Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 30 novembre 2022 4 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

Les histoires du bal - les bals de l’histoire - L’Oeil de Pierre Lescure - C à Vous - 30/11/2022

Source d'origine 1 locuteur

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07PrésentateurFait
    « qu'on appelait le Maestro du cinéma italien de l'époque. »
  • 0:22PrésentateurFait
    « En 1981, bien avant le film, une troupe française de théâtre très talentueuse, le théâtre de Campagnol, »
  • 0:47PrésentateurFait
    « décide d'en faire un film avec la troupe française qui avait créé le bal. »
  • 1:21PrésentateurFait
    « Le Front populaire, vous allez voir dans ce spectacle, c'est vraiment beau et émouvant. »
  • 1:40PrésentateurFait
    « Vous allez découvrir cette France du Front populaire aux années 80. »
  • 2:10PrésentateurFait
    « la salle de bal est alors le témoin des familles effrayées qui fuient leur appartement quand la sirène hurle de se mettre aux abris pendant la victoire éclair des Allemands avant l'occupation. »
  • 2:17PrésentateurFait
    « le personnage principal, c'est la salle de bal. »
  • 2:59PrésentateurFait
    « je me suis rendu compte que dès 1983, bien avant le MeToo d'aujourd'hui, Ettore Scola filmait dans son bal une sorte de Wendstein Frenchy qui venait importuner les danseuses. »
  • 3:48PrésentateurChiffre
    « Il faut rappeler tout de suite qu'en 84, il obtient 3 Césars, le meilleur film, le meilleur réalisateur pour Ettore Scola et la meilleure musique pour Vladimir Kosma, qu'on ne présente pas ici. »
  • 4:00PrésentateurFait
    « Ettore Scola, qui nous a quittés en 2016, à l'âge de 84 ans, était un homme drôle, extrêmement intelligent, cultivé, un intellectuel européen magnifique. »
  • 4:14PrésentateurFait
    « Et je vous rappelle que c'est lui qui, avec la nuit de Varennes, a le mieux filmé la fuite de Louis XVI. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Alors forcément les deux garçons, j'ai pensé à vous et à votre film Maestro en décidant de vous parler ce soir des Torescola, qu'on appelait le Maestro du cinéma italien de l'époque. Mercredi prochain, après avoir applaudi votre Maestro, vos Maestros, il faudra aller voir le bal des Torescola. Vous l'avez vu sans doute Pierre, vous aussi sans doute Yvan. Je prends les choses dans l'ordre. En 1981, bien avant le film, une troupe française de théâtre très talentueuse, le théâtre de Campagnol, a proposé un spectacle qui à travers une salle de bal populaire racontait la France des Français anonymes depuis le Front populaire jusqu'aux années 80.

Ça a été un très grand succès et le metteur en scène italien tellement amoureux de la France, Torescola, voit le spectacle, décide d'en faire un film avec la troupe française qui avait créé le bal. Dans cette salle de bal, les gens vont et viennent, trinquent et dansent. Il n'y a pas une parole, mais beaucoup de regards qui en disent long. Par exemple, sur une musique de Charles Aznavour, vous connaissez, vous savez, viens, découvrons toi et moi les plaisirs démodés. Le Front populaire, vous allez voir dans ce spectacle, c'est vraiment beau et émouvant. Vous allez découvrir cette France du Front populaire aux années 80. Le Front populaire, vous aurez l'impression d'y être.

Vous allez voir, on vient d'apprendre des congés payés, on a l'impression d'une nouvelle vie, d'un oraison qui chante, la valse qui tourne, tourne comme les yeux des amoureux. Mais on ne va pas chanter longtemps, puisque la guerre va survenir et la salle de bal est alors le témoin des familles effrayées qui fuient leur appartement quand la sirène hurle de se mettre aux abris pendant la victoire éclair des Allemands avant l'occupation. En fait, dans ce film qu'on a vu, nous, parce qu'on est de la génération de l'avoir vu, mais qui ressort enfin en salle, le personnage principal, c'est la salle de bal.

Et vous allez au fil des épisodes, vous attachez à ces visages, à ces regards qui ont fait craquer Ettore Scola. Et les mêmes vous feront plus tard connaître les années rock. Et les amis, en redécouvrant le film l'autre jour, qui a été magnifiquement restauré, je me suis rendu compte que dès 1983, bien avant le MeToo d'aujourd'hui, Ettore Scola filmait dans son bal une sorte de Wendstein Frenchy qui venait importuner les danseuses. Ça a 40 ans, celui-là. 40 ans, c'est 84, 83. C'est extraordinaire. Il faut rappeler tout de suite qu'en 84, il obtient 3 Césars, le meilleur film, le meilleur réalisateur pour Ettore Scola et la meilleure musique pour Vladimir Kosma, qu'on ne présente pas ici.

Ettore Scola, qui nous a quittés en 2016, à l'âge de 84 ans, était un homme drôle, extrêmement intelligent, cultivé, un intellectuel européen magnifique. On a aimé la terrasse, on a aimé, nous nous sommes tant aimés, une journée particulière. Et je vous rappelle que c'est lui qui, avec la nuit de Varennes, a le mieux filmé la fuite de Louis XVI. Voilà, le bal, c'est mercredi de la semaine prochaine. Ah oui, à ne pas manquer.