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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 10 octobre 2021 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Primaire interne du PS pour la présidentielle et phénomène Zemmour... Le "8h30 franceinfo" de Stéphane Le Foll

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Est-ce que la réélection d'Emmanuel Macron n'est pas acquise ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Le Conseil National du PS a validé votre candidature et celle d'Anne Hidalgo. Les militants votent jeudi. Vous êtes un candidat marginal ?

  • 2:38FerméeRéponse directe

    Tu es un candidat marginal Stéphane Le Foll ?

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Quel est le programme d'Anne Hidalgo ?

  • 4:10RelanceRéponse directe

    Faire une promesse comme doubler le salaire des profs, c'est irresponsable ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    Anne Hidalgo plafonne à 5,5% dans les sondages. Vous estimez qu'elle ne sait plus s'adresser aux Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « Si Edouard Philippe lui-même dit que la réélection d'Emmanuel Macron n'est pas acquise, c'est qu'il doit y avoir quelques raisons de le penser. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « Je pense évidemment que dans cette élection aujourd'hui, dans une forme de confusion politique, assez large d'ailleurs, il n'y a rien d'acquis. »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « Plus que marginal, j'ai bien compris que je n'étais même pas un candidat cité. »
  • 3:16PrésentateurFait
    « Le doublement du salaire des profs, la baisse de vitesse sur l'autoroute, la baisse des taxes sur l'essence. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Vous dites que ça n'est pas sérieux le doublement du salaire des profs. »
  • 5:32Invité politiqueChiffre
    « La gauche aujourd'hui est à moins de 30. »
  • 5:41Invité politiqueChiffre
    « En 2012, quand François Hollande gagne, il fait à lui tout seul 28 au premier tour, Jean-Luc Mélenchon plus de 10, il doit être autour de 11. »
  • 6:39Invité politiqueFait
    « J'ai été 5 ans ministre, 3 ans et demi porte-parole du gouvernement. »
  • 7:02PrésentateurChiffre
    « Les militants du Parti Socialiste, qui sont encore 20 000, doivent se prononcer entre vous et Anne Hidalgo. »
  • 8:21PrésentateurChiffre
    « Près de 63 millions d'euros. »
  • 10:06Invité politiqueFait
    « Moi, je suis surpris de la signature de tous ces maires et de tous ces élus qui emmènent tout le monde d'ailleurs vers une candidature sans avoir posé une seule question. »
  • 19:07PrésentateurChiffre
    « 136 pays de l'OCDE sont mis d'accord pour une taxation des multinationales à hauteur de 15%. »

Temps de parole

  • Stéphane Le Foll62 %
  • Présentateur16 %
  • Présentateur 210 %
  • Présentateur 39 %
  • Invité2 %
  • Invité 22 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le 8.30 politique de France Info sur France Info Radio et le canal 27 de la TNT. Bonjour Jean-Jérôme Bertolus. Bonjour. Chef du service politique de la rédaction. Notre invité est le maire du Mans et candidat à l'investiture du Parti Socialiste pour l'élection présidentielle de 2022. Stéphane Le Folle, bonjour à vous. Bonjour. Ce matin, dans le journal du dimanche, l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, qui lançait hier son parti, Horizon, il souligne que la réélection d'Emmanuel Macron n'est pas acquise. C'est presque une mise en garde. J'imagine que c'est aussi votre sentiment que rien n'est joué en 2022 ?

0:34
Stéphane Le Foll

Écoutez, si Edouard Philippe lui-même dit que la réélection d'Emmanuel Macron n'est pas acquise, c'est qu'il doit y avoir quelques raisons de le penser. Je pense évidemment que dans cette élection aujourd'hui, dans une forme de confusion politique, assez large d'ailleurs, il n'y a rien d'acquis. Rien n'est écrit, rien n'est acquis. Ce que je constate, c'est qu'on est déjà, pour beaucoup, passé de l'autre côté de 2022. Et en tout cas, pour ce qui est d'Edouard Philippe, toute cette question politique, avec une réélection ou pas d'Emmanuel Macron, aura comme impact et conséquence une recomposition politique de toute façon. Bon, donc c'est en train de se passer.

Quand je regarde ça, je vois évidemment se dessiner un Edouard Philippe qui est d'ores et déjà candidat pour 2027.

1:23
Présentateur

Oui, c'est ça. En fait, le symptôme du lancement d'Horizon, le parti d'Edouard Philippe, c'est que lui, il a déjà pratiquement enjambé cette présidentielle qu'il regarde sur 2027.

1:34
Stéphane Le Foll

C'est ça. Il l'enjambe, en même temps il donne des conseils, ou il, comment dirais-je, il fait des alertes. Donc on a affaire à un ancien Premier ministre qui est un soutien assez fragile pour Emmanuel Macron, en tout cas pour ce début de campagne.

1:48
Présentateur

À gauche, maintenant Stéphane Le Foll, c'est ça qui vous intéresse. Le Conseil National du Parti Socialiste a validé vendredi votre candidature et celle d'Anne Hidalgo à l'investiture du Parti Socialiste pour la présidentielle, celle de 2022. Les militants vont se prononcer jeudi. Écoutez ce que disait Anne Hidalgo mercredi au 4V.

2:10
Invité

Pour la première fois, peut-être, dans la vie du Parti Socialiste, même s'il y aura un vote le 14 octobre prochain, le sujet est très peu discuté. Vous êtes la candidate naturelle ? Naturelle en tous les cas, avant même de me déclarer candidate, j'ai vérifié avant que je rassemblais déjà cette famille-là et que bien sûr j'étais capable d'élargir.

2:38
Présentateur

Le vote, ça y est, on en connaît bien du table. Tu es un candidat marginal Stéphane Le Foll ?

2:44
Stéphane Le Foll

Plus que marginal, j'ai bien compris que je n'étais même pas un candidat cité. J'ai bien noté d'ailleurs qu'il faut quelquefois beaucoup de persévérance pour arriver à exister dans un débat politique où, et c'est vrai, le Parti Socialiste via son premier secrétaire, Anne Hidalgo le disant au cas de vérité, il y a un vote mais on ne savait même pas qu'il y avait quelqu'un qui pouvait être candidat. J'ai trouvé déjà tout ça assez méprisant mais ça ne sert à rien. Le vrai problème qu'il y a c'est que la candidature naturelle, admettons-la, d'Anne Hidalgo, c'est sur quoi ? Quel est le programme ? Et quand on regarde ce qui s'est passé depuis le début...

3:16
Présentateur

Moi je vais vous dire le programme, le doublement du salaire des profs, la baisse de vitesse sur l'autoroute, la baisse des taxes sur l'essence.

3:22
Stéphane Le Foll

Voilà. Donc voilà un programme. Est-ce un programme qui est adapté d'abord à ce que nous portons comme valeur ou ce que peut porter le Parti Socialiste comme valeur ? Et est-ce que ça correspond à ce que demandent les gens ? Vous dites que ça n'est pas sérieux le doublement du salaire des profs. C'est pas sérieux parce que dans un contexte où vous commencez une campagne en disant il y a une catégorie pour laquelle je vais doubler le salaire, je vous laisse simplement se poser la question tout simple, et les autres, qu'est-ce qu'ils vont dire ? Comment on porte un projet si la question de l'éducation est un vrai sujet ? C'est un sujet pas simplement avec le problème du salaire des profs.

C'est un sujet parce qu'il y a un échec scolaire, une reproduction sociale qui ne cesse de s'aggraver. L'élite de la République au travers de l'école se reproduit. C'est ça la question.

4:10
Présentateur

Mais faire une promesse comme ça, c'est quoi ? C'est irresponsable parce que tout le monde va dire mon salaire à moi ?

4:15
Stéphane Le Foll

C'est irresponsable au sens où on ne peut... Quel sujet ? C'est d'abord d'avoir un projet pour la France. C'est pas une catégorie de Français. C'est ça la question. Et quand on fait de la politique pour une présidentielle, ce qu'on essaye de faire, c'est de porter un message pour tous les Français et pour le pays, la France, dans l'Europe et dans le monde. Moi, je suis partisan d'une France durable, à la fois économiquement forte, écologiquement performante et solidaire au niveau social.

4:46
Présentateur

Aujourd'hui, Anne Hidalgo, en tout cas, dans notre dernier sondage, plafonne à 5,5% des intentions de vote. Vous estimez qu'elle ne sait plus s'adresser aux Français ou aux classes populaires en particulier ?

5:00
Stéphane Le Foll

Je pense qu'il n'y a pas que... Enfin, ce qui se passe avec Anne Hidalgo, c'est un processus qui est parti depuis longtemps. Le niveau du Parti Socialiste, quand on le regarde au niveau des régionales, au-delà des sortants qui ont été réélus, c'est entre 6 et 10%. Voilà. C'est ça le niveau aujourd'hui. Quand il y avait des listes, Najat Vallaud-Belkacem, Audrey Pulvar soutenue par Anne Hidalgo, ça a terminé à 10 avec un gros taux d'abstention. Bon. Donc, c'est déjà la question de fond. Qu'est-ce qui se passe et qui fait que le Parti Socialiste est entre 6 et 10 ? Et puis la deuxième, c'est que la gauche aujourd'hui est à moins de 30. Moins de 30.

Je rappelle qu'en 2012, quand François Hollande gagne, il fait à lui tout seul 28 au premier tour, Jean-Luc Mélenchon plus de 10, il doit être autour de 11, et puis il y avait Eva Jolie à 2,5. On est à plus de 40. La gauche aujourd'hui... Elle est plutôt à 25 d'ailleurs que 30. Oui, je ne voulais même pas le dire, parce que c'est tellement... 25. Qu'est-ce qui se passe ? Alors, quelle est votre réponse ? La réponse est qu'il n'y a plus un parti capable d'incarner à la fois une alternative politique, mais surtout l'alternance. C'est ça le problème.

6:11
Présentateur

Et vous, Stéphane Le Foll, vous pensez qu'à vous tout seul ?

6:13
Stéphane Le Foll

Non, justement, moi je ne pense pas à moi tout seul. C'est bien la différence de beaucoup. Et c'est pour ça que j'ai écrit un livre pour me dire « Et si toi, tu étais à la tête de l'État, qu'est-ce que tu ferais ? » J'ai commencé par là. Et je ne me suis pas dit « Moi, j'ai envie d'être président ». Non, j'ai pris les choses à l'envers. Et j'ai écrit ce livre en me disant « Dans ce contexte, vu les contraintes, avec ce qu'il y a devant nous et les défis qu'on a relevés, qu'est-ce que tu ferais ? » Il se trouve que j'ai déjà gouverné. Je sais aussi les difficultés. J'ai été 5 ans ministre, 3 ans et demi porte-parole du gouvernement. Donc j'ai mesuré.

J'ai participé le soir, le mardi soir, aux fameuses réunions président de la République, Premier ministre, président de groupe. Je sais ce que c'est que gouverner. Et je connais la difficulté. Un petit mot quand même.

6:56
Présentateur

Une petite question. Avant, éventuellement, l'élection présidentielle, il y a ce vote de jeudi. Les militants du Parti Socialiste, qui sont encore 20 000, doivent se prononcer entre vous et Anne Hidalgo. Si vous perdez, vous la soutiendrez ?

7:09
Stéphane Le Foll

Moi, je l'ai dit loyalement. Il y aura un vote. Moi, après, une fois que ce vote sera passé jusqu'au vote, j'ai l'intention de dire ce que je pense. Après, il y aura une désignation. Après, on se donne quand même rendez-vous à la fin de l'année. Parce que je ne sais pas ce qui se passera. J'entends beaucoup de choses. Vous pensez qu'elle n'ira pas jusqu'au bout ? Je ne sais pas. Ce n'est pas moi qui pense qu'elle n'ira pas jusqu'au bout. Anne Hidalgo a dit qu'elle irait jusqu'au bout. Après, je vois que d'autres s'expriment souvent avec moins de clarté. Donc, on attendra la fin de l'année et on en tirera toutes les conséquences. Mais je serai et je voterai socialiste.

7:45
Présentateur

Bien, on va marquer une petite pause dans cet entretien Stéphane Le Foll pour le Fil Info avec Diane Ferschit. Il est 9h moins 20. Et encore quelques heures à attendre avant la finale de la Ligue des Nations. Ce soir, les Français tombeurs spectaculaires de la Belgique jeudi feront face à l'Espagne une rencontre sans le milieu de terrain. Adrien Rabiot, il est positif au Covid. Coup d'envoi de cette belle affiche. 20h45, un match qui sera à suivre sur France Info. La France appelle le Royaume-Uni à tenir ses promesses.

Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, réclame à Londres de verser la somme qu'il s'est engagé à payer pour que la France surveille la frontière et l'immigration illégale vers le Royaume-Uni. Près de 63 millions d'euros. Gérald Darmanin demande la négociation d'un traité sur la question migratoire entre l'UE et les Britanniques. Premier dimanche de célébration pour beaucoup de catholiques depuis la publication du rapport Sauvé sur la pédocriminalité dans l'Église et un mot d'hier qui émerge ce week-end sur les réseaux sociaux. Le hashtag aussi Mon Église de simples croyants qui réclame une transformation en profondeur de l'Église mise à part sur les réseaux sociaux.

Il n'y a pas de lieu de débat dans l'Église. Regrette sur France Info, Gino Ouell, rédacteur pour la revue catholique Goliath. Elle aura passé 4 ans et 8 mois aux mains d'Al-Qaïda au Mali. La religieuse colombienne surnommée Sœur Gloria a été libérée. Elle a longtemps été gardée avec la Française Sophie Petronin. Libérée elle il y a maintenant un an. France Info. Stéphane Le Foll, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2022 et l'invité du 8.30 politique ce matin. Jean-Jérôme Bertolus. Oui, encore une question par rapport à Nidalgo. Vous avez réclamé un débat avec la maire de Paris. Il n'y a pas eu de débat.

Mais en revanche, elle vous a invité à la rencontrer et vous n'avez pas donné suite. Pourquoi ?

9:28
Stéphane Le Foll

J'ai eu donc un... Mon cabinet a reçu un coup de fil de la chef de cabinet d'Anne Hidalgo qui me proposait une rencontre à Nantes au moment des journées parlementaires. Voilà. Elle souhaitait me voir à Nantes. Bon, moi j'ai considéré qu'on pouvait quand même s'appeler au téléphone. Je suis convaincu qu'elle a dû appeler beaucoup de monde. et je considère qu'à partir de là, c'était une forme de convocation à Nantes. Eh bien, j'ai décliné cette invitation. C'est tout. Et moi, le débat, jamais je n'ai dit autre chose qu'Anne Hidalgo à toute légitimité pour être candidate. La vraie question, c'est quand même...

Moi, je suis surpris de la signature de tous ces maires et de tous ces élus qui emmènent tout le monde d'ailleurs vers une candidature sans avoir posé une seule question. Pourquoi faire ? Quel programme ? Enfin, quand même. Moi, je ne sais pas comment on fait de la politique maintenant au Parti Socialiste. Il y a eu peut-être trop de débats fut un temps, mais qui n'en est plus du tout aujourd'hui, ce n'est quand même pas admissible ni acceptable.

10:27
Présentateur

Alors, il faut parler maintenant d'un personnage qui n'est pas candidat officiellement pour l'instant, mais qui est bien installé, peut-être même très bien installé dans le débat politique. C'est Éric Zemmour. Écoutez ce que disait Robert Ménard, le maire de Béziers, sur notre antenne, sur France Info, jeudi.

10:43
Invité

Il dit d'abord ce que les Français ressentent. C'est ça. Qu'est-ce qu'on découvre ? On découvre que la question migratoire, l'insécurité culturelle, la peur de se sentir moins dans son propre pays, la difficulté qu'on a comme maire à voir une partie, une partie évidemment, une partie seulement, de la communauté musulmane s'intégrer dans la France, tout ça, ça pose des questions et ça trouble les gens. et ils touchent là où ça fait mal. Ils disent que les Français ressentent.

11:14
Stéphane Le Foll

Ils touchent là où ça fait mal. Qu'en pensez-vous ? Jean-Marie Le Pen disait tout... C'est la phrase de Laurent Fabius. Oui, voilà, disait tout ce que les gens pensent tout bas. Enfin, tout ça, c'est une vieille histoire qu'on redécouvre, sauf avec un personnage nouveau qui s'est fait passer pour un intellectuel, en plus, qui a trouvé le moyen en tant qu'intellectuel, je laisse chacun réfléchir, d'être à la fois gaulliste et pétainiste. C'est quand même quelque chose qui me frappe. Et ça vient d'être dit, d'ailleurs, oui, il redit la même chose ou il dit ce que les Français pensaient profondément et voilà. La vraie question, c'est si je prends l'exemple des prénoms.

Je regardais l'équipe de France l'autre soir et Kylian Mbappé, si je regarde Zénidine Zidane, faudra-t-il changer leur prénom ? Quelle est la traduction de cette espèce de sentiment qui consiste à dire il y a des prénoms ? Là aussi, c'est une vieille polémique. Jean-Marie Le Pen l'avait pointé. L'avait pointé, donc Jean-Marie Le Pen. Bon, et alors, qu'est-ce qu'il va faire ? Qu'est-ce qu'il va proposer parce qu'il veut être candidat ?

12:15
Présentateur

Donc vous dites qu'il essaye simplement de faire du neuf avec du vieux ?

12:18
Stéphane Le Foll

ça a été dit sur les ressentiments. Mais c'est ce que vous constatez

12:21
Présentateur

au Mans. Vous êtes maire du Mans. Est-ce que chez vos concitoyens, vous constatez ces interrogations, cette peur sur l'identité, cette peur d'une invasion massive insécurité culturelle, disait Robert Menard.

12:35
Stéphane Le Foll

Insécurité culturelle. L'identité, il a déjà été aussi utilisé beaucoup de fois. Nicolas Sarkozy en fin de mandat, après avoir été plutôt sur le travail et vous travaillerez plus et vous gagnerez plus, cela a fini avec Buisson sur l'identité. Bon, on est donc sur un sujet qui est latent. Dont on ne sait jamais d'ailleurs à quelle identité on renvoie. Quelle est la date sur laquelle on considère que la France avait sa vraie identité. espèce de jeu entre est-ce que c'est la monarchie, est-ce que c'est la république, est-ce que c'est quelle est la république.

Quand on voit par exemple que l'action française, l'extrême droite française a été terrible contre l'immigration espagnole de républicains espagnols. C'était les mêmes qu'à l'identité ils défendaient. Le fait qu'aujourd'hui des républicains espagnols sont des français qui défendent les couleurs de la France. Qu'est-ce que c'est que cette histoire-ci ? C'est toujours la même. C'est donc une vraie question quelle est l'identité de la France ? L'identité de la France c'est quand la France pèse dans le monde, quand elle est capable de porter un message qui est universel. C'est ça son identité profonde.

Alors toutes ces identités de droite et d'extrême droite qu'on a connues qui reviennent de manière régulière et qui, c'est vrai, qu'est-ce qui fait l'identité aujourd'hui ? Il y a des doutes, j'en ai parfaitement conscience, mais ce qu'il faut c'est remettre l'objectif, remettre ce que nous sommes, être intransigeant sur les règles qu'on s'est fixées et qu'on se donne, c'est le cadre républicain, et porter un message qui donne de l'espoir et qui tourne la France vers le monde.

14:10
Présentateur

Est-ce qu'il faut forcément une pensée, un discours complexe comme celui que vous tenez pour répondre aux propos extrêmement simples d'un Éric Zemmour à qui font mouche visiblement ?

14:19
Stéphane Le Foll

Oui, j'ai peut-être donné l'idée que j'étais complexe avec l'idée que je me fais de la France. Ce n'est pas une critique. Non, non, mais je l'entends. En même temps, quand je vous ai dit alors les prénoms, M. Zemmour, qu'est-ce que vous faites ? C'est quoi la loi ? Vous revenez sur tous les prénoms qui ont été donnés ? Vous imposerez des prénoms ? Et quelle sera la sanction si les gens ne la respectent pas ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Donc tout ça, c'est des discours avec quelqu'un qui a réussi à se faire passer pour quelqu'un qui avait beaucoup réfléchi.

En fait, il n'a pas plus réfléchi que Jean-Marie Le Pen et beaucoup moins de talent et beaucoup moins réfléchi qu'un Maurras par exemple. Mais c'est la même ligne, c'est la même veine. Bon, il faut la combattre sur le fond.

14:58
Présentateur

Alors ce qui est peut-être un peu nouveau, vous dites que c'est la même ligne, la même veine, effectivement, c'est une histoire qui revient un petit peu régulièrement. Ce qui est un petit peu nouveau, c'est ce que vous disiez finalement. Un peuple de gauche qui a 25% d'intention de vote dans les sondages et une extrême droite. C'est-à-dire si on additionne... Qu'est-à-trente. Voilà, qu'est-à-trente. Oui, d'accord. Et donc ça veut dire qu'effectivement, aujourd'hui, l'extrême droite est plus implantée, en tout cas dans la tête des Français, que la gauche. Vous avez une part de responsabilité, Stéphane Le Foll. Vous, les socialistes, vous rappeliez votre cursus.

Est-ce que les socialistes, la social-démocratie, vous avez une part de responsabilité ?

15:34
Stéphane Le Foll

Si j'entends la part de responsabilité qu'on doit tout savoir. Quand on a gouverné, qu'on n'a pas réussi à modifier le cours des choses ou quand, la dernière fois, le président sortant n'a pas pu se présenter. Très bien. Donc on a une part de responsabilité. Et je l'assume. Mais si la social-démocratie était la cause de tous les maux et de toutes les difficultés, à ce moment-là, dans le reste de l'Europe, elle ne serait plus présente, elle ne gouvernerait plus, elle ne gagnerait plus des élections, et je ne vais pas revenir à ce qui s'est passé en Allemagne, mais enfin, il s'est passé des choses. Qu'est-ce qui faisait la force de la social-démocratie ?

C'est qu'elle est capable de porter justement un message qui combine plusieurs objectifs, peut-être complexes, Harlem Group Rutland, première ministre norvégienne, premier rapport sur le développement durable. Ne pas remettre en cause le développement des générations futures, mais être capable de combiner économie, écologie et sociale. On l'a complètement oublié d'ailleurs, le parti des socialistes. On a laissé ce mot-là partir dans tous les sens. Il faut lui remettre, je veux dire, à l'ordre du jour. La France durable, c'est celle qui est capable d'avoir une force économique, capable de financer un modèle social et d'investir dans la transition énergétique. C'est ça l'enjeu.

16:41
Présentateur

Un petit mot, une dernière question. Vous parliez tout à l'heure de confusion en matière politique actuellement. Est-ce que vous, et c'est clair, vous ne rejoindrez pas Emmanuel Macron ? Et quand je dis vous, c'est aussi tous les socialistes qui se posent des questions aujourd'hui, comme par exemple François Rebzamen. est-ce que... Est-ce que... Oui, oui,

17:00
Stéphane Le Foll

j'ai vu François Rebzamen et des déclarations... Voilà. Écoutez, moi c'est très clair, je vous l'ai dit, ce que je pense, et je l'ai dit d'ailleurs à un certain nombre de ceux qui sont à territoire et progrès, qui viennent discuter avec vous. ça varie que j'ai connu, député européen, donc on se connaît quand même. Je dis, écoute, vous avez fait le choix de Macron et d'Emmanuel Macron en 2017, il est légitime que vous fassiez aujourd'hui le choix d'Emmanuel Macron. La seule question que vous vous posez, c'est l'avenir de la social-démocratie, et bien l'avenir de la social-démocratie se reconstruira après cette élection présidentielle et pas avant.

Donc moi je suis très clair, je le pense profondément et j'ai envie de m'inscrire dans l'histoire du socialisme français.

17:41
Présentateur

Stéphane Le Foll, invité du 8-30 politique Un traité sur les questions migratoires entre l'Union Européenne et le Royaume-Uni, c'est ce que demande Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, alors que Londres tarde à verser les 63 millions d'euros promis à la France pour la surveillance de la frontière. Un projet de traité que la France portera lorsqu'elle exercera la présidence de l'UE à partir de janvier. Dans le Cher, plus d'un millier de personnes réunies pour un technival pourtant interdit par la préfecture, il se tient sur une parcelle de forêt privée à Aubigny-sur-Mer.

Pas d'opération d'évacuation, mais les gendarmes ont possédé à des contrôles d'identité et des contrôles anti-drogue. La maire socialiste de Canteleux en Seine-Maritime est ressortie libre. Aucune charge n'a été retenue contre l'élu après près de 36 heures de garde à vue dans le cadre d'une enquête sur un vaste trafic de drogue. Une enquête entre la Normandie et la Seine-Saint-Denis qui a débuté il y a deux ans. Au total, vendredi, 19 personnes ont été interpellées. Le sélectionneur Didier Deschamps devra compter ce soir sur un groupe réduit à 21 pour affronter l'Espagne. Adrien Rabiot positif au Covid et forfait pour la finale de la Ligue des Nations.

Et ce n'est pas la première fois que les Bleus font face aux Espagnols en finale d'une compétition internationale. La dernière fois, c'était en finale de l'Euro en 1984. Là, les Français l'avaient emporté 2 à 0. France Info. Stéphane Le Foll, invité du 8-30 politique de France Info ce matin. Stéphane Le Foll, 136 pays de l'OCDE sont mis d'accord pour une taxation des multinationales à hauteur de 15%. Alors, est-ce que vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron et Bruno Le Maire qui ont parlé d'une avancée majeure pour la justice fiscale, une révolution à un moment historique ?

19:23
Stéphane Le Foll

Attends, c'est clair que c'est quand même une avancée historique. Il faut quand même se remémorer ce qu'était la situation hantée. Alors, on sait qu'on avait engagé des discussions au niveau de l'OCDE sur cette question avec Michel Sapin, je m'en souviens très bien. mais d'arriver à avoir un impôt minimal à 15%. On va toujours dire qu'il aurait fallu 20%. L'essentiel, le fait majeur, c'est qu'il y a un accord pour 15%.

19:53
Présentateur

La validation, la ratification ensuite, ce n'est pas un problème ?

19:56
Stéphane Le Foll

Si, si, si. C'est pour ça que si on commence à dire que ce n'est pas tout à fait ce qu'il fallait, il fallait plus, il faut d'abord commencer par acter cette avancée très importante. Et ça ne vaut que si justement c'est mis en œuvre. débat politique récurrent sur tous les sujets. On peut toujours dire plein de choses, avoir plein d'envie, avoir l'idéal, après il faut revenir à la réalité. Et si on change la réalité, c'est parce qu'on a été capable de porter une idée, d'avoir un objectif, mais ensuite de le réaliser. Moi je considère que c'est une vraie avancée et après il faut le réaliser. Jean-Jérôme. Jeudi,

20:30
Présentateur

en Europe, maintenant, le tribunal constitutionnel la plus haute juridiction polonaise a déclaré que certains traités de l'Union européenne étaient incompatibles avec la constitution polonaise. Autrement dit, que la suprématie du droit communautaire européen ne s'appliquait pas en Pologne. Est-ce que c'est l'amorce, le début

20:50
Stéphane Le Foll

d'un éclatement possible de l'Union européenne ? C'est en tout cas l'amorce d'un vrai sujet politique majeur sur la cohérence de l'Union européenne. La liberté des peuples, les choix démocratiques dans chacun des pays, ça fait partie de la construction européenne. Mais ce qui fait partie aussi de la construction européenne, c'est qu'il y a un accord minimal sur le cadre dans lequel l'ensemble du continent...

21:11
Présentateur

Mais ça, ça fait des années qu'on dit ça. Je suis d'accord. On l'a dit sur la répartition des migrants, on l'a dit sur certaines dispositions législatives de Hongrie, de Viktor Orban.

21:21
Stéphane Le Foll

Mais justement, ça fait des années parce que la liberté des peuples, regardez le débat qu'on a en France, ce sont les souverainistes qui disent je ne veux pas de ça, je ne veux pas de ci, la France devrait dire non, devrait dire ceci, devrait dire cela. Ça existe toujours. Donc ce qu'il faut, c'est justement revenir à des principes forts. Il y a la liberté de choix dans chacun des pays, mais il y a un cadre qui doit être respecté. Après, on peut rediscuter du cadre, mais tous ensemble. On ne le remet pas en cause. Alors, la question que vous allez me poser, c'est qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce qui peut se passer ?

La Pologne, aujourd'hui, contrairement à la Grande-Bretagne, est directement liée à un marché continental. Elle touche, en termes de solidarité, des aides de ce qu'on appelle les fonds sociostructurels. Proportionnellement, c'est le pays qui touche le plus d'aides en Europe. Il y en a le plus profité, et la politique agricole comprise. Voilà. Donc, il y a un moment où il faudra savoir, pour la Pologne, si elle respecte le cadre dans lequel elle s'est elle-même inscrite, ou si elle ne le respecte pas, quelles sont les sanctions. Il n'y a pas 36 solutions.

C'est des sanctions qui consistent à dire on n'est pas d'accord et donc vous ne pouvez pas bénéficier de tout ce que vous pourriez bénéficier si vous ne respectez pas le cadre général.

22:34
Présentateur

Quand la France va prendre la tête de l'Union Européenne, ce sera en janvier prochain. Emmanuel Macron, le président de la République, doit avoir un discours fort vis-à-vis de la Pologne, vis-à-vis de la Hongrie, vis-à-vis de tous ces pays de l'Est qui finalement reçoivent des aides mais ont des interrogations par rapport au cadre politique communautaire.

22:52
Stéphane Le Foll

Oui, on est obligé, parce que la Hongrie, on connaît Victor Orban depuis longtemps, la Pologne, c'est un grand pays de l'Europe aujourd'hui. Il est temps maintenant d'essayer de remettre les choses au clair. Alors il ne s'agit pas non plus de considérer que ça y est, vous allez sortir tout de suite.

23:10
Présentateur

Vous dites qu'il faut les garder

23:11
Stéphane Le Foll

à tout prix. Mais bien sûr, attendez, on ne va pas recommencer un débat sur on sort, on rentre, c'est assez compliqué comme ça, cette construction européenne est toujours fragile, on a intérêt de la garder. Mais en même temps, si d'ailleurs, au nom même du fait qu'on veut être et rester européen, on doit se mettre aussi en situation de pouvoir dire à certains si vous ne respectez pas, il y a des sanctions.

23:34
Présentateur

Une dernière question, retour en France, il y a une lutte acharnée pour la direction de l'association des maires de France entre Philippe Laurent, un centriste, UDI, et l'actuel secrétaire général de l'AMF, et David Lissnard, le maire LR républicain de Cannes, André Lagnel, vous le connaissez bien, c'est un maire socialiste

23:58
Stéphane Le Foll

depuis quelques années,

24:01
Présentateur

il apporte son soutien à David Lissnard, ça ne vous choque pas ?

24:04
Stéphane Le Foll

Si, ça me choque. Alors ça, s'il y a quelque chose qui me choque, dans les débats où on dit qu'il y a la gauche qui est totalement sur ses valeurs, et puis il y aurait tous ceux qui auraient des tentations de ceci, de cela, là André Lagnel, personne ne lui dit rien, Baroin choisit un successeur qui est un LR, mais un LR versus dur, et puis André Lagnel passe son accord et puis tout le monde y va en disant bon c'est formidable il y a un accord, et ben non, et ben non, et moi je vous le dis ce matin, je ne voterai pas pour Isnard, je voterai donc pour le maire de Sceau, c'est ça ? Oui absolument,

24:39
Présentateur

le maire de Sceau,

24:40
Stéphane Le Foll

Philippe Laurent. Philippe Laurent, moi je, alors là, c'est très clair, cet accord qui laisserait penser que parce qu'André Lagnel a un accord avec Isnard, c'est donc Isnard qui va être président des maires de France sans qu'il y ait la possibilité de discuter et ben non, il faut choisir parce qu'il y a André Lagnel, sûrement pas, je choisirai le plus modéré de ceux qui sont candidats aujourd'hui parce que majoritairement c'est la droite qui est à la tête de la majorité des communes et donc je choisirai le maire de Sceau, c'est très clair ce matin.

25:08
Présentateur

Rendez-vous alors mi-novembre, Stéphane Le Folle, maire du Mans, Stéphane Le Folle qui ne se laisse pas faire sur ce coup-là, merci beaucoup Stéphane Le Folle, maire du Mans, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle et l'invité du 8.30 France Info ce matin.