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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 25 mai 2022 3 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiTransportsEnvironnement & énergieRetraites

Élisabeth Borne au Sénat : des débats musclés (Rétropolitique)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse partielle

    De quelle réforme parlez-vous ?

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous fait quand vous étiez aux responsabilités ?

  • 1:25RelanceRéponse partielle

    Ce qui se passe dans notre pays, c'est une incompréhension de la part du gouvernement ?

  • 2:30RelanceRéponse partielle

    La facture énergétique va progresser, vous pénalisez les emplois ?

  • 3:30RelanceRéponse partielle

    Cette réforme de l'assurance chômage pénalise les plus fragiles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Fait
    « On ne peut pas parler de casse du service public ou de désengagement de l'État au moment où nous nous apprêtons à investir plus qu'on ne l'a jamais fait. »
  • 0:45Fait
    « La politique du tout TGV qui a abandonné des pans entiers de notre territoire avec des réseaux qui se dégradent. »
  • 1:40Chiffre
    « La facture énergétique des Français et des entreprises françaises va largement progresser. »
  • 2:45Fait
    « L'arrêt de Fessenheim incarne l'écologie de responsabilité portée par le président de la République. »
  • 4:30Promesse
    « La réforme des retraites avec le recul de l'âge de départ à 65 ans. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

En vous écoutant, je me pose la question : de quelle réforme parlez-vous ? Je pense qu'on ne peut pas parler de casse du service public ou de désengagement de l'État au moment où nous nous apprêtons à investir plus qu'on ne l'a jamais fait. Qu'est-ce que vous avez fait quand vous étiez aux responsabilités ?

Élisabeth Borne est la nouvelle cheffe du gouvernement. Les sénateurs la connaissent bien, ils ont eu affaire à elle en tant que ministre et ça a été parfois un peu tendu. Au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, Élisabeth Borne est ministre des Transports.

Elle mène la réforme de la SNCF qui ouvre le secteur ferroviaire à la concurrence. Et lors du débat au Sénat, elle doit faire face à l'opposition de la gauche et notamment des communistes qui font un coup d'éclat dans l'hémicycle. Ils portent les gilets oranges des cheminots et brandissent des pancartes de protestation. - C'est un projet porteur d'un choix de société.

Le choix d'une société où l'argent et ses nouveaux préceptes - la rentabilité, la productivité - prennent le pas sur les idées même du service public et de l'intérêt général. Je pense qu'on ne peut pas parler de casse du service public ou de désengagement de l'État au moment où nous nous apprêtons à investir plus qu'on ne l'a jamais fait dans le système ferroviaire. Après les gilet oranges des cheminots, place aux gilets jaunes à la fin de l'année 2018 : une révolte contre la hausse des taxes sur les carburants.

La ministre des Transports, Élisabeth Borne, est en première ligne et elle doit répondre aux critiques de l'opposition sur la gestion de cette crise par le gouvernement. - Ce qui est en train de se passer dans notre pays, c'est une totale incompréhension de la part du gouvernement vis-à-vis de la colère des Français. Nous sommes devant une situation intolérable, intolérable. - Qu'est-ce qui a été fait par le passé ?

La politique du tout TGV qui a abandonné des pans entiers de notre territoire avec des réseaux qui se dégradent. À l'été 2019, Élisabeth Borne prend du galon, elle est nommée ministre de la Transition écologique et un an plus tard, elle doit acter la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim prévue de longue date et cette fois-ci, c'est la majorité de droite du Sénat qui monte au créneau. - La facture énergétique des Français et des entreprises françaises va largement progresser.

Vous pénaliser très fortement tout un bassin d'emploi. - L'arrêt de Fessenheim incarne l'écologie de responsabilité portée par le président de la République, le gouvernement et la majorité depuis 2017. Et on rappelle que désormais la Première ministre Élisabeth Borne devra orchestrer le virage d'Emmanuel Macron en faveur du nucléaire avec cette décision prise à la toute fin de son premier quinquennat de construire de nouveaux réacteurs.

Dernier coup d'œil dans le rétro, on finit par une mesure impopulaire qu'Élisabeth Borne a mené l'an dernier en tant que ministre du Travail : la réforme de l'assurance chômage qui touche au mode de calcul de l'allocation des demandeurs d'emploi. Certains y perdent au change et forcément, la gauche est vent debout contre cette réforme. - C'est sur les plus fragiles, les précaires que vous faites peser vos objectifs d'économies, en diminuant leurs droits en estimant qu'ils font le choix du chômage.

C'est faux, ils le subissent. - Cette réforme, elle repose sur deux principes : lutter contre la précarité et assurer plus d'équité dans le calcul des allocations chômage. Et maintenant à Matignon, Élisabeth Borne doit porter une autre réforme impopulaire : la réforme des retraites avec le recul de l'âge de départ à 65 ans et là encore, le débat au Parlement s'annonce mouvementé.