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interviewLe Média (sur YouTube)· 26 janvier 2026 21 min

L'EUROPE ET MACRON, PAILLASSONS DE TRUMP ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Facebook, Twitter, Instagram, Netflix, le cloud. Là, on a une dépendance, on est une colonie américaine, faut le dire. Il y a des gens en en Europe, des dirigeants et en premier lieu Emmanuel Macron hein qui a déroulé le tapis rouge à Uber, qui a parlé d'Uberisation de l'économie comme un un progrès.

Somers, mais ouais, on a laissé le le loup aller dans la bergerie. Maintenant, on se dit comment on peut faire ? Oui, le capital a une nationalité et ça, il faudrait qu'à un moment en Europe, on l'entende.

Bonjour tout le monde, je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant porché. Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que. Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça.

Et en 2025, beaucoup d'entre vous ont franchi le pas pour la première fois en soutenant le média. Un soutien historique qui va nous permettre d'investir tout au long de 2026. Alors, merci à celles et ceux qui en font déjà partie.

Et pour les autres, il est encore temps de rejoindre l'aventure et de soutenir le média durablement via l'abonnement ou un don mensuel. Notre seule force, c'est vous. Alors, rendez-vous sur soutenez.v.fr.

Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui au programme cette semaine, Trump joue avec l'économie mondiale avec le Groenland au milieu.

Tiens-t-il l'Europe dans ses mains ? C'est parti ! [musique] Donald Trump menace-t-il l'économie mondiale pour sa lubie sur le Groenland ?

Le dirigeant des États-Unis veut s'accaparer le territoire arctique autonome danois et l'Europe fait pression pour stopper l'impérialisme américain. Alors les menaces se sont multipliées. Une fois n'est pas coutume, Donald Trump a agité des droits de douane à hauteur de 10 %. contre 8 pays européens dont la France ou encore 200 % sur le champagne et le vin français.

Sauf que l'Europe détient près de 40 % de la dette américaine, des bons du trésor, des obligations, mais aussi des actions aux mains d'investisseurs, des particuliers et de fonds. Donald Trump menace de grosses représailles si les Européens vendent de la dette américaine. Et jeudi soir, le président américain a annoncé qu'il renonçait à ses menaces d'augmenter les droits de douanes pour les pays dont la France, ayant envoyé des militaires au Groenland.

Car voyez-vous, il aurait élaboré le cadre d'un futur accord sur le territoire autonome du Danemark avec Marc Ruth, le secrétaire général de l'OTAN, dont son membre les Américains et les Danois avec qui il venait de s'entretenir à Davos raconte Politico. Le journal dit moi le revirement américain a un peu soulagé mais pas franchement rassuré le vieux continent. Le président des États-Unis multiplie aussi les pressions politiques sur la Fed, la réserve fédérale américaine et son président Jérôme Porwell pour qu'il baissent les taux d'intérêt. "On a des armes en Europe et on doit être prêt à les utiliser", affirme Roland l'escur, ministre de l'économie française.

On va voir un petit peu tout ça parce qu'il y a beaucoup de choses. Thomas, quelle attitude là doit adopter la France et l'Europe face à Trump ? Alors la première chose qu'il faut dire et tu l'as très bien dit, euh ce qui est hallucinant c'est que oui, pour le moment, on sait pas si les choses ont changé, mais pour le moment euh Trump semble avoir un peu reculé sur la question du Groenland parce qu'il a discuté d'un accord avec quelqu'un qui n'est pas du Groenland, qui n'est pas européen, qui n'est pas du Danemark, mais qui est Marc Rut, qui est à l'OTAN.

Donc quel est enfin il est à l'OTAN très bien, mais en quoi son rôle est de discuter de choses qui qui ne concernent qu'indirectement ? Et voilà, il y a une forme d'acalmie jusqu'à quand ? Parce que Trump, il peut changer d'avis, même le temps entre le temps où on enregistre et le temps où ça diffuse, il peut rechanger d'avis et annoncer les droits de dou% complètement.

Donc en fait l'Europe, la France est face à quelqu'un qui peut changer d'avis constamment. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Alors il faut vraiment comprendre que si on rentre dans une guerre commerciale, on risque d'y perdre mais les États-Unis perdront plus en réalité.

En réalité, les droits de douan qui a imposé, on l'avait dit ici, les droits de douanes qui a imposé Trump, quand on regarde les études qui ont été fait aux États-Unis, qui ont été fait en France, montre que l'impact sur l'activité va être plus fort pour les Américains parce qu'ils importent des biens qui vont payer plus cher que pour les Européens. D'où la posture européenne de ne pas trop faire grand-chose et de de laisser et de laisser aller. Mais quand on ne fait pas grand-chose et qu'on laisse aller, ça va de plus en plus loin.

Donc si on augmente la pression, qu'est-ce qui va se passer ? Bah là effectivement, on va encore plus punir l'économie américaine sur mais on va aussi nous à nous-même se faire plus mal. Donc il faut manier entre les deux, me semble-t-il, hein, sans être au cœur de l'action, mais il faut manier et la le rapport quand même de force avec un peu de pression, c'est-à-dire le coup de griffe, mais aussi la caresse parfois parce que il parle et puis il est content et puis hop, ça on passe à à autre chose.

Faut pouvoir manier les deux et après il faut absolument euh aller, c'est là que on va parler de ça là, qu'il va y avoir des complications à mon avis au niveau européen, mais aller aussi sur un plan pour être beaucoup plus moins pour être beaucoup moins dépendant des États-Unis sur certains secteurs importants. Oui, c'est ça. Est-ce qu'il y a des secteurs où l'Europe dépend des États-Unis ?

Bah, il y en a beaucoup. Alors, le premier où on en dépend tous, c'est le numérique. Hm hm.

Euh Microsoft, euh Facebook, Twitter, Instagram, Netflix, le cloud. Là, on a une dépendance, on est une colonie américaine. Alors, moi, ce qui me fait trop marrer en fait là-dessus, c'est qu'on a eu beaucoup d'avertissements.

C'estd que il y a des gens quand même, c'est il faut le dire, il y a des gens en Europe, des dirigeants et en premier lieu Emmanuel Macron, hein, qui a qui a déroulé le tapis rouge à Uber, qui a parlé d'Uberisation de l'économie comme un un progrès, sommet à Mais oui, avec ses sommets à Versailles et cetera. On a déroulé le le tapis rouge à ces grands chefs d'entreprise. On était fasciné par eux en leur disant "Mais venez vous installer chez nous." On a on a on a on a laissé le le loup aller dans la bergerie.

Maintenant, on se dit comment on peut faire ? Et et et on avait des alertes parce que quand quand l'Europe s'est dit en 2013, il y a quand même longtemps, l'Europe s'est dit tiens bon, on va peut-être devoir un peu demander sur le traitement des données ce que font les les gars femmes de nos données. On va peut-être mettre un cadre là-dessus, on va peut-être faire en sorte de regarder s'ils payent bien leurs impôts.

Bah le premier qui était monté au créneau et c'était Barack Obama, grand ami de l'Europe. Il est monté au créneau derrière ses gars femmes en disant "Vous arrêtez de faire ça ?" Il avait même dit, il avait même été un petit peu dénigrant face à l'Europe en disant qu'elle était pas capable d'innover et que dans ce cas-là, on devait prendre les gafes teles qu'ils sont et pas leur imposer de contrainte.

C'était Obama, c'était en 2013, c'était il y a 13 ans. Qu'est-ce qui s'est passé entre 2013 et aujourd'hui ? Absolument rien.

On a encore facilité le fait que c'est que c'est que c'estes ces géants du numérique arrivent chez nous. Donc ça c'est la première chose. Et après il y a vraiment la question de l'armement qui est très importante, mais où on a un degré de dépendance un peu moindre que celui du numérique parce que on a quand même des armées surtout en France.

Nous, on a su on a su tenir une forme de souveraineté là-dessus euh mais on reste quand même très dépendant. Et après, la dernière des choses, il y a aussi tous les services de paiement internationaux où on est très dépendant des États-Unis. Donc c'est c'est c'est assez problématique hein.

C'est et chaque fois que l'Europe de l'Est où où les les les pays du Nord, le Danemark, la Suède achète de l'armement américain, ils achètent de l'armement américain, bah dont dont les les les données sont appartiennent encore aux Américains qu'on peut limite contrôler à distance et cetera. Donc on se met encore plus dans la dépendance des États-Unis. Donc il faut faire très attention sur ce secteur mais on aurait pu y penser bien en amont et ça n'a jamais été fait.

Oui, parce que les libéraux adorent dire oui vive le multinational, il faut laisser tout le monde circuler, il faut laisser la liberté aux entreprises. Mais est-ce que dès qu'il y a une petite crise comme ça, enfin petite mais parce que là c'est des menaces et cetera, mais dès qu'il y a une crise, on voit bien que les multinationales, elles ont un drapeau derrière. Exactement.

Mais tu as tu as entièrement raison. Les libéraux il partent du principe que multinational n'a plus de nationalité. Les dirigeants recherchent leurs profits.

D'ailleurs, ils nous font le coup dès qu'on dit "On va augmenter les impôts, ils vont se tailler." Ils s'en foutent de la de de de la France. Le marché est mondial. il y a plus de nationalité.

Sauf que euh quand on est en 2013 sous Obama, quand on a attaqué un peu les gars femmes, bah là il est monté au créneau. Aujourd'hui, c'est Trump qui monte au créneau et voilà qui pour défendre ses entreprises. Il faut pas les toucher, il faut rien faire.

Il interdit à un commissaire européen comme monsieur Breton de venir sur le territoire parce qu'il a voulu taxer les gafarmes. On on en est là. Donc euh oui, le capital a une nationalité et ça, il faudrait qu'à un moment en Europe on l'entende.

Mais quand vous avez des des compagnies euh françaises qui s'associe avec Elon Musk, avec Starlinks et cetera, et quand vous avez des compagnies euh euh européennes qui sont hyper contents de faire venir les les Américains, ben là, on se dit, on est un petit peu les grands idiots de la mondialisation. Mais ça, il y a il y en a qui le découvrent aujourd'hui, puis il y en a d'autres qui le disent depuis un certain nombre d'années. He voilà.

Est-ce que les Européens, parce qu'on dit l'Europe mais en fait à la fin quand il y a des crises, on sait très bien qu'il finit par payer, est-ce que les Européens sont en danger là parce qu'on est un petit peu balloté entre les États-Unis, la Chine, la Russie ? En fait, le problème de l'Europe, c'est que elle a elle a énormément de richesse, il faut le dire. Elle a énormément aussi de de capacité d'industrie.

Euh mais en fait, elle n'est pas d'accord. Il y avait le diplomate Kissinger là qui avait dit "L'Europe, donnez-moi le numéro de téléphone parce que c'est qui le patron de l'Europe En fait, il ben voilà, il y a cinq présidences et 27 souverainetés font font pas une souveraineté. Donc quand les gens disent oui, l'Europe doit prendre en main son destin, mais à l'intérieur de l'Europe, personne n'est d'accord.

Certains vont vous dire "Moi, je vais acheter Non, mais on l'a vu" Oui, il y a une mondialisation au sein de l'Europe. Il y a une mondialisation au sein de l'Europe. Certains vont dire "Moi, je vais acheter des produits américains." D'autres vont dire euh d'autres vont dire "Non, on a on est plus proche de la souveraineté." Et d'autres vont dire "Bah non, moi ce qui m'intéresse c'est d'exporter quand même mes biens vers les États-Unis comme l'Allemagne ou comme l'Italie.

Euh donc quand on parle de souveraineté européenne, en fait, il y a la moitié qui ne veulent pas parce qu'ils dépendent de la consommation de de des États-Unis. Puis il y en a d'autres qui préfère acheter américain plutôt que acheter européen. Donc on n'est pas d'accord.

Et et d'ailleurs, est-ce qu'on a été une fois d'accord ? Pareil, il y a et on a on a eu des sur sur la guerre en Irak à l'époque menée par monsieur Bush les États-Unis, celle de de 2004. Bon, la France était contre, l'Italie était pour, l'Espagne était pour, le Royaume-Uni à l'époque dans l'Europe était pour, les pays de l'Est étaient pour.

Il a fallu, ça a été difficile pour pour la France, d'essayer de convaincre des partenaires et de dire l'Europe ne parlait même pas d'une seule voix à l'époque alors que on était en dehors d'un cadre, enfin les États-Unis allaient tout seul, il demandaient à des des pays de le suivre et et on était en dehors d'un cadre déjà à l'époque où on narrivait pas à peser géopolitiquement en disant "Non, nous sommes contre face aux États-Unis." Donc là, ça se répète, ça se répète de manière économique et c'est ça qui fait notre faiblesse en fait face à la Russie, face aussi à la Chine et face aussi à aux États-Unis. c'est que il y a pas de souveraineté européenne, il y a pas de chef de l'Europe.

C'est un assemblage de pays comme ça qui pensent différemment. Que ce soit la France ou l'Europe, est-ce qu'il y a des plans structurels, économique, industriel ? Bah là, il y a des des gens qui essayent de s'y mettre, notamment Breton que l'ancien commissaire qui va réunir des gens pour pour discuter d'un investissement public.

Ça fait des années qu'on le dit. On a pas de vision en fait. On a zéro vision.

Enfin, on on a on a on pourrait emprunter des milliards en fait l'Europe est en capacité aujourd'hui, économiquement parlant, d'emprunter des centaines de milliards d'euros euh et de les investir dans la défense si elle veut, dans dans le numérique, si elle veut créer des substituts, dans la transition énergétique, si elle veut plus dépendre des des panneaux solaires et des éol. Nous avons la capacité même supérieure parfois en terme de de si on regarde les déficits et cetera, même supérieur à beaucoup de pays, Chine probablement et et peut-être États-Unis même s'ils ont le dollar et et nous ne voulons pas le faire parce que nous avons des de forts désaccords. Alors il y a des réunions qui se font, des machins, des gens qui vont dire "Bon ben, on peut pas prendre tous les pays, on va prendre que quelques pays." Mais même les quand on prend que quelques pays, c'estàdire le bloc des des pays forts, nous ne sommes pas d'accord.

L'Allemagne et la France ne sont pas d'accord, tu vois là-dessus. Donc euh bah on peut discuter comme ça pendant 25 ans pour les convaincre, mais les autres avancent beaucoup plus vite. C'est pour ça que l'échelle à redéfinir euh et c'est pas une honte de le dire, c'est c'est l'échelle où tu as un levier d'action et l'échelle où tu as un levier d'action, c'est quand même l'échelle nationale.

On propose aux Européens, ils nous suivent pas, on le fait alors nous. Et voilà. Oui, c'est justement ce que j'allais dire.

Qu'est-ce que doit faire la France dans tout ça ? Est-ce qu'elle doit élaborer un plan industriel toute seule ? Parce que pareil, j'ai l'impression que la France depuis plusieurs années maintenant et les économistes notamment htéodoxes l'avaient l'avaient prédit mais enfin alerte sur le fait que la France est un peu gérée comme une start-up quoi, très court termiste, pas de projet de long terme, pas d'investissement, chaque eur est compé.

Ouais. Oua ouais. Non mais tu as entièrement raison. plus tu vois là où où l'Allemagne devrait être coopérative, s'il y a des sanctions, ça pèserait plus sur l'Allemagne et l'Italie qui sont des grands exportateurs qui verrai frapper mais Mercedes, nous ce serait la filière du vin.

Mais on est beaucoup moins dépendant que ces pays-là et et on joue quand même collectif avec ces pays-là. Donc ils doivent en contrepartie accepter d'autres choses. Après, s'ils n'acceptent pas, bah on utilise nos levies à nous.

On dit bah écoutez on a un déficit mais on va le creuser encore mais pour des choses bien. Enfin c'est déjà il est déjà creusé. Enfin, il est en moitié creusé pour des choses qui sont pas très bien les baiss impôts, mais là, on va le creuser pour des choses pour de l'investissement, pour se protéger, pour réindustrialiser et qui rapporte au final, il faudrait pas hésiter à le faire.

Et là, au moins on a on a des leviers, même si on a perdu la politique monétaire qui est à la BCE, mais on a un levier quand même budgétaire qu'on qu'on peut utiliser sur un espace plus petit et c'est et ce serait pas si mauvais que ça en réalité. Parce que attendre qu'on soit tous d'accord pour faire quelque chose, on va pas s'en sortir. On va pas s'en sortir.

Et on rappelle que la politique industrielle, le savoir-faire industriel et cetera, tout ça, on l'avait. On avait tout, on avait toutes les clés en main. On avait vraiment de l'or dans les mains et on a tout bazardé pour le libéralisme et le capitalisme, quoi.

Bah, on a vendu une partie d'Alstom aux Américains. Euh, on on avait on n pas cru au savoir-faire français en fait, alors qu'on avait même moi je pense au fondri parce que j'en parle souvent, mais on avait une force de fusion absolument incroyable en France. Enfin, on avait quand même énormément de savoir-faire et de gens derrière. hein et qui a payé les Français.

Voilà, on le sait mais on avait quand même des grosses ressources enfin on aurait pu vraiment développer plein de choses. Bah bien sûr, même sur même sur le digital, on avait euh Alcatel qui était numéro 1 de la fibre optique, on avait on avait même sur les premiers pas d'Internet, il y avait beaucoup de Français qui qui étaient qui étaient à la manœuvre et à un moment les Américains nous ont dépassé. Moi, je pense qu'ils nous ont dépassé aussi parce qu'ils ont mis les moyens, ce que nous n'avons pas mis.

Et puis on a ouvert la porte sur la téléphonie mobile. On avait Nokia Ericson en en Europe. On avait quand même des géants qui se sont fait avoir voilà qu' qu'on a qu'on a bradé complètement et en les et en bradant ça, on a été très innocent.

Alors je pour ma part on ne connaissait pas trop mais j'ai du mal à penser que les ingénieurs étaient aussi innocents. On a bradé toutes nos données, tout et en fait on est aujourd'hui extrêmement dépendant de ça et nos gouvernements ont peur. C'estàdire qu'il y a des pays qu'on interdit Twitter, ça a été le cas du Brésil, ça a été le cas de la Chine.

Nous aujourd'hui et peut-être ça nous ferait du bien d'ailleurs, mais au niveau de l'Union européenne, personne ne serait capable aujourd'hui de couper les réseaux sociaux, ne serait-ce que pour un mois et dire voilà si vous nous embêtez, on les coupe et et là tout le monde se calmerait et personne n'oserait faire ça. Donc on s'est laissé vraiment coloniser de cette façon-là à une vitesse folle et aujourd'hui on est très dépendant. Trump c'est pas la première fois du tout qu'il joue avec des menaces sur les droits de douan et autres.

Est-ce qu'il est en train d'un petit peu modifier les règles de l'économie mondiale là ? En fait on on a eu déjà dans l'histoire de de l'économie mondiale des droits de douanes très élevés qui étaient à 30 % à l'après-guerre. C'était des des doigts et puis ils ont diminué diminué sous Trump 1, ils ont réaugmenté à autour de 2 3 % et là les droits de dou vont être maintenant à 10 % à peu près.

C'est un peu près ça le seuil qu'il y aura en Europe qui a un seuil que l'Europe peut facilement encaisser sans trop de mal et qui fait encore une fois plus de mal aux États-Unis parce qu'ils vont acheter nos biens dont ils ont besoin notamment les médicaments en les payant beaucoup plus chers 10 % plus cher. Là là où on rentre dans une nouvelle économie c'est qu'on rentre dans une économie où aujourd'hui chacun veut jouer sa partition dans un dans un monde qu'il estime un peu fini. En fait, c'est la fin du capitalisme.

C'est-à-dire que là, on se dit bon euh il y a plus il y a plus de terres rares, il y a plus de matière premières, donc je dois aller conquérir un autre pays pour avoir des matières premières. On on en est là. Après, ce qui est ce qui est difficile aujourd'hui à comprendre avec Trump, c'est que Trump aussi euh manipule vachement l'outil statistique.

Il a viré beaucoup de gens. Donc, tu n'as pas le droit de dire à Trump écoute, il y a un problème de chômage. Ah, il y a un problème de chômage.

Donc, je te vire et je mets quelqu'un d'autre qui va dire qu'il y a pas. Et donc les statistiques américaines vont être de moins en moins crédibles. C'est ça que c'est ça qui est problématique dans l'avenir.

Donc lui va pouvoir dire America first numéro 1 mais avec des statistiques qui seront complètement bidonnées. Parce que lui là par exemple, il dit que ils ont réussi à tuer l'inflation. Euh dans les statistiques encore, on voit que l'inflation repart quand même un petit peu.

Donc on peut pas dire qu'il l'a tué. Et avec ses droits de douanes, ça ça repart. Mais euh si tu n'es pas d'accord avec lui, il te change.

Donc euh l'outil statistique va être de plus en plus difficile pour les comparaisons euh au niveau américain. Mais moi, je reste persuadé que derrière les rapports de force qui font peur à tout le monde, il est vrai que l'armée américaine est difficile de s'y opposer dans le monde, mais derrière ces rapports de force, euh l'économie américaine et notamment pour les classes moyennes et les classes pauvres va être plus compliqué sous Trump. Et d'ailleurs, on voit même que dans les sondages, c'est plus comme avant parce qu'il avait dit qu'il se concentrerait sur ça et en fait, il se concentre sur des des projets plutôt internationaux dont les Américains ne voulaient plus.

Les dirigeants de l'extrême droite favorisent le libéralisme et les grandes entreprises. Bon, c'est pas trop une surprise. Oui, c'est pas une surprise.

Oui, c'est pas Oui, c'est pas Mais il y a des gens qui tombent encore dans le piège. Mais qu'est-ce que Quel est le rôle des grandes entreprises dans cette crise ? Est-ce que parce que les grandes entreprises européennes ou françaises pourraient aussi jouer la carte du moi je j'ai mon drapeau et je défends mon pays ?

Mais ils sont déjà partis. Il y a eu un changement quand même là du MEDF qui m'a assez étonné. C'était que le MEDF au début a dit "Bon, il faut faire comme tous les grands patrons disaient, il faut faire un grosso modo comme Trump, il baisse les impôts." Ce qui se passe au Bernard Ano l'avait dit au moment euh de la taxe Zucman. ce qui se passe aux États-Unis, c'est dingue.

Nous, on pense à taxer et tout et là euh l'ensemble du patronat français, allemand, italien a dit quand même que sur Trump, fallait être fallait tenir des mesures un peu un peu fortes. Donc est-ce que c'est le début, j'ai du mal à y croire, mais est-ce que c'est le début d'un d'un changement ? Euh ce ce serait bien que les que les patrons européens comprennent que ben derrière eux, il y a quand même des états et que dès qu'il y a des problèmes, ils vont sonner à la porte de leur état, hein.

C'est ce qu'ils ont fait pendant le Covid. Et c'est voilà avec toutes les aides aux entreprises et c'est ce qu'ils ont fait pendant le Covid et c'est ce qu'ils ont fait pendant la crise de de 2008. Donc ça ça encore une fois, moi je pense c'est aussi au chefs de l'État à à leur faire comprendre que quand on donne de l'argent, il y a des contreparties et c'est pas que des appels, c'est pas que on cadre à favoriser pour que tout aille bien.

Voilà que des Bruno demandent que derrière il y a un truc beaucoup plus profond et c'est quelque part Trump c'est ce qu'il fait un peu alors il leur baisse les profits et cetera, mais il leur demande aussi de marcher droit quoi. Mais ça montre aussi que Trump sur le plan économique et d'autres hein mais là on parle d'économie, il est pas il est pas très fiable en fait, il est pas très construit. Moi, c'est c'est ce que disent oui, c'est très clair qu'on a du mal à à voir où est-ce qu'il veut où est-ce qu'il veut aller à part mettre des droits de douanes.

Mais moi, je pense que le bilan sera fait. Les droits de douanes sont là, ils pensent que ça va réindustrialiser. Je pense pas que ça va réindustrialiser.

Euh, il a réussi à avoir de à faire deux trois trucs comme ça au niveau international qui qui il dit partout il passe, c'est la paix. C'est un peu plus compliqué que ça. Voilà, c'est un peu plus compliqué que ça.

Donc non, moi je suis persuadé que l'économie américaine va va sortir. L'économie américaine a toujours été gagnante. Quoi qu' il dit l'inverse.

Mais tout a été fait pour qu'elle soit gagnante. En premier lieu, le dollar quand même qui est la monnaie internationale qui devait être adossée sur l'or et qui qu'ils ont refusé d'adosser. Donc il ils sont gagnants depuis toujours.

Ils ont réussi à à imposer, on va dire, un un un un système économique mondial qui leur été extrêmement favorable parce qu'ils étaient dominants sur un certain nombre de secteurs. Et quand on regarde l'ensemble multinational, vous en avez les 10 premières, c'est quasiment que des américaines. Enfin, il y en a peut-être deux deux autres américaines, vous en avez huit américaines.

Donc il a réussi à s'imposer à à faire en sorte que le système profite à ça. Et là maintenant, il dit en fait que c'est c'est eux qui perdent. C'est complètement faux.

Donc moi je pense que l'économie américaine sera beaucoup plus faible à la sortie de Trump qu'elle ne l'était quand ils y sont entrés. Et face à ça, il y a beaucoup de choses là qui récupère de ce qu'avait fait Biden en disant que c'est lui. Mais bon voilà.

Et pour finir, comment l'Europe et la France doivent gérer en même temps d'avoir un un leader qui a une des plus grosses enfin la plus grosse économie mondiale et en même temps qui est pas très fiable et en même temps qui menace et en même temps se défendre. Enfin comment doit agir la France et l'Europe ? L'Europe doit retrouver Non mais moi je pense que on doit retrouver de l'indépendance de l'indépendance sur des sur des ce qu'on appelle du stratégique.

Et là quand je vois que toute l'économie a été faite, l'économie dite moderne a été faite à l'aide d'Internet, la consommation d'électricité maintenant avec tout se fait à l'aide à l'aide d'Internet donc avec une forte dépendance des États-Unis, je trouve que là-dessus on est on a trop cru que voilà les multinationales, elles étaient indépendantes et que elles étaient là pour nous et quand on les faisait bosser, elles étaient contentes. Là, on se rend compte que quelqu'un peut racheter Twitter et l'utiliser comme une arme politique et donc c'est plus tout la même chose qu'avant. Euh donc il faut retrouver de l'indépendance là-dessus, mais pour retrouver de l'indépendance, faut faire des investissements, des investissements publics et il faut que là les gens veulent bien faire ça.

Et quand on regarde les débats qu'il y a en Europe aujourd'hui et en France, oui, c'est austérité, déficit d'êt. Austérité, déficit, dettes, il y a que ça. Et aux États-Unis, on le rappelle souvent ici, dettes supérieur, déficit supérieur, ils en ont rien à faire, ils avancent.

En Chine, pareil, ils réhaussent leur déficit [musique] quand ils en ont besoin. Nous, il faudrait qu'on sache jouer de manière un peu plus pragmatique avec la politique budgétaire et également avec la politique monétaire comme le font tous les autres pays, ce qu'on ne fait pas. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter en 2025.

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