L'invité politique Sud Radio - David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, est notre invité politique
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Questions et réponses
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- 0:40OuverteRéponse directe
Combien ça va coûter à l'État et comment vous allez financer l'ensemble de ces aides, David Amiel ?
- 2:53OuverteRéponse partielle
Une estimation sur ce que ça va coûter à l'État ? Qui s'engage justement pour l'ensemble de ces sinistrés ?
- 3:14FerméeRéponse directe
Le budget de la sécurité civile qui est passé de 450 à 800 millions d'euros en 10 ans, est-ce qu'il augmentera bien en 2027 ? On parle d'une hausse de 80-83 millions d'euros. Vous confirmez à ce niveau ?
- 4:25OuverteRéponse directe
Quelques mots sur la facturation électronique. À partir du 1er septembre, ce sera obligatoire pour toutes les grandes entreprises. Les ETI également, les entreprises de taille intermédiaire, certaines sont inquiètes, puisque ça va arriver très vite. Est-ce qu'il y aura une forme de tolérance à partir du 1er septembre ?
- 7:01FerméeRéponse directe
L'INSEE qui a annoncé hier que la croissance avait été de 0,2% au deuxième trimestre de cette année. Pas de récession, c'est un soulagement ?
- 7:43FerméeRéponse partielle
David Amiel, vous êtes le monsieur budget du gouvernement. Pour 2027, vous parlez d'un budget de sauvegarde républicaine. On comprend qu'il faudra faire des économies importantes. Oui ou non, est-ce que l'année prochaine sera une année blanche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Invité politiqueFait
« le gouvernement qui a multiplié les annonces ces derniers jours en direction des entreprises sinistrées, chômage partiel, report de cotisations, aide financière exceptionnelle pour les indépendants. »
- 3:14Invité politiqueChiffre
« Le budget de la sécurité civile qui est passé de 450 à 800 millions d'euros en 10 ans »
- 3:20Invité politiqueChiffre
« On parle d'une hausse de 80-83 millions d'euros. »
- 8:38Invité politiqueChiffre
« 35 milliards d'euros d'économie l'an prochain. »
- 8:20PrésentateurChiffre
« le déficit français passerait de 5,1% du produit intérieur brut, c'était son niveau, en 2025 à près de 6% en 2027 à près de 7% en 2030. »
- 10:00PrésentateurFait
« C'est la défense et l'écologie. »
- 14:27PrésentateurChiffre
« Ils sont aujourd'hui à 50 euros par an passeraient à 100 euros. »
- 15:03Invité politiqueChiffre
« le crédit d'impôt recherche 8 milliards d'euros par an »
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Sud Radio, l'invité politique, Benjamin Glaze.
Il est bientôt 8h12, vous êtes bien sûr Sud Radio, mon invité politique ce matin, c'est David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes Publics. David Amiel, bonjour. Bonjour. Et merci d'être avec nous. Le tout dernier budget de l'ère Emmanuel Macron sera présenté dans deux mois, quasi tout pile, en Conseil des ministres. Ce budget, il aura des conséquences directes, très concrètes pour les Français, pour les entreprises. Qui va payer ? Qui sera épargné ? Vous nous le direz dans un instant. Mais d'abord, quelques mots sur ces incendies.
le gouvernement qui a multiplié les annonces ces derniers jours en direction des entreprises sinistrées, chômage partiel, report de cotisations, aide financière exceptionnelle pour les indépendants. Combien ça va coûter à l'État et comment vous allez financer l'ensemble de ces aides, David Amiel ?
D'abord, la priorité absolue, évidemment, des derniers jours, des dernières semaines, encore un moment à 7h, c'est de tout faire pour combattre les feux et pour protéger les populations, protéger les villes, protéger les sites industriels, les activités économiques. Et vous me permettrez, à ce micro, de rendre hommage à l'ensemble des agents publics. Il se trouve que je suis un ministre de la fonction publique aussi, qui ont été mis à rude épreuve et qui se sont considérablement mobilisés. Évidemment, les agents publics présents dans les départements les plus concernés, la Gironde, le Var, les Landes, tous ceux qui ont été affectés par les incendies, la Seine-et-Marne.
Mais aussi les agents publics de toute la France, qui sont venus apporter leurs concours et leurs renforts. Et j'avais demandé, moi, dans mon ministère, évidemment, à ce que des autorisations spéciales d'absence soient accordées à tous les fonctionnaires qui souhaitaient, parce qu'ils sont sapeurs-pompiers volontaires, souhaitaient pouvoir prêter aux mains fortes, qu'ils puissent le faire. Ensuite, il y a évidemment le moment de la reconstruction. Il va venir.
C'est la raison pour laquelle, à Bercy, on se mobilise depuis le début de la crise, à la fois pour répondre aux urgences immédiates et pour préparer cette deuxième phase, avec une mobilisation des assureurs, qui va être extrêmement importante. Assureurs pour les activités économiques, les délais de déclaration des sinistres ont été étendus jusqu'au 31 août. C'est évidemment très important que ne s'applique pas le délai traditionnel des cinq jours pour des personnes qui sont dans une situation dramatique. Très important aussi que les assurances puissent prendre en charge le relogement pour les personnes qui ont été amenées à se déplacer dans le cadre des assurances habitations.
Donc il y a ce volet de mobilisation des assureurs. On a évidemment donné consigne aux URSAF, vous le rappeliez, de pouvoir procéder à des décalages des paiements de cotisations et autres. C'est évidemment extrêmement important pour des entreprises. Combien de temps pour avoir une idée, pour être concret ? Ce sera discuté entreprise par entreprise selon leur situation. Mais dès aujourd'hui, elles peuvent faire leur demande sur le site de l'URSAF. Et évidemment, ce sera regardé avec la plus grande bienveillance et l'accompagnement le plus maximal. Donc cet accompagnement-là de la situation économique qui se fait, évidemment, il se fait en lien aussi avec les collectivités locales.
Une estimation sur ce que ça va coûter à l'État ? Qui s'engage justement pour l'ensemble de ces sinistrés ?
Non, il est trop tôt pour pouvoir faire un bilan parfaitement chiffré. Dans tous les cas, ce qui est très important, je le dis, c'est que ce soutien immédiat par les assurances et par les décalages de trésorerie, de cotisations, puisse être fait.
Le budget de la sécurité civile qui est passé de 450 à 800 millions d'euros en 10 ans, est-ce qu'il augmentera bien en 2027 ? On parle d'une hausse de 80-83 millions d'euros. Vous confirmez à ce niveau ?
Je confirme que le budget de la sécurité civile continuera à augmenter dans le budget 2027. Le réglage sera évidemment fait dans les prochaines semaines et vous avez raison de le rappeler. Je vous en remercie parce qu'on a entendu beaucoup de fake news dans les médias à ce sujet. Le budget de la sécurité civile a considérablement augmenté ces dernières années avec un quasi doublement sur 10 ans. Et moi, je suis toujours un peu étonné quand j'entends des responsables politiques aller sur des plateaux de télévision qui se sont opposés à toutes les augmentations de ce budget. Vous pensez à qui, par exemple ? Je pense aux élus de la France Insoumise, par exemple. Ils ont voté la censure.
Ils font de la désinformation. Ils ont voté la censure de tous les budgets qui prévoyaient une augmentation du budget de la sécurité civile. Ils ont voté contre la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur qui prévoyait une augmentation du budget de la sécurité civile. Ils ont censuré les budgets qui créaient le fonds vert. Et donc, cette hypocrisie-là, je pense qu'elle est effectivement très grave.
David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes Publics, je le rappelle, avant de passer au budget, quelques mots sur la facturation électronique. À partir du 1er septembre, ce sera obligatoire pour toutes les grandes entreprises. Les ETI également, les entreprises de taille intermédiaire, certaines sont inquiètes, puisque ça va arriver très vite. Est-ce qu'il y aura une forme de tolérance à partir du 1er septembre ?
D'abord, c'est un chantier extrêmement important. Ce s'avisent à faire quoi ? La facturation électronique. À faire ce qui a été fait, d'ailleurs, dans nos pays voisins. Je pense à la Belgique, je pense à l'Italie. C'est-à-dire de pouvoir chasser davantage les fraudeurs en embêtant moins l'immense majorité de nos entreprises. Parce que grâce à la facturation électronique, en matière de TVA, on va pouvoir lutter contre la fraude à la TVA en ayant beaucoup moins recours à des contrôles intrusifs, lourds pour les entreprises. Ça va être un gain de temps considérable.
Les organisations professionnelles, et je les remercie, sont d'ailleurs très mobilisées pour soutenir la facturation électronique, parce que ça va aussi permettre de réduire les coûts, de réduire les délais de paiement, dont on sait que c'est une plaie pour énormément de petites et moyennes entreprises, pour énormément d'auto-entrepreneurs. Et donc, au fond, la facturation électronique, ce sera pour les entreprises la même modernisation que ce que le prélèvement à la source l'a été pour vous et moi en 2018.
Avec des déclarations pré-remplies. Il y a une déclaration de TVA pré-remplie. C'est une évolution à venir.
La première étape, effectivement, c'est la facturation électronique. Donc, rentre en vigueur au 1er septembre. Bien sûr, il y aura une période de tolérance et de bienveillance pour les entreprises de bonne foi qui auraient des difficultés dans la mise en oeuvre. Parce que, comme pour tous les changements, il y a des craintes et elles sont parfaitement entendables. Et donc, évidemment, tout cela sera pris en compte. Mais c'est un chantier, je le dis, extrêmement important.
Et dès le 2 septembre, c'est-à-dire dès cette première étape de la facturation électronique, je lancerai une deuxième très grande étape de modernisation pour nos entreprises qui est effectivement le pré-remplissage des déclarations de TVA. Parce que ça évitera, pour beaucoup de chefs d'entreprise, beaucoup de PME, d'avoir à passer des heures, parfois même des jours, avec leur expert comptable ou tout seul, à remplir à la main des documents, à n'en plus finir. Je pense que ce que nous disent tous nos chefs d'entreprise, c'est qu'on n'en peut plus de la paperasse. Et à l'heure du numérique, à l'heure des systèmes d'information, c'est insupportable.
Je pense que chacun a vu ce que le prélèvement à la source avait permis de simplifier pour l'impôt sur le revenu. L'objectif s'est mis en place pour quand, sur cette déclaration de TVA pré-remplie ?
Vous lancez le chantier 2 septembre ?
Je lance le chantier maintenant dans les prochaines années. Mais la facturation électronique, ce sera dès le 1er septembre 2026.
L'INSEE qui a annoncé hier que la croissance avait été de 0,2% au deuxième trimestre de cette année. Pas de récession, c'est un soulagement ?
Oui, c'est un soulagement que ne soyons pas en récession, évidemment. Ça montre d'ailleurs que malgré des chocs extérieurs importants, parce qu'on parle là du deuxième trimestre, donc les mois d'avril, de mai et de juin, ceux où les prix du baril du pétrole étaient extrêmement élevés. Donc ça montre que chef d'entreprise, tissu économique français est résistant. Et tout ça, effectivement, est plutôt une bonne nouvelle. Il faut rester quand même très vigilant, évidemment, pour le reste de l'année.
David Amiel, vous êtes le monsieur budget du gouvernement. Pour 2027, vous parlez d'un budget de sauvegarde républicaine. On comprend qu'il faudra faire des économies importantes. Oui ou non, est-ce que l'année prochaine sera une année blanche ? C'est-à-dire, je précise, gel des prestations sociales, les pensions de retraite, du barème de l'impôt sur le revenu ?
Alors, il y a plusieurs questions. D'abord, est-ce que l'année 2027 peut être une année où on se croise les bras sur la réduction du déficit ? Ça, la réponse, elle est non. Parce qu'il faut bien le comprendre, l'inaction, ce ne serait pas la stabilité. L'inaction, ce serait le décrochage. Si rien ne se passe, le déficit français passerait de 5,1% du produit intérieur brut, c'était son niveau, en 2025 à près de 6% en 2027 à près de 7% en 2030. Ce serait une véritable explosion du déficit. Objectif,
35 milliards d'euros d'économie l'an prochain.
J'ai eu l'occasion de dire que la France était assise sur un baril de poudre en parlant de sa dette publique. Il est urgent d'éteindre la mèche. Et c'est la raison pour laquelle ce budget 2027, malgré l'élection présidentielle, doit pouvoir continuer à réduire le déficit. Il faudrait qu'en 2026, on soit le plus proche possible des 5% de déficit public. Il faut qu'on fasse le maximum pour être en dessous des 5% en 2027. C'est vital.
Pourquoi ? 35 milliards d'euros d'économie. Je repose ma question. Est-ce qu'on aura une année blanche ? Est-ce qu'on pourra se priver d'une année blanche l'an prochain ?
Le débat sur les augmentations, les indexations automatiques, indifférenciées, il faudra effectivement qu'on l'ait parce qu'à chaque fois qu'on augmente de manière automatique et indifférenciée, parce que les situations sont très différentes dans ce que vous évoquez, mais à chaque fois qu'on le fait de manière automatique et indifférenciée, ça se fait au détriment d'autres investissements indispensables, des investissements dans l'avenir qui ont été trop sacrifiés depuis des décennies et dans le budget, dans les premiers éléments de budget que j'ai pu présenter, le 15 juillet à l'Assemblée nationale, il y a deux budgets qui augmentent de manière la plus importante.
C'est la défense et l'écologie. Ce n'est pas le plus facile électoralement parce que c'est des dépenses pour l'avenir, ce n'est pas des dépenses pour la prochaine élection, c'est des dépenses pour la prochaine génération. Mais justement, si on veut pouvoir offrir à nos enfants un avenir meilleur que celui que nous-mêmes m'avons connu, on voit bien que sur CDF, vous faites, vous travaillez sur ce projet
de loi de finances, le budget 2027, est-ce que vous allez proposer très concrètement une année blanche ?
Ce n'est pas tout à fait clair. On procède par étapes. La première étape, c'est le budget de l'État. C'est ce que j'ai pu présenter le 15 juillet. Il y a déjà les informations, notamment le ministère de la Défense et de l'Écologie. C'est très important de le rappeler avec un effort colossal des ministères. Or, Défense, le budget des ministères augmentera quatre fois moins que le niveau de l'inflation. C'est un effort colossal et qui va avec une réorganisation profonde de l'État. Parce qu'avant de demander des efforts aux Français, il faut évidemment que l'État balaie devant sa porte. Et c'est le cas aussi de réformes structurelles. Je vous donne d'ailleurs un exemple. Un exemple.
Quand j'ai été nommé ministre de l'Action et des Comptes Publics, je me suis interrogé sur la politique immobilière de l'État. Combien coûte tel bâtiment, son entretien, sa rénovation ? Est-ce qu'on peut mieux faire ? Est-ce qu'on peut mutualiser ? Vous savez la réponse qu'on m'a donnée ? Allez-y. On ne sait pas. Parce qu'aujourd'hui, dans l'État, on ne sait pas, niveau global, ce qui coûte... Ah non. Ça, le temps des audits, des rapports, etc. On en a plein les armoires. La question, c'est de le mettre en œuvre. Donc ce qu'on a fait, c'est qu'on a adopté, et je remercie qui se sont engagés au-dessus. C'est une proposition de loi à l'heure du groupe Renaissance.
Pour réorganiser complètement la politique immobilière de l'État, on crée une structure foncière unique, professionnelle pour piloter notre politique immobilière. Il y aura une première étape. Évidemment, ça se mettra en place sur plusieurs années. C'est une grande réforme structurelle. Première étape en 2027. Pareil, je vous donne un autre exemple de modernisation important. L'intelligence artificielle. Elle ne peut pas être partout sauf dans l'État. On voit très bien les gains de productivité très importants que ça permet de créer au moins d'avril.
Vous n'aviez pas, quand vous étiez agent de l'État, accès aux outils d'IA sécurisés, souverains, que vous, que ceux qui nous écoutent, peuvent avoir dans leur poche, sur leur téléphone portable. Depuis le mois de juin, on a ouvert à tous les agents de l'État un agent conversationnel, en gros, qui a dit pity, mais avec Mistral, pour que ce soit sécurisé, souverain, français, protégé. Un outil de transcription, parce que vous, comme moi, on a vu beaucoup de fonctionnaires, d'agents qui passaient beaucoup de temps à taper à la main des choses que les gens disent à l'oral.
Et je pense que ce n'est pas vraiment la raison pour laquelle ils ont rejoint le service public et c'est plutôt démoralisant. On a un outil de transcription qui est ouvert à tous les agents de l'État. Vous, comme moi, on a vu très souvent à des guichets du service public, des personnes qui parlent des langues étrangères, un agent qui, parfois, ne la connaît pas, qui a besoin d'apprendre un collègue. On a compris l'idée.
le temps passe. Oui ou non, s'il vous plaît, réponse courte. Est-ce que vous envisagez de diminuer le remboursement de certains médicaments jugés peu efficaces ? Oui ou non ?
Oui, c'est effectivement partie de ce qui est travaillé. Mais je voudrais vous dire d'abord, pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'on a besoin d'investir dans l'hôpital. On a, à minima, besoin d'investir 3 milliards d'euros supplémentaires l'année prochaine dans notre hôpital. Je crois qu'on a vu au mois de juillet à quel point les hôpitaux qui avaient été encore une fois très sollicités.
Les petits hôpitaux, Philippe Juvain propose justement de les fermer, les tout petits hôpitaux.
Ne mélangeons pas tout. D'abord, l'hôpital. Je pense que ceux qui nous écoutent veulent savoir. C'est du quotidien, c'est du concret. Je pense que ceux qui nous écoutent, ils veulent d'abord savoir pourquoi est-ce que toutes les femmes et tous les hommes politiques défilent au micro en faisant des annonces dont ensuite ils ne voient jamais la couleur. Et la raison, c'est que quand on fait des promesses et qu'on ne dit pas comment on les finance, on se moque des gens. Donc, il faut pouvoir investir davantage dans l'hôpital. Il faut continuer à le moderniser, il faut continuer à soutenir les soignants, il faut continuer à l'experger plus de 3 milliards d'euros.
Et donc, ça implique effectivement de faire des choix. C'est la raison pour laquelle ma collègue Stéphanie Riste a annoncé le relèvement des plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires. Ils sont aujourd'hui à 50 euros par an passeraient à 100 euros. 18 millions de Français ne sont par définition pas concernés. Mais c'est vrai que c'est un effort pour un certain nombre d'entre eux. Par exemple, si vous consommez 60 boîtes de médicaments par an, c'est une augmentation de 2 euros par mois.
Et c'est vrai que ça veut dire réorganiser entre l'assurance maladie obligatoire et les complémentaires les remboursements pour que les médicaments les moins efficaces soient davantage pris en charge par les complémentaires et permettent à la sécurité et permettre à la sécurité sociale d'investir dans médicaments innovants et dans l'hôpital.
Oui ou non, le crédit d'impôt recherche 8 milliards d'euros par an, on rabote ou pas ?
Oui ou non ? C'est ce que vous allez proposer. Non, mais il y a un travail qui est en cours pour pouvoir rendre tous nos dispositifs les plus efficaces possibles. Donc, on rabote ? Vous proposerez de raboter en partie ? Non, il y a un travail qui est en cours avec les organisations patronales pour savoir quels sont les outils les plus efficaces pour soutenir la compétitivité dans la période. À nouveau, à chaque fois, il y a des choix à faire. Ce travail-là, il est en cours.
David Amiel, un mot sur la présidentielle. Vous pensez quoi de Sébastien Lecornu ? Votre collègue, je ne sais pas si vous avez vu du logement, Vincent Jambras, déclare qu'il fera un excellent candidat du rassemblement pour 2027. Vous êtes d'accord avec lui ?
Sébastien Lecornu est d'abord un Premier ministre aujourd'hui pleinement à la tâche. Vous savez, quand je me projette vers l'élection présidentielle, moi, ce qui est vrai, ce qui m'inquiète, c'est au fond qu'on voit se mettre mécaniquement en place un boulevard pour l'extrême droite. Et chaque jour qui passe, souvent, les hommes et les femmes politiques vont au micro et disent les sondages, ça ne veut rien dire. D'abord, ils disent ça souvent quand les sondages ne les arrangent pas. Quand un sondage est favorable, là, on s'en prévaut plutôt.
Moi, j'observe les sondages et ce que je vois, c'est que dans plein de configurations, aujourd'hui, au second tour, Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle. Alors, ça ne veut pas dire que ce sera le cas. Sébastien Lecornu peut être une solution. Ça ne veut pas dire que ce sera le cas au printemps prochain. Mais ça veut dire une chose. Ça veut dire que dans les forces modérées, bloc central, gauche, social-démocrate, droite républicaine, il faut qu'on se réveille. Et il faut notamment qu'on puisse porter des projets, des idées qui donnent envie aux Français. Parce que si on y va, les personnalités
qui donnent aussi envie aux Français, Sébastien Lecornu, je repose ma question, est-ce que Sébastien Lecornu peut être une option intéressante ?
Mais toutes les options, par définition, sont intéressantes. Moi, j'ai eu l'occasion de le dire. Je soutiens la candidature de Gabriel Attal, qui est le président de mon parti. Je n'ai aucun doute qu'à la fin, tout le monde se rassemblera. Mais ce qui compte aujourd'hui, c'est le projet qu'on est capable de porter. Parce que si on fait une campagne uniquement sur un vote barrage, le barrage, il prend l'eau de toute part et on le parlera en 2017.
Le gouvernement qui gèle les avoirs de la chroniqueuse russe, Xenia Federova,
pour six mois, vous confirmez ? Oui, je le confirme. Et c'est complémentaire avec les mesures d'expulsion qui ont été prises par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. Je pense qu'il faut être évidemment intransigeant sur les principes. On a en France des visas talents, on n'a pas des visas Poutine. Donc à partir du moment où des personnes alimentent une propagande qui est contraire aux intérêts fondamentaux de la nation, ils n'ont rien à faire en France.
Un grand merci David Amiel, je répète à la ministre de l'Action et des Comptes Publics d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Je vous souhaite une excellente journée. Il est 8h29, on file dans un instant les infos.
David Amiel