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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 26 novembre 2024 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéJusticeEurope & international

Si Michel Barnier reste sur ses positions, il se heurtera à la censure ! - Laurent Jacobelli (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous rapprochez un peu plus ce soir d'une motion de censure ?

  • 1:28RelanceRéponse directe

    Vous donnez quand même l'impression d'avoir un peu changé. C'est-à-dire, première version, vous sembliez vouloir remettre à beaucoup plus tard la censure.

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez confiance dans ce gouvernement ?

  • 3:09OuverteRéponse partielle

    Quel est le gouvernement de rechange ?

  • 4:45OuverteRéponse directe

    Ça veut dire, pardon, il reste pour vous un bon Premier ministre ?

  • 5:27OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a de la panique chez vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Invité politiqueFait
    « Si le budget reste en état, nous l'avons toujours dit. »
  • 0:20Invité politiqueFait
    « Encore une fois, nous ne prenons personne de cours. »
  • 2:14Invité politiqueChiffre
    « 6 milliards de hausses d'électricité, de taxes sur l'électricité, c'est impossible pour les Français. »
  • 2:19Invité politiqueFait
    « Décaler l'indexation des retraites, c'est impossible pour les Français. »
  • 4:12Invité politiqueChiffre
    « plutôt que de baisser le remboursement des soins pour l'ensemble des Français, eh bien, supprimons l'aide médicale d'État, remplaçons-la par une aide d'urgence, voilà qui rapporterait un milliard par an »
  • 6:42Invité politiqueFait
    « il n'y a pas eu d'argent volé à des fins personnelles, il y a eu simplement la qualification… »
  • 14:06Invité politiqueFait
    « C'est un citoyen algérien, c'est vrai, mais c'est aussi un citoyen français. »
  • 14:31Invité politiqueFait
    « C'est un délit d'opinion qu'on lui reproche. »
  • 15:00Invité politiquePromesse
    « le président de la République doit immédiatement demander la libération de cet auteur franco-algérien »
  • 19:02Invité politiqueFait
    « Donc, c'est non. »
  • 20:50Invité politiqueChiffre
    « On en a formé 15 000, notamment dans le Grand Est »
  • 21:38Invité politiqueFait
    « je ne suis pas sûr qu'on ait les moyens de le faire à une échelle telle que ça changerait les choses »
  • 22:56Invité politiqueFait
    « Je rappelle que c'est une puissance nucléaire et que nous aussi. »
  • 24:00Invité politiqueFait
    « Non, pas du tout. »

Temps de parole

  • Présentateur84 %
  • Locuteur 54 %
  • Locuteur 73 %
  • Locuteur 32 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Laurent Jacobelli, bonsoir. Bonsoir Darius Rogevin. Toutes les conjectures concernent évidemment votre parti, la rencontre entre Michel Barnier et Marine Le Pen. Tout à l'heure, on va entendre ce que disait Marine Le Pen au sortir de la réunion.

0:17
Laurent Jacobelli

Si le budget reste en état, nous l'avons toujours dit. Encore une fois, nous ne prenons personne de cours. Nous avons dit la même chose depuis trois mois. Nous avons exposé quels étaient pour nous les éléments non négociables. Voilà, je crois qu'on est, nous sommes vraiment loyaux dans la démarche politique qui est la nôtre.

0:39
Présentateur

Laurent Jacobelli, vous êtes le porte-parole du RN. Est-ce que vous vous rapprochez un peu plus ce soir d'une motion de censure ? En fait, c'est le Premier ministre Michel Barnier qui sera porche ce soir, un peu plus de la sortie. Mais par sa propre action, il a reçu aujourd'hui Marine Le Pen. Et malgré des échanges courtois, malgré une écoute réciproque, Marine Le Pen est ressortie de ce rendez-vous sans avoir de parole du Premier ministre, qui ne toucherait pas plus au pouvoir d'achat des Français. Malheureusement, il n'a pas l'air de décider de vouloir dégraisser le mammouth de l'État un peu plus. Donc, grosso modo, pas de baisse de dépense de l'État significative.

Et ponction sur les finances des Français, tout cela n'est pas acceptable. Il a, on a l'impression, une permanence dans le fait de vouloir transgraisser les lignes rouges que nous avions fixées au début. Nous, on n'a pas changé depuis le début. Le Premier ministre non plus. Et c'est probablement là le problème. Vous donnez quand même l'impression d'avoir un peu changé. C'est-à-dire, première version, vous sembliez, disons, vouloir remettre à beaucoup plus tard la censure. Là, ça a changé. En fait, ce qui a changé, c'est l'épreuve des faits.

Le Premier ministre avait dit au Rassemblement national, comme d'ailleurs à tous les mouvements politiques, nous allons travailler ensemble, nous allons discuter. Je suis quelqu'un d'écoute et je vais progresser. Or, il est arrivé avec son budget, force est de constater qu'il ne veut pas le changer. Et donc, évidemment, plus on se rapproche du mur, plus on klaxonne fort. Mais le mur, il est là, le mur de la censure pour le Premier ministre. Une fois encore, c'est lui qui a les clés. Il connaît les règles du jeu. Marine Le Pen, notre parti, les a données il y a trois mois. Libre à lui de ne pas vouloir nous entendre.

Mais le pire, c'est qu'il a l'impression, il a l'impression de faire des efforts pour les Français quand il recule sur quelques miettes de pain. Mais 6 milliards de hausses d'électricité, de taxes sur l'électricité, c'est impossible pour les Français. Décaler l'indexation des retraites, c'est impossible pour les Français. Je crois qu'il n'a pas mesuré la détresse sociale qui existe dans notre pays et la chute libre du pouvoir d'achat. Je me rappelle Le Pen, Jean-Marie, le père, qui disait au fond, à la fin, quand on vote ou non une censure, le critère c'est la confiance. On n'a pas confiance. Est-ce que vous avez confiance dans ce gouvernement ?

Nous ne pouvons avoir confiance que dans des actes, pas dans les paroles. Vous savez, Chahy Chaudet craint l'eau froide. Pour l'instant, les actes nous amènent à envisager sérieusement une censure. Voilà, je ne peux pas vous dire mieux. Mais vous savez, si demain le Premier ministre arrive en disant « J'ai compris, nous n'allons pas augmenter les taxes sur l'électricité. En revanche, je vais fermer 2-3 comités d'eau d'huile qui ne servent à rien. J'accepte de baisser la dotation au budget européen de la part de la France. Et s'il a pris conscience d'un certain nombre de choses, une fois encore, rien n'est irrémédiable. » Quel est le gouvernement de rechange ?

Écoutez, ça, c'est à Emmanuel Macron qu'il faut poser la question. Vous savez, nous, on a l'humilité de savoir que nous n'avons pas gagné ces élections. Jean-Dame Bardella l'a dit « Si je n'ai pas de majorité, je ne serai pas prévu. » Ce n'est pas seulement l'affaire du président de la République. Vous savez très bien qu'on vous reprochera. Certains nombres de gens vous reprocheront d'avoir ajouté à l'instabilité, alors que la France n'en a pas vraiment besoin. Il n'y a pas de budget. Non, nous, nos règles pour le prochain gouvernement, si M. Barnier devait céder sa place, seront les mêmes.

L'écoute du premier parti de France, c'est-à-dire le Rassemblement national, pas de méprise, qui disqualifie évidemment Xavier Bertrand, pas la gauche, on ne laissera jamais... Oui, Bertrand n'est pas digéré, ça n'a toujours pas. Il y a un truc là qui n'est pas passé. Je pense qu'il doit rester dans les Hauts-de-France et surtout pas en sortir. Mais une fois encore, la NFP, le Nouveau Front Populaire, évidemment que c'est impossible pour nous, on ne veut pas détruire notre beau pays. Donc, un gouvernement.

Pas un gouvernement, un gouvernement qui s'engage à ne pas matraquer fiscalement les Français, à ne pas asphyxier les entreprises de normes, de taxes, à écouter nos agriculteurs, à améliorer le pouvoir d'achat et à s'en prendre à la mauvaise dépense publique. Tiens, par exemple, plutôt que de baisser le remboursement des soins pour l'ensemble des Français, eh bien, supprimons l'aide médicale d'État, remplaçons-la par une aide d'urgence, voilà qui rapporterait un milliard par an, plutôt que de demander, une fois encore, aux Français des efforts. Du bon sens, un peu de bon sens. Est-ce que ça veut dire, en fait, un gouvernement Barnier 2 ?

Mais ce n'est pas la personne de Michel Barnier qui nous pose problème. Il a été toujours courtois dans l'exercice de ses fonctions, en parlant aux députés du Rassemblement National, aux élus du Rassemblement National, comme aux autres. C'est l'écoute qui lui a fait défaut. – Ça veut dire, pardon, il reste pour vous un bon Premier ministre ? On a vu, au début, disons, avant tous les rebondissements qui ont suivi, il y avait un discours, surtout de Marine Le Pen, très positif à son égard personnel. C'est toujours valable ? – La critique de l'homme n'a pas sa place là ? Oui, en effet. En revanche, la critique de ce gouvernant, oui, bien sûr.

Parce que moi, j'ai l'impression qu'en fait, avant de faire la synthèse avec d'autres opinions que les siennes, M. Barnier doit faire la synthèse dans son propre gouvernement. Il n'a pas pire ennemi que Gabriel Attal à l'Assemblée Nationale. En fait, c'est au sein du bloc majoritaire qu'on lui lance le plus de couteaux. Et j'ai l'impression qu'il est tellement occupé à discipliner, à faire le montreur d'ours, ou tout cas le dresseur de fauves, dans son propre camp, qu'il n'a pas le temps d'écouter ce qui lui vient de l'opposition que nous représentons. – Est-ce qu'il y a de la panique chez vous ?

– Il y a un certain nombre de commentateurs qui disent que la crainte d'une inéligibilité, pour les raisons qu'on connaît, judiciaire de Mme Le Pen, fait que vous avez en réalité changé. – Non, je ne crois pas. – Ça y ressemble ? – Non, non, nous n'avons pas changé, et je le répète, le Premier ministre non plus. C'est-à-dire que le budget qui risque de nous être présenté est le même que nous avons critiqué au début du process. Donc tout ce processus pour en arriver finalement à retrouver une hypothèse finale qui est le brouillon du début, ça ne nous intéresse pas. Je vais vous dire, on fait la différence entre les choses.

– Il y a l'histoire du procès, Marine Le Pen se défend, on voit bien derrière qu'il y a quand même une volonté de l'écarter du jeu politique, c'est mal de la connaître. Je pense que Marine Le Pen résiste à toute épreuve et elle est en acier trempée. – Elle peut être, pardon, quoi qu'il arrive, si la justice, on peut trouver que c'est injuste ou pas injuste, c'est la liberté, mais le fait est. Si elle est inéligible, qu'est-ce que vous faites ? – Non mais attendez, moi je veux bien qu'on fasse des hypothèses absolument hallucinantes. – Ce n'est pas hallucinant, c'est la réquisition. – Non, non, écoutez, tout le monde reconnaît, M. Béroud, M. Mélenchon, M.

Darmanin, on ne peut pas dire que ces gens-là soient des grands admirateurs de Marine Le Pen et du Rassemblement national, mais tous reconnaissent que ce réquisitoire était hors normes, complètement disproportionné. Une fois encore, je le répète, il n'y a pas eu d'argent volé à des fins personnelles, il y a eu simplement la qualification… – Vous lui refait tant que vous voulez la réquisition, on le fêtait, voilà, si la justice, la justice est la justice, on peut caballer contre là. – Et nous la respectons comme nous l'avons respectée depuis le début, même si le réquisitoire du procureur… – Qu'est-ce que vous ferez ?

– Mais attendez, pour l'instant, voilà, on est dans l'hypothèse la plus probable, Marine Le Pen ne sera pas condamnée à une inéligibilité à titre provisoire, et donc elle est notre candidate naturelle pour 2027, elle est la patronne du groupe à l'Assemblée nationale, nous en ce moment, je vais vous dire, ceux qui nous préoccupent beaucoup sont les Français, c'est d'eux dont on veut s'occuper, et c'est eux qu'on veut préserver d'un très mauvais budget qui va venir les tondre à nouveau, et ça croyez-moi, ils en ont marre.

– Restez avec nous, dans quelques instants, on va parler de l'affaire Boilem Sansal, ce citoyen algérien, mais aussi français, qui est prisonnier retenu, prisonnier en Algérie, dans un grand danger, selon son avocat, qui dit qu'il pourrait être condamné à la prison à vie, on verra ce que ça signifie, et quelle peut être la réaction de la France, et puis aussi évidemment, les questions qui occupent la guerre d'Ukraine, oui ou non, aux armes à longue portée, oui ou non, à des troupes au sol françaises. A tout de suite. – Retrouvez votre programme avec les portes blindées Torchman Metal. Votre sécurité en toute sérénité.

8:07
Locuteur 3

– Les faux amis, non, non, non, non,

8:22
Locuteur 1

on peut vous réconcilier avec ses for fun cette année.

8:27
Présentateur

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9:08
Locuteur 3

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Locuteur 9

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9:30
Présentateur

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9:49
Locuteur 7

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9:54
Présentateur

– Le parfum est le parfum, la nouvelle intensité. Yves Saint-Laurent.

10:07
Locuteur 2

– Et on commence la journée avec cette question, comment favoriser durablement l'activité de nos régions ? Aujourd'hui, les circuits courts sont essentiels pour développer les emplois dans nos régions. Se fournir au plus proche lorsque c'est possible, c'est un enjeu majeur pour dynamiser l'économie locale.

10:27
Locuteur 5

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Locuteur 3

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Locuteur 9

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10:57
Présentateur

– Tiens, Léo a découvert que l'huile de coude était aussi une énergie renouvelable. – Stéphane est à fond sur le tri sélectif, même s'il confond toujours le lundi et le mardi. – On sait bien que vous faites des efforts au quotidien, alors la moindre des choses, c'est de vous proposer uniquement une électricité verte, certifiée à 100% par des garanties d'origine renouvelable. – Et parce que pour Engie, vert, ça rime avec moins cher, le prix du kilowattheure est 24% moins cher que le tarif réglementé. Et jusqu'à 100 euros offerts avec l'offre Leclerc référence 1 an. Appelez le 3101, j'agis avec Engie.

11:26
Locuteur 7

– Le monde a besoin de l'amour, c'est l'amour, c'est l'amour.

12:03
Locuteur 5

– 100% français qui améliore la rémunération des agriculteurs. À droite, Patrick se demande comment cette farine peut ne coûter que 89 centimes d'euros le kilo.

12:39
Présentateur

Eh bien c'est simple Patrick, c'est une farine de blé filière U, issue d'un partenariat noué avec une coopérative d'agriculteurs.

12:45
Locuteur 5

Une farine de blé français filière U à 89 centimes d'euros le kilo, c'est ça des valeurs fortes et des prix bas.

12:50
Présentateur

U, commerçant, autrement.

12:52
Locuteur 6

– Moi j'avais vu un film en fait, on voyait des femmes très formées, etc. avec un corps parfait. Moi en fait, je me dis dans ma tête, genre pourquoi je suis pas comme elle ? T'es trop grosse, et toi t'es trop une planche à pain, donc non non ! – Moi je suis sûre que la moitié des trucs, moi c'est faux. Genre c'est trop parfait pour être vrai quoi. – En plus c'est obligé de regarder parce que sinon après tu t'es un peu discriminé par les autres. – Oui, à part genre.

13:18
Locuteur 4

– Quoi qu'ils en disent, les images ont toujours un impact, et dont Léa ne peut pas subir.

13:28
Présentateur

– Retrouvez votre programme avec les portes blindées Torjman Metal. Votre sécurité en toute sérénité. – Merci d'être avec nous, nous sommes donc toujours avec Laurent Jacobelli, le porte-parole du Rassemblement National. L'émotion en France concernant le sort de l'écrivain franco-algérien arrêté en Algérie. Il a 75 ans, son avocat craint qu'il soit voué à une condamnation très longue pour prétendument une atteinte à l'intégrité nationale avec un risque pour lui. C'est la formule de François Zimré, son avocat, de finir ses jours en prison. Réaction Laurent Jacobelli. – D'abord c'est un citoyen algérien, c'est vrai, mais c'est aussi un citoyen français.

Donc il y a un français aujourd'hui qui risque de croupir dans les joues algériennes. Pourquoi d'ailleurs ? Tout simplement parce que c'est un intellectuel qui a dénoncé l'islamisme, qui a dénoncé le pouvoir algérien depuis des années, qui selon lui n'a pas toujours été à la hauteur des grands défis du pays, et même a été parfois victime de corruption. C'est ce qu'il écrivait dans ses premiers livres. Et donc c'est un délit d'opinion qu'on lui reproche. C'est finalement de s'être exprimé en tant qu'intellectuel au travers de livres qui d'ailleurs étaient vendus en Algérie.

C'est aussi probablement une interview récente où il critique la politique algérienne vis-à-vis du Maroc et rappelle que lors de la colonisation, certains territoires marocains selon lui auraient été donnés à l'Algérie. – Quelle peut être la rétorsion de la France ? – Je crois que le président de la République doit immédiatement demander la libération de cet auteur franco-algérien, qu'on puisse l'accueillir en France, si jamais il est en danger dans son pays là-bas en Algérie où il est en ce moment, pour qu'il puisse continuer à s'exprimer.

C'est quelqu'un qui a eu de nombreux prix littéraires, c'est quelqu'un qui est reconnu par ses pairs, par l'Académie française, il a eu le prix de la francophonie. C'est donc un symbole, écoutez, non seulement en France, mais qui a eu une aura au-delà de nos frontières. Donc c'est un symbole. Et face au symbole d'une dictature qui veut empêcher les gens de parler et le fait que nous soyons solidaires avec un compatriote, le président de la République doit monter au front et demander, exiger par voie diplomatique ferme, la libération de cet auteur.

– Alors, Jean-Cobali, dans ce genre de cas, il y a évidemment des tentatives, elles existent en ce moment, tout le monde le sait, de traiter de manière en coulisses pour obtenir des choses par la voie douce, la voie dure, quelle serait-elle ? Quelles rétorsions, quelles punitions à l'égard du gouvernement algérien sont possibles ? – Vous savez, si Emmanuel Macron était capable de rétorsions vis-à-vis du gouvernement algérien, on le saurait déjà.

Voilà, il y aurait des OQTF qui seront ramenés en Algérie, il y aurait un certain nombre de propos anti-français qui ne seraient pas tenus par les médias d'État algériens, il y aurait un certain nombre d'actions qui auraient été prises, elles ne l'ont pas été. – Exemple, alors exemple, quoi ? – Elles ne l'ont pas été. – Que peut faire la France ? – Mais une fois encore, je sors de ce cas précis, parce que comme vous l'avez dit, on parle de la vie d'un homme probablement, ou de son incarcération, donc il faut être très prudent.

En revanche, effectivement, il y a de nombreux échanges commerciaux entre nos deux pays, de nombreux échanges de flux financiers, une aide au développement, il y a des moyens de rétorsion, des visas qui sont accordés pour des citoyens algériens qui viennent en France, or très rarement, ou trop peu, ces moyens de rétorsion ont été utilisés. Il y a en France une espèce de complexe par rapport à l'Algérie, à cause de l'histoire que nous avons en commun, et de ce dialogue qui sert les autorités algériennes, qui sont un dialogue souvent anti-français, qui sont un dialogue de demande de repentance, qui soudent finalement ces gouvernements, qui ne tiennent que par ça.

La France s'est toujours laissée avoir. Récemment, un diplomate français est allé se recueillir sur la tombe des terroristes du FLN. Tout cela n'est pas une bonne manière de gérer les choses. Et je vais vous dire, même si le président de la République prenait des mesures, il ne serait pas soutenu par certains en France. Moi, je trouve le silence de la gauche très gênant. Voilà. Je trouve que... Pas toute la gauche. Il y a des voix de gauche qui s'élèvent pour... Il y a des individus, mais je vous parle de... Non, mais nombreuses. Il ne faut pas dire que toute la gauche... Oh, il y a quand même...

Ceux qui sont quand même pronts à défendre, et ils ont bien raison de le faire d'ailleurs, les droits humains, lorsqu'ils sont bafoués en Russie, ailleurs, et il faut le faire, sont plus discrets. Quand on parle de l'Algérie, toujours avec ce même leitmotiv, oui, mais vous comprenez, l'Algérie ne fait que nous rendre que ce que nous lui avons fait dans le passé. Il faut en sortir, il faut arrêter avec ça. Parlons de la Russie. L'ERN traîne une vieille accusation, un vieux soupçon d'indulgence, parfois même de compromission à l'égard de la Russie. Alors, vous pouvez être interrogé légitimement sur les sujets de l'heure. Premièrement, la longue distance.

La France qui est prête à ce que l'Ukraine utilise les scalps pour frapper à l'intérieur de la Russie, est-ce que vous êtes pour ? Quand vous dites la France, vous parlez de qui ? Parce que, moi, le problème, je vais vous répondre, je ne vais pas éluder la question, vous n'en faites pas, mais j'ai entendu le ministre des Affaires étrangères, M. Barros, exprimer sur l'envoi de troupes françaises en Ukraine, sur le durcissement de thon, mais... Et les scalps. Et les scalps. Et les scalps. Est-ce qu'il a été approuvé par le Président de la République ? Qu'en pense M. Sébastien Lecornu, ministre des Armées ?

Le Président de la République avait déjà dit, le Président de la République avait dit, « Légitime défense, il peut frapper ». Il avait dit tout et son contraire, admettez-le. Donc, moi, j'aimerais qu'on ait une position claire de la France avant d'enlever. Bon, alors, votre position à vous, déjà. Je vais quand même vous donner votre position. Nous devons faire en sorte que l'Ukraine, le jour où nous arriverons autour de la table des négociations, soit le plus forte possible. Donc, qu'elle puisse défendre au maximum son territoire. Donc, c'est oui ou c'est non aux armes à longue portée en Russie ? Tout ce qui va dans le sens d'une escalade.

Tout ce qui pourrait faire que la France apparaisse comme un cobelligérant, sans pour autant aider au retour des frontières ukrainiennes ou de sa souveraineté, c'est probablement le fait de montrer les muscles avant une négociation, mais ça pourrait être tout à fait inutile, voire dangereux. Donc, c'est non. L'escalade, à priori, oui. L'escalade... Attendez, soyez précis. Oui. Donc, vous êtes contre les armes à longue portée, l'usage, voilà. Nous l'avons toujours dit. Lorsqu'il s'agit de défendre le territoire ukrainien, oui, bien sûr, il faut aider l'Ukraine, notamment par la livraison d'armes, notamment par la formation de ce bar.

Vous voyez bien que les Américains et les Anglais ouvrent cette voie. La France ne doit pas envoîter le pas, selon vous. Les Américains ouvrent cette voie, vous avez raison. Mais il y a un dialogue aujourd'hui entre M. Biden et M.... Pour l'instant, ils ont bombardé quand même. Il y a peut-être du dialogue, mais ils ont bombardé. Et M. Trump pour imaginer la solution d'après et la solution diplomatique. Et donc, il y a effectivement un tour de force avant d'imaginer l'inverse. Moi, ce que je ne comprends pas dans la position française, c'est quelle est notre stratégie. Voilà. Est-ce que c'est... Donc, vous êtes contre l'emploi des armes françaises pour frapper en Russie ?

Oui, tant que ce n'est pas défensif, mais offensif. Ils défendent leur position. Ils sont envahis. De toute façon, c'est la légitime défense, non ? Oui, mais attaquer des infrastructures en Russie qui ne sont pas... Militaires. Si c'est militaire, mais... C'est militaire, pour l'instant. Il faut excuser. Mais une fois encore, je veux qu'on agisse avec mesure. J'ai un peu l'impression, aujourd'hui, que c'est un concours de muscles et de forces. La France, aujourd'hui, si elle parle d'envoi de troupes, ça veut dire quoi ? Pour faire quoi ? Pour entraîner les Ukrainiens ? Pour former les Ukrainiens ? Pour attaquer les Russes ?

Pour imaginer une zone tampon quand on en sera arrivé à une négociation et à un accord ? Tout cela est très flou. Moi, j'aime bien... Alors, Laurent Gécavoli, dans le flou, ce n'est pas simple. Ça, c'est l'autre sujet. On a compris, donc, vous êtes contre l'usage des armes françaises pour frapper à l'intérieur de la Russie. Pour ce qui est des hommes au sol, c'est le monde qui révèle un certain niveau de préparatif pour envoyer, effectivement, des troupes au sol. Quelle est votre position très exacte à ce sujet ? Aujourd'hui, nous formons, sur le territoire français, des soldats ukrainiens.

Je crois qu'on en a formé 15 000, notamment dans le Grand Est, qui est ma région, pour se servir des matériels, etc. Ça, c'est une chose. C'est une chose qui est logique. Se préparer au pire, si demain, le conflit s'envenime, qu'il devient beaucoup plus dur et que la France soit directement ou indirectement menacée, imaginez comment on pourrait se défendre avec des troupes. Ça fait partie des scénarii que les forces militaires, les chefs d'état-major, le ministre des Armées, le Premier ministre et le Président de la République, il faut y réfléchir. Il faut malheureusement prévoir le pire pour espérer ne jamais avoir à l'affronter. Mais si jamais ça arrive, pouvoir se défendre.

En revanche, envoyer des troupes françaises, aujourd'hui, en support de troupes ukrainiennes pour attaquer les Russes, ce ne serait pas d'abord, honnêtement, je ne suis pas sûr qu'on ait les moyens de le faire à une échelle telle que ça changerait les choses. Je pense que ça enverrait un symbole terrible. Et puis, entre nous, qui serait prêt à envoyer ses enfants mourir pour Kiev ? Donc, il faut... Il y a des volontaires. On le voit déjà. Il y a déjà des volontaires français. L'un de deux s'exprimait hier sur notre antenne. Mais vous savez, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Vouloir la paix, c'est une chose et nous sommes pour.

Vouloir demain une négociation pour que l'Ukraine retrouve ses frontières, sa souveraineté, nous sommes évidemment pour l'escalade de la guerre. Je ne crois pas que l'Ukraine ait quoi que ce soit à y gagner, ni l'Occident, ni d'ailleurs la Russie. Quelle serait, selon vous, la prise de risque ? Si, puisque c'est le journal Le Monde qui l'envèle, les discussions sur l'envoi de troupes occidentales et de sociétés de défense privée sur le sol ukrainien ont été réactivées, le Monde précise même ce qui serait à peu près le but de ce noyau dur d'organiser entre les alliés en Europe axé sur l'Ukraine, quelle serait, selon vous, la prise de risque ? Je vais vous poser la question autrement.

Si demain, des soldats russes sont tués par des soldats français, parce que la guerre, malheureusement, parfois il y a des morts, c'est la palissade, mais qu'il ne faut pas oublier. Comment imaginer que demain, nous puissions, pour l'Ukraine, négocier la paix ? Ça paraît impossible. Est-ce que vous, vous savez comment va réagir Vladimir Poutine ? Je pense que peu de gens peuvent imaginer ce qui se passe dans son cerveau et comment il va réagir. Je rappelle que c'est une puissance nucléaire et que nous aussi. Et que donc, il faut, sur ces questions-là, agir avec beaucoup de mesures.

Peu de déclarations, beaucoup de mesures, beaucoup de circonspections et beaucoup, beaucoup de diplomatie parallèle. Je n'ai pas tous les éléments. Je suis moins bien informé que le président de la République, vous pouvez l'imaginer. En revanche, de lire ces déclarations, ça pose question, d'abord sur le maintien d'un certain secret, sur l'affichage que cela représente et sur les dangers que cela pourrait nous faire encourir. Un mot sur ce que beaucoup considèrent comme un coin enfoncé dans l'Europe par les pro-russes ou les russes. C'est ce candidat, Canin Giorgescu, qui arrive en tête au premier tour en Roumanie. C'est un nationaliste pro-russe, pro-Trump et pro-russe.

S'y ajoutent d'autres pays qui sont sceptiques, disons, sur la politique à mener, la longue distance, notamment la Hongrie, la Slovaquie, l'Italie qui est contre la longue distance, l'Allemagne, qui est l'actuel gouvernement. Est-ce que vous regardez ce nouveau candidat roumain comme un cousin ? Non, pas du tout. Vous savez, la situation en Roumanie et la situation en France ne sont pas comparables. Le paysage politique n'est vraiment pas comparable. Je crois qu'il y avait 14 candidats et qu'il était arrivé en tête avec 22 ou 23 %. Donc, qu'il n'était pas très connu. Orban, c'est un cousin. Orban, vous avez très bon rapport avec lui.

Orban est un cousin, ça ne veut pas dire qu'on est des co-reurs. Et lui n'est pas cousin. On verra bien, mais non, je ne pense pas. Et surtout, une fois encore, on est au premier tour, il y aura un deuxième tour, nous verrons bien ce qui se passe. Vous savez, ne pas être pour l'envoi de missiles long porté de l'Ukraine vers la Russie, ça ne veut pas dire non plus toujours être pro-Russe.

Si Michel Barnier reste sur ses positions, il se heurtera à la censure ! - Laurent Jacobelli (LCI) — Laurent Jacobelli · Pourquijevote