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ChroniqueCNEWS (sur Dailymotion)· 14 juillet 2026 2 minComplaisantActualité / polémiqueSanté

Véronique Jacquier : «C'est un signe d'une grande lâcheté de faire ça au dernier moment»

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01PrésentateurFait
    « ce texte va trop loin, il est trop permissif. »
  • 1:04PrésentateurFait
    « Peut-être a-t-il été d'ailleurs sous la pression de certains lobbies. »
  • 0:57PrésentateurFait
    « c'est beaucoup trop mesuré que de simplement saisir le Conseil constitutionnel qui va peut-être retoquer deux ou trois mesures »
  • 1:11PrésentateurChiffre
    « c'était 295 voix pour 232 comptes, ça veut dire qu'il y avait 63 voix d'écart. »
  • 1:17PrésentateurFait
    « Il y a de moins en moins de voix d'écart. »
  • 1:53PrésentateurFait
    « c'est quand même le signe d'une grande lâcheté de faire cela au dernier moment. »

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Sébastien Lecornu a toujours gardé sa réserve sur cette proposition de loi concernant l'aide à mourir et ça lui a été reproché d'ailleurs, pourquoi rester aussi silencieux alors que c'est un homme qui a fait des retraites dans un monastère, le monastère de Vendry qui est visiblement charpenté spirituellement et chrétiennement. Donc ça lui a été reproché, je ne sais pas si vous avez vu sur les réseaux sociaux, ces derniers jours, il y a eu plusieurs adresses vis-à-vis de lancer à Emmanuel Macron pour lui dire de faire quelque chose. Alors le premier qui a commencé à dégainer, c'est Gérard Larcher qui je pense en conscience également a dit ce texte va trop loin, il est trop permissif.

Peut-être a-t-il été d'ailleurs sous la pression de certains lobbies. Donc je me tourne vers le Conseil constitutionnel. Et là Sébastien Lecornu fait de même en sachant, me semble-t-il, que c'est beaucoup trop mesuré que de simplement saisir le Conseil constitutionnel qui va peut-être retoquer deux ou trois mesures mais qui ne touchera pas au fond du texte qui devrait être voté demain. Je vous rappelle lors de la troisième lecture à l'Assemblée nationale, c'était 295 voix pour 232 comptes, ça veut dire qu'il y avait 63 voix d'écart. Il y a de moins en moins de voix d'écart.

Donc en fait l'enjeu pour ceux qui ne veulent pas que cette loi passe, c'est évidemment que certains députés changent d'avis. Et là peut-être que la saisine de Sébastien Lecornu pourra instiller le doute dans bon nombre de députés, c'est-à-dire que finalement ce texte, il n'y a pas de majorité, au bout de trois lectures à l'Assemblée, on n'arrive pas à se mettre d'accord. Effectivement, le chef de l'État fait du forcing. Peut-être faut-il se donner le temps de la repenser. Et c'est peut-être en ce sens que Sébastien Lecornu fait les choses. Cela dit, me semble-t-il, c'est quand même le signe d'une grande lâcheté de faire cela au dernier moment.