La route du succès de Pierre Garnier - C à vous : l’intégral - 12/12/2024
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François Cluzet, bonsoir. On est très heureux de vous avoir ce soir à l'occasion de ce grand retour au théâtre.
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Vous attendiez aussi le bon texte. C'est le cas avec cette adaptation sur mesure qui a été faite pour vous ?
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C'est une critique des dérives qu'on constate aujourd'hui ?
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Vous vous demandez aussi pourquoi on ne vous a pas beaucoup félicité pour ça ?
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Une autre expérience de théâtre d'il y a un peu plus de 30 ans avec M.Trintignant ?
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Pourquoi vous vous fâchez énormément ? Est-ce qu'il y a un traumatisme dans votre vie ?
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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec notre équipe et un acteur aujourd'hui intouchable, mais ne le dites à personne, sinon, on risque de sortir les petits mouchoirs.
De toute façon, c'est sûr que nous finirons ensemble. Il a d'abord brûlé les planches, notamment dans un rendez-vous incontournable de la télévision des années 70, "Au théâtre ce soir", dans une pièce de théâtre de science-fiction qui l'imaginait grandir sous terre dans un abri anti-atomique. - Tu ne peux pas te réveiller sans avoir déjà envie de me poser une question.
Viens déjà m'embrasser! Tu as bien dormi? - J'ai fait un rêve formidable. - Lequel? - J'étais là-haut, à la surface. - Quel beau rêve! - Ce n'était pas comme ici.
Les murs étaient au moins 3 fois plus loin. - A.-E.Lemoine: Le théâtre où tout a commencé pour F.Cluzet, qui attendait un grand texte pour y faire son retour.
Ce sera le cas à partir du 25 janvier au théâtre des Bouffes Parisiens avec une adaptation de roman, "Encore une journée divine". F.Cluzet est notre invité.
Bonsoir, François. On est très heureux de vous avoir ce soir à l'occasion de ce grand retour au théâtre, que vous avez négligé ces 25 dernières années, et vous dites que vous le regrettez. - F.Cluzet: Ce n'est pas tellement que je le regrette, mais vous savez, le cinéma, si c'est pour rencontrer des gens magnifiques, il faut y aller.
Tout est une question d'échange. Le théâtre, j'ai commencé par ça. Il y a quelque chose de sacré dans le théâtre, dans la scène.
On partage l'atmosphère. Il y a quelque chose qui vous fout le trac. Il y a une appréhension terrible.
On n'a plus le trac, au cinéma. - A.-E.Lemoine: Vous ne l'avez plus? - F.Cluzet: Non.
Vous savez pourquoi je ne l'ai plus? Simplement parce que je pense toujours qu'au lieu d'être égocentré, il faut penser qu'on représente le travail d'une centaine de personnes. Au théâtre, c'est pareil.
Là, il va y avoir 14 personnes qui ont travaillé sur la pièce, même si je suis seul en scène. Il faut que je me raisonne en me disant que le monde entier n'est pas là à me regarder. - A.-E.Lemoine: Vous attendiez aussi le bon texte.
C'est le cas avec cette adaptation sur mesure qui a été faite pour vous, rien que pour vous. C'est l'histoire de Robert, un psychiatre lui-même interné en psychiatrie, mais qui ne renonce pas à vouloir soigner des patients et à changer le monde. Il a trouvé une méthode. - F.Cluzet: Oui.
On pourrait dire que c'est un dingue, un psychiatre dingue qui est enfermé dans un hôpital psychiatrique. Il est mythomane. Il a écrit un bouquin qui est soi-disant un best-seller mais introuvable, qui s'appelle "Changer le monde".
Son idée, c'est de radicaliser les soins. Pourquoi perdre un temps fou? Il n'y a pas de raison.
Vous êtes en conflit avec quelqu'un? Supprimez cette personne. Votre père vous ennuie?
Vous savez que les chutes dans les escaliers sont la 1re cause de décès accidentel chez les seniors? Il trouve des solutions comme ça. - A.-E.Lemoine: Très simplistes. - F.Cluzet: Oui, pas loin d'être complotiste, même, populiste.
Je vais avoir l'air ridicule. - A.-E.Lemoine: C'est une critique des dérives qu'on constate aujourd'hui. - F.Cluzet: Exactement.
Cette radicalité qui fait que tout le monde a trouvé la solution. - A.-E.Lemoine: C'est un sale type, mais vous n'avez jamais hésité à endosser des rôles très ingrats.
Vous vous demandez aussi pourquoi on ne vous a pas beaucoup félicité pour ça. On devrait vous encourager à incarner des sales types? - F.Cluzet: Si vous jouez un jeune premier parfait, il n'y a rien à jouer.
Il monte bien à cheval, il a la plus belle des nénettes, la plus belle des bagnoles...
Quand vous jouez un salaud, il faut trouver son humanité. C'est comme ça qu'il est vivant. On arrive à trouver des petits trucs où il n'est pas si pourri que ça. - A.-E.Lemoine: Au début de votre carrière, vous qui veniez du théâtre, vous receviez des scénarios qui vous tombaient des mains.
Vous vous jetiez littéralement sur des rôles de salaud, d'ordure. - F.Cluzet: A partir du moment où vous avez joué des classiques, à 20 ans, vous appartenez à une catégorie d'acteurs qui étaient au conservatoire.
Pour nous, le texte prime. On regardait le Splendid de haut. C'est ensuite qu'on est allés voir leurs spectacles.
Ils avaient un talent fou, on pouvait se marrer pendant 2 heures en les regardant. Autrement, on était un peu sectorisés. Parfois, je me disais: "Il n'y a rien à jouer là-dedans." Il y en a eu pas mal.
Un jour, je me suis rendu compte qu'il y avait autre chose dans le cinéma. Il y a l'image, mais aussi le mouvement de la caméra, le talent du metteur en scène, le montage...
Tout ce qu'il n'y a pas au théâtre. Ca m'a passionné. Pour finir, j'ai rencontré Chabrol, qui a été un maître absolu.
Il a été gentil, généreux, intelligent, cultivé. C'était un metteur en scène fantastique. - P.Lescure: A vos débuts au théâtre, vous avez 17 ans.
Vous quittez le lycée pour aller au Cours Simon. On a retrouvé les 1res images de vous au théâtre à la télévision. On est en 1976.
C'était dans la pièce "Pour 100 briques, t'as plus rien", signé du merveilleux et regretté D.Kaminka. Une prise d'otages dans une banque dans laquelle le braqueur va se laisser attendrir par les otages. - J'ai mes enfants à aller chercher à la sortie de l'étude. - Moi, j'ai un dîner que je ne peux pas décommander au dernier moment. - Moi, j'ai un rencard.
Ce n'est pas possible. - P.Lescure: Ce que vous aimez, c'est que toutes les libertés sont possibles sur scène. - F.Cluzet: Là, ce qui est merveilleux...
Vous avez reconnu T.Marshall, qui est aussi parti trop vite. Moi, je n'avais quasiment pas de texte.
J'étais mort de rire pendant une heure. Au bout de la 10e ou de la 15e, j'ai piqué une réplique très drôle. Je l'ai dite juste avant qu'il la dise.
Le metteur en scène m'a dit après: "Si jamais tu fais un effet, tu peux prendre toutes les répliques." Là, je m'en suis donné à coeur joie. J'étais au fond, comme ça, et je lançais mes trucs.
C'est la seule fois où j'ai eu un metteur en scène qui m'a dit que je pouvais prendre les répliques des autres. - P.Cohen: Une autre expérience de théâtre d'il y a un peu plus de 30 ans, à la fois magnifique et douloureuse...
Magnifique parce que c'est sans doute l'expérience la plus intime que vous ayez vécue. Un texte et une mise en scène avec M.Trintignant dans "Y a pas que les chiens qui s'aiment", que vous avez créée avec elle au théâtre de Nice. - L'amour... - Quand l'amour frappe un beau garçon et une jolie brune aussi timides l'un que l'autre, le surréalisme et le burlesque ne sont pas loin. - En Afrique, je ne sais pas exactement, mais les éléphants copulent pendant 3 jours. 8 heures. - Par jour? - Non, par heure. - Mais ils jouissent? - Oui, tout le temps, 10-15 fois. - Par heure?
Ca, c'est bien! - P.Cohen: Je vous vois attendri en regardant ces images...
On va dire que c'était très audacieux. Ca n'a pas marché, mais j'imagine que vous ne regrettez pas une seconde. - F.Cluzet: On voulait vivre cette histoire d'amour et on l'a fait pendant 4 ans.
On avait relativement confiance en nous pour penser que ça reprendrait un jour. D'un seul coup, on s'est dit: "Et si on écrivait un truc?" Là, on a commencé à se prendre les pieds dans le tapis.
Entre ce qu'on imaginait et les conseils de nos amis, tout a été changé. On s'est retrouvés dans un truc impossible. A Nice, c'était des abonnements, donc c'était complet.
On s'est retrouvés dans d'autres théâtres et là, la critique, c'était "trois fois rien". Un pote nous avait dit: "En tout cas, vous l'aurez fait." On peut se planter, mais au moins, on l'a fait.
C'est Marie qui avait trouvé le titre. - M.Bouhafsi: Pour la 1re fois, vous avez répondu aux questions de l'équipe du "Papotin".
Ils n'ont pas hésité à vous poser des questions très directes. - Pourquoi vous vous fâchez énormément? Est-ce qu'il y a un traumatisme dans votre vie qui est resté et qui vous a un peu fragilisé? - F.Cluzet: Oui.
C'est sûr que je suis sur un traumatisme d'abandon qui m'a fragilisé. Ce n'est pas pour ça que je me mets en colère. Je vois ce que tu veux dire.
Des fois, je suis en colère à la télévision. J'ai beaucoup de mal avec la médiocrité. Je ne fais pas partie de l'élite, moi.
Je n'ai pas de culture ou de diplôme qui me permettrait de croire que je suis supérieur aux autres, mais je déteste qu'on essaie de nous ramener vers le bas. Je suis spontané. Si on me demande ce que je pense de machin et que je pense qu'il est médiocre, je le dis. - M.Bouhafsi: Vous partagez un point commun avec les journalistes du "Papotin": la spontanéité. - F.Cluzet: Ca m'a joué des tours.
Il vaut mieux dire une connerie spontanément plutôt qu'un truc très intelligent après avoir réfléchi. Je suis prêt à pardonner n'importe quel...
Je ne suis fait que de contradictions. Je suis prêt à pardonner la médiocrité. Ce que je n'aime pas, c'est la composition, le calcul ou le discours appris par coeur.
Tout ça m'ennuie. On ne se refait pas. J'ai toujours été un môme spontané.
Si j'avais pu choisir, je pense que j'aurais été moins excessif. J'aurais été plus réfléchi. Tout ça m'a porté chance, finalement. - M.Bouhafsi: C'est comme ça que les gens vous aiment. - F.Cluzet: Je ne sais pas si les gens m'aiment.
Moi, je ne travaille pas pour le public. C'est peut-être moche à dire, mais moi, je travaille pour moi. La chance que j'ai, c'est que les gens s'intéressent à mon travail.
Ca, c'est fantastique. Jouer pour le public ou s'intéresser au public, faire ce que le public attend, c'est le meilleur moyen d'être nul. Il faut surtout aller à la rencontre de soi.
On fait des boulots collectifs. On n'est jamais tout seul. - A.-E.Lemoine: Même si vous êtes seul en scène pour la 1re fois au théâtre depuis 25 ans pour "Encore une journée divine".
C'est à partir du 25 janvier au théâtre des Bouffes Parisiens. Vous restez avec nous jusqu'à 21h. On a un menu d'une richesse... - P.Cohen: Sauf le repas.
Vous n'allez pas manger. - P.Lescure: "Vingt dieux!" Ce juron est un peu passé de mode, mais je pense qu'on va le prononcer beaucoup dans les jours qui viennent, comme on va retenir le nom de L.Courvoisier, la réalisatrice d'un 1er long métrage intitulé comme ça.
On est dans le Jura. Un garçon de 18 ans buveur de bière se retrouve orphelin et en charge de sa petite soeur qui a 7 ans. Comment survivre, comment gagner sa croûte?
On est dans le Jura et il se lance dans un concours régional de fabrication de fromages, le comté. - C'est quoi, ce type d'Obélix? - Si je gagne le concours, je peux me faire 30 000 balles. - Tu ne vas jamais gagner la médaille. - Pourquoi? - Pourquoi tu veux te lancer là-dedans? - C'était le métier de mon père.
Je ne saurais pas quoi faire d'autre. - Pardon. - Vous faites chier! - C'est mal parti, si tu penses comme ça.
C'est dans ta tête, ça. - P.Lescure: Le film vient de sortir.
La critique est unanime, enthousiaste. On a craqué à Cannes l'année dernière. L.Courvoisier trouve la note, le ton, l'image, la couleur...
Elle raconte les amours du garçon, le comté et cette région du Jura avec juste ce qu'il faut de résonance western à la jurassienne. - L.Courvoisier: Dès l'écriture, je savais exactement où j'allais tourner chaque plan pour mettre en valeur ces paysages qu'on ne voit pas souvent et qu'on n'ose pas montrer de manière un peu esthétique, magnifique, comme les Américains se le permettent beaucoup plus facilement.
J'avais envie d'une esthétique un peu western dans le film pour mettre en valeur ces paysages. C'est un casting de non-professionnels. Ils arrivent aussi avec une autre manière de parler, un autre corps.
Je voulais que tout ça soit magnifié, mis en valeur et mis en lumière. - P.Lescure: Tous les acteurs sont jurassiens et tous excellent sous la baguette de L.Courvoisier, qui a vraiment découvert le cinéma à la CinéFabrique de Lyon. - J'avais vu à peu près 3 films.
Je pense que c'était "Pirates des Caraïbes", ce genre de film. C'est comme si je ne m'autorisais pas à m'envisager en tant que réalisatrice, comme si ce n'était pas du tout accessible pour moi, pas du tout à ma portée. Ca a mis du temps à mûrir, comme projet, jusqu'à mon entrée à la CinéFabrique de Lyon.
C'est là que ça s'est précisé. Je me suis rendu compte que j'étais capable de diriger des équipes et que je me sentais bien. - P.Lescure: Les parents de L.Courvoisier ont opté pour l'agriculture après une carrière de musiciens baroques.
La musique du film est signée de sa mère et de son frère. Le père est au violon. La musique a un petit air country.
Vous pensez bien que ma dernière question pour L.Courvoisier a été de lui demander comment choisir le meilleur comté. - Si on choisit du lait qui a été pris en hiver ou au printemps, ça ne va pas du tout avoir le même goût.
En hiver, les vaches mangent du foin. Au printemps, elles vont au pré. Il y a les fleurs qui vont donner un goût plus fruité au comté et qui vont le rendre plus jaune.
C'est mon préféré. Je calcule toujours le nombre de mois pour que ce soit du lait de printemps. - P.Lescure: Elle sait choisir le comté, en plus.
Elle n'a pas fini de nous épater. Son film est un bijou. "Vingt Dieux"! - F.Cluzet: Il y a quelque chose qui transparaît dans son humilité.
J'ai toujours pensé que ce n'était pas très difficile de réaliser un film, mais un bon film, c'est plus difficile. Toute l'équipe sait réaliser un film. Par contre, pour être le leader, il faut cette humanité.
Pourquoi 50 personnes sur un plateau vont vous suivre et être prêtes à faire des horaires épouvantables? C'est parce que vous avez cette humanité. Il faut admirer son metteur en scène.
C'est un chef d'équipe. Sinon, vous n'êtes pas prêt à vous surpasser, à vous dépasser. Ca fait plaisir de voir cette jeune génération.
On se dit qu'ils ont tout pigé. Tout se fait d'abord dans la générosité. Moi, j'ai dû écrire des choses qui n'ont pas plu.
Parfois, on m'a dit que c'était un truc de dingue. D'abord, on pensait que j'allais écrire un drame. "Il est torturé, ce pauvre gars, avec son enfance..." L'enfance, c'est une chose, mais ça fait des années que je suis chanceux et mon enfance me fait moins souffrir.
J'avais envie de faire rire ceux qui m'avaient un peu foutu dans la merde, pour parler poliment. Finalement, je n'y suis pas arrivé. J'ai 69 ans, j'ai encore une vingtaine d'années. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, P.Garnier sur la scène de "C à vous".
D'ici là, Jibé et Lucien en coulisses. Ce sont des stagiaires qui font une bêtise par jour en moyenne. ... *-C'est pas vrai!
Je n'y arrive pas. - Tu as soufflé dedans ou pas? ... *-C'est à moi. - Non, c'est à moi. - C'est mes 10 euros. - Tu rigoles? - Trouvés par terre, c'est à moi. *-Alors là.
Dans le bureau, retrouvés par terre à ton avis, c'est qui? - Pardon, mais on vous entend, là. *-Qui c'est? *-Je sais pas. *-Qui est à l'appareil? - Jibé et Lucien. *-OK.
Désolé, les gars. On éteint. - On va pas se taper leurs conversations toute la journée.
On a du boulot, nous. *-C'est qui? - Vivien et Jean-Marie?
Rires. *-C'est des faux noms. C'est sûr. *-Les noms de merde, putain.
Ce n'est pas possible. - Et oui! Ici Lucien et Jean-Baptiste.
Pour votre gouverne, on travaille à la rédaction. Merci beaucoup. *-C'est les 2 stagiaires. *-Qui? *-Tu sais, le moche avec sa cravate. - Elle se fout de ma gueule? *-Et l'autre abruti, qui est sur le Net et qui pue. *-Ah!
Les 2 boloss qui veulent prendre la place de Bertrand? *-Exactement. Quel suce-boules, lui aussi. (-C'est qui?) - Excusez-moi.
On n'est pas stagiaires. On est assistants de rédaction. Votre micro est cassé, donc vous devriez aller le réparer.
Merci. ... - Attends. ...
Rires. ... *-Ils voulaient nous laisser là-bas.
Mais on n'allait pas se taper 30 bornes à pied. Donc on lui a dit: "Claude, ramène-nous avec ta bagnole." - Je ne comprends pas.
Elle n'a pas acheté une voiture? - Non. C'est Claude qui a acheté une voiture. - Mais oui! *-On a négocié et il a fini par dire oui. *-Il vous a pris, du coup? - A.-E.Lemoine: 2024 a clairement été son année.
Vainqueur de la 11e saison de la "Star Academy", 2 disques de platine, un MTV Europe Music Award, une tournée qui affiche déjà complet, dont un Olympia qui s'est rempli en 2 minutes...
Au printemps dernier, il était sur les routes de France avec tous ses camarades de promo. - A.-E.Lemoine: P.Garnier est sur la scène de "C à vous" pour nous interpréter l'un des 4 nouveaux titres inédits de la réédition de son 1er album, "Chaque seconde".
Il s'intitule "Adieu, nous deux". C'est à vous. ... - P.Garnier: Qu'est-ce qui était vrai?
Qu'est-ce qui était faux? J'les ai écoutés sûrement un peu trop. Et si j'avais fait la part des choses avant?
On était nous-mêmes, avec nos défauts. Mais quand les autres s'en mêlent, ça rend parano. Dis-moi c'qu'il nous reste au milieu des fautes?
Maintenant, chacun reprend son chemin. Adieu, nous deux. On aurait pu tenir à deux, sans eux.
Adieu, nous deux. On aurait pu choisir à deux, sans eux. On était imparfaits, mais on était beaux.
J'me rappelle de la mer, le sel sur ta peau. Souvenirs en poussière sur les vidéos d'avant. Eh non, c'est plus pareil, y a p't-être trop d'ego.
Nos visages entachés par les mauvais maux. Les portraits ont changé, seul sur les photos. Maintenant, chacun reprend son chemin.
Adieu, nous deux. On aurait pu tenir à deux, sans eux. Adieu, nous deux.
On aurait pu choisir à deux, sans eux. On aurait pu taire leurs avis. Et dans leurs regards, je t'ai vue fuir.
On s'est perdus dans leurs envies, tous les deux. L'avenir qu'on dessinait la nuit ne vivra que dans nos souvenirs. On a fini par se détruire pour eux.
Adieu, nous deux. On aurait pu tenir à deux, sans eux. Adieu, nous deux. - A.-E.Lemoine: P.Garnier.
Salut, Pierre. Ravie de vous accueillir à la table de "C à vous". "Adieu, nous deux", cet extrait inédit de la réédition de "Chaque seconde", où on trouvait déjà la chanson de rupture la plus écoutée de l'année, "Ceux qu'on était". 1 million de personnes ont pleuré avec vous.
Vous chantez beaucoup d'amour, Pierre. - P.Garnier: Oui, j'adore ça.
J'adore chanter l'amour de différentes façons, comme avec "Ceux qu'on était", qui parle de rupture. Cette chanson raconte une rupture qui a eu lieu à cause d'éléments extérieurs comme les proches ou les réseaux sociaux. - A.-E.Lemoine: Vous interprétez ces titres sur scène à partir de janvier.
Vous allez faire 48 dates. Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Genève, Rouen, Amiens...
Il y a tellement de demandes...
Un 1er Olympia le 22 janvier. C'est un truc de fou. - P.Garnier: Oui.
On vient de rajouter un Bercy...
Enfin, l'Accor Arena. Les gens ont envie de venir me voir pour mes chansons. J'ai trop hâte de partager un moment avec eux. - A.-E.Lemoine: Vous imaginez un échange musical avec votre public.
Vous y croyez? - P.Garnier: Beaucoup d'artistes disent ça.
Ils ont envie que les gens soient plus avec eux et moins sur leur téléphone. On ne peut pas non plus leur enlever ça. Ca fait partie de notre vie d'aujourd'hui.
J'ai envie de passer un moment musical avec les gens et qu'on soit vraiment en partage. - A.-E.Lemoine: L'Olympia, c'est une petite salle à côté de l'Accor Arena, où vous serez à l'affiche dans 1 an.
Vous y étiez déjà dimanche. Vous vous y êtes un peu cassé la voix. - P.Garnier: J'peux plus voir la vie des autres...
Casser la voix. Casser la voix. Casser la voix. - A.-E.Lemoine: C'est pas mal, quand même. 40 ans de carrière, P.Bruel. - P.Garnier: C'était un honneur pour moi de partager la scène avec lui à l'Accor Arena. - A.-E.Lemoine: Et un échange de conseils capillaires avec J.Doré. - P.Garnier: J'ai une casquette, moi.
Ce n'est pas pour rien. - J.Doré: C'est entre nous.
Les années passent. Détache-les de temps en temps. Peu importe le patrimoine génétique que tu as sur le cheveu, il y a un moment où...
Moi, j'ai passé l'année à trop les attacher. Le manque de respiration de la fibre...
A un moment, elle te fait: "Je me barre, salut!" - A.-E.Lemoine: Vous imaginiez un jour que vous seriez sur un canapé à papoter cheveux et fibre capillaire avec J.Doré? - P.Garnier: Carrément pas, que ce soit avec Julien ou avec Patrick à l'Accor Arena.
Il y a un peu plus d'un an, j'étais chez moi, tout seul, à faire de la musique dans mon coin. C'est assez incroyable. Je profite. - F.Cluzet: Ca fait combien de temps que vous écrivez?
C'est très sexy, vos chansons. Le succès vient de là aussi. - P.Garnier: J'ai commencé à écrire au collège, je pense.
J'avais à peu près 15-16 ans. C'est aussi là que j'ai commencé à chanter. Avant, je ne faisais que de la guitare.
Je n'écrivais pas vraiment. - F.Cluzet: On dit que les chansons sont toujours une petite histoire. - P.Garnier: C'est une histoire qu'on donne au public.
C'est une chose assez personnelle qui devient plus du tout personnelle. - P.Cohen: Sur votre album, vous signez 2 duos, l'un avec le pianiste S.Pamart, mais aussi une autre version de "Chaque seconde" avec M.Pokora. - P.Garnier: J'ai traversé les années sans jamais t'oublier.
J'ai vécu chaque seconde à penser en secret qu'un jour, on se retrouvera. J'ai fait la fête partout sur la planète. Je ne voulais pas l'admettre, mais tu étais dans ma tête. - P.Cohen: Il y a un côté frères jumeaux, quand même. - P.Garnier: On s'est dit ça. - P.Cohen: Même silhouette, la moustache. - P.Garnier: Pour moi, c'est un exemple de longévité dans le métier.
En plus, on part tous les deux d'une téléréalité musicale. C'était super intéressant d'apprendre de lui. - P.Cohen: Il a un message pour vous. - M.Pokora: Salut, Pierre.
Depuis que notre single est disque d'or, je n'ai plus de nouvelles de toi. Je ne sais pas ce que tu fais et j'ai dû appeler des gens très haut placés pour savoir que tu étais à "C à vous" ce soir. Je te fais cette vidéo pour te dire que...
Ca a été un vrai plaisir de partager ce morceau avec toi, te souhaiter une belle fête de fin d'année et surtout une très bonne première tournée qui commence bientôt. Plein de force et on se voit bientôt, mon poulet. Je t'embrasse. - P.Garnier: Merci!
Très gentil. Ce n'est pas vrai! Je lui ai donné des nouvelles.
C'est incroyable. Je suis très content. - F.Cluzet: W.Sheller?
Vous aimez, W.Sheller? - P.Garnier: Je ne connais pas vraiment.
Je devrais écouter. - A.-E.Lemoine: Je voudrais être un homme heureux... - P.Lescure: Ce sont les paroles, au moins. - A.-E.Lemoine: J'ai toujours du soutien à ma droite. - F.Cluzet: Il écrit magnifiquement, il me semble, Pierre.
C'est relativement...
Je pensais que vous aviez eu cette influence. - P.Garnier: J'écoutais beaucoup de musique anglaise, américaine, pas beaucoup de pop française.
Avec plaisir. - A.-E.Lemoine: Le rêve ultime, ce serait un duo avec E.Sheeran? - P.Garnier: Quand je parlais de pop américaine, anglaise, c'est un artiste...
C'est mon idole. Il fait tout tout seul. Il fait ses concerts aussi tout seul avec sa guitare et sa loop station.
Il a l'air de rester simple. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait une reprise de sa chanson "Bloodstream".
Il a répondu en disant "So good". Vous serez en concert à Lille le 18 juin. Il y sera le 20 et le 21 juin.
Restez à Lille. Cette notoriété si soudaine qui fait qu'E.Sheeran s'intéresse à vous, M.Pokora, P.Bruel, J.Doré, F.Cluzet qui est fan...
Cette vie, cette notoriété si soudaine, vous en parliez dans votre chanson "Maintenant". Vous avez du mal à vous rappeler de votre vie d'avant? - P.Garnier: Ca fait peur, en vrai.
Je suis sorti de ma petite bulle et il y avait tous les médias...
C'est compliqué, au début, à assimiler. Je faisais tout sans m'en rendre compte. J'ai eu un moment de pause où je devais arrêter.
J'ai vu mes potes, ma famille, que je ne voyais plus trop. J'ai l'impression que sur moi, non pas que ça glisse...
Ma passion, c'est la musique. C'est grâce à tout ça que je peux en faire. - A.-E.Lemoine: Il faut être solide et droit dans ses baskets. - P.Garnier: Comme dans tout métier. - F.Cluzet: Quand on est acteur, les choses viennent progressivement.
Alors que vous, vous réussissez un album, comme celui-ci, et du jour au lendemain, comme le disait Babeth, 1 million de personnes écoutent le titre... - A.-E.Lemoine: En 24 heures. - F.Cluzet: Et nous, on était au théâtre amateur. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, le PVPP de M.Bouhafsi.
Le mot du jour, c'est "Thiberville". - M.Bouhafsi: Ce nom doit vous parler car vous êtes normand.
La ville vient de recevoir un joli cadeau, un legs d'environ 11 millions d'euros d'un homme de 91 ans décédé dernièrement. Il avait le même nom que celui de la ville. Pourtant, il n'y avait jamais mis les pieds.
Cette somme, c'est plus de 5 fois le budget annuel de la municipalité. Elle devait effacer un emprunt. - J'ai cru à un canular quand j'ai reçu cet appel téléphonique d'un notaire parisien.
Ca tombe bien. On a des projets pour la commune qu'on voulait voir se concrétiser rapidement. C'est un merveilleux cadeau de Noël. - M.Bouhafsi: Une très bonne nouvelle pour les 1800 habitants.
La ville était endettée. Le maire va réduire drastiquement les impôts pour les 5 prochaines années pour les habitants de la ville. La mairie va ériger une stèle pour déposer les cendres de l'homme décédé. - P.Cohen: C'est le moins qu'ils puissent faire. - M.Bouhafsi: Direction Rungis.
La commune a loué 50 millions de budget pour le bien-être de ses agents. Des massages ponctuels de 15 minutes leur sont proposés. Ca nous ferait du bien au travail. ... - Les employés peuvent prendre rendez-vous avec une psychologue clinicienne.
Le maire de Rungis aime bichonner ses agents. - Les élus peuvent avoir les meilleurs programmes du monde, mais si le personnel n'est pas là pour le mettre en place...
Il faut vraiment qu'ils se sentent bien et qu'on s'occupe d'eux. Il faut qu'on les cajole. J'étais en réunion avec d'autres maires ce matin sur un autre sujet.
Ils disent: "Ce que tu as fait, c'est super." - Est-ce que le maire de Rungis profite aussi de ces massages? - Non, ce ne sont que les employés.
Jamais. Absolument pas. - M.Bouhafsi: Même si les employés semblent adorer l'initiative, peut-être que certains apprécieraient une augmentation à la place. - A.-E.Lemoine: Pierre, sur la tournée, il y a un dispositif... - P.Garnier: Je ne sais pas.
Pas encore. - M.Bouhafsi: Il y a plus de bien-être au travail. "Absurde, fêlé, déjanté", c'est comme ça qu'on peut définir l'humour de William Pilet.
Dans son spectacle "Normal n'existe pas", il parle de toutes les situations sans filtre, même les plus dramatiques. Il a un sketch qui se déroule dans un funérarium. - Coucou.
Je suis humoriste. A tout de suite. Suis-je un robot?
Ou suis-je atteint d'un cancer de la gorge? Voix déformée. Un an Avant le covid, je me suis dit qu'il fallait se lancer.
J'ai fait un coming out artistique auprès de ma famille autour de 30 ans. "Je vais être humoriste." "Tu es fou?" Avec le sketch du funérarium, je pensais heurter les gens qui peuvent vivre un moment compliqué.
Un père et son fils qui étaient au funérarium m'ont laissé un message à voix basse: "Coucou, on pense à toi." - M.Bouhafsi: En tout cas, ça cartonne pour lui. - A.-E.Lemoine: Merci.
On a plein de questions de téléspectateurs. Quand on a annoncé votre venue sur les réseaux sociaux...
Il y a aussi des questions pour vous, François. On a reçu plein de questions pour vous, Pierre. En voici quelques-unes.
Je me suis dit qu'on pouvait réunir ces 2 questions. Vous pourriez faire une cover... - P.Garnier: Une chanson de Noël en anglais?
Je ne suis pas adepte des chansons de Noël à chanter. J'aime en écouter, mais des covers en anglais, avec plaisir. J'en fais depuis longtemps et j'adore ça. - A.-E.Lemoine: M.Carey a peut-être besoin... - P.Garnier: Elle s'en sort très bien depuis des années. - A.-E.Lemoine: Question. - P.Garnier: J'ai essayé de me remettre au sport.
Je le fais, mais pas assez. - A.-E.Lemoine: Quelle est la question que vos fans vous posent le plus souvent? - P.Garnier: Il y a de tout, en vrai. "Comment tu as écrit telle chanson"...
On me dit souvent merci. Il y a des chansons qui ont pu aider certaines personnes. J'ai une chanson qui parle de dépression.
Je trouve ça gratifiant quand les gens viennent me voir et me disent que j'ai pu les aider dans telle ou telle situation. - A.-E.Lemoine: Question pour François.
Vous dites oui, j'imagine? Vous qui adorez faire du parachutisme. - F.Cluzet: J'ai détesté ça.
Dans "Intouchables", Omar fait du vol à voile. Mais dans la vie, je déteste ça et Omar adore, contrairement à dans le film. Je devais dire "J'espère que je ne vais pas mourir..." - P.Cohen: C'était vrai.
Vous espériez ne pas mourir. - F.Cluzet: Ce qui est terrible, c'est la chute.
Je ne comprends pas le truc d'être en l'air et de se jeter la tête la première. - A.-E.Lemoine: Question pour vous, François.
C'est signé G.Ludig et D.Marsais du Palmashow. - Je Vois "les liens du sang".
Elle est de là, le: "Putain, je suis quand même ton frère!" Je peux vous faire F.Cluzet toute la journée. - On devrait faire F.Cluzet qui découvre les... - Putain, "Crazy Kung-Fu"! - A.-E.Lemoine: La réponse est oui, c'est très drôle. - F.Cluzet: Oui.
Ce qui m'a toujours amusé, c'est que je me suis dit qu'ils prennent l'exemple des "Petits Mouchoirs" où je joue un type qui est sur les nerfs. Alors que j'ai l'impression que ça date d'il y a plus longtemps que ça. Les gens doivent se dire que ce mec est infréquentable.
Les gens qui me connaissent pensent souvent le contraire. De toute façon, j'aime tellement être ridicule. J'ai adoré le film "Les Petits Mouchoirs".
Faire rire, c'est le truc le plus génial qui soit. Si vous voulez faire rire, il faut être ridicule. Il ne faut pas se prendre au sérieux.
Ca ne marche pas. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas une question de fan, mais c'est un fan et l'un d'eux est connu de tous les Français. *-M.Drucker: Je rêve de te rencontrer.
Quand tu as gagné la "Star Ac", j'étais très fier. Les cloches de Notre-Dame qui vont sonner très bientôt ont été restaurées entre la Manche et le Calvados. Je voudrais que ce soit un invité d'honneur de "Vivement dimanche".
Tu parleras de tes cloches et moi, de mon andouille. - A.-E.Lemoine: Elle est fixée, la rencontre avec M.Drucker et son andouille? - P.Garnier: Pour moi, c'est fixé.
C'est un grand monsieur. On n'est pas très loin. Il est à 10-15 km de là où j'ai habité. - F.Cluzet: On me demande parfois si on m'arrête dans la rue, mais si je descendais les Champs-Elysées avec M.Drucker... - A.-E.Lemoine: On passe à la pépite de Patrick. - P.Cohen: Un petit mot avant de retrouver M.Drucker et F.Cluzet sur une pépite que je n'ai pas trouvée et qui est liée à l'un de vos 1ers films que j'aime énormément: "Vive la sociale!", un film qui vous a valu votre première nomination pour le César du meilleur espoir masculin.
La prochaine fois, on essaiera de trouver un extrait. Ce film, c'est comme ça. Vous vous souvenez de la chanson? - F.Cluzet: On me demande d'enregistrer la chanson.
J'ai toujours rêvé d'être chanteur quand j'étais môme. Dans le studio d'enregistrement, j'étais paumé. Je lui ai demandé de me lancer à chaque fois qu'il fallait que j'y aille.
Après, je me suis pris au jeu. Quel bon souvenir! - P.Cohen: C'est un truc formidable.
La prochaine fois, on trouvera. Là, c'est votre 1re apparition au cinéma, "Cocktail Molotov", D.Kurys.
Première apparition télé, au moins en plateau. C'est marrant. Vous vous excusez de ce que vous venez de jouer au théâtre.
C'est une pièce de Bouvard. - Pendant tout ce film, vous avez ces 2 fidèles complices. On va donner la parole à F.Cluzet.
Vous venez du théâtre? - F.Cluzet: Je jouais une pièce de P.Bouvard que je revendique complètement.
La pièce. Il faut se montrer. C'est difficile.
Alors, on fait des choses qu'on n'a pas envie de revendiquer après. Tant pis. Il faut les faire.
Un acteur, il joue les textes qu'on lui donne. Si le texte n'est pas fantastique, il fait de son mieux. L'idée de refuser tout pour se dire qu'un jour on va nous proposer un truc fantastique...
On attend longtemps et on vit dans une angoisse épouvantable. - P.Cohen: Vous êtes un peu dans la justification. - F.Cluzet: Je dis n'importe quoi.
Ce qui me fait le plus mal au coeur, c'est cette prétention. - P.Cohen: Vous vous trouvez prétentieux? - F.Cluzet: D'abord, cette moustache ridicule.
Rires. - P.Cohen: On a cru que c'était F.Cabrel, au début. - F.Cluzet: Le type a l'air très sûr de lui alors que j'étais hyper timide, complètement largué, incapable d'adresser un mot à une femme.
Là, un peu plus, peut-être 25 ans...
C'est drôle. Moins on a confiance en soi, plus on la ramène. - P.Cohen: Ca surjoue un peu... - A.-E.Lemoine: Non, c'était "j'assume". - F.Cluzet: J'appartenais à ce moment-là à une compagnie où on jouait des choses très sérieuses.
Quand j'ai dit que j'allais jouer une pièce de P.Bouvard, j'ai été viré de la... - A.-E.Lemoine: C'est des cons. - F.Cluzet: Plusieurs fois pendant la pièce, j'avais vu une femme sortir un mouchoir de sa poche, mais jamais au même moment.
Elle m'a dit: "Quand tu auras un trou de texte, tu sors ton sac à main et tu sors ton mouchoir." - P.Lescure: Vous avez eu le temps d'écrire une musique pour une célèbre marque de rasoirs.
On regarde la pub tout en écoutant votre musique. - P.Garnier: Jusqu'à ta perfection.
De père en fils, pour tous, c'est notre ambition. La perfection au masculin. - P.Lescure: Evidemment, vous pensez bien que cette collaboration a inspiré l'équipe de B.Chameroy. ... - Les produits laitiers sont nos amis pour la vie! ...
Je la refais. Il fredonne. ...
Répare...
Remplace. On se lève tous pour...
Propos bipés. - P.Garnier: Ca m'a fait rire.
Je l'ai très bien pris. - A.-E.Lemoine: Il sera là dans un instant.
Si vous avez des reproches, n'hésitez pas à lui faire en face. Pour vous décomplexer, François aussi a fait de la pub et on était loin de la perfection au masculin. Mais c'était une publicité réalisée par C.Miller.
Ca ne se refuse pas. - Ca, c'est copieux. Ca, c'est riche.
Pour sûr! En plus, tu peux rajouter une saucisse. - Une saucisse dans une soupe? - Une saucisse dans une soupe...
Soupe, saucisse. Sympa. J'ai gardé le slogan.
A chaque fois: "Soupe, saucisse, sympa!" Même le metteur en scène disait qu'il fallait terminer. Le slogan était impossible à dire. - A.-E.Lemoine: Le réalisateur, ce n'était pas n'importe qui. "Encore une journée divine", c'est à partir du 25 janvier aux Bouffes Parisiens avec F.Cluzet.
La réédition de l'album "Chaque seconde" est entre de bonnes mains. Tout à l'heure, j'ai donné quelques villes....
En région et en Belgique ou en Suisse également. On conclut avec B.Chameroy. ... - B.Chameroy: Oui, je sais...
Moi aussi, je suis équipé, Patrick. L'information va si vite. Priorité à l'info.
Toujours pas de Premier ministre, mais E.Macron est rentré de Pologne. Ce matin encore, il était à Varsovie avec D.Tusk et ils ont ri! "C'est Vrai que ça fait une semaine que tu promets un Premier ministre demain et ils y croient?
Sacré toi, va!" Rires en plateau. Pardon.
Cet aller-retour aura eu un mérite, celui de faire le bonheur des journalistes qui se rêvaient d'être PNC. - Il se dirige vers l'aéroport. Dans 20 minutes, potentiellement, une montée dans l'avion puis environ 2 heures-2 heures 15 de trajet. - Il plane. - Il y a le téléphone dans l'avion? - Il y a même le wi-fi. - Je vous confirme qu'il arrivera sur l'aéroport de Vélizy-Villacoublay à 19h30. - Le président de la République a atterri. - B.Chameroy: Super.
A la une, l'esprit de Noël qui flotte un peu partout. A l'Elysée comme dans toutes les entreprises, c'est l'heure du Secret Santa. On ouvre? - On retrouve E.Macron dans son rôle favori de maître des horloges.
Il est toujours en retard. - Le chronomètre tourne. - Ce qui peut devenir un cauchemar, le Secret Santa ou le cadeau de Noël mystère. - Vous pensez sincèrement qu'on peut avoir une énorme surprise? - On n'est pas à l'abri d'une surprise. - Vous vous attendez à une surprise? - Tous les colis seront-ils livrés à temps pour Noël? - B.Chameroy: Eh bah non!
Depuis la chute de M.Barnier, nous proposons un calendrier de l'avent pour découvrir les ministres auxquels nous n'avions pas eu le temps de nous attacher. Aujourd'hui, monsieur F.Durovray. - Notre invité politique ce matin...
Il écorche son nom. - B.Chameroy: Il n'aura vraiment pas marqué les esprits et c'est dommage qu'il s'en aille.
Il était prolixe sur son sujet de prédilection, les transports. - Métro, train, RER. C'est bien ça? 2 euros pour les bus et les trains.
C'est ça? Passe Navigo, 88 euros. C'est ça?
Voilà. - B.Chameroy: En même temps, la question... - A.-E.Lemoine: C'est une question fermée. - F.Cluzet: De toute façon, il ne le laisse pas vraiment répondre, connaissant l'individu. - B.Chameroy: Il n'était pas bavard par ailleurs.
Non...
Mais il reste un meilleur client que l'invité de franceinfo ce matin. - A.Corbière est votre invité à 7h45... - Il a un petit problème de taxi. - Il est coincé dans les embouteillages. - Mais on va essayer de le retrouver. - B.Chameroy: 30 minutes plus tard... - L'invité est coincé dans les embouteillages. - B.Chameroy: 15 minutes plus tard... - Ce n'est pas le Premier ministre, mais il se fait désirer lui aussi.
Dans les embout', mais il arrive. - B.Chameroy: Il ne s'est surtout pas réveillé. - Il est arrivé.
Bonjour, A.Corbière! Problèmes de circulation. - B.Chameroy: Et de rasage, visiblement.
J-3 avant l'arrivée du pape en Corse. Une émission spéciale a été organisée en français et en corse. Le présentateur bascule tellement rapidement entre le corse et le français qu'on se serait crus sur Netflix.
Il parle corse. Une visite que vous pourrez suivre en intégralité et en direct...
France 3 recevait le cardinal pour parler de leur obsession concernant la visite. - Où en est-on de la levée de fonds? - Comment se déroule l'appel aux dons? - Pardonnez-moi de revenir sur le financement. - On a reçu énormément de chèques. - B.Chameroy: Même quand ça n'est pas du tout le sujet... - Par rapport au dialogue interreligieux, L'association des bienfaiteurs des Marocains de Corse a fait un don de 10 000 euros pour la visite du pape. - B.Chameroy: Une fois le sujet de la thune écumé, l'oiseau de mauvais augure était de sortie pour demander des comptes au cardinal sur des sujets sur lesquels il n'est pourtant pas comptable. - On ne comprend pas pourquoi le stationnement en ville est interdit à partir de ce matin, y compris dans les rues où le pape ne va pas passer. 20 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. 1 enfant sur 4 y est confronté. 12,5 % des travailleurs sont des travailleurs pauvres.
L'Eglise de Corse, ce problème de la mafia. On ne l'a pas entendu. - B.Chameroy: L'Eglise en parle très peu car le cardinal est lui-même dans de beaux draps pour les fêtes. - Noël et Pâques, les moments où tout le monde se retrouve...
Moi, je me trouve en prison. - B.Chameroy: C'est l'heure du vrac.
Jean-Baptiste Boursier était à 2 doigts de se fâcher avec près de 6 millions de Français. - Il y a en France 28 % d'analphabètes fonctionnaires...
Fonctionnels! - B.Chameroy: On a échappé à une autre surprise à Matignon. - F.Hollande est sans doute celui qui correspond le plus...
F.Bayrou! - B.Chameroy: H.Guaino a mal réglé son sonotone sur CNews. - Si le volume sonore pouvait un petit peu baisser.
Voilà...
Ca nous permettrait de ne pas se parler les uns sur les autres. - C'est le principe de l'émission. - Ce n'est pas une raison pour hurler! - B.Chameroy: Dans le reste de l'actualité, son nom circulait aussi pour Matignon...
On n'est pas l'abri de...
Toujours rien. Mais il est trop occupé à gérer le "House of Cards" ch'ti. X.Bertrand, alias Francis Sous-Bois. ... - Maintenant, si vous vouliez passer dans "C à vous", c'est peut être fait. - B.Chameroy: Nous le voyons tout de suite. - Ce que je sais, c'est que des zones co...
Elle parle en abrégé. - B.Chameroy: Il a failli être nommé, mais il a commis l'irréparable. - Délibération, pardon. - B.Chameroy: S'il ne s'était pas repris, il serait à Matignon dès ce soir.
Francis Sous-Bois a cru que quelques boules de Noël suffiraient à avoir un impact sur les conseillers régionaux. - On verra si l'esprit de Noël enveloppe de son grand manteau cet hémicycle pour la journée. - B.Chameroy: L'esprit de Noël, c'est aussi tonton qui râle avant la bûche. - Merci, monsieur le président.
Applaudissements. - Pour l'esprit de Noël, on regardera à partir du 24 décembre. - B.Chameroy: Un illusionniste est passé dans l'hémicycle.
C'est le bras droit de Francis Coulon qui s'est transformé en père Fouras. - En aucun cas...
Vous n'êtes pas majoritaire au Parlement. Il perd sa voix. Arrêtez de nous raconter ce qui n'arrivera pas.
La réalité...
Excusez-moi...
La censure a des conséquences très concrètes pour les agriculteurs, par votre faute. - B.Chameroy: Cette imitation n'égalera pas celle de François Cluzet par N.Dupont-Aignan. - Ce fameux Durovray est l'homme que j'ai aidé toute ma vie à être élu.
C'est le parrain de ma fille. - B.Chameroy: "C'est le parrain de ma fille, merde!" Il a tenté.
On se retrouve demain en espérant que Francis Sous-Bois soit aussi en forme qu'aujourd'hui. - Toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus vite. - Oui, mais c'est 2 minutes.
C'est quand? A la saint-glinglin ou en janvier? C'est en janvier.
Avant l'heure, ce n'est pas l'heure. Vous pouvez aller sur votre téléphone, votre tablette ou votre ordinateur pour relire la définition de l'honnêteté intellectuelle. La malhonnêteté, c'est qu'il n'y aura aucune crédibilité de votre politique.
Je parle de malhonnêteté intellectuelle. - Un petit mot rapide sur votre intervention. Vous pouvez prendre vos grands airs...
Et parler d'honnêteté intellectuelle... - Allez, suspension de séance immédiate. - B.Chameroy: L'info continue demain.
Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo.
Merci, cher François. Merci, Pierre. Bonne tournée.
On salue les téléspectateurs. Merci de nous avoir suivis. A demain, 19h, en direct, avec un Premier ministre, si possible.
Emmanuel Macron