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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 25 janvier 2024 9 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleJustice

Une rallonge pour les députés, Emmanuel Macron en Inde - Le 5/5 - C à Vous - 25/01/2024

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous regrettez ce vote de vos collègues ? Est-ce que vous demandez à tous les LR de faire comme disait François Ruffin, de donner cet argent aux agriculteurs ?

  • 7:42OuverteRéponse directe

    Bruno Retailleau, ça vous interroge ? Ou est-ce que vous vous dites ce qui se passe aux États-Unis ? Finalement, ça reste aux États-Unis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:08InvitéChiffre
    « 6 000 euros que touche chaque député en plus de sa rémunération qui est de 7 600 euros brut par mois. »
  • 0:13InvitéFait
    « Décision prise par le bureau, la plus haute instance de l'Assemblée, dont la présidente, Elbron Pivet, défend la hausse. »
  • 3:05InvitéFait
    « Et quand vous comparez, d'ailleurs, pour ceux qui ont fait un certain nombre d'études, ce qu'ils pouvaient gagner, ce qu'ils pourraient gagner dans le privé, et ce qu'ils gagnent pour leur mandat, souvent, il n'y a pas de photo. »
  • 5:15InvitéChiffre
    « L'Inde avait annoncé d'ailleurs à cette occasion vouloir acheter 26 avions rafales supplémentaires, en plus des 36 déjà acquis par l'Inde. »
  • 5:29InvitéChiffre
    « On espère aussi vendre 6 réacteurs nucléaires EPR. »
  • 7:21InvitéFait
    « Le condamné a passé 4 heures sur un brancard pendant que les agents pénitentiaires tentaient sans succès de trouver une veine. »

Temps de parole

  • Invité46 %
  • Invité 234 %
  • Invité 35 %
  • Invité 44 %
  • Intervenant4 %
  • Présentateur4 %
  • Invité 53 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Intervenant

En pleine crise des agriculteurs, le Rhin, les députés augmentent de 300 euros leurs frais de mandat.

0:04
Invité

Oui, 300 euros de plus chaque mois. Ils atteignent désormais ces frais de mandat. 6 000 euros que touche chaque député en plus de sa rémunération qui est de 7 600 euros brut par mois. Décision prise par le bureau, la plus haute instance de l'Assemblée, dont la présidente, Elbron Pivet, défend la hausse. Elle a voulu tout à l'heure rappeler à quoi cet argent sert.

0:23
Présentateur

C'est le loyer d'une permanence. C'est une voiture et de l'essence qu'on met dans cette voiture. C'est ça, l'indemnité parlementaire que nous avons augmentée. Ce sont des frais professionnels. Nous ne payons pas nos maisons avec.

0:42
Invité

Cette décision sur les frais de mandat, Bruno Roteuil, elle suscite une vague d'embarras. Le RN, par exemple, a voté pour, mais à entendre Marine Le Pen, on croirait le contraire. Il nous apparaît inopportun de prendre cette décision au moment où les Français sont plongés dans une crise de pouvoir d'achat absolument incontentable. L'ordre du jour, s'il y avait eu marqué « augmentation de l'enveloppe des frais de mandat », ça aurait évidemment alerté tout le monde et moi en premier. Mais il y avait marqué « modification du règlement 32, 42, 654 sur les frais de représentation des députés ». Ça ne nous a pas alertés, effectivement.

Le seul groupe à ne pas avoir voté là-haut, c'est la France Insoumise qui s'est abstenue. Cet argent, ces 300 euros sont devenus comme toxiques. François Ruffin, par exemple, n'en veut pas. D'abord, j'ai annoncé que je le reversais pour moi à Solidarité Paysans. Moi, ce qui me paraît choquant dans cette décision, les députés se permettent une augmentation pour leur budget à eux. Ce n'est pas normal. S'il y a à se serrer la ceinture, ça doit commencer par les dirigeants, ça doit commencer par montrer l'exemple, ça doit commencer par le haut. Je précise que la présidente du groupe socialiste, Valérie Rabault, était absente au moment du vote.

Elle a fait savoir son opposition avant qu'elle y eut le vote parce que ce n'était pas un bon signal, disait-elle. Bruno Retailleau, là, il s'agit de l'Assemblée nationale. Vous, vous dirigez la majorité sénatoriale. Mais est-ce que vous regrettez ce vote de vos collègues ? Est-ce que vous demandez à tous les LR de faire comme disait François Ruffin, de donner cet argent aux agriculteurs ? Moi, je ne tomberai pas dans la démagogie. Le frais, si j'ai bien compris, les frais de mandat, c'est ce qui permet à un député ou à un sénateur de payer, par exemple, quand il n'habite pas Paris, les frais d'hôtel, qui permettent de payer le carburant. C'était 5600 euros, ça passe à 5950 euros.

Est-ce que c'est nécessaire ? Je n'ai pas fait le calcul. En quoi est-ce choquant de permettre à un député ou à un sénateur, dès lors que le coût de la vie augmente, d'avoir une forme d'indexation ? Moi, je ne participe pas au bashing sur les élus. Je crois qu'il faut être très, très prudent. Vous savez, pour beaucoup d'entre nous, les députés et les sénateurs ne sont pas à la rue, évidemment. Mais je pourrais le dire de façon tendancée. La démocratie a un coût, mais n'a pas de prix non plus. Et dans le droit français, d'ailleurs, on a toujours considéré, pour qu'un député ou un sénateur soit indépendant, qu'il fallait qu'il ait des moyens de vivre correctement.

Et quand vous comparez, d'ailleurs, pour ceux qui ont fait un certain nombre d'études, ce qu'ils pouvaient gagner, ce qu'ils pourraient gagner dans le privé, et ce qu'ils gagnent pour leur mandat, souvent, il n'y a pas de photo. Je sais que, quand je dis ça, je vais sans doute choquer des Français. Mais je préfère avoir le courage, pardon, de leur dire que la démagogie telle que j'ai vue Mme Le Pen s'exprimer, elle l'a voté et maintenant, elle la conteste. Alors, ce n'est pas elle directement, mais bon, le RL a voté. Non, mais je veux dire que, voilà, la question, elle est posée.

3:31
Intervenant

Et maintenant que c'est voté, tout le monde va en bénéficier, surtout, en l'occurrence, de ces 300 euros de...

3:35
Invité

Bien sûr, bien sûr. Tout le monde va... Voilà. Mais la question que je pose, c'est une question fondamentale. Il y a le coût de la vie, voilà. Il y a... Est-ce qu'on permet aux sénateurs ou aux députés de suivre le coût de la vie ? Je n'ai pas calculé ce que vous êtes trop... Ça fait ça un peu plus de 5%. 300... 5%, mais ça n'a pas été augmenté depuis combien de temps ? C'est là ce qu'il faudrait savoir. Est-ce que c'est depuis un an, depuis deux ans, depuis trois ans ? Je pense qu'ils n'ont pas augmenté depuis plusieurs années. Auquel cas, ça doit faire peut-être 1 ou 2% par an. Il faut le ramener à cela. Alors je sais, les élus, ça gagne toujours trop. Les élus sont... Non, si.

Croyez-moi, je pense que notre démocratie ne va pas bien. Ce n'est pas comme ça qu'on relèvera en critiquant les conditions de vie des parlementaires. Je connais beaucoup de parlementaires, je ne me mets pas en avant, qui font vraiment leur boulot. J'ai beaucoup d'amis sénateurs de droite et de gauche. Croyez-moi, ils ne comptent pas leur temps. Ils font vraiment leur métier, leur mandat de mieux qu'ils le peuvent, avec beaucoup de cœur.

4:24
Intervenant

Pendant ce temps, le président de la République, lui, est en Inde.

4:26
Invité

Emmanuel Macron, invité d'honneur de Narendra Modi pour le Republic Day. C'est la fête nationale qui célèbre l'entrée en vigueur de la Constitution après l'indépendance. Il a été accueilli, vous voyez, à Jaipur par une parade d'éléphants, des danses traditionnelles également, tapis rouges, colliers de fleurs et même des enfants indiens qui parlent français. Tu parles français ? Tu es du français ? Oui. Vous apprenez le français ? À l'école ou à l'alliance ? À l'école. Bonjour, monsieur le maître. Bonjour. Ça va ? Ça va bien. Emmanuel Macron, Emmanuel Macron qui a emmené dans sa suite un Thomas Pesquet. Vous allez voir, en mode un peu Indiana Jones. Je ne lui avais jamais vu ce look-là.

C'est Top Gun, je veux dire. C'est dans le 2, je crois, qu'ils sont en Inde, Indiana Jones. Sébastien Lecornu, ministre des Armées. Ça, c'est normal parce que l'Inde est devenue un partenaire stratégique, comme on dit, pour la France en matière d'armement. D'ailleurs, Narendra Modi nous rend l'appareil en quelque sorte, puisque lui-même était l'invité d'honneur du 14 juillet, défilé militaire sur les Champs-Elysées. L'Inde avait annoncé d'ailleurs à cette occasion vouloir acheter 26 avions rafales supplémentaires, en plus des 36 déjà acquis par l'Inde. On espère aussi vendre 6 réacteurs nucléaires EPR. Mais il y a la question des dérives autoritaires de Narendra Modi.

Une journaliste française, correspondante du Point et de La Croix, pourrait bientôt être expulsée du pays pour des articles malveillants d'après le pouvoir. Ce serait une première dans ce qui est présenté comme la plus grande démocratie au monde, 1,5 milliard d'habitants. Narendra Modi est un nationaliste hindou, de plus en plus mégalo. Il a fait installer, par exemple, dans toutes les gares, des panneaux à selfies, vous voyez, grandeur nature, pour se photographier avec le dirigeant indien en attendant son train.

6:02
Intervenant

Ah, je vois que ça suscite de l'intérêt chez vous, Bruno Retailleau. Je ne suis pas encore là. On part aux Etats-Unis, où la peine de mort suscite débat et indignation.

6:12
Invité

Avec deux affaires emblématiques, Richard Glossib. D'abord, il vient d'obtenir un ultime sursis, puisque la Cour suprême accepte de se pencher sur son cas. Ça fait 25 ans qu'il est dans le couloir de la mort. C'est lui. Il est soutenu depuis des années par les stars d'Hollywood. Marc Ruffalo, Suzanne Sarandon. La voici il y a 8 ans déjà. Je veux dire, il est un exemple parfait de ce qui se fait mal avec la pénalte de mort. Je suis espérant que quelque sorte d'exposition lui donnera l'opportunité de peut-être, vous savez, avoir sa sentence à moins commutée. Parce qu'il est clairement innocent. Richard Glossib qui a été condamné en 97. Même le pape François avait plaidé sa cause.

Je sais que vous êtes un fervent catholique, Bruno Taillot. C'est en 2015. Je suis surtout un grand pécheur. Sans son exécution semblait imminente. Ce qui fait débat également, c'est une autre exécution qui doit avoir lieu aujourd'hui, d'une minute à l'autre, plutôt les conditions dans lesquelles elle aura lieu. Kenneth Eugene Smith, cette fois-ci, doit être tué par inhalation d'azote, ce qui serait une première mondiale. Une mort par suffocation qui dure un quart d'heure. Il ne sera pas endormi, contrairement aux animaux qui sont abattus par cette méthode. L'ONU se dit alarmé par le même potentiellement de torture.

Pour couronner le tout, Kenneth Eugene Smith aurait dû être exécuté il y a 14 mois. Le condamné a passé 4 heures sur un brancard pendant que les agents pénitentiaires tentaient sans succès de trouver une veine. Quand ils ont fini, raconte le gardien, par jeter l'éponge et annuler l'exécution, son corps était criblé de piqûres. Bruno Retailleau, ça vous interroge ? Ou est-ce que vous vous dites ce qui se passe aux États-Unis ? Finalement, ça reste aux États-Unis ? Ça les regarde ? Bien sûr que ça les regarde. Moi, je suis législateur français. Mais ça m'horrifie. Ça m'horrifie parce que ça, la peine de mort, c'est quelque chose que je n'ai jamais compris.

Je suis arrivé plus tard, évidemment, que les débats qui ont eu lieu en France, au Parlement sur la peine de mort. Mais je crois en la dignité humaine. Je pense, et moi, je suis, vous savez, pour des sanctions sévères pour les délinquants, pour les multirécidivistes. Je suis donc pour la construction de places de prison. Mais j'ai visité, par exemple, deux petites prisons en Vendée qui sont surpeuplées où les détenus installent des matelas au sol. Non, je pense que quand il arrive à des concitoyens, voilà, d'avoir fait des choses extrêmement graves. Mais il doit y avoir des conditions de dignité, de détention. La sanction peut s'articuler avec ces conditions de dignité.

Moi, je suis pour la sanction. Des sanctions très fermes. Mais avec des conditions, encore une fois, et des prisons. Et le problème des prisons françaises, quand on ne construit pas de place, non seulement il y a un souci de politique pénale, mais il y a aussi un souci d'humanité dans ces prisons.

8:50
Intervenant

On a du temps pour parler du Japon ?

8:52
Invité

Juste pour voir son visage. Carolina Chihino, 26 ans. Elle est habitante de Nagoya. Signe particulier, elle est née en Ukraine. De parents ukrainiens, on va l'entendre. Carolina Chihino, elle est arrivée au Japon à l'âge de 5 ans, naturalisée seulement il y a 2 ans. Ça fait débat au Japon. On l'estime pas assez japonaise.

Une rallonge pour les députés, Emmanuel Macron en Inde - Le 5/5 - C à Vous - 25/01/2024 · Pourquijevote