Maud Bregeon appelle à stopper les blocages agricoles : «C'est une folie que d'adopter ce ton», d
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 10 %Défensif 90 %
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13h 14h Europa info. Ayez 13h21 Kelly Mathias, l'heure d'accueillir vos deux chroniqueurs du jour pour décrypter l'actualité de ce vendredi 19 décembre. L'avocat essayiste Gill William Gonadel et le directeur adjoint de la rédaction du journal du dimanche Raphaël Stinville.
Soyez les bienvenus. Merci. On va commencer parler de la colère des agriculteurs.
Vous avez entendu le journal de 13h. Charles Willi Bonjour. Bonjour Clélie.
Vous êtes le correspondant d'Europa en Occitanie. Vous vous trouvez à Tarrascon sur Ariège. Alors, dites-nous, est-ce que les agriculteurs ont l'intention de plier bagage ou est-ce que les blocages continuent et vont se continuer ?
Vont continuer, pardon. Pour tout vous dire, ici beaucoup d'agriculteurs présents à ce barrage de Tarascon sur Ariège ont les yeux vissés sur leur smartphone parce que ils regardent d'abord les chaînes d'info en continu comme ces news et surtout sont en contact avec leurs représentants syndicaux qui sont en ce moment à Paris pour parler avec notamment Annie Jeunev et Sébastien Lecornu. Alors ce qui se dit ici c'est tout simplement que si il n'y a pas la fin des abattages massifs dans les cheptel à l'issue de cette journée, et bien ils resteront ici et c'est pour cette raison qu'ils n'ont pas du tout l'intention de lever le camp à part à part s'il y a une intervention de la préfecture avec des forces de l'ordre qui arriveraient c'est possible également.
Charles, qu'est-ce qu'il pensent autour de vous ces agriculteurs de la gestion de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse ? Alors, l'argument principal et la revendication principale ici, c'est bien sûr l'abattage massif. Beaucoup ne comprennent pas qu'on puisse tuer, comme c'était le cas par exemple il y a une semaine en Ariège, qu'on puisse tuer bon plus de 200 bêtes alors qu'il n'y en a que quelques-unes de malad.
Euh ici, les vaccins ont commencé, il y a eu dans ce département de l'ariège à peu près 20000 vaccinations à date à ce jour. Et c'est vrai qu'actuellement beaucoup réclament la fin des abattages massifs. Et pour tout vous dire, certains me disent hors micro que s'ils ont des vaches malades dans leur cheptel, ils vont garder cette information pour eux afin de ne pas risquer d'abattage massif.
Donc c'est ça aussi la menace qui pèse dans cette région, c'est que il se pourrait qu'il y ait des animaux malades et que personne n'en sache rien à cause de cette épée de Damocles et de cette menace que représente l'abattage massif. Merci beaucoup Charles Lilier. On suit avec vous bien sûr les les blocages notamment dans cette région du sud-ouest.
La parole à présent à Raphaël Stinville et Gill William Golnadel. Raphaël Stinville, je sais pas si vous avez entendu ce reportage dans le journal de trésor à Écle dans le Jura. C'était un exemple d'un d'une gestion de crise de dermatose nodulaire contagieuse, mais une crise qui s'est qui a été bien géré au final.
Pourquoi ? Parce qu'il y a eu beaucoup de dialogue, il y a eu beaucoup de transparence, il y a eu énormément de solidarité. C'est-à-dire que tout le village, 200 habitants écl dans le Jura, s'est mobilisé autour des exploitants et des exploitations pour les aider à surmonter cette épreuve car c'est à chaque fois une épreuve, on ne le répètera jamais assez.
Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce qu'il y a euh est-ce qu'il y a à la fois des services publics et on va dire des élus qui ne font pas leur boulot ? Est-ce qu'il y a des je sais pas moi un mot d'ordre étatique qui ne qui ne suit pas ou est-ce qu'il y a deux agricultures, deux régions différentes ?
Qu'est-ce que vous voyez là dans ces cas particuliers ? Ben, c'est sûr qu'il y a il y a il y a probablement des différences entre les territoires et euh et euh des gestions qui sont peut-être plus humaines avec une écoute qui permet euh à défaut de faire passer la brutalité de de ces abattages massifs, mais en tout cas qui permet d'accompagner ces ces agriculteurs qui sont déjà euh Oui. en pleine détresse qui voit les les problèmes s'accumuler et cette cette épidémie les fragilise encore davantage.
Mais c'est sûr que ce que l'on voit quand même, c'est que le gouvernement, malgré le discours rassurant d'Annie Jeunev qui espère encore et toujours une une sortie de crise, cette brutalité qui s'impose à tous, cette ne passe pas parce que je pense que cette crise vient se surajouter à d'autres crises qui est qui qui ne font que souligner cette crise existentielle en fait de l'agriculture française ou des agricultures en tout cas notamment de l'élevage parce qu'il a plusieurs c'est bien dire des agricultures, je qui est vraiment la la première concernée par cette cette oui cette remise en cause d'un d'un modèle euh qui qui aujourd'hui ne leur permet plus de vivre ne leur permet plus de vivre. Mais cette dureté, beaucoup de gens ont du mal à la comprendre vis-à-vis des agriculteurs. Là, ce matin, le gouvernement disait ne qu'il ne tolérerait plus de nouveaux blocage.
Oui, mais c'est c'est euh je pense que c'est c'est une folie euh que de que d'adopter ce ton définitif avec ces agriculteurs qui ont un attachement viscéral à à leur bête, de leur imposer ce cet abattage massif. Moi, je je ne suis pas je ne suis pas vétérinaire. Euh j'ai pas euh la de solution miracle, mais je pense que la manière dont le gouvernement aujourd'hui euh sarqueboute sur ses certitudes euh sans entendre la détresse véritable de de des agriculteurs euh nous conduit à l'impasse et à un renforcement probablement de de ce mouvement.
J William Gonnadel. Oui. Euh je suis je suis avoue que je suis un peu écartelé dans ces histoires parce que bien évidemment ma sympathie va aux agriculteurs qui sont tellement malmenés depuis des années.
J'observe que au rebour de l'Espagne et de l'Italie le le la agricultures français vont de plus en plus mal. Ça n'est pas quelque chose de caractéristique à toute l'Europe. Il faut déjà le comprendre.
Euh et puis ce gouvernement m'inspire une une sympathie très limitée, mais comme je m'essaie toujours à l'honnêteté intellectuel, c'est une affaire compliquée. On peut pas la traiter avec démagogie. Je le ce gouvernement d'abord j'ai beaucoup de respect pour madame Jeunevard mais ce gouvernement n'est pas responsable comme il l'a été dans l'affaire du Covid où il n'était pas prêt, il y avait pas de masque, il y avait pas de vaccin, il faisait venir les Chinois de Chine alors qu'on savait que le là c'est tout à fait différent.
Cette affaire est brutale et il y a des obligations terribles par rapport justement à la stupidité européenne. C'est pas comme dans le Mercossur et puis la science, les vétérinaires que je considère pas comme des ennemis euh préconise effectivement l'abattage en question. Et je peux vous dire que le euh végétarien qui vous parle est encore plus meurtri quand il voit des des vaches souffrir.
Donc mais parce que je ne suis pas démagogue sur le fond, il ne faut pas simplifier cette affaire. Yeah.