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interviewC à vous (sur YouTube)· 15 mai 2026 52 min

Narcotrafic : l’Etat à l’assaut des points de deal - C à Vous l’intégrale - 15/05/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - M.Bouhafsi: Bonsoir.

Bienvenue. Très heureux de vous retrouver comme chaque vendredi. On est ensemble jusqu'à 21h pour le meilleur de l'actualité en direct.

Bonsoir à toute l'équipe. A la une de l'actualité, le narcotrafic fait de nouvelles victimes en France. Lundi, 5 innocents, et hier soir, un adolescent de 15 ans tué par balles. - Il y en a qui passent en trottinette et qui tirent dans le tas.

On dirait que les quartiers ont été laissés à l'abandon. Je vais dire à ma soeur de ne pas sortir acheter sa baguette de pain. On ne sait jamais, on prend une balle!

Ca me fatigue. - M.Bouhafsi: Dans le 5/5, une nouvelle plainte contre P.Bruel? - A.Bégot: Une nouvelle plainte, déposée cette fois-ci par F.Flament aujourd'hui sur les réseaux sociaux. - P.Larrouturou: Des marins otages de la guerre...

Dans le détroit d'Ormuz, certains demandent un corridor humanitaire. - M.Bouhafsi: On retrouvera ce soir toute l'équipe depuis la Croisette.

Il y a encore un casting 5 étoiles. On file à Cannes...

Bonsoir, Anne-Elisabeth! - A.-E.Lemoine: Salut, Mohamed!

Salut à tous. On va parler ce soir des 2 événements du jour à Cannes. La montée des marches exceptionnelles de toute l'équipe de "Dix pour cent", alors que la série culte de France 2 devient un film.

Ils seront tous sur notre plateau juste après 20h. L'autre événement du jour, c'est l'arrivée sur la Croisette de J.Travolta.

Il est bien possible qu'il exécute quelques pas de danse en exclusivité pour "C à vous". - M.Bouhafsi: Merci beaucoup, Babeth.

Eglantine, pas de recommandations culturelles ce soir, mais un constat? - E.Eméyé: Je vais réendosser le rôle de miss météo de mes débuts et parler de ce temps que personne ne comprend.

Demain et après-demain, il va neiger. Et à partir de mardi, on sera à nouveau en plein soleil. Ce sera quasiment l'été.

Comme on n'y comprend rien, on a invité L.Romejko, le présentateur de "Météo à la carte". - M.Bouhafsi: Avant cela, un nouveau drame, un mort de plus à cause du narcotrafic.

Ca fait 6 depuis lundi. Lundi, des personnes ont perdu la vie dans un incendie criminel près de Lyon, d'autres dans une fusillade. Et hier, un adolescent de 15 ans a été tué par balles à Nantes dans une fusillade. - Fusillade hier soir à Nantes sur fond de trafic de drogue. - Un adolescent de 15 ans a été tué et 2 autres blessés. -2 assaillants arrivés à vélo, cagoulés, ont tiré plusieurs fois à l'arme automatique. - On voyait le jeune, couché par terre...

Je me précipite, je me mets à genoux. - Il venait de fêter ses 15 ans. Il est mort dans cette cage d'escalier. ... - Ce sont des règlements de comptes qui tuent des adolescents dans des quartiers, un narcotrafic qui gangrène le pays... - C'est devenu invivable.

Il y a des gens qui déménagent parce que l'insécurité est accrue. - On est sous le choc. - Des fois, on rentre, on a peur.

Ils sont tous dans la tour. Je veux juste partir pour mettre en sécurité mes enfants. - M.Bouhafsi: L.Nunez, ministre de l'Intérieur, est notre invité exceptionnel.

Bonsoir. Merci à vous d'être là. Avant de vous donner la parole, l'édito de Y.Goosz.

Depuis 6 mois, les réunions s'enchaînent à l'Elysée pour gagner cette guerre contre le narcotrafic. Ce sont les mots utilisés par le président. Mais après cette nouvelle série noire cette semaine, toute la France est saisie d'effroi? - Y.Goosz: Si certains en doutaient encore, le narcotrafic est une faucheuse qui tue sans distinction des innocents, des victimes collatérales.

A Nice, quartier des Moulins, le tueur en trottinette tire 17 fois avant de s'enfuir. 2 pères de famille appréciés de tous s'effondrent, un éducateur de 39 ans et un travailleur social de 57 ans. Leurs enfants sont inconsolables.

Il y a 2 ans, un incendie criminel avait déjà décimé une famille entière dans le même quartier. A l'automne, au même endroit, une fusillade avait fait 2 morts et 5 blessés. Lundi, à Décines, dans la banlieue lyonnaise, 3 personnes trouvent la mort dans l'incendie criminel de leur immeuble.

Au dernier étage, on a retrouvé les corps sans vie d'une sexagénaire et de son neveu. La piste du règlement de comptes, sans limite...

Les habitants du quartier sont presque fatalistes. ... - M.Bouhafsi: On entend ce constat d'impuissance.

Est-ce que l'Etat se donne suffisamment les moyens d'agir? - Y.Goosz: La mobilisation est pourtant là.

Un rapport en 2024, puis une loi l'an dernier contre le narcotrafic, avec de nouveaux moyens, des prisons de haute sécurité pour isoler les têtes de réseau, un statut de repenti, la confiscation des avoirs personnels, pour reproduire ce qui a marché en Italie. - G.Darmanin: Nous devons nous mettre à la page.

C'est une menace de sécurité intérieure. Ce sont des gens extrêmement intelligents. La bataille n'est pas gagnée. - Y.Goosz: Selon lui, le narcotrafic est le nouveau terrorisme.

Il a l'habitude de dire aussi que le narcotrafic, c'est de la "merde sacrément lucrative". Le marché de la drogue génère chaque année en France un chiffre d'affaires de 6,8 milliards d'euros. - M.Bouhafsi: Mais est-ce qu'on a tout essayé, la prévention, voire la légalisation des drogues douces? - Y.Goosz: Pas de miracle non plus.

Le dernier exemple en date, c'était au Canada, en Colombie-Britannique. L'Etat a essayé pendant 3 ans de décriminaliser la possession de drogues dures. Plutôt que de sanctionner, orienter les usagers vers des services de santé pour laisser la police se concentrer sur les trafiquants.

Au bout de 3 ans, pas de baisse de consommation, au contraire. La province vient de faire marche arrière. - Beaucoup de pays qui ont essayé de dépénaliser ou de légaliser certaines substances ont vu finalement la création d'un circuit alternatif de narcotrafic.

On va essayer de vous vendre des produits moins chers, plus disponibles, plus faciles d'accès, avec, parfois, une impression de meilleure qualité, plus efficace. Vous ne pouvez pas endiguer le narcotrafic. Il existera toujours. - Y.Goosz: On doit tous s'interroger sur la place symbolique de la drogue dans nos sociétés.

Quelque chose ne tourne pas rond dans la manière dont les narcotrafiquants sont banalisés, Voire héroïsés dans l'imaginaire que renvoient notamment nos séries télé...

La guerre doit aussi se mener au niveau culturel. Surtout quand on sait que 10 000 mineurs au moins sont impliqués en France dans les trafics. Un mot est rentré dans le dictionnaire cette semaine: "narchomicides".

Un mot trompeur, qui laisserait penser que les narcotrafiquants se tuent entre eux. C'est faux. - M.Bouhafsi: L.Nunez, vous êtes ministre de l'Intérieur. 6 victimes depuis lundi, à Nice, Lyon et Nantes...

Hier soir, c'est un adolescent de 15 ans qui a perdu la vie, rafalé à l'aveugle par 2 individus cagoulés. 2 autres garçons de 13 et 14 ans ont été hospitalisés. Dans quel état sont-ils? - L.Nunez: Il y a un jeune qui a été tué hier.

Je suis évidemment allé à Nantes. J'ai pu percevoir l'émotion des habitants du quartier en question. Une émotion qui était celle aussi des forces de l'ordre, qui sont intervenues hier, et aussi la mienne, celle de la maire de Nantes...

C'est toujours très émouvant de se retrouver comme ça devant une famille qui a perdu un enfant à 15 ans, ce qui est extrêmement jeune. Et on a 2 autres blessés de 13 et 14 ans. L'un était dans un état très grave.

Aujourd'hui, la vice-procureure a pu nous annoncer que ses jours ne sont plus en danger. Mais on avait une personne tuée et 2 personnes gravement blessées. - M.Bouhafsi: Ce sont les innocents les victimes de ces attaques.

Vous comprenez l'émoi et le choc pour les Français? - L.Nunez: Bien sûr, je comprends parfaitement.

A Décines, un incendie, probablement volontaire, probablement lié au trafic de stups...

Il y a une enquête en cours. 3 personnes sont tuées, qui n'avaient rien à voir avec le trafic de stupéfiants. A Nice, on a un règlement de comptes sur un secteur que les policiers pilonnent.

Il y avait 12 points de deal aux Moulins, il n'y en a plus que 2, mais il y a toujours une guerre pour se réapproprier les territoires, des règlements de comptes. Et à Nantes, c'est un point de deal qui fait l'objet de beaucoup de convoitises et il y a cette fusillade. Je comprends parfaitement l'émotion des gens.

Ma carrière fait que je me suis retrouvé le soir sur des lieux de fusillade, de règlement de comptes, avec des corps de gamins au sol, blessés par des impacts de kalachnikov...

J'ai toujours beaucoup d'émotion. Je suis père de famille aussi. Mais ça n'entame en rien ma détermination et ma sérénité, quelque part, surtout ma grande détermination à lutter contre ce trafic. - M.Bouhafsi: Vous avez dit ce matin que vous alliez les pourchasser.

Qu'est-ce que ça veut dire? - L.Nunez: Que ces actions ne nous conduisent pas à faiblir, au contraire.

Ca ne fait que renforcer notre détermination à éradiquer les trafics. Depuis 2017, le nombre de mis en cause pour trafic de stupéfiants a augmenté de manière considérable. On en avait 44 000, on en a 56 600.

Chaque année, on démantèle des réseaux, on fait diminuer le nombre de points de deal... - Y.Goosz: Vous avez des chiffres sur les points de deal qui se réduisent? - L.Nunez: Il y en avait plus de 4000 à l'été 2020, quand G.Darmanin était ministre de l'Intérieur et que J.Castex lance la politique d'éradication des points de deal.

On est à un peu moins de 2700. - A.Bégot: Malgré tout, il y a des innocents qui tombent.

On en a l'illustration cette semaine. On ne se sent pas en sécurité. - L.Nunez: Ce qui est très perturbant sur les dernières actions, et les 3 dernières, manifestement, en font partie...

On est de plus en plus confrontés à des narchomicides, c'est le nouveau nom qui est donné, mais qui ne visent pas que des malfaiteurs entre eux. On a aussi des victimes collatérales. Malheureusement, il y a aussi des victimes collatérales.

Dans ces affaires, on peut penser que c'est aussi le cas. C'est totalement dramatique. On a toujours ce travail des forces de l'ordre qui fragilise les points de deal, qui les rend vulnérables.

Mais il y a des guerres de territoire qui se règlent de plus en plus à l'arme lourde, en ayant recours à des tueurs qui sont souvent des personnes chevronnées, recrutées pour quelques centaines ou quelques milliers d'euros. - A.Bégot: Et ça ne doit pas vous arrêter? - L.Nunez: Au contraire, ça renforce notre motivation.

On ne lâche rien contre le trafic. J'entends dire les uns et les autres que l'Etat ne fait rien, qu'il est dépassé...

On n'est pas dépassés. On va continuer le travail. La guerre est loin d'être gagnée, mais on gagne des batailles. - M.Bouhafsi: Une fusillade à Nice, un paillassonnage à Décines, c'est-à-dire qu'on met le feu à un paillasson...

Le but, c'est de gagner les territoires et de terroriser les populations civiles? - L.Nunez: Depuis le début de l'année, dans la région lyonnaise, on enregistre un peu moins de 70 actes de cette nature.

Ce sont des actes d'intimidation. Soit on va tirer sur une façade, une porte d'appartement, soit on va mettre le feu devant un appartement pour intimider un adversaire, quelqu'un dont on veut reprendre le point de deal. Souvent, c'est chez ses proches.

C'est ce qui se passe depuis le début de l'année sur la région lyonnaise. C'est un phénomène qui monte en puissance, ces actes d'intimidation. Ca s'est terminé par 3 morts.

Ce sont des actes très graves et qui correspondent à des guerres de territoire entre trafiquants. - M.Bouhafsi: Ca veut dire qu'il y a des zones de non-droit, aujourd'hui, en France?

Vous les entendez, ces propos de l'extrême droite aujourd'hui... - L.Nunez: Il n'y a pas de zone de non-droit.

Les policiers et les gendarmes rentrent partout. Ils luttent partout contre le trafic de stupéfiants. Je comprends la détresse des habitants dans certains territoires.

Je l'ai encore vue ce matin à Nantes. J'ai discuté avec certaines personnes. Je comprends leur détresse, mais nous allons partout pour éradiquer les trafiquants.

Partout, on met des dispositifs de sécurisation en place. Partout! - M.Bouhafsi: Vous avez quels moyens pour répondre à ça?

On sait que la situation économique du pays est compliquée. - L.Nunez: Les moyens sont de plusieurs natures.

Vous avez des moyens de sécurisation de la voie publique, une présence des forces de l'ordre pouvant empêcher qu'un point de deal démantelé se réimplante. Le plus important en matière de stupéfiants, ce sont les investigations judiciaires qui permettent de démanteler un réseau de la tête aux pieds. Sinon, ça n'a pas de sens.

Ca, ce sont les enquêteurs, dont le Premier ministre et le président de la République ont souhaité renforcer le nombre. Dans le projet de loi de finances pour 2026, nous avons 700 emplois supplémentaires, dont 400 qui vont aller sur un autre fléau: les violences intrafamiliales. 300 vont aller sur la criminalité organisée.

Il y en a d'ailleurs 6 qui sont fléchés sur Nantes et qui vont nous permettre de créer une antenne de lutte contre les trafics de stupéfiants à Nantes. Ce sont plusieurs milliers d'enquêteurs qui travaillent en judiciaire pour lutter contre le trafic de stupéfiants. - M.Bouhafsi: Vous avez entendu, juste avant votre entrée en plateau, une femme qui disait: "Je n'en peux plus.

Je veux déménager." On dit quoi à ces gens-là ce soir? - L.Nunez: Qu'on va continuer à se battre contre le trafic de stupéfiants.

Je comprends les personnes qui veulent déménager, mais le trafic de stupéfiants n'est pas une fatalité. A Saint-Ouen, il y a eu un engagement fort de la préfecture de police, des forces judiciaires, du maire qui s'est engagé. Il y avait 7 points de deal, il n'y en a plus.

Il y a des quartiers à Villeurbanne où on a débarrassé les populations des trafics de stupéfiants. Ca s'est fait aussi dans de nombreux quartiers de Marseille. Nous sommes là pour éradiquer le trafic et nous allons le faire.

Bien sûr, c'est long, compliqué, mais on ne peut pas dire que nous sommes dépassés et que nous ne faisons rien. Nous sommes extrêmement actifs. D'ailleurs, le Premier ministre et le président de la République tiennent régulièrement des réunions sur ces sujets.

J'ai rendu compte de mon déplacement au président de la République. Il va prochainement réunir le comité interministériel de lutte contre la criminalité organisée, qui réunit tous les ministères. Ce n'est pas que le sujet du ministre de l'Intérieur.

Il est chef de file, en 1re ligne, mais le Premier ministre coordonne tous les ministres. - Y.Goosz: Il y a déjà eu 4 réunions à l'Elysée autour de cette guerre contre la criminalité organisée.

Quelle différence avec ce qui se fait déjà? Qu'est-ce que ce comité interministériel va ajouter? - L.Nunez: C'est un comité qui réunit tous les ministres, peut-être pas suffisamment...

Il y a le ministre des Comptes publics, l'administration des douanes, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, qui travaillent sur l'importation des pays qui arrive en majorité de l'étranger...

Ils arrivent du Maghreb, mais aussi beaucoup d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. Le Premier ministre dirige la manoeuvre et donne des instructions. - M.Bouhafsi: Vous allez vous réunir quand? - L.Nunez: Sous peu. - E.Eméyé: Il faut aller loin, peut-être vers le ministre de l'Education, mais il y a un phénomène inquiétant qui émerge ces derniers temps: les trafiquants n'hésitent pas à louer les services de jeunes mineurs pour les règlements de comptes.

Près de 50 adolescents sont mis en examen à Marseille pour des meurtres et des tentatives de meurtre, notamment commandités par des narcotrafiquants. L'argent proposé est un des facteurs de leur basculement dans la grande criminalité. Que peut-on faire contre ça? - L.Nunez: L'inquiétude de l'implication des mineurs dans le trafic de stupéfiants, on la partage totalement.

Dans les mis en cause, les mineurs, c'est 18 %. C'est assez important. C'est en augmentation.

En valeur absolue, c'est le chiffre que vous donniez tout à l'heure, c'est environ 10 000 mis en cause parmi l'ensemble des trafiquants mis en cause. Ce sont des mineurs. - E.Eméyé: Et souvent de plus en plus jeunes... - L.Nunez: Les mis en cause en 2025, c'est un peu plus de 55 000.

C'est une proportion importante et qui augmente. Dans les trafics, mais aussi dans les auteurs d'homicides. La proportion de mineurs est en augmentation.

C'est une vraie inquiétude. Toute la société doit s'interroger. Ce n'est pas que le problème du ministre de l'Intérieur et de la police.

On a vu à Marseille un auteur de 14 ans...

Ca peut être des mineurs ou de très jeunes majeurs. Plus d'un tiers des auteurs ont moins de 20 ans. Qu'est-ce qui fait que ces jeunes vont préférer toucher quelques milliers d'euros pour aller tuer quelqu'un plutôt que de suivre un cursus scolaire et de rester intégrés dans la société?

On a là un vrai sujet de prévention et d'éducation, évidemment. - Y.Goosz: Il n'y a pas que les habitants qui réagissent, il y a aussi les élus.

Le nouveau maire de Nice, E.Ciotti, notamment. - E.Ciotti: J'appelle à une réaction puissante.

C'est une guerre, dont il s'agit. Pour gagner une guerre, il faut utiliser des armes de guerre. Des armes au 1er sens du terme, juridiques, judiciaires, pénales. - Y.Goosz: Ca peut fonctionner, ça, des armes de guerre pour lutter contre le narcotrafic? - L.Nunez: Oui...

Je vais me rendre à Nice à la fin du mois. Je vais aussi recevoir la maire de Décines. Quand il parle d'utiliser des armes judiciaires et juridiques, nous les avons.

Nous avons le dernier étage de la fusée, la loi narcotrafic, qui permet aux préfets de fermer un certain nombre de commerces, de prononcer des interdictions. On a aussi augmenté le nombre de procédures judiciaires, le gel des avoirs, on a revu le statut des repentis. Ces armes-là, nous les avons.

E.Ciotti appelle à mettre en place des armes dont nous disposons déjà. Les armes de guerre ensuite, c'est autre chose.

Il faut raison garder. Les policiers et les gendarmes savent faire leur travail avec beaucoup de proportionnalité. Ca ne se fait que dans le cadre de procédures judiciaires qui permettent de confondre et de faire condamner les auteurs.

Pour les personnes dont on peut démontrer qu'elles dirigent les trafics, les condamnations de la justice sont à la hauteur. On ne peut pas avoir des armes de guerre dans les quartiers. L'étape d'après, c'est quoi?

On engage l'armée, comme ça a été parfois demandé? - Y.Goosz: Vous dites non, à ça? - L.Nunez: Non.

On a des armes juridiques, budgétaires. On a des moyens humains qu'on ne cesse de renforcer depuis 2017. Et maintenant, on touche de nouveau des effectifs judiciaires supplémentaires.

Bien sûr, il faut continuer cet effort, mais nous allons le poursuivre. On ne lâchera pas le terrain contre le trafic de stupéfiants. - M.Bouhafsi: Lundi prochain, vous présentez au Sénat le projet de loi Ripost.

En quoi ça va contribuer à la lutte contre les trafiquants? - L.Nunez: C'est un projet qui vise plutôt la sécurité du quotidien.

On vise à durcir les sanctions appliquées en matière pénale ou en matière administrative pour lutter contre des fléaux de délinquance comme la consommation de protoxyde d'azote, les rave parties, les tirs de mortier contre les fonctionnaires de police, les rodéos...

On durcit certaines sanctions, soit parce que les phénomènes se développent, soit parce qu'ils n'existaient pas, comme le protoxyde d'azote. Le 2e volet de cette loi, c'est de renforcer les moyens à disposition des forces de sécurité intérieure. Certaines vont concerner aussi la lutte contre la criminalité organisée.

On prévoit de développer la vidéo assistée, de renforcer l'utilisation des lecteurs de plaques pour les véhicules, de pouvoir conserver plus longtemps les données, d'utiliser des traitements automatisés...

Tout un tas de mesures qui vont faire qu'on sera encore mieux armés pour lutter. - A.Bégot: Vous évoquiez les rave parties.

La loi Ripost vise à faire de l'organisation de ce type d'événement un nouveau délit, puni de 2 ans de prison et jusqu'à 30 000 euros d'amende. Les adeptes de ces fêtes, et on les a encore vus en Lozère hier...

Ils ont en grande partie quitté les lieux à cause du froid et de la neige. Les adeptes de ces fêtes dénoncent une diabolisation. Qu'avez-vous envie de leur répondre ce soir? - L.Nunez: Pour organiser des fêtes, il y a un cadre légal.

On doit déclarer en préfecture la manifestation qu'on veut organiser, se mettre d'accord avec le préfet local sur le terrain, qui doit être aménagé. Vous ne pouvez pas réunir plusieurs dizaines de milliers de personnes sur un site sans être certain des conditions de sécurité, des conditions sanitaires, sans qu'il y ait des secouristes. Il y a un cadre légal dès que vous dépassez 500 personnes.

La plupart ne déclarent pas et préfèrent s'installer où bon leur semble. C'est ce qui s'est passé dans le Cher, où ils se sont même installés sur un terrain militaire normalement interdit d'accès. Les rave parties qui devaient se tenir ce week-end, on comprend qu'il y en a une où la présence des forces de l'ordre...

Car je déploie des effectifs sur le territoire national. Avec un week-end de 4 jours, on pouvait se douter qu'ils allaient tenter d'organiser une rave party. Pour le reste de la France, ils ont renoncé.

Je crois que celle de Lozère va se terminer car elle est encadrée par un dispositif de gendarmerie important. On constate que ces personnes s'installent. Ce n'est que contraventionnel, pour l'instant, même chose pour l'organisateur.

Les participants, c'est la même chose. Quand vous vous installez sur un terrain pendant 3 ou 4 jours sans respecter la loi, il est normal qu'on puisse en faire un délit, pour que les sanctions soient plus importantes, pour être dissuasif. - M.Bouhafsi: Merci beaucoup, L.Nunez.

Vous restez avec nous. Tout de suite, la Story de P.Larrouturou. - P.Larrouturou: Impossible ce soir de vous emmener en immersion comme je le fais chaque semaine.

Je vais vous parler du détroit d'Ormuz, totalement bloqué. On sait que 20 % du pétrole y passe et que son blocage fait augmenter les prix dans le monde entier. Au dernier décompte, 891 navires sont toujours totalement bloqués, dont 3 bateaux français.

On va commencer ce soir par partager les dernières nouvelles. Vous attendez des avancées suite à la rencontre entre les présidents chinois et américain. Mais en écoutant attentivement D.Trump dans l'avion du retour, on comprend qu'il n'y a aucun progrès sur le dossier. ... - P.Larrouturou: La ministre déléguée aux Armées a annoncé ce matin que le porte-avions français Charles-de-Gaulle était en approche du détroit d'Ormuz. - Il a passé le canal de Suez.

Il s'est avancé vers la mer d'Arabie. Il est sur zone. Il n'est pas dans le détroit d'Ormuz.

Depuis le début, la position de la France, c'est d'offrir une possibilité de reprendre la liberté de circulation maritime dans le détroit, selon une modalité qui n'est pas du tout offensive, dans le respect du droit international. - P.Larrouturou: On va parler des hommes.

Ils sont 20 000 bloqués sur ces bateaux. Ils sont otages, pour les syndicats. Ils réclament à l'ONU d'obtenir un corridor humanitaire. - On a 2000 appels d'urgence pour évacuation, des situations extrêmement précaires. 50 % d'entre eux demandent à rentrer chez eux.

Ils n'ont pas pu être relevés. 20 % d'entre eux n'ont plus de contrat de travail, plus de salaire. 10 % d'entre eux n'ont plus d'eau et de nourriture.

C'est plus possible de rester comme ça. On voit pas d'autre solution que de solliciter l'ONU pour envisager un corridor humanitaire maritime. - P.Larrouturou: Le ministre iranien des Affaires étrangères a passé un message. ... - P.Larrouturou: Vous connaissez le site pour voir les trajectoires des avions.

Il y a la même chose avec les bateaux. Ce qui est très intéressant, c'est que comme les navires ont peur de se faire attaquer, ils utilisent les moyens du bord. Ils n'écrivent pas leur vraie destination.

Ils font passer des messages. Ils ne disent pas de quel port ils partent. Ils disent: "Pas de relations avec Israël".

Je me suis connecté à ce bateau. C'est un vraquier. Il porte le pavillon du Panama et a écrit, pour ne pas se faire attaquer, "Propriétaire chinois". - M.Bouhafsi: Ils rêvaient d'un avant-goût d'été, ils ont finalement ressorti les parapluies.

Beaucoup espéraient profiter de quelques jours au soleil, terrasses, balades, escapades en famille ou entre amis...

La météo a vite rebattu les cartes: pluies soutenues, orages, quelques flocons en montagne. De quoi refroidir les envies de grand air. - On a eu des intermittences de pluie, de vent...

Sur le camping-car, on entend tout de suite s'il pleut. - En sortant de la voiture, j'ai vu qu'il faisait 10 degrés. Je viens du Jura, c'est pas bien grave. - On enlève les couches au fur et à mesure. - M.Bouhafsi: Bonsoir, L.Romejko.

Vous êtes présentateur de "Météo à la carte". On avait rangé les manteaux. Certains avaient sorti les lunettes de soleil.

Cependant, l'Ascension nous rappelle quand même que le printemps peut encore avoir des airs d'hiver. En Pyrénées, jusqu'à 14 cm de neige sont tombés en 24 heures. Ces neiges printanières, elles ont surpris beaucoup de Français.

Elles sont exceptionnelles? - L.Romejko: L'épisode est vraiment exceptionnel.

Quand on regarde les archives, ça arrive sur une période de 30 ans, une fois ou deux. En 2004, il y a eu de la neige à la mi-mai. Il faut remonter sur d'autres années, 1935, 1782...

Je dis n'importe quoi! On est sur des événements qui arrivent à peu près tous les 15-20 ans. C'est un froid tardif.

Vous disiez qu'on avait ressorti les doudounes. On avait, fin avril, sorti les t-shirts, voire les maillots de bain. - M.Bouhafsi: Ce vendredi était la journée la plus fraîche de la semaine, avec 10 degrés en moyenne.

Des températures négatives ont été relevées. On est sur une météo de mars, alors qu'on est en mai? - L.Romejko: C'est ça.

On a plutôt l'habitude d'avoir, dans l'imagination, un mois de mai agréable, où on commence à profiter des belles journées qui s'allongent. Le mois de mai est très agité. On a un temps de giboulées.

Les giboulées de mars se produisent en mai, cette année, à cause de cet air polaire arrivé subitement. - M.Bouhafsi: Un froid dont le ressenti est accentué par le vent. - L.Romejko: Il y a un vent de nord.

Les températures qu'on donne sont prises sous abri, à l'ombre, à une certaine hauteur du sol. Dès qu'on est exposé à ce vent de nord, ça peut être accentué. En plus, en milieu urbain, quand vous avez l'effet venturi, dans des axes exposés au vent, il y a cette accélération.

Ce sont des conditions hivernales, pratiquement. - M.Bouhafsi: Hier, la pluie a concerné une grande partie du pays.

On a eu des giboulées, du grésil, de la grêle et un ciel très électrique. Près de 10 000 éclairs ont été recensés. Pour expliquer ces giboulées, vous avez une expression: "L'effet cocotte-minute." - L.Romejko: C'est le système convectif.

Fin avril, c'est monté jusqu'à parfois 30 degrés. On a cet air froid arrivé en altitude. L'effet cocotte-minute, c'est ce contraste entre l'air chaud qui monte et l'air froid en altitude.

On est à moins 33 degrés. Le contraste thermique entre la température sur les 5000 m... - Y.Goosz: Il fait ces températures-là en haut du mont Blanc? - L.Romejko: Oui.

On est autour de moins 30 degrés. Ca accentue la convection. Le mouvement ascensionnel est trop puissant pour contrer la gravité.

Ca remonte. C'est comme ça que se forment les flocons de neige, ce qui explique ces chutes de neige. Ca explique aussi les averses de grêle et la formation de grêlons. - A.Bégot: Les averses de grêle ont touché le Gers, provoquant d'importants dégâts pour les cultures agricoles. - Ce cep-là, il est jeune, il n'a pas un raisin.

Il n'y a plus rien. Il ne fera rien, l'année prochaine. Il faudra attendre 2 ans, minimum. - Je n'ai plus rien. - Comment se relever?

Après 5 années de gel, de grêle, de sécheresse... - Malheureusement, les problèmes financiers mettent en péril le futur.

La question se pose de la continuité. - A.Bégot: Des années de travail détruites en quelques minutes.

Ce sont des phénomènes très courts et très intenses. Ils sont difficiles à prévoir? - L.Romejko: Oui.

Ce sont des phénomènes orageux. La localisation est très compliquée. C'est un peu le même inconvénient que pour les épisodes méditerranéens, avec ces orages qui remontent.

C'est difficile à localiser, de connaître l'intensité. Les dégâts sont importants. Dans le Sud, les régions viticoles, jusqu'à début mai, on parle des saints grêleurs et vendangeurs.

La grêle tombe. Ca détruit l'ensemble du vignoble. C'est une catastrophe pour eux. - M.Bouhafsi: Un autre phénomène a été aperçu dans l'Oise: un tuba, cette sorte de tube qui descend d'un nuage sans toucher le sol.

Comment se forme-t-il? C'est l'étape avant la tornade? - L.Romejko: Oui.

On appelle ça la trompe ou le tuba. Là où c'est dévastateur, c'est quand ça commence à toucher le sol. Les débris se mettent en mouvement.

On a le buisson, au pied du tuba. Ca traduit la convection très importante qu'il y a au sein de ce cumulo-nimbus. Vous voyez la base du nuage, à environ 2000 m d'altitude.

Il peut monter jusqu'à 15 km d'altitude. C'est vous dire la puissance qu'il y a. On a du mal à imaginer la puissance des vents, des précipitations à l'intérieur de ces cumulonimbus.

C'est pour ça que les avions évitent ces phénomènes. Ce tuba montre le côté extrêmement convectif de la période qu'on traverse. - E.Eméyé: C'est un phénomène local.

Il y a aussi les grands phénomènes climatiques mondiaux, comme El Nino, dont on entend dire qu'il pourrait revenir dans les prochains mois avec tous ses impacts. On va encore avoir des effets météo extrêmes? - L.Romejko: Il ne faut pas oublier qu'El Nino est un phénomène naturel, toujours observé.

C'est un réchauffement des eaux qui s'opère dans un premier temps sur la partie équatoriale de l'océan Pacifique. Ca modifie la température de l'eau. L'océan absorbe une grande quantité d'énergie, l'excédent de chaleur.

L'océan absorbe tout ça. Avec El Nino, cette énergie et cette chaleur sont restituées à l'atmosphère. Ca perturbe les mouvements océaniques, atmosphériques.

Les climatologues sont en train d'observer les données prélevées. Il y a une hausse très importante de la température de surface sur la zone équatoriale de l'océan Pacifique. On craint un phénomène El Nino, même un super El Nino qui pourrait se produire à partir de l'été qui vient et se prolonger jusqu'en 2027 avec des conditions difficiles.

Dans ces cas-là, les conséquences sont globales. Le réchauffement et le régime de précipitations sont modifiés. Il y aura des tempêtes, des cyclones, un régime complètement modifié.

Ce phénomène est naturel, mais il est amplifié avec le dérèglement climatique. - M.Bouhafsi: Merci.

Je rappelle votre livre, "Quand le ciel fait des histoires". Tout de suite, c'est l'heure du 5/5 d'A.Bégot.

D'abord, une nouvelle plainte contre le chanteur P.Bruel. - A.Bégot: Une plainte pour viol déposée par F.Flament.

C'est l'animatrice elle-même qui l'a annoncé cet après-midi sur les réseaux sociaux. Plainte "pour que la vérité éclate". Voilà ses mots.

Elle accuse P.Bruel de l'avoir droguée et violée quand elle avait 16 ans. Le chanteur, via ses avocats, a réagi.

Il confirme qu'ils ont bien eu une relation épisodique dans les années 90. Il assure qu'il n'a jamais imposé aucun rapport. Il ajoute que leurs échanges ont toujours été amicaux depuis.

Cette plainte s'ajoute à 3 autres procédures judiciaires qui visent déjà P.Bruel, l'une pour viol, l'autre pour tentative de viol et la 3e pour agression sexuelle. - M.Bouhafsi: Un sexagénaire mis en examen après avoir été piégé par un influenceur. - A.Bégot: Cette semaine, on voit dans une vidéo un ancien professeur de sport échanger en visio avec une toute jeune fille de 14 ans.

Sur la vidéo originale, l'homme n'est pas flouté. - Ca t'es déjà arrivé de discuter avec des hommes de mon âge? T'as jamais embrassé un garçon?

T'as déjà fait des photos des trucs comme ça, envoyé des nudes? - Non. Jamais fait. - Pour moi, tu le ferais? - Comment ça? - T'as envie de voir quelque chose de moi?

Mon sexe? - J'ai 14 ans. - Et alors? - A.Bégot: Gros coup de chance, cette adolescente n'existe pas.

C'est un youtubeur. Grâce à l'IA, il s'est fait passer pour une enfant avant de diffuser les images sur les réseaux. L'individu, qui avait déjà été condamné pour détention d'images pédopornographiques, s'est rapidement rendu au commissariat de Vesoul.

Il a été mis en examen et placé en détention provisoire. La méthode interpelle. Elle peut poser question.

Cet influenceur n'est pas le seul à utiliser ce type de procédé, loin de là. Florian a l'habitude de traquer les pédophiles. Ca fait 4 ans qu'il se fait régulièrement passer pour une adolescente de 12 ans. - J'ai été touché par ça quand j'avais 13 ans.

Je parlais souvent avec un prédateur. Je ne savais pas qu'il était attiré par les jeunes personnes. Je suis pas là pour mettre quelqu'un sur la place publique.

Aucun des prédateurs que je montre ne peut être reconnu. Il n'y a pas de visage. Quand je fais un signalement au procureur, ça va prendre du temps.

J'envoie une lettre recommandée avec accusé de réception. On pourrait avoir des contacts directs entre la police et les personnes comme nous, une vraie collaboration. Si, demain, je reçois une demande de l'Etat pour les aider, ce serait avec plaisir. - A.Bégot: Quel regard vous porter sur ces influenceurs traqueurs de pédophiles?

On peut cautionner ces méthodes? - L.Nunez: Ce qui se passe en Haute-Saône, c'est abject.

Des policiers font la même chose. Ils se font passer, dans un cadre légal, pour avoir des poursuites...

Sur l'action des influenceurs...

Dans certains cas, elle a pu se prolonger sur des règlements de comptes. Ils ont essayé d'interpeller eux-mêmes les auteurs. Il ne faut pas le faire.

Ce que vient de dire cette personne est juste. Quand on tombe sur un pédocriminel, il faut simplement prévenir les forces de l'ordre. La réaction est très rapide.

Quand un mineur est en danger, c'est rapide. Il faut prévenir la police et la gendarmerie, qui vont saisir les services compétents. - M.Bouhafsi: Pour éviter la destruction de preuves? - L.Nunez: Bien sûr.

La lutte contre la pédocriminalité, c'est une de nos priorités. C'est un des cas qui permet de supprimer les contenus, grâce à Pharos. Il y a des policiers spécialistes de ces sujets qui enquêtent et confondent de nombreux pédocriminels. - M.Bouhafsi: La Russie durcit encore son offensive sur l'Ukraine. - A.Bégot: Moscou a lancé près de 1500 drones en l'espace de 2 jours.

Frappes massives et ininterrompues. Elles ont fait 24 morts dans la capitale. Un convoi des Nations unies a été ciblé dans la région de Kherson, sans toutefois faire de blessés.

La riposte de Kiev n'a pas tardé, avec une série d'attaques ce matin sur la Russie. 3 morts et une raffinerie incendiée. Le président ukrainien en appelle une nouvelle fois aux Etats-Unis. ... - A.Bégot: Ce matin, l'Ukraine et la Russie ont échangé plus de 200 prisonniers de guerre.

Un échange qui avait été annoncé la semaine dernière par D.Trump. ... - A.Bégot: V.Poutine, de son côté, est toujours en mauvaise posture.

Le président russe craint un putsch. Il multiplie les opérations de communication pour garder la confiance des Russes, comme lors de cette visite dans un hôtel de Moscou. ... - A.Bégot: Une pure opération de communication qui n'a trompé personne.

Des journalistes indépendants ont révélé que ces touristes n'en étaient pas. Ils étaient des employés du Kremlin. Le gouvernement russe cherche à tout prix à cultiver une bonne image de V.Poutine, y compris au sein de sa population.

Le ministre des Sports est mobilisé. ... - A.Bégot: Pas vraiment de l'avis de la France, qui vient d'approuver avec 36 pays la création d'un tribunal spécial pour juger l'invasion russe devant la Cour pénale internationale.

Le moment approche où la Russie devra rendre des comptes pour son agression. - M.Bouhafsi: Qu'est-ce qui démarre dans 4 semaines? - L.Nunez: La Coupe du monde du football. - A.Bégot: D.Deschamps a dévoilé la liste des 26 joueurs qu'il a décidé de retenir pour ce mondial hier.

Pas ou peu de surprises. Une chose est sûre: nos joueurs sont prêts et déjà dans l'ambiance. ... ... ... - A.Bégot: Vidéo réalisée par la Fédération française de foot et relayée par E.Macron sur ses réseaux sociaux.

Le début de cette Coupe du monde, c'est le 11 juin. Les chercheurs s'inquiètent. Plusieurs d'entre eux, spécialistes du climat, de la santé ou du sport ont interpellé cette semaine la Fifa dans une lettre ouverte.

Ils ont étudié les 104 matchs programmés et identifié un certain nombre de rencontres critiques, des matchs qui pourraient franchir des seuils dangereux pour la santé des joueurs, notamment à cause de la chaleur. C'est le cas du France-Sénégal, le 16 juin, dans le New Jersey. Il y a de quoi s'inquiéter? - L.Romejko: Ce qu'on évoquait avec El Nino...

L'institut européen Copernicus, qui essaie d'établir des prévisions...

Pour la période estivale, on envisage des blocages anticycloniques, des périodes chaudes et extrêmement sèches. Le nord du continent américain serait concerné. - A.Bégot: Avant la Coupe du monde, il y aura la finale de la Ligue des champions à Budapest.

Le Paris Saint-Germain a annoncé qu'il ouvrirait son stade ce soir-là pour que les supporters puissent voir le match sur grand écran. C'est bien raisonnable? - L.Nunez: Ce sera une soirée compliquée.

On a eu la finale l'an passé. Beaucoup de supporters s'étaient réunis un peu partout dans Paris, sur les Champs-Elysées, autour du Parc des Princes...

Le Paris Saint-Germain avait déjà ouvert pour une rediffusion à ses supporters. Il y aura un dispositif assez exceptionnel. Il y aura, malheureusement, des personnes qui seront là pour faire dégénérer la fête et procéder à des pillages.

Il y aura un dispositif exceptionnel. On répondra fermement. On l'a déjà fait l'année dernière. - A.Bégot: C'est pour ça que vous n'avez pas voulu de fan-zone? - L.Nunez: Oui.

Il y a des événements à sécuriser. Il y a un concert à l'Arena, au Stade de France. Il ne fallait pas en rajouter.

Il faudra s'interroger sur...

C'est un problème que, autour du football, quand il y a des célébrations, des personnes essaient de le faire dégénérer. Ce ne sont pas des vrais supporters. Ce sont des gens qui s'en prennent aux forces de l'ordre et procèdent à des pillages.

On les en empêchera, comme ça a été fait pour la demi-finale, où la préfecture de police a parfaitement géré le dispositif. - M.Bouhafsi: Vous serez sur les Champs-Elysées? - L.Nunez: Oui, j'irai visiter le dispositif. - M.Bouhafsi: La sécurité était renforcée pour une légende marseillaise. - A.Bégot: 2 concerts de Jul.

Le rappeur marseillais cumule à lui seul plus de 13 millions d'écoutes sur les plateformes. Il avait, comme l'an dernier, ouvert une boutique éphémère en plein coeur de Paris pour ses fans. La boutique a été prise d'assaut. - J'habite à Cannes.

Je suis devant la boutique depuis 7h. - On vient de Bordeaux. - Je suis là depuis le début.

Je resterai là jusqu'à la fin. - Je viens de Strasbourg. - Depuis petit, je l'écoute.

Ca ne changera jamais. - C'est une machine. - A.Bégot: A l'intérieur de cette boutique, que trouve-t-on?

Des t-shirts, des porte-clés, des claquettes et même des chaises pliantes à l'effigie du chanteur. - J'ai acheté une paire de claquettes, des chaussettes. Je viens, parce que Jul, c'est la vie.

Je ne peux pas vivre sans lui. - On a pris des petits cadeaux pour la famille. - Je l'écoute depuis que j'ai 15 ans.

J'ai maintenant 30 ans. Il faut faire ça une fois dans la vie. - Je l'ai écouté, dans l'année, 7000 minutes. - C'est beaucoup! - A.Bégot: Jul est une star, même au Mexique.

Ce fan a ouvert sa boutique. La boutique parisienne reste ouverte jusqu'au 24 mai. - M.Bouhafsi: Je vais y aller avec Eglantine.

Le retour d'une légende sur le tapis rouge de Cannes. - A.Bégot: L'acteur principal de la Palme d'or 94.

On vous avait mis un indice. On n'en a pas eu besoin. ...

J.Travolta est présent cet après-midi sur le tapis rouge du festival. C'est l'un des rares représentants d'Hollywood.

Il était là pour son premier film. Il vient de recevoir une Palme d'honneur surprise. Côté Français, G.Canet vient présenter son nouveau film, "Karma", en tant que réalisateur.

Il offre un grand rôle à M.Cotillard. - M.Bouhafsi: Merci.

C'était un plaisir de vous recevoir. On va filer à Cannes pour retrouver toute l'équipe. Babeth, encore une fois en direct avec vous et toute l'équipe.

Casting 5 étoiles. - A.-E.Lemoine: Oui.

D'abord, on célèbre en musique, s'il vous plaît, la Palme d'or surprise décernée il y a quelques instants à J.Travolta. Le public est debout.

On fait ce qu'on peut pour la chorégraphie. Un casting 5 étoiles à partir de 20h: C.Cottin, L.Calamy, tout le casting de "Dix pour cent", le film.

Ils ont monté il y a quelques minutes les marches du palais. On reçoit Artus, F.Dubosc, D.Tillier.

On reçoit aussi V.Efira, star de Cannes, cette année, avec 2 films en compétition. Elle sera avec nous sur le plateau.

C'est juste après 20h. On vous attend.