mon ouvrage donc de mon livre enquête résilience alimentaire et sécurité nationale, j'ai pris la température, c'était avant le Covid dans le monde de la sécurité.
Est-ce qu'on pense à la production alimentaire dans le monde de la sécurité et des risques ? Est-ce qu'on pense au risque et à la sécurité dans le monde de la production alimentaire ? Et est-ce que dans le monde de la gouvernance, on comprend la question ?
Voilà, donc c'était mon scénario, c'était imaginons qui est une pandémie gripale qui bloque les chaînes d'approvisionnement. Donc ça c'était en 2008 lorsque j'avais lancé le mouvement Le Cavor. J'avais fait le paris de me nourrir que dans un rayon de 150 km pendant un an pour alerter sur notre degré de vulnérabilité par rapport au sociologique économique et quasiment politique hein.
Le cavorisme surtout exactement surtout politique parce qu'on ne sait pas encore assez que 98 % de ce qui remplit nos assiettes arrivent par les camions venant d'autres régions et d'autres nations. Mais dans le même temps, 97 % de ce que nous produisons dans nos territoires arrivent également par les camions et souvent pas les mêmes venant d'autres régions et dans d'autres nations. Donc tout ça tient lorsque c'est perfusion alimentaire, lorsque c'est flux tiennent.
Mais si par exemple il y a une guerre hybride, une cyberattaque sur la chaîne logistique, on se tape dessus tout simplement parce que les supermarchés n'ont que même pas de jours de stock sans panique. On ne produit quasiment plus notre nourriture à titre individuel. On ne la cuisine plus, on ne stock plus.
Il n'y a pas de filet de sécurité alimentaire dans nos territoires. Il n'y a pas de stock dans les collectivités locales et pas non plus de stock alimentaire stratégique d'État. Et dans le même temps, on est devenu intolérant à la frustration et on a oublié le truc de base qui nous a fait survivre pendant des millénaires, le biais comme on dit en occitan.
Le bon sens bon sens de transformer les ressources en quelque chose d'utile. Donc vous mettez ce combo là, une cyberattaque qui bloque les supermarché, les chaînes d'info en continue ou pas qui disent que ça peut peut-être durer 10 jours et vous avez des paniques. Donc pour moi, c'est une question de sécurité intérieure, d'ordre public mais également de sécurité nationale.
Donc la première norme alimentaire dont il faut s'assurer, c'est pas le nutritionnel. Est-ce qu'il y a telle toxine ou autre ou est-ce que c'est un problème hein vous ces approvisionnement on peut aujourd'hui se trouver en carence alimentaire parce qu'il y aura eu une configuration politique ou g ou géopolitique qui ferait que on aura pas de quoi à nourrir dans les grandes surfaces. On trouverait pas de matière première.
Ben tout à fait tout à fait il suffit et là on l' pourant on a des paysans qui sont là. Alors alors c'est ça le paradoxe, c'est que on peut crever de avec des paysans pas loin tout simplement parce que le monde de la production, le monde de la distribution, de la transformation ne sont pas forcément connectés et dépendent des flux et des transports qui sont là aussi extrêmement vulnérables. Alors là, vous ouvrez une porte absolument effarante à savoir qu' dans propre France avec une l'agriculture dans la dont on connaît la performance malgré les souffrance, malgré les carences, malgré les difficultés, on reste quand même un garanger gigantesque avec une population qui est très attachée à la conscience qu'on mange français même s'il y a beaucoup d'importation.
Cette année, c'est la première fois qu'on a importé plus que et vous dites malgré tout, il y a un système, il y a une codification qui fait qu'on pourrait trouver qu'on pourrait se trouver en pénurie en pénurie. Alors, je vous donne un exemple très très concret et très récent. J'en ai besoin.
Je forme les élus un peu partout en France sur le risque de rupture d'approvisionnement alimentaire. Une fois démontré que c'est une question de sécurité intérieure et de sécurité nationale, je propose de passer par des outils de sécurité civile qui existent déjà, les plans communaux et intercommunaux de sauvegarde qui ne reste qu'à enrichir avec ce risque-là. Et avec le pays de Béarne, le projet alimentaire du pays de Béarne en décembre, ils m'ont demandé ça serait bien de euh de faire ça votre défi Locavor et Bacbone.
J'impose un compa géant dans l'assiette et dans le territoire. Donc moins de 51 km autour de l'assiette, bien présenté, trois plats minimum et également bas carbone mais correctement payé à nos producteurs. Donc réaliser un repas de fête local chic pas cher et bas carbone.
On fait avec ce qu'on a et on voit où c'est que les maillons pètent. Et là, on a fait relever mon défi à 12 structures différentes et pour une fois, il y a une crèche des cantines scolaires, collège, restauration d'entreprise pour entre 3000 et 4000 repas. Et rien qu'avec un repas, vous savez quoi ?
On a asséché le territoire en légumes, en crème et en beurre rien qu'avec un repas. Carrément. Carrément.
Donc c'est c'est extrêmement parlant. Et justement par rapport aux appels d'offre, c'est dû à quoi ? à une hyper spécialis défaillance est d à quoi une alors entre autres à une trop grande spécialisation des territoires ou euh et au fait que euh on a cru que ça viendrait toujours de quelque part on va au moins cher et notamment la question aussi des appels d'offre et sur les 12 structures qui ont relevé mon défi, toutes ont dû s'affranchir de la commande publique actuelle donc sinon ils auraient pas pu nourrir. qu'ils ont dit, on va le faire en direct sinon on peut pas répondre aux appels d'offre.
Ça veut dire que cette question des appels d'offre qui interdit de euh décrire la provenance des produits pour les cantines et bien en fait c'est antisécurité collective qui fixe ces normes pour l'instant euh la directive européenne sur les marchés interdit d'écrire la provenance de de des des aliments. Pas de traçabilité sur les produits transformés. Ça, on s'est battu depuis des années en France depuis des lasagnes au cheval roumain et puis on narrive pas à voir gause.
Pas de traçabilité. D'ailleurs, la Cour européenne de justice et le Conseil d'État a dû appliquer pas de traçabilité dans les produits industriels. On n pas savoir d'où ça vient.
Voilà. Bon, ça c'est déjà pas bien, on est d'accord. Mais là là il y a un verrou vraiment à faire sauter et là il y a par exemple l'association des maires de France qui qui met un peu la pression pour que cette directive européenne soit assouplie et permett par exemple aux collectivités locales d'avoir la liberté totale de mettre 50 % en approvisionnement local sans se faire taper sur les doigts.
Donc ça ça permettrait de donner de la visibilité à nos agriculteurs qui produisent mais certains qui ne vendent pas. Mais Stéphanino, vous avez déjà des collectivités territoriales, que ce soit les régions pour les lycées ou les départements pour les collèges qui essaient d'avoir une gestion locale, territoriale. Moi-même, c'est un combat que j'ai accompagné très souvent, faire en sorte que les enfants dans les cantines, les personnes âgées dans les épades ou les malades dans les hôpitaux, essayer de manger du local.
Le plus important, c'est quand même les cantines scolaires, c'est plus accessible. Et vous avez beaucoup d'organismes de restauration collective qui sont en train de mettre en place un programme donc avec les chambres d'agriculture avec bon je recevrai des responsables de l'agriculture pour nous expliquer comment la sécurité agricole peut être mise en place aujourd'hui tout ça est bien pensé tout ça est bien organisé ça commence à être pensé mais il y a des il y a des verra à faire sauter il serait temps et ex parce que c'est une question de sécurité collective c'est ça et ce qui n'est pas encore assez compris c'est que on risque vraiment de se taper dessus Et tant que on ne ne favorise pas le local pour des raisons de sécurité, en fait la question de la biodiversité, de la santé ou de du revenu de nos agriculteurs, c'est pas ça qui fait bouger les trous. Qui se taper dessus ?
Comment qui se taper dessus ? Et ben nous, la population, vous vous avec qui la la population qui ne n'a pas de stock à la maison. un petit un petit début de guerre civile pour des raisons comme au Moyen-âge avec les familles mais c'était la responsabilité politique des élus des ancêtres des mères à la sécurité alimentaire et on l'a vu les je veux pas être alarmiste pour rien mais il y a quand même eu des signaux faibles les premiers jours du covid où il y avait une incertitude sur le maintien des transports et c'est là qu'il y a eu des échauffé des bagarres et des tensions dans les supermarchés et à partir du moment où il a été décidé que les transports seraient maintenus.
C'est là que ça s'est calmé. Donc ça prouve bien que et c'est le plus ancien couple de risque quand même qui existait dans les villes approvisionnement alimentaire et ordre public. Cette défaillance rapporte quand même de l'argent à certains ou non ?
Ça favorise un certain système de consommation ou alors il y en a qui trouvent leur compte. Oui, bien sûr. Il y en a qui trouvent leur compte.
Euh oui mais euh ou plutôt ou plutôt qu'il redoute si on mettait en place ce que vous dites qu'il y a des gens qui seraient laisé. Il y a des il y a des lobby qui seraient lisés. Peut-être des chaînes des chaînes de production peut-être l'agroindustrie.
Peut-être que la grande distribution peut-être peut-être l'agroindustrie. Oui. Mais collectivement on y gagnerait davantage parce que le coût de l'inaction il y aurait que des perdants.
C'est clair. Mais ça c'est clair. C'est ça.
C'est ça le truc. Donc c'est à mon avis il faut vraiment que les circonstances se présentent. On est bien d'accord.
Mais vaut mieux anticiper le coût de l'inaction, ça serait terrible et mieux vaut mettre en place des mesures barrières alimentaires territorialisé pour limiter ou éviter la saturation justement de nos infrastructures de sécurité collective. C'est ça le truc. Et en même temps, on coche les cases de l'économie, du revenu des agriculteurs, du revenu pour les territoires, du revenu dans les ménages également, mais également des questions de préservation de ressources avec l'écologie, avec l'eau, avec la santé. notre évidemment sécurité collective et le climat en fait ça ça touche toutes les cases.
C'est extrêmement écuménique. Il y a pas de ventre de droite, il y a pas de ventre de gauche. Bien d'accord.
Qui détient le levier administratif et politique pour décider de bien prévoir l'avenir dans ce sens ? gouvernemental, c'est préfectoral, c'est gouverner, c'est prévoir. Et euh étant donné que pour l'instant c'est pas prévu et c'est ce que j'avais démontré dans mon livre enquête avant le Covid, euh qui protège, c'est le préfet et le maire.
En cas de problème systémique, le préfet, nos infrastructures de sécurité sont débordées. Donc mécaniquement vers qui ça se retourne, l'élu à porté d'angueelade qui protège la population, c'est dans les textes, c'est le maire. Donc euh c'est en faisant partir le coût d'une commune, on on contamine, on on élargit à l'intercommunalité cette question-là et c'est là qu'il y a les projets alimentaires territoriaux qui nécessitent des financements.
Les PAT exactement, qui nécessitent des financements pour fonctionner et pour moi, euh alimenter financièrement les projets alimentaires territoriaux pour arriver à du concret, c'est fabriquer de la sécurité collective. Donc quand on parle de souveraineté alimentaire au niveau national, tout en décapitant les euh les projets alimentaires et territoriaux et l'agence bio, c'est agir contre notre sécurité nationale. Politique ont été interpellés ou non ?
Ceux qui sont compétents, ceux qui sont concernés petit à petit, petit à petit, mais vous avez des él, vous avez des parlementaires qui doivent qui doivent interpeller le gouvernement, je pense sur cette question. Alors, une sénatrice en 2019 de la Haute Garonne, Françoise Laborde, avait porté mes travaux au Sénat. Bien sûr, elle avait d'ailleurs déposé son projet de résolution sur basé sur mes travaux d'ailleurs résilience alimentaire des territoires et sécurité nationale.
C'était fin décembre 2019 et il n'a manqué que 16 voies pour que ce projet de résolution soit adopté. Et ben bon Stéphaninou merci. Je recevrai le le complément de votre information, c'est la sécurité agricole.
On en parlera très vite parce que je pense que l'un va passer en l'autre et puis vous nous tenez au courant sur l'évolution de ce projet et puis n'hésitez pas à revenir s'il y a des informations nouvelle. En tout cas, vous soulevez un thème qui est important pour la sécurité nationale. On en merci de vous intéresser.
Merci. À très bientôt. Merci.
À très bientôt. [musique] Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces États. Le [musique] face- à face.
Non, ce n'était pas le radeau de la méduse ce bateau qu'on se le dise au fond des ports dis au fond des ports. Il naviguit en père peénard [musique] sur la grand-mère des canards et s'appelit les copains d'abord. Les copains d'abord. [musique] Voilà, je voulais illustrer la présence de Michael Morau, auteur de sa majesté nomme.
Voilà, en cette émission, en ce face- à face de la France dans tous ces États, ce document historique qui nous raconte comment le président de la République peut aujourd'hui de façon tout à fait régalienne, je ne sais pas si Louis XIV avait autant de pouvoir, si quand même, nommé à des postes clés, à des postes très importants ou moins importants qui bon qui bon lui semble. Je reçois donc voilà euh Michael Morau, sa majesté nomme le roi, on a connu le roi danse hein. Euh le thème c'est le fait du prince en fait.
Et et là Michael Morau avec cet ouvrage publié chez chez Robert Lafond, vous mettez le doigt sur cette particularité de la Sain République où le chef de l'État, il y a un gouvernement avec l'article 20 qui dit que le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation, un parlement, une assemblée nationale qui est la représentation du peuple souverain. Pour autant, le locataire, le titulaire de l'Élysée dispose quand même d'un certain nombre de prérogatives constitutionnelles et légales qui lui permet à certain moment de faire ce qu'il veut. Déjà vous qui avez observé, alors vous avez rencontré 170 personnalités, il faut lire ce livre parce que je disais, c'est un cours d'histoire hein, on apprend plein de choses.
Euh ça chatouille quand même à un moment donné et on se dit "Oh, il a osé, il est pas le seul, hein. Il est pas le seul. Mitteran en a pas hésité.
Chirac aussi. du temps de Gaulle, on va vous dire c'était fait à bonissance, c'était des personnes compétentes au poste clé et là on a dérivé vers c'est pour ça que j'ai voulu qu'on mette cette chanson de brassinas les copains d'abord là c'est de plus en plus les copains d'abord ça veut pas dire qu'ils sont tous nuls mais c'est quand même d'abord des copains. Alors, le pouvoir de nomination du président de la République, c'est un pouvoir qui est finalement très méconnu, mais auquel les présidents de la République ont beaucoup tenu tout au long de la 5e euh et à ont de plus en plus tenu même ça raconte aussi la présidentialisation accrueux du pouvoir tout au long de la 5e.
Euh c'est-à-dire que chaque année le président de la République nomme des milliers de personnes. Euh donc sur des il y a des milliers de postes qui dépendent vraiment de lui. Il y a plus en fait le même quand on demande à Matignan ou à l'Élysée, il y a même pas de chiffre euh il n'arrive même pas à inculable on va dire au sil a des postes aussi qui qui passent au conseil des ministres, il y en a d'autres qui passent pas au conseil des ministres et cetera.
On m'a fait des estimations, certaines convergent autour de 5000 mais on m'a fait des estimations jusqu'à 10000. Donc c'est des postes enfin le chiffre est est absolument considérable. L'étendue est très fort.
Euh c'est un pouvoir aussi sur les gens finalement qui veulent être nommés. Donc ça provoque des phénomènes de cours. C'est un pouvoir riter de la monarchie de pouvoir choisir choisir les gens et dans tous les domaines de la sphère publique que ce soit bah aujourd'hui on voit le la nomination du patron du Louve donc le dans le domaine de la culture.
Les présidents de la République s'impliquent beaucoup dans les nominations dans la culture mais aussi dans des secteurs plus régaliens évidemment les renseignements aussi la diplomatie les ambassadeurs, les recteurs. Énormément énormément de postes dépendent du président de la République qui peut choisir seul sur beaucoup de postes même sans critère vraiment imposés. Ça a évolué au fur et à mesure de l'application de la constitution la République.
Le général de Gaulle commence. Ensuite, on a Pompidou, on va pas tous les citer. Giscar Mitteran, Chirak, Sarkozy, Hollande à chaque mandage, en lisant votre ouvrage, on a l'impression qu'ils utilisent de plus en plus ce droit.
Alors ce dont ils doivent l'utiliser, il faut les nommer ces postes, mais qu'au début c'est vraiment en fonction de la compétence et j'allais dire la légitimité de l'individu qu'il est nommé et qu'ensuite ça devient sur des critères plutôt partisans, on nomme des ambassadeurs euh et ensuite c'est carrément des gens des gens du cercle rapproché voire des amis. Alors le le cercle rapproché, ça aussi existé euh par le passé, par exemple, dans les années 80, je raconte le un François Mitteran qui nomme un ami médecin euh ambassadeur alors qu'il n'avait aucune expérience dans la diplomatie. Euh ce qui est sûr, c'est que c'est euh il y a de enfin c'est c'est c'est un pouvoir encore croissant.
C'est-à-dire que au début, en 1958, quand quand le général de Gaulle, déjà quand il met en place la Constitution, il fait une ordonnance le 28 novembre 1958 qui réexplique bien euh euh encore plus l'article 13 de la Constitution, à savoir bien, c'est l'article 13 qui stipule que le président de la République a pouvoir de nommer certains postes de sa seule autorité. Nomme aux emplois civils et militaires de l'État. Militaire de sa seule autorité.
Oui. Alors même si beaucoup de postes en fait dépendent eux passent aussi en conseil des ministres mais dans les faits les ministres en fait ils font de plus en plus de figuration. Mais est-ce que la totalité doit passer en conseil des ministres ?
Il me semble non il y a il me semblait bien qu'il y a des qui pass en conseil des ministres. Par exemple le le Louvre là s'est passé en conseil des ministres tout à l'heure mais en fait le président de la République choisit seul choisit même de plus en plus seul. Alors je n je n'ai pas eu le nom de la personne Christophe Libau qui vient de qui vient qui succède à madame qui avait été en fait choisie en 2024 nommé en 2024 à la tête du Louvre à la suite d'une succession qui a duré pendant plusieurs années de pour trouver un successeur à Catherine à Catherine Pégard.
Ce sont des tractations des tractations terribles. Ce sont des longues tractations. Le président aime bien choisir seul et et donc dès le début en 58 finalement De Gaulle choisit que le le explique très clairement que le les nominations doivent dépendre plus du président de la République davantage que du premier ministre.
Mais il y a eu des tournants dans l'histoire. par exemple 1985, l'été 85, le 6 août 1985, François Mitteran fait passer un décret un peu en douce parce qu'on est en plein été qui augmente encore sensiblement le nombre de nominations qui dépendent du président de la République plutôt que du gouvernement. L'été 85, c'est pas un hasard. il sait on est à quelques mois de législative, il sait déjà que ces législatives vont être perdues et il se prépare déjà à une cohabitation dure et en ça a été critiqué par la droite en 1995 débat de l'entre de tours de la présidentielle donc les les images existent existent évidemment encore sur Lina Jacques Chirac débat face à Lionel Jospin et dit que l'un de ses premiers gestes et ces mots l'un de mes premiers gestes s'il est élu président de la République ce sera de restreindre ce pouvoir de nomination nation qu'il il parlait d'une dérive monarchique évidemment il n'a pas fait euh et ce pouvoir et finalement tous les présidents de la République ont continué à beaucoup s'attacher à ce à ce vient d'un décret donc il y a des décrets présidentiels président République François Mitteran a a émis un décret renforçant sa capacité personnelle nombre de postes le étendant le nombre de postes notamment dans la mis au titre de sa présidence de la République je pensais que les décrets devaient quand même passer alors ça pass ça a été contreigné par Laurent Fabius qui était premier Voilà, c'est ce que j'allais vous dire bien sûr mais mais ça a été décidé par et le et j'ai j'ai interrogé le les personnalités de de l'Élysé de l'époque dans l'entourage de François Mitterrand qui reconnaissent très clairement que que c'était pour étendre le pouvoir de nomination de François Mitterran à l'approche des législatives.
C'est cro c'est incroyable parce que et c'est la polémique que soulève la nomination d'Améine Montchanin euh de Richard Ferrand déjà au conseil constitionnel et on verra qui euh sera qui qui sera au Conseil d'État. Euh au départ euh on constate et votre livre le dit bien, ce sont des amis politiques qui sont souvent compétents, mais c'est des proches qui sont fiables politiquement. Alors il y a des et on peut évoluer ensuite c'est carrément une une faveur que l'on rend, un service que l'on rend.
On nomme un peu comme on nommait une maîtresse ou un voilà ou un copain quoi. C'est alors ça ça peut tout au long de la 5e en fait hein ça ça a existé même si en fait il y a aujourd'hui il y a quelques guerres de fou qui ont été créés au fur et à mesure. Notamment euh Nicolas SarkoZi a mis en place quelques guerres de fou notamment pour certains postes le passage devant des des auditions devant le Parlement c'est-à-dire que devant les commiss des commissions parlementaires.
Les commissions parlementaires peuvent s'opposer à certaines nominations présidentielles, mais en fait dans les faits, c'est très très rare parce qu'ils doivent voter au 3/5e euh contre, ce qui est vraiment absolument rare. C'est arrivé qu'une seule fois depuis 2008. Qu'une seule fois depuis 2008.
Donc ça montre à quel point c'est très rare. Euh en fait le il y en a pas tant que ça des il y en a pas tant que ça des guerres de fou. Après, je nommer soi-même, nommer seul, ça veut pas forcément dire nommer des des personnes pas compétentes, hein.
C'est-à-dire que le il peut y avoir des c'est on nomme pas que que des gens sur des critères de proximité, on nomme aussi parfois sur des critères de de compétences sur beaucoup de postes évidemment, mais euh mais il y a beaucoup de postes où il y a finalement il y a très très peu de critères, donc on peut choisir un petit peu qui on veut et puis il y a des postes très sensibles, régaliens, les renseignements et cetera où évidemment il y a une il le il faut une proximité avec le président de la République pour pouvoir bien s'entendre. C'est spécifique à la France ou non ce genre de situation ? Alors, ça dépend des secteurs.
Euh, il y a toutes sortes de modèles à l'étranger pour nommer aux États-Unis où une présidence, je veux dire, un régime présidentiel, il y a du SP système bien sûr. Euh, il y a des il y a des pays où il y a un rôle accru parlement sur les qui ont un œil encore plus asséré sur le sur les nominations, ce qui est pas trop le cas donc en France. Après, ça pose aussi une question, c'est que un rôle accru parlement dans les nominations, ça veut dire une politisation accrue de ces nominations.
Euh c'est qu'on peut nommer pour des raisons politiques plus que pour des raisons de pour des raisons de compétences. Euh euh il y a un peu tout tous les modèles. Il y a des il y a des pays où c'est plus décentralisé, où les ministères jouent un peu plus leur rôle.
Euh là, c'est très concentré autour du autour du président de la République. Ça raconte bien la présidentialisation de de du régime actuel. Sa Majesté nomme, il nomme qui ?
Les copains d'abord pour ça qu'on éit tout à l'heure la chanson de de George Brassin. Je suis avec Michaell Morau, auteur de ce document qui est un document politique et historique parce que vous relatez, j'allais dire le comportement des chefs d'état de cette 5e République. Appelez-nous au 0826 300.
Emmanuel Galasso attend votre appel. Je suis persuadé alors pas que vous vous sentiez concerné, je pense pas que vous attendiez être nommé demain matin par monsieur Macron à un poste quelconque. Quoique, on ne sait jamais.
Euh mais en tout cas, vous avez certainement une idée sur le fait euh que aujourd'hui il y a peut-être des abus de pouvoir, d'une personnalisation du pouvoir. Euh voilà, euh pouvoir régalien, est-ce que ça vous choque ? Est-ce que ça vous inspire ?
Est-ce que vous ça vous donne des idées ? Est-ce qu'il faudrait réformer, restreindre un peu les pouvoirs du président de la République ? Enfin voilà, tout un tas de considérations que vous êtes à même de nous transmettre et de partager avec nous.
Vous appelez Emmanuel Galasso 0826 300 et Michael Mora qui est un homme sage et posé saura vous apporter la réponse la plus précise aux interrogations que vous formulerez. À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, la France dans tous ces États.
Périco Leggas. Je reçois Michaell Morau, auteur de sa majestome. Vous avez compris de quoi il s'agit.
Le roi. Le roi, c'est pas le roi danse là, c'est le roi le fait du prince. Le président de la République nomme à des postes très importants des personnes de son choix, soit qu'il ait le pouvoir de les nommer personnellement directement sans aucune consultation, soit qu'il soit obligé de passer par une validation au conseil des ministres, ce qui lorsqu'on est en majorité absolue et systématique.
Là, peut-être que Emmanuel Macron a dû avec Michel Barnier, François Baou négocier quelques nominations, ça n'est pas présenté d'aussi importante que celle aujourd'hui. Là, en tout cas, on est dans la dernière ligne droite de son quinquena. Euh voilà, les sondages prédisent une victoire d'un parti d'opposition qui serait le Rassembl national et visiblement Michael Morau, on verrouille un max et puis on s'en cache pas.
C'est un peu l'image que ça donne. Vous êtes d'accord ? Alors, il y a deux choses, c'est que un, on est en fin de règne et que tous les précédents présidents de la République en fin de règne ont recasé.
Donc là, est-ce que va y avoir la même chose ? Sachant que bah, il y a ça, il y a des postes sur lesquels sur lesquels ça a commencé. Il y a plusieurs types de postes.
Il y a des postes qu'on appelle inamovibles, c'est-à-dire où en fait c'est très très difficile pour un président de la République de destituer la personne qui est en qui est en cours de mandat. Donc là, c'est le cas de on a beaucoup parlé d'Amilie Monchalin à la tête de la Cour des vie, c'est jusqu'à la retraite. Donc c'est jusqu'à jusqu'à la jusqu'à ce qu'elle est 68.
Voilà. Jusqu'à ce qu'elle a 68 ans elle en a 40. Là, là potentiellement si elle veut s'accrocher pendant 28 ans à ce poste.
Oui, elle peut s'accrocher pendant 28 ans. Je je dis aux auditeurs de Sud Radio, si ça vous château et si ça vous choque, appelez-nous. On en discute avec Michael Morau.
C'est c'est vraiment passionnant. C'est pour ça d'ailleurs que souvent à la Cour des comptes, on jusqu'ici les présidents de la République ont plus nommé des personnalités autour de 60 ans pour pas qu'il y ait des des temps des temps de pouvoir aussi long. Didier Migo s'est retiré par les MIDA, je pense lui aussi il est parti normalement.
Alors Did Migo, il a été en plus nommé au gouvernement. Euh le Pierre Moskovici aurait pu euh théoriquement il lui resté un petit peu en fait, il aurait pu même son mandat actuel se terminait en septembre, il aurait pu même le prolonger encore un peu. Après, il a dit assez clairement que lui préférait euh Oui, il va à Luxembourg à la Cour européenne, à la cour de des comptes européennes.
Mais il avait dit aussi assez clairement, je donne une référence en en mai 2024 où il avait il avait déclaré que que il souhaitait être partir de toute façon pas après la présidentielle avant la présidentielle pour que son successeur soit choisi par Emmanuel Macron plutôt que par un éventuel président ou présidente RN si jamais le le un président ou présidente RN a été élu en en 2027. Euh euh donc il y a voilà, il y a des postes comme ça qui sont inamovibles. Le la Banque de France, ça va arriver en en juin, c'est inamovible.
Il va y avoir le Conseil d'État, le patron du Conseil d'État qui va être nommé au mois de qui est son titre c'est vice-président, hein. Le titre que le président c'est le premier ministre du Conseil d'État. Voilà.
Exactement. avec une une contrainte supplémentaire pour le président de la République, c'est que pour être prê patron du Conseil d'État, il faut avoir le il faut être conseiller d'État, ce qui est pas le cas de la Cour des comptes. La Cour des comptes, minimchalin n'est pas issue de la Cour des comptes, mais on peut trouver un on peut trouver un conseiller d'État dans son entourage ou autre ou qu'on veut qu'on qu'on soit donc il a des cas où il faut un minimum de compétences ou en tout cas une autorité par rapport à l'institution légitime ou alors sinon c'est au choix du président en cette pour voilà, il y a il y a des il y a des postes sur lesquels il y a moins il y a moins de critères.
Après, il y a des postes qui ne sont pas inamovibles. Par exemple, tous les directeurs d'administration centrale qui qui sont des postes importants dans la haute administration. Et là, pour le coup, le un président de la République, quel qu'il soit peut nommer et dénommer du jour au lendemain un directeur d'administration.
Par le conseil des ministres, je pense très souvent. Mais oui, mais le par exemple c'est aussi le cas des pas pas que des directeurs d'administration centrale, mais tout ce qui est préfet évidemment et cetera, le conseil des ministres, mais le président peut décider, peut peut le un préfet peut être appelé tous les mardis soirs pour dire le lendemain matin, vous êtes plus vous êtes plus en poste. 80 % des préfets nommés en conseil des ministres pour le parti 90 l'ont été tous validation du président de la République, sauf un que le premier ministre ou le ministre de l'intérieur voudrait nommer personnellement. quelqu'un on lui accorde le fait de nommer le préfet mais c'est le président qui en fait c'est le président qui décide mais après le effectivement ça passe tout tout passe en conseil des ministres à ce à ceci près que parfois en période de politique plus complexe par exemple quand Bruno Retaillot a été ministre de l'intérieur il y avait des deal c'est-à-dire que il y avait des présidents de la République qui disaient moi je nomme un tel et et Bruno Rotaillot qui choisissait un autre poste parfois en période de cohabitation ou de ou de majorité pas très clair il peut y avoir des deals sur des nominations puisque ça doit passer aussi en conseil des ministres avec des contresignatures ou alors des préfets qui sautent parce que pas assez docile.
Remember préfet pas de calé, il y a eu un problème de manifestation le cortège présidentiel s'est fourvoyé et ils sont tombés sur des manifestations ils ont dû faire marche arrière. Le préfet avait pourtant bien balisé le parcours que devait que que devait suivre le le cortège présidentiel et hop, il a sauté, on on l'a mis et ça c'est parce que l'Élysée a dit je veux plus le voir. Et puis c'est assez régulier qu'à chaque alternance à à la nomination enfin à l'élection d'un nouveau président de la République, le nouveau président de la République choisit de changer des préfets.
Alors il y a des préfets peut-être plus politisés que d'autres dont on connaît les impointances avec certains partis. Gros, ça s'est joué entre croix, ça s'est joué pendant 50 ans entre UDR, RPR et puis à partir de 80, ceux qui étaient proch du PS. Voilà.
Donc et encore, on les change pas tous parce que le préfet aussi la capacité à évoluer dans son comportement. Quand on est préfet, on n pas sa carte de parti politique dans la tête. Mais si on est trop marqué effectivement, alors ils sont pas limogés he comme aux États-Unis où ils vont au chômage, ils sont forcément recyclés.
Ils continuent à garder leur ça aussi c'est quand même une aberration ou il peuvent être envoyé à un endroit pas du tout une protection de la haute fonction publique. On retombe toujours sur ses pieds même si le poste est pas aussi prestigieux avec aussi euh on on a bien vu tout au long de la 5e des critiques sur le le ben le à l'époque de déjà à l'époque d'oliste, on parlait le l'opposition critiquait l'état UDR. Quand les socialistes étaient au pouvoir, le RPR critiquait l'État PS après le PS a critiqué l'État RPR.
Euh c'est c'est très souvent arrivé que qu'en fait le le président de la République, le pouvoir en place va lui mettre l'état euh l'État à sa main. Michael Morau, compte tenu des pouvoirs que je me permets de dire que c'est attribué le conseil constitutionnel surtout depuis 1971 où avec l'accord du parlement le conseil constitutionnel a introduit dans ses prérogatives le fait de pouvoir se référer à la déclaration universelle des droits d'homme, ce qui lui donne un pouvoir de décider de tout surtout. Euh donc le rôle du président du Conseil constitutionnel, même s'il n'est qu'une voie sur neuf, est quand même aujourd'hui un rôle politique très très en tout cas beaucoup plus important que ce qu'on a connu.
Quand j'étais gamin, il y avait Roger Fr. Bon et puis ensuite ça s'est politisé de plus en plus Roland Duma. Oui, ça a souvent été des proches quand même des des présidents de Roland.
C'est la première fois que vraiment on mettait le copain. Euh Jean-Louis Debré Jean-Louis Debré a été nommé en quelques jours la lecture présidentielle de pote7 qui est un homme politique tout à fait respectable et onore sa mémoire mais enfin nommé au conseil constitutionnel ça avait quand même interpellé Roland Duma c'était vous savez ce que disait Mitéran quand j'ai besoin de régler un problème de droit je vais voir Badinter quand le problème est tordu je vais voir Roland Duma donc la phrase était restée célèbre et là on a Richard Ferrand qui bon au yeux de la loi c'est un citoyen qui a le droit de prétendre à ce poste malgré qui a eu un petit litige sur le Crédit Mutuel de Bretagne, mais c'est un personnage controversé. Et quand on sait le rôle du Conseil constitutionnel, mettre un homme si proche, un copain de cette nature à une institution qui peut défaire ou faire les lois, c'est quand même énorme.
Vous trouvez pas ? Alors c'est c'est du coup c'est déjà c'est déjà arrivé hein par le par le passé. Il y a une différence quand même par rapport au Oui, mais le C national avait pas autant de pouvoir qu'il a ou enfin ou n'ais je veux dire n'osait pas user de ce pouvoir avec avec quand même une différence, c'est que le c'est l'un des postes qui passe devant le qui nécessite une audition devant le parlement, ce qui est pas le cas par exemple du patron du patron de la Cour des comptes ni du Conseil d'État.
Euh et pour Richard Ferrand, c'est passé ricrac, c'estàdire le RN s'est abstenu, aurait pu s'y opposer. Aurait pu s'y opposé. Oui.
Et et c'est passé qu'il a une seule voie prêt. VO D'ailleurs Emmanuel Macron et Richard Ferrand s'y attendaiit absolument pas que ce soit aussi serré. Ils ont cru Oui.
Oui, bien sûr. Bien sûr. Ils ont même cru moment donné que ça serait peut-être perdu parce que c'était c'était pas qu' aurait fallu un autre profil moins politique et au final au final au final c'est passé.
Mais il y a eu des présidents retoqués des candidats à la présidant qui qui a failli Oui. la le en fait de c'est depuis 2008 qu'il y a des validations par enfin qui que le des commissions parlementaires peuvent s'opposer à des nominations à certaines nominations euh de l'article 13 et euh mais les en fait c'est c'est très très difficile un un vote contre au 3/5e c'est des commissions. C'est c'est quasi impossible.
C'est arrivé qu'une seule fois depuis 2008. C'est arrivé qu'une seule fois. C'était Emmanuel Macron qui voulait nommer le patron de l'ADM, l'agence pour le développement durable qui était Boris Ravignon, le le maire de Charles Ville Mészière.
Et c'était il a été aussi retoqué pour des raisons dont on pense aussi politique politicienne puisque c'était un ancien NLR qui n'avait pas soutenu Valérie PC mais Emmanuel Macron en 2022 et c'était quelques jours après un 493 sur les retraite qui avait été très très mal vécu par les parlementaires y compris dans le camp matroniste. Ça s'est passé en avril 2023. C'est la seule fois que c'est arrivé.
C'est dire à quel point c'est quasi c'est quasi impossible. C'est très très difficile en tout cas pour les commissions parlementaires. Se conformer.
Je reçois Michael Morau auteur de sa majesté nom le titre dit tout le fait du prince. Nous sommes sur Sud Radio. Appelez-nous au 0826 300300.
Emmanuel Galasso attend votre appel parce que je sais bien que vous avez des questions à poser. Je sais bien que tout ça vous titille, vous chagrine, vous agace, vous énerve et que ces nominations du fait du prince, c'est quelque chose qui est pas forcément conforme à l'idée que vous vous faites de la République, de la 5e République en particulier et peut-être même de la démocratie française. On attend votre appel sur Sud Radio.
À tout de suite et moi je suis avec Emmanuel Morau. Midih 14h [musique] Sud Radio, la France dans tous ces états. Legas, je reçois Michaell Morau, auteur de sa majesté nomme, comment le président de la République peut nommer qui bon lui semble quand il le veut au postes qui sont ceux où il a un pouvoir de décision et comment si au début c'était fait uniquement en fonction de la légitimité des compétences du personnage de voilà au fur et à mesure que ce que cette République a avancé, ça a été le fait du prince et on a fini par nommer des proches, des alliés, des copains et et plus que ça éventuellement.
Euh, appelez-nous au 0 au 0826 300300. Emmanuel Galasso attend votre appel. Je suis sûr que vous avez un ami sur la question.
Euh, vous pouvez peut-être d'ailleurs trouver ça très bien que monsieur Emmanuel Macron est nommé Amélieine Monchanin à la cour des comptes. Il y a des gens qui disent "Mais pourquoi la contester ? C'est quelqu'un de très compétent en terme économique et puis vous pouvez trouver que c'est un petit peu mal placé par rapport au lien qu'elle a loué qu'elle a joué à côté du président de la République euh du temps du général de Gaul." On l'a évoqué tout à l'heure, on est nommé parce qu'on est évidemment dans la famille politique du président République à nommer des proches quand même mais on est quand même nommé parce qu'on a une compétence avérée.
En tout cas, il a nommé quand même aussi quelques proches. Après, il il vous avez un exemple en tête ou non ? le même même à la tête de de tous les tous les tous les tous les grands de toutes les grandes institutions, c'était c'était quand même des proches.
Mais euh après, c'était une époque aussi où les ministères pouvaient euh jouer, avoir un rôle plus important dans les nominations sur lesquelles sur les postes pas moins importants, moins en vu le général Desgul déléguait. Euh malheure la culture était nommée en tant que ministre, il nommait aussi des gens euh Oui. Mais avec l'aval et la bénédiction du général de Gaulle bien entendu ou de George Pompidou.
Voilà, on est quand même dans une logique de on est au service de l'État. Oui, mais et oui, même s'il y avait aussi des critiques déjà de l'opposition quand même euh qui critiquaient euh l'État UDR par exemple, c'est une réalité avec toutes les toutes les les les haut fonctionnaires qui étaient qui étaient qui étaient gaulistes. En fait, le c'était servant Schrebert du parti radical qui avait qui avait imaginé cette expression de l'État UDR qu'on a retrouvé en press à l'époque, c'est lui qui avait inventé la formule de l'état UDR.
Après, on a eu l'état UDF ou l'État Giscardien. Après alors Valéri Giscardestin quand il arrive en 1974 quand il est élu euh déjà le les nominations font parler puisqu'il l'écart finalement des des golistes pour c'est une page qui se tourne à cette époque-là. Euh donc les nominations notamment des haut fonctionnaires font déjà parlé et puis arrivent 1981 avec l'alternance où les patrons d'entreprise publique sont beaucoup changés. les il y a la il y a il faut nommer aussi tous les patrons à la tête des entreprises nationalisées y compris euh les banques euh et parfois on a trouvé euh des proches du PS et des proches euh du président de la République.
Alors dans ce cas là Michel Morou vous convenez que s' un chemin de majorité c'est un peu normal qu'on mette des alliés ou des gens qui vont pas mettre des entraves dans votre nouvelle politique. Voilà le problème est toujours de savoir est-ce que ces personnes sont compétentes et sont limicitimes à ce poste. Voilà.
Alors ça par exemple Emmanuel Macron, lui il assume une part de de spoil système de quand il est arrivé en 2017 même, il faisait quelque chose que ne faisait pas euh ses prédécesseurs, c'est que pour les directeurs d'administration centrale, il les recevait avant de les nommer. C'était une façon de les de les de les adouber, de leur donner même une feuille de route, leur dire vous dépendez bien de moi. D'être sûr qu'ils soi en phase avec la politique pour laquelle il avait été élu.
Il vérifiait d'abord leur ligne et ensuite leur disait "N'oubliez pas que c'est moi qui était fait roi." Voilà, c'est une forme de c'est une forme finalement de de spoil système qui qui dit pas son nom. Il y a des postes euh euh il y a des postes pour lesquels euh de de hautes administrations pour lesquelles aussi on peut on peut on peut on peut se dire que effectivement il faut des des haut fonctionnaires qui soient qui vont devoir appliquer une politique et vaut mieux qu'ils soi en phase avec avec la politique de l'exécutif en place.
C'est clair. On disait au rantenne Michel Morau que euh autant les deux premiers présidents de Gaul et Pompidou étaient habités par un patriotisme, j'allais dire par une conscience de la nation qui fait que s'il nommait des alliés politiques, c'était quand même parce que ces gens avaient une légitimité et qu'à partir de Giscar, plus encore avec Mitteran et Chirac et alors là ça va de plus en plus fort, on nomme au fait du prince en fonction d'une affinité, d'une sympathie ou d'une amitié. Alors ça peut arriver même si encore une fois nommer euh nommé approche, c'est pas forcément nommer euh quelqu'un d'incompétent.
He non, mais on est bien d'accord. Heureusement, heureusement. Heureusement, il y a eu beaucoup d'amis qui étaient des gens extrêmement compé plein d'exemples de nomination euh euh même y compris dans des organismes des institutions indépendantes ou le euh sous sous ou des nominations qui ont fait qui ont fait parler qui ont fait polémique en en 89, on a beaucoup parlé de François Mitteran qui nomme Georgette Lemè, la chanteuse qui est en détresse financière. il faut lui trouver quelque chose et du coup la nomme au conseil économique et social pour lui trouver un salaire mais elle donne des interviews à l'époque dans les interviews, elle dit elle-même qu'elle ne sait pas ce que c'est avec le conseil économique et social et elle va devoir y siéger et y travailler contre un salaire.
François Mitteran est le premier président de la République qui commence un petit peu à abuser de cette prérogative. Alors François Mitterrand, il étend son pouvoir et puis il y a aussi le fait que c'est de l'alternance, c'est-à-dire que il il veut une administration qui soit qui ne soit pas suspect de vouloir faire l'inverse de sa 81, on a un peu nettoyé les écuries de Gia, si je puis dire ainsi, là où c'était possible. Une voilà une partie de de bonne guer quand une nouvelle majorité arrive, elle a pas envie d'avoir l'équipe précédente qui est aux manettes et qui pourrait mettre des bateaux dans les roues.
Mais ils s'en sont pas privés, ça c'est clair. Oui, avec le cas en plus de avec le cas aussi de toutes les entreprises publiques qui compris toutes les entreprises à nationaliser. Alors l'audiovisuel, on va en parler énormément bien sûr et que que non mais continuez sur Mitteran.
Il nomme des postes aux administrateur compris par ce qu'il y a par exemple sur le sur les banques par exemple qui ont été nationalisé, il y a eu des nominations de proches de personnes qui étaient pas euh qui avaient pas forcément la la capacité de de ce poste là. BNP, société générale, crédit lyonnais, on souvient monsieur monsieur Abra. Alors après, il y a eu voilà, il y a pas eu il y a pas eu que des gens qui qui n'étaient pas euh mais il y a eu notamment il y a eu beaucoup de petites banques en fait nationalisées et sur lesquelles il y a eu euh des des proches qui n'étaient pas euh qui normalement n'auraient pas été nommés et c'est des des des personnalités de l'entourage François Mitteran qui qui me l'ont dit he ou de Jacques Deor de l'époque.
François Mitterrand lui ne se gêne pas. On dirait d'ailleurs qu'il estime ça tout à fait normal, qu'il nomme des gens proches de lui pour lequel il a d'estime à des postes de prestige. Je me souviens à l'époque, vous souvenez Gilles Martinet qui était un des responsables du de observateurs se retrouve à l'une des plus prestigieuses ambassades de France Cessel de Rome dans les dans les murs du palais Farnais.
C'était extraordinaire. Lui-même en revenait, il avait demandé ça comme une faveur et on lui accorde comme si le souverain comme si le roi avait accordé cette cette prébande. Ce sont des pratiques là.
Gill Martinet, vous avez d'autres cases sur Mérand ? Par exemple, sur François Mitterrand, il y a eu le un de ses amis médecins qui a été nommé à plusieurs postes d'ambassadeur alors que je disais tout à l'heure, il n'avait aucune expérience dans dans la diplomatie et d'ailleurs, il y avait une une forme de blague qui circulait au sein du qued d'orsais. Si on veut nommer des nuls, on a tout ce qu'il faut ici.
C'était euh c'était une blague éid c'était voilà, c'est cette phrase là. Euh alors est-ce que est-ce que c'est peut-être Hubert Vidrine qui l'aurait dit ? On a Non, c'est Hubert Vitrine qui me qui me l'a qui qui me l'a raconté.
Qui vous l'a raconté ? Il en est pas non non. Et puis c'est vraiment c'est c'est une blague évidemment mais mais ça racontait ça racontait quelque chose.
C'est une phrase qu'on peut appliquer à tous les ministères et à toutes les institutions. Il y a toujours un foyer de nul disponible pour pour pouvoir les nommer. C'est le lot d'ailleurs de l'administration française et sur et sur et sur la diplomatie d'ailleurs dans les ambassad dans les sur le cas des ambassadeurs.
Euh François Mitteran aussi avait décidé de nommer sur des sur certains postes des personnes qui n'étaient pas ambassadeurs d'origine. Mais fiable mais fiable mais mais mais voilà mais fiable. Jacques Chirac là aussi on se prive pas de nom d'ommer des copains et des copines à des postes clés.
Oui, bien sûr, bien sûr. Euh il y a eu aussi des Alors, parfois c'est il y a des il y a des personnes qui sont pas forcément euh proche à la base mais qui provoquent euh qui provoquent des grandes batailles. Euh par exemple, il y a une bataille très importante autour de EDF en 2004.
Euh Jacques Cherinc voulait renouveler François Rousli dont il n'était pas proche à la base mais dont il était mais il était devenu proche de François Russele. Euh et euh et il s'est passé quelque chose d'assez inédit, c'est que Jean-Pierre Rafarin qui était premier ministre à l'époque s'y est opposé mais très très fortement au point disent plusieurs témoins de de mettre sa même sa démission dans la balance. Tout à fait.
Euh et finalement euh Jean-Pierre Jean-Pierre Affarin a eu la tête de de François Rousli mais il y a eu des des proches aussi évidemment que que Jack Chirac a nommé. Il y a eu par exemple, je je cite aussi le cas des renseignements. Alors les renseignements, il faut évidemment que les patrons du renseignement soient proches du chef de l'État.
Euh il vaut mieux. Et euh en au début des années 2000 euh Jack qui se méfiait beaucoup des services euh d'espionnage, des mauvais coûts des de service euh de de service espionnage euh avait euh avait décidé de nommer des proches, des collaborateurs qui se sont qui se sont ensuite avérés des grands patrons du renseignement mais qui à l'époque n'avaient pas cette expérience là et qui ont alerté eux-mêmes euh Jacques Chirac en disant "Mais on y connaît, je n'y connais pas grand-chose en terme de renseignement." et Jacques Chirac l'aura répondu mais c'est pour ça que je vous nomme.
Euh c'est-à-dire que pour lui critère de proximité devait être avant tout essentiel sur un poste comme celui-là. Alors est-ce qu'on a pu avoir aussi le cas en homme pour pas se débarrasser mais neutraliser ? On faisait tout à l'heure allusion à Philippe Séin.
On sait que Jacques Chirac le nomme à ces postes prestigieux de président de la Cour des comptes parce que en 2010 en pol non pardon il part en 2010 mais en mais mais il est nommé juste avant il est nommé juste avant et tant qu'il est présent la Cour des comptes il pourra pas prendre de position contraire aux orientations alors qu'on sait qu'il y avait une grosse grosse divergence sur l'Europe sur la sur la France sur la politique intérieure entre Philippe Séin et Jacques Chirac et il le nomme à la Cour des comptes la neutralisation le président de la Cour des comptes peut pas prendre de position politique politicienne Et puis on commençait à rentrer vers la fin de de l'errac où il fallait aussi euh où il y a eu des il y a eu c'était très avéré aussi de des nominations de pas seulement de gr de de grandes personnalités de ce calibre-là, mais aussi des conseillers qui ont été euh qui ont été remerciés avec des qui avaient donné beaucoup en fait avec à Jacques Chirac et qui et qu'il fallait remercier et dont il fallait aussi s'assurer la la poursuite de leur carrière la suite de leur carrière en épucchant bien votre bouquin. J'ai pas trouvé de maîtresse nommée alors il y a peut-être des choses qu'on sait pas. Ça n'est jamais allé jusque-là.
Des amis proches, oui, mais des intimes de dans l'intimité ? Non. Des intimes, ça peut arriver.
Après je c'est je suis pas rentré dans le dans les chambres par du tout mais là c'est un lien c'est vraiment une un geste humain quoi effectivement elle est pas compétente il la nomme. Quel irrespect pour l'institution en question en disant je vais mettre Jean Vermerche qui est quelqu'un d'une un cordonaliste formidable au conseil économique et social. Oui Jeanorgette Lemire oui oui pardon Georget Lemire je dis Verm c'était je suis confondu avec à l'époque c'était alors sachant que c'était vraiment c'était un geste elle avait fait elle avait fait quelques médias elle avait envoyé naître président de la République pour dire que elle était en détresse financière souvient à l'époque le conseil économique et social aussi nommait régulièrement des personnalités aussi du monde de la culture et du coup lui avait trouvé ce poste là après ce qui faisait parler c'est qu'elle a accepté aussi de faire des reportages ou des interviews dans lesquels elle disait qu'elle qu'elle n qu'elle qu'elle ne connaissait pas même le conseil économique et social et qu'elle était vraiment nommée pour le coup pour avoir un salaire.
Je suis avec Michael Morau. Nous décryptons progressivement le différents comportements des présidents de la République française à l'heure de nommer des amis ou des copains ou des proches à des postes essentiels de la République. Appelez-nous au 0826 3003 300.
Euh si vous je vais prendre Marc dès qu'on aura dès qu'on aura passé cette petite pause, je prendrai Marc qui nous appelle de Mier qui a des questions à poser à Michael. À tout de suite. Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces États.
Pericolé Gas. Je reçois Michaell Morau, auteur de Sa Majesté nome. Vous avez compris qu'il s'agit de la façon dont le président de la République nomme ou ou quelque fois d'ailleurs révoque des hauts dignitaires de l'État en fonction de leur faciesse, de les des sympathiques qui leur portent ou des ou des affinités qu'ils ont ensemble.
Nous avons Marc qui nous appelle de béer Marc, vous trouvez normal que le président de la République puisse nommer certains postes comme ça à sa guise sans consulter personne ? Oui. Bonjour Périgo.
Bonjour. Bonjour Michel. Bonjour.
Alors euh je ne sais pas si c'est normal qu'il ça raisonne. Non non non, on vous entend très bien. Allez-y Mar, allez-y, parlez tranquillement.
Je me demandais si alors je sais pas si c'est normal qu'il nomme ou pas. Tout ce que je sais c'est que euh Charles Deaul avait fait une constitution euh surmesure par rapport à sa personnalité. Et la question que je me pose en permanence, que j'aurais pu poser à un constitutionnaliste ou ou un historien, c'est comment Charles Degul qui connaissait tant la population française, le peuple français a pu imaginer que tous ces successeurs seraient à son image aussi rigoureux, scrupuleux et avec l'intérêt de du pays et du la collectivité d'une part.
Et puis l'autre question, si vous permettez, Perigo, je vous en prie. Euh l'autre question c'était étant donné qu'on a des politiques qui n'ont plus l'envergure des des anciens politiciens et qui ont créé beaucoup de structures. On parle de la défense, on parle de tous les outils que la dont la République dispose.
Vu qu'on a des politiques maintenant sous-dimensionnées, est-ce que justement ces outils sont pas surdimensionnés par rapport à à la capacité de de nos politiques à gérer ça ? Et du coup bah ça fait la part belle c'est haut fonctionnaires qui sont très compétents mais qui finalement comme ils n'ont pas de visà-vis politique et ben ça devient l'état profond. Il faut la politique à la place du politique.
On a bien compris Marc. Donc Michael Morau, Marc, vous demande si quand le général de Gaul avec Debré, Jean foyer ont fait la constitution, cet article 13, est-ce qu'il a pensé qu'après lui ça c'est peut-être pas ça serait peut-être pas des gens aussi rigoureux et et avec le sens de l'État et la neutralité qui allait avoir ce levier de l'article 13 qui permet au président de la République de nommer des personnes de son choix à des postes souvent très importants. En tout cas, le général de Gaul a laissé, je disais tout à l'heure, un outil aussi assez successeur, c'est que dès dès le début, dès le en plus de la Constitution, il il est fait une ordonnance le 28 novembre 1958 qui très clairement, encore plus clairement que le dit la Constitution, même beaucoup plus clairement, dit que sur les nominations, c'est le président de la République qui a la main plutôt que plutôt que le Premier ministre.
Donc dès le début quand même euh il était imaginé que c'est le président de la République que le que le régime était présidentiel et que le donc il tenait il tenait à cette nuance. Il il y tenait beaucoup. Oui mais se doutant et Marc a raison de dire il se doutait bien qu'après lui tout le monde allait pas être de cet auteur de vertu et de et de moralité politique.
Est-ce que Michael Morau l'article 13 en gros reste quand même l'outil de la méritocratie ? Alors euh ne donnez pas un pourcentage voyez à oui et oui à 60 % 70 % non c'est le c'est le à chaque à chaque élection d'un nouveau président de la République c'est le nouveau défi. C'est comment euh renouveler le la haute administration qui se renouvelle euh finalement euh assez peu et comment nommer des personnalités nouvelles.
Ce qu'on appelle le comment renouveler ce qu'on appelle dans allezlysée le vivier. Euh euh Emmanuel Macron a essayé de casser les grands corps de l'État alors même qu'il en ait tissu. Oui.
Pour pourquoi à votre avis il a voulu pour s'en émanciper justement ou pour pouvoir avoir les les coups des plus franches ? Oui. Pour pouvoir aussi avoir des nominations euh plus moins attendues, plus originales.
Il aime le le par exemple dans la culture des profils plus il y a eu des profils aussi internationaux comme Alexander Neevéra de Paris. Euh, il y a pas que des loupés, on est d'accord. Il y a pas que des loupés.
Non, pas du tout même. Il y a pas que Il y a pas que des loupés. Euh, on sait qu'il a aussi cassé des chasses gardées par exemple au du Conseil d'État notamment.
Il y avait dans la culture parce que je parlais de la culture, dans la culture, il y avait beaucoup de postes, il il y en a toujours quand même he mais des postes réservés par tradition alors que rien ne le ne le précise dans les textes à des conseillers d'état. Euh il a essayé de de casser ce genre de chos. Euh la difficulté pour un président de la République, c'est de renouveler ce qu'on appelle le vivier et euh et d'avoir euh d'avoir une relève différente, d'avoir des des visages nouveaux parce que la la haute administration encore une fois, elle se renouvelle assez peu finalement.
Michael Morau, on a plusieurs fois cité le mot de Conseil d'État. rappelons brièvement, c'est une institution, c'est le tribunal de l'administration, c'est pas des juges, mais c'est l'organisme qui valide ou pas les décisions administratives, les arrêtter, les décrets, les Exactement. Il y a deux Il y a deux missions principales pour le pour le Conseil d'État.
Donc dont on va choisir bientôt le nouveau patron, hein, c'est c'est au mois de mai, donc ce sera très important. Euh il y a un rôle de conseil du gouvernement sur l'élaboration de la loi et ensuite il y a un rôle de c'est le plus haut juge administratif euh en France pour les pour régler tout enfin pour juger les litiges administratifs. Et là le gouverneur de la Banque de France a démissionné bien avant la fin de son mandat pour laisser au président de la République ses cousu de fil blanc la possibilité de nommer en juin hein en juin oui en juin la personne que bon lui semblera l'économie française.
Voilà, François de Villero de Galot devait partir après la présidentielle. Finalement, il part avant donc c'est Emmanuel Macron qui va choisir son successeur ou sa successeuse. On contourne un petit peu le suffrage universel parce queon pourrait se dire au prochain président de la République nommé qui sera élu en 2027 de décider quand même avec qui il va avoir autour de lui.
Il mettra des postes clés et là on dit "Je verrouille avant. Tu peux prendre le poste mais je te préviens j'aurais verrouillé ça, ça et ça et ça." C'est pas très démocratique.
Vous êtes d'accord ? Michel c'est fait en accord avec la constitution finalement. Il y a rien qui est qui est qui est problème 13 mais avec par exemple un précédent qui est intéressant à regarder qui est 2012.
Euh on est en pleine campagne présidentielle. Euh Nicolas SarkoZ qui est en campagne veut nommer un poste inamovible également un poste très important le patron de la Caisse des dépôts qui est un autre bras armé caisse des dépôts et consignation et il veut nommer son secrétaire général de l'Élysée Xavier Muska à l'époque. Oui Xavier Muska ça fait polémique en pleine campagne présidentielle et résultat en février 2012 Nicolas Sarkozi décide de geler cette nomination en accord avec Xavier Muska. il n'a fait pas et il dessine même, il annonce même qu'il gèle toutes les nominations à des haut postes, toutes les nominations qui devait décider en tant que président de la République le temps de la campagne présidentielle pour que ces nominations ne lie pas la personne qui serait élue ou réélu en 2012.
Alors Nicolas SarkoZi qui sera le président de la République, nous sommes journalistes, vous êtes un grand journaliste, Michael Morau. Vous avez vécu beaucoup de périodes du journalisme en France. Nicolas SarkoZi décide ça sera le président de la République.
Alors là, c'est pour clarifier les choses. C'est moi qui nomme les patrons d'audiovisuel. Arrêtons les simagré avec les hautes autorités, les CSA, tout ça, je le nomme.
Comment ça se passe depuis finalement ? Ah ben maintenant, c'est du coup c'est le François Hollande est revenu au système d'avant à savoir que c'est l'ARCOM, l'Arcom qui qui qui choisit le mais pendant un certain temps, c'est le président qui nomme le patron d'audiovisuel sous Nicolas Sarkozi. C'est ça.
Alors que Nicolas Sarkozi en terme de nomination a quand même beaucoup innové. C'estàdire que c'est lui qui met en place les procédures d'audition pour un certain nombre de postes. C'est lui qui décide de nommer un opposant Didier Migo à la tête de la Cour des comptes.
En 2010, ça ne se faisait pas ça ne se faisait pas avant. même s'il a lui-même beaucoup nommé euh et beaucoup aimé nommer, parfois aussi sans sans sans trop consorter son gouvernement, hein, quand il nomme euh euh Henri Prodio à la tête de DF ou quand il nomme euh Guillaume Pépi à la tête de la SNCF, Guillaume Pépi, il le note à la SNCF alors que François Fillon, le premier ministre, avait annoncé à Anne-Marie Hydra qu'elle serait reconduite. On se souvient du cafouillage.
Oui, il a fait aussi, c'est lui qui a nommé à l'époque c'était contesté parce qu'elle était conseillère à l'Élysée Catherine Pégard à la tête du de Versailles de la présidence du château de Versailles. Même si après Catherine Pégard a été très estimé sur ce poste, mais à l'époque ça avait fait c'est il l'avait vraiment choisi lui-même. Elle était conseillère à l'Élysée et à l'époque ça ça avait fait controverse aussi dans le milieu de la culture.
Là il y a encore des postes à nommer avant la fin avant la fin du mandat par exemple. Alors bah le plus important c'est le conseil d'État parce que c'est donc la viceprésidence du conseil d'état. Oui, c'est ça.
La tête d'une institution gardienne de de l'état de droit. France il nominem, c'està-dire le président de la République tout seul ou validation du conseil des ministres. Il y a de toute façon sur la plupart des postes, il y a validation mais sur le Conseil d'État, il n'y a pas de passage comme pour la Cour des comptes devant le il y a pas d'audition devant le parlement.
Il y a pas de devant le parlement mais c'est comme le gouvernement qui signe. Alors bon, je pense pas choisés. Oui, je pense pas que Sébastien Lecnus s'oppose au choix de Emmanuel Macron.
C'est le président quoi qu'il arrive. Le patron du Conseil d'État, c'est vraiment le patron le président de la République qui choisit. Il y a un nom qui circule qui est Marc Guillaume le préfet de d'Île-de-France.
Mais on sait que euh Emmanuel Macron aime bien se dinguer les favoris et aime bien faire des surprises à la dernière minute. Améie Montchalin, elle était pas du tout euh annoncé. Par exemple euh Mar Guillaume qui serait pas le plus illégitime, là on peut dire on peut pas conseiller d'état qui a été surtout secrétaire général du gouvernement.
Euh il connaît très bien le Conseil d'État et la matière juridique. Il était secrétaire général du gouvernement notamment pendant toute la période confinement. important que auquel il y a des postes qui il y a des postes qui vont être très visibles quand même.
Il y a des postes, il y a défenseur des droits, il y a il y a on attendait aussi évidemment des postes dans la culture comme le Louvre là, ça vient de tomber mais il y a un certain nombre de postes. Est-ce qu'il va y avoir aussi des cet été, comme ça arrive souvent l'été, des mouvements de un grand mouvement de préfet qui va permettre ou pas de recaser des personnes aussi ? Euh est-ce qu'il va y avoir aussi des changements d'ambassadeur avec la difficulté que un ambassadeur normalement c'est le c'est un représentant personnel en fait finalement un peu du président de la République ?
Donc c'est donc c'est difficile de nommer à de tels postes juste avant la présidentielle. On le saura très bientôt. Peut-être que votre livre Michael Morau va peut-être influencer le président de la République.
Merde, il y a Michael Morau qui a mis le doigt dessus. Je vais faire gaffe maintenant à ce que je fais parce que c'est sûr que vous avez attiré notre attention, celle des médias et celle de l'opinion publique. Là, les décisions régaliennes, le fait du prince a pris les proportions jamais vu dans l'histoire de la 5è publique.
Je rappelle le titre de votre ouvrage, sa majesté nomme, ça veut tout dire. Aux éditions Robert Lafond par Michael Morau que j'ai eu le bonheur et la joie de recevoir aujourd'hui. J'espère qu'on aura l'occasion de se retrouver sur d'autres sujets.
Michael, vous êtes un interlocuteur formidable. Je vous dis à je vous dis à demain et là je vous laisse en compagnie de la douce Brigitte La sujets beaucoup plus apaisants. Merci Michael Mor.
À bientôt. Merci beaucoup.
Christophe Bay