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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 19 juin 2025 158 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseSantéRetraites

Questions au Gouvernement du 18 juin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 41 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00RelanceRéponse partielle

    La France doit-elle prendre des sanctions économiques contre Israël pour son attaque contre l'Iran ?

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    Quand et comment la France atteindra-t-elle les 3% du PIB pour la défense ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures pour transposer le déclassement du loup en droit français ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures pour rapatrier les Français bloqués en Israël et en Iran ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Comment protéger les Français en Iran et organiser leur évacuation ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    La France peut-elle contribuer à une désescalade au Moyen-Orient ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:00Le CarvéFait
    « L'Iran ne peut pas avoir l'arme nucléaire et menacer Israël de son existence dans ces conditions. »
  • 25:00Dominique deègeChiffre
    « La France souhaiterait affecter 3 à 3,5 % de son PIB à la défense. »
  • 52:30Ministre des comptes publicsFait
    « La clause de sauvegarde sur l'importation d'acier est maintenant en œuvre au niveau européen. »
  • 2:00Fait
    « Donald Trump fait un deal. Il pense que dans cette histoire il va déployer ses forces. »
  • 6:00Chiffre
    « En 1970, il y avait 3000 centenaires. Aujourd'hui, on en a 42000. »
  • 18:00Chiffre
    « On est à la recherche de 40 milliards d'euros pour l'année prochaine. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour à tous. Très heureuse de vous retrouver sur public Sénat pour les questions au gouvernement. Une émission spéciale cette semaine alors que Rouslan Stéphan Chou, le président du Parlement ukrainien vient de s'exprimer solennellement dans l'hémicycle. l'actualité internationale.

La guerre en Ukraine, mais aussi et surtout la guerre entre Israël et l'Iran vont être au cœur de cette séance de questions au gouvernement. Vous allez pouvoir la suivre cette séance en direct en intégralité et avec notre équipe de journalistes avec Alexandre Poussard qui se trouve salle des conférences pour de nombreuses interviews à son micro et Quentin Calmet dans l'hémicycle du Sénat pour l'analyse et pour le décryptage. Alors, je le disais, le président de la radar, Rouslan Stéphan Chou, s'est exprimé à l'instant dans l'hémicycle du Sénat, Quentin et dans un discours solennel, il a salué, je cite, le rôle historique que la France joue à l'égard de l'Ukraine.

Voilà, Ruslan Stéphan Chou qui a dit "Je remercie le peuple le peuple français, le grand peuple français d'avoir abrité nos citoyens pour la solidarité et l'empathie pour ces fantastiques actes d'humanisme." Rouslan Stéphanchou qui a insisté sur le rôle de la France. Aujourd'hui, la France joue sans exagération un rôle historique dans la vie de l'Ukraine.

Votre leadership a donné un élan puissant à tous les autres partenaires de l'Ukraine. Écoutez un extrait du discours il y a quelques minutes du président de la RAD, le Parlement ukrainien ici au Sénat. Au nom de l'ensemble du peuple ukrainien, permettez-moi remercier sincèrement le Sénat et chacun d'entre vous, chers amis, la France tout entière. pour le soutien inestimable que nous permet aujourd'hui de continuer à nous battre.

Cher Sénat, il y a quelques heures avec un grand ami de l'Ukraine, le président du Sénat français, Gérard Larcher, nous avons rendu hommage à la mémoire du célèbre général de Gaul. Je parle de Charles de Gaul et je pense à l'Ukraine depuis près de 3 ans 3 ans et demi. Ma patrie résiste à cette agression brutale et non provoquée.

Elle résiste au nouveau fléau du 21e siècle qui vient de l'est pour tuer et conquérir pour piller. Voilà, c'était la deuxième visite aujourd'hui du président du parlement ukrainien au Sénat après celle de février 2023. Toujours la même émotion d'écouter le président d'un parlement d'un pays en guerre, ce qui est très rare dans l'histoire du Sénat.

Gérard hein qui a dit aujourd'hui l'Ukraine n'est pas seule. À vos côtés, notre responsabilité est grande. La séance qui d'ailleurs ouverte par un hommage, une standing ovation des sénateurs pour rendre hommage au courage et à la détermination du peuple ukrainien.

Et pendant que les sénateurs applaudissaient, on voyait le président de la radia ukrainienne la main sur le cœur Tam qui saluait tous les sénateurs présents dans l'hémicycle. Merci. Merci beaucoup Quentin et Roselan Stéphan Chou sera tout à l'heure notre invité spécial interview exclusive à 17h15 dans le débrief des questions au gouvernement.

En attendant, on prend la direction de la salle des conférences. Votre premier invité Alexandre est vice-président du Sénat sénateur union centriste de la Haute Savoie. C'est L carvé.

Bonjour Le carvé. Bonjour. Rouslan Stéphan Chou l'a dit dans son discours.

Je pense au général de Gaul et je pense aussi à l'Ukraine. Qu'est-ce que vous avez ressenti lors de ce discours ? J'ai eu la chance d'accompagner le président Stéphan Chou avec le président l'archer devant la statue du général de Gaulle sur les Champsélysées tout à l'heure de le rencontrer aussi avant même cette séance et d'assister à son discours dans l'hémicycle.

C'est un discours extrêmement construit, extrêmement fort, très émouvant, qui nous montre que la situation de l'Ukraine est toujours une situation très inquiétante et qui montre que on en est pas encore rendu à une situation de ne serait-ce que de discussion de paix et qu'aujourd'hui la guerre continue en Ukraine, elle continue à Kief et que d'une certaine manière la France par la voix de l'une de ses chambres parlementaires, le Sénat et le président Stéphan J rencontrera aussi la présidente de l'Assemblée nationale témoigne de la solidarité du pays avec le les Ukrainiens, leurs représentants et en particulier la radar ukrainienne. C'est-à-dire que malgré ces remerciements, ses ces honneurs rendus par le président de la radar à la France dans le soutien français à l'Ukraine dans ce conflit, et bien aujourd'hui sur le front, l'Ukraine est en difficulté et a vécu lundi l'une des pires attaques de ce conflit à Kiev avec un bilan actuellement de 28 morts. Oui, avec des attaques qui qui touchent euh les populations civiles, qui touchent des immeubles d'habitation et qui montent d'ailleurs de manière euh totalement explicite vis-à-vis de de de vos téléspectateurs qui pourraient encore douter de ce que fait Vladimir Poutine, c'est qu'en fait on n'est pas du tout dans une logique de trouver des les voies et moyens d'un accord entre la partie russe et la partie Ukraine.

Au contraire, l'agression continue et évidemment la pression est toujours aussi importante sur sur l'Ukraine, sur son armée et aujourd'hui, c'est une manière de rappeler ce que la France a fait depuis le début de l'agression et ce que la France continue de vouloir faire au côté de l'Ukraine, au côté de l'Union européenne, au sein de l'OTAN pour soutenir nos amis ukrainiens dans cette affaire. Alors, il sera question euh d'un autre conflit cet après-midi lors de la séance de question et d'actualité au gouvernement, au Sénat de la guerre qui a éclaté entre Israël et l'Iran après euh l'attaque israélienne contre le régime de Teran euh vendredi. Les frappes entre les deux pays se poursuivent et le président français Emmanuel Macron ne soutient ni condamne ces frappes israéliennes qui ont déclenché cette guerre.

Est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû soutenir davantage Israël dans cette démarche ? Ce qui est certain, c'est que la France ne peut pas se tenir du côté des MOLA et des Ayatolas de Tréran. C'est un régime qui date depuis 1978 qui est un régime dictatorial qui a euh infesté le proche et Moyen-Orient de proxy et qui aujourd'hui est euh la puissance régionale qui soutient le terrorisme avec les outils, avec le Hamas, avec le Esbola.

Et donc c'est vraiment un régime aujourd'hui qui n'est pas un régime respectable et qui ne tient pas parole. L'Iran ne peut pas avoir l'arme nucléaire et menacer Israël de son existence dans ces conditions non ? Alors la question fondamentale qui que vous posez qui est intéressante, c'est quelle est la place du multilatéralisme et de la diplomatie là-dedans ?

Je crois qu'on a quand même essayé ça pendant des années et que depuis 2 mois des discussions existent avec les Américains. Ces discussions n'aboutissent pas. Et Israël a pris la responsabilité sans doute avec d'ailleurs d'ailleurs une forme de bienveillance américaine, a choisi de de frapper et d'ailleurs les la contre-attaque iranienne montre que ils n'ont aucune volonté non plus de négociation et de discussion sur la seule question qui doit nous intéresser qui est la question nucléaire.

Et donc alors donc est-ce qu'on doit soutenir cette attaque israélienne qui a déclenché cette guerre ? aujourd'hui à choisir entre enfin comment vous dire il c'est pas à choisir c'est qu'il n'y a pas de choix possible entre le régime des mola et et Israël qui se bat pour simplement sa survie son existence dans au proches et au Moyen-Orient. Donc évidemment la France ne peut pas condamner en soi un pays qui se défend son existence.

On est le 18 juin hein et on est on est le 18 juin. D'où ce parallèle fait par le président de la radar entre le général de Gaul et la résistance ukrainienne actuellement. Merci beaucoup le Carvé pour toutes vos réponses.

Merci. Merci beaucoup Alexandre. Et on va aller à nouveau dans l'hémicycle du Sénat rejoindre Quentin pour dire un mot du menu de ces questions au gouvernement qui vont avoir une forte tonalité internationale bien sûr notamment après le début de sa guerre entre Israël et l'Iran.

Oui, tout à fait. On compte pas moins de cinq questions sur ce sujet de ce conflit ouvert entre Israël et l'Iran avec différents angles d'attaque. On va voir par exemple les écologistes réclamer que la France fasse respecter le droit international.

Il faut refuser la loi du plus fort, vont dire les écologistes. On va avoir plusieurs questions aussi sur le sort de nos ressortissants français dans la région. Comment organiser leur rapatriment ?

Ce sont les questions ainsi des indépendants Républiques et territoire, le groupe de Claude Maluret ainsi que du RDSE, ce groupe à la majorité de radicaux, les LR et les socialistes qui vont également interroger le gouvernement sur ces questions du conflit entre Israël et l'Iran. À noter un autre sujet majeur, le conclave sur les retraites. La gauche qui va monter au créneau avec des questions des socialistes et des écologistes alors que le conclave a été rallongé d'une journée le 23 juin.

C'est donc lundi prochain. Il devait originellement s'arrêter hier ce conclave, mais aucun accord ne se dessinait entre partenaires sociaux et être pas sûr d'ailleurs que les différents partenaires sociaux et bien ne parviennent à trouver davantage un accord la semaine prochaine. les partenaires sociaux qui ont même émis des doutes que et bien ils soient bien présents la semaine prochaine et aussi des doutes sur le fait que les parlementaires puissent voter ce qui avait été négocié entre partenaires sociaux par exemple on a entendu le MEDDEF douter que la hausse de la CSG pour les retraités les plus aisés puisse être adoptée en séance s'il devait y avoir un texte ensuite.

On va donc voir des questions des parlementaires à l'exécutif sur la suite à donner à ce conclave qui doit donc encore être réuni une journée. On a vu Gérard Larcher quitter le bureau de départ. La séance qui va commencer d'un instant à l'autre ici.

Tout le monde est prêt. En fait, il y a eu et bien cette ce discours, cet hommage à et bien Russel Stéphan Chou à 14h. Les parlementaires, les sénateurs sont restés dans l'hémicycle.

Ils étaient donc prêts depuis plusieurs minutes. Général Archer qui s'installe maintenant au plateau pour la séance des questions au gouvernement qui va commencer d'un instant à l'autre à partir de 15h comme tous les mercredis. On va suivre en direct sur Public Sénat.

C'est parti. La séance est reprise. Monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, nous allons aborder les questions d'actualité au gouvernement.

Je rappelle à chacun la nécessité du respect à la fois les uns et des autres et du temps de parole. J'excuse le premier ministre qui devra quitter le Sénat vers 15h15 en raison de la convocation par le président de la République d'un conseil de défense et de sécurité nationale à l'Élysée cet après-midi. J'ai le plaisir de saluer la présence en tribune d'honneur d'une délégation du Magilis Alchoura d'Arabie Saoudite conduite par son excellence monsieur Mohammed Hal Humedi, président du groupe d'amitié Arabie Saoudite France.

La délégation est accompagnée par notre collègue Olivier Cadic, président du groupe d'amitié France Pays du GOF, ainsi que notre collègue Mire Conte Jobert, présidente déléguée pour l'Arabie Saoudite. Elle s'est entretenue ce midi avec le groupe sénatorial d'amitié. En votre nom à tous, je souhaite une cordiale bienvenue à la délégation saoudienne au Sénat de la République.

Un excellent séjour en France en cétant troublé, je dois le dire, dans l'ensemble du Moyen-Orient. Notre ordre du jour appelle les questions d'actualité au gouvernement. Nous sommes retransmis sur Public Sénat et je vais donner la parole à notre collègue le président Guillaume Gontard pour le groupe écologiste solidarité et territoire.

Merci monsieur le président, monsieur le premier ministre. À Kief, à Gaza, à Teran, à Telvive, le fracas des bombes raisonne et le sang coule. Les victimes, notamment civiles, se comptent par milliers.

Depuis 2022, sous la pression des empires, des nationalismes et des fous de Dieu, l'horreur de la guerre a ressurgi dans toute leur Asie. Dans ce chaos mondial, la France et l'Europe ne doivent avoir qu'un seul cap : la défense du droit international, la souveraineté des peuples et l'équilibre entre les puissances. Au nom du droit, nous dénonçons l'agression russe et réaffirmons notre soutien plein et entier à l'Ukraine représenté par le président de Sarada, Rouslan Stefanchou, que je salue.

Au nom du droit, nous dénonçons la détention d'otage par le Hamas et les Mola. Au nom du droit, nous dénonçons le génocide à Gaza et la colonisation de la 6 Jordanie. Au nom du droit, nous dénonçons le non respect par le régime sanguinaire iranien du traité de non prolifération nucléaire.

Au nom du droit, nous dénonçons la guerre préventive déclenchée hors de tout cadre multilatéral par Israël contre le régime des Mola qui menace de dégénérer. Il n'est plus acceptable d'être mis devant le fait accompli par le bélicisme israélien et l'hératisme de Trump qui ne propose aucune issue politique et torpille de rencontres diplomatiques essentielles. Comme en 2023 avec l'Irak, la France doit affirmer son refus du magniquéisme et la loi du plus fort.

Face à l'impunité de Netaniau qui engendre le chaos, elle doit sortir du laxisme et de l'inaction. Nous devons prendre des sanctions économiques, cesser nos coopérations, appliquer les mandats de la CPI et reconnaître enfin l'État de Palestine. Nous devons appeler au cesser le feu et à des négociations pour une solution à deux États et un nouvel accord sur le nucléaire iranien.

Monsieur le Premier ministre, le en même temps diplomatique de la France est insupportable. Face à vos alternoiements, nous exigeons à nouveau la tenue d'un débat 50-1 au Parlement sur la situation au Moyen-Orient. Répondez-moi.

Pour vous répondre, la parole est à monsieur le premier ministre. Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le président Contard, avant toute chose, je veux m'excuser auprès de vous parce que je vais être obligé de quitter le Sénat, le président de la République ayant convoqué un conseil de défense et de sécurité nationale sur les événements que précisément vous évoquez. Je cherche monsieur Gontard du regard, pardon. sur le sur les événements que précisément vous évoquez.

Alors, je veux vous dire des choses très simples. Euh la France est attachée au droit, elle est attachée aux principes humanitaires et elle est attachée au bon sens. Et donc le les conclusions auxquelles nous arrivons, auxquelles le gouvernement arrive, elles sont très simples devant le constat d'un monde dans lequel la force de la loi a été remplacée par la loi de la force.

Ça a commencé en Ukraine et la guerre qui se développe en Ukraine et qui frappe le malheureux sort ukrainien, le malheureux sol ukrainien comme vous l'avez indiqué. Cette guerre-là, elle est nourrie par un certain nombre d'États. Et l'Iran est un de ces États qui arme la Russie avec des drones dont nous savons le hélas, le malheur et la mort qu'il porte en Ukraine.

Il y a l'autre théâtre de fixation de notre souci et de notre préoccupation, c'est évidemment le proche et le Moyen-Orient. Et de ce point de vue-là, la France et le gouvernement français et le président de la République ont exprimé à différentes reprises ce qu'était pour nous le caractère inacceptable de ce qui se passe à Gaza avec une population le caractère inacceptable de ce qui se passe à Gaza. Là, est prêt.

C'est bon. Oui, c'est bon. la y va on Oui, jeai pas ici souci énorme avoir à ses portes un risque aussi considérable que celui-là qui menace sa survie.

Que fait la France ? Ben, vous le savez, à Gaza, elle dit "Vous vous ne devez pas aller plus loin. Il faut rendre la liberté de circulation.

Il faut rendre la liberté d'approvisionnement à Gaza. Et en Iran, elle appelle, comme c'est diplomatiquement l'expression, à la retenu en sachant très bien les risques immenses qui sont en train d'être courus par la paix du monde et dans cette région par une déstabilisation de très longue durée. La France défend ces principes là en sachant très bien devant quel risque nous sommes, en mesurant ce risque et en décidant de joindre nos efforts comme le président de la République le fait depuis des jours à tous ceux pays du monde qui souhaiteraient que le l'équilibre et le calme reviennent.

Voilà, la politique française, elle respecte les principes, elle respecte les lois internationales, sauf pour ceux qui ont décidé ou en tout cas sans sans fermer les yeux sur ceux qui ont décidé eux de ne pas les respecter. Je vous remercie. Merci.

La parole est à notre collègue Dominique deège pour le groupe les Républicains. Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, selon les déclarations récentes du président de la République, la France souhaiterait affecter 3 à 3,5 % de son PIB à la défense. Madame la ministre, comment comptez-vous vous y prendre et à quelle échéance entendez-vous atteindre cet objectif compte tenu de la situation financière du pays ?

Alors pour vous répondre, la parole est à la ministre délégué Patricia Miranè. Merci monsieur le président, monsieur le sénateur de l'EDGE. Je vous prie d'excuser le ministre des armées qui est retenu par d'autres engagements au bourger.

En 2024, ces 47,2 milliards d'euros de crédit étaient prévus en loi de finance initiale conformément à la LPM. Ce sont au total 49,3 milliards d'euros de crédit et de paiement qui ont été dépensés en incluant les ressources extrabudgétaire et les ouvertures de crédit en fin de gestion. Pour 2025, 50,5 milliards d'euros sont prévus.

Mais la motion de censure et la mise en œuvre des services votés pendant 2 mois ont retardé le passage de certaines commandes. Au lieu de les passer à partir de janvier, la direction générale de l'armement n'a pu engager qu'à partir de début mars ralentissant donc sa capacité à contracter. Mais le gouvernement ne pouvait engager de nouvelles dépenses qu'avec l'autorisation du parlement.

Monsieur le sénateur, ce retard est en passe d'être rattrapé. La moitié des crédits d'équipement gelés en début d'année ont été libérés en avril et consommés par la DGA. L'autre moitié le sera d'ici fin juin.

Nous aurons donc un dégel intégral. Pour les commandes, le rattrapage progresse. Nous avons déjà atteint 3,2 milliards de commandes contre 4 milliards d'euros à la même date en 2024 malgré les deux lois de services votés.

En terme de paiement, nous en sommes à 10 milliards. L'an dernier, nous en étions à 9 milliards. Les équipements militaires prévus sont donc commandés et livré.

C'est ce c'est ce qui compte. Vous dire que il est évident, monsieur le sénateur, que la LPM sera respectée et qu'il y a aucun débat là-dessus et il est évident que les déséquilibres du monde s'accentuent. Avec le ministre sous l'autorité du Premier ministre, nous travaillons à adapter encore mieux notre outil de défense à ces menaces.

Soyez- en sûr. Monsieur Deège. [Applaudissements] Merci monsieur le président.

Madame la ministre, je crains que vous n'ayez pas répondu à ma question. Je vous ai posé la question suivante : quand et comment atteindrons-nous les 3 % ? Et vous me répondez sur l'exécution du budget.

Je crois que l'Assemblée de ce point de vue est suffisamment informée. J'en conclus donc que cette perspective deviendrait en quelque sorte un secret défense. C'est dommage.

Deuxème observation et vous n'avez pas du tout répondu sur ce point-là, ce sont les crédits reportés. Nous sommes passés de 38 à plus de 8 en 2 ans. Il me semble que vous pratiquez plus la cavalerie budgétaire qui relève de la fuite en avant et de l'évitement que de la cavalerie militaire qui est l'art de la manœuvre.

Et donc madame la ministre, je crois que il faut s'en tenir à ce qu'a excellemment exposé le premier ministre dans une conférence de presse où il disait que la vérité permet d'agir. Il est peut-être temps d'ouvrir les yeux sur la situation, de dire la vérité au Parlement et de prendre les bonnes décisions. Je vous remercie.

Merci. La parole est à notre collègue Bernard Bu pour le groupe du rassemblement des démocrates progressistes et indépendants. Vous avez la parole.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, ma question s'adresse à madame la ministre de l'agriculture. Le 5 juin dernier, le Conseil de l'Union européenne a acté le déclassement du loup qui passe de statut d'espèce strictement protégé à espèces protégées dans le cadre de la convention de Berne.

Cette décision a été saluée par de nombreuses associations d'élus de montagne et bien évidemment par les éleveurs qui n'en peuvent plus de voir leur travail anéanti, leurs bêtes tuées, leur quotidien miné par l'impuissance. Cette décision vise à donner aux États-membres une plus grande marge de manœuvre pour adapter leur politique de gestion des populations de loup, tout en tenant compte des difficultés croissantes rencontrées par les éleveurs notamment en zone de montagne. En France, une adaptation législative est en cours à travers la loi d'orientation agricole qui prévoit déjà certaines dérogations encadrées pour les tirs de défense.

Cette évolution du droit européen impose désormais une transposition dans le droit français pour en assurer la pleine effectivité. Elle soulève néanmoins des interrogations sur les modalités concrètes de sa mise en œuvre. Ma question est donc simple.

Quelles sont les intentions du gouvernement quant à la transposition de cette décision européenne ? Quel calendrier, quel moyen et quels critères encadreront l'évolution du cadre juridique national relatif à la gestion du loup ? Pour vous répondre, la parole est à la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire, madame Annie Jeunev.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs. Monsieur le sénateur Bernard Buis, vous le savez, je me suis toujours saisie de ce dossier du loup qui est un enjeu majeur pour le maintien de nos activités d'élevage particulièrement en montagne mais pas seulement.

Aujourd'hui, c'est un problème national. L'an dernier, ce sont plus de 4000 attaques pour 11000 bêtes tuées ou blessées. Donc c'est tout à fait considérable.

Et euh vous soulignez à juste titre le préjudice économique mais le préjudice moral que ces attaques induisent et qui ne sont plus supportables. Nous avons apporté 52 millions d'euros au soutien des vi éleveurs victimes de ces attaques et je veux redire mon total soutien aux éleveurs notamment de la drôme comme ma détermination à poursuivre et accélérer les travaux engagés depuis 3 ans. Pour cela, il fallait aboutir au déclassement du loup.

C'est désormais chose faite, vous le souligner. une avancée que la France soutenait fortement. Par ailleurs, un projet d'arrêté pris en application de la loi d'orientation d'avenir et en cours de signature, il va être signé dans les prochaines heures.

Il permettra notamment de procéder à des tirs de défense, même s'il n'y a pas d'attaque sur le troupeau. Vous souiez à juste titre que nous allons dans les prochaines semaines, les prochains mois voir l'application de la directive européenne qui va nécessairement modifier à nouveau la doctrine à l'égard de du loup pour que cette application soit conforme au droits européens et puis qui a véritablement un changement lié au déclassement du loup. Euh il y a un point précis qui concerne le comptage des loups.

Et de ce point de vue-là, je voudrais vous dire que l'OFB a mis au point une nouvelle méthode qui consiste en un recueil d'indice génétique pour apprécier au plus juste la population, la le dénombrement de la population du loup parce que c'est ça qui détermine le nombre de prélèvements. Je ne vous cache pas mon inquiétude. Dans les 6 premiers mois de cette année 2025, il y a eu beaucoup de prélèvement parce qu'il y a une forte prédation.

J'espère que nous pourrons aller jusqu'à la fin de l'année avec le nombre de prélèvements autorisés, mais en tout cas cette question de l'application de la directive européenne se fera au regard de l'évolution des prédations parce que c'est véritablement un problème majeur pour nos éleveurs et vous avez tout à fait raison d'y revenir. Je vous remercie monsieur Bui. Merci madame la ministre.

Nous attendons toutes toutes et tous cette transposition rapide, claire et efficace de cette décision européenne permettant de redonner aux éleveurs les moyens concrets de défendre leur troupeaux ainsi que la publication de l'arrêté sur le statut du chien de protection suite au vote de la loi d'orientation agricole. Je vous remercie. Merci.

La parole est à notre collègue Cédric Chevalier pour les indépendants Républiques et territoires. [Applaudissements] Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, dans le contexte de tension extrême entre Israël et l'Iran, je souhaite en associant ma collègue la sénatrice Lord Darcos et en lien avec le député de la marne de Zagby et Albertini, attirer sonellement votre attention sur la situation particulièrement préoccupante de nos concitoyens bloqués dans ces deux pays. Plusieurs ressortissants marnés, actuellement sur place, nous ont interpellé.

Inquiet et désemparés, ils demeurent sans solution concrète pour regagner notre pays et retrouver leur famille. Et comment ne pas évoquer également le sort de Cécile Coler et Jacques Paris détenu en Iran depuis mai 2022 ? Les frappes aériennes ont déjà provoqué la mort de nombreux civils en Israël et en Iran.

Les risques pour nos compatriotes sont réels et immédiats. Leur sécurité ne saurait être garantie par la seule mise en place d'une ligne téléphonique ou d'une cellule d'écoute psychologique. Faut d'instruction clair du KO.

Quelques-uns envisagent désormais des initiatives périlleuses. J'ai conscience de la complexité de la situation mais notre diplomatie doit se traduire par des actes concrets. Il appartient à la France d'être proactive en liaison avec tous les acteurs régionaux pour mettre en place des couloirs d'évacuation sécurisés. et assurer un rapatriement rapide de nos compatriotes.

Plusieurs partenaires européens ont déjà exfiltré leur ressortissant. Face à ces exemples, l'inaction française serait incompréhensible. Rappelons qu'il n'a fallu que 3 jours pour rapatrier les croisiéristes du Madeline.

J'ai confiance dans notre corps diplomatique et je tiens à rendre hommage à leur professionnalisme et leur engagement. Alors, monsieur le ministre, quelle mesure entendez-vous prendre en afin de garantir le rapatriement rapide et sûr de nos concitoyens ? Pour vous répondre, la parole est au ministre de l'Europe et des affaires étrangères Jean-Noel Barreau.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur, merci pour l'hommage que vous venez de rendre aux agents du ministère de l'Europe et des affaires étrangères qui à Teliv, à Jérusalem, à Teran exercent leur mission dans des conditions extrêmement difficiles et parfois dangereuses. et vous le savez, c'est leur mission, leur vocation et leur honneur que d'être dans toutes circonstances et en particulier plus difficile au côté de la communauté française.

C'est vrai qu'il y a d'autres pays qui ont fait le choix d'évacuer tous leurs agents. Ça n'est pas le choix que nous avons retenu parce que je l'ai dit, c'est l'honneur de la diplomatie française de se tenir au côté des communautés françaises queles que soient les circonstances. Dès vendredi dernier et le début des opérations militaires israéliennes, nous avons pris la tâche de nos ressortissants inscrit au registre, ceux qui habitent en Israël ou en Iran, pour les appeler à respecter les consignes de sécurité.

Et nous avons invité tous les Français de passage dans ces deux pays à s'inscrire sur le fil d'Arian qui nous permet de rester en lien avec eux. Nous avons ouvert une ligne téléphonique 24h sur 24, 7 jours sur 7. Je l'ai testé, elle fonctionne et nous avons réuni ou informé nos chefs d'Ilo, c'est-à-dire les représentants des Français à l'étranger chargé de la sécurité de régions en Israël comme en Iran.

Hier, j'ai réuni toutes les ambassades concernées les services de l'État et j'ai décidé que nous allions renforcer le dispositif d'écoute pour améliorer et faciliter la prise en charge. Que nous allions également prendre contact avec les compagnies aériennes pour nous assurer de la disponibilité des places, que nous allions clarifier les voies de sortie en Iran vers l'Arménie et la Turquie, les voies de sorties d'Israël vers la Jordanie et vers l'Égypte. et j'ai demandé à ce que nous soit proposé un ensemble de solutions qui seront présentées dans quelques minutes maintenant au conseil de défense que le président de la République a a convoqué notamment pour faciliter et sécuriser la sortie par nos ressortissants du territoire israélien ou du territoire iranien.

Vous le voyez, c'est malheureusement une situation que nous avons connue par le passé mais nos agents sont pleinement issés pour être au côté des Françaises et des Français. Et je le rappelle à chacune et à chacun d'entre vous, il convient lorsqu'on se déplace à l'étranger de veiller à la situation de ce pays. Il a un site qui s'appelle le site conseil aux voyageurs qui depuis des mois maintenant recommande formellement à tous nos ressortissants de ne jamais se rendre en Iran et qui depuis novembre 2023 prescrit à nos patriotes de ne pas pas aller en Israël sauf pour raison impératives.

Suivez les conseils du site conseil au voyageurs. Monsieur Chevalier, merci monsieur le ministre. C'est vrai, notre République a le devoir d'assurer la protection de chacun de ses citoyens.

Alors faites honneur à la France assurer leur retour à la maison. Je vous remercie. Merci.

La parole est à notre collègue Sophie Brillante Guillont pour le groupe du rassemblement démocratique et social européen. Merci monsieur le président, monsieur le ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Depuis vendredi dernier, la situation au Moyen-Orient s'est lourdement détériorée.

Le conflit larvé entre Israël et l'Iran s'est transformé en guerre ouverte. Au milieu de cette guerre, il y a des civils et au milieu de ces civils, nous avons des Français. En Iran, pays où deux otages, Cécile Colère et Jacques Paris sont encore retenus par le régime, un millier de nos compatriotes vivent aujourd'hui dans l'angoisse.

Si une partie de ces Français est en mesure de fuir Téran et de se mettre à l'abri en province ou à l'étranger, cette option n'est pas aisée. Elle implique de sortir du pays via des frontières terrestres dont on ignore l'état de sécurité et passer outre les pénuries de carburant. Une autre partie de ces français n'a tout simplement pas les moyens matériels pour évacuer.

Oréiran est une ville où il n'existe pratiquement aucune infrastructure publique permettant de se protéger. Comment la France peut-elle assurer la protection des Français d'Iran ? Est-il possible d'ouvrir immédiatement l'enceinte de l'École française pour nos compatriotes souhaitant s'y réfugier ?

Du côté israélien, la vie est désormais ponctuée par les alertes. Heureusement, des abrisent. Ils impliquent de se lever parfois plusieurs fois par nuit pour y trouver refuge.

Il y a quelques jours, un quartier de Tela Aviv où réside de nombreux Français a été profondément endommagé. L'immeuble qui a abrité le consulat de France pendant plus de 20 ans a même été entièrement détruit. Les riverins doivent se reloger en urgence.

De même, ils sont des millions de touristes français actuellement bloqués en Israël attendant une ouverture ne serait-ce que temporaire de l'espace aérien. Pour eux, est-il d'ors et déjà possible d'anticiper l'organisation de vol de rapatriement ? Monsieur le ministre, les conflits internationaux se multiplient.

Ukraine, Haïti, Soudan, Sahl, Liban. Partout le réseau diplomatique français et nos agents répondent présents. Mais les crises ne cessent de s'amplifier.

Elles deviennent plus violentes et plus longues. À l'heure où l'état de nature semble reprendre le dessus sur l'état de paix, n'est-ce pas le moment de repenser la réponse française aux gestions de crise ? Car au milieu d'état qui se font la guerre, il y a surtout des civils qui en paient le prix.

Merci. Pour vous répondre, la parole est au ministre de l'Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barreau. Merci monsieur le président.

Mesdames et messieurs et sénateurs, madame la sénatrice, vous aussi, vous avez eu, je dirais l'honnêteté de reconnaître le courage de nos agents dans les frappes qui ont eu lieu hier ou avant-hier. Certains des logements des agents de notre ambassade à Tel Avive ont été touchés. c'est dire à quel point la le métier qu'ils exercent n'est pas dépourvu de danger.

Et je vous l'ai dit, il reste mobilisé et c'est d'ailleurs l'une des particularités de la diplomatie française que de ne pas fuir devant le danger, de rester au plus proche des communautés. Je vous l'ai dit, s'agissant des ressortissants français, notamment ceux qui sont de passage en Israël et en Iran, le centre de crise et de soutien de mon ministère a élaboré un certain nombre de scénarios et de propositions qui seront tranchées dans quelques minutes par le Conseil de défense et de sécurité nationale que le président de la République a convoqué. S'agissant plus particulièrement de nos deux ressortissants au tâage depuis 3 ans du régime iranien euh Cécile Colleur et et Jacques Paris.

J'aurais d'abord vous dire que nous avons adressé aux autorités iraniennes comme aux autorités israéliennes euh des messages euh les alertant sur la présence dans la prison des vines de nos deux compatriotes et sur la nécessité, s'agissant des autorités iraniennes de les libérer sans délis pour assurer leur sécurité. Enfin, je voudrais rappeler puisque vous élargissez la focale et que vous nous appelez à réfléchir à la manière dont nous pouvons mieux protéger nos ressortissants dans un monde qui devient plus brutal, et bien je voudrais à mon tour lancer un appel à nos compatriotes et je ne parle pas de ceux qui se sont fait prendre par surprise par cette escalade militaire entre Israël et l'Iran, mais plus généralement à veiller à se tenir à l'écart des zones de conflit pour éviter eux-mêmes de se retrouver ou en situation de danger. Nous aurons dans quelques heures, vous aurez vous l'aurez compris, un dispositif permettant de répondre à bien des inquiétudes qui se sont exprimées et je salue le travail des sénatrices, des sénateurs, des Françaises et des Français établi à l'étranger qui ces dernières heures et ces derniers jours se sont fait les interlocuteurs en première ligne des attentes, des inquiétudes de nos compatriotes.

La parole est à notre collègue Jérôme d'Aras pour le groupe socialiste écologiste et réduit. Merci monsieur le président. Depuis le 13 juin, Israël mène une vaste offensive contre l'Iran, ses sites nucléaires, ses usines de missile et ses centres de commandement, faisant écho la vive inquiétude exprimée par le directeur général de l'AIEA face à l'accumulation rapide d'uranium hautement enrichi par l'Iran.

En ripost, l'Iran bombarde les villes israéliennes dont Teliv et Aïfa. Le bilan humain s'alourdit de jour en jour et je pense au civil morts et blessés bien sûr à nos compatriotes présents dans les deux pays. Au-delà de l'avenir de la région, ce qui se joue est l'équilibre du monde qui depuis le 20 janvier et l'investiture du nouveau président de la première puissance économique et militaire semble toujours plus instable.

Ce même président qui par son retrait de l'accord de Vienne est le premier responsable de l'escalade actuelle. Le régime iranien est sans contestation une source d'instabilité régionale et une menace pour la paix du monde. Par son action et celle de ses proxis et de nos compatriotes Cécile Collè et Jacques Paris oage d'État sont toujours enfermés dans ces joles.

J'ai comme nombre d'entre vous côté de nos huit présidents de groupe signé la proposition de résolution relative à l'inscription des passes d'Aran sur la liste des organisations terroristes. Pour tout cela, l'Iran, comme l'ont réaffirmé hier les dirigeants du G7, ne pourra jamais disposer de l'arme nucléaire. Si Israël a incontestablement le droit de se défendre afin d'assurer sa sécurité, est-elle pour autant fondée à mener une guerre préventive précisément au moment où se déroulent des développements diplomatiques importants selon l'expression de la secrétaire générale adjointe de l'ONU ?

Monsieur le ministre, comment la France partit à l'accord de Vienne, ce vieux pays d'un vieux continent qui dans ces moments où l'histoire bascule comme en 2003, c'est dire au monde ce qui est juste, peut-elle contribuer à la résolution de la crise en Iran et à Gaza, à une désescalade au Moyen-Orient et une réaffirmation du rôle inter du droit international et du multilatéralisme ? Pour vous répondre, la parole est comilique de l'Europe et des affaires étrangères. Monsieur Barreau, monsieur le président, mesdames et messieurs sénateurs, monsieur le sénateur, la France refuse et depuis longtemps que l'Iran puisse accéder à l'arme nucléaire, ce qui soulèverait des risques insupportables pour Israël, pour la région, pour l'Europe, mais également et plus largement pour l'ordre international.

Pour autant, la France considère et depuis longtemps qu'il n'y a pas de solution militaire au problèmes nucléaires iranien. C'est la raison pour laquelle nous appelons aujourd'hui à la retenue, à la désescalade, à l'arrêt des frappes et nous disons d'ailleurs que toute nouvelle frappe entraînerait soulèverait des risques substantiels sans permettre pour autant d'éliminer définitivement le programme nucléaire iranien. C'est la raison pour laquelle nous appelons l'Iran à se rendre disponible immédiatement à la poursuite de négociations.

Négociation euh auxquel nous nous tenons prêts à participer puisque nous les avons conduit il y a 10 ans, que cela fait des mois que nous avons avec les Britanniques et les Allemands réamorcé ce travail à à l'approche de l'expiration de l'accord sur le nucléaire iranien et que nous avons les idées très claires sur la manière d'obtenir des engagements de la part de l'Iran sur ce programme nucléaire. Ensuite, la France rejette ou dénonce l'attitude du régime iranien vis-à-vis de son propre peuple, vis-à-vis de la région et vis-à-vis de la France et de ses intérêts. C'est le programme nucléaire, le programme balistique que nous avons évoqué.

Euh c'est la livraison à la Russie de centaines de missiles de milliers de drones dans la guerre d'agression euh contre l'Ukraine. C'est la répression du mouvement femme, vie liberté et c'est la détention arbitraire de euh Jacques Paris et Cécile Colège depuis 3 ans, au tage d'État comme vous l'avez dit. Pour autant, la France défend et promeut le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et elle considère qu'on ne vient pas provoquer de changement de régime par la force, qu'il appartient au peuple de décider de leur propre destin et qu'elle fait confiance au peuple iranien pour décider du moment et des circonstances pour se libérer de ce régime contre lequel il a héroïquement résisté.

C'est dans cet esprit-là que nous appelons les parties à la desescalades et au dialogue. Merci. La parole est à notre collègue Céline Brin pour le groupe communiste républicain citoyen écologiste.

Merci monsieur le président. Le conclave sur les retraites a vu le nombre de de ses participants se réduire à mesure que le gouvernement multipliait les lignes rouges empêchant tout bouger sur l'âge de départ et tout débat sur de nouvelles pistes de financement. Il n'aboutira vraisemblablement sur rien.

Les Français, les salariés qui doivent travailler 2 ans de plus sans aucune prise en compte de la pénibilité ont le droit de savoir, madame la ministre, ce conclave a-t-il été autre chose qu'une espèce d'assurance vie du gouvernement en mode "Tant qu'il se réunit, le gouvernement survit." A-t-il vocation à préparer les esprits à la retraite par capitalisation ? Les partisans de cette logique qui risquent de priver de retraite les salariés les plus modestes, d'affaiblir davantage encore les pensions de tous les autres, se démasque en effet un à un.

Ce conclave est-il la toile de fonds de nouveaux coups dur comme la TVA prétendument sociale qui pénaliserait le pouvoir d'achat de nos concitoyens en exonérant toujours plus les entreprises et surtout le monde de la finance de leur contribution à la solidarité nationale. Pour vous répondre, la parole est à la ministre du travail de la santé des solidarités des familles, madame Catherine Vrain. Vous avez la parole.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les députés, madame la sénateur pardon, madame la sénatrice Brin. Madame la sénatrice, vous parlez d'assurance vie, mais vous avez raison parce que si nous lisons le rapport de la Cour des comptes, si nous lisons le rapport du corps rendu la semaine dernière et signé par l'ensemble des membres du conseil d'orientation des retraites, oui, il y a nécessité de trouver une assurance vie pour nos retraites parce que la vérité que nous devons au français, madame la sénatrice, c'est que nous le savons tous, notre système de retraite aujourd'hui n'est pas totalement financé.

Et c'est cela et c'est cela l'esprit qui a prévalu lorsque le premier ministre a proposé aux partenaires sociaux de se réunir pour travailler sur ce projet des retraites. Ce qu'il a proposé à l'époque, c'est extrêmement simple, c'est de dire vous pouvez travailler sur le sujet sans tabou, sans anthème avec un objectif assurer le financement structurel des retraites. C'est ce que les partenaires sociaux font.

Alors effectivement, hier soir, ils ont acté que tous les points de convergence n'étaient pas réunis. Ils se sont donc donnés rendez-vous lundi prochain. Nous sommes mercredi.

Ils sont donc encore quelques jours pour continuer à travailler et travailler sur des sujets que vous avez précisément évoqués, c'est-à-dire la situation notamment de nos concitoyens et des salariés les plus concernés par l'usure professionnelle, la situation des femmes qui sont celles qui ont le plus de mal à avoir des carrières complètes. Donc faisons confiance aux partenaires sociaux pour avancer et garantir les retraites. Madame Brun, madame la ministre, malgré les arguments que vous venez de développer et que vous réservez très régulièrement, vous n'avez convaincu aucun de nos concitoyens qui sont toujours extrêmement réfractaires à cette réforme des retraites.

Il n'y a pas d'avantage de majorité au Parlement comme l'a montré le vote intervenu la semaine dernière à l'Assemblée nationale à l'initiative du groupe GDR. C'est votre acharnement à refuser toute autre piste de financement durable de notre système de retraite par répartition, j'y insiste, qui provoque la crise politique et les blocages institutionnels que nous connaissons aujourd'hui. Vous vous grandiriez et vous apaiseriez notre pays en proposant que le débat se réouvre sur cette réforme rejetée massivement dans notre pays.

Nous vous le demandons de nouveau et nous ne lâcherons pas ce sur ce sujet. Les Français nous le demandent. Soyez au rendez-vous.

La parole est à notre collègue Daniel Fargeot pour le groupe de l'Union centrist. Merci monsieur le président. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'économie.

Monsieur le ministre, il se murmure dans les allées du salon du Bourget de belles perspectives de commande d'Airbus par les pays du golf et nous pouvons nous en réjouir. Elle confirme l'excellence et le rayonnement international de notre industrie. Mais la réindustrialisation de la France exige une vision globale à 360° qui prennent en compte toute la chaîne de valeur.

C'est particulièrement vrai pour le secteur aérien filière stratégique de notre souveraineté dont on ne prend pas tout à fait la mesure d'ailleurs. Or, or, ces ventes d'avion pourraient s'accompagner en contrepartie de nouvelles autorisations de vol pour les compagnies du Golf vers la France afin que chacun mesure l'enjeu. Une nouvelle ligne exploitée par ces compagnies qui sont largement dopées aux subventions de leur pays respectifs crée 200 emplois en France.

Une ligné France mobilise 800, soit quatre fois plus. Donc une ligne saturée, ce sont jusqu'à 600 emplois français qui disparaissent. Pilotes, technicien, maintenance, formation.

C'est tout un écosystème national qui est fragilisé. Je rappelle que le pavillon français supporte des gunes fiscalités franco-françaises disproportionné, des contraintes environnementales nécessaires mais unilatérales créant une distorsion massive de concurrence. Comprenez que chaque ligne aérienne CD, c'est un affaiblissement du pavillon français et de notre roi 6 CDG et donc un renforcement direct des hues du Moyen-Orient.

C'est bien là leur stratégie, modifier les polarités des échanges internationaux. Air France et Airbus sont deux piliers d'un même modèle industriel français, deux contributeurs de poids notre balance commerciale. Les droits de trafic dans le cadre d'accords bilatéraux ne peuvent devenir une variable d'ajustement diplomatique.

D'autres leviers de coopération pourraient être activés avec les pays du golf technologique, académique, énergétique. Ma question est donc la suivante. Le gouvernement peut-il garantir que les discussions engagées avec les pays du Moyen-Orient ne se feront ni au détriment de l'emploi aérien français, ni de notre souveraineté industrielle ?

Pour vous répondre, la parole est au ministre de l'aménagement du territoire, monsieur Rsamen. Grossi monsieur le président. Merci.

Mesdames, monsieurs le sénateur, monsieur le le sénateur Fargeot vous dire oui oui vous dire quelques mots d'abord excuser Philippe Tabarot qui est en ce moment même au salon du bourget pour dire que ce salon le 55e salon international de l'aéronautique et de l'espace c'est une fierté française quand il se déroule au au Bourget et cette filière aéronautique est un pilier stratégique vous l'avez rappelé de notre économie et l'État est au rendez-vous pour le soutenir. Je voudrais le dire ici. Et puis souligner que notre pavillon aérienz parlé de nos compagnies comme Air France bien sûr sont indissociables de cet écosystème.

Défendre le pavillon aérien, c'est je le dis ici clairement, c'est défendre notre souveraineté industrielle. Et donc sur la filière aéronautique elle-même, jeis vous rappeler que c'est un pilier stratégique de l'économie. Ça représente plus de 1000 entreprises des champions mondiaux.

On pense spontanément comme ça à Airbus, vous l'avez cité, mais aussi à Safran, à Talè et au PME, PMI, c'est près de 80 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Ça emploie des dizaines de milliers de salariés dans toutes les régions de France et notamment en Occitanie, dans la Nouvelle Aquitaine et dans pays de la Loire essentiellement et c'est près de 100000 100000 salariés pour cela. Et donc chaque avion construit en France, c'est une chaîne complète de valeur industrielle, conception, usinage, motorisme, assemblage, système embarqué.

Et donc l'État est au rendez-vous. Je voudrais le dire encore, nous avons la chance de compter sûr sur une grande compagnie aérienne dont l'État est actionnaire et nous la défendons. Avec Philippe Tabarot, nous serons, ça répond à votre question précisément, extrêmement attentif à ce que toute réouverture de négociation avec les Émirats arabes unis ne fragilisent pas nos compagnies aériennes.

Mais nous veillerons également à préserver, c'est normal, les équilibres de marché, les conditions équitables de concurrence et la nécessité d'adopter des clause environnementales entre les compagnies aériennes et les compagnies étrangères, les compagnies aériennes françaises et les compagnies étrangères. Je vous remercie de votre question. La parole est à notre collègue Pascal Alizard pour le groupe les Républicains.

Monsieur le ministre, depuis près d'un demi-siècle, le régime théocratique de Teran prêche la destruction d'Israël et a tissé un réseau d'affidé avec lesquels il déstabilise le Moyen-Orient. Ces groupes formés, armés, financés par l'Iran ont menacé ou attaqué régulièrement le territoire israélien et ils sont aussi une menace pour la communauté internationale. Les programmes du 7 octobre n'auraient jamais été possible sans le soutien iranien apporté au Hamas.

Les récentes opérations ont visé un programme nucléaire qui, malgré des années et des années de négociation internationale, est sur le point de produire l'arme atomique et fait peser une mesure existentielle sur Israël. Dans ce contexte, les déclarations du président de la République sont peu claires. Monsieur le ministre, quelle est donc la position de la France vis-à-vis de ce conflit et de quel soutien disposons-nous ?

Pour vous répondre, la parole est au ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Monsieur Jean-Noël Barreau, vous avez la parole. Merci monsieur le président.

Euh mesdames et mes sénateurs, monsieur le sénateur, au contraire, je crois que la position de la France est très claire. S'agissant en premier lieu euh du régime iranien, nous avons évoqué le programme nucléaire, le programme balistique euh qui fait peser un risque existentiel pour Israël, la région, mais aussi pour nos propres intérêts européens et nationaux. Vous avez évoqué les actions de déstabilisation régionale de l'Iran qui a soutenu des groupes terroristes qui s'est félicité du massacre antisémite du 7 octobre à la suite duquel 50 de nos compatriotes ont perdu la vie.

Euh je voudrais citer également le soutien désinhibé de l'Iran à la Russie dans sa guerre d'agression contre l'Ukra l'Ukraine à hauteur de plusieurs centaines de missiles et et milliers de drones. Et puis la détention arbitraire de nos deux compatriotes Jacques Paris et Cécile Colleur haute depuis 3 ans détenu dans des conditions indigne assimilable en droit international à de la torture. La position de la France et la je dirais la voix de la France, elle repose sur la la volonté d'atteindre la paix et la sécurité pour tous dans cette région dont une part de notre avenir dépend.

Et euh la le moyen d'y parvenir, c'est un double refus. le refus d'abord de l'Iran nucléaire pour les raisons que vous avez très bien cité. le refus d'autre part de voir Gaza euh occupé, de voir la Sis Jordanie coloniser, de voir un groupe terroriste, le Hamas, continuer à retenir dans ces tunnels des innocents comme otage.

Et tout cela euh passe par une solution à à reposant sur deux états vivant côte à côte en paix et en sécurité. Donc en résumé, s'agissant de la crise actuelle, c'est la retenue, la désescalade et la réouverture des négociations, seul susceptible de permettre l'élimination du programme nucléaire iranien. Et s'agissant de la crise que nous n'oublions pas qui se déroule à Gaza où 51 Palestiniens affamés sont morts hier encore en allant chercher des vivres à une distribution alimentaire.

Et bien c'est le la conférence que nous avons préparé activement qui a enclenché une dynamique qui est désormais inarrêtable et que nous allons poursuivre parce que c'est la seule solution, c'est la seule alternative à l'état de guerre permanent. Monsieur Alizard, monsieur le ministre, merci. Mais vous n'avez pas du tout répondu à ma question.

Je vous ai demandé quels étaient les soutiens de la France et non pas quels sont ceux de l'Iran. C'est la réponse que vous ne venez pourtant de me donner. Je note que dans cette région du monde que nous connaissons bien, les positions du président de la République ont de même très souvent varié.

Le poid et l'influence de la France considérablement fléchi. Je suis désolé mais c'est une réalité factuelle et je me dois de dire que notre ligne du pour autant est de moins en moins lisible et comprise. Notre capacité à peser sur le cours des événements est faible.

Alors oui, pour éviter l'embrasement, une cessation des hostilités est évidemment souhaitable. Elle devra néanmoins éviter les erreurs du passé en ne laissant subsister aucune, je dis bien aucune perspective d'un Iran nucléaire. Car pour autant l'Iran, plutôt son régime d'ailleurs devrions-nous dire, poursuit son programme nucléaire malgré les négociation, mais au pas sa population, je le rappelle, mais vous l'avez fait aussi à juste titre, monsieur le ministre, et détient toujours de manière arbitraire deux français dans des conditions inacceptables.

Merci. La parole est à notre collègue Monique Lubin pour le groupe socialiste, écologiste et républicain. Merci monsieur le président.

Madame la ministre du travail, les négociations entre les partenaires sociaux sur les retraites patinent depuis le début. patine parce que tout d'abord un certain nombre d'organisations syndicales et patronales ont quitté la table estimant que les conditions de négociation sereine n'étaient pas réunies et elle continue à patiner parce qu'il faut bien le dire les syndicats qui sont restés là font des propositions travaillent mais ce heur ce heurte au mur du MDEF qui ne veut rien entendre d'ailleurs après avoir entendu le patron du MEDEV ce matin on peut douter sérieusement de de l'issue de de ces négociations à tel point qu'on peut se demander d'ailleurs si le MEDEF a jamais eu l'intention de négocier réellement. Alors, madame la ministre, dans ces conditions, moi je voudrais savoir si l'engagement du gouvernement qui avait été pris par le Premier ministre sera tenu à savoir celui de revenir devant le Parlement avec au moins les propositions faites par les partenaires sociaux dans le cadre de la présentation d'un nouveau projet de loi.

Pour vous répondre, la parole est à la ministre du travail de la santé, madame Catherine Vrain. Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénatrices et sénateurs, madame la sénatrice Monique Lumain.

D'abord madame la sénatrice, comme vous, je voudrais souligner qu'un certain nombre de partenaires sociaux continuent à travailler et rendre hommage au travail qui est leur puisque comme vous le savez, ce sont plus de six réunions qui ont eu lieu entre les partenaires sociaux puis des groupes informels qui ont également travaillé. Ce qui veut dire que cela fait maintenant 4 mois qu'avec la mission d'accompagnement sur les retraites, il y a un travail important qui a été effectué. Et donc j'en arrive à la question que vous m'avez posé et j'ai sous les yeux ce qui d'ailleurs a été cité hier par le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale mis sur son compte X et encadré en rouge.

Si les partenaires sociaux ne parviennent pas à un accord global, nous présenterons néanmoins les avancées issues des travaux des partenaires sociaux sous réserve d'un accord politique et d'un équilibre financier global maintenu. Nous présenterons sur cette base un nouveau projet de loi. Ainsi, l'impératif de réforme pourra être satisfait dans une démarche de justice.

Je ferme les guillemets. Et l'ensemble de ces éléments, c'est le texte du courrier que monsieur le Premier ministre a adressé aux différents partenaires sociaux, aux partis politiques au moment de la mise en place du conclable. Telle est la réponse que je pouvais vous apporter, madame Lubin.

Et donc, madame la ministre, je je pense que personne n'a vraiment compris si le gouvernement reviendrait devant le parlement parce que moi, quand on me parle de de d'accord politique, un accord politique, c'est le parlement, me semble-t-il, hein, qui doit qui doit le donner. Et vous avez effectivement relu la phrase, nous présenterons sur cette base un nouveau projet de loi si les partenaires sociaux ne parviennent pas à un accord global. Je reprends.

Donc vous n'avez pas répondu à ma question. Nous attendons effectivement que tout ce qui est proposé par les partenaires sociaux soit rediscutés devant le parlement. Et je voudrais aussi profiter de ces quelques secondes qui me restent pour vous dire que lorsque vous, vos collègues ou d'autres parle du rapport du corps, il faut commencer il faut commencer par respecter les partenaires sociaux dont vous dites que vous les respectez.

Le rapport du corps, tel qu'il a été présenté, tel qu'il a fuité et on peut se demander d'ailleurs à qui le crime a servi, n'a pas été approuvé par les partenaires sociaux. Donc, j'aimerais qu'on parle du rapport du corps, mais de celui qui a été approuvé par les partenaires sociaux. La parole est à notre collègue Olivier Paco pour le groupe Républicain.

Merci monsieur le président. Ma question s'adresse à madame la ministre de l'éducation nationale et concerne la problématique du remplacement devenu majeur remplacement des professeurs absent. Un professeur devant chaque classe à la rentrée, c'était la promesse martiale du président de la République à l'été 2023. un professeur devant chaque classe toute l'année, c'est beaucoup mieux, mais c'est malheureusement de plus en plus rare.

En effet, euh les absences d'enseignants avant tout pour raison de santé, le nombre d'heures non remplacées augmente de façon considérable de 2018 à 2024, c'est + 49 % de cours non assurés dans le primaire, plus 93 % dans le secondaire. Cette semaine, j'ai présenté devant la commission des finances un rapport qui autopsie entre guillemets la profondeur du malaise. Alors, le système ne fonctionne plus.

Le potentiel des remplaçants est insuffisant. L'attractivité de ce métier spécifique est en berne. Plus d'un professeur remplaçant sur deux dans le secondaire aujourd'hui est un contractuel.

Des formations sont quasi inexistantes. Il y a une organisation sclérosée et malheureusement le mécontentement des parents aboutit à une fuite vers le privé ou à se tourner vers les tribunaux administratifs qui vont donner raison en plus. Alors, vous êtes conscient du problème, vos prédécesseurs aussi.

Il y a eu des mesures de prise, par exemple le financement des heures de remplacement de courte durée par le pacte enseignant. euh le fléchage de nouveaux professeurs vers le vivier de remplaçant, mais la coupe n'est pas encore pleine et euh il y a de mesures à prendre. J'en propose quelques-unes.

Moi, je voudrais savoir ce que vous allez mettre en place à la rentrée, madame le ministre, pour vous répondre, la parole est à madame la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale de l'enseignement supérieur et de la recherche, madame Elisabeth Borne. Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Olivier Paco, je veux tout d'abord vous remercier pour votre question et pour les travaux que vous avez conduit sur un sujet essentiel pour la réussite de nos élèves.

Mes équipes sont en train d'analyser les données très riches que vous mettez en avant dans votre rapport et je vous propose que nous puissions en échanger prochainement. Mais je sais que nous le mesurons tous. Le remplacement des enseignants est un enjeu majeur et une source de préoccupation pour les parents et pour l'ensemble de la communauté scolaire.

Et je peux vous l'assurer, mon ministère est pleinement mobilisé sur le sujet. Ces dernières années, de nombreuses actions ont été menées pour améliorer le remplacement de courte durée. Vous l'avez mentionné notamment au travers du pacte enseignant, plus de la moitié des missions est orienté sur cette priorité.

Cette attention particulière a également conduit le ministère à se réorganiser afin de limiter les absences devant élèves généré par l'institution elle-même. Et en ce qui concerne plus particulièrement le premier degré, comme vous le préconisez dans votre rapport, je me suis appuyé sur la baisse démographique pour reconstituer les brigades de remplacement et à ce à ce titre, ce sont 900 postes supplémentaires qui seront déployés à la rentrée 2025. Mais vous l'avez également mentionné, à ces tensions s'ajoutent depuis ces dernières années des difficultés pour recruter dans certains territoires et dans certaines disciplines.

C'est pourquoi j'ai lancé une réforme du recrutement et de la formation initiale des enseignants qui doit améliorer les conditions de formation mais aussi permettre de susciter davantage de de vocation. Alors, sans attendre, il faut aller plus loin et je présenterai dans les prochains mois des mesures complémentaires dans le cadre d'un plan dédié au remplacement des enseignants qui prendra pleinement en compte vos recommandations. Monsieur le sénateur, je vous remercie.

Monsieur Paco, quelques secondes. Tout petit mot pour ajouter que l'absence des professeurs, elle est d'abord d conditions de travail souvent dégradées. C'est déjà la base.

Voilà. Mais pour terminer, je veux dire un mot du cœur que tous partagent ici. Vive l'école.

La parole est à notre collègue Patrick Chauvé pour le groupe de l'Union centrice. Vous avez la parole mon cher collègue. Merci.

Merci monsieur le président. Mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, ma question s'adresse à madame la ministre chargée du numérique. J'y associe ma collègue Catherine Morin de Saill qui a beaucoup travaillé sur la régulation des grandes plateformes numériques.

Madame la ministre, vendredi dernier, le tribunal pour enfants de Nanterre a condamné deux garçons de 14 ans pour le viol à caractère antisémite d'une jeune fille de 12 ans. Quel rapport avec votre portefeuille ? Le procès a révélé sans surprise que les auteurs de cet acte odieux étaient abreuvés de haine sur les réseaux sociaux.

Avec l'émergence des plateformes, le cas les cas de harcèlement, d'agression et de violence en ligne se multiplient depuis 20 ans. Les dangers que font peser ces réseaux sur la société sont régulièrement dénoncés. C'est pourquoi le président de la République propose désormais d'en interdire l'accès au moins de 15 ans.

Mais une autre question se pose plus simple encore. Ne faut-il pas plus globalement interdire l'anonymat sur ces réseaux ? C'est bien souvent l'anonymat en donnant l'illusion de l'impunité qui permet le déchaînement des pulsions les plus violentes.

On invoque souvent la liberté d'expression pour justifier l'anonymat. Mais cet argument ne tient pas. La liberté d'expression va de paire avec la responsabilité.

Or, l'anonymat en ligne permet trop souvent d'échapper à toute forme de responsabilité. Dans les faits, cet anonymat est largement illusoire. Quand il faut identifier un auteur, on y parvient en retrouvant son adresse IP.

Mais on agit trop tard une fois que le mal est fait. Supprimer l'anonymat, c'est agir en amont par prévention. Un peu de transparence peut également être apaisant et contribuer à une société plus sereine.

Madame la ministre, combien de drames faudra-t-il encore ? Combien de temps allons-nous encore attendre avant d'agir ? L'interdiction de l'anonymat sur les réseaux sociaux fait-elle partie des pistes envisagées par votre ministère ?

Et si oui, comptez-vous interroger la Commission européenne sur la compatibilité d'une telle mesure avec le droit européen ? Je vous remercie. Pour vous répondre, la parole est à la ministre déléguée chargée de l'intelligence artificielle et du numérique madame Chapaz.

Vous avez la parole. Monsieur monsieur le président, mesdames messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Chauvé, je vous remercie pour cette question très importante parce qu'elle touche de nombreux de nos concitoyens. Le déversement de haine en ligne, c'est bien une réalité et je sais qu'en tant que personnalité publique, vous êtes directement confronté à ce déversement de haine en ligne.

Ce déversement de haine en ligne, il conduit à du cyberharcèlement, il conduit à de l'isolement, il conduit à de la détresse, il conduit parfois au pire. Je pense notamment aux plus jeunes qui parfois commettent l'irréparable après des attaques en ligne. ce déversement de haine en ligne.

Pourtant, oui, il repose parfois et je crois qu'il faut le regarder en face sur cette question du pseudonymat qui peut donner ce sentiment d'impunité, d'anonymat aux acteurs de la haine en ligne et qui pourtant est utile aussi pour certains pour pouvoir s'exprimer alors qu'il ne le pourraient pas dans d'autres manières sans sans cette condition là. Pour autant, je crois qu'il faut être clair, vous l'avez été, il n'y a pas d'anonymat en ligne. Il n'y a pas d'anonymat en ligne parce qu'aujourd'hui les plateformes sont bien responsables de collecter les informations de connexion, de connecter les adresses IP et d'en faire bon usage quand il y a besoin.

Il n'y a pas d'anonymat, pas plus qu'il n'y a d'impunité en ligne. Et je crois qu'il faut le répéter quand aujourd'hui une personnalité comme Thomas Jolie et Cyber harcelé c'est sep personnes qui sont condamnées à des peines qui vont jusqu'à des peines de prison 7 mois 8 mois même avec surcis. Pour autant, vous l'avez dit, la situation est ce qu'elle est et je mesure la détresse que de nombreux de nos concitoyens ressentent sur ces réseaux sociaux, ressentent face à ces situations.

Nous avons fait beaucoup, je pense à Faros, au parquet numérique national, je pense aussi bien sûr à la loi seraine qui permet le bannissement des réseaux sociaux. Je pense au DSA qui met la responsabilité sur des plateformes mais qui pour autant ne satisfait pas pleinement puisque cette détresse, elle est bien réelle. Alors oui, il faut regarder toutes les options à commencer par interdire les réseaux sociaux avant 15 ans pour protéger les plus jeunes.

C'est un combat que je porterai avec tous mes collègues du gouvernement. Nous sommes bien sûr attachés à combattre à en ligne et en faire une réalité. Je vous remercie.

Merci. La parole est à notre collègue Catherine Belri pour le groupe républicain. Merci monsieur le président.

Monsieur le ministre, nous sommes malheureusement dans cet hémicycle très nombreux à avoir déjà interrogé vos prédécesseurs sur la question des gens du voyage. Malheureusement sans aucun résultat probant, nous sommes tous confrontés dans nos communes à des stationnements illégaux, des installations massives sur des terrains communaux, des stades de foot, des parkings, des zones d'activité, parfois même en pleine saison touristique ouéconomique. Ces installations bien sûr entraînent des dégradations et des tensions croissantes, un sentiment d'injustice, d'abandon. tant que chez les élus locaux, bien qu'ils aient remplis leurs obligations de création d'air d'accueil, mobiliser des moyens techniques et des investissements conséquents, ce type d'événement révèle les limites de notre dispositif juridique opérationnel actuel.

Pire encore, nous avons subi en Moselle à plusieurs reprises et encore récemment en 2023 le rassemblement évangélique de près de 40000 gens du voyage et celui-ci semble se reprofiler cette année. Vous connaissez les troubles très importants qu'ils engendrent euh tant à la sécurité qu'à la salubrité qu'à la tranquillité publique. Alors, ma question, monsieur le ministre, que projettez-vous de faire pour régler ces situations ?

Et concrètement, empêcherez-vous ce nouveau rassemblement évangélique en Moselle cette année ? Pour vous répondre, la parole est au ministre auprès du ministre d'État, ministre de l'intérieur, monsieur François Noël Buchet. Merci monsieur le président.

Madame la sénatrice, question importante peut-être rappelé euh à l'occasion de cette question qu'en 2024, 1328 grand déplacement ont été organisés par les gens du voyage que sur ces 1328 qui se sont déroulés dans 78 départements, 569 avaient un caractère illégal. 1 sur 3 est illégal. devant la difficulté rencontrée sur le plan juridique et administratif notamment de pouvoir agir rapidement pour faire évacuer ces terrains occupé illégalement.

Nous avons mis en place il y a récemment une commission de travail présidée par le préfet à l'oncle auquel d'ailleurs commission dans laquelle un certain nombre de sénateurs et sénatrices participent activement. Elle s'est réunie pour la dernière la dernière fois la semaine dernière pour acter un sor plus d'une vingtaine de mesures susceptibles de pouvoir être voté et de de façon à lutter fermement contre ces situations. Nous nous reverrons le 7 juillet prochain pour terminer ces analyses.

Une partie de nature réglementaire, une partie majoritaire de nature législative et nous aurons l'occasion de proposer un texte d'ici la fin du mois de juillet. Mais je voudrais dire que ce jour à Toulouge, je me trompe pas en prononçant le nom de cette commune des Pyrénées orientales, une occupation du stade de rugby a été faite et les services de la préfecture se sont mobilisés fermement pour euh procéder une évacuation qui a eu lieu le même jour. Donc efficacité parfaitement importante qu'il faut souligner et redire et redire que dans les jours qui viennent, une circulaire sera prise euh pour être adressé à tous les préfets pour attirer leur attention sur la situation particulière d'un certain nombre d'occupations.

Et enfin, en ce qui concerne l'association Vie Lumière qui organise tous les 2 ans d'ailleurs de grands rassemblements de plus de 20 ou 30000 personnes, ne l'a pas fait en 2024 pour les raisons du Jeux Olympique et s'est réuni à ne voix il y a quelques mois, quelques semaines pardon. Les services de l'État ont été fortement mobilisés et on peut dire que globalement les choses se sont passées positivement. Pour le prochain grand rassemblement, nous ne savons pas encore à quel endroit il pourra se dérouler.

Les discussions sont en cours mais en tous les cas la fermeté de l'organisation reste absolue et de la détermination du gouvernement. Merci madame Britti. [Applaudissements] Monsieur le ministre, il s'agit de rétablir un équilibre juste entre liberté de circulation et respect de l'ordre public.

Nous avons au niveau du Sénat avec mon collègue monsieur Rachel Rachard pardon déposer des textes qui ne sont jamais allés au-delà de cette assemblée. Le sujet cristallise de vivtension et appelle des réponses rapides, lisibles, concrètes et des actes forts. Je compte sur vous pour faire évoluer ce cadre dans un esprit de fermeté, de responsabilité et d'équité que je vous connais.

Merci. La parole est à notre collègue Sébastien Fania pour le groupe socialiste, écologiste et républicain. Monsieur le président, monsieur le ministre, je souhaite associer à mon propos mes collègues Normands Corine Ferré et Didier Marie.

La SNCF a une dette vis-à-vis de la Normandie. Ces mots sont ceux de Guillaume Pepi alors PDG de la SNCF. Ils ont été prononcés au Havre le 4 mai 2010. 15 ans après, la situation n'a que peu changé.

Elle s'est même empirée la semaine dernière avec la validation par le Conseil d'État du schéma directeur de la région Île-de-Fance. En effet, le SDRIF ne fait aucunement mentioncé de la ligne nouvelle Paris-Normandie et compromet ainsi sa réalisation. Cette situation est la conséquence de l'hostilité de la présidente du conseil régional d'île de France envers cette infrastructure pourtant vitale pour nos deux régions.

Son opposition s'apparente un insupportable mépris envers notre région, ses habitants, ses entreprises et ses élus. C'est non seulement un déni d'aménagement du territoire, mais aussi un revers à l'indispensable transition écologique. Il est entendu que la séparation intégrale des flux norma et franciliens entre Paris et Mant contribuera immanquablement à développer le frais de ferroviaire.

La concrétisation de LNPN est essentielle pour la croissance économique de la vall de la scène, de Haropaport et de la Manche à travers le projet à Valle du futur mené par Orano. Ce sont les raisons pour lesquelles la Normandie a toujours eu la volonté unanime de trouver un consensus. Nous entendons et respectons les interrogations exprimées par une partie des Yvelinois.

Il faut y apporter des réponses concrètes. L'urgence est aujourd'hui à soutenir fermement ce projet d'intérêt national symbole de la planification écologique et des mobilités décarbonées. Le Zdrift ne peut et ne doit pas sonner le glavière de la Normandie.

Monsieur le ministre, au-delà de la nécessaire réaffirmation du soutien résolu de l'État lors du comité de pilotage qui se tiendra dans 15 jours et en écho aux travaux en cours de ambition France Transport, les 3 millions de normands ont besoin d'engagement tangible sur le calendrier et financement public de la LNPN. Quelle garantie pouvez-vous leur adresser aujourd'hui au nom de l'étage ? Je vous remercie.

Pour vous répondre, la parole les ministre de l'aménagement du territoire de la décentralisation monsieur RSA. Merci monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs le sénateurs, monsieur le sénateur Sébastien Magn euh vous dire que je réponds, je l'ai expliqué tout à l'heure en à la place de Philippe Tabarot qui est présent au salon du Bourget, mais vous avez évoqué l'intérêt de la ligne nouvelle Paris-Normandie. Je l'appelle ligne nouvelle mais elle dure depuis très longtemps en tous les cas dans l'esprit des Normands et pas que.

C'est un projet d'intérêt national et je voudrais le dire ici. Elle viendra à cette ligne répondre aux besoins croissants de mobilité qui existe entre Paris, l'Île-de-France et la Normandie tout au long de Vallée de la Scè. Elle améliorera d'une part la régularité, nous le souhaitons, la capacité et la rapidité des liaisons ferroviaires.

Et pour cela, de nouvelles modalités de financement ont été évoquées à Bernière. Nouvelle méthode également de travail puisque une concertation sur ce projet a été engagée autour du premier ministre. La nomination du préfet Castel en tant que nouveau délégué interministériel est un premier jalon que vous attendez, je pense, de cette nouvelle approche.

Il a d'ors et déjà rencontré l'ensemble des élus concernés. Enfin, je voudrais vous dire que signe de cette nouvelle méthode, le ministre des transports présidera le 1er juillet prochain à Givverni un comité de pilotage élargi à l'ensemble des parties prenantes. Je pense que vous l'attendez, les élus de Normandie, c'est sûr, mais aussi ceux de l'Île-de-France dont vous avez parlé et qui pour le moment participement des études, représentant des intercommunalités et des instances économiques des deux régions.

Ce comité de pilotage assurément constituera le deuxième jalon de ce nouveau départ que vous souhaitez et que nous souhaitons pour la ligne nouvelle Paris-Normandie. L'objectif est en effet de redonner au projet un sens commun mais aussi partager répondant à des tracés de moindre impact et répondant surtout aux besoins actualisés des territoires que vous avez cités. Je vous remercie de votre question.

Monsieur Fien, vous avez quelques secondes si vous le souhaitez pour aller à l'heure en gare. Merci monsieur le ministre. Je souhaiterais simplement ajouter le temps des bonnes intentions est révolu.

Celui de la concrétisation est venue et nous l'espérons et nous continuerons à nous mobiliser pour cela, je vous remercie. La parole est à notre collègue Françoise Dumont pour le groupe les Républicains. Merci monsieur.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, ma question s'adresse au ministre chargé de la santé et de l'accès aux soins. Monsieur le ministre, dans le cadre du congrès urgence 2025 qui s'est tenu dernièrement à Paris, vous avez annoncé, je cite, "le numéro unique est une idée séduisante sur le papier, mais elle impose une rupture organisationnelle majeure.

Vous avez également rajouté que cela devrait être conduit uniquement là où il y a des volontés où c'est pertinent et efficient." Vous avez conclu ce point en précisant, je cite encore que force est de constater qu'aujourd'hui les conditions ne sont pas réunies pour aller beaucoup plus loin sur ce sujet, à savoir celui de la généralisation de la mise en place d'un numéro unique d'urgence. La loi Matrace de 2021 prévoyait pourtant la mise en place de 3 degrés d'expérimentation du numéro unique de secours sur une zone donnée pour en faire un bilan à l'issue de 2 années.

Cette expérimentation n'est toujours pas lancée. Pour autant et sans attendre, comme vous le savez, il existe déjà sur le territoire national plusieurs exemples de rapprochement de services, voire de structuration de centres uniques pour traiter les appels d'urgence qui fonctionnent très bien et ceci sans remettre en cause le principe de la régulation médicale. Exemple précis encore ce lundi, une panne généralisée du réseau SFR a montré les limites des différents numéros d'appel d'urgence français.

Ainsi, dans mon département le Var entre autres, seul le 112 permettait de joindre les secours alors que le 18 notamment ne fonctionnait plus. Aussi, monsieur le ministre, pourriez-vous préciser devant la représentation nationale votre position sur la question du numéro d'unique d'urgence en France ? Pour vous répondre, la parole est au ministre chargé de la santé d'accès au soin monsieur Deeder.

Monsieur le président, madames et messieurs les sénateurs sénatrices, madame la sénatrice Dumont, merci de poser cette question pour refaire le point sur le numéro unique d'urgence et je sais que vous y êtes en tant qu'ancienne présidente du 10 du VAR particulièrement attaché. Alors effectivement euh la loi Matra hein, c'est un sujet euh qui date avait prévu une expérimentation, expérimentation qui associait bon nombre de départements, particulièrement dans ma région avec la Savoie, la Haute Savoie, avec l'IN et puis des des départements témoins, le Rône et le puit de dos. Malgré des réserves de fonds, le ministère de la santé a pleinement participé à à ces expérimentations et nous avons donc tenu nos engagements.

Aujourd'hui, nous constatons des difficultés au niveau de certains 10, notamment le 10 du 74 qui a ralenti l'expérimentation. Donc nous sommes favorables à une coopération renforcée, mais nous ne pouvons pas poser l'obligation d'un numéro unique qui poserait des difficultés qui mettrait en en cause la sécurité de la prise en charge des patients. Tout ça dans la logique de service d'accès aux soins puisque vous savez que le service d'accès aux soins c'est développé partout en France pour limiter l'afflux de patient notamment aux urgences.

C'est 75 millions madame la sénatrice d'appels qui sont traités par an et il y a un risque de désorganisation réelle. de par ailleurs, un certain nombre de pays, le Royaume-Uni, le Canada et même la Suisse euh plus récemment ont abandonné euh le numéro unique. Donc, nous devons avancer sur d'autres sujets dont nous savons l'opportunité, les plateformes communes notamment collocalisées qui réunissent pompiers et urgentistes, là où il y a des volontés locales et là où c'est pertinent et efficient.

Il y a également un autre système et vous l'avez évoqué, c'est celui de l'interconnexion des systèmes d'appel qui peuvent être des solutions tout à fait efficace sans forcément fusionner les dispositifs. Donc il y a urgence effectivement d'avancer et de pouvoir justement et bien ne pas attendre la fin de l'expérimentation pour lancer cette mission d'évaluation des plateformes existantes pour justement avoir une réponse rapide, adaptée, sécurisée à l'ensemble des appels que nous recevons en France pour prendre en charge nos patients. Je vous remercie madame Dubond.

Comme vous le savez monsieur ministre, lors d'une intervention de secours à personne, chaque seconde est majeur. Pourtant, en cas d'urgence, les Français sont confrontés à pas moins d'une dizaine de numéros d'urgence et s'ils composent le 15, ils ne sont pas certains d'avoir une réponse rapide, ce qui est tout de même délétaire pour notre population. Notre seule boussole doit toujours être la sécurité des personnes et rien de moins.

Merci. Merci. La parole est à notre collègue Stéphane de pour le groupe de l'Union centriste.

Merci. Merci monsieur le président. Bonjour madame la ministre.

On parle souvent de l'indépendance énergétique. On parle souvent de l'indépendance alimentaire. Il y a quelques années, nous avons nécessité oblige parler de l'indépendance sanitaire.

Mais aujourd'hui, une autre nécessité se fait jour. Elle concerne notre indépendance vis-à-vis du métal le plus utilisé au monde. Je veux parler de l'acier.

L'acier est partout. Il est dans nos maisons, nos usines, nos infrastructures, nos moyens de transport. Nous sommes en plein salon du bourger et il constituent à peu près 10 % d'un appareil.

Bref, l'acier, vous l'avez compris, est au cœur de notre économie et pourtant pourtant notre pays n'en produit pas assez pour ses propres besoins et nous sommes donc là aussi dépendants de pays tiers tels que la Chine, l'Inde ou encore la Turquie. En 2023, nous avons importé 10 millions de tonnes d'acier, soit écoutez bien environ 70 % de notre consommation nationale. 70 % d'importation en provenance de pays dont le moins qu'on puisse dire et que ce ne sont pas forcément les pays les plus vertueux en matière environnementale ou sociale.

Et pendant ce temps, pendant ce temps chez nous et plus largement d'ailleurs sur notre continent européen, les grands assiéristes tels Tison Croup ou encore Arcelormital enchaînent les plans de restructuration. La production d'acier dans l'Union européenne a ainsi diminué de 30 % depuis 2008 entraînant la perte de plus de 100000 emplois. Alors madame la ministre, ma question est aussi simple que cruciale.

Quelle est la stratégie du gouvernement pour endiguer ce déclin industriel de la Syrie française ? qui une fois de plus fragilise totalement une bonne partie de notre économie nationale et européenne. Pour vous répondre, la parole est à la ministre en charge des comptes publics.

Merci monsieur le président. Monsieur le sénateur, vous avez raison, l'acier est partout mais il n'est pas très visible dans nos débats malheureusement alors que c'est un secteur absolument stratégique. L'acier est une composante de base de très nombreuses chaînes de valeur.

Ce sont des centaines de milliers d'emplois aujourd'hui en France et c'est un élément indispensable, vous l'avez dit, de notre souveraineté. C'est une industrie qui est fragilisée. Vous avez parlé de surcapacité, vous avez parlé de concurrence internationale déloyale, de hausse des prix de l'énergie, de contraction de la demande.

La demande d'acier est entré liée à celle de la croissance économique, plus généralement, du processus de décarbonation et nous devons donc trouver un bon équilibre, un meilleur équilibre à la fois en France, en Europe, dans le monde pour que nous puissions avoir un cap clair et donc des capacités industrielles préservées. L'enjeu au fond, c'est de retrouver de la compétitivité, c'est-à-dire d'avoir des prix de l'énergie qui soient plus adaptés, d'avoir une stratégie de décarbonation financée comme le fait aujourd'hui l'État notamment grâce aux appels à projet sur la décarbonation, 1,6 milliards d'euros en 2025, mais également et peut-être surtout une protection commerciale contre la concurrence desloyales. Je veux vous rappeler que nous avons gagné une grande bataille puisque la clause de sauvegarde sur l'importation d'acier est maintenant en œuvre au niveau européen.

C'est au fond comme un quotat. Au-delà d'un certain seuil d'importation, une taxe de 25 % s'applique et cela permet de protéger la filière de la concurrence déloyale des surcapacités, en particulier chinois, avec qui l'écart de prix est aujourd'hui de 20 %. La France veut aller plus loin.

Nous voulons que cette un nouvel instrument soit opérationnel au 1er janvier parce que nous sommes d'accord sur l'outil. Nous l'avons pas encore mis totalement en œuvre et l'objectif c'est d'avoir un quotat maximum de 15 % d'acier plat chinois dans la consommation européenne. Surtout et vous le savez nous voulons continuer à construire l'avenir de la sidérgie en France.

Je veux ici citer deux entreprises Gravity et Marseille Gler qui sont deux entreprises qui investissent aujourd'hui massivement en Europe pour produire l'assier de demain chez nous. Je vous remercie monsieur Demier. Merci.

Merci madame la ministre d'État. Mesdames et messieurs les ministres, je vais suspendre la séance. Elle sera reprise à 16h35 pour l'examen de la proposition de loi visant à améliorer l'accès aux soins par la territorialisation et la formation.

La science est suspendue. [Musique] Voilà pour cette séance de questions au gouvernement très largement consacré au sujets internationaux et on va tout de suite prendre la direction de la salle des conférence pour les réactions politiques et on rejoint Alexandre votre premier invité le président du groupe socialiste au Sénat c'est Patrick Caner. Bonjour Patrick Caner.

Bonjour. Alors il y a eu beaucoup de questions durant cette séance sur la guerre entre Israël et l'Iran. Qu'est-ce que vous avez pensé de la position qui a été rappelée par le gouvernement qui est celle de la diplomatie française qui est finalement de ne pas condamner ni approuver cette guerre préventive qui a été lancée par Israël contre l'Iran en rappelant et bien la menace nucléaire que représente le régime iranien ?

Position de juste milieu, même si le président Macron a participé à un G7 au Canada qui a clairement dit que il ne fallait pas que l'Iran dispose de l'arme nucléaire. Je vous rappelle les éléments de du de l'uranium enrichier à 3 à 5 %, c'est pour le nucléaire civil. De l'uranium enrichier à 80 90 %, c'est pour le nucléaire militaire.

Et il y a manifestement 275 kg d'uranium aujourd'hui enrichi à 60 % en Iran. Ce qui veut dire que l'Iran est prêt en tout cas était peut-être prêt à prête à avoir cette arme nucléaire. Donc je pense qu'il y a un consensus national pour dire que une arme nucléaire donnée à un pays totalitaire euh qui euh maltraite sa population, qui finance des groupes armés extrémistes, le ramass les routis, le resbola ce n'est pas possible.

Donc elle est justifié cette guerre préventive d'Israël. Écoutez, Israël s'est mis en dehors des clous sur le plan du droit international, il faut le dire clairement. Mais en même temps, qui peut dire qu'il est à la place d'Israël quand vous avez l'Iran qui vous menace depuis des dizaines d'années de vous détruire s'il dispose de l'arme nucléaire ?

Donc je n'excuse pas, je n'explique pas, je dis simplement que Israël mène une opération militaire extrêmement dure et d'ailleurs les civils israéliens le payent très cher par les retours notamment de missiles puissants de de l'Iran depuis maintenant presque 6 jours. Donc il faut que ça se termine vite et donc place à la diplomatie avant tout. Mais aujourd'hui, l'Iran est un régime je pense qui menace la paix du monde.

On va parler de la réforme des retraites de Patrick Caner puisque le conclave qui avait été initié sur proposition de François Baot entre les partenaires sociaux pour améliorer la réforme des retraites de 2023. Et bien ce conclave, il est en train de prendre fin et pour l'instant il n'y a pas d'accord entre les partenaires sociaux. Alors éventuellement une dernière réunion lundi et le Premier ministre l'a rappelé en cas et bien d'absence d'accord sur cette réforme des retraites et bien c'est la réforme de 2023 de la retraite à 64 ans qui s'appliquera.

Je rappelle également que les socialistes en janvier avaient un accord de non censure avec François Baïou autour de à cette modification de la réforme des retraites. Est-ce que les socialistes se sont fait avoir dans cette histoire ? Vous avez raison de rappeler que le 16 janvier, le Premier ministre François Beou écrit en disant qu'il souhaitait un accord entre les partenaires sociaux et que cet accord devrait passer au bout du bout devant le Parlement, Assemblée nationale et Sénat.

Et bien, je le prends au mot, il faut que le Parlement soit saisi des évolutions liées à cette négociation. Si la négociation est totalement annilée par une absence totale d'accord, ça posera un problème politique. Et là, nous avons toujours dit que la censure était potentiellement euh déclenchable.

Euh par contre euh s'il y a un accord partiel et il faudra regarder comme dans une bouteille moitiive la moitié pleine ce qu'on aura obtenu. Moi je fais confiance à la CFDT la CFTTCT qui sont toujours à la table de négociation pour obtenir le mieux pour nos salariés. Donc nous serons très vigilants le 23 juin prochain.

Et Monique Lubain a eu raison de réinterpeller le gouvernement sur cette situation qui n'est pas normale. Est-ce que le gouvernement fait lui-même les efforts pour parvenir un accord ? la question qui est posée, c'est-à-dire qu'en cas d'échec de la négociation entre les partenaires sociaux et donc si François Baou applique la réforme de 2023, ça veut dire que les socialistes censureront le gouvernement.

Nous l'avons toujours dit. Nous l'avons toujours dit et je ne l'espère pas. J'espère que la négociation fera que demain les salariés français verront que cette retraite injuste, incomprise, qui a été combattu comme vous le savez en 2023 et bien soit sinon abrogé au moins tellement réformé qu'on passe à autre chose.

Et dans l'hypothèse d'un accord partiel sur la pénibilité sur la hausse des pensions des maires de famille mais sans et bien la modification de l'âge de départ à 64 ans, ce qui se profile normalement car le MEDF est opposé à une modification de l'âge à 64 ans, que feront les socialistes ? Le MDF est très dur. Le MDF est très dur et ce que nous demandons, c'est que ce soit le parlement qui est le dernier mot comme cela a été l'engagement de François le 16 janvier dernier dans le courrier qui nous a adressé à Boris Vallot, votre serviteur et Olivier Fort.

Donc dernier mot, sans forcément respecter l'accord qui pourrait advenir. Nous verrons bien ce qu'il en est, mais faisons confiance aux parlementaires pour savoir qui est ce qu'est le bien pour la nation française notamment sur cette situation aussi compliquée qui est la retraite. Merci beaucoup Patrick Canard pour votre réaction.

Merci. Merci beaucoup Alexandre pour cette première réaction salle des conférences et autres réactions politiques à votre micro. celle de Yannick Neder, le ministre de la santé alors que la proposition de loi dont il était l'auteur comme parlementaire va être examinée aujourd'hui par le Sénat.

Bonjour Yannick Nuder. Bonjour. Alors, le Sénat examine euh cette semaine euh votre proposition de loi que vous avez porté en tant que député par le passé pour lutter contre les déserts médicaux pour améliorer l'accès aux soins.

Ce texte, il avait été adopté à l'époque en 2023, par l'Assemblée nationale et il propose notamment de mieux fixer le nombre d'étudiants en médecine en fonction des besoins des territoires, notamment des déserts médicaux. Ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire que l'État va inciter fortement voir forcer les universités à augmenter le nombre d'étudiants en médecine.

Je crois qu'il s'agit pas de forcer les universités, c'est de travailler. On ne peut pas réussir cette réforme sans les universités. L'idée, c'est de définir les besoins en fonction des besoins des territoires, de renforcer le rôle des élus locaux et de supprimer le numérus Pertus, de pouvoir former plus, former mieux.

Actuellement, nous formons le même nombre de médecins. Alors, le numérus apertus, ça veut dire qu'elles fixait leur nombre d'étudiants en médecine en fonction de leur capacité. Exactement.

Et là, on inverse la donne, c'est en fonction des besoins du territoire et il est bien prévu un renforcement des moyens des unités. Donc, nous travaillons avec des universités et nous travaillons donc avec les universités pour améliorer et faire le succès de cette réforme là. Mais là, nous sommes en train de définir à quel auteur le renforcement des moyens de des universités.

Ça va dépendre. Oui, mais c'est toujours la même chose. Quels seront les besoins du territoire qui sera évalué notamment avec les agences régionales de santé mais surtout les élus locaux.

L'idée, c'est de pouvoir remettre des médecins sur le territoire. Actuellement, je vous le disais, on forme le même nombre de médecins qu'en 1970. Alors, nous sommes 15 millions d'habitants en plus, qu'il y a plus de pathologie chronique et que le rapport travail a beaucoup changé.

Puisque quand un médecin généraliste part en retraite, il en faut entre deux et trois. Donc nous allons supprimer euh ce goulet d'étranglement qui d'ailleurs favorise le départ à l'étranger de bon nombre de nos étudiants. Nous avons à peu près euh 1600 étudiants euh français par an qui partent à l'étranger faire leurs études de médecine.

C'est les chiffres de la Cour des comptes. arrêjà il faut arrêter l'hémorragie en augmentant plus effectivement le capacitaire et en dotant les universités de moyens pour ce sujet-là et puis de les rapatrier avec une évaluation de leurs compétences et de leurs connaissances pour qu'ils puissent venir terminer leurs études en France. Contrô de médecins en France pour laisser nos étudiants français qui sont entre 5000 et 15000 étudiants en santé à l'étranger, en Roumanie, en Belgique.

Parce que si la France n'est pas capable de leur proposer des solutions pour revenir, c'est d'autres pays européens qui vont les capter et ça va aggraver cette question des méous avons besoin de tout le monde pour améliorer les déserts médicaux actuellement en France. Alors Yanque Nor, vous avez reçu ce matin le collectif des victimes de Joël Le Squarnex, cet ancien chirurgien qui a été condamné à 20 ans de prison pour viol et agression sexuelle sur 298 patients, quasiment tous mineurs. Ce collectif de victimes, il a plusieurs demandes et il demande notamment la possibilité pour les établissements de santé de consulter le casier judiciaire des futurs soignants avant leur recrutement.

Est-ce que vous êtes favorable à cette mesure ? Alors, j'étais surtout favorable qu'on puisse écouter euh ce collectif avec euh la haut commissaire à à l'enfant Sarah Ilarie et le cabinet euh de Gérald Armana, le le garde des saut. Il y avait plusieurs demandes effectivement que les violences sexuelles et sexistes puissent aussi s'étendre, cette lutte contre les violences sexuelles et sexistes puisse s'étendre également aux patients et que plus jamais on ne puisse revivre cette cet horrible cauchemar puisque plus jamais ça et qu'effectivement on ne puisse plus mettre des enfants, des personnes vulnérables ou que ce soit avec des professionnels que ça soit de santé ou autres qui peuvent avoir eu un comportement et une condamnation pour des atteintes ou des abus sexuels.

Donc effectivement nous sommes et bien il va falloir effectivement travailler à ce sujet pour que le fichier euh des prédateurs qui ont eu des actes sexuels malveillants et bien puissent être consultés par notamment les hôpitaux, par les épades, par toutes les structures. Ce n'est pas possible actuellement. Pour l'instant, ce n'est pas possible.

En tout cas, c'est euh le le professionnel de santé qui doit lui-même euh le fournir. Euh donc, c'est pas on va inverser la tendance. pour qu'effectivement il y ait la transparence totale et il y aura besoin de véhicules législatifs pour et à partir de quand ce sera possible cet accès au travailler surtout avec les dispositifs de de la justice pour pouvoir permettre effectivement de pouvoir pouvoir attester les conditions de d'honorabilité des professionnels de santé ou de toute autre personne qui est en contact avec des populations vulnérables.

Il faudra changer la loi pour ça. Il faudra vraisemblement changer la loi. Merci beaucoup monsieur le ministre pour vos réponses.

Parler Merci. Merci beaucoup Alexandre. Et on va poursuivre le débrief de cette séance de questions au gouvernement sur ce plateau.

J'ai le plaisir d'accueillir Valérie Boyer. Bonjour. Bonjour.

Sénatrice les républicains des bouches du rô avec Noéine Conway Mouray. Bonjour. Sénatrice socialiste des français de l'étranger également sur ce plateau.

Olivier Cadic. Bonjour. Sénateur union centriste des Français de l'étranger.

Et enfin, j'ai le plaisir d'accueillir Ahmed Lawed. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes sénateur RDSE de scène Saint-Denis et nous allons parler de cette séance de question gouvernement qui a été largement consacrée aux questions internationales et on va rejoindre Quentin dans l'hémicycle du Sénat. Quentin, c'est d'ailleurs et bien le président du groupe écologiste au Sénat, Guillaume Gontard, qui a ouvert le bal de ces questions internationales et le bal de ces questions tout courts. Oui, tout à fait.

Tam, on a vu pas moins en total de cinq questions sur le conflit entre l'Iran et Israël. Beaucoup de questions notamment sur les soutiens aux Français présents dans la région, mais aussi donc une passe d'arme très politique quand les écologistes ont dénoncé le bélicisme israélien. Je cite "Comme en 2023 avec l'Irak, la France doit refuser le manikéisme et la loi du plus fort." C'est ce qu'a dit Guillaume Gontard, le président du groupe écologiste au Sénat.

Écoutez un extrait de sa question. Au nom du droit, nous dénonçons l'agression russe et réaffirmons notre soutien plein et entier à l'Ukraine représenté par le président de Sarada, Rouslan Stefanchou, que je salue. Au nom du droit, nous dénonçons la détention d'otage par le Hamas et les Mola.

Au nom du droit, nous dénonçons le génocide à Gaza et la colonisation de la 6 Jordanie. Au nom du droit, nous dénonçons le non respect par le régime sanguinaire iranien du traité de non prolifération nucléaire. Au nom du droit, nous dénonçons la guerre préventive déclenchée hors de tout cadre multilatéral par Israel contre le régime des Mola qui menace de dégénérer.

Et les écologistes de parler d'un en même temps de la diplomatie de la diplomatie française qu'il juge dès les terres et de réclamer un débat au Parlement au titre de l'article 50-1 de la Constitution sur ce qui se joue au Moyen-Orient. C'est François Baou qui a répondu comme c'est l'usage quand c'était un président de groupe ici au Parlement qui pose une question, il y avait un grand silence, on peut le dire dans l'hémicycle. Il a rappelé ce qui fonde la position française en matière de diplomatie avec trois critères.

La France est attachée aux droits, aux principes humanitaires et au bon sens. Écoutez l'analyse du premier ministre sur ce qui se joue au proche- Orient, Moyen-Orient. Ce qui se passe en Iran, c'est que toutes les organisations internationales chargées de la surveillance et de la lutte contre la la prolification la prolifération nucléaire, ces organisations internationales ont dit attention, l'Iran est à quelques semaines, peut-être à quelques jours de d'avoir enrichi suffisamment de matière ficile pour que on se trouve devant le risque immédiat. de bombe nucléaires.

Or, l'Iran a dit à de multiples, j'allais dire innombrables reprises que le but de son armement nucléaire c'était de détruire Israël. Le gouvernement israélien, je comprends qu'il est eu un souci énorme avoir à ses portes un risque aussi considérable que celui-là qui menace sa survie. Voilà, je terminerai en vous mentionnant ces mots qu'a dit François Bairou quand il a terminé.

La France sait très bien les risques encourus par la paix dans le monde et les risques d'escalade des mots solennels Tam. Merci. Merci beaucoup Quentin.

Hélène Conway Mouray, comment interprétez-vous ? Quel est votre avis sur l'action qu'a mené Israël ? Est-ce que c'était du bellicisme ? pour reprendre les propos de votre collègue Guillaume Gontard.

Est-ce que l'Iran au contraire était en train de menacer la survie d'Israël par et bien la prolifération des armes nucléaires ? Tout d'abord, je crois qu'il faut faire très attention au vocabulaire que nous utilisons. Il y a suffisamment de violence dans le monde sans ajouter une violence verbale et on en voit beaucoup aujourd'hui avec des gens qui ont des émotions très fortes et qui les expriment avec des mots qui sont parfois malheureux.

En tout cas, les questions d'actualité hier à l'Assemblée nationale pour ma part, j'ai trouvé était délétaire. Mais bien euh aujourd'hui par de l'échange notamment entre Alma Dufour et Jean-Noel Barreau. De de quels échanges ?

Oui oui oui. Les les deux questions qui avaient été posées par une députée Renaissance et par député LFI. Je pense que au Sénat, nous avons cette mesure qui nous permet en effet d'avoir un peu de solnité euh dans le débat et je crois que nous devons garder tête froide quant à ce qui se passe aujourd'hui dans cette région qui peut avoir des conséquences désastreuses pour l'ensemble du monde.

Ça va bien au-delà simplement d'un conflit régional. Euh la menace de l'Iran, la rhtorique iranienne n'a pas changé depuis des décennies, hein. Donc cette menace en effet sur l'existence même d'Israël.

Donc là, on est on avait ne sommes pas montés d'un cran dans ce que l'Iran propose de faire. Par contre, c'est vrai que depuis des années également, Israël entend frapper l'Iran, alors pour se défendre, pour protéger son existence, on l'appelle comme on veut, et que là Israël a eu l'opportunité après l'affaiblissement du Hamas, l'affaiblissement du Hzbola et je crois un degré de pénétration du Mossade absolument incroyable à la fois en Iran mais également au Liban. On l'a vu dans la façon dont les les tous les dirigeants du Hzbola ont été décimés avec leur téléphone.

Cela montrait que il y avait une infiltration dans ces pays et que aujourd'hui Israël a cette opportunité était prêt pour frapper. Alors moi je crois que la question qu'il faut que nous posions, c'est est-ce que en effet la France a un rôle à jouer ce que je crois et je l'entends dans la bouche de notre ministre et c'est tant mieux. un rôle à jouer en matière diplomatique, il le dit, il le répète, où en effet, il faut jouer la désescalade.

Nous n'avons rien à gagner à ce que aujourd'hui l'ensemble s'embrase et que les populations souffrent. Avec Olivier, nous représentons nos ressortissants à la fois en Israël et en Iran. On en a dans les deux pays.

Et donc voilà, il faut faire attention. Vous savez, dans ces guerres, ce sont les civils qui payent le prix, hein, aujourd'hui. Donc voilà.

Valérie Boyer, est-ce qu'Israël était dans son bon droit ? Est-ce qu'Israël était sur dans une frappe préventive ? Est-ce que l'action pour vous d'Israël était discutable ?

Et quelle doit être la position aujourd'hui de la France ? On a entendu l'appel à la désescalade de la part du président de la République. D'abord, je voudrais souligner, comme l'a fait ma collègue, le dispositif impressionnant mis en place par Israël.

Après l'affaire des bipers, on a celui de des interventions de de d'Israël dans un des pays les plus hostiles du monde, les plus fermés, les plus sanguinaire, les plus répressifs avec des des opérations qui font parties du sol même iranien. Ça montre le l'intelligence, la puissance, la technicité des services israéliens que qui déjouent, j'allais dire, tous les scénarios de film d'espionnage ou de science-fiction. Donc euh on peut dire que ce petit pays euh est à la pointe de la technologie parce que c'est sa vie euh qui est en jeu.

Euh la démarche pour Israël, elle est existentielle. C'est le pogrome du 7 octobre qui a tout déclenché puisque il y avait les accords d'Abraham dont on ne parle plus mais qui étaient en cours. Donc des accords de paix avec plusieurs pays arabes.

Euh et là effectivement on assiste à l'affaiblissement du Esbola à la chute du régime de Bachar Al-Assad à la déstabilisation aussi des outils. C'est-à-dire que l'axe chit est déstabilisé. C'était de ce point de vue-là probablement le bon moment pour Israël d'intervenir, surtout que la IEA venait de constater quelques jours auparavant euh qu'il y avait vraiment des programmes qui étaient extrêmement avancés et j'ajoute que dans les fameux deals de Donald Trump, il avait donné 60 jours de l'avis de tout le experts.

On sait parfaitement que l'Iran s'est moqué du monde en disant "On négocie donc je peux continuer à faire ce que je veux." Et qu'a fait euh Benjamin Netaniaou ? Euh il a attendu le 61e ou le 62e jour pour lancer ses opérations euh pour faire en sorte que l'Iran ne puisse pas se doter de l'arme nucléaire.

Je crois que c'est une nécessité non seulement pour Israël parce que matin, midi et soir, l'Iran parle de la destruction d'Israël, ne pense qu'à ça et cetera. avec les autres. Je rappelle qu'Israël reçoit des centaines de bombes tous les jours, hein, et sans le dô de fer il y a longtemps que ce qu'Israël aurait totalement disparu et qu'elle n'a visé que des cibles militaires et que pour la paix du monde, comme ça a été rappelé pratiquement par tout le monde, il est impossible que l'Iran puisse avoir l'arme nucléaire.

Ahed la Wedge, c'est le seul boulot qu'Israël fait pour nous tous. Ce sont les mots du chancelier allemand Fredrich Merz dans un entretien à la CDF. Euh, il a n'a pas mâché ses mots envers le régime de ter qui selon lui a apporté la mort et la destruction au monde en soutenant le Esbola le Hamas, en livrant des drones à la Russie.

Est-ce que vous êtes d'accord avec cela ? Écoutez moi tout d'abord, je viens une pensée pour toutes les victimes qui ont été tuées dans ce toute la région. Ça, il faut il faut aussi le mentionner. sûr euh et c'est important parce que je crois qu'aujourd'hui ces territoires ont été je dirais massacrés par certains et notamment par le régime israélien notamment sur Gaza aussi hein, faut pas l'oublier parce que je crois que à un moment donné on peut aller faire en sorte de de tirer sur sur le Mola enfin sur les molas en Iran ou sur l'Iran parce que ils ont la la l'arme nucléaire.

Et ceci dit, il y avait quand même une négociation auparavant qui a été faite par les Américains et les Iraniens qui devaient se rencontrer pour discuter et de trouver inussi à cette à cette à cette à cette cette problématique. D'ailleurs, vous l'avez dit tout à l'heure, il y a une rencontre qui normalement doit avoir lieu entre l'Iran et les États-Unis pour pouvoir discuter et aussi les pays arabes qui ont été contactés par l'Iran pour pouvoir faire en sorte d'être les médiateurs pour pouvoir sortir de cette crise parce que c'est escalade aujourd'hui dans ces pays. Je je rappelle he Donald Trump a dit que l'Iran est entré en contact avec les États-Unis aussi les dernièr donc moi je moi je suis là pour essayer de dire qu'il faut moment donné que l'aspect diplomatique doit prendre tout son son son son ses actions qui doivent tout mis être mis en place pour pouvoir faire en sorte qu'on trouve qu'on sort vers le haut et qu'on soit pas vers le haut parce que c'est surtout si demain si demain les États-Unis attaquent l'Iran, c'est une escalade sans retour et là on aura une situation dramatique dans le monde entier.

Et je précise ce qu'a dit hein Donald Trump à l'instant euh à propos de frappe américaine sur l'Iran. Il a dit "Je vais peut-être le faire, peut-être pas." Voilà, il laisse planer le le dé Oui, mais bon, on connait on connaît la situation de enfin on connaît les mots de Donald Trump.

Euh on a quand il est arrivé au pouvoir, il a dit qu'en une journée, il allait faire en sorte que Gaza euh soit en paix avec Israël. Il a dit "En 24 heures, je vais gérer l'Ukraine." On voit aujourd'hui que rien n'est fait.

Et moi ce que je voulais dire aussi c'est que si on veut tuer des chefs des chefs des chefs d'état, on l'a vu, on l'a vu en Libye, on l'a vu en Irak, qu'est-ce qui s'est passé ? Rien. C'estd qu'il y a il y a encore plus un marasme qui existe là-bas et une une démocratie qui ne pas sucède le chaos et et voilà.

Tout à fait. Et donc c'est pour ça qu'à un moment donné, moi je pense que la diplomatie doit prendre tout en en place, enfin tout mis en marche pour pouvoir faire en sorte queon arrive à des situations qui permettent de trouver une issue à c à cette problématique. Alors quelle doit être l'action de la France ?

écouter ce qu'a déclaré tout à l'heure le ministre des affaires étrangères Jean- Noël Barreot dans l'hémicycle pour qui et bien il faut aller vers une solution diplomatique. La France considère et depuis longtemps qu'il n'y a pas de solution militaire au problèmes nucléaires iraniens. C'est la raison pour laquelle nous appelons aujourd'hui à la retenue, à la désescalade, à l'arrêt des frappes et nous disons d'ailleurs que toute nouvelle frappe entraînerait soulèverait des risques substantiels sans permettre pour autant d'éliminer définitivement le programme nucléaire iranien.

C'est la raison pour laquelle nous appelons l'Iran à se rendre disponible immédiatement à la poursuite de négociation. Olivier qui a dit "Quelle doit être selon vous aujourd'hui la position de la France ? La solution diplomatique ?

He c'est là ce qu'a plaidé le ministre des affaires étrangères Jean-Noel Barreau. On assiste de fait à une escalade, tout le monde l'observe. Après bien fondé ou mal fondé, ça c'est la vie de chacun.

Euh je crois qu' ce qui nous marque et c'est ce que tout le monde a dit, c'est que pour Israël aujourd'hui la meilleure défense c'est la surprise et donc ils font des choses qui étaient inattendues mais effectivement on observe que Russie qui agresse l'Ukraine, les Hamas qui a fait ce programme le 7 octobre puis derrière cette voilà cette évolution sur Gaza puis maintenant cette attaque sur l'Iran. On voit bien que c'est un phénomène d'escalade. Euh la problématique qui se pose à nous, c'est est-ce que ça va s'arrêter là ?

Ouais. Et c'est quoi le prochain feuilleton ? C'est puisque aujourd'hui l'Iran et la Russie ne sont que en fait des proxis de la Chine et on voit bien, c'est annoncé à Singapour par le président, par le ministre de la défense américain que d'ici 2027, on va vraisemblablement vers un nouveau conflit en mer de Chine avec Taiïwan.

Donc on sent bien qu'il y a cette escalade qui nous guettete et donc effectivement c'est la sagesse qui appelle à vouloir la désescalade, à trouver un moyen d'arrêter cet enclenchement. Comment y arriver dans dans ce contexte ? Vousz vousmême qui ex mais ce qu'il faut comprendre c'est à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui.

On a cette évolution cette mécanique qui est en route et queon observe depuis quelques années et on voit ce qui est annoncé. On voit en plus des nuages noirs qui nous arrivent. Et donc la question pour nous c'est est-ce qu'on va réussir à arrêter ça là ?

Quand je suis passé dans les six pays du golf au mois d'avril, à chaque fois tout le monde disait "On attend du plan euh saoudien et français cette solution à deux états. Cette reconnaissance de la Palestine par ceux qui ne la reconnaissaient pas cette reconnaissance d'Israël par les pays musulmans qui ne reconnaissaient pas." et on a encore reculé d'un cran puisque on a eu l'annulation de cette conférence en raison justement vous voyez bien que c'est ce recul en arrière vous voyez bien vers quoi il faut aller c'est effectivement la démarche de la France avec l'Arabie Saoudite.

Nous avions une délégation de la choura aujourd'hui qui était là qui était dans l'hémicycle qui observe qui a discuté avec nous justement dans leur regard des mola depuis 1979 crée le chaos dans la dans la région. Donc aujourd'hui il y a cette réaction qui finit par se faire de la part d'Israël. Ceci étant, c'est une escalade.

Il faut à tout prix arrêter cette cette escalade sans respect du droit sans respect du droit international. Mais ne respecte pas le droit international. J'entends le souci c'est que c'est quand même c'est quand même Israël qui a aussi attaqué en premier l'Iran.

Moi je suis pas pour je suis pas je suis pas pour soutenir l'Iran ou le fait qu'il faut absolument que l'Iran n'est pas la bombe atomique. C'est pas là-dessus. c'est qu'à un moment donné, il faut pas qu'il y ait deux poids de mesure.

À un moment donné, il y a aussi ce qui s'est passé euh euh je dirais à Gaza que sur lequel il faut moment donné porter pour que vraiment comme vous l'avez dit tout à l'heure qu'il y ait deux états et qu'à un moment donné que déjà sur le front, je dirais il y a il y a Israël qui est sur le front comme l'a dit notre collègue, elle est sur le front de Gaza, elle est sur le front de la Syrie, elle est sur le front de la Libye et là maintenant du Liban et maintenant elle est sur le front iranien. Il faut il y a quand même quelque chose qui ne va pas là. Ça ça tourne ça tourne par rond.

C'est l'Iran qui menace. Moi je suis encore une fois la question aujourd'hui c'est que pour l'instant et je ne veux pas qu'on parte dans une situation où demain comme ça s'est passé en Irak comme ça s passé en Libye on se retrouve dans une situation où à un moment donné c'est c'est le c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est le marasme et il y a plus rien qui et il y a une guerre qui pourra se je dirais se mettre en place dans tout le monde à cause de ces de ces attaques. Les roy v réagir il y a deux poids de mesure en permanence parce que c'est vrai qu'on a évoqué un certain nombre de conflits.

Parmi ces conflits, on oublié qu'il y a des États qui ne respectent rien. Moi, je parlais de la Turquie et de l'Azerbaïdjan. Quand il y a eu le nettoyage et auabas, qui s'en était muu, personne, tout le monde s'en fiche.

Et pendant ce temps, tous les jours l'Arménie, à part la France, tous les jours l'Arménie est attaquée et là c'est dans le silence assourdissant de la communauté internationale. Ce weekend, je rappelle juste qu'il y a 200 Nigériens qui ont été massacrés au coup au cri d'Allah Akbar. Personne n'en parle.

Alors, c'est vrai qu'ils sont africains, ils sont chrétiens, ça n'intéresse personne à un moment donné. le coût des deux points de mesure, il est permanent. Par contre, ce que je voudrais dire, c'est que l'Iran est quand même la matrice du mal euh dans le dans les axes terroristes aujourd'hui, en tout cas dans une bonne partie de ces axes terroristes-là et que l'Iran n'est pas la Libye.

L'Iran est un pays qui est sous domination des molats avec l'aide de la communauté occidentale, si je puis dire, depuis 1979, qui fait vivre à ce grand pays qui qui est une civilisation, qui est un pays qui a 5000 ans d'histoire, une domination religieuse absolument abominable. C'est un des pires régimes du monde euh et qui pense ses enfants, qui viole ses femmes, qui enfin franchement et qui pratique la diplomatie des otages. Moi j'ai une pensée pour nos deux compatriotes qui sont retenus et Jacques Paris qui effectivement exactement dans des conditions abominables et il y en a d'autres he il y a d'autres occidentaux qui sont retenus mais c'est le propre des pays.

L'Azerbaïdjan fait pareil euh retient aussi des otages arméniens et avait des otages français et cetera parce que ça fait partie de leur jeu. L'Algérie fait pareil avec Bolm sans sal. Donc on a ces pays qui ne sont absolument pas des pays démocratiques et qui font en sorte de retenir, c'est pas le même sujet, mais c'est les mêmes pratiques de diplomatie des otages et qui font en sorte de de euh d'agresser.

Aujourd'hui, effectivement l'Iran peut-être déstabilisé par ses attaques parce que de la vie de tous les spécialistes que j'ai entendu depuis plusieurs jours, 80 % de la population iranienne en en est vraiment à bout de cette prévarication, de cette corruption et de et des et des choses abominables qui se passent pour la population. Mais le sujet et vous l'avez vous avez commencé à l'évoquer, c'est est-ce que l'on peut changer un régime par la force ? Écoutez bien ce qu'a répondu Jean-Noël Barre tout à l'heure également dans l'hémicycle.

La France défend et promeut le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et elle considère qu'on ne vient pas provoquer de changement de régime par la force, qu'il appartient au peuple de décider de leur propre destin et qu'elle fait confiance au peuple iranien pour décider du moment et des circonstances pour se libérer de ce régime contre lequel il a héroïquement résisté. Hélène Conway Mourayet, votre votre réaction à ce que dit le ministre des affaires étrangères. Écoutez, moi d'abord ce que je voudrais dire c'est que je pense que aujourd'hui il y a une vraie attente de la France et des Européens en particulier.

C'est le seul continent aujourd'hui qui défend le multilatéralisme, qui défend l'état de droit, qui défend les institutions internationales et le droit international. Je crois que nous sommes les seuls et le reste du monde nous attend quelque part. Donc je pense que nous avons une carte à jouer qui est très très importante dans la désescalade.

Je veux revenir à cela parce que on peut en effet engager un débat qui a raison qui a tort mais je crois que aujourd'hui il faut quand même prendre conscience que ce qui se passe là-bas avoir des implications beaucoup plus globales. Voilà. Donc s'il y a en effet l'implication des États-Unis et qu'il a l'implication de la Chine qui ne va peut-être pas attendre Taiïwan parce que elle aura l'occasion de s'engager auprès de l'Iran qui est son allié, et bien c'est pas 2027 ou 2030, ça sera 2025 ou le début 2026.

Donc je crois que les conséquences sont gravissimes et que nous avons que nous devons absolument tout faire pour que cette guerre s'arrête le plus vite possible pour préserver les populations qui souffrent quand même terriblement mais également pour préserver simplement la paix dans le monde. Je crois que là nous sommes nous avons mis le doigt dans quelque chose qui si nous ne sommes pas en capacité de l'arrêter peut être gravissime. Donald Trump fait un deal.

Il pense que dans cette histoire il va déployer ses forces. Je ne sais pas s'il va aider Israël, mais il sera là sur la défensive et peut-être une aide sans sans sans s'engager. Il faut espérer que les Iraniens soient suffisamment intelligents pour ne pas provoquer les Américains et que et bien finalement il veut la capitulation de l'Iran.

Il l'aura peut-être parce que l'Iran réalisera Israël a dit que il fallait s'attendre à quelque chose d'extraordinaire. Enfin, je sais plus quels sont les termes qui qui a été qui ont été utilisés, mais peut-être qu'ils vont faire la même chose que ce qui était le sort des dirigeants du Hzbola. Je pense qu'il y a un certain nombre de de dirigeants iraniens aujourd'hui qui doivent vivre dans la terreur et dans la peur absolue.

Donc c'est dans ce climat là que Donald Trump peut-être en effet gagner. Très bien. S'il l'ent capitule et que ça s'arrête et que on démantelle plutôt que d'envoyer des bombes, donc on connaît pas les conséquences sur des installations nucléaires, qu'on puisse démanteler en effet ce que les Iraniens ont on ont on ont mis en place.

Et je pense que là on aurait la fin, Israël serait conforté dans le fait que l'Iran n'aurait pas ne se doterait pas de la la bombe nucléaire et je pense que là on pourrait au moins gagner un peu de temps pour la paix. Ahmed Laouette, je crois l'action de Donald Trump qui donc a appelé à une capitulation sans conditions de l'Iran menacé laayatola Hamenei. Ce dernier a répliqué en indiquant que l'Iran ne se rendrait jamais causerait des dommages irréparables en cas d'intervention américaine et je le rappelle ce que je disais au début, il a dit je vais peut-être le faire peut-être pas.

Non mais moi je pense que la loi de la force n'a jamais permis d'arranger les choses quoi qu'il arrive. Mais je pense que aujourd'hui les États-Unis font mettre la pression à l'Iran maximale pour faire en sorte de de les faire de les faire tomber. Je pense pas qu'ils iraient vers une vers une une attaque parce que le peuple américain n'est pas d'accord avec ça et je pense que s'il a été élu Donald Trump, il a pas été élu pour envoyer ses militaires du côté de l'Iran.

Et et moi à mon avis c'est plutôt une pression qu'il est en train de mettre. Je pense que les pays arabes aussi vont mettre pression sur l'Iran pour faire en sorte qu'il y a une discussion, il y a un dialogue et je pense qu'il faut passer par la diplomatie comme on comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est par là que c'est par là qu'il faudra changer les choses parce que c'est pas en envoyant des bombes les uns contre les autres qu'on va arranger les choses. Olivier Cadi, on a commencé à parler d'eux mais je souhaiterais qu'on qu'on parle réellement de la situation de ces deux otages français en Iran.

Cécile Coler. Jacques Paris, leur proche demande aux autorités françaises de peser de tous leurs poids pour faire cesser les bombardements. Il demandent aussi leur exfiltration humanitaire car ils sont en danger de mort imminente.

Est-ce que vous le réclamez aussi ? Ben oui, on réclame tous. Je pense que il y a consensus mais c'est important de c'est important de le dire et c'est important de le dire dans les médias.

C'est évidemment on est tous préoccupés par leur situation. On a vu la sœur de Cessil Colère venir devant la commission. euh notre commission ici au Sénat avec ce leur leur ami qui a vécu cet enfer dans les jaules.

Donc faut voir dans quel enfer ils vivent et dans quelle terreur peuvent vivre leurs proches. Évidemment, on pense à ça et évidemment on ne peut que soutenir leur démarche. Rappelez que le ministre des affaires étrangères a fait un dépôt de plainte devant la Cour internationale de justice au mois de mai dernier contre l'Iran. c'est que aujourd'hui c'est un état encore une fois c'est une forme de terrorisme et donc on l'observe mais ils ont commencé comme ça.

Ils ont commencé avec des attentats sur le sol français ce régime et donc on voit parler de diplomatie avec les Iraniens mais écoutez en terme de cyberattaque aujourd'hui la médaille d'or des cyberattaques c'est pour l'Iran après la Chine et la Russie donc on voit à qui on affaire. Donc diplomatie avec ces gens-là c'est vrai que c'est compliqué c'est compliqué. Aujourd'hui, il y a des menaces.

Est-ce que ces attaques vont régler le problème ou est-ce que c'est une fuite en avant et une escalade, une nouvelle escalade en attendant la suivante ? C'est ça notre préoccupation. Évidemment, les familles ont raison et c'est je pense que c'est ce que cherche à faire le gouvernement, c'est appeler la désescalade, mais c'est la volonté aussi de tous les pays environnants, c'est de dire stop, il faut que ça s'arrête.

Allez, on va poursuivre le débrief des questions au gouvernement et on va prendre la direction de la salle des conférences avec Alexandre dont l'invité Guillaume Gontard qui a donc tout à l'heure interpellé le gouvernement. Bonjour Guillaume Gontard. Bonjour.

Vous avez donc interrogé le Premier ministre François Baï sur la guerre qui a été lancée par Israël contre l'Iran ces derniers jours. Et François Baï a fait une réponse dans la lignée de la position d'Emmanuel Macron sur cette guerre naissante. C'est-à-dire que la France ne condamne ni n'approuve et bien cette guerre préventive lancée par Israël.

Qu'est-ce que vous pensez de la réponse que vous a faites le premier ministre François Baot ? Ouais, il a fait une une réponse dans la ligne de ce que je dénonçais, c'est-à-dire cette diplomatie du en même temps qui est catastrophique en fait. Euh on a perdu la la France n'a plus de n'a plus de ligne.

Euh pourtant la France avait justement une position singulière, a toujours eu une position singulière. Elle a eu cette position singulière et cette capacité à dire non en 2003 euh quand il y a eu le conflit avec l'Irak pour dire tout simplement que justement justement en face nous avons le régime sanguinaire des Molas. En face, nous avons des gens qui préparent effectivement l'arme nucléaire.

Et c'est justement pour ça qu'il ne faut pas faire n'importe quoi. C'est justement pour ça qu'il faut respecter le droit international. Et donc cette parole de la France, elle est importante et je l'ai pas entendu dans ce qu'a dit dans ce qu'a dit François François Berou en en justifiant justement la guerre préventive qui n'existe pas en droit en droit international et puis lui rappeler en fait qu'on envoie pas la démocratie dans un missile et que ça n'existe pas et que s'il n'y a pas de solution politique, si on ne travaille pas sur une solution politique et c'est ce qu'on demande, c'est ce qu'on demande à la diplomatie française, c'est ce qu'on demande au président de la République, c'est ce qu'on demande au premier ministre, c'est d'avoir cette cette ligne très claire. euh notamment de des sanctions parce queil y a besoin de sanctions.

Quand on respecte pas le droit et bien il faut qu' il faut avoir cette capacité à avoir des sanctions euh des sanctions économiques, des sanctions sur la vente sur la vente des armes et puis évidemment aussi euh la reconnaissance de l'État palestinien parce que c'est ce que euh ce qui ce qui peut montrer aussi cette ligne claire de la France. Mais alors est-ce que la diplomatie ça suffit face au régime iranien ? François Baou l'a rappelé, selon les agences internationales qui observent et bien le programme nucléaire iranien, ils sont à quelques semaines de pouvoir avoir la bombe nucléaire à quelques pour d'enrichissement de l'uranium avec le taux nécessaire à 90 % pour avoir la bombe nucléaire.

Est-ce que la seule solution ce n'est pas de les arrêter par et bien une intervention militaire ? Mais moi je ne dis pas qu'il faut pas qu'il y ait d'intervention qu'il faut qu'il faut pas qu'il y ait d'intervention militaire. Je dis que ça doit se faire dans le cadre du droit international et puis je rappelle quand même que Netaniaahu en 2018 nous disait que c'était imminent que l'Iran allait attaquer avec avec son arme son arme nucléaire.

Bon voilà, nous sommes en 2025 mais peu importe, je veux dire, s'il y a cette urgence et ben qu'on qu'on convoque l'ensemble des pays, qu'on trouve une solution euh peut-être peut-être militaire mais en tout cas de laisser Israël, de laisser Netianyahou dans cette impunité totale, bah tout simplement ça mène au chaos et ce qui est en train de se passer est particulièrement inquiétant. Est-ce que ce n'est pas l'occasion de faire tomber ce régime des mola iraniens qui finance le terrorisme, qui aide la Russie dans son agression contre l'Ukraine, qui opprime son peuple et notamment le mouvement femme femme vie liberté ? Je dirais et là si en tout cas ça peut participer effectivement à faire tomber à faire tomber ce ce régime effectivement on soutient évidemment femme vie liberté toute la résistance iranienne.

Sauf que on a très peu d'exemples en fait que la guerre que les armes suffisent justement à mettre en place un régime démocratique en tout cas à aider un régime démocratique sur place et ça ça passera évidemment par la diplomatie et c'est ce qu'on encore une fois ce qu'on ce qu'on demande et là on est en train clairement de faire fausse route. Alors, il y a cette perspective de la reconnaissance de l' de l'État palestinien par la France qui peut-être finalement est en train de s'éloigner avec cette guerre Israël-Iran, la conférence des Nations unies qui a été euh reportée et peut-être Emmanuel Macron euh qui voit cette reconnaissance de l'État palestinien moins comme une priorité aujourd'hui. Oui, mais moi je trouve que c'est catastrophique.

Je sais pas si Emmanuel Macron se rend compte. On nous a avancé justement la possible reconnaissance de l'État palestinien. Après, on nous a dit non, c'est pas le moment, c'est pas tout de suite.

On nous a dit il va y avoir une conférence. depuis cette conférence. Alors là, c'est pas du fait de d'Emmanuel Macron, mais en tout cas maintenant on nous dit bah non, ça sera ça sera plus possible.

Et puis en fait l'objectif justement de cette reconnaissance de l'État palestinien dirait s'envole, s'éloigne. Non, nous on dit c'est aujourd'hui, c'est maintenant, ça aurait dû déjà être fait. Et justement si la France avait eu une parole forte, une ligne forte, avait reconnu l'État les Palestiniens il y a déjà quelques mois, je pense que nous n'en serions pas là parce que nous envoyons un signal aussi fort à Netaniaahu justement pour dire "Non, il n'y a pas d'impunité.

Euh il y a des pays qui sont capables de tracer une ligne. C'est ce que nous demandons au président de la République. Merci beaucoup Guillaume Gard.

Merci. Toute l'attention diplomatique est donc désormais focalisée sur le proche Orient. Pendant ce temps-là, la guerre en Ukraine se poursuit et dans ce contexte, vous avez tout à l'heure tous assisté au discours solennel du président du Parlement ukrainien, la radar Rouslan Stéphan Chou que l'on écoute.

Le châtiment de la Russie pour tous ces crimes doit être inévitable. Et pour traduire ça en en mot compris par tous, il faut que l'agresseur, la Russie paye le chèque, le prix de cette guerre pleinement en payant par les biais de des avoirs russes gelés et ce serait ce ne serait que rendre justice. C'est un débat les avoirs russes gelés Valérie Boyer.

On a entendu l'appel du président de la radar à se saisir de ces avoir russes dont nous dont nous utilisons aujourd'hui les intérêts. Mais il y a tout un débat européen sur le sujet. Est-ce qu'il faut aller jusque là ?

Il faut accroître sur notre action sur les sanctions à la Russie et bien face à cette guerre qui se poursuit. Bah, jusqu'à présent, les sanctions faxes à la Russie n'ont pas abouti à quelque chose de formidable. Mais euh je pense que la moindre des choses quand les États euh se comportent de cette façon euh euh je note d'ailleurs que la Russie comme l'Iran sont des États extrêmement corrompus où il y a une prévarication de l'oligarchie qui est ou de la molarchie enfin qui est extrêmement forte hein.

Donc euh l'économie est tenue euh par euh à la fois, j'allais dire par les matons du système et par une petite caste qui se sert sur les biens de de la nation. Donc moi, je suis favorable à ce que des pays qui se comportent mal euh et bien à nos yeux en tout cas, on saisisse leurs avoir. Je rappelle que j'ai fait partie des parlementaires qui étaient à l'initiative euh Congèle les avoirs de l'Azerbaïdjan.

Ça n'a malheureusement pas abouti hein et on sait ce que l'Aerbaïdjan a fait à la France comme dégâts dans ses manœuvres vis-à-vis de des DOMTOM. Donc oui, effectivement, mais enfin les sanctions jusqu'à présent n'ont pas montré qu'elles étaient efficaces. En revanche, le gel des différent.

Oui, Olivier Cadi, est-ce que enfin comment est-ce qu'on peut faire pour aujourd'hui couper le robinet à la Russie ? Est-ce que les Européens peuvent aujourd'hui se passer du pétrole et du gaz russe ? On a vu hier la Commission européenne qui a dévoilé un plan très progressif qui prévoit que l'Union européenne ne se sèvrera de du pétrole et du gaz russe qu'en 2027.

Euh le problème c'est qu'on est effectivement sur un temps long. Il y avait euh l'Allemagne avait fait des choix qui fait que ils étaient de en totale dépendance. Donc et avec la crise qui est actuellement en Moyen-Orient, que ce sujet-là va on voit que les choses sont pas si simples.

La question qui est là de de faire ce gel des avoirs, c'est une première et c'est euh ça fera mal à la Russie d'ailleurs. Ça lui fait pas plaisir et il suffit de l'entendre hurler. Je pense que les sanctions portent et on le voit sur la Russie si vous voulez le problème avec ces régimes qui sont expansionniste parce qu'on dit on veut pas changer ces régimes mais n'empêche que c'est quand on parle de l'Irak ou la Libye mais l'Irak ne menace plus ses voisins depuis que il y a plus Saddam Hussein.

Donc aujourd'hui les Mola menacent leurs voisins. Le la Russie menace ses voisins. Donc il y a un vrai sujet avec ces régimes et c'est un travail sur le temps sur le temps long.

La Chine aussi, c'est un régime expansionniste. Donc, on le voit. Et dans l'histoire, malheureusement, ces régimes-là pour qu'ils tombent, c'est lié à un phénomène extérieur.

Ils ne tombent pas de le d'eux- même. Donc, c'est un vrai sujet. Effectivement, ça oblige les démocraties.

Est-ce que les démocraties doivent attendre d'être attaqué formellement pour réagir ? C'est ça la grande question qui se pose à nous. Donc déjà, il faut s'armer, il faut mettre des moyens et effectivement, il faut prendre des sanctions.

Ça c'est le toutes les démocraties sont d'accord là-dessus. Mais effectivement, faut aussi se défendre, se préparer parce que on sait qu'on est face à des gens qui sont expansionnistes et qui ne n'hésiteront pas à mener des agressions. Ils nous attaquent au quotidien via la guerre hybride.

Et dans tout cela, il y a un sujet d'inquiétude hein, que l'on a vu notamment lors du G7 La Wedge. Le G7 a échoué à parler d'une voix unie et forte pour dénoncer l'agression. russe en Ukraine notamment à cause de la position américaine.

C'est la fin de de l'Union sacrée sur ce sujet qu'on avait vu jusque-là. Ben moi, c'est ça qui m'a inquiété un petit peu, c'est que depuis qu'il y a eu cette tragédie entre l'Iran et Israël, c'est qu'aujourd'hui la l'Ukraine, on l' laissé un peu de côté et je ne pense pas qu'aujourd'hui qu'il faille la laisser de côté. Au contraire, il faut que l'Europe fasse en sorte d'une seule voie garantir le le la paix dans c dans cette dans cette région.

Et je pense que la France, elle a aussi son rôle à jouer là-dessus pour faire en sorte pour mettre pression parce que pour mettre pression sur la Russie et je pense que je dirais que pour garantir la sécurité de l'Europe mais aussi les valeurs qui unissent les nations démocratiques et je pense que c'est important que à un moment donné que la France soit je dirais leader parce que j'ai pas senti dans les autres pays européens une une volonté aussi de soutenir réellement l'Ukraine à fond et et la France doit être je dirais encore une fois la la le porte-parole pour queil y ait cette paix dans cette dans cette région aussi. On a entendu he une attente à l'égard de la France en tout cas dans le discours tout à l'heure de Rousan Stéphan Chou en disant et bien que la France avait eu une position dit historique dans l'aide apportée à l'Ukraine. Est-ce que son action est encore à la hauteur aujourd'hui ?

Mais je enfin, on a on a tendance nous français à ne jamais être content de ce que nous faisons. Je pense que nous n'avons pas à rougir de l'engagement que nous avons. Mais moi, je ne suis pas tout à fait d'accord.

Il suffit de parler aux Polonais, aux baltes, au scandinaves. Enfin, je crois qu'il y a une une vraie une vraie mobilisation aujourd'hui parce que tout le monde a bien compris qu'il y a l'aide de l'avenir de l'Europe. Parce que si demain en effet les Américains qui nous invitent quand même assez fortement depuis quelques mois à nous prendre en charge militairement et notamment augmenter le budget consacré à la pouvoir assurer oui pour acheter américain mais ça c'est autre chose.

Mais en tout cas pour être en capacité de nous défendre quand un jour ils peuvent être occupés ailleurs et qu'il faudra bien que si à ce moment-là Vladimir Poutine avait des vélités sur le côté nord ouest de l'Europe que nous soyons en capacité de nous défendre tout seul parce que les Américains ne seront plus avec nous ou moins engagé. Donc aujourd'hui, je crois qu'il y va de l'avenir de l'Europe. Tout le monde l'a bien compris.

Quant au G7, moi ce que j'ai retenu alors à part le départ précipité du président Trump qui peut en effet nous inquiéter en pensant que en effet il allait qu'on vient un conseil de défense euh il faut et qui a fait qu'il n'y a pas eu de temps avec Vladimir avec Vladimir Zel. Oui mais alors il faut il faut d'abord se souvenir que il n'était pas content du tout que le Vladimir Poutine ne soit pas invité. lui voulait le retour du G8 et je crois qu'il a non pas un certain mépris mais mais pas énormément de considération pour les Européens et c'est dit que finalement ce G7 sans la Russie et bien n'était pas ce qu'il voulait.

Donc aussi bien sûr la pression de l'actualité qui a fait que il il a dû rentrer à Washington. Mais quand même je crois que il ne faut pas oublier cet élément là l'insistance du président américain pour que Vladimir Poutine non seulement soit réintégré pour qu'il y ait le G8 mais aussi soit négociateur ou partie prenante dans les négociations entre Israël. Voilà et ça c'est un élément très important il ne faut pas le l'occulter.

Allez, voilà, un dernier mot làdessus, on va passer quand même sur l'affaiblissement parce que quoi qu'on en dise, l'Iran est extrêmement affaibli. En plus, elle est lâchée par une partie des pays arabes he qui trouve voit pas d'un mauvais œil ce qui se passe aujourd'hui. L'espérance que ça fait naître en Iran, tout ça, c'est quand même un allié de de la Russie.

Bah par ricocher, c'est peut-être pas si mauvais que ça pour l'Ukraine. Donc ce qui se passe aujourd'hui en Iran où moi j'espère que ça va permettre aux Iraniens, même si je suis très méfiante parce que je me souviens de ce qui s'est passé quand les Iraniens se sont révoltés, ça s'est terminé dans le sang pour eux les pauvres, bah va peut-être permettre de se débarrasser d'un état voyou, d'un état sanguinaire et surtout d'un état qui qui nourrit le terrorisme dans le monde. Donc je pense que c'est peut-être une pas si mauvaise nouvelle que ça.

Mauvaise chose. Allez, un mot de l'actualité national, le débat sur les retraites. Le conclave s'est donné encore quelques jours de plus pour parvenir à un accord sur ce sujet.

Les réunions, je le rappelle, devaient se terminer hier dans ce contexte. Et bien, on a entendu tout à l'heure dans l'hémicycle la gauche qui a mis la pression sur le gouvernement. Quentin ?

Oui, tout à fait. Tam, vous avez tout bien raconté. Juste effectivement peut-être juste préciser le fait que la journée supplémentaire c'est lundi le 23 juin effectivement et ces questions effectivement il y avait-il une possibilité d'aboutir pour les partenaires sociaux ?

La mission était-elle seulement possible avec la lettre de cadrage du premier ministre ? Écouter les reproches adressées par la socialiste Monique Lubain qui est d'ailleurs elle-même membre du corps, le conseil d'orientation des retraites au titre hein de du fait qu'il y a quelques parlementaires qui siègent. Écoutez donc sa question.

Elle continue à patiner parce qu'il faut bien le dire, les syndicats qui sont restés là font des propositions, travaillent mais ce heurte ce heurte au mur du MDEF qui ne veut rien entendre. D'ailleurs, après avoir entendu le patron du MEDEV ce matin, on peut douter sérieusement de de l'issue de de ces négociations à tel point qu'on peut se demander d'ailleurs si le MEDEF a jamais eu l'intention de négocier réellement. Voilà, les socialistes qui demandent que les mesures débattues entre partenaires sociaux fassent l'objet d'un débat aussi au Parlement avec un projet de loi, c'estàdire un texte présenté par le gouvernement.

Écoutez la réponse de Catherine Vrin pour l'exécutif. Si les partenaires sociaux ne parviennent pas à un accord global, nous présenterons néanmoins les avancées issues des travaux des partenaires sociaux sous réserve d'un accord politique et d'un équilibre financier global maintenu. Nous présenterons sur cette base un nouveau projet de loi.

Ainsi, l'impératif de réforme pourra être satisfait dans une démarche de justice. Je ferme les guillemets. Et l'ensemble de ces éléments, c'est le texte du courrier que monsieur le Premier ministre a adressé aux différents partenaires sociaux, aux partis politiques au moment de la mise en place du Conclave.

Voilà, on attend aussi maintenant de voir ce que vont faire les députés socialistes. Vont-ils et bien voter la censure ? Toute la gauche va-t-elle demander maintenant à faire tomber le gouvernement sur cette question des retraites s'il ne devait pas y avoir d'accord ni de texte au parlement.

On verra maintenant ce qui va se passer dans les prochains jours. Tam. Merci.

Merci beaucoup Quentin. Hélène Conour, est-ce que vous avez compris quelque chose à ce qu' a répondu Catherine Vrain tout à l'heure ou est-ce que vous avez l'impression que tout est quand même extrêmement flou pour l'instant ? C'est un peu une une réponse à la Trump, c'està dire je fais et je fais pas en même temps.

Vous voyez, c'est on reste dans le même temps. On reste dans en même temps. Moi ce que je regrette sincèrement, nous en sommes là aujourd'hui parce que pour une pour une question de société qui touche absolument tous les individus de notre pays, que le gouvernement ait voulu passer en force comme d'habitude dans la précipitation 493 euh comme si simplement les haut fonctionnaires des ministères étaient en capacité de produire des textes qui devraient être laapanassé et que le parlement n'aurait pas à améliorer parce que voilà, on a bien compris queon ne servait pas à grand-chose mais Mais quand même, si il y avait eu cette concertation en amont, si il y avait eu toutes les enfin les discussions qui sont en cours aujourd'hui, ça fait 4 mois qu'il qu'il travaille sur des points où sur certains en tout cas il y a un consensus.

Tout ça aurait été dans le texte. Il on ne serait pas aujourd'hui avec des postures où certains partis et bien maintenant se sont braqués donc ont décidé d'une ligne politique. Après on donne des lignes rouges et puis bien sûr votre partie éventuellement puisque maintenant la men donc je suis en train de vous expliquer je en train de vous expliquer cela si tout tout ce alors d'abord il faut faire confiance que le premier ministre actuel a l'intelligence de en effet faire entrer ce qui est consensuel aujourd'hui sur la pénibilité le travail des femmes en un certain nombre de points et puis discuter du reste et que ça passe au parlement bien évidemment mais 1493 cette fois-ci il nous reste relativement peu de temps.

Olivier Kad sur cette question des retraites. Est-ce que François Bairou est en train de manquer à sa parole ou en train d'essayer de faire une opération pour et bien rester sur la retraite à 64 ans dans le contexte aussi où on est à la recherche de 40 milliards d'euros pour l'année prochaine ? Bah voilà, on est à la recherche de 40 milliards d'euros, vous l'avez dit, il y a un principe de réalité.

Les gens se gargarisent avec la retraite. En 1970, il y avait 3000 centenaires. Aujourd'hui, on en a 42000.

On double le nombre de centenaires tous les 10 ans. On en aura allez 250000 en 2070 et encore entre 100000 et 600000 selon les scénario. Donc c'est ça la réalité.

On a un allongement donc il faut faire vite parce que plus on attend plus on on se met dans la difficulté. Mais le problème c'est que c'est plus facile de dire attendons, attendons, on verra. La réalité elle s'impose à nous, elle s'impose à tous les Français.

Il faut savoir qu'aujourd'hui vu rien qu'avec les intérêts de la dette, c'est un/3 des recettes fiscales, on va arrêter ça maintenant. Ah la problème c'est que François Baot a dit qu'on remettait tout sur la table sans totem ni tabou. Or on sent bien queil y a un vrai totem et un vrai tabou et une impossibilité de surtout une réalité.

Aujourd'hui c'est l'éléphant qui qui a a couché d'une souris. Je veux dire à moment donné à moment donné euh il y a il y a rien il y a rien sur la table. C'estàd que même s'il y a des il y a eu une perte de temps et je crois qu'à un moment donné, il fallait plutôt discuter avec les députés et les sénateurs pour trouver une issue à cela.

Ça c'est c'est c'est je pense que c'est une situation qui a permis la longévité de de ce gouvernement. Allez, il nous reste 15 secondes Valérie Boyer sur ce sujet sur le sujet des retraites. Je vais faire un jeu de mot un petit peu facile.

Vous me pardonnerez. Ce conclave, c'est plus un chemin de croix qu'un conclave aujourd'hui parce que vous dites sans totem, sans tabou, mais surtout sans argent. Parce que une des raisons du décrochage de la France vis-à-vis de ses partenaires, bah il y a une partie des 35 ans mais aussi à retraite à 60 ans qui a fait qu'on a creusé creuser creuser le déficit et aujourd'hui on est dans une situation un petit peu anachronique vis-à-vis de de nos partenaires et il faut trouver ces fameux 40 milliards plus les intérêts de la dette comme ça vient d'être appelé.

Donc je crois un petit peu soyons raisonnable et pas de slogan. Allez, merci. Merci beaucoup à tous les quatre d'avoir participé à ce débrief des questions au gouvernement.

Dans un instant, l'invité spécial de cette émission, Rouslan Stéphan Chou, le président de la Rada euh va répondre à nos questions. Cela après euh son allocution solennelle tout à l'heure dans les Mystiques. Le Quentin.

Oui, tout à fait. Ruslan Stéphan Chou qui a eu ses mots très forts. Je remercie le peuple français, le grand peuple français d'avoir abrité nos citoyens pour la solidarité et l'empathie pour ces fantastiques actes d'humanisme.

Ruslan Stéphan Chou qui a insisté sur le rôle de la France en disant aussi aujourd'hui la France joue sans exagération un rôle historique dans la vie de l'Ukraine. Votre leadership a donné un élan puissant à tous les autres partenaires de l'Ukraine. On le voit le président de la RADA, le Parlement ukrainien qui a largement remercié la France.

Écoutez un extrait de son allocution tout à l'heure. Au nom de l'ensemble du peuple ukrainien, permettez-moi remercier sincèrement le Sénat et chacun d'entre vous, chers amis, la France tout entière pour le soutien inestimable que nous permet aujourd'hui de continuer à nous battre. Cher Sénat, il y a quelques heures avec un grand ami de l'Ukraine, le président du Sénat français, Gérard Larcheter, nous avons rendu hommage à la mémoire du célèbre général de Gaul.

Je parle de Charles de Gaul et je pense à l'Ukraine. Depuis près de 3 ans 3 ans et demi, ma patrie résiste à cette agression brutale et non provoquée. Elle résiste au nouveau fléau du 21e siècle qui vient de l'est pour tuer et conquérir pour piller.

Voilà. Il s'agissait de la deuxème visite du président du Parlement ukrainien au Sénat après sa première visite en février 2023. C'est toujours la même émotion, on peut le dire, d'écouter le président d'un parlement d'un pays en guerre.

C'est très rare d'ailleurs comme occasion dans l'histoire du Sénat. On retiendra aussi ces mots. Aujourd'hui, l'Ukraine n'est pas seule.

À vos côtés, notre exploité est grande. Ces mots de Gérard Larch qui a aussi voulu rendre hommage à Rouslan Stéphan Chou. La séance qui s'est d'ailleurs ouverte par un hommage.

On a vu les sénateurs se lever, applaudir une standing ovation comme cela de la chambre haute pour rendre pour rendre hommage au courage et à la détermination du peuple ukrainien. Pendant cet hommage, on voyait au milieu de l'hémicycle le président de la rada ukrainienne qui la main sur le cœur saluait ses homologues français. Tam.

Si merci beaucoup Quentin pour le récit de cette allocution du président de la Rada dans l'hémicycle et on va aller tout de suite salle des conférences rejoindre Alexandre avec le sénateur du Calvado. C'est vice-président de la commission des affaires étrangères et de la défense, c'est Pascal Alizard qui est à votre micro. Bonjour Pascal Alizard.

Bonjour. Qu'est-ce que vous retenez de ce discours du président du Parlement ukrainien devant les sénateurs français ? Qu'est-ce que vous avez ressenti ?

Bien, tout d'abord la symbolique du jour. Nous sommes le 18 juin et dans son discours, j'entends que la la résistance, la flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre et elle ne s'éteindra pas. Et je crois que qu'un pays comme la France et que le Sénat français accompagne le président de la RADA et derrière lui toute l'Ukraine dans cette résistance par rapport à la Russie et par rapport à Vladimir Poutine, c'est un beau symbole et ça va au-delà du symbole parce que bien évidemment derrière les mots, il y a des aides très concrètes effectivement et derrière ces symboles, derrière ce moment d'émotion, il ne faut pas oublier la situation sur le front et la situation qui est de plus en plus difficile pour l'Ukraine qui recule sur certains points de son territoire et qui a vécu dans la nuit de lundi à mardi une de des pires attaque du conflit.

C'est Volodimir Zelinski, le président ukrainien qui l'a dit, notamment à Kiev avec de nombreux morts. Alors la situation à Kiev et ça a été rappelé est extrêmement tendue et dangereuse. C'est une situation réelle de guerre, il faut bien s'en s'en convaincre.

Euh il y a des pertes aussi territoriales hein dans le secteur deque tous les mois, donc des gains engendrés par la Russie. Mais euh l'armée ukrainienne est aussi surprenante. On a vu euh ces opérations qui ont été menées dans la profondeur russe contre les bases aériennes avec des moyens totalement asymétriques, avec du génie, avec du courage, avec aussi beaucoup de ruses.

Donc ça veut dire que l'Ukraine n'est pas démunie. Elle a ses ressources propres. L'armée ukrainienne comptait un peu plus de 250000 hommes au début du conflit.

Il y en a aujourd'hui plus de 900000 qui sont engagés. Donc c'est quand même un volume extrêmement important. Et puis il y a tout le support matériel occidental qui doit continuer.

Alors sur le plan diplomatique, Donald Trump avait promis un règlement du conflit. Alors d'abord en 24 heur puis maintenant en 6 mois. On voit que les discussions entre et bien Moscou et Kiev sont en train de patiner.

Est-ce que vous pensez vraiment que Donald Trump va réussir à obtenir cette paix ? Bien, écoutez, euh je pense que l'enfer est parfois pavé de bonnes intentions. Donc, faisons encore un peu crédit au président Trump, ce qu'on voit pour le moment, c'est qu'il n'est pas au rendez-vous qu'il a lui-même fixé.

Euh pour autant euh il y a plus d'un million de morts déjà dans ce conflit, hein, militaire, civil, russe et ukrainien, ce qui est énorme dans la période actuelle et on ne peut que souhaiter que les bonnes volontés internationales et pourquoi pas le président Trump contribue à la recherche et surtout à la mise en place d'un cesser le feu durable. Mais encore, on voit que Vladimir Poutine intensifie ses attaques, est-ce que les Européens eux aussi doivent monter d'un cran dans le soutien militaire à l'armée ukrainienne ? Alors, devenir cobligérant au sens d'être présent sur terre sur le théâtre des opérations, je pense qu'il ne faut pas en tout cas pas encore basculer dans cette dimension là.

Par contre, continuer nos actions de formation des militaires ukrainiens et tout ce qui est dotation de matériel. Oui, bien évidemment, il faut continuer, il faut accélérer car dans ce conflit, il y a quand même un agresseur et un agressé. L'agresseur, c'est la Russie et la Russie ne peut pas ne doit pas gagner ce conflit parce que sinon c'est la fin du multilatéralisme et c'est la fin de la diplomatie.

Pour financer l'aide à l'Ukraine, est-ce qu'il faut utiliser les avoirs russes gelés dans les banques européennes ? Ça a été demandé dans son discours au Sénat par le président de la radar, Russel Stéphan Chck. Est-ce qu'il faut aller jusque là ?

Pour l'instant, on utilise que les intérêts. Alors, pour l'instant, on utilise que les intérêts, mais je pense qu'utiliser, les avoirs, c'est on parle de plus de 200 milliards d'euros. Absolument.

Utiliser le capital en tant que tel, oui, il faut le faire. Absolument. Qui a désorganisé le système financier mondial et la crédibilité européenne sur ce plan ?

Écoutez, il y a quand même des spécialistes et des professionnels du sujet, je parle de la finance cette fois-là, qui doivent être capables d'orchestrer ce type d'opération. Et merci beaucoup euh Pascal Alizard pour vos réponses et on va tout de suite écouter l'interview du président de la RAD, du président du Parlement ukrainien Rouslan Stéphan Chou. Une interview réalisée par Tam Tranu et Rousslan Stéphan Chou, le président de la RADA, le Parlement ukrainien et l'invité spécial de cette émission.

Bonjour monsieur le président et merci beaucoup d'avoir accepté le principe de cette interview. Alors, vous venez de prononcer un discours aujourd'hui dans l'hémicycle du Sénat. La première fois, c'était en février 2023.

Pourquoi est-ce important de vous exprimer à nouveau et quel était le message à adresser au parlementaires ? D'accord, je tiens à remercier notre grand ami de l'Ukraine, le Sénat, le président du Sénat, Gérard Larcheter, et j'ai étonné à parler au peuple français surtout le jour le plus important. Lorsque il y a 85 ans, le général Charles de Gaul a fait son appel du 18 juin et je suis venu avec des messages justes qui donnent la possibilité d'apprécier la question de la détermination et de l'unité.

Cette détermination existe ici en France et en Ukraine et euh je suis venu avec le grand message, l'Ukraine ne va pas capituler. L'Ukraine a besoin de la dignité. Une attaque russe contre KIV la nuit de lundi à mardi a causé la mort d'au moins 28 personnes.

C'était l'une des pires attaques russes, a estimé le président Volodimir Zelenski. Cette situation selon lui nécessite un soutien accru des alliés. Que demandez-vous aujourd'hui ?

Aujourd'hui, j'ai dit clairement nos partenaires nos besoins. Nous avons déjà remercier nos partenaires de toute aide. Nous avons deuxè moment on dit que nous avons besoin non seulement de la défense antiaérienne pour protéger nos citoyens mais également nous avons besoin des armements pour pouvoir changer la tendance sur le champ de bataille.

Ce sont deux priorités pour pouvoir protéger nos sites énergétiques, pour pouvoir avoir du progrès. Nous ne pouvons pas nous permettre cette euh usure de la guerre et guerre d'usure. Nous avons besoin de l'emporter.

Nous avons besoin des technologies pour pouvoir y arriver. Donc les besoins sont grands. Or aujourd'hui, les yeux du monde sont braqués sur le proche Orient.

Est-ce que vous craignez que ce conflit fasse oublier l'Ukraine, voir que la Russie redevienne aujourd'hui fréquentable alors que l'on a vu Vladimir Poutine qui s'est dit prêt à jouer un rôle de médiateur dans le cadre de la guerre entre Israël et l'Iran. Vous savez, j'ai toujours dit que je ne souhaite pas faire la concurrence avec aucun pays qui fait la une pour nous vivons le malheur et nous ne voulons pas être à la une des la presse. Nous voulons nous battre et survivre.

Et c'est pour ça que nous nous tournons vers le monde entier pour pouvoir nous aider. En ce qui concerne des initiatives soi-disant pacifique de Poutine, le tueur et l'assassin qu'il est, il doit être châti, il doit être puni selon les règles du droit international. Vladimir Poutine se prépare-t-il à lancer son offensive d'été ?

Est-ce que cette offensive a selon vous menacé de prendre en 2 jours et finalement la guerre dure plus de pu regarder et n'a pas pensé qu'il pouvait avoir le international et nous avons notre besoin et notre rêve commun du tribunal de la dans le contexte que je viens de décrire au proch, est-ce que vous craignez que l'Europe renonce à se passer des importations de carburant russes ? Il y a eu un plan qui a été dévoilé hier qui prévoit de mettre fin aux importations mais seulement fin 2027. Regardez la situation est très simple.

Il est difficile de gagner la guerre qui est financée par quelqu'un et donc question des sanctions c'est une question de la victoire dans cette guerre. завжди говорит n'avons pas besoin des sanctions et des paquets de sanctions comme des nouvelles générations d'iPhone. Non, nous avons besoin des sanctions qui vont faire du mal à l'agresseur et cela dépend et de l'Ukraine et de nos partenaires.

Le sommet du G7 s'est acheevé au Canada sans la déclaration forte condamnant la Russie. Faute d'accord des États-Unis. Euh pas de déclaration commune dénonçant l'agression russe comme les années précédentes.

Est-ce que vous jugez que c'est la fin de l'Union sacrée autour de l'Ukraine ? Je souhaite réellement que tous les formats qui sont efficaces continuent. Je veux que Poutine et que la Russie qui ne fait plus partie des formats importants et décisif, je ne souhaite pas qu'il prennent décision et part à ces formats.

Il n'y a plus de confiance à Poutine et je veux que les États-Unis comprennent clairement que Poutine le n'a jamais respecté les accords à moment qu'il avait signé là [Musique] signé les garantie et ayant vu et c'est garantis comme quoi ils allaient pas nous agresser. Une dernière question. La semaine prochaine a lieu un sommet crucial de l'OTAN.

Les États-membres vont discuter notamment de l'augmentation du budget consacré à la défense à hauteur de 5 % du PIB. Est-ce qu'il le faut pour disposer aujourd'hui d'une capacité de défense crédible face à la Russie ? au l'UR et l'alliance en ont besoin de revoir de façon très sérieuse le degré de sécurité et de défense et depuis des années l'Ukraine est à la première ligne n'étant pas membre du de l'OTAN, l'Ukraine défend de facto les frontières et j'ai peur que l'insécurité à nos portes.

Très important de souligner la chose suivante. Absolument témoins avec vous nouveau type de guerre la guerre à haute technologie les questions de l'argent la question effectivement est très importante mais la question des technologies est encore plus importante et les nouvelles technologies peuvent en un seul coup détruire un/3 des capacités nucléaires et on a besoin besoin de l'expérience des experts pour pouvoir l'importer et là maintenant nous avons cette expérience au niveau des spécialistes ukrainiens. Merci beaucoup monsieur le président d'avoir répondu à mes questions.

Merci beaucoup. Et voilà pour cette interview enregistrée plutôt cet après-midi. Alors que le président de la RADA, le parlement, Rouslan Stéphan Chou fait aujourd'hui toute une journée au Parlement français.

Il était donc au Sénat reçu dès ce matin par Gérard Larcheter. Il a ensuite fait une allocution solennelle dans l'hémicycle du Sénat et il est cet après-midi également auditionné par l'Assemblée nationale sur la guerre en Ukraine. Merci beaucoup d'avoir suivi cette émission.

Merci à tous nos invités. Vous pouvez bien sûr retrouver cette émission sur notre site publicsena.fr.

FR. Prochain rendez-vous de la journée, c'est sens publique à 18h avec Thomas U qui revient avec ses invités sur ce sujet qui a largement occupé la séance de question gouvernement. La guerre Iran Israël.

Très bonne fin de journée sur Public Sénat. [Musique]

Questions au Gouvernement du 18 juin — Emmanuel Macron · Pourquijevote